Dans le segment de l’ancien, l’activité a bien résisté en début d’année avant de perdre de la vigueur, tandis que les prix ont amorcé une correction encore modérée. Le marché du neuf reste en revanche en difficulté et la faiblesse des ventes entretient des stocks élevés. Le secteur de la construction résidentielle poursuit son redressement mais ne paraît pas encore solidement installé.
En parallèle, la production de nouveaux crédits immobiliers suit la même inflexion. Après le rattrapage de l’an dernier, la production a nettement ralenti au premier semestre. Ce ralentissement résulte de la remontée progressive des taux et d’un accès au crédit plus sélectif, pesant sur le volume de la demande.
À court terme, le renchérissement du crédit devrait continuer à freiner les transactions et la production de nouveaux prêts. Le marché semble toutefois devoir s’ajuster davantage par les volumes que par les prix, qui resteraient globalement résistants. Une reprise plus franche dépendrait d’une amélioration du pouvoir d’achat immobilier et d’un apaisement durable des tensions sur les taux.
Du côté de l’immobilier non résidentiel, le marché des bureaux en Île-de-France reste pénalisé par une demande insuffisante face à une offre croissante, ce qui entretient la hausse de vacances. La correction des prix à l’investissement ralentit, tandis que les loyers des actifs de qualité résistent mieux que ceux des bureaux de seconde main.