Comment se portent les entreprises françaises ?

En dépit des chocs multiples qu’elles ont subis ces dernières années, les entreprises françaises tentent tant bien que mal de résister. La concurrence internationale est intense, les défis technologiques majeurs (IA, problématique environnementale) alors que l’environnement international et domestique est plus incertain que jamais. Elles ont tenté de préserver leur rentabilité, leur permettant malgré tout d’investir pour l’avenir. La nature de l’investissement est d’ailleurs en pleine transformation.

Graphique montrant la production de crédit à l'habitat en cumul sur 12 mois.
France : taux de marge des sociétés non financières (exédent brut d'exploitation/valeur ajoutée en %)

Depuis le début de la décennie, les entreprises françaises ont été soumises à une succession de chocs : épidémie du Covid, crise énergétique et poussée inflationniste, un environnement politique inédit en France, une instabilité géopolitique persistante et une hausse des droits de douane américains qui a propulsé ces derniers à un niveau inconnu depuis la seconde guerre mondiale. La situation financière des entreprises françaises demeure malgré tout assez solide globalement, avec naturellement des situations individuelles contrastées. Le mur de défaillances que certains envisageaient après le Covid n’a pas eu lieu mais les entreprises les plus fragiles (parfois qualifiées de « zombies ») sont allées vers le défaut une fois les aides publiques s’estompant. Le relèvement des taux d’intérêt début 2022, la hausse des coûts énergétiques et l’incertitude de l’environnement ont mis un coût d’arrêt à l’investissement. Mais la nature de ce dernier se transforme et certaines dépenses ne peuvent être indéfiniment repoussées.

Une situation financière globalement préservée malgré les chocs

Le taux de marge est l’indicateur de référence pour apprécier la situation financière des entreprises au niveau macroéconomique. Il se calcule en rapportant l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée. A 31,5 % au 3ème trimestre 2025, il est certes plus bas que début 2022, avant la hausse des prix de l’énergie, mais ce niveau est supérieur à ce qui a été observé en moyenne entre la crise financière de 2008 et le début de la pandémie de Covid.

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