Que signifie encore « être souverain » dans un monde où les dépendances se multiplient ? Le 28 septembre, lors des Dialogues de l’économie citoyenne, Stéphane Dedeyan, président du directoire de La Banque Postale, Sébastien Fabre, directeur général de Safran.AI, et Jean Hornain, directeur général de Citeo, ont confronté leurs réponses.
Animé par Anissa Papin, membre du comité de mission de La Banque Postale, le débat s’est ouvert avec l’éclairage de Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée sous mandat de Louvre Banque Privée.
Trois idées fortes à retenir du débat :
- La souveraineté ne signifie pas l’autarcie : selon Stéphane Dedeyan, elle repose sur une « interdépendance choisie ». Dans un monde connecté, l’enjeu consiste moins à supprimer les dépendances qu’à décider lesquelles nous sommes prêts à accepter.
- Elle se joue dans des décisions très concrètes : paiements, accès aux données, ressources, recyclage. Côté ressources, Jean Hornain rappelle ainsi que « sur une planète morte, il n’y aura pas d’économie ». Recycler, préserver les matières premières et sécuriser les approvisionnements participent aussi de notre autonomie.
- Elle suppose de penser le temps long : « si vous pensez que la souveraineté coûte trop cher, essayez sans souveraineté », résume Sébastien Fabre. Derrière cette formule, une question traverse tout le débat : quel coût sommes-nous prêts à supporter aujourd’hui pour préserver notre capacité d’action demain ?
Selon Stéphane Dedeyan, l’équation se résout en combinant un avantage à court terme et un bénéfice à long terme. C'est précisément la logique de La Banque Postale, qui entend donner à ses clients « un temps d'avance ».
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