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La rechute du prix du pétrole pèse sur les perspectives d’inflation et sur les taux d’intérêt

Le prix du baril de pétrole poursuit sa rechute. Pour le Brent de la mer du Nord, il est retombé à son niveau de mi-novembre, juste avant que l’Opep et une dizaine de pays pétroliers, dont la Russie, se décident à réduire leur production pour résorber l’excès d’offre mondial qui, jusqu’ici, ne se réduit guère. La pression est donc forte pour que ces producteurs se résignent à baisser davantage leurs quotas même s’il n’y a pas d’accord en vue sur ce point.

En attendant, les anticipations d’inflation des investisseurs sont à la baisse. Rappelons aussi que les investisseurs avaient tablé sur la politique de relance promise par Donald Trump et son effet inflationniste mais ils en sont aujourd’hui moins convaincus.
Conséquence, les taux d’intérêt sont sur une tendance baissière modérée mais continue, et ce bien que la Réserve fédérale américaine se montre assez résolue à poursuivre la normalisation de sa politique monétaire en dépit de la modération de l’inflation.

A la bourse, la faiblesse du prix du baril pèse sur les cours des sociétés du secteur pétrolier et aussi, via les taux d’intérêt, sur ceux des banques.

Du côté de la conjoncture, les indicateurs ont été très peu nombreux aux Etats-Unis (petite hausse des ventes de logements).
Dans la zone euro, les enquêtes de climat des affaires restent bonnes en juin, même si elles se tassent un peu dans les services.
Au Japon, les exportations accentuent en mai leur essoufflement, hormis sur le marché européen où elles restent dynamiques. Elles se tassent ou ralentissent fortement vers l’Asie, à la fois vers la Chine et vers certains pays très présents dans l’électronique, qui avaient beaucoup accru leurs achats de composants japonais. Même tendance vers la plupart des pays très dépendants des revenus qu’ils tirent des matières premières, dont les cours ont en général baissé ces derniers mois.
Enfin, en Chine, le ralentissement modéré de la croissance observé en avril s’est poursuivi en mai.
Au total, l’accélération de la croissance et des échanges commerciaux à l’échelle mondiale est peut-être derrière nous. 

 

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