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PRÉVISIONS ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRES

Les analyses et prévisions qui figurent dans ce document sont celles du service des Études Économiques de La Banque Postale. Bien que ces informations soient établies à partir de sources considérées comme fiables, elles ne sont toutefois communiquées qu’à titre indicatif. La Banque Postale ne saurait donc encourir aucune responsabilité du fait de l’utilisation de ces informations ou des décisions qui pourraient être prises sur la base de celles-ci. Il vous appartient de vérifier la pertinence de ces informations et d’en faire un usage adéquat.

Grandes tendances - Cahier de prévisions - Janvier 2020

  • L’environnement économique international s’est caractérisé en 2019 par de multiples risques. En fin d’année une éclaircie est intervenue : Chinois et Américains sont sur le point de signer un accord commercial et le Royaume-Uni sortira de manière ordonnée de l’Union européenne le 31 janvier 2020. Par ailleurs, les indicateurs économiques les plus récents suggèrent qu’un point bas a sans doute été touché pour le cycle industriel mondial à l’été 2019.
  • La croissance mondiale se maintiendrait globalement autour de 3 % l’an à l’horizon de la prévision, soit sous sa tendance de long terme (autour de 3,5 % l’an). La modération de la croissance américaine serait compensée par une petite accélération dans certains pays émergents.
  • Le prix du pétrole n’augmenterait que modérément en 2020 et 2021, pris en étau entre facteurs haussiers et baissiers. La production américaine resterait soutenue mais l’intensification de l’accord de réduction des quotas entre l’Opep et dix pays, dont la Russie, pèserait sur l’offre. La consommation mondiale de pétrole demeurerait modérée. La volatilité du cours du baril resterait alimentée par les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et l’Iran. Le cours du baril de Brent se situerait autour de 67 $ fin 2021.
  • Aux Etats-Unis, après un début d’année 2019 plutôt dynamique, la croissance du PIB s’est stabilisée depuis le printemps autour de 2 % en rythme annualisé. L’économie américaine a notamment été affectée par l’incertitude issue des tensions commerciales avec la Chine. Il en a résulté ces derniers mois un fléchissement sensible de l’activité dans le secteur manufacturier. De timides signes de redressement de l’activité dans l’industrie sont intervenus ces dernières semaines, devançant la signature d’un accord commercial partiel avec la Chine. Le récent activisme de la Fed et un environnement international moins incertain limiteraient la décélération de l’économie américaine au cours des prochains trimestres. Un retour graduel de la croissance en deçà de son potentiel pourrait s’opérer sous l’effet d’un creux d’activité début 2021. La progression annuelle du PIB atteindrait en moyenne 2,3 % en 2019, 1,8 % en 2020 et 1,5 % en 2021.
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  • Dans la zone euro, le PIB progresserait à un rythme légèrement supérieur à 1% l’an courant 2020, soutenu notamment par des exportations un peu plus dynamiques. La progression de la consommation des ménages s’installerait par contre sur un rythme plus modéré. Cependant les ménages ont nettement accru leur épargne début 2019, ce qui leur permettrait d’amortir une certaine décélération de leur revenu, liée à de moindres créations d’emploi. L’investissement des entreprises, qui est resté très dynamique jusqu’ici, décélérerait graduellement dans un contexte de croissance économique modérée. Au total, le PIB progresserait de 1,3 % en 2020 puis de 1,1% en 2021. Le taux de chômage cesserait de reculer. L’inflation, attendue à 1,1 % en 2020 et 1,3 % en 2021, resterait encore éloignée de la cible de la BCE. De son côté, la croissance française serait encore soutenue en 2020 par la consommation des ménages, en partie grâce à un allègement de l’impôt sur le revenu. Le PIB progresserait de 1,3 % cette année, avant de ralentir en 2021 (+1,1 %).
  • Au Japon, les achats par anticipation avant la hausse de la taxe sur la consommation le 1er octobre 2019 ont joué positivement sur l’activité au 3ème trimestre. Un important plan de relance devrait soutenir l’activité en 2020. La consommation privée accélèrerait, portée par l’amélioration du climat de confiance. Sa croissance resterait cependant modérée, en raison de la hausse limitée du pouvoir d’achat. L’investissement des entreprises bénéficierait d’incitations fiscales et de conditions d’emprunt favorables. L’environnement mondial deviendrait progressivement plus favorable au secteur exportateur. Enfin, la politique monétaire de la Banque du Japon demeurerait très accommodante car l’inflation sous-jacente resterait à un niveau bas. La croissance du PIB s’établirait à 1,2 % en 2019, 0,7 % en 2020 et 0,8 % en 2021.

En Chine, la croissance du PIB s’établirait à 6,0 % en 2019, 5,8 % en 2020 et 5,7 % en 2021.

  • En Chine, le ralentissement observé au cours de l’année 2019 concerne l’ensemble de la demande interne, aussi bien les ménages que les entreprises, affectée notamment par les retombées des tensions commerciales avec les Etats-Unis. La poursuite du freinage de l’économie chinoise a incité les autorités à déployer des mesures de soutien supplémentaires. La Banque centrale chinoise a ainsi annoncé des mesures de politique monétaire destinées à soutenir le crédit. Celles-ci dynamiseraient l’investissement des entreprises et la consommation des ménages. Après avoir chuté en 2019, les échanges extérieurs repartiraient en 2020 et 2021, sous l’hypothèse de relations commerciales apaisées avec les Etats-Unis. La croissance du PIB s’établirait à 6,0 % en 2019, 5,8 % en 2020 et 5,7 % en 2021.

Indicateurs économiques en France

  • Taux de chômage : 8,8 % en 2018, 8,2 % en 2019, 7,7 % en 2020
  • Taux d'épargne des ménages (% du revenu après impôts) : 14,2 % en 2018, 14,9 % en 2019, 15,0 % en 2020
  • Déficit public (% du PIB) : -2,5 % en 2018, -3,2 % en 2019, -2,4 % en 2020
  • Inflation : 1,9 % en 2018, 1,2 % en 2019, 1,3 % en 2020

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