Un scénario macroéconomique entre prudence et résilience mais qui pourrait être modifié par la crise iranienne
Malgré les incertitudes géopolitiques et l'instabilité politique domestique, mais avant prise en compte d’un impact de la crise iranienne, la croissance française devait être proche +1,0 % en 2026.
- Inflation : Elle devait atteindre 1,2 % en 2026.
- Taux : La BCE avait achevé sa normalisation monétaire avec un taux de dépôt attendu à 2,00 %, tandis que l'OAT 10 ans devait se stabiliser autour de 3,4 % à 3,6 %.
Le conflit du golfe persique est susceptible de modifier ces hypothèses, en fonction de la durée et l’amplitude du conflit. La croissance en pâtirait et le niveau des taux d’intérêt serait plus élevé ce qui pourrait réduire la production de crédit et modifier les allocations d’épargne par rapport aux prévision ci-dessous qui suppose un règlement rapide du conflit sans impact durable.
Immobilier : la fin du rattrapage du pouvoir d'achat ?
Après une année 2025 marquée par un rebond du marché, le secteur entre dans une phase plus modérée.
- Taux de crédit : Les taux de crédit à l'habitat, après avoir atteint un point bas fin 2025 (3,1 %), devraient légèrement remonter pour se normaliser à 3,3 % en 2026 et 3,4 % en 2027.
- Prix et transactions : La hausse attendue des prix de l'immobilier (+0,8 % en 2026) combinée à la remontée des taux devrait freiner la progression du pouvoir d'achat immobilier des ménages.
Épargne : le grand retour de l'assurance-vie
Le paysage de l'épargne se transforme sous l'effet de la "pentification" de la courbe des taux.
- Assurance-vie : Elle redevient particulièrement attractive, portée par des fonds en euros dont le rendement devrait atteindre 2,7 % en 2026 et 2,8 % en 2027.
- Livret A et PEL : Le taux du Livret A devrait se stabiliser à 1,5 % en 2026, réduisant l'intérêt des arbitrages vers l'épargne réglementée au profit des dépôts à vue ou de l'assurance-vie.
- PEL : Un "effet de génération" massif est attendu avec des fermetures importantes de vieux plans, libérant d'importantes réserves d'épargne à réallouer.
Dans un scénario plus défavorable sur la géopolitique, les taux de crédits seraient plus élevés et la production de crédit en serait affectée. L’assurance vie resterait le placement le plus attractif mais le livret A serait plus compétitif par rapport aux dépôts à vue.
Focus : les inégalités de patrimoine face à l'épargne
L'étude révèle des disparités frappantes : alors que le patrimoine moyen net des Français s'élève à 427 000 €, les 10 % les plus riches détiennent 55 % du patrimoine total. Les comportements d'arbitrage (transferts d'un placement à un autre) restent l'apanage des ménages aisés, tandis que les ménages modestes utilisent quasi exclusivement leurs dépôts bancaires comme variable d'ajustement.
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