Une enveloppe financière totale de plus de 3 millions d’euros a déjà permis de financer 2 types de projets lors des 9 premières éditions :
- Les projets internes, portés par les collaborateurs : ils visent à réduire les émissions de GES de La Banque Postale. Depuis le lancement, La Banque Postale a financé 133 projets internes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, évitant ainsi l’émission de plus de 7 000 teqCO2.
- Les projets externes de contribution carbone et biodiversité volontaire qui ont déjà permis de séquestrer un volume de 42 672 TeqCO2.
Comment ça fonctionne ? La monétisation de l’empreinte repose d’abord sur une mesure des émissions de GES générées par les principaux postes d’émissions opérationnelles de La Banque Postale : les transports (professionnels et domicile-travail), les bâtiments et l’IT, ainsi que la consommation de papier (en interne et en externe). Ces émissions sont valorisées en tonnes équivalent CO2 (teqCO2), indice de simplification permettant de comparer les impacts que les gaz à effet de serre ont sur l’environnement. Ce tonnage est ensuite monétisé grâce au prix interne du carbone que La Banque Postale a fait le choix d’appliquer.
Le financement de projets internes développés par les collaborateurs
Chaque année, des projets internes font l’objet d’un appel à candidature et sont sélectionnés sur la base de plusieurs critères, dont la rentabilité économique, et les émissions de carbone potentiellement évitées. Ainsi, les 133 projets déjà financés grâce aux 10 éditions depuis 2015 participent directement à l’atteinte de l’objectif de La Banque Postale de réduire de 46,2 % ses émissions de GES à horizon 2030. Ils ont permis d’éviter l’émission de plus de 7 000 tonnes de CO2.
À titre d’exemple, ont été mis en place des travaux de rénovation et d’efficacité énergétique des bâtiments, des campagnes de sensibilisation au développement durable en partenariat avec des ONG et associations, la mise en place de flottes de vélos et trottinettes à assistance électrique, l’installation de chauffe-eau solaire, de récupérateur d’énergie sur les système de production de froid, de panneaux photovoltaïques, ou encore la végétalisation d’un toit d’un restaurant d’entreprise et la création d’une plateforme de covoiturage destinée aux collaborateurs pour leurs déplacements domicile-travail.
Collaborateurs de La Banque Postale et acteurs de la transition juste
Découvrez quelques exemples de projets lauréats 2023 :
| Entités | Ref. projets | Intitulé/description du projet | Descriptif | Poste d'émission (bâtiments, déplacement, papier, hors scope) |
|---|---|---|---|---|
| CREC Cayenne | 5 | Films anti-chaleur | Pose sur vitre des films solaires afin de contrôler les rayons UV pénétrant dans le CREC et de réduire la consommation de climatisation |
Bâtiments |
| DSIBA Toulouse | 40 | Smartphones éco-responsables | Dans un contexte d'empreinte carbone liée au workplace dépassant les 80%, expérimentation d'un smartphone plus durable, avec une garantie matérielle de 5 ans et logicielle de 3 ans (contre 2 ans actuellement), avec une part large de composants issus du recyclage ou d'extraction garantissant le respect du droit humain et de la biodiversité environnante. |
Equipement Informatique - IT |
| BFI | 30 | Journée du vélo | Organisation de plusieurs animations en vue de développer la pratique du vélo pour les trajets domicile-travail. L'obectif est de donner l'opportunité aux collaborateurs de repenser à leur mobilité. | Déplacements |
Le financement de projets de contribution carbone et biodiversité volontaire
La Banque Postale, une des premières banques à avoir mis en place un Programme Impact Climat Nature est également pionnière dans le financement de projets de contribution carbone et biodiversité volontaire et certifiés avec les standards les plus exigeants du marché.
Quelques exemples de contribution :
Préserver la biodiversité pour adapter les territoires aux changements
En 2024, dans le cadre d’un partenariat avec la CDC Biodiversité, Le programme soutient un projet en faveur de la génération et de la mesure de crédits biodiversité sur le territoire national (site de Cros du Mouton dans le Var). En 2024, La Banque Postale a ainsi financé deux unités de restauration ou de renaturation à titre volontaire sur ce site.
Agoterra : une démarche innovante pour soutenir la biodiversité dans l’agriculture
La Banque Postale a également choisi de financer en 2025 le premier projet de certificats biodiversité dans l’agriculture, créé par Agoterra, entreprise spécialisée dans le financement des transitions, et l’ONG Noé. Co-développés dans le cadre de l’Organization for Biodiversity Certificates, ces certificats visent à reconnaître et financer les pratiques agricoles qui régénèrent les écosystèmes. Ils s’appuient sur une méthodologie scientifique validée par un comité d’experts indépendants et alignée avec les standards internationaux (notamment ceux des Crédits nature de la Commission européenne).
Si l’agriculture demeure responsable d’impacts sur les écosystèmes, elle représente aussi l’un de ses leviers d’amélioration les plus puissants. Les certificats biodiversité partent de ce constat : les agriculteurs et agricultrices sont des acteurs clés de la régénération des écosystèmes. En valorisant les pratiques agricoles à impact positif, le dispositif redonne une dimension économique à la préservation de la nature et inscrit la biodiversité dans les dynamiques de financement de la transition agro‑écologique.
Le Fonds impact climat et biodiversité : un changement d’envergure depuis 2023
La Banque Postale s’est engagée à atteindre un objectif de Zéro émission nette (Zen) à horizon 2040 sur ses activités bancaires, dix ans avant la date limite fixée par l’Accord de Paris. En octobre 2021, sa stratégie de décarbonation a été validée scientifiquement par la Science Based Targets initiative (SBTi) : elle s’est notamment engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 46,2 % d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2019 et à ce que 85 % de ses encours éligibles SBTi soient couverts par un engagement climatique aligné avec l’Accord de Paris d’ici à 2030, sous réserve que les Etats et les entreprises prennent les mesures nécessaires en ce sens.
Le Programme Impact Climat Nature est au cœur de la politique de décarbonation de la Banque en traduisant sa responsabilité climatique. Afin de maintenir son niveau d’ambition et d’en faire un outil innovant contribuant à ces engagements, le Programme s’organise autour de 3 grands objectifs :
- accélération de la réduction de l’empreinte en finançant des travaux de rénovation de grande ampleur sur l’ensemble des locaux.
- contribution climatique et biodiversité : se doter de crédits carbone en finançant des projets permettant la séquestration de CO2 et la protection/restauration de la biodiversité ;
- sécurisation et maitrise du prix des crédits carbone, en vue de répondre à l’engagement Zéro Emission Nette à horizon 2040, en investissant dans nos propres puits de séquestration du CO2.
Pour atteindre le niveau de décarbonation en adéquation avec nos objectifs, ce nouveau dimensionnement a nécessité la revalorisation du prix interne de la tonne de CO2. Davantage corrélé au prix du marché, le prix interne de la tonne de CO2 a été décidé en comité exécutif de La Banque Postale en 2023 et fixé à 60 €/teqCO2 (vs 10,5 €/teqCO2 en 2022).