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Rebond fragile des marchés boursiers

La Bourse a rebondi cette semaine un peu partout dans le monde. Les investisseurs ont profité de quelques nouvelles un peu rassurantes sur les dossiers « chauds » du moment pour revenir à l’achat. Sur le front des conflits commerciaux, Washington a proposé à Pékin de reprendre les négociations qui avaient capoté en août.

Concernant le Brexit, Londres et l’UE accélèrent les discussions pour parvenir à un accord, fût-il minimal. Par ailleurs, la décision de la banque centrale turque de relever fortement son taux directeur a été bien accueillie. Elle accentuera certes la contraction de l’activité mais elle redonne de la crédibilité à la politique monétaire pour enrayer la chute de la devise et le dérapage de l’inflation. La livre turque a rebondi et, dans son sillage, d’autres devises de pays émergents.

Enfin, en Italie, le gouvernement a de nouveau déclaré, par la voix cette fois du ministre de l’économie, que la mise en oeuvre du programme électoral, donc son coût budgétaire, serait étalée sur toute la législature. Ce message un peu rassurant quant au risque d’un dérapage du déficit public dès 2019 a favorisé un nouveau repli des taux italiens. Au total, les investisseurs ont donc montré cette semaine un peu plus d’appétit pour les actifs risqués, aux dépens des obligations d’Etat jugées les plus sûres dont les taux ont remonté. Cette embellie est toutefois fragile et la vigilance reste de mise. Notamment, D. Trump continue d’affirmer son intention de taxer 200 Md$ de produits chinois importés aux Etats-Unis. La décision serait même imminente.

En Italie, rien n’est joué tant que le budget pour 2019 n’aura pas été présenté puis discuté avec Bruxelles (voir notre Focus). La question budgétaire italienne est d’autant plus sensible que les derniers indicateurs économiques ne sont pas bons de l’autre côté des Alpes. Sur le front des politiques monétaires, la BCE a annoncé sans surprise que ses achats de titres seront réduits à partir d’octobre puis arrêtés fin décembre. Elle a aussi réaffirmé son intention de laisser inchangés ses taux directeurs jusqu’à l’été 2019 au moins. Du côté de la conjoncture, la tendance au ralentissement de l’économie chinoise semble se confirmer en août, du fait de l’investissement surtout. Les mesures de soutien à la croissance prises par les autorités ces derniers mois demandent du temps pour agir.

 En outre, elles s’accompagneront d’un surcroît d’endettement et ne sont donc pas sans risques pour la stabilité financière du pays. Enfin, le prix du baril reste orienté à la hausse, porté par des interrogations persistantes sur l’offre mondiale de pétrole.

 

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