- De nombreux signes d’attentisme sont perceptibles dans l’économie française. Pourtant, le 3ème trimestre a été ponctué par une éclaircie, avec une croissance du PIB en accélération et plutôt de bon niveau, qui contraste avec la stagnation allemande et italienne. Un autre fait marquant a été un ajustement à la baisse de l’emploi sur la même période mais qui est largement imputable à la fin du dispositif de soutien public à l’apprentissage. De l’évolution de ces deux variables ressort un ressaut de la productivité apparente du travail, dont le recul ces dernières années avait inquiété.
- Plus largement dans la zone euro, le 3ème trimestre a été marqué par une petite croissance, avec des rythmes assez dispersés selon les pays. L’Espagne continue de se distinguer par une progression du PIB beaucoup plus allante que chez ses partenaires européens. L’inflation restant contenue, la BCE demeure dans une position d’attente.
- Outre-Atlantique, une des conséquences du shutdown a été l’absence de publication des indicateurs économiques habituels (sauf l’inflation). Cela a contraint la Fed à naviguer un peu à vue. Si elle a abaissé de nouveau son taux directeur en octobre, son président J. Powell s’est montré plus prudent pour l’avenir, considérant que la hausse des droits de douane pouvait encore entretenir l’inflation.
- En Chine, la croissance est restée favorable au 3ème trimestre mais des signes de fléchissement sont perceptibles. Par ailleurs, le changement de gouvernement au Japon pourrait aussi influer sur l’orientation de la politique économique
- Sur les marchés financiers, les investissements dans l’intelligence artificielle (IA) et les espoirs de profits que cette dernière génère se sont traduits ces derniers mois par une forte hausse des valeurs technologiques sur les marchés boursiers, surtout outre-Atlantique. Quelle est la part spéculative dans ces évolutions ? Nul ne le sait. Plusieurs annonces (de la part de grandes banques américaines comme JP Morgan ou Goldman Sachs, ainsi que d’Amazon) mettent en avant aussi les effets potentiels de l’IA sur le marché du travail sans que l’on sache encore quel sera le point d’aboutissement de ces changements.