Vers une macroéconomie plus microéconomique

Les comportements des ménages diffèrent selon leur niveau de revenu, leur âge, etc. : l’épargne en constitue un bon exemple. Prendre en compte ces disparités enrichit l’analyse de la conjoncture économique.

Graphique montrant la production de crédit à l'habitat en cumul sur 12 mois.
  • Les développements économiques et sociaux récents pointent le besoin d’une approche plus fine des relations économiques que celle qu’offrait jusqu’alors la représentation synthétique de la croissance proposée par la macroéconomie. Cette dernière conserve son avantage de fournir une vision d’ensemble de l’économie mais elle gomme les aspérités au coeur des questions sociétales.
  • Cette problématique est par exemple bien illustrée en matière des comportements d’épargne. Les analyses globales tirées de la théorie économique doivent tenir compte des disparités des taux d’épargne selon les catégories de ménages.
  • Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années dans le développement de statistiques plus fines, à même de renforcer la compréhension des phénomènes économiques, tout en conservant le cadre certes contraignant mais porteur de cohérence de la comptabilité nationale.
  • Ces travaux se concentrent surtout aujourd’hui sur les ménages mais le besoin d’une information plus fine est aussi nécessaire du côté des entreprises.
  • Qu’il s’agisse des ménages ou des entreprises, l’introduction d’une approche microéconomique dans l’analyse macroéconomique est surtout un formidable outil pour la politique économique. Elle devrait permettre de mieux la cibler, la rendant ainsi plus économe en ressources et plus efficace.

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