- Ces scénarios pourraient être : la chute du gouvernement iranien ou sa reddition (comprendre le renoncement définitif aux capacités nucléaires et balistiques), le retrait des Etats-Unis sur un compromis, ou une guerre civile domestique.
- Les marchés ont intégré des primes de risques significatives sur l’inflation, la courbe des taux et les bourses.
- Mais l’impact de l’intervention américano-israélienne sur l’économie mondiale est à ce stade limité. L’inducteur principal qui serait le blocage du détroit d’Ormuz n’est pas avéré et va faire l’objet d’attentions particulières des parties occidentales.
- Sur le champ militaire, la réduction de la fréquence des lancers iraniens au cours de la semaine semble valider la stratégie persévérante américaine de destruction systématique des lanceurs.
- Reste que (i). le but de guerre principal, c’est-à-dire la fin des ambitions nucléaires iraniennes, n’est pas encore atteint et (ii). la tactique hide&shoot de l’Iran peut potentiellement lui permettre de conserver son pouvoir de nuisance pour une longue période et laisser peser des risques significatifs (blocage du détroit, destruction de matériels américains ou israéliens, pertes humaines, voire proxy terroristes en occident).