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L’espoir d’un accord sino-américain soutient la Bourse

Les places boursières sont reparties de l’avant cette semaine. S’ils restent inquiets pour la croissance mondiale, les investisseurs s’accrochent à l’espoir d’un accord au moins partiel entre Washington et Pékin, qui apaiserait les griefs des Etats-Unis contre la Chine (non-respect de la propriété intellectuelle, obstacles à l’entrée de produits américains sur le marché chinois, distorsions de concurrence…). Un accord serait favorable à la croissance des deux pays et, au-delà, à l’activité mondiale. D’après les déclarations des deux parties, la volonté de s’entendre est toujours là.

Par ailleurs, les résultats du 4ème trimestre publiés jusqu’ici par les sociétés cotées sont dans l’ensemble plutôt meilleurs qu’attendu, ce qui a rassuré les investisseurs, même si les entreprises se montrent prudentes quant à leurs perspectives de chiffres d’affaires et de bénéfices cette année. Du côté des indicateurs économiques, la semaine n’a pas apporté de signaux positifs. Aux Etats-Unis, les ventes au détail de décembre et la production industrielle de janvier ont déçu. En Allemagne, le PIB a stagné au 4ème trimestre de l’an dernier, après avoir reculé durant l’été. Les difficultés d’adaptation du secteur de l’automobile à de nouvelles normes anti-pollution ont pesé à la fois sur les achats de véhicules et sur leur production. Au Japon, le PIB a rebondi comme attendu fin 2018 mais à travers une alternance de hausses et de baisses, sa croissance a très fortement ralenti l’an dernier.

Du côté des grands pays émergents hors Chine (notre Focus de la semaine), il faut noter le hiatus au Brésil entre le haut niveau de confiance qu’a suscité l’élection de Bolsonaro chez les ménages et les entreprises et, pour l’instant, des statistiques qui montrent une économie à la peine. En Russie, la croissance avoisine 2 %, bien en-dessous de son rythme d’avant-crise, dopé à l’époque par la flambée des prix des matières premières dont le pétrole.

En Inde, le premier ministre Modi tente d’assurer la victoire de son parti aux prochaines élections législatives par un budget particulièrement généreux. Sur les marchés obligataires, la progression de la Bourse ne s’est pas accompagnée en Europe d’une remontée des taux des obligations d’Etat, comme c’est souvent le cas quand l’appétit pour les actifs risqués est de retour. Le taux de l’OAT 10 ans est resté très bas. En effet, la BCE continue de délivrer des messages qui vont dans le sens d’un maintien prolongé de ses taux directeurs à leur niveau actuel.

Enfin, le prix du baril a fini par réagir cette semaine aux divers facteurs de réduction de l’offre mondiale de pétrole.

 

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