Les jeunes et l'entrée dans la vie active

La Banque Postale met en lumière les attentes des jeunes Français vis-à-vis du passage à la vie active dans ce baromètre « Moments de vie » dédié à cette période clé. A partir d’un sondage effectué sur les réseaux sociaux avec l’organisme Discurv sur un panel de 3 000 répondants, l’étude révèle comment ces jeunes actifs se projettent dans leur nouvelle vie et les différences de perception entre l’anticipation de l’entrée dans la vie active et la réalité.

En France, l’entrée dans la vie active représente un moment crucial pour les jeunes. Ce passage est souvent perçu comme une transition délicate entre la fin des études et le début d’une carrière professionnelle. Les jeunes sont partagés entre l’excitation de l’indépendance financière et les défis de l’intégration sur le marché du travail. Avec un taux de chômage relativement élevé chez les jeunes, cette période est marquée par des préoccupations concernant la sécurité de l’emploi, la reconnaissance professionnelle et la conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle. La quête d’un équilibre et la recherche de sens dans le travail sont des aspects essentiels qui influencent leur vision de cette nouvelle étape.

L’étude met en évidence des attentes fortes des jeunes de 18 à 30 ans autour de l’entrée dans la vie active et du soutien de leur banque pour accompagner ce moment de vie avec des services adaptés sur les thématiques : emploi, logement, mobilité, financement.

Méthodologie

Questionnaire administré en ligne du 31 octobre au 21 novembre 2024 sur les réseaux sociaux par l’institut d’étude Discurv auprès de 3 000 jeunes Français âgés de 18 à 30 ans, futurs ou nouveaux entrants dans la vie active (dans un délai de 2 ans) soit :

  • 1 259 futurs entrants dans la vie active (2 ans maximum avant l’entrée dans la vie active)
  • 1 741 nouveaux entrants dans la vie active (actifs depuis 2 ans maximum)

Des jeunes qui voient et vivent l’entrée dans la vie active avec optimisme… mais incertitude

Chez les futurs entrants (60 %) comme les nouveaux entrants (49 %), la principale source de motivation pour entrer dans la vie active concerne l’autonomie :

  • A l’approche de l’entrée dans la vie active, un jeune sur deux vit encore chez ses parents. Et ils ne sont qu’1/4 à habiter leur propre logement (majoritairement en location). Les futurs entrants dans la vie active qui vivent toujours chez leurs parents comptent quitter le foyer familial dans l’année qui suit leur embauche dans un premier emploi (73 %).
  • Sans surprise, cette tendance est inversée chez les nouveaux entrants, dont la moitié vit dans son propre logement (48 %) tandis qu’1/3 vit encore chez ses parents.
  • En matière de mobilité, plus de la moitié des futurs entrants a le permis de conduire (52 %) et prévoit d’acheter un véhicule une fois le premier emploi obtenu (48 %). Les nouveaux entrants sont d’autant plus nombreux à être titulaire du permis (63 %) et possèdent déjà un véhicule (35 %) ou prévoient d’en acheter un (34 %).

Cependant, plusieurs craintes les préoccupent, notamment le fait de ne pas trouver un emploi qui leur plaît (56 % des futurs entrants, 50 % des nouveaux entrants) et de ne pas s’en sortir financièrement (56 % des futurs entrants, 58 % des nouveaux entrants).

Entrée dans la vie active : l’accompagnement des banques dans cette nouvelle étape

La transition vers la vie active est synonyme de nouvelles responsabilités financières, telles que la gestion des dépenses quotidiennes, l’épargne ou le financement de projets. Pour les accompagner dans leur entrée dans la vie active : 

  • 52 % des futurs entrants souhaitent conserver la même banque
  • 70 % des nouveaux entrants souhaitent conserver la même banque.

Toutefois, certains services bancaires sont attendus par les futurs et nouveaux entrants : les aides financières réservées aux jeunes, un soutien relatif au logement ou à la formation.

1/3 des jeunes actifs déclare que leur banque a effectivement joué un rôle dans cette nouvelle étape de leur vie.

Concernant le financement des projets, 39 % des nouveaux entrants ont contracté un crédit contre 22 % des futurs entrants, qui est pour la plupart des cas remboursés de manière autonome.

Enfin, une fois le premier emploi obtenu, l’épargne est le premier poste d’allocation des revenus que ce soit pour les futurs entrants (60 %) ou les nouveaux entrants (48 %).