loading

ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

Décryptez chaque semaine l'actualité et les grandes tendances économiques

Les investisseurs ne cachent pas leur soulagement…

Inutile de s’attarder sur les évolutions de la semaine passée sur les marchés financiers européens, périmées par les résultats du 1er tour de la présidentielle dont les effets ont été sans surprise ce lundi : vif rebond du CAC 40, hausse de l’euro, dégonflement de la prime de risque sur les emprunts d’Etat français avec une nette baisse du taux de l’OAT 10 ans…
Bref, un ouf ! de soulagement des investisseurs qui redoutaient par-dessus tout le scénario d’un duel au 2nd tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, deux candidats évidemment peu prisés à la Bourse comme par les créanciers du Trésor français.

Du côté de la conjoncture, les enquêtes de climat des affaires PMI sont encore très bien orientées en avril dans la zone euro tout comme l’indice de confiance des ménages, malgré la remontée de l’inflation. Certes, les exportations marquent le pas dans la zone euro en février mais après une nette accélération. Rien d’alarmant à ce stade. Le diagnostic est similaire pour les exportations japonaises de mars.
Aux Etats-Unis, la construction résidentielle reste assez solide, à travers les inévitables fluctuations liées aux caprices de la météo. En revanche, la production manufacturière américaine déçoit en mars par son recul. Son redressement progressif n’est pas remis en cause pour autant.
En Chine, la croissance estimée du PIB au 1er trimestre est étrangement faible : très sensiblement inférieure à celle du 4ème trimestre et, surtout, aussi « basse » que celle de début 2016 quand l’économie chinoise alarmait la planète financière par son net ralentissement. Cependant, la batterie des statistiques mensuelles de mars (production industrielle, investissement, ventes au détail) indique que la croissance est restée soutenue au 1er trimestre. Par ailleurs, la hausse du prix des logements dans les mégapoles chinoises réaccélère récemment après une courte accalmie mais la température devrait retomber suite aux nouvelles restrictions au crédit et aux achats de logements prises en mars une cinquantaine de grandes villes dont Pékin.

Du côté du pétrole, le cours du baril de Brent de la mer du Nord continue d’évoluer en dents de scie, dans une bande qui va de 50 à 55$, les opérateurs n’ayant aucune conviction durable quant aux perspectives pour la production et les stocks pétroliers dans le monde.

Sur le marché des changes, il faut noter l’appréciation de la livre. Les cambistes croient en effet au succès du coup politique tenté par Theresa May qui a appelé à des élections législatives anticipées le 8 juin prochain. L’objectif est de profiter de l’état de faiblesse du Parti travailliste et de renforcer la majorité des Conservateurs au Parlement. Theresa May espère pouvoir ainsi négocier la sortie de l’Union européenne dans de meilleures conditions. Elle n’a toutefois pas convaincu cette semaine la Bourse de Londres où l’appréciation de la livre a plombé les valeurs exportatrices. Il est décidément bien difficile de faire plaisir…

ARCHIVES