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- La diffusion du choc de prix au secteur réel (à travers la consommation d’abord, puis de l’investissement des entreprises ensuite) peut prendre un peu de temps, d’autant que les ménages peuvent initialement amortir les pertes de pouvoir d’achat en puisant dans le surcroît d’épargne accumulé pendant la crise sanitaire. Autre exemple, les prémices d’un tassement du marché immobilier se mettent en place avec la remontée des taux longs mais il faudra un peu de temps pour qu’elles apparaissent dans l’activité.
- Si les investisseurs avaient les yeux rivés sur les chiffres d’inflation jusqu’ici, les inquiétudes se sont déplacées sur l’économie réelle. Les perspectives de resserrement monétaire ont ainsi cessé d’être revues à la hausse pour la Fed, se traduisant par une petite détente des taux longs fin mai après leur vif redressement observé depuis le début de l’année Si les contraintes sanitaires ont fortement pesé sur l’économie chinoise ces deux derniers mois, ce qui n’est sans doute pas sans rapport avec la détente des prix des matières industrielles, un allègement paraît se mettre en place. Cela pourrait constituer à court terme un stimulus pour l’économie mondiale, en réduisant la problématique des chaines de production et en relançant la demande chinoise.