Le document d’enregistrement universel a été déposé le 22 mars 2023 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.
Le document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération et, le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.
En outre, et en application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129, sont incorporés par référence dans le présent Document d'enregistrement universel :
- les comptes consolidés et les comptes sociaux de l'exercice 2021, accompagnés des rapports des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés et les comptes sociaux qui figurent respectivement en pages 232-237 et 369-371 du Document d’enregistrement universel enregistré le 22 mars 2022 auprès de l'AMF sous le n° D.22-0130 ;
Ces documents sont disponibles au siège de la Société au 115 rue de Sèvres, 75275 Paris Cedex 06, ainsi que sur son site www.labanquepostale.com.
La dénomination sociale de la Société est : « La Banque Postale », dénommée
La Société est régie par les lois et règlements en vigueur et notamment :
La Société a été immatriculée le 10 décembre 1998 au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 421 100 645.
Pays d’origine :
Legal entity identifier (LEI) : 96950066U5XAAIRCPA78
Le capital social est fixé à la somme de six milliards cinq cent quatre-vingt-cinq millions trois cinquante mille deux cent dix-huit (6 585 350 218) euros. Il est divisé en quatre-vingts millions trois cent neuf mille cent quarante-neuf (80 309 149) actions d’une seule catégorie, libérées intégralement.
La durée de la Société est de 99 ans à compter de son immatriculation au registre du commerce des sociétés (soit le 10 décembre 1998), sauf en cas de dissolution, ou de prorogation décidée par l’Assemblée générale extraordinaire.
Le Siège social de la Société est situé
Le numéro de téléphone du Siège social est le + 33(0)1 57 75 60 00.
(1) Périmètre La Banque Postale SA, Ma French Bank et Louvre Banque Privée. Selon la nouvelle segmentation appliquée en 2019, les clients particuliers actifs correspondent aux clients particuliers « Cœur de clientèle », comprenant les clients engagés et non-engagés équipés. La notion d’engagement est liée à la domiciliation des revenus, et la notion d’équipement à la détention de plusieurs familles de produits.
(2) 14 millions d’assurés en Épargne/Retraite et 32 millions d’assurés en Prévoyance/Protection dans le monde.
(3) Les clients professionnels comprennent les grandes entreprises, les institutions financières, les PME/ETI, le secteur public local et institutionnel.
(en millions d’euros ; données publiées) | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 5 570 | 5 647 | 7 724 | 8 020 | 8 319 |
Frais de gestion (1) | 4 615 | 4 692 | 5 711 | 6 215 | 6 406 |
Résultat brut d’exploitation | 955 | 955 | 2 013 | 1 805 | 1 913 |
Coût du risque | 183 | 178 | 674 | 268 | 216 |
Résultat net part du groupe | 726 | 780 | 4 155 | 636 | 1 060 |
Coefficient d’exploitation (2) | 83,4 % | 83,8 % | 74,4 % | 78,0 % | 77,5% |
(1) Frais de gestion = charges générales d’exploitation + dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles. (2) Coefficient d’exploitation = frais de gestion/(produit net bancaire – intérêts douteux). | |||||
(en milliards d’euros ; données publiées) | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Total de bilan | 245 | 272 | 737 | 772 | 746 |
Les ratios de solvabilités restent solides à des niveaux supérieurs aux exigences SREP (Supervisory Review and Evaluation Process) notifiées par la BCE.
Avec un ratio crédits / dépôts de 87,2 %, La Banque Postale a une forte capacité de financement de sa croissance.
En 2022, La Banque Postale a vu ses notations de crédit confirmées par les agences de notations Fitch et Standard & Poor’s et s’est vu attribué une première notation par l’agence Moody’s :
Fitch Ratings | Moody’s | Standard & Poor's | |
|---|---|---|---|
Long Terme | A | A2 | A+ |
Court Terme | F1+ | P1 | A-1 |
Perspective | Stable | Stable | Négative |
Date de mise à jour | 19/12/2022 | 26/07/2022 | 07/12/2022 |
La Banque Postale, société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance, est la société mère du groupe La Banque Postale (LBP).
L’activité de La Banque Postale est organisée autour de quatre métiers :
La Banque Postale s’est développée sur la base d’un modèle multipartenarial, forte des valeurs de confiance, d’accessibilité et de proximité du groupe La Poste et bénéficiant dès lors d’un positionnement unique et original sur le marché français. Ainsi, La Banque Postale privilégie dans sa stratégie commerciale des produits simples et abordables, adaptés aux besoins de sa clientèle
Le groupe La Poste détient la totalité du capital et des droits de vote de La Banque Postale, à l’exception du prêt d’une action au Président du Conseil de surveillance. Il n’existe pas d’actionnariat salarié.
L’article 1er de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 (modifiée) dispose que le capital de La Poste est détenu par l’État et par la Caisse des Dépôt et Consignations à l’exception du capital pouvant être détenu au titre de l’actionnariat des personnels.
Suite à la réalisation du projet de création du grand Pôle financier public, le groupe La Poste est désormais détenu majoritairement par la Caisse des dépôts (à hauteur de 66 %) et à hauteur de 34 % par l’État.
(1) La Caisse des dépôts et ses filiales constituent un groupe public au service de l’intérêt général et du développement économique du pays. Ce groupe remplit des missions d’intérêt général en appui des politiques publiques conduites par l’État et les collectivités territoriales et peut exercer des activités concurrentielles. Elle est placée, de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l’autorité législative (article L. 518-2 du Code monétaire et financier).
En application de l’article 16 de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005 et de son décret d’application du 30 août 2005, La Poste, établissement public industriel et commercial (EPIC), a transféré à La Banque Postale, avec effet au 31 décembre 2005, l’ensemble des biens, droits et obligations de toute nature lié à ses services financiers, y compris les participations, à l’exception, le cas échéant, de ceux nécessaires aux activités qu’elle exerçait directement. À la suite de ces opérations, La Poste détient la totalité du capital de La Banque Postale (1). L’article 16 susvisé prévoit expressément que La Poste doit détenir la majorité du capital de sa filiale.
Les relations entre La Poste et La Banque Postale sont très étroites. Elles s’exercent tant au travers de la gouvernance et des organes de direction que dans les relations commerciales. Ainsi, le Président du Directoire de La Banque Postale est Directeur général adjoint de La Poste et membre de son Comité exécutif. Le Président de La Poste est également Président du Conseil de surveillance de La Banque Postale.
La Poste est le prestataire principal de La Banque Postale : elle met à disposition de La Banque Postale des personnels agissant « au nom et pour le compte » de La Banque Postale. Différentes conventions ont été, à ce titre et en application de l’article 16 de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005, conclues entre La Poste et La Banque Postal.
En tant que filiale du groupe La Poste, La Banque Postale doit obtenir l’autorisation préalable du Conseil d’administration de La Poste pour réaliser certaines opérations telles que notamment des acquisitions, prises de participations, cessions d’actifs, opérations de partenariat stratégiques, investissements ou désinvestissements significatifs. La Banque Postale doit demander une autorisation préalable pour tout emprunt réalisé ayant un impact significatif sur le bilan consolidé du groupe La Poste. Enfin, La Banque Postale est le banquier principal de La Poste.
L’Agence des Participations de l’État (APE) représentant l’État, actionnaire du groupe La Poste, est également impliquée dans la gouvernance de La Banque Postale via sa présence au Conseil de surveillance de La Banque Postale.
La mission d’intérêt général d’accessibilité bancaire, dont le support est le Livret A, figure parmi les quatre « missions de service public et d’intérêt général » confiées au groupe La Poste par la loi du 2 juillet 1990 (modifiée par la loi du 9 février 2010) et la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008. En outre, le Code monétaire et financier dispose que « dans les domaines bancaire, financier et des assurances, La Poste propose des produits et services au plus grand nombre, notamment le Livret A ». La Poste assure cette mission via La Banque Postale, sa filiale établissement de crédit.
La loi du 4 août 2008 a généralisé la distribution du Livret A à toutes les banques au 1er janvier 2009. Elle a toutefois fixé des obligations spécifiques pour La Banque Postale en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A au titre de sa mission d’accessibilité bancaire. Ces obligations, formalisées dans deux conventions liant l’État à La Poste et à La Banque Postale, sont exposées dans une partie spécifique du présent Document d’enregistrement universel (cf. 7.6.2 Mission d’accessibilité bancaire).
Cette mission de service public, qui bénéficie à un grand nombre de personnes rencontrant des difficultés en termes d’accès ou d’usage des services bancaires traditionnels, fait l’objet d’une compensation financière « proportionnée »(2). Versée jusqu’en 2022 par le Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et des consignations auprès duquel est centralisée une partie des encours du Livret A, cette compensation sera à compter de 2023, ainsi que le prévoit l’article 184 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023, portée par le budget général de l’Etat (mission « Economie »).
Le principe de cette compensation est prévu par la loi(3)et son montant pluriannuel - actuellement la période 2021-2026 - a été approuvé le 26 juillet 2021 par la Commission européenne au titre du régime des compensations de service d’intérêt économique général (SIEG).
2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|---|---|
Nombre d’actions | 35 186 153 | 40 275 255 | 80 309 149 | 80 309 149 | 80 309 149 |
Capital social (en euros) | 4 046 407 595 | 4 631 654 325 | 6 585 350 218 | 6 585 350 218 | 6 585 350 218 |
Détention La Poste | 100 % (1) | 100 % (1) | 100 % (1) | 100 % (1) | 100 % (1) |
(1) À l’exception de prêts d’une action à des membres du Conseil de surveillance. | |||||
Les actions composant le capital social ne font pas l’objet de nantissement.
La politique de distribution est fixée en concertation avec l’actionnaire et décidée en Assemblée générale sur proposition du Directoire.
Concernant la distribution de dividendes au titre des résultats 2019, celle-ci avait été initialement fixée pour un montant de 351 millions d’euros. Dans le contexte de crise sanitaire et économique et conformément aux recommandations énoncées par la BCE, La Banque Postale avait suspendu ladite distribution.
Pour la distribution de dividendes au titre des résultats 2020, La Banque Postale avait respecté les recommandations énoncées par la BCE, étant donc inférieure à 15 % des bénéfices cumulés des exercices 2019 et 2020 et ne dépassant pas 20 points de base du ratio CET1.
Le dividende versé en 2022 proposé au titre des résultats 2021 s’est établit à 1 542 millions d’euros. Il comprend un dividende de 45 % sur le RNPG 2021, correspondant à 286 millions d’euros, ainsi qu’à un rattrapage sur les dividendes au titre des résultats 2019 et 2020 suite à la levée des recommandations de prudence de l’autorité de supervision, soit 1 256 millions d’euros.
Le dividende proposé au titre des résultats 2022 s’établit à 476 millions d’euros et correspond à 45 % du RNPG de l’exercice conformément à la politique de l’entreprise en matière de distribution de dividendes.
Les dividendes distribués se présentent ainsi :
2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|---|---|
Distribution (en millions d’euros) | 327 | - | 171 | 1 542 | 476 |
La Banque Postale est née le 31 décembre 2005 de la transformation juridique d’Efiposte, entreprise d’investissement créée en 2000 afin d’assurer la gestion financière des encours de dépôts à vue de La Poste, et de sa volonté de créer une filiale à statut bancaire ayant la capacité de porter dans son bilan la totalité des dépôts de la clientèle d’une part, et les crédits d’autre part. En application de l’article 16 de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005, précitée, et de son décret d’application du 30 août 2005, La Poste, établissement public industriel et commercial (EPIC), a transféré à La Banque Postale, avec effet au 31 décembre 2005, l’ensemble des biens, droits et obligations de toute nature lié à ses services financiers, y compris les participations, à l’exception, le cas échéant, de ceux nécessaires aux activités qu’elle exerçait directement. À la suite de ces opérations, La Poste détient la totalité du capital de La Banque Postale (à l’exception du prêt d’une action au Président du Conseil de surveillance).
La loi dite « postale » de 1990 et révisée en 2010 a confié à La Poste quatre missions de service public dont l’accessibilité bancaire, exercée par sa filiale La Banque Postale. En application de l’article L. 518-25-1 du Code monétaire et financier, cette mission est encadrée et précisée par deux conventions conclues avec l’État : le contrat d’entreprise entre l’État et La Poste (2018-2022) et la convention entre l’État et La Banque Postale (2021-2026). À ce titre, La Banque Postale :
La Banque Postale devient actionnaire à 100 % de CNP Assurances à la fin du premier semestre 2022. A l'issue de l'offre publique d'achat simplifiée, lancée le 2 mai 2022 sur les actions minoritaires de CNP Assurances, La Banque Postale détenait 97,79 % du capital de CNP Assurances ce qui a permis le retrait de la cote le 20 juin 2022 ;
La Banque Postale devient Entreprise à mission : Après s’être dotée d’une raison d’être en juin 2021, La Banque Postale franchit une nouvelle étape de sa transformation en adoptant la qualité d’Entreprise à mission. Cette décision a été entérinée lors de l’Assemblée Générale des actionnaires de la banque qui s’est tenue le 23 février 2022. Elle réaffirme la volonté de La Banque Postale d’œuvrer pour « une transition juste » en intégrant au cœur de sa gouvernance plusieurs objectifs en matière d’impact environnemental et social. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec celle du Groupe La Poste, devenu également entreprise à mission en juin 2021.
Les taux indiqués dans le tableau ci-dessous sont les taux de détention du groupe La Banque Postale dans la filiale détenue. Pour le groupe CNP Assurances, il s'agit du taux de détention dans la société mère CNP Assurances SA.
Groupe La Banque Postale | |||
|---|---|---|---|
Bancassurance France | Bancassurance International | ||
La Banque Postale (1) | CNP Assurances – International | 100 % | |
Ma French Bank | 100 % | ||
La Banque Postale Consumer Finance | 100 % | ||
EasyBourse | 100 % | ||
SOFIAP | 66,00 % | ||
La Banque Postale Home Loan SFH (2) | 100 % | ||
SCI CRSF Métropole (2) | 100 % | ||
SCI Tertiaire Saint Romain (2) | 100 % | ||
CNP Assurances – France | 100 % | ||
La Banque Postale Assurance Santé | 51,00 % | ||
La Banque Postale Assurances IARD | 100 % | ||
La Banque Postale Prévoyance | 100 % | ||
La Banque Postale Conseil en Assurances | 100 % | ||
Banque patrimoniale et gestion d’actifs | Banque de financement et d’investissement | ||
Louvre Banque Privée | 100 % | La Banque Postale (1) | |
Louvre Banque Privée Immobilier Conseil | 100 % | La Banque Postale Leasing & Factoring | 100 % |
La Banque Postale Asset Management Holding | 75,00 % | La Banque Postale Collectivités Locales | 65,00 % |
La Banque Postale Asset Management | 75,00 % | La Banque Postale Home Loan SFH | 100 % |
Tocqueville Finance SA | 75,00 % | SCI CRSF Métropole (2) | 100 % |
SCI Tertiaire Saint Romain (2) | 100 % | ||
LBP Dutch Mortgage Portfolio 1 BV | 100 % | ||
LBP Dutch Mortgage Portfolio 2 BV | 100 % | ||
FCT Elise 2012 | 95,00 % | ||
HORS POLE | |||
115 K | 100 % | ||
(1) Société mère. (2) Entités affectées sur plusieurs métiers selon une répartition analytique. | |||
L’organigramme présenté n’inclut pas les entités destinées à être cédées ni les entités en dessous d’un seuil de détention de 1 %.
La structure de La Banque Postale est organisée autour de La Banque Postale, société mère à laquelle ont été apportées les activités des Services Financiers de La Poste : au cœur de l’activité de banque de détail, elle porte directement les acquisitions les plus récentes.
Détenue à 100 % par le groupe La Poste, La Banque Postale est à la fois client (notamment des branches Services-Courrier-Colis et Grand Public et Numérique) et fournisseur du Groupe, dont elle est la banque principale. Le groupe La Poste agit comme prestataire de services en mettant à la disposition de La Banque Postale des personnels qui agissent « au nom et pour le compte » de La Banque Postale.
Les relations entre La Banque Postale et La Poste s’inscrivent dans un cadre régi par des conventions de services, prévues par l’article 16 de la loi 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales précitées. Ce dispositif est composé d’un accord-cadre qui fixe les principes généraux et de responsabilité entre La Poste et La Banque Postale. Cet accord est complété par 15 conventions d’application réparties en cinq domaines :
Le personnel de La Poste, auquel recourt La Banque Postale, met en œuvre les politiques de La Banque Postale en son nom et pour son compte. Il a été habilité par La Banque Postale selon des règles spécifiques, nécessaires à l’exercice de l’activité bancaire, et exerce principalement les métiers de back office et middle office, la force de vente des offres bancaires, financières et d’assurance de La Banque Postale ainsi que des activités informatiques.
Les prestations de guichet sont effectuées par le réseau des bureaux de poste de la branche Grand Public et Numérique de La Poste et sont régies par des conventions définissant la nature des opérations à effectuer, leur tarif unitaire, leur mode de réalisation et les critères quantitatifs et qualitatifs de service.
L’organisation de La Banque Postale s’appuie donc sur :
Au total, près de 32 000 collaborateurs travaillent au nom et pour le compte de La Banque Postale (5). Pour plus de détails sur les collaborateurs, se référer au chapitre 2 - Déclaration de performance extra-financière (DPEF) – partie « Indicateurs Collaborateurs » - section 2.5.
L’environnement économique et réglementaire dans lequel La Banque Postale exerce ses activités est décrit dans les chapitres 4 et 6 du présent document.
Activité historique de La Banque Postale, la banque de détail propose des produits et des services bancaires à destination des clients particuliers (11) et personnes morales(12). Elle offre à ses clients une gamme de produits et services de banque et d’assurance complète et responsable. Détenant 100 % du capital de CNP Assurances à fin décembre 2022(13). La Banque Postale confirme son modèle de bancassureur en étant présente en assurance-vie, assurance de personnes et assurances de biens et de responsabilités.
Chiffres clés | |
|---|---|
70 % du PNB des métiers 64 % RNPG des métiers 483,9 Md€ d'encours d’épargne gérée 74,9 Md€ d'encours de crédits 5,7 Md€ d'encours de crédits à la consommation 10 millions(14) de clients particuliers actifs | |
La Banque Postale offre une gamme complète de produits et services à destination des clients particuliers et personnes morales(11) dans le domaine des dépôts et moyens de paiement, de l’épargne, des crédits (habitat et consommation), et de l’assurance.
La Banque Postale a renouvelé et élargi son offre à destination de ses clients jeunes avec des services d’accompagnement extra bancaires integrés dans Pass jeune, lancé en mai 2022. La Banque Postale s’est mobilisée par ailleurs pour la rentrée étudiante 2022-2023, en promouvant ses prêts destinés aux étudiants et apprentis.
Trois ans après son lancement, Ma French Bank atteint 600 000 clients (+41 % en un an) et poursuit son développement auprès des mineurs avec le lancement du compte WeStart 12-17 ans comme auprès des clientèles premium avec ses nouvelles formules haut de gamme. Les comptes Ma French Bank sont accessibles en ligne et dans les 7 000 bureaux de poste distributeurs. Ces résultats traduisent l’ambition de La Banque Postale de démocratiser la banque mobile sur l’ensemble du territoire et de répondre aux besoins d’une clientèle jeune à la recherche d’une offre simple et attractive.
L’accélération digitale de La Banque Postale se traduit également par le déploiement d’ambitieux programmes de digitalisation complete du crédit immobilier et des entrées en relation.
Chiffres clés | |
|---|---|
75,6 Md€ d’encours de dépôts à vue 68,8 Md€ d’encours de crédits immobiliers 5,7 Md€ d'encours de crédits à la consommation | |
La Banque Postale agit quotidiennement pour l’accompagnement des clients en situation de fragilité financière. En adoptant une définition inclusive de sa clientèle en situation de fragilité financière, La Banque Postale a renforcé ses actions en faveur de ses clients les plus modestes ou rencontrant des difficultés financières passagères. Elle détient ainsi la part la plus importante de cette clientèle avec 1,7 million de clients en situation de fragilité financière, sur les 4,1 millions de clients financièrement fragiles que l’Observatoire de l’inclusion bancaire a recensés à fin 2021. Ces clients bénéficient du plafonnement des frais d’incidents bancaires à hauteur de 25 euros maximum par mois. Depuis le 1er novembre 2020, date d’entrée en vigueur du décret n° 2020-889 du 20 juillet 2020, La Banque Postale a fait évoluer sa définition de la fragilité financière et a accéléré la détection et le plafonnement des frais d’incidents, notamment pour tout client ayant 5 incidents sur un mois donné ou 5 incidents en moyenne par mois pendant 3 mois, et dont les revenus sont estimés inférieurs au SMIC Brut. Conformément à ses engagements de transparence et de lisibilité pour ses clients, La Banque Postale publie ses critères de fragilité financière sur son site institutionnel et les met à jour en cas d’évolution.
Les actions de promotion de la formule de compte dite « Simplicité », offre dédiée à cette clientèle qui bénéficie d’un tarif attractif (2,30 euros par mois), ont permis de poursuivre l’équipement de ses clients fragiles. La formule de compte « Simplicité » représente plus de 292 734 clients détenteurs à fin décembre 2021, en croissance de 45 % sur un an. Ces clients bénéficient d’un plafonnement de frais d’incidents bancaires plus avantageux, de 20 euros par mois et 200 euros par an comme les détenteurs du service bancaire de base dans le cadre de la procédure de droit au compte. Grâce à un dispositif d’accompagnement complet, les clients fragiles de La Banque Postale disposent d’une offre de services variée allant d’ateliers de formation aux usages bancaires en ligne, à travers son plan d’inclusion bancaire par le numérique, jusqu’à un accompagnement bancaire et budgétaire à distance grâce à un service dédié, l’Appui. Les conseillers du réseau bancaire suivent une formation obligatoire et réglementaire afin d’accompagner au mieux ces clients.
En septembre 2021 a été lancé le programme relationnel Atout Simplicité, pour accompagner ses clients en cas de coup dur, en leur proposant un bouquet d’offres et de services adaptés à leur situation. En matière d’équipement, 4 univers de besoins sont couverts par le programme afin de répondre aux besoins essentiels des clientèles fragiles à moindre coût :
En complément de l’accompagnement budgétaire proposé par l’Appui, et du bouquet d’offres et de services dédiés, La Banque Postale incite ses clients à télécharger les applications "Pilote Budget" et "Pilote Dépenses", afin de les rendre progressivement autonomes dans leurs usages digitaux et dans la gestion de leur budget au quotidien. Depuis février 2022, pour les clients plus autonomes dans leurs usages digitaux, La Banque Postale fait également la promotion de l’application BGV « Budget Grande Vitesse », en partenariat avec Cresus, qui permet une meilleure gestion budgétaire, et une détection des aides sociales auxquelles le client serait éligible.
Le partenariat social innovant avec Créa-Sol, l’institut de microfinance de distribution du microcrédit personnel en France, a permis d’accélérer ces dernières années le développement de microcrédit personnel pour les personnes exclues du crédit classique. En effet, le développement par Créa-Sol d’un réseau d’associations partenaires engagées en faveur de l’inclusion bancaire sur tout le territoire a permis à un nombre croissant de micro-emprunteurs de bénéficier de cette solution de financement pour leur projet d’insertion sociale et professionnelle. Ces associations, en charge de l’instruction et de l’accompagnement des micro-emprunteurs, bénéficient d’une solution d’instruction et de gestion des microcrédits 100 % digitale, permettant de réduire notablement les délais d’octroi du microcrédit personnel pour les micro-emprunteurs. Le contexte de la crise sanitaire en 2020 a entraîné un ralentissement significatif de la montée en charge de ce dispositif du fait d’une baisse de la demande et de la moindre capacité des associations à l’instruire. Depuis mai 2022, les chargés de clientèle de la plateforme de l’Appui sont progressivement formés à l’instruction des dossiers de microcrédits personnels.
Dans le prolongement de ses actions en faveur de l’inclusion bancaire par le numérique, La Banque Postale a renouvelé ses partenariats avec quatre acteurs – la start-up sociale WeTechCare et les réseaux des PIMMS (Point information médiation multiservices) et de FACE (Fondation agir contre l’exclusion) – la start-up sociale Konexio, spécialisée dans l’inclusion numérique des populations migrantes qui a élargi son champ d’action aux personnes en situation de précarité et d’illectronisme Pour sensibiliser et former massivement le réseau des aidants numériques, La Banque Postale et WeTechCare ont lancé la 1ère communauté dédiée à l’inclusion numérique financière dont l’objectif est de soutenir le passage à l’action (organisation d’ateliers dédiés à l’inclusion numérique bancaire, contenus pédagogiques, tutos formations etc) qui souhaitent accompagner les usagers éloignés des usages bancaires numériques. Elle a également pour ambition de devenir un lieu d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre acteurs de l’accompagnement digital et accompagnement budgétaire.
Enfin, pour accélérer son dispositif de prise en charge à distance via le 3639, et être le plus en amont possible des difficultés financières de ses clients, La Banque Postale forme progressivement, et ce depuis septembre 2022, plus de 350 conseillers relation clients dédiés aux dispositifs d’offres et d’accompagnement de ses clients en situation de fragilité financière.
Cette mission garantit un accès universel et non discriminant à des services bancaires gratuits, simples et indispensables pour des personnes exclues de la bancarisation traditionnelle et qui ont des besoins spécifiques.
Le Livret A de La Banque Postale est l’instrument de cette accessibilité bancaire, en raison de son universalité, de sa simplicité d’accès et de fonctionnement ainsi que de son caractère sécurisant. Au titre de cette mission, La Banque Postale a des obligations spécifiques en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A, en particulier les obligations d’ouverture à toute personne qui en fait la demande (principe dit « d’universalité » du Livret A) et de permettre le retrait et le versement d’espèces à partir de 1,5 euro ainsi que la réalisation de certaines opérations essentielles (telles que les virements de prestations sociales et prélèvements de loyers HLM et factures d’eau, de télécommunications - téléphone et Internet (17), de gaz ou d’électricité).
Pour assurer cette mission, La Poste et La Banque Postale proposent sur l’ensemble du territoire un dispositif d’accueil et de conseil qui garantit une accessibilité réelle. Au-delà de ces prestations, elles ont développé un écosystème d’accompagnement humain comprenant une large gamme de services – traduction, conseil budgétaire, conventions avec des associations – destinés à faciliter l’insertion sociale et financière des personnes non bancarisées et/ou dont la situation limite la bancarisation traditionnelle.
En tant que service d’intérêt économique général, cette mission et sa compensation financière font l’objet d’une notification à la Commission européenne. Dans ce cadre, la Commission européenne a approuvé le 26 juillet 2021 la compensation de service public accordée à La Banque Postale afin de garantir l’accessibilité bancaire via le Livret A.
À partir de l’observation de leurs comportements et usages, La Banque Postale évalue à 1,4 million (18) le nombre de clients entrant dans le champ de l’accessibilité bancaire.
La Banque Postale propose des produits d’assurance capables d’accompagner au mieux ses clients à chacun des moments de leur vie. Elle s’appuie pour ce faire sur l’expertise de CNP Assurances (détenue à 100 % (19)) et de ses filiales spécialisées en assurance non-vie.
CNP Assurances : | |
|---|---|
19,3 Md€ de chiffre d’affaires 15,2 Md€ de chiffre d’affaires Épargne/Retraite 4,1 Md€ de chiffre d’affaires Prévoyance/Protection | |
Filiales LBP AssuranceS non-vie : | |
1,1 Md€ de chiffres d’affaires 4,5 millions de contrats | |
A la faveur d’une offre publique d’achat simplifiée, en 2022 l’acquisition des minoritaires de CNP Assurances par La Banque Postale, son partenaire de distribution majeur en France, a renforcé l’alignement d’intérêts entre les deux entités. CNP Assurances devient le vecteur assurantiel unique de La Banque Postale avec une offre complète d’assurance des personnes et des biens. Au-delà, le multi-équipement des clients de la Banque représente un important potentiel de croissance sur un marché français très mature et concurrentiel.
Ce rapprochement conforte en France le développement reposant sur un modèle multi-partenarial et en modèle ouvert.
En France, le marché de l’assurance-vie et capitalisation reste concentré et dominé par les bancassureurs qui devancent les assureurs traditionnels et les mutualistes. En 2021, les cinq premiers acteurs, dont CNP Assurances, détenaient plus de 52 % du marché. CNP Assurances est le deuxième acteur en assurance-vie avec 11 % du marché, stable par rapport à 2020.
Sur le marché de la gestion privée, CNP Assurances développe des offres innovantes pour de multiples partenaires distributeurs (banques privées et à réseaux, family offices, sociétés de gestion privée, courtiers, conseillers en gestion de patrimoine indépendants).
CNP Assurances est également présent sur le marché de la retraite supplémentaire à travers Arial CNP Assurances, filiale commune avec AG2R La Mondiale. Arial CNP Assurances est le seul assureur dédié à la retraite supplémentaire en France avec plus de 1 million d'assurés, 18 114 entreprises et 18,7 milliards d’euros d’encours à fin 2021(25). Spécialiste de la retraite collective, elle accompagne les entreprises en matière de stratégie sociale et d’engagements de très long terme. Elle conçoit, commercialise et gère tout type de dispositif : plan d’épargne retraite, régimes à prestations définies, assurance-vie collective article 82, gestion/externalisation des passifs sociaux.
CNP Assurances est le leader en France sur le marché de plus en plus atomisé de l’assurance emprunteur. CNP Assurances est partenaire de 204 établissements financiers, courtiers, acteurs de l’économie sociale et mutuelles, qui proposent des assurances de CNP Assurances et des assurances individuelles. CNP Assurances offre un large choix de garanties (décès, incapacité de travail, invalidité, perte d’emploi, budget, services d’accompagnement ou d’assistance) qui assurent une protection élargie des emprunteurs en cas de coups durs. Les parcours digitalisés en souscription comme en prestation offrent aux assurés un accès multicanal et simplifient leurs opérations. CNP Assurances est en pointe sur les sujets d’inclusion et d’assurabilité des emprunteurs, notamment via ses actions au sein de la Commission AERAS(27).
Sur le marché de la prévoyance collective, CNP Assurances a été l’un des premiers assureurs à se préoccuper des enjeux de dépendance. Elle est l’un des leaders en dépendance collective avec 54 % du marché, en 5ème position (stable vs 2020, en dépendance individuelle avec 9 % du marché (1er avec 23 % yc LBP Prévoyance) (28). CNP Assurances propose une gamme de produits à adhésion obligatoire ou facultative, permettant d’anticiper les besoins financiers et d’accompagnement en cas de perte d’autonomie. MFPrévoyance, détenue à 100% par CNP Assurances depuis 2021, porte les offres destinées aux agents du service public. Elle se développe pour répondre aux opportunités créées par la réforme de la Protection sociale complémentaire des fonctionnaires.
La Banque Postale Prévoyance, filiale à 100 % de La Banque Postale, est présente sur les marchés de l’assurance prévoyance individuelle et collective.
En assurance individuelle, elle dispose d’une gamme complète de produits couvrant l’ensemble des besoins en matière de protection contre les aléas de la vie (temporaire décès, obsèques, dépendance) et offrant une large gamme de services complétant les prestations financières. L’exhaustivité de sa gamme est commercialisée via les canaux de distribution de La Banque Postale. En assurance collective, La Banque Postale Prévoyance exerce une activité de coassurance et de réassurance de contrats d’assurance emprunteurs.
En 2022, le chiffre d’affaires réalisé par La Banque Postale Prévoyance s’élève à 453 millions d’euros (hors CNP Assurances). La Banque Postale Prévoyance compte près de 2,2 millions de contrats en portefeuille à fin 2022.
La Banque Postale est présente sur le marché de l’assurance-santé collective via CNP Assurances, qui propose des couvertures complémentaires aux collectivités locales et aux entreprises. Elle réassure également les mutuelles et institutions de prévoyance.
Elle est également présente sur le marché de l’assurance-santé à travers La Banque Postale Assurance Santé (détenue à 51 % par La Banque Postale, 35 % par La Mutuelle Générale et 14 % par Malakoff Médéric), dont l’activité repose essentiellement sur des offres d’assurance complémentaire santé et d’assurance en cas coups durs protégeant lors de la survenance d’une maladie grave, distribuée par les réseaux de La Banque Postale.
En 2022, le chiffre d’affaires de La Banque Postale Assurance Santé s’élève à 91 millions d’euros (hors CNP Assurances). La Banque Postale Assurance Santé affiche près de 170 000 contrats en portefeuille à fin 2022.
La Banque Postale Assurances IARD, désormais filiale à 100 % de La Banque Postale, depuis le rachat des parts de Groupama en 2020, propose une gamme d’assurances de dommages aux particuliers. Des assurances automobile, multirisques habitation, protection juridique, garantie accident de la vie, protection des appareils nomades, extension de garantie des appareils de la maison et assurance moyens de paiement sont ainsi proposées aux clients via le dispositif de distribution omnicanal de La Banque Postale (téléphone, internet et bureaux de poste).
Sur un marché très concurrentiel et en faible croissance, La Banque Postale Assurances IARD affiche près de 2,2 millions de contrats en portefeuille à fin 2022. Le chiffre d’affaires, quant à lui, s’élève à 585 millions d’euros.
La Banque Postale et CNP Assurances accordent une attention particulière aux services intégrés à leurs offres, tant pour leurs partenaires que pour les assurés, et s’appuient sur des filiales dédiées à l’accompagnement des personnes
Au sein du groupe Assuristance, Filassistance International développe une offre de services à la personne qui combine le digital et la relation humaine grâce à un réseau de 10 000 prestataires. Plus de 8 millions de personnes peuvent bénéficier de ses prestations via leur contrat. Par ailleurs, Filassistance intervient comme assisteur dans le domaine des biens et contribue ainsi à l’offre d’assurance IARD du Groupe. Depuis novembre 2022, Filassistance international est filiale à 100% de CNP Assurances à la suite de l’acquisition de la participation minoritaire de Swiss Life France. Cette opération s’inscrit dans l’ambition de développement multipartenarial de CNP Assurances, en cohérence avec sa raison d’être et sa stratégie visant à apporter au plus grand nombre des solutions qui protègent et facilitent tous les parcours de vie.
Lyfe est la plateforme digitale de services et de conseils en santé, bien-être et bien vieillir de CNP Assurances. Elle complète la protection sociale des adhérents et des salariés de ses partenaires mutuelles, courtiers et entreprises. Son offre – prévention, coaching bien-être, aide aux aidants, téléconsultation 7j/7 et 24h/24, accès à des réseaux de santé en moins de 72h – facilite l’accès aux soins et la préparation de la retraite.
Détenant désormais 100 % du capital de CNP Assurances (29) , La Banque Postale dispose d’une présence importante à l’international puisqu’elle y réalise 18 % de son produit net bancaire des métiers. En cohérence avec le plan stratégique 2030, La Banque Postale a pour objectif d’accroître la part de ses activités réalisées à l’international en accélérant notamment le développement du modèle multipartenarial de CNP Assurances.
Grâce à ce modèle multipartenarial, CNP Assurances conçoit et distribue notamment des produits d’assurance-vie épargne/retraite et d’assurance emprunteur et déploie en particulier ces activités en Europe et en Amérique du Sud.
Chiffres clés | |
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18 % du PNB des métiers 19 % RNPG des métiers 16,8 Md€ de chiffre d’affaires 18 pays d’implantation à l’international | |
Développement du modèle à deux jambes au travers ses partenariats et le modèle ouvert de ses filiales internationales
Le développement du groupe CNP Assurances à l’international s’appuie également sur une double approche, multipartenariale et en modèle ouvert. Active dans 16 pays d'Europe(30), CNP Assurances est le 5ème assureur européen (31). L’Amérique latine, notamment le Brésil, est un autre continent de développement conforté en 2022.
Le partenariat de long terme entre CNP Assurances et UniCredit, noué à travers leur filiale commune CNP UniCredit Vita, court jusqu’en 2024, et couvre le centre, le sud de l’Italie, la Sardaigne et la Sicile avec une gamme complète de produits d’assurance de personnes.
Il est renforcé en 2022 par la poursuite par CNP Assurances de la rationalisation de l’actionnariat de ses co-entreprises italiennes, cédant à UniCredit 6,5 % des actions de CNP UniCredit Vita S.p.A. et lui rachetant celles qu’il détenait dans CNP Vita Assicura S.p.a.
CNP Assurances est devenue le cinquième assureur sur le marché italien de l’assurance-vie(28).
Le périmètre total d’acquisition en 2021 et 2022 en Italie porte sur un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros et des encours cumulés de 24,2 milliards d’euros (données à fin 2021). Il offre un ensemble de produits d’épargne et de protection à la fois compétitifs et innovants avec un rendement des fonds parmi les meilleurs du marché italien. La distribution de l’offre est diversifiée, s’appuyant à la fois sur des partenariats de bancassurance et des réseaux de conseillers financiers visant une clientèle patrimoniale. A fin octobre 2022, la part de marché(32) de CNP Assurances en Italie a ainsi progressé de 6 points et atteint 8,5%.
La part des filiales italiennes dans le chiffre d’affaires représente 47 % des activités à l’international.
CNP Assurances a signé un accord de distribution exclusif de long terme avec Santander Consumer Finance ainsi que l’acquisition de 51% de ses filiales d’assurance vie et non-vie en 2014. CNP Santander Insurance opére dans 12 pays d’Europe (Allemagne, Pologne, Italie, Espagne, Autriche, Portugal, Norvège, Suède, Danemark, Finlande, Belgique et Pays Bas) et offre des produits d'assurance conçus pour protéger les clients contre les événements indésirables de la vie tels que le décès, l'invalidité et le chômage. L’Allemagne représente son plus gros chiffre d’affaires. Ses autres marchés – notamment le Portugal, où elle vient de lancer ses activités début 2022 – présentent quant à eux un potentiel certain.
Santander Consumer Finance dispose d’un réseau de distribution multicanal incluant des partenariats avec des concessionnaires/constructeurs automobiles, des magasins, la grande distribution, des agences spécialisées dans le crédit à la consommation, ainsi que des canaux de vente directe.
Au Brésil :
L’activité de CNP Assurances au Brésil se développe en partenariat avec Caixa Econômica Federal (CEF), 2ème banque publique du pays, qui joue un rôle social et économique majeur auprès de la population brésilienne et est implantée sur tout le territoire.
Particulièrement active sur ses marchés, la filiale est, à fin novembre 2022, le troisième assureur brésilien(33) avec 10,4 % de part de marché, le 3ème assureur retraite avec 20,9 % de part de marché et le 4ème en assurance emprunteur consommation avec 11,1 % de part de marché. Elle est également le 7ème assureur en prévoyance (27) avec 5,4 % du marché.
CNP Seguros Holding conserve sa place de leader en assurance emprunteur immobilier avec 44,3 % de part de marché à fin novembre 2022 (versus 52,7 % en novembre 2021).
Sur un marché très concentré, la part du Groupe s’établit à 11,6 % à fin novembre 2022 versus 13,5 % en novembre 2021.
CNP Assurances a annoncé, en septembre 2022, poursuivre son développement multipartenarial à l’international en faisant l’acquisition de 5 entités supplémentaires au Brésil, permettant de commercialiser des produits de prévoyance-santé, soins dentaires, épargne et consórcio.
Ces acquisitions, finalisées entre décembre 2022 et février 2023, assoient la présence de CNP Assurances au Brésil, en s’appuyant sur ses partenariats de long terme et son modèle de distribution ouvert renforcés.
La création de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) début 2022 a été une étape structurante avec le renforcement de la gouvernance personnes morales centrée sur le client et appuyée par les expertises produits, financements spécialisés et transaction banking en particulier.
La BFI poursuit son objectif de croissance ciblée et rentable sans oublier ses racines citoyennes qui constitue un axe de développement majeur. La constitution d’un Hub Sustainable banking avec des banquiers experts, va permettre d’accélérer la dimension RSE de la BFI au niveau de l’offre produit et de l’accompagnement des clients en termes de transition juste.
Avec l’arrivée de plus de 300 personnes en 2022, la BFI renforce également son activité originate to share to distribute ainsi que son ancrage territorial avec des banquiers de financements spécialisés en région. Elle crée également un coverage dédié aux institutions financières qui va permettre de capitaliser sur l’ensemble des forces du groupe La Banque Postale avec CNP Assurances et LBP AM.
Chiffres clés | |
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10 % du PNB des métiers 11 % RNPG des métiers 8 500 clients personnes morales et acteurs publics locaux 43,8 Md€ d'encours de financement total 75 émissions obligataires auxquelles la BFI a participé | |
La Banque Postale a placé l’engagement citoyen au cœur de sa raison d’être et de son modèle d’affaires d’entreprise à mission. Cela s’applique naturellement à la BFI qui se développe avec cette mission citoyenne afin d’accompagner ses clients à s’adapter aux changements climatiques tout en favorisant une transition éthique et inclusive.
En finançant des services essentiels à la population, la BFI citoyenne agit durablement pour la réduction des fractures territoriales et pour la vitalisation des territoires, soutient la transition énergétique, la biodiversité et la mobilité verte et est partenaire de référence des acteurs de la santé, de la protection sociale et du logement social.
En 2022, la BFI a poursuivi son soutien à la souveraineté de notre économie en élargissant encore son domaine d’intervention à l’agro-alimentaire, à l’industrie décarbonée.
La BFI est également exemplaire dans son organisation interne et son empreinte carbone, avec plus de 1 000 collaborateurs pleinement engagés dans la RSE.
En matière d’offres, la salle de marché fait bénéficier ses clients de placements ESG performants. Les prêts verts ont rencontré un vif succès, et la création début 2022 du Hub Sustainable Banking permet à la BFI de proposer à ses clients un accompagnement sur mesure pour la rédaction de frameworks ESG, l’émission d’obligations ESG, plus largement un conseil RSE via des banquiers experts qui sont également responsables de l’offre prêts verts, prêts sociaux et crédits à impact.
La BFI est leader dans le financement des collectivités locales et des hôpitaux publics. Elle agit en partenariat avec SFIL/CAFFIL au travers du mécanisme Originate to distribute, CAFFIL portant à son bilan les encours de crédits de moyen et long termes cédés par La Banque Postale. Parce que les collectivités locales jouent un rôle de premier plan dans la transition énergétique, La BFI a développé une offre de financements responsables en format bancaire (prêt vert) et obligataire (green/sustainable bond) destinée à financer les projets écologiques (assainissement, gestion des déchets, mobilité douce, énergie renouvelable…). En octobre 2022, elle a enrichi son offre avec des prêts sociaux visant à financer des projets ayant un impact positif sur la société comme l’éducation, la santé ou la cohésion des territoires, accessibles dès 300 000 euros.
En 2022, elle a également lancé un service d’accompagnement à la recherche et à la gestion de subventions, Subzen, de manière à optimiser le plan de financement des collectivités locales.
Son accompagnement très volontaire du secteur de la Santé se poursuit encore en 2022 après les offres « Covid 19 » qui ont répondu aux besoins urgents liés à la crise sanitaire, avec des financements de travaux d’amélioration des soins, de matériel biomed, d’humanisation d’EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), de placements et de flux, la BFI accompagne les hôpitaux publics, les associations médico-sociales, les CLCC (Centre régional de lutte contre le cancer) pour contribuer à la mise en œuvre du plan Ségur(35).
Banque de 8 bailleurs sociaux sur 10(36), ce qui représente 90 % du parc de logement social (5,3 millions de logements sociaux(37)), La Banque Postale est un acteur majeur sur le marché du Logement Social et propose une offre globale allant de la gestion des flux et des placements (solutions d’encaissement des loyers, Livret A…) jusqu’aux solutions de financement à court et long terme, bancaire et obligataire.
Forte de son ancrage territorial, elle est également un partenaire bancaire de premier ordre de l’économie mixte et de l’économie sociale et solidaire œuvrant pour l’intérêt général et déployant les politiques publiques d’aménagement, de transport et d’éducation.
Au-delà de ces activités bancaires, La Banque Postale agit également auprès des collectivités locales en matière d’action sociale, via sa filiale Domiserve, et ce, sur trois plans : le financement (émission de Cesu préfinancés, outil de règlement des services à la personne), la gestion des plans d’aide et l’organisation de prestations de services à la personne. Domiserve gère les dispositifs d’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et la PCH (prestation de compensation du handicap). L’acquisition en 2021 d’Hippocad, qui offre des solutions de télégestion des aides pour le maintien à domicile, vient renforcer le positionnement de Domiserve.
Clientèle au cœur des ambitions de développement de la BFI, La Banque Postale compte actuellement plus de 11 900 clients PME/ETI et 53 % des sociétés du CAC 40, 45 % du SBF 120.
Banque citoyenne, pleinement engagée dans la transition juste, La Banque Postale propose une offre complète de solutions bancaires et d’ingénierie financière sur mesure, afin de soutenir l’investissement productif, l’innovation écologique, sociale et technologique.
La Banque Postale poursuit ainsi le développement d’une gamme de financements bancaires responsables (prêts verts et sociaux, crédits à impact). Son équipe du Hub Sustainable Banking accompagne également les projets des clients à vocation sociale ou environnementale : conseil et structuration ESG ou émissions d’obligations durables. Un bouquet de services spécifiques est également proposé pour mesurer l’empreinte carbone des entreprises et monétiser les certificats d’économie d’énergie. Par ailleurs, dans un contexte économique difficile : conflit ukrainien, hausse des taux et, plus généralement, face à la situation inflationniste, La Banque Postale accompagne les entreprises dans la sécurisation de leur modèle d’affaires : financement du cycle d’exploitation, Prêt Participatif Relance, sécurisation des flux, valorisation de la trésorerie excédentaire, couvertures de taux et de change, LBO.
La Banque Postale a pour ambition d’accompagner ses clients Entreprises sur l’ensemble des métiers de la banque tant en cash management, où elle occupe des positions fortes sur le cash et la monétique que sur les financements : des financements classiques « relationnels » destinés à financer les besoins généraux de ses clients aux financements spécialisés et structurés (financement des postes clients/fournisseurs via l’affacturage, financements sous forme de crédit-bail matériel ou immobilier, financements d’actifs, de projets, d’opérations d’acquisition, d’opérations à effet de levier, structurés immobiliers) en passant par les financements de marchés (financements obligataires, placements privés). La BFI apporte également à ses clients entreprises son expertise sur les opérations de couverture des risques de taux et de change et de placements grâce à sa salle des marchés et son expérience en structuration d’opérations à caractère ESG via son Hub SustainableBanking destiné à la structuration de financements ad hoc avec pour ambition de promouvoir la mise en œuvre de politiques ambitieuses de responsabilité sociétale au sein des entreprises.
Avec une équipe spécialement dédiée au sein de sa BFI, La Banque Postale accompagne les institutions financières regroupant les banques, prestataires et établissements de paiements, assurances, mutuelles, caisses de retraite, asset managers et fonds. Présente de longue date auprès de cette clientèle, La Banque Postale en fait un axe de développement majeur pour les prochaines années. Pour ce faire et afin de répondre aux mieux à leurs besoins spécifiques, la BFI souhaite renforcer les activités de placement, de prêt et emprunt de titres et instruments de couverture avec la salle de marchés, les financements structurés obligataires ou bancaires et poursuivre le développement des activités cash management.
La Banque Postale met son expertise au service de ses clients entreprises, acteurs de l’économie sociale, secteur public local et institutions financières. Celle-ci est portée par une équipe de producteurs et de structureurs organisés par ligne de métier.
La création de la BFI de La Banque Postale s’est également traduite par celle de la nouvelle Direction Transaction Banking, regroupant les experts technico-commerciaux et les experts produits avec pour ambition d’approfondir la relation flux avec l’ensemble des clients de la BFI. Dans cet objectif, un ambitieux programme a été lancé visant à capitaliser sur le savoir-faire historique de la Banque Postale - notamment sa capacité à délivrer des solutions innovantes et une qualité de service sur mesure en matière de gestion des flux monétiques et sa large palette d’offres d’encaissement sur un vaste réseau de plus de 7 000 bureaux de poste - tout en complétant sa gamme d’offre et en digitalisant ses processus. Le Transaction Banking a également intégré au cœur de sa stratégie la filiale eZyness (Etablissement de Paiement et de Monnaie Electronique pleinement détenu par la LBP) dont l’expertise et l’agilité technique alliées aux atouts de la BFI répondront aux nouvelles attentes et cas d’usage client (encaissement pour compte de tiers, omnicanalité, …) en proposant des solutions innovantes comme par exemple des offres d’encaissement déclinables en fonction des besoins, des iban virtuels, des offres cartes plus digitales, etc...
Avec sa gamme de crédits court terme (découvert, lignes de trésorerie, RCF…) et moyen long terme, la BFI adresse l’ensemble des besoins de financement de ses clientèles allant du besoin de trésorerie court terme aux besoins de crédits pour des projets longs allant jusqu’à plus de 20 ans.
La Banque Postale a développé avec les activités de DCM (Debt Capital Markets) et son expertise en matière d’origination d’émissions obligataires et/ou de placements privés pour ses clients entreprises, secteur public local, banques, institutions financières ainsi qu’une capacité à syndiquer ses expositions de crédits auprès de banques, d’investisseurs obligataires ou d’assureurs. Comme déjà démontré dans plusieurs opérations emblématiques pour la banque, le développement de sa capacité de structuration, de syndication et de distribution sur les marchés de capitaux lui permet de conforter son rôle dans l’arrangement, la prise ferme et la syndication de tout ou partie des opérations significatives de ses clients. La Banque Postale propose également un accompagnement sur mesure pour les émission d’obligations thématiques via des équipes dédiées qui sont également responsables de l’offre de nouveaux produits à destination de la clientèle de la Banque de Financement et d’Investissement, de l’offre prêts verts et des crédits à impact.
Les activités de Structuration / Syndication comprennent également le pôle Whole Loan Titrisation. Ce dernier comprend les activités de financement de ses clients (Financial Institution Groups essentiellement) par voie de mobilisation de portefeuilles de créances granulaires (prêts à l’habitat, crédits consommation).
L’offre de financements spécialisés se décline en une gamme de solutions de financements complexes.
L’offre de financements structurés comprend l’origination, la structuration et l’exécution d’opérations de dette structurée corporate ou de dette destinée à financer des opérations de LBO, l’exécution d’opérations de financement de fonds d’investissement notamment de type capital calls, l’investissement dans des actifs de dette privée corporate, ou encore l’exécution d’opérations d’échange de collatéral structurées avec des contreparties bancaires de premier rang, sécurisées par des portefeuilles d’actifs financiers diversifiés.
L’offre Financement d’Actifs et Projets permet de proposer des solutions de financement spécifiques portant sur des actifs de taille ou de nature justifiant une transaction sur mesure (avions, bateaux, hélicoptères, trains), d’actifs industriels, des projets publics et d’infrastructure, d’énergies renouvelables, de certaines créances étatiques ou de collectivités locales (via cession Dailly), ou encore sur des investissements avec garantie publique totale ou partielle dans le cadre d’exportations (crédit export).
L’offre de financements immobiliers comprend le crédit-bail immobilier, les financements hypothécaires, les financements garantis par fiducie, le financement de la promotion immobilière, en particulier en crédit et par émission de garanties financières d’achèvement, soit directement, soit par l’intermédiaire d’autres partenaires bancaires. L’ensemble de ces financements, à destination des personnes morales publiques ou privées peut être réalisé pour le compte d’investisseurs ou d’utilisateurs.
L’offre de Leasing est composée du crédit-bail mobilier et de la location financière (solutions de financement locatif des biens d’équipement professionnels) à destination des personnes morales publiques ou privées ; ils concernent tous types d’actifs mobiliers avec ou sans option d’achat en fin de contrat) ainsi que le crédit-bail mobilier vert qui s’appuie sur les critères de la taxonomie européenne. Cette offre est complétée, par la cession de contrat (solution de financement permettant d’acquérir un matériel et son contrat de location), la cession de créances locatives (transmission de la propriété d’une chaine de loyer à un bailleur) et le financement de logiciels.
Le Factoring englobe des offres d’affacturage et d’affacturage inversé et s’articule autour de trois expertises clefs : financement de la trésorerie (gestion des postes clients, fournisseurs, et stocks) ainsi que les services associés à la gestion du poste clients (sécurisation, relance, recouvrement, etc.).
Ce pôle regroupe les activités du pôle banque privée (Louvre Banque Privée) ainsi que celle des sociétés de gestion d’actifs (La Banque Postale Asset Management et Tocqueville Finance).
Chiffres clés | |
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3 % du PNB des métiers 6 % du RNPG des métiers 71 Md€ d'encours sous gestion (Louvre Banque Privée, LBP AM et Tocqueville Finance) | |
La Banque Postale poursuit sa diversification avec la création de son pôle banque privée conjuguant, autour de BPE renommée Louvre Banque Privée, une expertise-métier reconnue et un ancrage territorial singulier. Ce nouveau modèle permet depuis le 1er juillet 2022, de proposer une offre de produits et services adaptée aux besoins de tous les clients patrimoniaux du groupe La Banque Postale, chez Louvre Banque Privée mais également dans le réseau La Banque Postale.
À fin 2022, Louvre Banque Privée détient plus de 65 600 clients patrimoniaux, en progression de 2,6 % sur un an. Les clients patrimoniaux font confiance à La Banque Postale et à Louvre Banque Privée pour constituer, développer et gérer leur patrimoine. Pour chaque client, en fonction de ses besoins, est proposée une relation individualisée avec un conseiller expert de La Banque Postale ou un banquier privé chez Louvre Banque Privée.
Les offres de produits et services sont sur mesure et à forte valeur ajoutée, tant sur les solutions de financements que sur la diversification de l’épargne globale en s’appuyant sur ses 5 pôles d'expertises : l’ingénierie patrimoniale, la gestion de fortune, la gestion sous mandat socialement responsable, les solutions de financement et l’investissement immobilier. Fidèle à ses valeurs citoyennes, Louvre Banque Privée propose à ses clients des offres socialement responsables, comme la gestion sous mandat labélisée 100 % ISR depuis 2021, des EMTN (Euro Medium Term Note) avec des sous-jacents ESG, des green bonds et des groupements forestiers d’investissement.
Chiffres clés | |
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65 600 clients patrimoniaux 15 Md€ d’encours sous gestion (+6,5 %) 8,3 Md€ d'encours d'épargne sous mandat (+2,7 %) 98 espaces Louvre Banque Privée dans les bureaux de poste | |
Cette activité regroupe les sociétés de gestion d’actifs pour compte de tiers qui proposent des expertises permettant à La Banque Postale d’offrir à ses clients particuliers, personnes morales et Institutionnels une gamme complète de produits d’épargne et d’investissement couvrant les marchés financiers traditionnels mais également des classes d’actifs plus diversifiées. La gestion d’actifs comprend les activités de la filiale La Banque Postale Asset Management (LBP AM).
Chiffres clés | |
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55,8 Md€ d’actifs sous gestion chez LBP AM 105 fonds LBP AM labellisés ISR public, avec sa filiale Tocqueville Finance, la plaçant 1ère société de gestion en France en nombre de fonds labellisés ISR 3,6 Md€ d’actifs gérés par Tocqueville Finance, hors délégation de gestion LBP AM | |
Face aux menaces que sont le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, les urgences environnementales et sociales, ainsi que les tensions dans les chaînes d’approvisionnement, énergétique et alimentaire notamment, faire le choix d’un investissement responsable est aujourd’hui plus pertinent que jamais, voire une nécessité. Pour répondre à tous ces enjeux, La Banque Postale Asset Management (LBP AM), en sa qualité d’expert de l’ISR, propose à ses clients de devenir acteurs d’une finance durable en les accompagnant dans la diversification de leurs actifs via une gamme complète de produits et de services adaptés à leurs objectifs.
Fruit d’une analyse financière exigeante et d’une analyse extra-financière issue d’une méthodologie propriétaire et novatrice, l’offre à forte valeur ajoutée de LBP AM repose sur quatre pôles d’investissement.
Forte d’un actionnariat solide - à hauteur de 75 % par La Banque Postale et de 25 % par Aegon Asset Management, LBP AM gère, avec sa filiale Tocqueville Finance, près de 56 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2022. Après avoir obtenu le label d’État ISR sur près de 100 % de ses fonds éligibles, LBP AM est désormais engagée dans le développement d’une finance à contribution positive : fonds de dette infrastructure à impact climatique, stratégies actions thématiques sur le climat et la biodiversité, ainsi que des fonds de partage.
Les deux premières années de mise en œuvre du plan stratégique ont permis d’engager le pivotement du modèle de la banque, avec des premiers résultats majeurs. La Banque Postale a affirmé un leadership citoyen sur le plan international et a franchi des étapes clés sur l’expérience client et la digitalisation. Elle a également accéléré sa diversification avec le rachat à 100 % de CNP Assurances en juin 2022, ainsi que le lancement de la Banque de Financement et d’Investissement et celui de Louvre Banque Privée. Ces deux années ont aussi permis à La Banque Postale de mettre toujours plus les collaborateurs au cœur du projet de transformation des métiers, de renforcer son infrastructure de gestion des risques et de la conformité, et de moderniser sa plate-forme de marque.
Client
Des indicateurs clés de la qualité de service se sont significativement améliorés durant les deux dernières années : temps d’attente pour les appels entrants dans les services relation client, taux de décroché, traitement des réclamations, etc. Une gouvernance resserrée a également été mise en place afin de traiter de façon accélérée les principaux irritants clients. Le pilotage de cette qualité de service et de la satisfaction client se sont renforcés. Par ailleurs, un Comité Clients a été instauré afin de co-construire l’expérience clients au sein de la banque.
Ces progrès se reflètent dans une amélioration significative du NPS clients : le NPS a progressé de 5 points par rapport à 2021(38), soit la plus forte hausse enregistrée en 10 ans.
Citoyen
L’engagement citoyen a été inscrit au cœur de l’organisation de La Banque Postale, qui est devenue entreprise à mission en février 2022. La banque réaffirme ainsi sa volonté d’œuvrer pour une transition juste en intégrant au cœur de sa gouvernance plusieurs objectifs en matière d’impact environnemental et social. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec celle du Groupe La Poste, devenu également entreprise à mission en juin 2021. La création de la Direction de l’Engagement Citoyen, directement rattachée au Président du Directoire, incarne également cette volonté d’inscrire l’engagement citoyen au cœur de l’organisation.
Par ailleurs, après s’être engagée à devenir zéro émission nette à horizon 2040 sur ses activités bancaires - soit 10 ans avant la date limite fixée tant par les institutions européennes que par la communauté scientifique (sous réserve que les états et les entreprises prennent les mesures nécessaires en ce sens) - la banque est allée plus loin encore dans ses engagements en annonçant qu’elle n’accompagnera plus au-delà de 2030 les acteurs des secteurs des énergies fossiles, à moins qu’ils n’aient annoncé un plan crédible de transition pour sortir de ces secteurs. Elle est également devenue la première banque européenne et l’une des premières institutions financières au monde à disposer de trajectoires de décarbonation validées par la « Science Based Targets initiative » (SBTi), organisme indépendant de référence piloté par quatre organisations internationales.
Enfin, la banque a lancé en 2021 et 2022 des travaux sur l’élaboration de l’Indice d'Impact Global, indicateur extra-financier propriétaire de mesure d’impact. Ce projet est central dans l’accompagnement de la transition juste qui est au cœur de la stratégie de La Banque Postale. Les travaux en cours visent à construire un outil multi-usage, mesurant pour chaque décision d’octroi de crédit et d’investissement de La Banque Postale son impact sur les domaines environnemental, sociétal et territorial (empreinte CO2, accompagnement des clients fragiles, etc.) en complément de la mesure du risque et du rendement financiers. Une première mise en œuvre est prévue en 2023 sur les périmètres crédit immobilier, FIM et FAP.
Collaborateur
La symétrie des attentions portées aux collaborateurs et aux clients constitue l’un des facteurs clés du succès de la réalisation du plan stratégique. La Direction des Ressources Humaines a mis de fait l’expérience collaborateur au cœur de son programme « Capital Humain » et initié de nombreux chantiers : renforcement et développement de la politique de formation (plus de 330 000 jours de formation par an) ; accompagnement croissant des collaborateurs tout au long de leur parcours ; nouvel accord de télétravail ; déploiement des espaces de travail de nouvelle génération ; des étapes franchies dans la digitalisation des parcours RH ; adaptation continue des services pour répondre aux attentes des collaborateurs avec la mise en place notamment d’un Club Expérience Collaborateurs afin de recenser les attentes et de traiter les principaux irritants. Le double Trophée d’Or obtenu aux Victoires des Leaders du Capital Humain sur la marque employeur et le binôme DRH/RSE, le 1er prix reçu par l’Ecole de la Banque et du Réseau lors du Digital Learning Awards organisé par la CEGOS, le trophée « Qualité et condition de vie au travail » décerné à la DREC aux Awards du Bien-être au Travail et l’amélioration du taux d’engagement des collaborateurs sont les reconnaissances externe et interne de la stratégie conduite sous l’impulsion de la DRH.
Consolider le socle de la banque de détail
La digitalisation est l’une des avancées majeures des premières années du plan stratégique de la banque de détail. Trois parcours sont désormais 100 % digitaux : l’entrée en relation, le parcours de gestion des sinistres MRH ainsi que la souscription du prêt personnel. Le crédit immobilier est en cours de digitalisation complète, avec plusieurs étapes structurantes déjà franchies. A noter également : la souscription assurance auto 100 % mobile first, une selfcarisation en cours du KYC et la refonte de l’application La Banque Postale.
Par ailleurs, le lancement du callbot Lucy (lancé en partenariat avec Zaion, spécialisée dans la relation client vocale fondée sur de l’intelligence artificielle) en mai a permis d’améliorer l’accessibilité de la banque tout en répondant aux besoins des clients : le taux de satisfaction des clients est de 86 % et le taux de transfert du callbot vers les conseillers a significativement diminué. Lucy a d’ailleurs remporté la médaille d’or dans la catégorie Selfcare et Chatbot des CX Awards qui récompensent les organisations les plus innovantes en matière de stratégie client, ainsi que la Palme de la Relation Client décernée par l’Association Française de la Relation Client.
Concernant la banque privée, La Banque Postale a mis en place un pôle privé, et sa banque privée BPE est devenue Louvre Banque Privée. Ce nouveau pôle privé regroupe d’une part les clients de La Banque Postale disposant d’avoirs financiers de plus de 250 000 euros(39) et d’autre part les clients de Louvre Banque Privée. Cette dernière mettra son expertise de banque privée de proximité à disposition de l’ensemble des clients du pôle, ce qui permettra à la banque d’accélérer le développement de son activité patrimoniale en conjuguant expertise de banque privée et proximité de banque de détail. Ce nouveau modèle et cette filière banque privée consolidée offriront ainsi un suivi personnalisé, mais aussi une offre adaptée aux besoins de la clientèle patrimoniale et aux exigences de cette dernière en termes d’impact positif. Cette singularité du positionnement de Louvre Banque Privée a d’ailleurs été reconnue avec la remise du Trophée d’Or 2022 du Prix de la Finance Positive lors de la quatrième édition du Sommet du Patrimoine et de la Performance organisé par le Groupe Leaders League, Décideurs Magazine.
Enfin, de nouvelles offres ont permis de toujours mieux répondre aux attentes des clients :
Accélérer la diversification
Assurance-vie
À la suite du succès de l’offre publique d’achat simplifiée, suivie d’un retrait obligatoire, lancée par La Banque Postale sur CNP Assurances, La Banque Postale détient désormais l’intégralité du capital de CNP Assurances. Ce rapprochement a permis de franchir une étape majeure dans la constitution du grand pôle financier public annoncée par le Ministre de l’Economie et des Finances en 2018. Cette nouvelle page transformante du groupe La Banque Postale s’inscrit dans l’ambition de renforcement de son modèle de bancassureur international en développement sur tous ses marchés. À la suite de ce rapprochement et en lien avec le projet, en cours, de rattachement de l’ensemble des activités assurantielles du groupe à la holding « CNP Assurances Holding », Stéphane Dedeyan a été nommé au Directoire de La Banque Postale.
Le taux d’UC dans la collecte brute(40) a nettement progressé, puisqu’il est désormais supérieur à 30 % alors qu’il était inférieur à 20 % en 2020.
Asset Management
Concernant la gestion d’actifs, La Banque Postale a cédé sa participation de 40 % dans AEW Europe et La Banque Postale Asset Management sa participation de 45 % dans Ostrum AM à Natixis Investment Managers, filiale du Groupe BPCE. Les partenariats industriels en gestion d’actifs entre LBP AM et Natixis IM sont prolongés jusqu’à fin 2030. Par ailleurs, LBP Asset Management a racheté la participation de 5 % à Malakoff Humanis, qui demeure un partenaire privilégié du groupe. LBP Asset Management a également poursuivi le renforcement de son pôle Actifs réels et privés, notamment grâce à plusieurs recrutements destinés à accompagner le développement de son offre de dette privée. Par ailleurs, toujours fidèle à son ADN de gérant de conviction ISR, LBP Asset Management a aussi enrichi sa gamme citoyenne avec :
Enfin, dans le cadre de ses engagements Net Zero Asset Management Initiative, LBP Asset Management a annoncé l’accélération de sa trajectoire de décarbonation vers la neutralité carbone de ses portefeuilles en 2050 avec un objectif ambitieux : 80% de ses encours totaux seront alignés sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030. Elle projette un alignement de 100% de ses encours totaux à horizon 2040.
Crédit à la consommation
Le crédit à la consommation contribue également à la diversification de la banque. LBP CF a lancé de nombreuses offres pour répondre à l’ensemble des besoins du marché : une plateforme de credit as a service, le crédit consommation à impact, ainsi que Django, sa filiale qui propose en BtoBtoC une gamme complète de solutions de financements en plusieurs fois ou en paiement différé et qui s’intègre directement et de façon fluide au parcours d’achat des commerçants. L’ADN citoyen de sa maison mère lui permet de se différencier de ses concurrents grâce à :
Banque de Financement et d’Investissement
La création de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) début 2022 a été une étape structurante avec le renforcement de la gouvernance centrée sur le client et appuyée par les expertises produits (financements spécialisés et transaction banking en particulier) et des filiales (LBPLF, eZyness et Domiserve).
Ainsi 2022 a vu la création d’un coverage dédié aux institutions financières et une entité dédiée au financement non dilutif des entreprises de la Tech, ainsi que la structuration d’une nouvelle Direction Transaction Banking, pour capitaliser sur le savoir-faire historique de La Banque Postale et répondre aux nouvelles attentes et cas d’usage client.
La BFI a également renforcé son activité originate to structure to share to distribute (origination, structuration, arrangement, prise ferme et syndication, distribution sur les marchés de capitaux des opérations significatives de ses clients) et son ancrage territorial avec des banquiers de financements spécialisés en région.
La « BFI citoyenne » a par ailleurs poursuivi le développement d’une gamme de financements bancaires responsables (prêts verts et crédits à impact ; prêts sociaux). Son équipe du Hub Sustainable Banking créée en 2022 accompagne également les projets des clients à vocation sociale ou environnementale : conseil et structuration ESG ou émissions d’obligations durables. Un bouquet de services spécifiques est également proposé pour mesurer l’empreinte carbone des entreprises et monétiser les certificats d’économie d’énergie. Par ailleurs, la salle de marché fait bénéficier les clients de placements ESG performants.
La Banque Postale, premier prêteur bancaire des collectivités locales et des hôpitaux publics, en partenariat avec SFIL/CAFFIL, a développé une offre de financements bancaires (prêt vert) et obligataires (green/sustainable bond) destinée à financer les projets écologiques. En 2022, elle a enrichi son offre avec des prêts sociaux, visant à financer des projets ayant un impact positif sur la société, ainsi qu’un service d’accompagnement à la recherche et à la gestion de subventions, Subzen. La BFI de La Banque Postale a ainsi conforté sa position de leader du financement du secteur public local.
Avec plusieurs milliers de clients PME/ETI, des sociétés du CAC 40 et du SBF 120, la BFI a pour ambition d’accompagner ses clients Entreprises sur l’ensemble des métiers de la banque (cash management ; financements bancaires classiques, spécialisés et structurés ; financements obligataires ; couverture des risques de taux et de change ; placements ; structuration d’opérations à caractère ESG) tout en faisant jouer les forces de son écosystème avec ses filiales CNP Assurances et LBP AM.
Construire la banque de demain
Développement international
Le développement international de La Banque Postale s’est poursuivi. Tout d’abord au Brésil où CNP Assurances accélère son développement en s’appuyant sur deux modèles de distribution :
En Italie, en rationalisant l’actionnariat de ses co-entreprises italiennes avec UniCredit, CNP Assurances a également poursuivi son développement selon un modèle fondé à la fois sur un partenariat de distribution avec Unicredit via leur co-entreprise CNP Unicredit Vita S.p.A., et un modèle ouvert et multipartenarial via CNP Vita Assicura S.p.A et CNP Vita Assicurazione S.p.A., toutes deux désormais détenues à 100% par CNP Assurances.
Enfin, CNP Assurances a poursuivi la rationalisation de ses opérations en Europe avec la cession de sa filiale espagnole d’assurance-vie CNP Partners, principalement dédiée aux produits d’épargne traditionnelle en Espagne et en Italie. CNP Assurances continuera toutefois de développer son activité en Espagne en assurance emprunteur et prévoyance par l’intermédiaire de sa succursale espagnole.
Un modèle partenarial et innovant
Le lancement du fonds d’investissement early stage 115K, dédié aux start-up de la fintech, de l’assurtech et de la cybersécurité, et doté à terme de 150 millions d'euros, a permis à la banque de renforcer sa dynamique d’innovation et son écosystème partenarial, qui se structure à la fois autour de son incubateur platform58 et de l’écosystème KissKissBankBank.
Après deux années de bonne exécution de son plan stratégique et dans un contexte financier qui restera contraint en 2023, La Banque Postale souhaite franchir une nouvelle étape de sa transformation. Elle s’appuiera sur 3 accélérateurs pour faire évoluer son modèle et affirmer son leadership dans la finance à impact :
Pour devenir la bancassurance préférée des Français et se hisser sur le podium de la satisfaction client à horizon 2025, La Banque Postale se fixe ainsi comme objectifs :
En 2022, La Banque Postale a adopté la qualité d’entreprise à mission(1), faisant ainsi de son socle citoyen le moteur de sa performance au service de la transition juste. Cette décision a été entérinée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 23 février 2022. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec celle du Groupe La Poste, devenu également entreprise à mission en juin 2021.
La Raison d’Être de La Banque Postale a donc été intégrée à ses statuts :
« Parce qu’elle est née avec une vocation citoyenne, La Banque Postale est convaincue qu’il n’y a pas de création de valeur durable sans partage, pas de dynamisme économique sans vitalité des territoires, pas de développement pérenne sans respect des limites planétaires. En proposant des services performants et accessibles, notre mission est de permettre à chacun de s’accomplir et de contribuer, par ses choix d’investissement et d’épargne, d’assurance et de consommation, à construire une société plus attentive à la planète et à ceux qui l’habitent. Banquier et assureur engagé, nous voulons œuvrer à cette transition juste, avec tous nos clients et tous nos collaborateurs. »
La transformation de La Banque Postale en entreprise à mission s’inscrit dans la continuité de son plan stratégique 2030, « la transition juste en action » et de la création de sa Direction de l’engagement citoyen en 2021. Elle constitue un véritable outil de gouvernance pour La Banque Postale, au service de la transition juste. Les trois objectifs sociaux et environnementaux inscrits dans les statuts de la Banque sont :
14 indicateurs permettent de suivre ces trois objectifs statutaires :
Contribution aux ODD | T4 2022 | 2025* | |||
|---|---|---|---|---|---|
Objectif 1 : transformer notre modèle de bancassurance par la culture de l’impact environnemental, social et territorial | |||||
Part des collaborateurs ayant suivi une formation RSE/impact | 64,9 % | 90 % | |||
Part des collaborateurs du groupe ayant un objectif extra-financier dans leur rémunération | En production | 100 % | |||
Part des offres (annuelle) identifiées comme citoyennes via la check-list ESG | 64 % | 80 % | |||
Innovation et sensibilisation des clients sur l’empreinte carbone | 4 940 | 66 150 | |||
Objectif 2 : développer et promouvoir dans notre offre de bancassurance des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux | |||||
Production annuelle de crédit auprès des collectivités locales (€md) - dont prêt vert | 4,39 1,06 | 4,5 1,1 | |||
Production cumulée de Financement d'actifs et de projets à destination des énergies renouvelables (€md) depuis 2017 | 3,76 | 4 | |||
Encours d'investissement CNP en faveur de la TEE (€md) | 25,2 | 30 | |||
Indicateur sur la clientèle en situation de fragilité financière | En production | En production | |||
Production annuelle de crédit auprès du logement social, de la santé et du milieu associatif (€md) - dont Prêts Citoyens | 2,6 0,24 | 2,5 0,3 | |||
Production annuelle de crédit auprès du tissu économique local (€md) - dont Prêts Citoyens | 2,3 0,06 | 2,4 0,3 | |||
Objectif 3 : faire progresser les meilleurs standards et les pratiques réglementaires dans le secteur de la banque et de l’assurance par l’exemple de notre action | |||||
Part des femmes parmi les cadres stratégiques √(2) | 37 % | 50 % | |||
Part des collaborateurs ayant participé à une action d'engagement | En production | 90 % | |||
Trajectoire de décarbonation et d'alignement sur l'Accord de Paris*
| En production -17 % (2021) -9 % (2021) +3,18 °C (2021) +2,98 °C (2021) | -46 % (2030) -36 % (2030) +1,88 °C +2,11 °C | |||
Part du portefeuille entreprise couvert par des politiques sectorielles | En production | En production | |||
* Les engagements FAP ont pour cible 2023 et la trajectoire de décarbonation pour le scope 3 Accord de Paris est fixée pour 2030 (cf section 2.4.1.1.1). ** Nombre de clients particuliers de La Banque Postale inscrits sur l'application Carbo depuis leur espace personnel Banque en Ligne (BEL). | |||||
La transformation de La Banque Postale en entreprise à mission s’appuie sur la mise en place d’une gouvernance robuste, faisant preuve de transparence dans ses pratiques et ouverte au dialogue. Les instances du Groupe portent ainsi la dynamique stratégique et veillent à préserver l’intérêt de toutes ses parties prenantes.
Organe externe, le Comité de mission est composé de 18 membres, dont 12 experts indépendants issus du monde économique, financier, académique et de la société civile (cf. section 3.1.4 - Comité de mission). La diversité des profils enrichit le modèle de la Banque des meilleures pratiques externes. Quatre représentants de La Banque Postale, dont le Président du Directoire et la Directrice de l’engagement citoyen, participent au comité, assurant la cohérence avec la feuille de route stratégique que s’est choisi le groupe.
Le Comité de mission permet d’approfondir la stratégie d’engagement citoyen de La Banque Postale. Il s’assure que les actions engagées contribuent effectivement aux objectifs que La Banque Postale s’est fixés. Il se réunit a minima trois fois par an pour suivre l’exécution de la mission et mesurer ses résultats, en collaboration avec un organisme tiers indépendant (OTI). Il présente chaque année un rapport au Conseil de surveillance pour rendre compte de ses travaux.
Cinq groupes de travail ont été constitués au sein du Comité de mission pour approfondir certains axes prioritaires de réflexion• :
La loi précise que « le Comité de mission est distinct des organes sociaux de la société ». Le Comité de mission a vocation à enrichir le dialogue social de l’entreprise (cf section 3.1.4 - Comité de mission). En aucun cas, l’action du comité de mission ne vient interférer, remplacer ou atténuer toute forme de dialogue social de l’entreprise
Une Commission d’engagement citoyen émanant du CSE de La Banque Postale a été créée. Elle se réunit deux fois par an et est auditionnée par le comité de mission et par l’OTI pour leur rapport annuel. Elle se compose de :
Le premier objectif inscrit dans les statuts de la Banque Postale dans le cadre de l’adoption de la qualité d’entreprise à mission est de « transformer notre modèle de bancassurance par la culture de l’impact environnemental, social et territorial ». Les leviers de réussite que la Banque souhaite mettre en œuvre sont notamment :
Le modèle d'affaires est présenté en introduction du présent document.
Après 17 ans d’existence, et l’intégration de CNP Assurances, La Banque Postale, filiale à 100 % du groupe La Poste, est devenue un bancassureur qui, sur le fondement des Services financiers de La Poste, a construit une offre complète de produits et de services à destination de tous types de clients, particuliers et personnes morales.
La Banque Postale entretient des relations étroites avec le groupe La Poste dont elle est la banque principale. De son côté, La Poste agit comme un prestataire de services en mettant à la disposition de La Banque Postale des personnels qui agissent « au nom et pour le compte » de La Banque Postale. Les prestations de guichet sont effectuées par le réseau des bureaux de Poste du Réseau La Poste.
Ces relations entre La Banque Postale et La Poste s’inscrivent dans un dispositif composé d’un accord-cadre qui fixe les principes généraux et de responsabilité entre La Poste et La Banque Postale, complété par des conventions d’application.
C’est au travers de sa filiale La Banque Postale que le groupe La Poste exerce la mission d’intérêt général d’accessibilité bancaire que lui a confiée le législateur. Le Livret A de La Banque Postale est l’instrument de cette accessibilité bancaire, en raison de son universalité, de sa simplicité d’accès et de la gratuité de services bancaires de base.
La Banque Postale est ainsi une banque unique et singulière, qui privilégie la proximité territoriale, l’accessibilité et l’engagement au service de l’intérêt général.
Depuis 2021, et l’annonce de son nouveau plan stratégique, La Banque Postale fait évoluer son modèle d’affaires, en réponse aux grandes tendances qui font évoluer son environnement. Défis sociétaux (vieillissement de la population, nouvelles façons de consommer, inclusion financière, etc.), défis environnementaux (réchauffement climatique et préservation de la biodiversité), défis territoriaux (réindustrialisation des territoires, flux de population depuis les grandes villes vers les agglomérations de tailles moyennes, etc.) et défis numériques (accessibilité digitale des services bancaires, maîtrise des impacts énergétiques du numérique, sécurité des données personnelles, etc.) sont autant d’enjeux auxquels la société dans son ensemble et La Banque Postale sont confrontées. Donner à chacun les moyens d’agir pour la transition juste, c’est aussi donner à chacun les moyens de répondre à ces défis et aux changements qui s’opèrent dans le monde.
La Banque Postale réaffirme son soutien au développement d’une finance plus durable, et en tant que signataire des « Principes pour une banque responsable » (« Principles for Responsible Banking », cf. section 2.8.1), elle s’engage à aligner sa stratégie sur les objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Si La Banque Postale contribue à l’atteinte des 17 ODD au travers de son activité, des financements qu’elle octroie et des investissements qu’elle réalise, son modèle d’affaires répond de façon directe à cinq des ODD comme présenté ci-dessous :
Objectifs de Développement Durable | Actions de La Banque Postale |
|---|---|
L’ODD 3 : « Bonne santé et bien-être » | |
| |
L’ODD 8 : « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous » | |
− Produits et services accessibles (Livret A, formule de compte Simplicité…) et adaptés aux besoins de chacun pour accomplir la mission d’accessibilité bancaire ; − Plein-emploi et travail décent pour tous : 98 % de ses collaborateurs sont employés en CDI, et 100 % sont couverts par une convention collective (respectivement 95 % et 98 % au sein de CNP Assurances ;
| |
L’ODD 10 : « Réduire les inégalités » | |
− Offres adaptées aux populations fragiles et favorables à leur autonomie : compte Simplicité, nouveau programme relationnel Atout Simplicité, service d’accompagnement budgétaire pour les clients connaissant des difficultés financières « L’Appui » ;
| |
Les ODD 13 : « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions » et ODD 7 : « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable » | |
| |
Une analyse de matérialité, permettant de mesurer l’importance des enjeux RSE aux yeux des parties prenantes internes et externes, a été mise à jour au niveau du groupe La Poste en 2022. Celle-ci a été conduite en anticipation des attendus réglementaires de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD). Elle a permis de dresser une cartographie des enjeux les plus pertinents pour La Banque Postale(4).
La méthodologie utilisée repose sur une approche dite de « double matérialité », elle-même basée sur une analyse des impacts négatifs et positifs, ainsi que des risques et opportunités financiers pour le groupe. Cette démarche s’inspire directement des recommandations contenues dans les projets de normes ESRS publiés par l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group – Groupe consultatif européen sur l’information financière) dans le cadre de la prochaine directive CSRD, en voie d’adoption en 2023. La criticité de l’impact financier est calculée sur le modèle des normes ESRS, ajustée aux différentes lignes de métier du groupe La Poste, dont La Banque Postale.
Les enjeux identifiés comme matériels par ces travaux d’évaluation sont en accord avec les objectifs dont s’est doté le Comité de mission de La Banque en 2022.
Certaines thématiques ressortent dans le premier quartile de la matrice comme étant d’importance pour les parties prenantes et ayant un fort impact pour La Banque Postale :
La méthodologie d’identification des risques ESG est décrite dans la section 6.8.3 - Identification des risques - du présent document.
Le tableau ci-dessous présente la liste des risques ESG du groupe La Banque Postale. Pour chaque risque ESG, il indique les sections du présent document d’enregistrement universel dans lesquelles se trouvent :
Familles de risques | Risques identifiés | Traitement du risque | Indicateurs de suivi(5) | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Risques ESG | Risques pouvant affecter la performance financière ou la solvabilité de La Banque Postale et découlant de facteurs environnementaux, sociaux ou de gouvernance impactant La Banque Postale, ses contreparties ou ses actifs investis. | |||||
1. Risques environnementaux | Risques financiers induits par des évènements climatiques et un accroissement de contraintes externes liées à l'environnement impactant directement La Banque Postale et indirectement par le biais de ses expositions. | |||||
1.1 Risques climatiques et environnementaux physiques | Risques qui font référence aux effets financiers du changement climatique (notamment multiplication des événements climatiques extrêmes et modifications progressives du climat) et de la dégradation de l’environnement (comme la pollution de l’air, de l’eau et de la terre, le stress hydrique, la perte de biodiversité et la déforestation). | 2.3.2.1 Accompagement de la rénovation énergétique 2.3.2.6 Démocratiser l'accès au calcul de l'empreinte carbone avec CARBO 2.3.8 Favoriser l'émergence de l'économie circulaire 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclusion exigeantes 2.4.1.4 Réduction de l'empreinte environnementale de La Banque Postale 2.4.1.5 Une politique d'achat engagé auprès de nos fournisseurs | Exposition des financements immobiliers aux risques physiques (inondations et sècheresses) * | |||
1.2 Risques climatiques et environnementaux de transition | Risques de perte financière qu’un établissement peut encourir, directement ou indirectement, du fait du processus d’adaptation à une économie sobre en carbone et plus soutenable d’un point de vue environnemental. Ces risques peuvent provenir, par exemple, de l’adoption relativement brutale de politiques climatiques et environnementales, du progrès technologique ou de variations du sentiment et des préférences de marché | 2.2.2.4 Formation des collaborateurs aux enjeux de RSE et de finance durable 2.3.2.1 Accompagement de la rénovation énergétique 2.3.2.6 Démocratiser l'accès au calcul de l'empreinte carbone avec CARBO 2.3.8 Favoriser l'émergence de l'économie circulaire 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclsion exigeantes 2.4.1.4 Réduction de l'empreinte environnementale de La Banque Postale 2.4.1.5 Une politique d'achat engagé auprès de nos fournisseurs 2.4.4.1 Le dialogue avec les parties prenantes | Taux de réduction des émissions de GES sur les scopes 1 & 2 Niveau d’alignement des portefeuilles avec la trajectoire SBT Expositions nettes aux énergies fossiles Résultats du Stress Test climatique de la Banque centrale européenne (BCE) | |||
2 Risques sociaux et sociétaux | Risques découlant d'enjeux sociaux qui peuvent avoir un impact négatif sur la performance financière ou la solvabilité de La Banque Postale. | |||||
2.1 Risque social (pratiques en matière d’emploi et sécurité) | Risque RH portant sur la défaillance des pratiques du Groupe en matière d'emploi, de santé et sécurité | 2.2.4.1 Accompagner la progression professionnelle 2.2.4.2 Nourrir un dialogue social positif au service des transformations 2.2.4.3 Favoriser la qualité de vie au travail 2.2.4.4 Les nouveaux modes de travail et expérience collaborateur | Nombre de postes dont le temps de vacance est supérieur à 4 mois* Index d’égalité hommes femmes * Taux d’absentéisme Taux de formation sur les risques psycho-sociaux * Taux de turnover | |||
2.2 Risque sociétal (clients et fournisseurs) | Risques de perte financière liés à la transition vers une société plus équitable et inclusive : évolutions réglementaires plus ou moins rapides face aux injustices sociales, évolutions de comportements de consommation et des marchés | 2.3.3.1.1 La mission d’accessibilité bancaire de La Banque Postale 2.3.5.3 À l’écoute des clients 2.3.4 Accompagnement des populations en situation de fragilité financière 2.3.4.1 Lutter contre l'exclusion bancaire avec les acteurs publics et associatifs 2.3.4.2 L’Appui, plateforme d’accompagnement budgétaire au service des clients connaissant des difficultés financières 2.4.1.5.1 Une charte Achats responsables et éthiques 2.4.5.2 Lutte contre l’évasion fiscale 2.4.5.3 Protéger les données à caractère personnel et renforcer la cybersécurité | Taux de conformité des contrats (présence des annexes Devoir de vigilance) Nombre de contrats fournisseurs couverts par la Charte Achats Responsables | |||
2.2 Risque sociétal | Risques de perte financière liés à la transition vers une société plus équitable et inclusive : évolutions réglementaires plus ou moins rapides face aux injustices sociales, évolutions de comportements de consommation et des marchés... | 2.2.3 Intégrer la mesure de l'impact dans les activités de bancassurance 2.3.2 Une offre de produits permettant à nos clients d'être acteurs de la transition juste 2.3.1.1 Prise en compte des critères ESG dans la conception des offres de produits et services 2.3.3.1.1 La mission d’accessibilité bancaire de La Banque Postale 2.3.5.3 À l’écoute des clients 2.3.4 Accompagnement des populations en situation de fragilité financière 2.3.4.2 L’Appui, plateforme d’accompagnement budgétaire au service des clients connaissant des difficultés financières 2.4.1.5.1 Une charte Achats responsables et éthiques 2.4.5.2 Lutte contre l’évasion fiscale 2.4.5.3 Protéger les données à caractère personnel et renforcer la cybersécurité | Pourcentage des offres labelisées « Citoyennes » | |||
3. Risques de gouvernance | Risques de perte financière et/ou d'image de La Banque Postale liés à la défaillance des règles et des procédures mises en œuvre afin de gérer, d'administrer et de contrôler sainement le Groupe en matière environnementale et sociale. | |||||
3.1 Défaillance de la prise en compte des risques ESG dans la gouvernance du Groupe | Risques de perte financière engendré par la non prise en compte des risques environnementaux et sociaux dans la stratégie et l'organisation du Groupe | 2.1.3 Gouvernance de l'entreprise à mission 2.2.2.3 Une gouvernance de l’engagement citoyen au service de la culture de l’impact 2.2.3. Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la Banque 2.3.1 Intégration des enjeux ESG dans les activités de bancassurance 2.4.2.3.2 La parité | Part des femmes parmi les cadres, les cadres stratégiques √(6), au Comité exécutif et au Conseil de surveillance* | |||
3.2 Risques lié au non-respect des engagements ESG du Groupe | Risques d'image et de réputation lié à la non tenue des engagements pris par La Banque Postale découlant d'une mauvaise déclinaison de la stratégie décidée par le Groupe et ses filiales et de déficience des process de contrôle s'assurant de la correcte mise en œuvre de celle-ci | 2.2.2.3 Une gouvernance de l’engagement citoyen au service de la culture de l’impact 2.4.4.1.3 Un dialogue régulier avec les agences de notation extra-financière | Taux d’engagement sous pilotage et contrôle | |||
3.3 Risque de réputation | Risque d'atteinte à la réputation de La Banque Postale suite à son association à des conflits sociaux ou à des polémiques environnementales | 2.2.3. Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la Banque 2.3.1.4.1 L’intégration des enjeux ESG dans la gestion d’actifs de LBP AM 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclusion exigeantes | Cotation Risques Opérationnels** | |||
3.4 Risque de non-conformité (Ethique | 2.4.1.3.1 Charte de financement et d'investissement responsables 2.4.1.5.3 Conformité Sapin II et devoir de vigilance 2.4.5.1 Ethique et déontologie : une meilleure maîtrise des risques dans la conduite des affaires 2.4.5.2 Lutte contre l'évasion fiscale | Cotation Risques Opérationnels** | ||||
* Indicateurs intégrés au dispositif d’appétit au risque de La Banque Postale ; ** La cotation du risque est réalisée au niveau des risques opérationnels et non des risques ESG. | ||||||
Pour mettre en œuvre cette ambition stratégique, la Direction de l’engagement citoyen a été créée en mars 2021. Cette direction est rattachée au président du Directoire et siège au Comité exécutif. Elle est organisée autour de trois pôles qui portent les engagements vis-à-vis des parties prenantes :
En 2022, une nouvelle équipe a été créée au sein de la Direction Financière avec pour mission de faire converger les pilotages financier et de durabilité.
Le portage de l’engagement citoyen a été défini pour prioriser une déclinaison opérationnelle impliquant l’ensemble des métiers. La Direction de l’engagement citoyen (DEC) impulse un changement de paradigme pour que le prisme ESG et la notion d’impact infusent dans toutes les directions du Groupe. Le schéma ci-dessous décrit ce portage dans lequel le rôle de la DEC est recentré sur :
Afin de mobiliser l’ensemble des collaborateurs à la réalisation des objectifs stratégiques de La Banque Postale, un accord d’intéressement et de participation a été signé le 30 juin 2021 pour la période 2021 – 2023. Le schéma d’intéressement renforce le poids des critères extra-financiers dans la formule de calcul, ils déterminent l’attribution de 50 % de l’enveloppe. En particulier :
Cette intégration des enjeux prioritaires de l’organisation a été renforcée en 2022 par le dispositif de rémunération variable pour tous les collaborateurs de La Banque Postale pour lesquels l’atteinte d’objectifs extra-financiers détermine jusqu’à 40 % de la rémunération variable individuelle.
Lancé en septembre 2022, le réseau des ambassadeurs de la transition juste pensé par La Banque Postale permet un relai actif du déploiement de la stratégie de l'engagement citoyen auprès des collaborateurs. Un premier cercle d’ambassadeurs est composé d’environ 80 collaborateurs présents dans l’ensemble des directions et des filiales de la banque. Ils ont été sélectionnés au regard de leur métier, leur fonction qui traite des sujets RSE. Ce sont des relais actifs dans leur direction sur la mise en œuvre des objectifs de l’entreprise à mission. Ils ont accès à ce titre à des formations spécifiques (conférences, certification AMF Finance durable, formations, veille, accès à des ressources de niveau expert).
Un deuxième cercle, plus large, intègre des communautés déjà existantes et déjà engagées en matière de RSE, telles que les correspondants RSE, plus d’une centaine de collaborateurs répartis sur l’ensemble du territoire, principalement dans les centres de la relation et de l’expérience client (CREC), les parrains et marraines de L’Envol, engagés auprès des jeunes du programme en faveur de l’égalité des chances, les contributeurs au reporting extra-financier, les participants au dispositif Fonds Carbone. Leur objectif commun est de promouvoir l’engagement citoyen au sein de La Banque Postale, afin que tous les collaborateurs deviennent ambassadeurs à leur tour.
Des temps dédiés permettent aux ambassadeurs de la transition juste d’échanger sur leur façon de participer à l’atteinte des objectifs de l’entreprise à mission, d’animer, sur leurs bonnes pratiques, et sur les actions qu’ils ont mises en place en local.
Ainsi, les correspondants RSE ont organisé divers évènements en 2022 : ateliers de réparation de vélos à Clermont-Ferrand, le dispositif « mai à vélo » à Lille, une collecte de vêtements en partenariat avec l’association Cravate Solidaire au siège de la Banque, ou encore un concours photo entre tous les CREC, rassemblant plus d’une centaine de participants lors de la « Journée mondiale de nettoyage de la planète » (World Clean Up Day).
Enfin, un troisième cercle intègre tous les collaborateurs ayant participé à une opération citoyenne au moins, telle que la Fresque du climat.
La « checklist ESG », utilisée pour tous les nouveaux produits ou ceux ayant subi une transformation significative, permet de mesurer la part de produits et de services qualifiés de « citoyens », pour la faire progresser (cf section 2.3.1.1 - Prise en compte des critères ESG dans la conception des offres de produits et services).
En 2021, La Banque Postale a lancé le chantier de la création de son Indice d’Impact Global (IIG). Cet outil a vocation à mesurer l’impact environnemental, sociétal et territorial – tel que l’empreinte carbone d’un projet ou l’impact biodiversité - en complément de la mesure du risque et du rendement financier.
L’IIG s’appliquera progressivement pour chaque client et pour chaque transaction réalisée, et a vocation à être agrégé pour un suivi par ligne de métier ou pour mesurer l’impact global de La Banque Postale. Les usages seront ainsi transverses aux métiers et aux fonctions de La Banque Postale (sensibilisation, transparence, processus d’octroi, tarification, etc.).
En 2022, des indicateurs relatifs aux trois domaines d’impact (environnement, société, territoire) ont été définis pour les métiers de Financement d’actifs et de projet (FAP), de financement de bien immobilier commercial (FIM) et pour le crédit immobilier aux particuliers. Cinq niveaux d’impact sont associés à chaque indicateur (de 1 pour un impact très positif à 5 pour un impact très négatif).
Un test opérationnel a été réalisé en 2022 dans deux maisons de l’habitat sur l’application de l’IIG au crédit immobilier aux particuliers, avec une vingtaine de conseillers formés et 369 dossiers de financement évalués entre septembre et fin novembre.
L’objectif est de transformer le bilan de La Banque Postale, et de quantifier son impact sur la société, tout en anticipant les exigences réglementaires existantes et futures.
Unique dans le paysage bancaire français, La Banque Postale l’est autant par son histoire que par ses valeurs humaines et sa capacité de développement. Pour réaliser ses ambitions en termes de croissance, d’innovation et de digitalisation, elle place ses collaborateurs au centre de sa stratégie de transformation. Leur montée en compétences et en responsabilisation et leur capacité à s’engager concrètement au nom de La Banque Postale sont des leviers indispensables de l’évolution dont ils sont à la fois acteurs et bénéficiaires.
Dans le cadre de son plan stratégique 2020-2030, La Banque Postale souhaite offrir à ses collaborateurs une expérience engageante et différenciante qui reflète sa culture d’entreprise et leur donne envie de s’engager pour faire de La Banque Postale la banque préférée des Français.
Accompagner les collaborateurs vers les compétences stratégiques de demain
L’École de la Banque et du Réseau (l’EBR) contribue au développement du Groupe La Poste en accompagnant l’évolution professionnelle des collaborateurs vers les compétences stratégiques et les métiers de demain.
En 2022, l’EBR a délivré plus de 340 000 journées stagiaires en augmentant le nombre de collaborateurs formés. 98 % des collaborateurs dans les métiers en transformation ont bénéficié d’au moins une formation (contre 82 % en 2021) et 95 % des collaborateurs dans les autres métiers (contre 51 % en 2021). Le taux de satisfaction sur l’animation pédagogique des formateurs de l’EBR a été de 91 %.
L’École de la Banque et du Réseau a été labellisée Lucie 26000, afin de faire reconnaître, de renforcer et de valoriser sa politique d’engagement RSE. Sur l’année 2022, 92 actions ont été mises en place ou renforcées, trois idées ont été primées à la suite du Challenge RSE interne « Responsable et Engagé » et mises en œuvre, avec des dons à des associations, des chartes d’écoconception et du recyclage de matériels non utilisés.
Le Learning Management System (LMS) a quant à lui évolué, afin d’offrir aux apprenants un portail unique pour accéder à leurs formations avec maFormation. En 2022, tous les e-learning sont mis à disposition sur cette nouvelle plateforme. En 2023, les apprenants pourront y retrouver l’intégralité de leurs offres de développement de compétence.
Accompagner la transformation du groupe La Banque Postale
Dans le cadre du plan stratégique, la mission d’accompagnement de la transformation est encore renforcée avec le lancement de quatre grands programmes transverses en 2022, miroir des thèmes prioritaires du plan stratégique 2030. Ces programmes permettent d’accompagner et de faire le lien entre les stratégies business et les nouvelles pratiques professionnelles : la transformation digitale, la transition juste, l’expérience client et la culture risque.
Transformation digitale
La web-série « Pascal le digital » a vu le jour, afin de faire prendre conscience de ce que signifie une transformation digitale pour une entreprise. 22 600 collaborateurs ont visionné le premier épisode sorti en juillet 2022 sur le thème de la digitalisation des process et d’autres épisodes sont prévus pour l’année 2023. Plus de 9 000 collaborateurs ont suivi la formation « Objectifs IA ». En 2023, les thèmes de la sécurisation des données et de l’innovation liées à ces dernières seront traités.
Transition juste
L’accompagnement des collaborateurs passe prioritairement par leur compréhension des enjeux sociaux et environnementaux afin de mieux appréhender l’ensemble des actions réalisées notamment sur la place bancaire.
La formation étant un point significatif dans l’engagement citoyen, La Banque Postale possède un nombre de formations conséquent sur divers sujets (stratégie d’engagement citoyen, formation sur les fondamentaux de la RSE, risques climatiques, cycle des écogestes, Fresque du climat etc.) et offre des parcours de formation à la transition juste.
Une formation en e-learning « Découvrir la stratégie d’engagement citoyen » a été lancée en janvier 2022, et plus de 50 % des collaborateurs de la banque et des services financiers ont été formés entre janvier et novembre 2022. Cette formation est complétée par le déploiement de la Fresque du Climat au niveau du top management puis des collaborateurs. Fin décembre 2022, 2 170 collaborateurs avaient été sensibilisés (dépassant l’objectif initial de 1 500 collaborateurs sensibilisés à cette date). Parmi eux, 75 sont devenus animateurs de la Fresque du Climat. L’objectif est de sensibiliser 13 000 collaborateurs d’ici juin 2024 au niveau groupe. CNP Assurances a poursuivi en 2022 son déploiement auprès de ses collaborateurs. Enfin, le plan de sobriété énergétique de La Banque Postale s’est appuyé sur une formation en ligne aux écogestes en faveur du climat et du numérique responsable, suivie par près de 31 250 collaborateurs au 31 décembre 2022.
Dans un constant effort d’évolution, La Banque Postale propose un programme de développement des compétences nécessaires à la transition juste. Un dispositif de formation spécifique sera proposé aux collaborateurs en relation avec la clientèle afin d’accompagner au mieux les clients dans leur compréhension de la RSE et dans leurs choix d’investissement financier à compter de 2023. Ce programme innovant souhaite embarquer tous les métiers dans le processus de formation (commerciaux, directions fonctionnelles, communication, achats, etc.) afin de les accompagner dans leur transformation. Faisant partie des cibles prioritaires de développement des compétences nécessaires à la transition juste, la formation pour la Banque de Financement et d’investissement (BFI) a, elle aussi, été mise à jour en 2022.
Pour les collaborateurs occupant des fonctions commerciales, ces actions de développement des compétences stratégiques s’accompagnent de modules plus ciblés sur les offres. Les parcours de formation initiaux ainsi que la documentation commerciale mettent l’accent sur la dimension extra-financière des produits de La Banque Postale. A titre illustratif, en 2022, plus de 750 interventions dédiées à la gamme de fonds ISR ont été réalisées auprès des conseillers bancaires de la Banque de détail. Par ailleurs, les conseillers financiers de La Banque Postale sont formés pour répondre aux exigences de la nouvelle réglementation sur le devoir de conseil, en particulier sur le profil de durabilité (MIFID2).
De son côté, CNP Assurances a déployé depuis 2021 une formation obligatoire sur la finance durable, qui aborde les enjeux du développement durable, les attentes de consommateurs et des épargnants en matière de développement durable, les fondamentaux de la finance durable et les labels de la finance durable. En 2022, avec la déclinaison opérationnelle de la Raison d’être de CNP Assurances, la fonction managériale qui se retrouve plus que jamais au cœur du plan de transformation de l’entreprise pour aller vers un modèle à très haute valeur ajoutée, a pu bénéficier d’un programme Open Management.
Tout au long de l’année, plus de 70 articles ont été publiés sur les réseaux internes, afin de communiquer sur les engagements de la Banque, son positionnement mondial en matière de RSE ainsi que ses objectifs volontaristes de décarbonation. Par ailleurs, plus de 40 actualités RSE ont été publiées sur le site institutionnel de la Banque en 2022.
Enfin, dans le cadre de tous les travaux menés en faveur de l’engagement et de la montée en compétence des collaborateurs à la transition juste, la Direction de l’engagement citoyen et la Direction des ressources humaines ont reçu le prix des « Victoires des leaders du Capital Humain » dans la catégorie meilleur binôme RH et RSE.
Expérience client
Avec ce programme, des sensibilisations ont été menées sur la culture client et le développement de postures améliorant l’expérience client. En 2022, 800 managers de la Direction de la relation et de l’expertise client (DREC) ont été formés à l’excellence opérationnelle et certifiés Yellow Belt, 180 managers et 1 200 collaborateurs des Services Relation Client ont été formés à l’excellence relationnelle. Le chemin se poursuivra en 2023 avec l’excellence relationnelle pour l’encadrement intermédiaire et la sensibilisation à la culture client pour tous.
Culture risque
Pour renforcer la maîtrise du risque chez tous les collaborateurs, un e-learning sur le risque climatique et environnemental pour les institutions financières a été suivi par 22 730 collaborateurs en 2022, et restera accessible à tous en 2023. À fin septembre 2022, près de 28 660 collaborateurs ont été formés à la prévention de la fraude, un axe jugé prioritaire pour protéger les intérêts des clients et de la Banque.
La Banque Postale propose des mesures concrètes pour favoriser la mobilité et les parcours de carrières de ses collaborateurs notamment au travers des revues de personnel et de la mise en place de plans de développement individuels. Elle apporte par ailleurs une attention particulière à l’accompagnement de chacun dans ses projets professionnels tout au long de sa carrière en favorisant le développement de ses compétences. Elle accompagne également les collaborateurs concernés par un projet de transformation de leur activité dans le respect de son modèle social. Enfin, elle encourage ses collaborateurs à découvrir de nouveaux métiers au sein du Groupe.
La Banque Postale a poursuivi une politique de recrutement ambitieuse en 2022 qui conduit à une augmentation de 10 % de son effectif, notamment sur les fonctions régaliennes et BFI.
En complément de ces mesures, un forum mOH!bilité sera également organisé au premier trimestre 2023, avec cinq objectifs :
La Banque Postale est particulièrement active dans l’intégration et la formation des jeunes à l’emploi.
Pour faciliter l’intégration des stagiaires et alternants dans l’entreprise, les managers bénéficient d’un interlocuteur RH qui les accompagne dans la définition de leurs besoins et le déroulement du processus de recrutement. Il veille également à l’intégration des étudiants dans les équipes et au bon déroulement de leur mission.
En 2022, La Banque Postale a écrit une politique Écoles, qui ambitionne :
En 2022, La Banque Postale a organisé 19 actions pour développer ses rencontres avec les étudiants sous diverses modalités, présentielle, virtuelle et hybride auprès des différentes écoles pour favoriser l’intégration des stagiaires et des alternants. De manière spécifique, le Groupe a soumis une étude de cas dans le cadre de l’Advanced Career Week de l’EDHEC en juillet 2022.
Elle a par ailleurs participé pour la 6e année consécutive aux Assises Nationales Étudiantes du Développement Durable (ANEDD) en décembre 2022, en partenariat avec Toulouse Business School.
En lien avec ses enjeux de recrutement de profils IT, un partenariat a été initié avec l’école Ynov (campus de Bordeaux) en février 2022. Une promotion spécifique a été ouverte, en partenariat avec CGI, pour un master « Expert en développement de systèmes d’information » sur deux ans.
En septembre 2022, La Banque Postale a conclu son 1er partenariat avec une école d’ingénieurs, l’ENSAI, école publique de référence dans le domaine de la data. Une journée immersive a été organisée en octobre 2022, avec 18 étudiants de l’école au Campus Cyber de La Défense, afin de leur permettre de découvrir l’entreprise et ses métiers.
Au total, au 31 décembre 2022, 972 alternants sont en formation au sein de La Banque Postale en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation pour un niveau d’études allant de Bac +2 à Bac +5 et pour une durée d’un ou deux ans. Pour le compte du siège de La Banque Postale, 99 alternants et 114 stagiaires ont été recrutés en CDI et CDD à l’issue de leur mission en 2022.
Dans le cadre de la signature de l’« acte d’engagements pour valoriser la place des +50 ans », La Banque Postale veille à poursuivre :
La politique de rémunération de La Banque Postale est fondée sur un dispositif qui vise à attirer, fidéliser et accompagner les parcours de carrière, à associer les collaborateurs aux performances de l’entreprise et à reconnaître la contribution de chacun au développement. Cette politique veille également au respect de l’équité interne et à l’égalité entre les hommes et les femmes.
Ainsi, début 2022, dans le cadre d’un accord social signé à l’unanimité, La Banque Postale a mis en place trois types de revalorisation collective en faveur :
Concernant l’égalité professionnelle, le Groupe a décidé par ailleurs de consacrer un budget de 600 000 euros à la réduction des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, à situations professionnelles comparables. Cette action a permis d’améliorer les situations salariales de près de 400 collaborateurs et collaboratrices de La Banque Postale.
Enfin, en octobre 2022, dans le cadre d’un accord unanimement signé par les organisations syndicales, La Banque Postale a également mis en place des mesures salariales exceptionnelles visant à préserver le pouvoir d’achat des collaborateurs.
En termes de représentativité des genres parmi les instances dirigeantes, dont le calcul est demandé par la Loi Rixain, La Banque Postale a publié pour 2022 (au titre de 2021) un résultat de 34,17 %, la positionnant déjà au-delà du minimum de 30 % défini à partir de 2026.
La Banque Postale garantit également un seuil minimum d’augmentation individuelle aux collaborateurs ayant été en congé maternité ou d’adoption au cours de l’année. Ce seuil est fixé à hauteur du budget d’augmentation individuelle défini dans le cadre de la campagne salariale.
L’atteinte des objectifs stratégiques et de la raison d’être intégrés à la rémunération collective
L’alignement des rémunérations avec les objectifs non-financiers de la Banque Postale s’opère à la fois lors de la détermination de la rémunération variable individuelle et collective.
Depuis 2022, l’ensemble des collaborateurs sont concernés sur le volet de leur rémunération variable individuelle : dirigeants, cadres stratégiques, collaborateurs.
S’agissant de la rémunération variable collective, La Banque Postale associe les salariés aux résultats et performances de l’entreprise à travers la distribution de l’intéressement et de la participation. Les accords triennaux encadrant cette distribution couvrent les exercices 2021 à 2023 et intègrent des indicateurs clés au regard des ambitions fixées stratégiques, à savoir positionner La Banque Postale parmi les leaders de l’expérience client, réaffirmer l’ambition citoyenne au service de la transition juste, consolider le socle de La Banque Postale en combinant notamment ancrage territorial, excellence digitale et performance opérationnelle.
Les résultats de La Banque Postale, ainsi que son positionnement ont permis de distribuer, au titre de 2021, une enveloppe d’intéressement de 7,9 millions d’euros bruts, à laquelle s’est ajoutée une enveloppe de participation pour un montant brut de 9,7 millions d’euros.
La Banque Postale offre également à ses salariés la possibilité de se constituer une épargne à moyen ou long terme via les dispositifs de Plan d’Épargne Groupe (PEG) et de Plan d’Épargne Retraite d’entreprise Collectif (PERCOL). Pour accompagner l’effort d’investissement, La Banque Postale verse un abondement pouvant atteindre jusqu’à 1 400 euros bruts par collaborateur et par an. L’abondement total versé lors de la campagne 2022 d’intéressement et de participation s’est élevé à 3,9 millions d’euros. En 2022, neuf filiales sont adhérentes au PEG et neuf au PERCOL groupe La Banque Postale.
La Banque Postale propose également à ses collaborateurs d’investir dans une gamme diversifiée de six fonds communs de placement entreprise (FCPE), possédant des niveaux de rendement potentiel et de risque différents et permettant de répondre aux besoins de chaque collaborateur. Depuis fin 2020, l’intégralité des fonds d’investissement de La Banque Postale sont labellisés ISR et donc constitués uniquement d’actifs socialement responsables.
La Banque Postale propose à ses collaborateurs une protection sociale complète et de bon niveau, qui se compose d’une complémentaire « frais de santé » et d’une couverture prévoyance. Le régime « frais de santé », pris en charge à hauteur de 50 % par La Banque Postale, couvre sans coût supplémentaire pour le collaborateur ses ayants droit à charge. Une gamme de services complémentaires vient compléter le dispositif (téléconsultation, dispositif de deuxième avis médical, réseau de soins ITELIS, etc.).
La Banque Postale affirme l’importance de l’exercice du droit syndical comme un facteur d’équilibre et de régulation des rapports sociaux dans l’entreprise.
Dans cet esprit, plusieurs accords et avenants ont été négociés et conclus en 2022, dont l’accord relatif aux mesures salariales et à l’abondement de l’employeur aux plans d’épargne salariale pour l’année 2022, et son avenant relatif aux mesures salariales permettant de contribuer à la préservation du pouvoir d’achat des collaborateurs de La Banque Postale.
Ces accords s’ajoutent à ceux antérieurement signés et toujours en vigueur en matière de progression professionnelle et de formation, de handicap, de diversité, d’égalité professionnelle, de rémunération juste.
Comité Social et Économique (CSE)
Lors de la fusion issue de la législation instaurant les CSE, La Banque Postale a souhaité maintenir une présence territoriale de la représentation du personnel en instituant par accord la mise en place de Représentants de Proximité présents sur tout le territoire national.
Au titre du dialogue et de la concertation sociale, le CSE et toutes ses commissions d’expertise (activités sociales et culturelles, égalité professionnelle, formation, économique, Santé Sécurité et Condition de Travail), sont amenés à connaître tout projet impactant l’entreprise et les conditions de travail et d’emploi quel que soit le domaine. Le CSE est également consulté dans le cadre des trois consultations récurrentes portant sur la situation économique et financière, la politique sociale et les orientations stratégiques de La Banque Postale.
Les sujets de transformation et d’évolution des organisations présentés à la Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) et au Comité Économique et Social font l’objet, dès lors qu’il y a un impact humain, d’un engagement de procéder à un suivi en CSSCT à six ou huit mois d’intervalle de la mise en œuvre du projet permettant aux représentants du personnel de porter un regard attentif a posteriori sur la mise en œuvre du projet.
La mise en place d’ateliers réguliers d’échanges avec des membres élus du CSE et de la CSSCT a permis de travailler en commun, partager et échanger sur les dossiers. Ces travaux ont été faits avant consultation finale en instances sur les sujets relatifs au schéma directeur immobilier intitulés « Village La Poste » ou encore « Transformons Sèvres » (cf section 2.2.4.4 - Nouveaux modes de travail et expérience collaborateurs). Cette méthodologie développée en amont du passage en CSE/CSSCT ou en aval dans le cadre des suivis a permis de nouer un relationnel privilégié et la poursuite des transformations de La Banque Postale dans un climat serein et apaisé.
Le CSE gère également les activités sociales et culturelles, et leurs fonds dédiés à ces activités. Pour en faire bénéficier un maximum de salariés au sein du groupe La Banque Postale, et notamment de ses petites structures, l’entreprise et les partenaires sociaux ont souhaité créer une structure juridique commune de format associatif. Chaque CSE de filiales adhérentes peut lui déléguer la gestion de ses affaires sociales et culturelles. Elle n’a pas vocation à se substituer d’une façon exclusive à l’exercice de ces activités au sein du Groupe : elle se destine uniquement à faire bénéficier ses adhérents d’un maximum d’avantages sociaux et culturels.
Le CSE se dote d’une nouvelle Commission relative à l’engagement citoyen
La Direction a souhaité enrichir le dialogue social de l’entreprise en créant une « Commission engagement citoyen », émanation du CSE, qui se réunit au moins deux fois par an. Elle est composée de quatre membres du comité de mission et de quatre membres élus du CSE de La Banque Postale, représentant ainsi le panel des organisations syndicales dans l’entreprise. Cette Commission a pour rôle d’établir un dialogue étroit et régulier avec le Comité de mission afin de partager ses travaux et commentaires. Cette commission sera auditionnée par le Comité de missions et par l’Organisme Tiers Indépendant (OTI) pour établir son rapport annuel (cf section 2.1.3.2 - La Commission d’engagement citoyen).
Le Comité de Groupe
Parallèlement un Comité de Groupe, composé d’un ensemble d’élus de représentants du personnel de La Banque Postale maison-mère et de l’ensemble de ses filiales disposant d’un CSE, se réunit régulièrement afin d’évoquer des sujets stratégiques et les comptes consolidés pour le Groupe.
En 2021, le Comité de Groupe a fait l’objet d’un renouvellement de l’ensemble de ses membres, ce qui a permis d’intégrer CNP Assurances en son sein avec voix délibérative.
Désormais, 48 représentants du personnel (24 membres titulaires et 24 membres suppléants) siègent au sein de cette instance intégrant une vingtaine de filiales du groupe La Banque Postale.
En conclusion, pour l’année 2022, se sont tenus :
La Banque des Pros (NOD DEDT-SF)
Dans le cadre d’évolutions d’organisation de la direction de la Banque des pros, se sont tenus en 2022 : cinq CDSP, sept CHSCT, trois comités Techniques et des rencontres sociales bilatérales, notamment avec la nouvelle directrice.
Le dialogue social a permis d’aboutir à la conclusion du premier accord de la filière Banque des professionnels et du territoire et d’accompagner la création de la nouvelle entité, la BFI.
Les services financiers et la Direction de la Relation et de l’Expertise Client (DREC)
En 2022, les services financiers de La Poste ont poursuivi un dialogue social de qualité, engagé en 2021 dans le cadre du soutien au plan stratégique de La Banque Postale et du programme dédié aux services financiers « Energies Connectées », pour répondre à l’objectif « d’atteinte d’un niveau de service au client de 1er ordre constituant une référence dans le secteur bancaire français pour un développement rentable ».
Au niveau national, 28 rencontres ont été organisées en commission de dialogue social (CDSP), précédées de bilatérales avec chaque organisation syndicale. Ces rencontres ont pour objet de présenter les enjeux stratégiques de chaque projet d’optimisation des fonctionnements et processus visant à améliorer la prise en charge de la relation bancaire à distance.
La DREC a également réfléchi en 2022 à de nouvelles modalités de gouvernance territoriale et d’organisation de ses fonctions support avec l’organisation de deux Instances Nationales de Coordination HSCT et d’un CSE d’information dont les travaux sont toujours en cours.
En parallèle, l’accord « #Réussir Ensemble » 2022-2025 a été signé. Il porte sur l’ensemble du parcours collaborateur et affiche des ambitions autour :
Cet accord a vu la mise en œuvre de deux commissions nationales de suivi et de trois ateliers de travail thématiques ensuite relayés dans les dix-neuf entités opérationnelles locales. 57 % des mesures ont déjà été déployées dès la première année d’entrée en vigueur de l’accord.
Le Réseau La Poste (branche Grand Public et Numérique)
Concernant la Ligne Conseil Bancaire au sein du Réseau La Poste, travaillant au nom et pour le compte de La Banque Postale, quatre Commissions du dialogue social (CDSP) se sont tenues en 2022 pour présenter les éléments suivants :
S’il n’y a pas eu d’accord spécifique pour la ligne conseil bancaire, la branche Grand Public et Numérique (BGPN) a intégré dans les accords sociaux qu’elle a signés des éléments spécifiques à cette population dont certains se retrouvent dans les différents accords conclus à la DREC et à la banque des pros.
L'accord portant des engagements réciproques au service du client dans les bureaux de poste du 17 mai 2022 comporte : L’engagement de 600 recrutements externes de conseillers bancaires entre 2022 et 2024 et un plan d’investissement ambitieux dans le domaine informatique. Ce plan se traduira notamment par le déploiement de 6 000 d’ordinateurs portables supplémentaires pour les conseillers bancaires.
CNP Assurances s’attache à la défense de la liberté d’association et du droit à la négociation collective. La quasi-totalité des collaborateurs (98 %) est couverte par une convention collective. Il y a au moins un représentant du personnel dans chaque filiale (à l’exception de CNP Santander Insurance). La direction des ressources humaines s’engage à entretenir avec les instances représentatives du personnel et les délégués syndicaux un dialogue social soutenu et exigeant, respectueux des rôles respectifs et intégrant les évolutions réglementaires.
La professionnalisation des équipes médico-sociales et de prévention de La Banque Postale s’est poursuivie en 2022, à la suite du contexte sanitaire particulier :
En coopération avec la Commission Nationale Santé et Sécurité au Travail (CNSST), véritable organe de concertation et de diffusion d’orientations auprès des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) locaux, des travaux ont été engagés pour permettre d’analyser les impacts relatifs à la crise sanitaire. Ils ont également pour objectif de créer un observatoire social national, réalisé par le Réseau des Assistantes Sociales, et de proposer des plans de prévention adaptés aux périodes successives de confinement/déconfinement pour toutes les entités en lien ou non avec du public.
En 2022, La Banque Postale a continué de déployer ses actions de prévention et d’appliquer les protocoles sanitaires en concertation avec la CSSCT. Le plan annuel de prévention 2022 présenté et validé par la CSSCT s’articule autour de quatre axes :
La prévention des risques psychosociaux est également une priorité : de nombreux dispositifs ou actions concourent à créer un environnement favorable pour limiter des situations à risque en agissant aux trois niveaux de prévention (primaire, secondaire et tertiaire).
La prévention primaire, est centrée sur les conditions et l’organisation du télétravail, en tant que nouvelle forme d’organisation. La prévention secondaire vise, quant à elle, à développer les aptitudes, les compétences, savoir-faire, savoir-être et se concrétise par la mise en place d’une nouvelle offre de formation. Les actions proposées pour concilier les temps de vie(7)offrent plus de confort, de sécurité, et d’entraide. À certains moments de la vie, cela peut représenter un facteur important de préservation de la santé, de l’équilibre personnel, familial des collaborateurs.
Offrir un environnement de travail sûr et sain est également une priorité pour CNP Assurances. De nombreuses actions de prévention sont mises en place dans toutes les entités pour assurer protection et santé à ses collaborateurs. CNP Assurances dispose d’un service de santé au travail autonome déployé sur ses principaux sites qui couvre l’intégralité des collaborateurs. Ainsi, tous les collaborateurs qui le nécessitent bénéficient d’un suivi médical rapproché.
Toujours concernant CNP Assurances, un baromètre annuel de qualité de vie au travail mesurant plus précisément 45 facteurs, regroupés en 15 dimensions autour du stress du bien-être et de l’engagement des collaborateurs a été réalisé en septembre 2022. Il a bénéficié d’un taux de participation de 57 %. Ses résultats sont relativement stables au regard de l’exercice précédent, avec une note globale de 74/100. Ce niveau de bien être est en ligne avec le benchmark externe. Néanmoins, le taux de stress se dégrade légèrement et demeure supérieur au benchmark externe. Les indicateurs d’engagement sont stables également et en phase avec la place. La majorité des répondants expriment de la fierté à travailler pour l’entreprise et la recommanderaient.
Pour évaluer la qualité de vie au travail des collaborateurs, des indicateurs tels que le baromètre social et l’absentéisme court ont été intégrés dans les objectifs des managers. Les managers sont accompagnés dans l’exercice de leurs missions à l’aide d’outils RH : coaching, mentoring, médiation. Des actions sont également développées pour améliorer leurs postures managériales : feedback, espace de discussion sur le travail, atelier d’échange, etc.
Au sein de la DRH des opérations bancaires, un collaborateur dédié à la médiation et au soutien accompagne les managers et les équipes RH locales. Ce dispositif facilite la résolution des situations individuelles complexes – accompagnements individualisés, mobilités professionnelles ou géographiques, etc. En complément, les entités opérationnelles de la Direction de la Relation et de l'Expérience Client ont poursuivi leurs actions de prévention des RPS par le biais d’actions collectives d’écoute, d’ateliers participatifs et d’actions individuelles avec le lancement d’une expérimentation d’accès facilité à des acteurs pluridisciplinaires par le biais d’une plateforme digitale.
La Prévention Santé et Sécurité au Travail s’est également vue renforcée par la mise en œuvre d’analyses d’impacts pluridisciplinaires liées aux projets de transformation. Cela a permis d’anticiper les risques afférents au changement et de proposer des plans de prévention pour accompagner les collaborateurs et fluidifier les retours d’expériences opérationnels suite aux orientations métiers. Ainsi, six commissions nationales dédiées à la prévention HSCT se sont tenues en 2022, en complément des commissions de suivi de l’accord social Réussir Ensemble. Dans ses mesures, ce dernier a largement repris des engagements en matière de qualité de vie au travail avec :
La Banque Postale a continué en 2022 à porter une attention particulière aux risques d’absentéisme, en suivant l’évolution des indicateurs entité par entité et en pilotant les plans d’action construits dans chaque établissement.
Par ailleurs,le déploiement des formations à la démarche « Parlons Zen » s’est poursuivi en 2022. Ce déploiement s’intègre dans la démarche Expérience collaborateur mise en place au sein des différentes entités opérationnelles. Chaque entité opérationnelle a construit un plan d’action adapté à ses spécificités et aux enseignements tirés des résultats du baromètre d’Engagement 2021, dans le but de faire progresser les résultats de l’édition suivante.
Le Groupe La Poste et Groupe La Banque Postale encouragent leurs collaborateurs à adopter un mode de vie actif et sain ; ils sponsorisent également des collaborateurs dans leurs pratiques sportives.
Le Groupe La Poste a mis en place un programme sport-santé-bien-être destiné à tous les collaborateurs du Groupe.
Les courses « Ekiden » sont le point d’orgue de ce programme, expérience collective (5, 7 ou 10 km en relais) et conviviale de sport en équipe sous la bannière #TeamSportLaPoste. Le Groupe prend en charge l’organisation générale ainsi que les frais d’inscriptions des collaborateurs participants.
Une appli : #TeamSportLaPoste a été lancée avec startup Squadeasy à l’attention de tous les postiers quels que soient leurs profils (âge, sexe, région, pays, niveau physique…) afin de les inciter à bouger au quotidien, à travers la marche, la course à pied, le vélo, avec des quiz, des défis et des conseils. 4 500 collaborateurs sont actuellement inscrits. Un canal Yammer « réseau social sport/ santé bien être » permet aussi d’animer la communauté des Postiers sportifs (près de 7 500 postiers inscrits).
En complément, le Groupe La Banque Postale permet d’accéder à une aide à la pratique sportive via l’association des activités sociales et culturelles (ADASC). Association à but non lucratif créée par le comité social économique (CSE) de La Banque postale avec les CSE d’une grande partie de ses filiales, l’ADASC gère l’ensemble des prestations socio-culturelles au bénéfice des collaborateurs.
Ainsi, afin de favoriser l’accès à la pratique d’une activité sportive régulière, l’ADASC subventionne les frais d’inscription (du salarié ou/et de ses ayants droit à charge) à un club sportif reconnus d’utilité publique ou d’intérêt général, dans le cadre d’un abonnement ou d’une cotisation annuelle. L’ADASC subventionne également la création et la gestion d’associations sportives pour les salariés des entités du groupe éligibles à L’ADASC (Basket-ball, Football, Golf, Tennis et Badminton).
Dans le cadre de son plan stratégique, La Banque Postale a lancé un programme fin 2021 dédié à l’expérience collaborateur reposant sur trois promesses :
Un parcours d’intégration organisé et structuré, au profit des nouveaux entrants, permet de les accompagner avant leur arrivée et pendant les trois mois qui suivent. Des étapes clés sont organisées pour faire connaissance avec l’entreprise, avec les directions, et être accompagné dans la gestion administrative et logistique de son arrivée dans l’entreprise.
Pour améliorer le bien-être au travail des collaborateurs, un programme de déploiement de nouveaux espaces de travail dans l’ensemble des sites du Groupe a été lancé.
Dans ce cadre, plusieurs projets ont vu le jour en 2022, comme « transformons Sèvres » (rénovation du siège de La Banque), l'emménagement des équipes de La Banque Postale Asset Management sur le site exceptionnel de Morland et de celles de Louvre Banque Privée à La Poste du Louvre, rénové de façon exemplaire. Les Centres de relation et d’expertise clients (CREC) en région démarrent également des projets avec quatre sites pilotes - Lille, Montpellier, Rouen et Dijon - qui vont bénéficier de projets de rénovation s’appuyant sur les nouveaux modèles.
La Banque a également lancé un service de « legal care » : une offre d’assistance juridique par des avocats, permettant aux collaborateurs de bénéficier d’une assistance pour les aider à gérer les problèmes du quotidien : problèmes de voisinage, questions autour de la situation familiale (hors questions de droit social).
Le deuxième objectif inscrit dans les statuts de la Banque Postale dans le cadre de l’adoption de la qualité d’entreprise à mission est de « Développer et promouvoir dans notre offre de bancassurance des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux ». Les leviers de réussite que la Banque souhaite mettre en œuvre sont notamment :
Pour garantir la prise en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la conception de ses produits et services, La Banque Postale a créé dès 2008 une « checklist ESG », révisée en 2021 dans le cadre du nouveau plan stratégique. Alignée avec les nouveaux enjeux RSE de La Banque Postale, elle intègre désormais 29 questions, s’articulant autour de deux piliers :
En 2022, 64 % des offres passées en CEP(8) ont été identifiées comme citoyennes. En cumul, depuis septembre 2021 et le lancement de l’outil refondu, ce sont 59 % des offres qui ont été identifiées comme telles. L’objectif est d’atteindre 80 % en 2025. Par ailleurs, une « checklist » simplifiée a été conçue pour évaluer les services associés aux offres ou aux produits.
Cette réflexion s’étend aussi aux moyens de paiement avec le lancement en 2022 d’une analyse de cycle de vie (ACV) qui a permis de déterminer l’empreinte carbone des cartes bancaires des clients de La Banque Postale.
La Banque Postale peut également s’appuyer - dans son effort de décarbonation - sur sa politique de refinancement responsable. Le 15 avril 2019, la Banque a émis avec succès sa première obligation verte (green bond), au format senior non préféré, d’un montant de 750 millions d’euros, d’une durée de 10 ans. Les fonds levés grâce à cette opération ont permis de refinancer des projets du secteur des énergies renouvelables (projets éoliens onshore/offshore et solaires) localisés en Europe, majoritairement en France. Les projets refinancés par cette obligation verte permettent de contribuer aux Objectifs du développement durable (ODD) des Nations Unies n° 7 (Énergie propre et d’un coût abordable) et n° 13 (Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques) et ont permis en 2021 d’éviter l’émission de 162 270 teqCO2. En 2022, une nouvelle émission verte, permettant de refinancer une portion du portefeuille de crédits immobiliers, correspondant aux logements à haute performance énergétique, a été émise pour un montant de 750 millions d’euros.
Depuis la mise en place du cadre d’émission d’obligations durables en 2019, le montant global d’obligations vertes réalisées est de 2 015 millions d'euros et 1 261 millions d'euros pour les obligations sociales. Les catégories de financements ciblées par les émissions vertes sont les financements de projets de production d’énergie renouvelable, de mobilité douce ainsi que de prêts à l’habitat pour l’immobilier résidentiel neuf des particuliers. Pour la partie sociale, cela concerne les catégories de financement de l’habitat social et des services essentiels, notamment de santé.
En 2022, les émissions vertes réalisées s’élèvent à 1 088 millions d'euros. Les émissions sociales représentent 430 millions d'euros(9).
Conformément à son engagement, La Banque Postale a publié en décembre 2022 les derniers rapports d’allocation et d’impact, qui permettent aux investisseurs de vérifier l’allocation des fonds et d’évaluer l’impact environnemental et social de leurs investissements dans les émissions obligataires vertes et sociales de 2021. Ceux-ci sont disponibles sur le site de La Banque Postale, rubrique investisseurs.
Autre élément contribuant à mesure son empreinte environnementale et le niveau d’exposition au risque climatique, La Banque Postale a appliqué aux portefeuilles de son activité BFI (Banque de Financement et d’Investissement) une méthodologie permettant d’en mesurer l’intensité carbone. En appliquant cette méthode à la poche obligataire non souverain, la Banque est en mesure de contrôler son niveau d’exposition aux valeurs les plus émettrices en matière de gaz à effet de serre. Ainsi, à fin décembre 2022, l’intensité carbone des « émetteurs non-souverains » est de 328 teqCO2/M€ investi.
La Banque Postale s’engage pour une gestion responsable des actifs en proposant une gamme de placements d’investissement socialement responsable (ISR)(10) aux investisseurs qui souhaitent concilier développement durable et potentiel de performance. CNP Assurances veille également à respecter ses engagements ESG dans sa gestion d’investissements (cf section 2.3.1.4.2 - Intégration des enjeux ESG dans les activités d’assurance et d’investissement de CNP Assurances).
En 2018, La Banque Postale Asset Management (LBP AM), principale société de gestion d’actifs du groupe La Banque Postale, avait pris l’engagement de basculer l’ensemble de ses fonds sous le label ISR d’ici 2020. Elle a décliné cette ambition dans sa gouvernance, ses outils, ses produits et ses expertises, pour concevoir une entreprise entièrement tournée vers l’ISR. Ayant atteint son engagement, LBP AM est depuis 2020 la seule société de gestion française diversifiée et de taille significative à avoir réussi la certification ISR par un tiers indépendant de sa gamme de produits ouverts, dans sa variété(11) Avec 98 fonds labellisés ISR, elle propose ainsi le plus grand nombre de fonds bénéficiant du label ISR français.
La démarche ISR de LBP AM repose sur trois leviers : l’analyse et l’intégration des enjeux de développement durable, l’engagement auprès des entreprises afin de les inciter à améliorer leurs pratiques dans ces quatre thèmes, l’exclusion de sociétés exposées à des controverses majeures et de sociétés opérant dans des secteurs sensibles.
L’analyse et l’intégration des enjeux de développement durable
L’intégration des enjeux de développement durable est réalisée selon la méthodologie propriétaire GREaT. L’objectif : identifier les entreprises qui ont une gestion responsable et qui proposent une offre de produits ou service contribuant à répondre aux enjeux sociétaux clés, en particulier une transition juste, et celles qui ont des pratiques moins robustes sur ces deux dimensions. Pour ce faire, elle se base sur les quatre piliers :
L’approche GREaT a été déclinée à toutes les classes d’actifs et permet de noter les pratiques de développement durable de près de 10 000 entreprises. L’intégration a notamment lieu par le biais des seuils quantitatifs établis et audités dans le cadre du label ISR.
L’engagement auprès des entreprises afin de les inciter à améliorer leurs pratiques
Ce dialogue, soutenu tout au long de l’année, vise à affiner la compréhension des pratiques des sociétés en matière de développement durable, mais également à encourager leurs améliorations sur des domaines spécifiques. Les rencontres avec les entreprises s’articulent avec les décisions de vote du groupe LBP AM aux assemblées générales, reposant sur une politique de vote engagée, et dont les résultats sont publiés.
La politique d’engagement actionnarial de LBP AM et Tocqueville Finance SA (TFSA) établit les thèmes prioritaires et les modalités d’engagement actionnarial (cette politique est téléchargeable ici).
LBP AM applique sa politique d’engagement auprès des entreprises de manière individuelle ou collaborative – c’est-à-dire avec d’autres sociétés de gestion – selon les thèmes abordés.
En 2022, LBP AM et TFSA ont accompagné certaines entreprises dans le processus complexe de transition climatique, au travers d’un dialogue bilatéral ou collaboratif (c'est-à-dire avec un groupe d’investisseurs). Ainsi, LBP AM et TFSA ont participé à une campagne d’engagement envers TotalEnergies, co-déposant un projet de résolution pour obtenir une plus grande transparence sur la stratégie climatique du groupe pétrolier afin que l’investisseur puisse évaluer en toute objectivité l’alignement de la société avec un scénario validé par la science. La résolution a été retirée à la suite d’engagements pris par l’entreprise en matière de transparence climatique à l’issue d’un dialogue avec LBP AM.
LBP AM et TFSA ont également poursuivi leur campagne d’engagement auprès de la banque anglaise HSBC afin de l’inciter à renforcer son prochain plan de transition, notamment par le biais d’une politique sectorielle sur les énergies fossiles s’inscrivant en cohérence avec les conclusions des scénarios du GIEC et de l’AIE. À l’issue du dialogue collaboratif organisé par ShareAction, HSBC a complété sa politique charbon et développé sa politique sur le pétrole et le gaz, et la résolution a été retirée.
LBP AM joue activement son rôle d’actionnaire à travers l’exercice des droits de vote attachés aux organismes de placement collectifs qu’elle gère, selon une politique de vote unique qui s’appuie sur les quatre axes d’analyse de sa « philosophie ISR ». En 2022, LBP AM et TFSA ont exercé leurs droits de vote à l’occasion de 740 assemblées générales d’entreprises réparties dans 27 pays. Ainsi, LBP AM et TFSA votent sur 95 % de leurs encours en actions. Moment fort de l’activité d’engagement actionnarial, la saison des assemblées générales est l’occasion d’échanger avec les entreprises investies, afin d’expliquer les principes de vote de LBP AM et de TFSA. Les deux sociétés de gestion établissent notamment une liste composée d’environ 40 entreprises auxquelles les principes de vote et les raisons des oppositions aux résolutions sont communiqués, dans l’objectif de promouvoir les bonnes pratiques de gouvernance. L’exercice de ces droits de vote s’est traduit en 2022, par un taux d’opposition de 31,6 % des résolutions soumises par le management.
En 2022, LBP AM a affiné sa politique de vote sur les stratégies de transition énergétique et écologique soumis au vote - résolutions dites Say on Climate - appliquée activement afin d’inciter les sociétés investies à développer des plans de transition permettant de s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris. En 2022, LBP AM et TFSA ont eu l’occasion de se prononcer formellement sur 30 résolutions Say on Climate, soutenant les plans de 17 entreprises et s’opposant à 13 résolutions dont les plans ne respectaient pas les critères définis, et les appellent à compléter les informations ou approfondir l’ambition de leur plan de transition pour les soumettre de nouveau au vote consultatif des actionnaires.
Elle a aussi été amenée à se prononcer sur des enjeux sociaux, en particulier lors des assemblées générales d’entreprises américaines. LBP AM a notamment soutenu une résolution externe d’actionnaires à l’assemblée générale d’Alphabet, demandant un rapport sur la gestion des risques liés à la collecte, à la confidentialité et à la sécurité des données.
LBP AM a également exprimé de fortes convictions sur les enjeux de gouvernance. La modération des rémunérations des dirigeants est un principe important dans sa politique de vote dans le souci de limiter l’accroissement des inégalités sociales. Concrètement, LBP AM s’est opposée à 48 % des résolutions relatives aux rémunérations de dirigeants à l’occasion de la saison des assemblées générales. Ce fut par exemple le cas pour le rapport de rémunération du directeur général de Stellantis. Ce positionnement n’est pas une remise en cause de la qualité du management, mais de l’équilibre de la répartition de valeur.
Concernant la composition des conseils d’administration, LBP AM a participé au dépôt d’une résolution à l’assemblée générale d’Ipsos proposant la nomination d’un administrateur indépendant non coopté afin d’augmenter l’indépendance effective du conseil. Si elle n’a pas été approuvée par les actionnaires, elle a néanmoins enregistré un taux de soutien de 34,4 %.
LBP AM publie chaque année un rapport d’engagement et un rapport de vote, qui rendent compte du dialogue mené avec les entreprises.
L’exclusion des entreprises
Le Comité d’Exclusion du groupe LBP AM est l’instance qui décide de l’exclusion de sociétés exposées à des controverses majeures et de sociétés opérant dans des secteurs sensibles (armes controversées, tabac, jeux d’argent, charbon thermique et une partie des sociétés pétrolières et gazières), en application des politiques de LBP AM et de TFSA qui sont exigeantes et régulièrement actualisées.
Pour plus détails, se référer à la section 2.4.1.3 - Mise en œuvre de politiques d’exclusion exigeantes.
Labélisation ISR
LBP AM avec sa filiale Tocqueville Finance gère 55,8 milliards d’euros à fin décembre 2022, dont 34,8 milliards d’euros de fonds labellisés ISR.
En 2022, LBP AM et Tocqueville Finance ont ajusté le classement de 8 fonds article 9 à la suite des dernières exigences de la Réglementation européenne SFDR, entré en application en mars 2021. Cette réglementation définit trois types de fonds :
Dans l’attente de définitions réglementaires plus précises, LBP AM et Tocqueville Finance avaient alors classé article 8 la quasi-totalité de leurs fonds dotés du label d’Etat ISR, et une quinzaine de fonds ouverts en articles 9.
Le Règlement SFDR de niveau 2, qui entre en application en janvier 2023, précise les exigences et impose notamment aux fonds Article 8 et 9 de s’engager sur la réalisation d’un minimum d’investissements durables. Par ailleurs, ce règlement spécifie que les produits Article 9 « ne devraient effectuer que des investissements durables, mais ces produits peuvent néanmoins, dans une certaine mesure, réaliser d’autres investissements lorsqu’ils sont tenus de le faire en vertu de règles sectorielles spécifiques ».
Malgré ces précisions, des zones d’ombres persistent, en particulier concernant la définition des « investissements durables ».
Dans l’attente de clarifications, La Banque Postale a donc reclassé une partie de ses fonds Article 9 dans la catégorie Article 8. Cette approche prudente a été préférée à l’abaissement du niveau d’exigence de la définition des investissements durables, qui aurait pu permettre de répondre aux attentes du règlement de niveau 2 pour les produits Article 9. Ce reclassement, portant sur une part limitée de la gamme, est sans impact sur la stratégie et l’ambition extra-financières des fonds concernés.
CNP Assurances a déployé une stratégie d’investissement responsable au sein des différentes classes d’actifs. Cette stratégie reflète les engagements de CNP Assurances auprès du Pacte mondial, des Principles for Responsible Investment (PRI), de la Net-Zero Asset Owner Alliance (NZAOA) et du Finance for Biodiversity Pledge. La stratégie d’investissement responsable déployée par CNP Assurances vise d’une part à protéger les actifs adossant les engagements envers ses assurés, et d’autre part à créer de la valeur financière et extra-financière pour toutes les parties prenantes de CNP Assurances. Elle repose sur trois piliers : la politique d’exclusion, la politique d’engagement actionnarial et la sélection des investissements sur la base de critères ESG.
La gestion des investissements de CNP Retraite, CNP Caution et MFPrévoyance est déléguée à CNP Assurances et bénéficie des mêmes approches ESG. Les autres filiales sont responsables de la gestion de leurs investissements, tout en appliquant les politiques Groupe.
La démarche d’investissement responsable mise en œuvre au sein de CNP Assurances ne peut être déclinée de manière uniforme sur toutes les classes d’actifs en portefeuille (actions, obligations d’entreprise, obligations souveraines, fonds, immobilier ou infrastructure). À fin 2022, 91 % des investissements de CNP Assurances sont gérés avec des filtres ESG sur le périmètre des portefeuilles en euros et en unités de compte (93 % sur le périmètre des portefeuilles en euros).
Actions cotées
La démarche d’investissement responsable est basée sur une gestion best-in-class du portefeuille actions : les entreprises les mieux notées d’un point de vue extra-financier au sein de leur secteur d’activité sont privilégiées. Une veille trimestrielle permet d’échanger avec les analystes ESG d’Ostrum AM les titres en risque ESG et les principaux enjeux en matière de durabilité.
Depuis 2021, la gestion du portefeuille s’est engagée sur les opportunités d’investissement, notamment fondées sur quelques grandes tendances extra-financières.
Ainsi, plusieurs thématiques ont été mises en œuvre à travers les investissements réalisés, notamment dans la santé, l’accès aux soins et aux équipements de santé, ainsi que le développement d’une médecine intégrant les nouvelles technologies. Les secteurs de l’énergie fossile et de l’automobile ont fait l’objet d’allègements au profit d’entreprises offrant des alternatives dans des solutions d’énergie verte et de transports collectifs.
Obligations
L’analyse ESG des obligations est intégrée à l’analyse crédit réalisée par Ostrum AM. Dans toutes ses décisions d’investissement, l’équipe de gestion taux sélectionne systématiquement les émetteurs les mieux notés de l’univers d’investissement. À cela s’ajoute un outil d’analyse et de sélection des obligations vertes, sociales ou durables basé sur la stratégie et les impacts ESG des émetteurs. L’équipe de recherche crédit intègre un score qualitatif d’appréciation de la matérialité des critères ESG ainsi que l’évaluation des risques et des opportunités matérielles ESG. Les critères d’exclusion demandés par CNP Assurances s’appliquent au portefeuille obligataire.
CNP Assurances investit depuis plusieurs années dans des obligations à thématique sociale (social bonds, sustainable bonds). Ces obligations répondent à de forts enjeux sociaux, mesurent leur impact social et contribuent à une création de valeur durable pour l’ensemble des parties prenantes. À fin 2022, les montants investis par CNP Assurances dans ces obligations représentent 3,4 milliards d’euros.
Immobilier
En amont de l’achat d’un actif immobilier, CNP Assurances mène des analyses techniques, environnementales et sanitaires afin d’identifier les risques propres au bâtiment et à évaluer le montant et la faisabilité des travaux nécessaires pour respecter le niveau d’exigence de CNP Assurances. La non-faisabilité est un critère d’abandon du projet et l’évaluation des coûts des travaux impacte le prix d’acquisition.
CNP Assurances confie la gestion de son portefeuille immobiliers à des sociétés de gestion spécialisées, sur la base d’un cahier des charges strict, incluant les enjeux de respect de l’environnement et de sécurité (charte de gestion durable prenant en compte l’impact du bâtiment sur l’environnement, la santé et la sécurité des usagers, charte « travaux verts »). CNP Assurances attend des sociétés de gestion une gestion des enjeux de durabilité adaptée en fonction de la matérialité des enjeux.
La sécurité des biens et des utilisateurs est un enjeu majeur pour CNP Assurances qui mène depuis 2016, une mission d’analyse hygiène sécurité environnement (HSE) sur une grande partie de ses immeubles en direct. Près de 60% des observations ont été traitées à fin 2022.
Forêts
La Société Forestière, qui assure la gestion du patrimoine forestier de CNP Assurances, met en œuvre une gestion sylvicole durable et respectueuse de l’environnement. Dès 2001, la Société Forestière s’est dotée d’un manuel de gestion forestière durable dont l’application est certifiée ISO 9001. Il intègre les principales thématiques de l’analyse ESG : gouvernance, pilotage et organisation des relations avec ses clients et autres parties prenantes, ainsi que la mise en application de pratiques sylvicoles tenant compte des habitats et espèces remarquables. À fin 2022, 100 % des surfaces des forêts détenues par CNP Assurances et éligibles à la certification PEFC y adhèrent ou sont en cours d’adhésion.
La mise à jour en 2020 du mandat de gestion liant CNP Assurances et la Société Forestière a permis de renforcer l’intégration de critères ESG au sein d’une charte de gestion durable des forêts. Cette charte engage CNP Assurances et la Société Forestière vers des objectifs ambitieux de protection de la biodiversité, de l’eau, des sols et des personnes.
Fonds d’actions non cotées et d’infrastructures
Depuis 2010, les informations ESG sont utilisées dans la gestion des placements en actions non cotées et en infrastructures. Les due diligences menées avant investissement dans un nouveau fonds d’actions non cotées permettent d’établir une notation ESG. 25 nouveaux fonds ont ainsi été notés en 2022.
À chaque nouvel investissement en infrastructure, CNP Assurances sélectionne des fonds qui ont une stratégie ESG compatible avec ses engagements et règles internes, notamment sur les secteurs interdits par CNP Assurances. En 2021, un questionnaire ESG a été développé par CNP Assurances et transmis aux sociétés de gestion afin de vérifier l’alignement des objectifs et contraintes ESG de CNP Assurances et du fonds.
Sur les investissements en cours, un reporting ESG est en place depuis plus de dix ans. En 2022, 78 % des fonds d’infrastructures ont répondu à cette demande de reporting ou communiqué un reporting volontaire. Depuis 2010, les informations ESG sont utilisées dans la gestion des placements en actions non cotées et en infrastructures. Les due diligences menées avant investissement dans un nouveau fonds d’actions non cotées permettent d’établir une notation ESG. 25 nouveaux fonds ont ainsi été notés en 2022.
À chaque nouvel investissement en infrastructure, CNP Assurances sélectionne des fonds qui ont une stratégie ESG compatible avec ses engagements et règles internes, notamment sur les secteurs interdits par CNP Assurances. En 2021, un questionnaire ESG a été développé par CNP Assurances et transmis aux sociétés de gestion afin de vérifier l’alignement des objectifs et contraintes ESG de CNP Assurances et du fonds.
Fonds de titres cotés
Pour les fonds de titres cotés dédiés à CNP Assurances, CNP Assurances exige que sa propre politique d’exclusion s’applique aux sous-jacents du fonds, comme pour ses détentions en direct.
Pour les fonds de titres cotés ouverts à tout souscripteur, CNP Assurances n’a pas la possibilité d’imposer sa démarche ESG. Elle s’assure d’une cohérence entre la démarche ESG du fonds et sa propre démarche ESG via un questionnaire ESG adressé à chaque société de gestion lors de la phase de due diligence qui précède l’investissement, puis à rythme régulier tous les deux ans. Ce questionnaire ESG porte globalement sur la démarche d’investissement responsable et la notation ESG du fonds, puis plus spécifiquement sur les thématiques suivantes : règles mises en place sur les armes controversées, les embargos, les paradis fiscaux, le charbon thermique et les risques climatiques.
CNP Assurances a mis en place fin 2022 un filtre ESG contraignant pour la sélection des nouveaux fonds de titres cotés dans les portefeuilles en euros qui repose sur :
À fin 2022, 96 % des sociétés de gestion avec lesquelles CNP Assurances travaille ont signé les Principles for Responsible Investment (PRI).
À fin 2022 sur le périmètre des portefeuilles en euros, 66 % des fonds de titres cotés détenus par CNP Assurances font la promotion de caractéristiques environnementales ou sociales (au sens de l’article 8 du règlement SFDR) et 1 % ont un objectif d’investissement durable (au sens de l’article 9 du règlement SFDR).
En conformité avec l’article 29 de la loi énergie-climat (LEC), La Banque Postale Asset Management et CNP Assurances publient chaque année sur leur site internet un rapport sur leur contribution à la lutte contre le changement climatique (12). La Banque Postale Asset Management et CNP Assurances ont ainsi structuré leur rapport en s’appuyant sur les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosure (TCFD), afin d’accroître leur transparence sur la maîtrise de leurs risques liés au climat. Dans ce rapport figurent notamment :
Concernant LBP AM, les calculs sont réalisés pour les fonds ouverts au public investis en actions et pour les fonds ouverts investis en obligation d’entreprise.
La gestion des opportunités climatiques dans les portefeuilles de LBP AM est pilotée à un premier niveau via les thématiques durables en lien avec la transition énergétique : énergies renouvelables, transport et mobilité durables, économie circulaire, agriculture et alimentation soutenable, et bâtiments verts. Les entreprises éligibles sont celles qui réalisent au moins 20 % de leur chiffre d’affaires à partir de produits ou services contribuant à solutionner les enjeux de la transition énergétique, en lien avec ces thématiques (production d’électricité renouvelable, recyclage des déchets, isolation thermique des bâtiments, etc.).
Le second niveau de pilotage se situe au niveau des green bonds, une classe d’actifs dont la finalité est de financer des projets contribuant à la transition énergétique. La Banque Postale Asset Management a développé une méthodologie d’analyse propriétaire en deux étapes pour évaluer la contribution de ces obligations à la décarbonation de l’économie : évaluation globale de la stratégie climat de l’émetteur puis analyse de la contribution de l’obligation verte à la transition énergétique.
La Banque Postale accompagne les projets d’amélioration thermique et énergétique des logements pour tous ses clients particuliers en mobilisant différents outils de financement :
Sur conditions de ressources des foyers emprunteurs, ces dispositifs sont complétés par :
En 2021, La Banque Postale Consumer Finance a repensé intégralement sa gamme de Prêts personnels Auto et Travaux Verts et lancé les premières offres mondiales de crédit consommation à impact. Ces crédits sont un moyen pour ses clients de financer leurs projets en prenant soin de la planète :
Cette gamme sera progressivement élargie en intégrant de nouvelles offres à impact. A fin 2022, les crédits à impact représente 47 % des crédits classiques(14).
Pour tous ses clients détenteurs de livrets réglementés, La Banque Postale propose deux dispositifs qui favorisent la redistribution au profit de structures d’intérêt général :
En 2022 les montants collectés sont en forte progression par rapport à l’année précédente. Ils sont près de 10 fois plus importants pour la campagne de dons LDDS et ont été multipliés par 2,4 pour le Service Intérêts Solidaires.
La Banque Postale Asset Management a complété en 2022 la gamme citoyenne de sa maison-mère en y intégrant un fonds solidaire et quatre fonds de partage, dont trois nouvellement créés. Cette offre permet de financer concrètement des projets associatifs en France et aux clients particuliers de La Banque Postale de soutenir, grâce à leurs choix d’investissement, le développement d’une société plus solidaire. En effet à chaque fonds est attaché une association sélectionnée pour la thématique de son engagement qui est en lien avec celle du fonds.
Quatre fonds partageront une partie des frais de gestion sur la totalité de leurs encours avec leur association. Le cinquième, LBP AM ISR Actions Solidaire, investira en direct au capital de la sienne. Un montant de 600 000 euros a été versé en 2022 à trois associations et fondations par Tocqueville Silver Age ISR, LBP AM ISR Actions Environnement et LBP AM ISR Actions France, recouvrant les contributions du groupe La Banque Postale, incluant LBP AM et CNP Assurances.
LBP AM a sélectionné ces cinq partenaires sur la base de leur contribution aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Également, La Banque Postale a fait évoluer le cadre de ses émissions de titres de créance structurés (TCS) à partir de 2021. Elle a commercialisé un premier TCS à thématique « verte » puis à thématique « sociale ». En 2022, l’ensemble des émissions étaient à thématique environnementale ou sociale. La collecte de ces produits est affectée au financement ou au refinancement de portefeuilles de prêts de La Banque Postale identifiés à partir du green, social & sustainability bond framework. En septembre 2022, La Banque Postale a commercialisé son premier TCS de partage au profit de la Fondation Terre de Liens, 0,2 % de la collecte a été reversée à la structure sous forme d’un don direct de la Banque pour un montant de plus de 248 000 euros.
LBP AM Infrastructure Debt Climate Impact Fund
Ce fonds de dette infrastructure à impact climatique a pour but de piloter de manière objective et transparente la contribution des projets financés aux objectifs des Accords de Paris.
L’univers initial du fonds est constitué d’entreprises apportant des solutions aux enjeux de la transition écologique (changement climatique, raréfaction des ressources, etc.) catégorisées en 6 thématiques liées à l’environnement. Par ailleurs, afin d’être éligible au label Greenfin, le fonds respecte les critères d’exclusion du label : les entreprises dont une partie des activités relèvent des énergies fossiles ou de la filière nucléaire sont obligatoirement écartées.
Enfin, une vérification de la cohérence de ces thématiques durables avec la nomenclature sectorielle retenue par le référentiel du label est faite et avec précisions, pour chaque entreprise, la correspondance avec cette nomenclature qui comprend neuf catégories : Énergies renouvelables, Bâtiments verts, Gestion des déchets et contrôle de la pollution, Industrie, Transports et mobilité durables, Technologies de l’information et de la communication, Agriculture et forêt, Adaptation au changement climatique.
La Banque Postale ainsi que sa filiale Louvre Banque Privée proposent à leurs clients de devenir des acteurs directs de la transition énergétique grâce à leur épargne, en les orientant vers les solutions de Lendopolis, filiale à 100 % du groupe. Lendopolis est un des leaders de l’investissement participatif en France. Il permet aux particuliers de prendre part à la transition énergétique en finançant, par la souscription de titres financiers, des projets d’énergie renouvelable, développés par des entreprises spécialistes du secteur. Acteur historique sur les marchés éoliens et photovoltaïques, la plateforme diversifie son activité en 2022 via le financement d’opérateurs spécialisés dans le biogaz puis l’hydraulique dès 2023.
La Banque Postale accompagne la start-up Carbo depuis juin 2020 et son intégration au sein du programme d’incubation de 12 mois de Plateform58. La mission de Carbo est d’amplifier la prise de conscience des individus pour réduire leur empreinte carbone. Carbo mobilise à cet effet les leviers technologiques et pédagogiques. La solution « particuliers » de Carbo propose, à partir de l’analyse des dépenses bancaires, une estimation de l’empreinte carbone associée. Les utilisateurs peuvent également comparer leurs impacts avec ceux de leurs pairs et bénéficier de conseils personnalisés afin de les réduire. Depuis 2021 l’offre est proposée à titre gracieux à tous les clients de La Banque Postale depuis leur espace personnel.
Autre innovation, La Banque Postale propose aux clients qui souhaitent agir sur leur empreinte carbone et en particulier sur le poste de la consommation énergétique, de souscrire à l’offre de Octopus Energy (anciennement Plüm énergie). Cet opérateur énergétique propose une énergie 100 % verte et locale (produite en France) ainsi que des recommandations pour diminuer sa consommation énergétique. La Banque Postale propose un système de cagnotte où chaque euro économisé sur sa facture est abondé et peut servir soit à financer une association, soit à réduire sa facture suivante.
Depuis 10 ans au sein du groupe La Banque Postale, BPE, devenue Louvre Banque Privée, propose une offre de produits et services à forte valeur ajoutée et sur mesure, tant sur les solutions de financement que sur la diversification de l’épargne globale.
Elle s’appuie sur ses 5 pôles d'expertise : l’ingénierie patrimoniale, la gestion de fortune, la gestion sous mandat, les solutions de financement et l’investissement immobilier.
Louvre Banque Privée s’engage avec La Banque Postale en faveur d’une transition écologique plus juste. Elle a développé son offre ESG en cohérence avec celle de La Banque Postale, et l’a restructurée depuis l’entrée en vigueur de la réglementation SFDR en 2021. Elle continue à faire grandir et à diversifier son offre responsable.
En 2021, Louvre Banque Privée s’est dotée d’un nouveau cadre de référence relatif à l’intégration des enjeux ESG dans les activités de gestion de ses mandats. En substance :
Louvre Banque Privée propose à ses clients plusieurs commercialisations de titres de créance structurés par an. En cohérence avec sa démarche IR, Louvre Banque Privée accorde une place déterminante aux critères ESG dans la sélection de ces produits. Ils présentent a minima l’une des caractéristiques suivantes :
Louvre Banque Privée propose à ses clients de devenir des acteurs directs de la transition énergétique grâce à leur épargne, en les orientant vers les solutions de Lendopolis, filiale de La Banque Postale depuis 2017 (voir 2.3.2.5 - Lendopolis).
Louvre Banque Privée collabore avec des sociétés de gestion qui se positionnent comme des investisseurs durables et engagés. Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) de la gamme de Louvre Banque Privée sont labellisées ISR, ou classées article 8 ou 9 selon la réglementation SFDR, comme Atream Hôtels, Pierval Santé, Épargne Foncière, LF Europimmo ou Selectinvest. .
La sélection de ces SCPI se fait sur la base de leurs engagements concrets en faveur de la transition écologique, comme la promotion de la biodiversité et la lutte contre l’artificialisation des sols au sein du patrimoine immobilier (notamment en excluant les projets de construction sur terrains vierges de haute valeur), la part des bâtiments labellisés, ou encore la mise en avant de solutions de mobilité décarbonée.
Louvre Banque Privée collabore également avec la Société Forestière, filiale du groupe Caisse des dépôts qui gère et exploite de façon durable les forêts françaises. Elle comprend six agences régionales, qui gèrent près de 310 000 hectares de forêts (soit plus de 2 milliards d’euros d’actifs). La Société Forestière est devenue une Entreprise Engagée pour la Nature (EEN) en 2021, à la suite de l’acceptation par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) de son plan d’action, visant à accélérer la restauration et la préservation de la biodiversité en forêt.
Louvre Banque Privée Patrimoine & Forêt, lancé en septembre 2020 en partenariat avec La Société Forestière, a été un premier succès avec une collecte de 6,6 millions d’euros réalisée en à peine un an. Ce produit entre dans la catégorie article 8 de la réglementation SFDR.
Louvre Banque Privée travaille actuellement avec La Société Forestière pour proposer à sa clientèle un Groupement Forestier d’Investissement (GFI) commercialisé en appel public à l’épargne (APE) dès 2023. Cette offre entrera dans la catégorie article 9 SFDR.
Le législateur a confié au groupe La Poste quatre missions de service public, parmi lesquelles la mission d’accessibilité bancaire, que La Poste exerce au travers de sa filiale La Banque Postale. Cette mission garantit un accès universel et non discriminant à des services bancaires gratuits, simples et indispensables pour des personnes exclues de la bancarisation « traditionnelle » et qui ont des besoins spécifiques.
Le Livret A de La Banque Postale est l’instrument de cette accessibilité bancaire, en raison de son universalité, de sa simplicité d’accès et de fonctionnement ainsi que de son caractère sécurisant. Au titre de cette mission, La Banque Postale a des obligations spécifiques en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A, notamment l’obligation d’ouverture à toute personne qui en fait la demande (principe dit d’« universalité » du Livret A), l’obligation de permettre le retrait ou le versement d’espèces à partir de 1,5 euro, d’autoriser certaines opérations essentielles (telles que les virements de prestations sociales et prélèvements de loyers HLM et factures d’eau, gaz ou électricité) et de mettre à disposition une carte de retrait utilisable dans le réseau de La Banque Postale.
Pour assurer cette mission, La Poste et La Banque Postale proposent sur l’ensemble du territoire un dispositif d’accueil et de conseil qui garantit une accessibilité réelle. Au-delà de ce dispositif, elles ont développé un écosystème d’accompagnement humain comprenant une large gamme de services – traduction, conseil budgétaire, conventions avec des associations – destinés à faciliter l’insertion sociale et financière des personnes non bancarisées et/ou dont la situation limite la bancarisation traditionnelle.
Par l’usage qu’en font 1,4 million de clients, le Livret A de La Banque Postale correspond, pour ces clients précarisés ou exclus, au seul dispositif de pré-bancarisation disponible et gratuit en France. Adossé à un écosystème de services et à un réseau dense, il leur offre un indispensable accompagnement quotidien et la possibilité de réaliser des opérations en espèces pour de petits montants.
Fin 2022, pour la clientèle des particuliers, près de 50 % des Livrets A de La Banque Postale, soit environ 6,9 millions de comptes, avaient un encours inférieur ou égal à 150 euros. Ces livrets, qui représentent 0,2 % des encours, génèrent cependant un coût de gestion très important car ils comptent parmi les livrets les plus utilisés, totalisant 45,4 % des opérations effectuées sur le Livret A.
Afin de fluidifier la mission d’accessibilité bancaire auprès des demandeurs d’asile, la liste des bureaux référents de migrants et celle des bureaux référencés comme interlocuteurs des centres de rétention administratifs ont été actualisées. 360 bureaux sont ainsi concernés par des dispositifs spécifiques d’accueil. Ils ont été mis en place pour répondre à trois objectifs : favoriser l’intégration sociale, lutter contre toute forme de discrimination dans l’accueil des clients et faciliter l’accès de ces publics aux services bancaires. Les postiers travaillant dans ces bureaux sont formés à l’ouverture des Livrets A aux demandeurs d’asile, ce qui implique une bonne compréhension des situations administratives et des documents éligibles. Ils ont également des relations spécifiques avec les médiateurs de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Une nouvelle convention de partenariat a été signée en septembre 2020 entre l’OFII, La Poste et La Banque Postale, et le nombre de bureaux référents a évolué pour s’adapter aux nouveaux centres référencés par l’État.
Pour mieux servir ces clients ainsi que leurs représentants légaux, La Banque Postale a mis en place depuis 2017 des agences référencées « majeurs protégés ». Les collaborateurs ont été spécifiquement formés à l’accueil de ce public. Ils assurent la gestion des opérations liées aux comptes des personnes protégées et répondent aux demandes des représentants légaux, mais aussi des conseillers de La Banque Postale et du Réseau La Poste. La Banque Postale propose également la carte Protectys, carte de paiement interbancaire pour les majeurs protégés sous tutelle d’une personne physique. Plus de 7 725 cartes Protectys sont aujourd’hui, utilisées par des personnes protégées
Le Réseau La Poste, s’est engagé, depuis plus de 10 ans, dans l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’AP), un important programme de modernisation pour faciliter l’accessibilité des bureaux de Poste, des produits et des services, aux personnes en situation de handicap.
À ce titre, La Poste s’est engagée à poursuivre cette mise en accessibilité des bureaux de Poste pour la période 2016-2024. Ainsi, en 2022, 6 520 bureaux de Poste représentant 89 % du parc (soit + 3,6 % par rapport à 2021), disposent d’un espace de vente accessible à tous les handicaps. 4 871 d’entre eux, soit 66,5 % du parc, bénéficient d’un accès extérieur pour les personnes à mobilité réduite (PMR).
Installés en façade des bureaux de Poste ou hors site, 98 % des guichets automatiques bancaires (GAB) sont soit directement accessibles aux personnes à mobilité réduite, soit situés à proximité immédiate d’un autre GAB accessible. À l’intérieur des bureaux de Poste, 100 % des GAB sont accessibles.
Pour les personnes aveugles et malvoyantes, la mise en accessibilité des GAB et TLS (Terminaux Libre-Service) de La Banque Postale se poursuit avec un taux d’accessibilité fin 2022 de 95,3 %. Des relevés de compte ainsi que la lettre d’information mensuelle de La Banque Postale sont proposés en braille aux personnes malvoyantes ou en version électronique avec lecture vocale.
Un accompagnement personnalisé est également proposé aux clients sourds et malentendants à leur arrivée dans l’espace de vente. Ainsi, 6 113 bureaux de Poste (soit 86,9 %) sont équipés d’amplificateur de son facilitant les échanges avec les personnes portant ou non un appareil auditif. D’autre part, un interprète en langue des signes française peut intervenir lors de rendez-vous clients et ce depuis 2014. Pour les relations à distance, le service Sourds et Malentendants est accessible grâce au partenariat avec DEAFI. Il met en relation le client avec un interprète assermenté en langue des signes française.
Une formation e-learning pour l’« Accueil des clientèles en situation de handicap » est dispensée au Réseau, et 90 % (contre 86,3 % en 2021) des collaborateurs en contact avec la clientèle l’ont suivie.
La Banque Postale participe aux travaux de la Fédération Bancaire Française pour établir une Charte pour l’accès des personnes en situation de handicap aux moyens de paiement. Des préconisations ont été élaborées concernant le secteur bancaire et ses prestataires (constructeurs de matériels, commerçants, prestataires informatiques, etc.), comme adapter les outils digitaux pour les personnes non-voyantes ou faciliter l’accès des DAB et des terminaux de paiement pour les personnes à mobilité réduite.
La Banque Postale structure aussi son offre autour de l’accessibilité bancaire d’un point de vue numérique. Le plan d’inclusion bancaire « We Tech Care » mis en place en 2018 permet de détecter les fragilités numériques de chaque client. Le dispositif a développé une communauté d’aidants numériques associés depuis 2021. Ainsi, des ateliers gratuits sont proposés dans des associations partenaires de médiation sociale : PIMMS et FACE. Ces ateliers individuels ou collectifs permettent au client d’obtenir les compétences de base pour se connecter aux services bancaires.
Lancée en 2019, Ma French Bank est la banque 100 % mobile filiale de La Banque Postale. Ma French Bank est accessible au plus grand nombre grâce à sa simplicité d’utilisation, ses tarifs, son mode de souscription à distance ou dans l’ensemble des bureaux de Poste, partout en France. Sans condition de revenus, Ma French Bank participe à la démocratisation des nouveaux usages digitaux dans le domaine bancaire. Son service client est disponible du lundi au samedi de 8 heures à 22 heures par téléphone. Les conseillers sont également disponibles par chat ou sur les réseaux sociaux du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 9h à 18h. Ma French Bank compte, à fin 2022, plus de 550 000 clients et 7 000 bureaux de poste distributeurs.
En 2022, Ma French Bank a lancé son offre de parrainage accessible pour ses clients depuis l’application mobile. Elle permet à ses clients les plus fidèles de promouvoir Ma French Bank auprès de leur entourage. Cette offre récompense le parrain et le filleul via le versement de primes.
Ma French Bank est signataire de deux conventions de Mécénat avec Break Poverty Foundation(17) et la Fondation Goodplanet(18). Au travers de ces deux conventions, Ma French Bank souhaite :
Ma French Bank a complété son soutien à travers des campagnes médias solidaires avec Goodeed (filiale de KissKissBankBank & Co). Ces campagnes ont permis de verser un montant de 12 000 euros à chacune des fondations en 2022.
La Banque Postale Consumer Finance propose des crédits avec une tarification adaptée sur des durées et avec des montants de financement accessibles : prêts personnels (auto, travaux, projets), rachats de crédit, offres jeunes et offre dédiée aux intérimaires. En parallèle, une tarification préférentielle favorisant les choix de consommation les plus écoresponsables (Prêt personnel Véhicule Vert à impact et Prêt personnel Travaux Vert à impact) est proposée
Avec le prêt personnel Étudiant, Apprenti et le prêt Permis à un euro par jour, La Banque Postale répond aux besoins spécifiques des jeunes. En 2021, La Banque Postale Consumer Finance a rejoint le schéma de garantie des prêts étudiants du ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche. Renforcé dans le cadre du plan France Relance, ce dispositif de prêt non affecté, à destination des étudiants de moins de 28 ans qui n’ont pas de garant, est garanti par Bpifrance dans la limite de 20 000 euros. En 2022, 609 étudiants ont pu bénéficier de cet accès simplifié au crédit bancaire pour le financement de la poursuite de leurs études.
Attachée à sa signature citoyenne et à sa volonté d’offrir des produits toujours plus inclusifs, La Banque Postale Consumer Finance propose également le prêt personnel intérimaire : une offre de financement de projet ou de véhicules à destination d’une clientèle souvent exclue par les autres organismes.
Pour souscrire à l’assurance facultative, les clients dont l’encours global de crédit à la consommation à La Banque Postale est inférieur à 50 000 euros n’ont plus de déclaration de bonne santé à signer et n’ont pas non plus de formalité médicale à accomplir (depuis décembre 2020).
Enfin, depuis mars 2022, la filiale Django déploie en BtoBtoC une gamme complète de solutions de financements en plusieurs fois (2, 3 ou 4 fois) ou en paiement différé (à 15, 30 ou 45 jours), solutions intégrées directement dans le parcours d'achat des commerçants.
La Banque Postale propose depuis 2007, partout en France, une offre de microcrédit personnel. Depuis 2018, elle le fait via l’institution de microfinance Créa-Sol. Créa-Sol a conçu une solution d’instruction, de financement et de gestion des microcrédits 100 % digitale pour réduire sensiblement les délais d’octroi des microcrédits. La Banque Postale soutient Créa-sol par un mécénat financier et de compétences. En 2022, 1 500 contrats de microcrédits ont été décaissés en partenariat avec La Banque Postale.
La Banque Postale propose également, via l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique), une offre de microcrédit professionnel pour accompagner des entrepreneurs dans le lancement et la conduite de leur activité professionnelle. L’Adie et La Banque Postale soutiennent ainsi des micro-entrepreneurs potentiels, clients de La Banque Postale détectés en bureaux de Poste, en zones urbaines sensibles et désireux de créer leur activité professionnelle. En 2022, 1 200 entrepreneurs ont été financés. Par ailleurs, La Banque Postale a contribué au financement de 900 personnes ayant un besoin d'achat de véhicule pour retrouver un emploi salarié.
Depuis 2022, les cinq chargés de clientèle de L’Appui (plateforme d’accompagnement budgétaire au service des clients connaissant des difficultés financières, cf section 2.3.4.2 - L’Appui), ayant acquis la qualité de référents sociaux au même titre que les travailleurs des associations partenaires, peuvent préinstruire les dossiers de microcrédits. L’instruction des dossiers est ainsi plus fluide et plus rapide, permettant à La Banque Postale de mieux répondre aux besoins croissants de microcrédits.
À partir de 2023, la Banque souhaite que les chargés de clientèle du réseau montent en compétence pour accompagner la distribution massive de microcrédits.
La Banque Postale permet aux moins de 36 ans de bénéficier d’une offre de prêt immobilier sans apport personnel. Elle propose le prêt d'accession sociale à la propriété destiné aux personnes ayant des revenus modestes. Ce prêt réglementé par l'Etat permet d'accéder à la propriété de sa résidence principale sous conditions de revenu(19) Cette offre a permis d’accompagner plus de 192 000 clients de La Banque Postale. À fin 2022, La Banque Postale a financé 2,54 milliards d’euros de prêts à l’accession sociale. À fin 2022, La Banque Postale compte 254 partenaires, répartis entre 63 intermédiaires en opération de banque et service de paiement (IOBSP) et 191 bailleurs sociaux.
En matière de crédit immobilier classique, 18 % des ménages emprunteurs avaient des revenus mensuels inférieurs à deux SMIC nets fin octobre 2022, ce qui représente plus de 17 000 personnes à revenus très modestes accompagnées dans leur projet d’acquisition de résidence principale.
En 2022, La Banque Postale a commercialisé le prêt avance rénovation (PAR) pour accompagner une clientèle modeste ou agée à financer des travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale (cf section 2.3.2.1 - Accompagnement à la rénovation énergétique).
Afin de perpétuer son engagement envers la jeunesse, La Banque Postale propose une nouvelle offre destinée au 18-25 ans : le Pass Jeune. Développée en partenariat avec Wizbii, la plateforme inclut 10 services extra-financiers gratuits autour de la recherche d’emploi, des langues étrangères, de la mobilité, du bien-être ou encore du bénévolat, en lien avec les valeurs citoyennes d’inclusion sociale de la Banque. Le Pass Jeune œuvre dès lors comme véritable moteur d’ambition, de création et d’intégration sur le marché du travail, permettant à tous les jeunes de s’engager pleinement dans leurs objectifs.
En 2022, 200 000 jeunes se sont inscrits au Pass Jeune, avec un total de 79 000 activations de services.
Parallèlement à ses actions en matière d’accessibilité bancaire, La Banque Postale est très engagée dans l’accompagnement des personnes confrontées à des difficultés financières. Ainsi, elle a élaboré un dispositif inédit, en partenariat avec des acteurs du secteur associatif impliqués dans la lutte contre l’exclusion sociale et l’État, au travers des points conseil budget.
Afin de développer sa connaissance des besoins et des usages des clientèles en situation de fragilité financière, La Banque Postale a entrepris, dès 2012, une démarche d’échange et de co-construction avec ses parties prenantes engagées dans la lutte contre l’exclusion bancaire. La Banque Postale participe ainsi activement aux réflexions des pouvoirs publics en matière d’inclusion bancaire. La Banque Postale siège aux côtés des représentants des pouvoirs publics, des associations de consommateurs, familiales et de lutte contre l’exclusion et d’autres représentants des établissements de crédit à l’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB). Il a pour mission de suivre les pratiques des établissements de crédit en matière d’inclusion bancaire, en particulier à l’égard des populations en situation de fragilité financière. La Banque Postale met en œuvre l’ensemble des préconisations de l’OIB visant à promouvoir l’offre Clientèles Fragiles et à enrichir ses travaux sur la connaissance de certaines vulnérabilités (inclusion numérique des séniors…). La Banque Postale a créé dès 2012 un club de réflexion et d’action afin de développer de nouvelles pratiques pour répondre aux besoins des clientèles en situation de fragilité financière : le Club de l’initiative contre l’exclusion bancaire (cf. 2.4.2.2).
La Banque Postale a créé, dès 2013, « L’Appui de La Banque Postale », une plateforme de conseil et d’orientation bancaire et budgétaire accessible à l’initiative du client via un numéro unique non surtaxé. La mission de ce service est double :
Depuis sa création, La Banque Postale Consumer Finance, les Centres de la Relation et de l’Expérience Client, les bureaux de Poste, les dispositifs de politique publique comme les points conseil budget ou encore les associations de lutte contre la pauvreté orientent les clients en difficultés vers la plateforme.
En 2022, l’Appui a formé dans ses équipes cinq chargés de clientèle pouvant instruire les dossiers de microcrédits (voir partie 2.3.2.3.2 Le microcrédit, une alternative pour les clients non éligibles au crédit classique). Par ailleurs, L’Appui forme ses conseillers pour les amener à plus d’initiative et d’autonomie dans l’accompagnement des clientèles fragiles : ils peuvent désormais mettre en place un échéancier d’étalement des remboursements, accompagner eux-mêmes le client dans la souscription de l’offre Formule de Compte Simplicité.
La Formule de Compte Simplicité permet d’accéder à un service bancaire adapté aux besoins des clients en situation de fragilité. Elle permet de gérer son argent au quotidien, via des services de paiement et de retrait, encadrés. Plus concrètement, la Formule de Compte Simplicité comprend notamment les services suivants :
Dans une volonté de rendre ses équipes plus opérationnelles, une formation aux aides sociales a aussi été déployée pour détecter l’éligibilité du client et pouvoir l’aider immédiatement. La plateforme prévoit aussi 10 recrutements supplémentaires en 2023.
Depuis 2013, plus de 280 000 clients ont été conseillés par l’Appui.
Dans le cadre du crédit à la consommation et du crédit renouvelable, La Banque Postale Consumer Finance (LBP CF) a également mis en place un pôle accompagnement dédié aux clients fragilisés acceptant un suivi spécifique fondé sur l’écoute et la pédagogie a été mis en place dès le lancement de l’activité. Le conseiller effectue une analyse détaillée avec le client de sa situation budgétaire et de ses difficultés, établit un diagnostic afin de conseiller le client vers un réaménagement de prêt ou un rachat de crédits, ou si nécessaire vers un accompagnement plus conséquent et complet. Ce pôle peut notamment orienter le client vers les partenariats de La Banque Postale, comme CRESUS(20); Des points réguliers sont organisés pour assurer un suivi dans la durée.
La filiale Django, qui propose des solutions de paiements en plusieurs fois, s’aligne elle-aussi sur les valeurs d’inclusion soutenues par la banque. Ainsi, elle s’investit pleinement dans la lutte contre le malendettement, en développant un partenariat avec CRESUS.
La Banque Postale a structuré ses services afin de garantir un accompagnement facile à ses clients.
Un client en difficulté financière peut s’adresser physiquement à un conseiller bancaire, formé pour orienter les personnes vers les services adaptés. Par voie téléphonique il sera accueilli par un conseiller à distance dont 400 qui sont en cours de formation à la compétence « Fragile » (une certaine posture d’écoute et d’empathie et la connaissance des offres dédiées). Ces conseillers peuvent orienter alors la personne vers l’Appui, le service de surendettement ou le service Droit au compte.
Le socle de la méthode de conseil est constitué du recueil de déontologie de La Banque Postale,détaillé par la suite (paragraphe « Systématiser la gestion rigoureuse des risques extra-financiers »). Ce document souligne l’importance des pratiques de vente responsables. De plus, le guide sémantique de La Banque Postale reprend ses fondamentaux et ses valeurs, et impose des éléments de discours commerciaux clairs, simples et transparents.
Depuis sa création en 2006, La Banque Postale propose des produits adaptés à la situation et aux besoins de ses clients. La méthode de vente 7G, qui a fait l’objet d’une amélioration continue au cours des années et est devenue « 7G Évolution » en 2021, est reconnue par les agences de notation extra-financière. Elle structure la relation client-conseiller par une méthode de vente adaptée à tous les types d’interactions client et structurée selon trois axes :
En 2021, tous les conseillers et managers du Réseau La Poste ont été formés à la méthode 7G Évolution. Depuis, tous les nouveaux entrants sur le poste de conseillers y ont été formés. Un dispositif d’accompagnement et de training porté par les managers et les experts commerciaux, permet d’assurer une professionnalisation continue des conseillers bancaires sur la bonne application de la méthode de vente en lien avec l’utilisation des outils. En 2021 ont ainsi été formés :
Sur l’année 2022, chaque mois, les managers ont démultiplié un temps de formation sur un aspect spécifique de 7G Evolution pour ancrer les pratiques et postures. Ces actions ont été réalisées avec des supports et tutoriels vidéo mis à la disposition des managers.
Cette transformation améliore la qualité et les délais des réponses clients ainsi que la conformité des dossiers.
En amont, La Banque Postale est attentive à la façon de promouvoir ses produits auprès de ses clients grâce à des supports de communication clairs et pédagogiques : modes d’emploi, vidéos, essentiels, guides, etc. Les différentes campagnes de communication axées sur la transparence, la simplicité et la clarté contribuent ainsi à la construction d’une relation durable et de qualité. Un guide de l’immobilier est disponible sur le site internet de La Banque Postale.
Ainsi, cette relation durable et de qualité avec ses clients, est encouragée dans le dispositif de rémunération variable de La Banque Postale. Chaque année, les conseillers commerciaux s’engagent, dans le cadre d’un contrat de performance, sur des objectifs axés, notamment, sur l’amélioration de la relation client, la maîtrise des risques et de la conformité. Ce contrat fait l’objet d’un bilan avec le manager trois fois par an.
CNP Assurances est également très attachée à la transparence et à la sensibilisation de ses clients sur les enjeux ESG. Elle a rédigé et mis en ligne sur son site Internet une brochure sur l’épargne responsable, qui présente aux assurés et au grand public ses offres d’assurance vie et de retraite responsables, notamment les différentes catégories d’unités de compte vertes, responsables et solidaires ainsi que l’investissement responsable à travers le fonds euro.
Le moment de la souscription d’un produit et le suivi tout au long de la vie du contrat sont au cœur de la construction d’une relation client responsable. Ainsi, une gestion prudente du risque et une attention régulière à la situation du client sont essentielles.
Le conseil adapté et l’analyse objective de la situation du client permettent à La Banque Postale d’enregistrer un taux de crédits douteux parmi les plus bas du marché (0,8 % au 31 décembre 2022, en baisse depuis quatre ans, alors que l’encours de crédits gérés a atteint 66,6 milliards d’euros fin 2022).
2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Taux de crédits douteux | 0,6 % | 0,6 % | 0,8 % |
Dans le domaine du crédit immobilier, les conseillers effectuent une étude personnalisée de l’opération immobilière et prennent en compte le projet d’acquisition dans le cadre d’une approche globale (prise en compte du reste à vivre, éligibilité aux prêts réglementés, etc.)
Les critères d’octroi des crédits à la consommation sont exigeants et fondés sur une politique rigoureuse ainsi qu’une gestion prudente du risque dans le but de prévenir le surendettement des clients. À cette fin, La Banque Postale développe depuis sa création un dispositif complet et cohérent de prévention du surendettement dès l’octroi du crédit et pendant la durée du contrat. Ces engagements visent à anticiper et détecter des situations de fragilité pour mieux accompagner les clients en cas de difficulté :
Par ailleurs, la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, dite « loi Hamon », ayant pour objet de renforcer les droits des consommateurs a permis de généraliser la distribution du crédit renouvelable.
Cette offre fait dorénavant partie intégrante de la gamme des crédits à la consommation de La Banque Postale. Situé entre le découvert autorisé et le prêt personnel, le crédit renouvelable permet de répondre à des besoins temporaires de trésorerie (dépenses imprévues, financer des projets de petits montants ou saisir une opportunité d’achat). Cette offre se démarque par sa simplicité et son caractère responsable : différentes « vitesses de remboursement » dont une accélérée (30 % plus rapide que l’obligation légale), un remboursement anticipé partiel ou total sans frais, possible à tout moment par téléphone ou sur internet. En cohérence avec les valeurs de La Banque Postale, cette offre est claire, pédagogique, et transparente ; elle est totalement fondée sur la connaissance du client. Prévenir le surendettement a, en effet, été au centre de la réinvention de ce produit. Ainsi, l’offre est principalement proposée aux clients connus de La Banque Postale et un guide d’accueil est mis à leur disposition qui présente de façon simple les principales caractéristiques de ce contrat.
Devenir la banque préférée des Français est l’ambition de La Banque Postale dans son plan stratégique 2020-2030. Pour atteindre cet objectif, une qualité de service irréprochable est impérative, avec une amélioration significative de la satisfaction et de la fidélisation des clients, qui replace La Banque Postale parmi les références du marché. Des études de satisfaction nationales sont réalisées régulièrement et étendues progressivement pour couvrir les différents points d’interaction des clients avec leur banque, quels que soient les canaux.
Au 31 décembre 2022, la note moyenne de satisfaction des clients de La Banque est de 7,4/10 (+0,1 point) et son Net Promoter Score de 6 (soit + 5 points par rapport à 2021)(21).
Le taux de clients ayant connu un motif d’insatisfaction (pouvant aller jusqu’à la réclamation) se situe dans la moyenne des banques de Réseaux, soit 28 %. Enfin, La Banque Postale continue de se situer parmi les leaders en matière de positionnement tarifaire(11).
Au regard de ces résultats, des mesures ont été mises en place, en ligne, en bureaux de poste ou via les réseaux sociaux, en particulier en matière de traitement des réclamations et d’amélioration continue.
Accompagner les clients et leur garantir un service performant
Quotidiennement, près de 180 collaborateurs prennent en charge et traitent les réclamations des clients, en premier niveau dans les centres de la relation et de l’expérience client (CREC). Si le client n’est pas satisfait de la réponse apportée à sa réclamation, il lui est possible de s’adresser au service recours pour un nouvel examen de son dossier.
L’activité réclamation est structurée de manière à donner au client la visibilité sur la manière et l’endroit où déposer une réclamation, selon les attentes de l’ACPR. L’homogénéisation du traitement et du suivi des réclamations pour tous les métiers et produits est en cours.
En 2022, 44 % des réclamations ont été traitées dans les deux jours et 99,9 % en 35 jours, conformément aux délais réglementaires. La digitalisation du formulaire de réclamation et la frontalisation d’une partie des demandes pour une résolution au 1er contact vont permettre de fluidifier le parcours client.
Trouver des solutions innovantes au service des clients
La démarche d’amélioration continue « le Pouvoir d’Être Porteur de Solutions » (PEPS) lancée en 2021 dans huit CREC est désormais engagée dans tous les CREC et les directions métiers de la DREC. Ainsi, elle offre une occasion de travailler sur l’efficience opérationnelle pour « faire bien du premier coup », en parallèle des travaux de réingénierie des processus et de digitalisation des parcours client. Cette démarche a pour parti pris, l’engagement direct des collaborateurs dans l’amélioration de la relation client et l’élaboration des standards de qualité qui en découlent. Elle repose sur la capacité de l’organisation à identifier les irritants, à mobiliser sur le terrain les collaborateurs à même de régler les problèmes au bon niveau de l’organisation (localement ou par escalade métier et/ou nationale).
2023 marquera le commencement de la mise à l’échelle de PEPS au niveau groupe et des filiales. Des travaux autour du Système de Management de la Qualité seront également lancés durant l’année à venir.
La gestion des réclamations est un enjeu majeur pour La Poste et La Banque Postale, qui se sont engagées dans une démarche de transformation de leur relation client. Depuis octobre 2020, un outil de CRM groupe, partagé par l’ensemble des acteurs de la vente et du service client permet l’amélioration de l’expérience client, grâce à une connaissance client enrichie et une synergie interbranche plus étendue.
Les rédacteurs du Centre de Relation Clients (CRC) Réclamations ont été formés pour traiter les réclamations avec une plus grande réactivité. Des outils de mesure de la qualité délivrée et perçue permettent d’améliorer en permanence le développement des compétences des rédacteurs. Les résultats, qui révèlent un taux de conformité aux standards rédactionnels de plus de 90 %, sont restitués par collaborateur. Un questionnaire de satisfaction permet de mesurer la qualité perçue post-traitement de la réclamation.
La Direction de l’Expérience Client lance régulièrement des études de satisfaction auprès des clients qui fréquentent le Réseau (Bureaux de Poste et Partenaires), telle que le Baromètre « Réseau » réalisé par le cabinet de conseil BVA. Il mesure en continu leur niveau de satisfaction (accueil, écoute, efficacité du conseiller, accessibilité téléphonique, etc.) en s’appuyant notamment sur des enquêtes de satisfaction envoyées directement aux clients à l’issue de leur visite en Bureau (post achat et post-RDV).
Les résultats et données récoltés sont ensuite analysés puis déclinés en plan d’action, toujours avec pour ambition d’améliorer la satisfaction des clients fréquentant le Réseau. Les mesures à chaud sont restituées en aux managers opérationnels pour piloter leur plan d’amélioration local ; les études à froid permettent d’ajuster les orientations stratégiques du Réseau.
La Banque Postale est proche de ses clients y compris sur les réseaux sociaux. Présente sur Facebook, LinkedIn,Twitter, Instagram et YouTube, elle propose une relation personnalisée en assurant le service après-vente sur les plateformes Facebook Messenger et Twitter et diffuse des contenus innovants, pédagogiques et engageants. En 2022, les clients de La Banque Postale ont reçu une réponse rapide (80 % des internautes ont eu une prise en compte de leur demande en moins d’une heure) de 9h à minuit, 7J/7, ce qui a permis à la banque de traiter plus de 25 000 problématiques clients.
La Banque Postale se positionne comme la première banque française à répondre aux questions des internautes sur l’argent en publiant sur sa chaîne YouTube des vidéos pédagogiques et humoristiques présentées par les Youtubeurs du collectif « Le Tatou ». Ce partenariat a permis d’enrichir la chaîne avec de nouveaux contenus pédagogiques pour accompagner les internautes dans leur premier achat immobilier ou leur préparation à la retraite par exemple.
Enfin, depuis le 1er août 2021, 1 600 bureaux de poste traitent les avis Google postés par leurs clients.
Depuis janvier 2017, la direction de l’expérience client du Réseau La Poste et de La Banque Postale met à disposition des collaborateurs la plateforme participative commune « Ensemble vos idées », permettant aujourd’hui à 20 000 collaborateurs de partager des idées, des bonnes pratiques et ainsi de contribuer à l’amélioration de l’expérience de ses clients et de ses collaborateurs.
En 2022, la DREC a organisé un « hackathon tour » portant sur 18 challenges autour des trois défis du plan stratégique : expérience Client, expérience collaborateurs, engagement Citoyen. En 2023, La Banque Postale souhaite relancer le dispositif d’innovation participative et créer une communauté de ses Clients-Collaborateurs, avec pour objectif d’améliorer la qualité de service.
En juillet 2021, La Banque Postale a mené une grande consultation nationale pour créer La Banque Postale de demain : ses clients, mais aussi l’ensemble des Français, ont pu voter via la plateforme parlonscitoyens.fr pour les propositions de produits et services bancaires et extra bancaires qu’ils jugeaient prioritaires.
Innovante et d’une ampleur inédite dans le secteur bancaire, cette démarche de co-construction s’inscrit pleinement dans la dynamique du nouveau plan stratégique. Elle place les clients et la relation que La Banque Postale entretient avec eux au cœur de ses préoccupations. Elle traduit aussi une posture d’écoute et de collaboration, indispensable pour être un acteur de la transition juste. Elle exprime enfin sa détermination à renouveler et moderniser son offre avec des réponses « dans la vraie vie » pour tous ses clients, des plus fragiles aux patrimoniaux.
Le succès de cette consultation a conduit à la création du Conseil des Clients, composé de clients ayant participé à la démarche « Parlons citoyens ». Dix d’entre eux ont confirmé leur souhait de devenir membre en signant la charte de bonne conduite élaborée ad hoc. La composition de ce comité respecte un équilibre entre l’Île-de-France et la province, mais aussi une diversité sociale (cadres, employés, retraités, en recherche d’emploi, étudiant) et une diversité des tranches d’âge (de 20 ans à plus de 70 ans). Les dix clients sont engagés pour une année, le comité s’est réuni deux fois en 2022 et a permis d’aborder entre autres sujets les enjeux liés aux réclamations et aux nouvelles offres à impact.
La Banque Postale Assurances a créé Proxi-Client, pour une plus grande réactivité vis-à-vis des clients faisant face à un évènement dramatique. Conscients de la fragilisation des clients lors d’un sinistre ou d’un évènement traumatisant, les conseillers prennent contact avec eux pour les écouter et connaître leur état de santé physique et psychologique. Ils peuvent les orienter gracieusement vers un psychologue dans le cadre d’un partenariat conclu par La Banque Postales Assurances dans ce domaine spécifique. Bien entendu, aucune démarche commerciale, ni aucune promotion de nos offres n’est faite au cours de ces entretiens. Lors des graves incendies de l’été 2022, les conseillers ont ainsi contacté par téléphone tous les clients habitant les villes évacuées pour s’assurer qu’un relogement était organisé pour eux.
Dans le cas de catastrophes naturelles, l’équipe catastrophes naturelles (Team CAT NAT) de La Banque Postales Assurances se déplace dans les bureaux de Poste et offre aux clients sinistrés un accompagnement pour faciliter leurs démarches sur place. Ce dispositif a été notamment déployé en juillet 2022 pour soutenir des clients sinistrés lors des orages de grêle exceptionnels qui se sont succédé en juin et juillet en France. Les équipes se sont déplacées dans plusieurs villes particulièrement touchées dans le Médoc.
Les filiales d’assurance de La Banque Postale enrichissent continuellement leurs offres avec des propositions de services d’assistance et de prévention ciblés pour un accompagnement efficace des assurés tout au long de leur vie.
Dans sa gamme emprunteurs, La Banque Postale et CNP Assurances proposent dans le cadre de certains contrats individuels d’assurance emprunteur, un accompagnement de l’assuré tout au long de son prêt dans les moments importants de sa vie : des garanties famille sont accordées lors des évènement heureux, comme la naissance ou l’adoption d’un enfant, ou lors de moments difficiles, comme l’accompagnement en cas d’enfant malade ou d’un parent dépendant. Depuis 2017, une assurance perte d’emploi est commercialisée dans l’offre emprunteur distribuée par La Banque Postale. Couplée à celle de Pôle emploi sans délai de franchise, elle offre ainsi une prise en charge efficace. Au plus près des clients, la garantie assure un versement pendant une durée maximum de 18 mois, permettant ainsi une sécurité complémentaire aux situations particulières. La prise en charge de 60 % de la mensualité de remboursement de l’emprunt est supérieure aux offres concurrentes qui se situent à 50 %.
Enfin, à travers la plateforme digitale Lyfe, CNP Assurances propose des services en santé, bien-être et bien vieillir. CNP Assurances contribue également aux réflexions autour de la dépendance et de l’allongement de la durée de vie et soutient l’idée d’une couverture dépendance universelle pour le maintien dans l’autonomie et le soutien des aidants.
La Banque Postale, à travers l’ensemble de ses filiales d’assurance, s’attache à proposer des solutions d’assurance en cohérence avec sa signature citoyenne. L’objectif est de développer des solutions simples visant à protéger tous ses clients en cas de « coup dur » et durables dans le temps.
Témoin de l’engagement de la Banque Postale Assurances en faveur d’une transition positive, les offres assurances multirisques habitation, santé, décès, auto et accidents de la vie ont obtenu en 2022 le label Positive Assurance ++. Ce label, décerné par l’Institut de l’Economie Positive, récompense les offres qui mettent en place une démarche de prévention, luttent contre les discriminations, et promeuvent les comportements respectueux de l’environnement et solidaires.
En 2020, CNP Assurances a également signé les Principles for Sustainable Insurance (PSI). Elle s’engage ainsi à intégrer les critères ESG dans ses prises de décisions, à sensibiliser ses clients et ses différents partenaires à leur déploiement, à coopérer avec les pouvoirs publics, les autorités de régulation et l’ensemble des parties prenantes pour les promouvoir dans l’ensemble de la société.
De plus, les facteurs de durabilité sont pris en compte dans la gouvernance des produits : le directeur RSE a rejoint en 2022 les membres permanents du Comité d’agrément des produits et les critères de durabilités sont analysés dans le cadre de la définition du marché cible.
Attachée à défendre les principes du Pacte mondial, CNP Assurances s’interdit de développer toute activité commerciale dans 118 pays pour des raisons d’opacité fiscale, de corruption ou de non-respect de la démocratie et des libertés.
En assurance de personnes, l’action directe des assurés en faveur de l’environnement et d’une économie durable passe par le choix d’investir leur épargne ou leur retraite dans des supports en euro et en unité de compte durables : ceux-ci sont proposés depuis de nombreuses années dans les contrats de CNP Assurances. Conformément à la loi PACTE, CNP Assurances propose dans tous ses contrats d’assurance vie multisupports des supports en unité de compte labellisés ISR, Greenfin et Finansol. Par ailleurs, conformément au règlement européen SFDR, CNP Assurances publie sur son site Internet les informations en matière de durabilité de chaque contrat d’assurance vie et de retraite, ainsi que des supports en euros et en unités de compte qu’elle propose. Pour les contrats distribués par son réseau salarié Amétis, CNP Assurances publie également sur son site Internet la politique d’intégration des risques de durabilité dans le conseil en assurance et les informations sur les incidences négatives sur les facteurs de durabilité dans le conseil en assurance.
Afin de faciliter le processus de souscription, La Banque Postale dispose d’agences spécialisées et adaptées aux besoins de populations spécifiques (migrants, habitants de zones de sécurité prioritaires, représentants légaux de majeurs protégés, etc.).
Dans un souci d’inclusion et de transparence, La Banque Postales Assurances s’assure depuis 2021 que les documents utilisés lors de la souscription d’un contrat sont rédigés en langage clair(22). Cette démarche a été étendue en 2022, à certains courriers à destination des clients et de leurs bénéficiaires. Il s’agit notamment de reformuler avec un vocabulaire plus simple les termes employés et de réorganiser les documents pour optimiser leur lisibilité, en hiérarchisant les informations, en utilisant des pictogrammes et des schémas.
La Banque Postale adapte également les modalités des produits, en proposant par exemple une assurance habitation pour tous les jeunes de 18 à 29 ans (étudiants, jeunes actifs en recherche d’emploi) avec une tarification unique par pièce pendant les deux premières années de souscription.
En 2022, La Banque Postale a lancé une nouvelle assurance décès accessible à tous, dont le capital est personnalisable de 10 000 à 1 million d’euros. L’offre prévoit également des services d’assistance activables en cas de décès d’un proche ou de l’assuré, disponibles dès la souscription et jusqu’à deux ans après le sinistre : dépôt des dernières volontés, aide à l’organisation des obsèques, ou encore une enveloppe de services (aide-ménagère, garde d’animaux, etc.).
La Banque Postale et ses filiales adaptent les conditions de leurs produits d’assurance pour accompagner au mieux leur clientèle fragile. Ainsi, La Banque Postale Assurance n’applique pas de franchise aux assurés en situation de fragilité en cas de sinistre auto ou habitation (MRH).
De plus, pour tous ses assurés, La Banque Postale Assurances a mis en place une garantie Aidants d’un Proche Dépendant dans l’ensemble de ses contrats, qui propose, en cas de sinistre garanti, une aide à domicile ou la présence d’un membre de la famille pour le remplacer auprès du proche dépendant.
En matière d’assurance emprunteur, CNP Assurances souhaite pouvoir offrir une solution à un maximum de clients. Fort de sa longue expérience en assurance de personnes, CNP Assurances dispose d’une base de connaissance des risques particulièrement riche. Cela lui permet ainsi d’affiner et d’actualiser régulièrement sa politique de sélection des risques en tenant compte de l’état de santé de chaque assuré afin d’accepter et mutualiser autant que possible les couvertures invalidité et incapacité. Attachée à l’inclusivité de ses contrats, CNP Assurances fonde son modèle sur une mutualisation importante des risques, permettant en particulier de garantir un accès à l’assurance aux plus fragiles.
L’année 2022 a été marquée par les modifications apportées par la loi Lemoine pour un accès plus juste et plus transparent au marché de l’assurance emprunteur, notamment l’extension du droit à l’oubli et la suppression du questionnaire de santé pour l’évaluation des risques en couverture des crédits immobiliers en deçà d’un montant de 200 000 euros dès lors que le contrat expire avant les 60 ans de l’emprunteur.
La Banque Postale et ses filiales maintiennent des relations étroites avec les associations afin de développer des offres adaptées. CNP Assurances, en tant que membre fondateur de la Fondation Entrepreneurs de la Cité, a par exemple contribué au 1er dispositif de micro-assurance français en étant assureur du produit Trousse Première Assurance. L’association ATD Quart Monde et CNP Assurances proposent également depuis 2016 un contrat obsèques destiné aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Ce contrat, élaboré avec la participation des personnes concernées, a permis de tenir compte de leurs besoins réels et ainsi de définir un panier de biens nécessaires et suffisants pour des obsèques dans la dignité. L’enjeu consiste à fixer une cotisation mensuelle accessible aux personnes très pauvres (0,5 euro mensuel pour les jeunes jusqu’à 30 ans, 13 euros mensuels après 70 ans). Contrairement aux contrats classiques, les mensualités n’évoluent pas selon l’âge. Il peut être souscrit jusqu’à l’âge de 80 ans, la limite de la garantie étant fixée à la fin de l’année des 90 ans de l’adhérent. Au-delà, le fonds de solidarité créé pour le contrat pourra prendre le relais.
La Banque Postale participe au développement de programmes de prévention avec des associations. Elle est par exemple membre fondateur du Collectif Prévenir & Protéger, qui agit pour prévenir les femmes et enfants de toutes les sortes de violences et protéger les victimes. La Banque Postale soutient également le programme Malin via son association Action Tank Entreprises et Pauvreté pour proposer des contenus pratiques sur l’alimentation de leurs enfants et de toute la famille, ainsi qu’une offre budgétaire en faveur du « fait maison » familial (bons de réduction pour favoriser l’accès à des produits d’alimentation infantile, pour l’achat d’ustensiles de cuisine et de petits électroménagers). La Banque Postale soutient la Fondation CRÉSUS et le programme « Dilemme », qui offrent des supports ludiques et pédagogiques dédié à l’éducation financière, budgétaire et assurantiel à destination de tous les publics.
La filiale CNP Assurances est également très engagée dans le milieu associatif, en soutenant différents programmes dans le secteur de la santé, notamment avec l’Alliance pour l’Éducation United Way, SAUV Life, les Petits Frères des Pauvres et le Secours Populaire Français.
L’Association Accompagner et Protéger (2AP), créée en 2017 par La Banque Postale, soutient des projets en faveur de personnes en situation de vulnérabilité ou de fragilité. En 2022, elle a notamment apporté son soutien à la création d’un fonds dédié à la santé des femmes et à la prévention de maladies féminines par l’association Siel Bleu, et au développement de lieux de sociabilité pour des personnes âgées habitant en zone rurale par les Petits Frères des Pauvres.
La Banque Postale Assurance reconnaît les comportements responsables sur l’ensemble de sa gamme produits. L’offre « Assurance Auto » valorise par exemple les propriétaires de véhicules hybrides ou électriques et petits rouleurs en leur permettant de bénéficier d’une réduction d’un mois sur leur cotisation annuelle. Pour les jeunes de moins de 30 ans, l’offre propose une « Solution Taxi », qui permet de raccompagner les clients à leur domicile lorsque ces derniers ne peuvent conduire en toute sécurité. À travers son offre « Assurance Habitation », La Banque Postale Assurance favorise le développement des énergies renouvelables par la couverture des installations d’énergies renouvelables en cas de sinistre. L’assurance Habitation intègre également une prestation d’assistance « Allô économies d’énergie », service permettant d’identifier les travaux d’économie d’énergie à réaliser dans son habitat. La Banque Postale Assurance couvre les litiges liés aux travaux d’économie d’énergie réalisés par les assurés dans le cadre de son offre « Protection juridique ». Enfin, l’offre « Assurance Santé » de La Banque Postale Assurance propose la prise en charge de 10 téléconsultations et le service « 2e avis médical ».
En 2022, La Banque Postale a enrichi son offre « assurance des accidents de la vie » pour couvrir ses assurés contre de nouveaux risques, comme le harcèlement scolaire ou le cyber harcèlement. Pour lutter contre le cyberharcèlement, La Banque Postale travaille avec l'association E-Enfance. Cette nouvelle garantie repose sur trois volets :
L’offre Assurance Coups Durs Santé (ACDS) vise à faire face aux conséquences humaines, matérielles et financières en cas de survenance d’une maladie grave chez l’assuré ou l’un de ses enfants.
L’offre se caractérise par le versement d’un capital (de 5 000 à 30 000 euros) et par la mise à disposition de garanties et services peu ou non pris en charge par les organismes de complémentaires santé : « Aide coup dur emprunteur », deuxième avis médical, assistance pour l’assuré (aide-ménagère, portage de repas, prothésiste capillaire, etc.) et pour ses enfants (aide aux devoirs, garde, transfert, etc.), accompagnement au retour à l’emploi et une formation au rôle d’aidant.
L’offre propose depuis 2020, une aide coup dur Emprunteur qui permet le versement d’un capital forfaitaire à l’assuré ayant perçu le capital Aide coup dur Maladie en cas d’achat d’un bien immobilier (résidence principale, résidence secondaire ou bien investissement locatif) financé par un prêt bancaire. Cette garantie vient compléter la garantie principale du contrat qui vise à protéger l’assuré et ses enfants en cas de survenance d’une maladie garantie.
En 2022, l’offre a été enrichie sans surcoût pour les assurés et intègre désormais :
L’offre ACDS s’est vu décerner le Trophée Or 2022 de l’Assuré dans la catégorie Meilleur Produit. Le Trophée de l’Assuré récompense le produit de l’année : les produits sont présentés de façon anonyme à un panel de plus de 300 consommateurs, qui les jugent sur leur dimension innovante, leur dimension originale et leur dimension attractive.
À l’International, CNP Assurances propose des produits de microassurance innovants et des prestations en cas de « coup dur ». À travers sa filiale au Brésil, elle est la première entreprise à avoir implanté un produit de microassurance obsèques sur le marché en commercialisant en 2011 le produit Amparo, qui couvre aujourd’hui plus de 500 000 personnes. Le Groupe propose aussi deux produits pour les personnes à faible revenu : un produit de retraite permettant des versements mensuels à 35 Réaux brésiliens, soit environ 8 euros, et une assurance habitation à taux réduit. De même, à Chypre, CNP Cyprus Insurance Holding propose des assurances auto et habitation spécifiques à prime modeste.
CNP Assurances propose également au Brésil des prestations en cas de maladies graves avancées sans déduction du capital assuré ou encore des médicaments gratuits en cas d’hospitalisation ou accueil aux urgences. En 2017, elle a lancé sa gamme « Caixa Facile », souscrite notamment dans les distributeurs électroniques, proposant des prestations obsèques, des réductions sur les médicaments ou une assistance diététique. Les offres du Groupe ont été complétées par une couverture en cas de grossesse multiple et d’une protection en cas de perte d’emploi pour maintenir la couverture de prévoyance de la famille.
La Banque Postale a acquis en 2017 KissKissBankBank & Co, composée alors de KissKissBankBank, plateforme de dons et de précommandes dédiée aux projets entrepreneuriaux, associatifs et créatifs, et de Lendopolis, plateforme d’investissement participatif spécialisée dans les énergies renouvelables et l’immobilier.
Depuis, trois autres plateformes ont rejoint KissKissBankBank & Co :
Avec le rachat de Youmatter, le groupe KissKissBankBank & Co va plus loin et se donne comme objectifs d’informer, de former et de proposer à sa communauté un large choix d’actions citoyennes. Le groupe consolide ainsi son ambition de permettre à chacun de participer à son échelle, au changement positif de la société de manière simple, éclairée et concrète.
La Crowdforgood, avec ses cinq plateformes, incarne les trois valeurs fondamentales du groupe KKBB&Co : la citoyenneté, l’optimisme et l’indépendance.
Chaque jour, les équipes KissKissBankBank&Co accompagnent des dizaines de créateurs, d’entrepreneurs et d’associations dans la réussite de leurs campagnes et projets. Les plateformes du groupe contribuent au financement de milliers de projets créatifs, associatifs et environnementaux. Cela représente une collecte de plus de 86 millions d’euros en 2022. En progression de 15 % par rapport à 2021. Depuis leurs créations, les différentes solutions du groupe ont mobilisé plus de 370 millions d’euros :
KKBB&Co propose des solutions complémentaires aux offres de La Banque Postale, qui s’appuient sur son expertise pour la mobilisation du grand public. KKBB&Co et La Banque Postale ont ainsi lancé conjointement :
Platform58, l’incubateur de La Banque Postale, accompagne depuis 2018 les startups fintech et assurtech dans leur développement. À fin 2022, 45 startups font partie du programme d’incubation de La Banque Postale.
Depuis 2021, pour traduire l’engagement de La Banque Postale, Platform58 a intégré les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux dans son parcours d’accompagnement pour aider les startups du programme à devenir les acteurs responsables de la finance et de l’assurance de demain.
Platform 58 actionne pour cela quatre leviers :
Début 2022, et dans la prolongation de son incubateur Platform58, le groupe La Banque Postale a lancé 115K, son fonds d’investissement early stage dédié à la fintech, l’assurtech et la cybersécurité. Détenu à 100 % par La Banque Postale et doté à terme de 150 millions d’euros, 115K investit en tant qu’actionnaire minoritaire, avec des tickets d’entrée de 250 000 euros à 5 millions d’euros. Les investissements de 115K répondent à un double objectif de rentabilité et d’accélération du développement, en ligne avec le plan stratégique de La Banque Postale.
Fidèles à l’ADN citoyen de La Banque Postale, les équipes de 115K prennent en considération le positionnement citoyen/ESG des start-up candidates via une méthodologie proche de celle de Platform58. En 2022, 115K a déjà réalisé cinq investissements à fin décembre 2022.
La Banque Postale déploie, depuis 2013, l’offre Recygo papier dans ses centres financiers et nationaux. Recygo est une société commune du groupe La Poste et Suez, spécialisée dans le tri et le recyclage des déchets de bureau. Son offre est proposée par la branche Services-Courrier-Colis du groupe La Poste.
Tous les déchets de bureau sont concernés : papiers, cartons, bouteilles, canettes, gobelets, cartouches, masques, etc. Sur les petits sites, les déchets de bureau sont collectés par les facteurs, évitant de créer des tournées dédiées (les plus gros sites et certains flux sont eux collectés par Suez). Les déchets sont ensuite triés par Nouvelle Attitude, entreprise d’insertion filiale de La Poste, ou par des partenaires de l’économie sociale et solidaire. Les déchets sont in fine valorisés dans les filières françaises en favorisant l’emploi local.
En 2022, Recygo a permis la collecte de 723,3 tonnes de papiers pour recyclage en vision groupe La Banque Postale.
Comme pour toute entreprise du secteur tertiaire, la gestion de la fin de vie des DEEE est un enjeu important dans la politique de gestion des déchets. À La Banque Postale, les entreprises PAPREC et LOXY sont en charge de la majorité du processus de collecte et de valorisation des DEEE.
En place depuis 2012, la politique de traitement et de recyclage des DEEE est assurée en collaboration avec l’entreprise PAPREC. Cette dernière effectue la reprise, le désassemblage et le traitement des DEEE. L’entreprise du secteur adapté LOXY collecte et traite les matériels informatiques et électroniques et leur donne dans la mesure du possible une seconde vie.
Au total, en 2022, un peu plus de 125 tonnes de DEEE ont été collectés sur le périmètre La Banque Postale (hors CNP Assurances). Sur les 10 510 appareils catégorisés(23) comme ayant un potentiel de « seconde vie », 5 576 ont été orientés vers la filière réemploi soit un taux de reconditionnement de plus de 53 %. Le nombre d’appareils catégorisés de seconde vie a également doublé par rapport à 2021 (5 390 appareils).
En 2022, les équipes des bureaux de Poste et sites de gestion ont poursuivi la collecte et l’envoi des cartouches usagées, en partenariat avec l’entreprise Lexmark. Cette dernière a adapté son offre pour simplifier le retour des cartouches du Réseau.
A titre d’illustration, l’effort des collaborateurs conjugué à celui du partenaire de La Banque (tri, nettoyage et tests), a permis au Réseau La Poste de réutiliser 95 % des cartouches Lexmark et de recycler le solde, grâce à une politique fournisseur de zéro déchet et zéro incinération quelles que soient les marques collectées en 2021. Les cartouches remanufacturées suivent le même processus de fabrication que les cartouches neuves lors des étapes de reconditionnement (changement des pièces usées ou défectueuses, tests, processus qualité).
En 2022, sur les sites de La Banque Postale, 2 300 cartouches soit 2 174 kg matériaux ont ainsi été traités. Cela représente 6 025 kg de CO2 non émis.
La Banque Postale a mis en place le recyclage de ses distributeurs automatiques de billets (DAB), afin d’en récupérer les pièces détachées. Les DEEE non récupérés ou non réparables des DAB sont détruits selon le décret 2005-829. Indépendamment d’une réelle opportunité économique, cette mise en œuvre s’inscrit dans une volonté forte de contribution à réduire l’empreinte écologique de La Banque.
Depuis 2020, les automates de La Banque Postale en état de fonctionnement, qui ne sont pas redéployés dans les sites postaux pour des raisons stratégiques, sont revendus en vue d’une réutilisation. Une fois réceptionnés par le prestataire de La Banque Postale, leur bon fonctionnement est vérifié, puis ils sont expédiés vers d’autres pays, notamment en Afrique pour un redéploiement. Ils peuvent également être revendus en pièces détachées. Les automates qui ne peuvent être réexploités, sont détruits.
L’offre de restauration de la Direction nationale des activités sociales (DNAS) du groupe La Poste, gérant en partie le parc de restaurants mis à disposition de La Banque Postale met en place diverses actions pour promouvoir une restauration collective responsable en luttant contre le gaspillage alimentaire et en favorisant le bien-être alimentaire de ses convives.
Le cahier des charges sur la prestation de restauration collective intègre des exigences RSE, notamment en matière de lutte contre le gaspillage qui se traduisent par :
Trois temps forts ont marqué l’année 2022 :
Les restaurants d’entreprise de CNP Assurances se sont quant à eux engagés dans la démarche « Mon Restau Responsable ». Cette démarche, lancée par la Fondation pour la Nature et l’Homme, vise à promouvoir une alimentation saine et durable et se traduit par cinq principes d’action : lutter contre le gaspillage alimentaire, travailler avec des acteurs locaux, respecter la saisonnalité des produits, réduire les pertes à la cuisson et renforcer la part de protéines végétales.
La création au 1er janvier 2022 de la nouvelle Banque de financement et d’investissement (BFI), s’inscrit dans le cadre du plan stratégique à horizon 2030 et son ambition de faire de la BFI un moteur de croissance et de diversification de La Banque Postale et du grand pôle financier public.
Cette BFI s’est positionnée nativement en BFI Citoyenne. En cohérence avec la raison d’être de La Banque Postale et sa qualité d’entreprise à mission, elle porte déjà cette ambition citoyenne notamment au travers de :
Création du Hub Sustainable Banking
Le Hub Sustainable Banking, créé en janvier 2022, a pour vocation d’accompagner les clients dans la structuration ESG des opérations de financement, en lien avec tous les métiers et les secteurs de la BFI. Le Hub contribue à la création de l’offre RSE générique de la BFI (prêts verts, prêts sociaux) et assure également toute l’activité de conseil auprès des clients afin de valoriser leur stratégie et leur trajectoire RSE dans les financements tels que les crédits à impact ou les émissions d’obligations vertes et sociales. Le Hub intervient aussi sur du conseil interne auprès des métiers de la BFI, en lien avec la Direction de l’engagement citoyen, notamment sur des initiatives comme les Principes de l’Équateur ou la définition des indicateurs IIG.
La BFI s’appuie pour son développement sur de premières preuves :
La Banque Postale, via sa BFI, est le premier prêteur bancaire des collectivités locales et des hôpitaux publics. Elle a octroyé en 2022 au secteur public local près de 14 milliards d’euros de financement à plus de 4 300 organismes territoriaux (collectivités, bailleurs sociaux, entreprises publiques locales, établissements de santé).
Parce que les collectivités locales jouent un rôle de premier plan dans la transition énergétique, La BFI a développé une offre de financements responsables en format bancaire (prêt vert) et obligataire (green/sustainable bond) destinée à financer les projets écologiques (assainissement, gestion des déchets, mobilité douce, énergie renouvelable, etc.).
En octobre 2022, La Banque Postale a lancé une offre de prêts sociaux à destination des collectivités locales, c’est-à-dire des prêts ayant un impact social positif. Les prêts éligibles permettent de financer des projets liés à l’éducation, la santé, le logement, le sport, la culture ou encore la cohésion des territoires. Cette offre sera élargie en 2023 aux autres personnes morales suivies par la Banque de Financement et d’Investissement. Elle a vocation à être refinancée par les émissions obligataires sociales de La Banque Postale.
En 2022, elle a également lancé un service d’accompagnement à la recherche et à la gestion de subventions, Subzen, de manière à optimiser le plan de financement des collectivités locales.
Son accompagnement du secteur de la Santé se poursuit encore en 2022 après les offres « Covid 19 » qui ont répondu aux besoins urgents liés à la crise sanitaire. Financements de travaux d’amélioration des soins, de matériel biomédical, d’humanisation d’EHPAD, de placements et de flux, la BFI accompagne les hôpitaux publics, les associations médico-sociales, les Centres de Lutte contre le Cancer pour contribuer à la mise en œuvre du plan Ségur.
La proximité de La Banque Postale avec le secteur de la santé a été réaffirmée dans son plan stratégique 2030. Elle se traduit par des financements de projets dans toutes les régions du territoire, et par des actions de solidarité, comme le relais de l’appel aux dons de la Croix Rouge française.
Clientèle au cœur des ambitions de développement de la BFI, La Banque Postale compte actuellement plus de 11 900 clients PME/ETI, 53 % des sociétés du CAC 40, et 45 % de celles du SBF 120.
Banque citoyenne, pleinement engagée dans la transition juste, La Banque Postale propose une offre complète de solutions bancaires et d’ingénierie financière sur mesure, afin de soutenir l’investissement productif, l’innovation écologique, sociale et technologique.
La Banque Postale poursuit ainsi le développement d’une gamme de financements bancaires responsables (prêts verts et sociaux, crédits à impact. Son équipe du Hub Sustainable Banking accompagne également les projets des clients à vocation sociale ou environnementale : conseil et structuration ESG ou émissions d’obligations durables. Un bouquet de services spécifiques est également proposé pour mesurer l’empreinte carbone des entreprises et monétiser les certificats d’économie d’énergie. Par ailleurs, dans un contexte économique difficile, La Banque Postale accompagne les entreprises dans la sécurisation de leur modèle d’affaires : financement du cycle d’exploitation, Prêt Participatif Relance, sécurisation des flux, valorisation de la trésorerie excédentaire, couvertures de taux et de change, LBO.
La BFI apporte également à ses clients entreprises son expérience en structuration d’opérations à caractère ESG via son Hub Sustainable Banking, destiné à la structuration de financements ad hoc, avec pour ambition de promouvoir la mise en œuvre de politiques ambitieuses de responsabilité sociétale au sein des entreprises.
Leader historique auprès des collectivités locales, La Banque Postale est attachée à la vitalité économique de tous les territoires. Aussi, comme l’année passée, en 2022, près de la moitié des prêts souscrits aux communes auprès de La Banque Postale bénéficie à des communes de moins de 5 000 habitants.
Au-delà de l’activité de financement, La Banque Postale et la Direction générale des Finances Publiques (DGFIP), ont innové dans un partenariat visant à repenser le traitement de dépôt-retrait d’espèces des régies de recettes, avec plus de proximité et de simplicité. 150 000 structures (services publics locaux, agences comptables, huissiers des finances publiques, clients de la CDC comme les notaires, huissiers, Douanes) se sont vu proposer une offre plus élargie de dépôt-retrait d’espèces : 3 500 bureaux de poste éligibles désormais (contre 2000 trésoreries dans le système précédent). La Banque Postale est devenue « le » guichet des collectivités en matière d’espèces avec des flux importants (900 000 opérations par an). Dans cette conception, la fluidité et la simplicité ont guidé la création du service avec un processus en partie automatisé : une plateforme numérique digitalise le processus en amont de l’opération, mais permet aussi le suivi et la visualisation de l’historique de toutes les opérations intervenues. Les dépôts ou retraits s’effectuent sous sacs scellés, de manière rapide, sans comptage contradictoire, alliant sécurité et rapidité. Par ce travail collaboratif avec la DGFIP, La Banque Postale a ainsi participé au maintien d’un service de proximité efficient pour les régisseurs et la DGFIP.
Depuis 2019, La Banque Postale propose des « prêts verts », destinés à financer des projets à fort impact environnemental (valorisation des déchets, rénovation énergétique des bâtiments publics, production d’énergie renouvelable, transports propres). Depuis 2022, ces prêts verts ont été alignés sur la Taxonomie verte européenne. Depuis 2019, 3,2 milliards d’euros de prêts verts ont été octroyés sur plus de 853 projets. Le prêt moyen est de 2,8 millions d’euros.
Le « prêt vert » est refinancé par des obligations « vertes » (green bonds) émises par le groupe SFIL (banque 100 % publique, filiale de la Caisse des dépôts et de Consignation). Cette offre s’inscrit en faveur d’une finance vertueuse sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
En termes de répartition géographique, des prêts verts ont été octroyés dans toutes les régions de France, y compris dans les départements d’outre-mer.
La Banque Postale commercialise aussi un Crédit-Bail Mobilier (CBM) « Vert », solution de financement locatif responsable permettant au client d’adopter une démarche en faveur de la transition énergétique. Basée sur les actifs standards finançables en CBM classique ou en location financière, son objet doit répondre aux critères de la taxonomie verte européenne : la mobilité douce/transport propre ou l’informatique/télécommunications.
La Banque Postale met régulièrement à disposition des élus et fonctionnaires territoriaux son expertise en matière de finances locales, grâce à des publications et conférences. Au-delà de ses publications traditionnelles comme sa note de conjoncture sur les finances locales ou ses « Regards financiers » en lien avec les associations d’élus, La Banque Postale a aussi apporté un éclairage singulier sur les enjeux du moment. À titre d’exemple, elle a publié et présenté une étude inédite sur les dépenses d’énergie des collectivités locales ou son indice des prix des dépenses communales qui calcule l’inflation effectivement supportée par les communes.
Par ailleurs, la Banque Postale a signé un partenariat avec The Shift Project, dans le cadre de la rédaction de ses Cahiers de la résilience, destinés à éclairer les collectivités territoriales sur les voies possibles de transition vers des territoires plus résilients.
La Banque Postale intervient, en matière d’action sociale, via sa filiale Domiserve, dans trois domaines :
En 2022, Domiserve a renforcé sa place de leader sur le Cesu Social auprès de 35 conseils départementaux et métropoles en gérant le versement de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) ou la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) ainsi que la gestion de plans d’aide. Domiserve a également été retenue par l’Agirc-Arrco pour opérer au niveau national le dispositif « Bien vieillir chez soi » à compter du 1er janvier 2023.
Plus de 600 000 appels ont été reçus en 2022 sur la plateforme téléphonique à Montrouge, certifiée par la norme qualité NF Service - Relation client et faisant ainsi partie des 17 entreprises françaises certifiées.
Avec ses 150 collaborateurs, plus de 12 550 000 heures de prestations à domicile, 300 millions d’euros de CESU émis, et sa filiale Hippocad, Domiserve conçoit des solutions concrètes d’accompagnement pour permettre à chacun de profiter de tous les moments de la vie. Ses 3 domaines d’activités forment une offre complète et personnalisée, d’utilité sociale sur l’ensemble du territoire français.
Banque de 8 bailleurs sociaux sur 10(26), ce qui représente 90 % du parc de logement social (5,3 millions de logements(27)), La Banque Postale est le deuxième prêteur sur le marché du Logement Social et leur propose une offre globale allant de la gestion des flux et des placements (solutions d’encaissement des loyers, Livret A, etc.) jusqu’aux solutions de financement à court et long terme, bancaire et obligataire.
La Banque Postale a renforcé sa position en 2022 en augmentant de 10,5 % les engagements de crédits court moyen et long terme auprès de l’habitat social pour atteindre 11 milliards d’euros.
La Banque Postale continue d’accompagner ses clients bailleurs dans le développement du logement social, la rénovation et la réhabilitation du bâti à la fois au travers de sa gamme de prêts classiques, mais également avec son prêt vert, ou encore par le service de diagnostic de performances énergétiques des bâtiments, offre proposée depuis 2018.
Courant 2022, et après la mise en place d’une solution d’encaissement en ligne des loyers déployée auprès d’un quart des bailleurs sociaux en France, La Banque Postale, avec son établissement de monnaie électronique eZyness, a développé une offre de rapprochement automatique des versements de loyer par virement, pour simplifier la gestion des bailleurs sociaux.
Pour les populations en situation de fragilité économique, La Banque Postale est la principale banque à mettre à disposition son maillage territorial pour s’acquitter de leurs loyers via des versements en espèces dans les bureaux de poste, et ce, sur tout le territoire.
Forte de son ancrage territorial, elle est également un partenaire bancaire de premier ordre de l’économie mixte et de l’économie sociale et solidaire œuvrant pour l’intérêt général et déployant les politiques publiques d’aménagement, de transport, d’éducation.
La Banque Postale demeure un partenaire légitime de l’économie sociale et solidaire : une association sur dix est cliente de La Banque Postale. Ses chargés d’affaires répartis en centres d’affaires sur tout le territoire accompagnent 4 000 des principales associations (fondations, santé, enseignement, associations caritatives ou à vocation sociale).
Lancée en 2020, l’offre « avance sur subvention » de La Banque Postale, permet aux associations de bénéficier d’une trésorerie anticipée, dans l’attente du versement effectif par les pouvoirs publics nationaux, voire européens. Ainsi, les acteurs de l’économie sociale et solidaire continuent de se développer, de financer leurs besoins, de soutenir leurs missions d’intérêt général.
La Banque Postale entretient des relations pérennes, fondées sur la confiance, avec les grandes associations caritatives (Secours populaire, Secours catholique, Emmaüs, Restos du cœur, AFM, etc.). Grâce à cette relation privilégiée, La Banque Postale demeure ainsi au plus près des dispositifs d’entraide au service des citoyens. Grâce à son maillage territorial et sa filiale Goodeed, La Banque Postale aide les associations dans leurs opérations de collectes afin d’assurer leurs missions caritatives et humanitaires (l’opération Pièces jaunes, Téléthon…).
Sur le pan solidarité, en 2021, La Banque Postale a remis un chèque de 698 233 euros à l’association AFM-Téléthon correspondant à son appel à dons effectué auprès de ses clients particuliers au cours de la campagne débutée fin 2020. Quant à la Croix-Rouge française, la collecte record en 2022 auprès des clients et collaborateurs de La Banque Postale va permettre la remise d’un chèque de 328 300 euros, cette somme s’ajoutant à la collecte de La Poste de 1 334 561,52 euros.
Le troisième objectif inscrit dans les statuts de la Banque Postale dans le cadre de l’adoption de la qualité d’entreprise à mission est de « Faire progresser les meilleurs standards et les pratiques réglementaires dans le secteur de la banque et de l’assurance par l’exemple de notre action ». Les leviers de réussite que la Banque souhaite mettre en œuvre sont notamment :
Par la voix de son Président du Directoire, La Banque Postale a pris l’engagement ambitieux d’atteindre le « zéro émission nette » d’ici 2040, soit 10 ans avant les objectifs fixés par l’Accord de Paris, sous réserve que les États et les entreprises prennent les actions nécessaires en ce sens. Le terme « zéro émission nette » fait référence à une réduction d’au moins 90 % des émissions de CO2, et la séquestration des émissions résiduelles. La Banque Postale matérialise cet engagement dans ses offres et dans ses politiques sectorielles. Un alignement de toutes les actions en interne accompagne cette transition, sur le périmètre opérationnel comme dans les activités spécifiques à ses métiers.
En plus du cadre de la « Science Based Targets initiative » (SBTi) -cf section 2.4.1.1.2 - Trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre)- elle a également engagé une réflexion inédite sur les émissions liées à l’ensemble de son périmètre bancaire en rejoignant la « Net Zero Banking Alliance » (NZBA) en tant que membre fondateur et a été élue à son comité de pilotage pour un mandat de deux ans, pour représenter les banques européennes. Les banques membres de cette alliance, coordonnée par l’Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP FI), s’engagent à accélérer leurs efforts pour réduire les émissions de CO2générées par leurs activités de financement et d’investissement, jusqu’à atteindre zéro émission nette d’ici 2050 au plus tard.
Ses deux filiales La Banque Postale Asset Management et CNP Assurances sont respectivement membres des alliances « Net Zero Asset Managers Initiative » et « Net Zero Asset Owner Alliance » qui visent également à accompagner leurs membres vers le « zéro émission nette » à l’horizon 2050.
Après s’être engagée en 2013 sur la période 2015-2020 à réduire ses émissions opérationnelles de CO2 de 20 %, La Banque Postale a souhaité aller plus loin et s’assurer de disposer de trajectoires de réduction de ses émissions de CO2 pleinement alignées sur les objectifs de l’Accord de Paris. La banque s’est ainsi engagée en 2017 auprès de la « Science Based Targets initiative » (SBTi). La SBTi a pour objectif de fixer des lignes directrices pour la décarbonation de l’économie et valider l’alignement des trajectoires de réduction des émissions de GES proposées par les organisations avec un scénario compatible d’un point de vue scientifique avec l’Accord de Paris.
Plus précisément, La Banque Postale s’engage au travers de cette validation de trajectoires :
Cette trajectoire, alignée sur un scenario +1,5 °C, a été construite en s’appuyant sur la méthodologie Absolute Contraction Approach (ACA). Les scénarios d’alignement utilisés sont ceux développés dans le rapport « IPCC Special Report on Global Warming of 1.5°C (SR15) (29) » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) :
Objectifs Scope 3 – Catégorie 15 | Métrique utilisée | Point de départ | À fin | Variation 2021/2020 | Objectif | Scopes ** |
Réduire les émissions de GES sur les secteurs | ||||||
Immobilier résidentiel : | kgCO2e/m2 | 22,19 | 18,42 | - 17 % | 11,98 | Scopes 1 & 2 |
Immobilier commercial : | kgCO2e/m2 | 23,63 | 21,45 | - 9 % | 15,02 | Scopes 1 & 2 |
Aligner la température du portefeuille | ||||||
Actions et Obligations des grandes entreprises : | ||||||
Scopes 1 et 2 : | Température (°=C) | 3,14 | 3,08 | - 2 % | 2,19 °C en 2025 | Scopes 1 & 2 |
Scopes 1, 2 et 3 : | Température (°=C) | 3,18 | 3,18 | 0 % | 1,88 °C en 2025 | Scopes 1, 2 & 3 |
Prêts moyen/long terme aux grandes entreprises : | ||||||
Scopes 1 et 2 : | Température (°=C) | 3,05 | 2,51 | - 18 % | 2,32 °C en 2025 | Scopes 1 & 2 |
Scopes 1, 2 et 3 : | Température (°=C) | 3,11 | 2,98 | - 4 % | 2,11 °C en 2025 | Scopes 1, 2 & 3 |
Financement de projet : continuer à ne financer que des projets énergétiques basés sur les énergies renouvelables | ||||||
* Les réalisés à fin 2022 pour les objectifs Scope 3 ne seront disponibles que courant 2023. En effet, les données d’expositions au 31 décembre 2022 ne sont disponibles que courant janvier. Le temps de traitement de ces informations induit une publication l’année n + 1 des intensités carbone et des températures de l’année N. Conformément aux engagements pris auprès de la SBTi, La Banque Postale communiquera ces éléments à l’initiative d’ici à octobre 2023. ** Scopes sur lesquels portent l’objectif. | ||||||
Dans le cadre de son engagement au sein de la Net Zero Banking Alliance (NZBA), La Banque Postale s’est fixée en plus des objectifs intermédiaires à l'horizon 2030 sur les secteurs carbo-intensifs de l’aviation, de l’automobile et du ciment. La définition de ces trajectoires s’est effectuée selon une approche sectorielle basée sur l’utilisation des codes NACE(30)des contreparties du portefeuille “entreprises” de la Banque. La Banque Postale a développé une méthode propriétaire basée sur l’analyse approfondie des plans de transition climatiques de ses contreparties et sur l’utilisation du scenario « Net Zero 2050 » de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Elle s’engage ainsi :
A ces trois trajectoires, s’ajoutent les deux trajectoires relatives à l’immobilier (crédit immobilier aux particuliers et crédit immobilier aux personnes morales) soumise à la SBTi. Concernant le secteur du charbon, la banque est déjà alignée sur les recommandations scientifiques, n’étant pas exposée. Elle est également déjà alignée pour la génération d’électricité, puisque la banque ne finance que des projets basés sur les énergies renouvelables. Enfin, concernant le secteur du pétrole et du gaz, la politique qu’elle a mise en œuvre garantit à partir de 2030 un alignement sur trajectoire 1,5 °C (cf section 2.4.1.3.1 - Charte de financement et d’investissement responsable, politique d’exclusion et politiques sectorielles).
La définition et la validation de ces trajectoires constituent une première étape en attendant de nouveaux travaux plus approfondis qui permettront à La Banque Postale d’atteindre son objectif « zéro émission nette » en 2040.
Dans le cadre de son adhésion à la « Net Zero Asset Owner Alliance », CNP Assurances s’est également engagée sur la neutralité carbone de son portefeuille d’investissements d’ici 2050. En ayant pour objectif la transition de son portefeuille vers zéro émission nette de gaz à effet de serre à cet horizon, CNP Assurances souhaite contribuer à limiter à +1,5 °C le réchauffement de la température conformément à l’Accord de Paris. Début 2021, CNP Assurances a ainsi publié la première série d’objectifs à échéance 2025 en termes d’engagement actionnarial et de poursuite de la réduction de l’empreinte carbone du portefeuille d’investissements en ligne avec la trajectoire de l’Accord de Paris :
- réduire de 17 % entre 2019 et 2024 l’intensité carbone (scopes 1 et 2) des producteurs d’électricité dont CNP Assurances est actionnaire ou créancier obligataire en direct (objectif aligné avec les trajectoires à +1,5°C du One-Earth Climate Model).
Taux d’atteinte des objectifs | À fin 2020 | À fin 2021 | À fin 2022 |
|---|---|---|---|
Objectif de réduire de 25 % l’empreinte carbone du portefeuille actions et obligations d’entreprise en direct sur la période 2019-2024 étendu aux infrastructures à compter de 2022 | 65 % | 125 % | 196 % |
Objectif de réduire de 10 % l’empreinte carbone du portefeuille immobilier en direct sur la période 2019-2024 | 58 % | 100 % | 150 % |
Objectif de réduire de 17 % l'intensité carbone des producteurs d'électricité en direct sur la période 2019-2024 | 172 % | 212 % | 230 % |
En matière d’investissement, La Banque Postale Asset Management (LBP AM), a défini en 2022 un objectif d’alignement de 80 % de ses encours sur une trajectoire d’émission compatible avec un scénario 1,5 °C d’ici 2030 et de neutralité carbone de ses encours d’investissement à 2050. Pour atteindre cet objectif, elle met en œuvre plusieurs leviers :
Le changement climatique ainsi que la préservation de la nature et de la biodiversité sont deux urgences interdépendantes. Pleinement consciente de ces enjeux et du fait que son modèle économique repose notamment sur ces limites, La Banque Postale a inscrit le respect des limites planétaires au cœur de sa raison d’être.
La Banque Postale et CNP Assurances ont signé en novembre 2022 une déclaration ambitieuse, rédigée par la fondation Finance for Biodiversity, en collaboration avec le PRI et l’Initiative financière du PNUE (UNEP FI), appelant les gouvernements, les institutions financières et les entreprises à convenir d’un cadre mondial ambitieux pour la biodiversité (Global Biodiversity Framework) lors de la COP15 qui s’est tenue en décembre 2022 à Montréal.
Cette déclaration rappelle :
Elle met l’accent sur l’urgence de contribuer aux efforts mondiaux de protection et de restauration de la biodiversité et des écosystèmes, et l’opportunité d’obtenir un mandat politique en ce qui concerne le secteur financier et la biodiversité. Les engagements pour mettre fin à la perte de la biodiversité et la restaurer en fixant des objectifs quantifiés, mesurables et dotés d’un cadre de suivi de l’accord adopté le 19 décembre 2022 sont à saluer.
La Banque Postale intègre d’ores et déjà des enjeux liés à la biodiversité. Les entreprises ayant un fort impact sur la déforestation sont exclues au titre de la charte de financement et d’investissement responsable de La Banque Postale. Dans le cadre du dispositif Fonds Carbone, La Banque Postale finance des projets externes nationaux labellisés bas carbone et des projets externes internationaux visant à préserver la biodiversité.
Soucieuse d’aller plus loin, et malgré la complexité à appréhender les enjeux liés à la biodiversité, La Banque Postale a signé en septembre 2021 le « Finance for Biodiversity Pledge », une initiative mondiale qui vise à restaurer et préserver la biodiversité dans les activités d’investissement et de financement. Plus précisément, la banque s’engage notamment d’ici 2024 :
Sur l’initiative du Comité exécutif de La Poste, une feuille de route biodiversité a été définie à l’échelle du Groupe, à laquelle La Banque Postale a largement contribué. La banque a, de plus, l’ambition de se doter d’une politique biodiversité alignée sur celle du groupe Caisse des dépôts et des consignations.
En attendant une quantification plus approfondie de ses impacts, La Banque Postale a été en mesure de réaliser une première estimation de l’empreinte biodiversité sur un périmètre limité de la poche émetteurs corporate de l’activité sa BFI. En raison des données disponibles pour réaliser cette mesure, seuls 43 % de ce portefeuille ont été analysés. La Banque Postale s’est appuyée sur la base de données Biodiversity Impact Analytics powered by the Global Biodiversity ScoreTM (BIA-GBS), développée par Carbone 4 et CDC Biodiversité.
Sur ce périmètre, l’intensité d’impact biodiversité correspond à 22 MSA (Mean Species Abundance ou Abondance moyenne des espèces, voir ci-après) par milliard d’euros investi.
En 2022, un large chantier de mesure de l’impact biodiversité des prêts immobiliers aux particuliers et aux entreprises a été engagé et est encore en cours.
L'empreinte biodiversité est évaluée avec l'outil Global Biodiversity ScoreTM (GBS), développé par CDC Biodiversité, pour deux portefeuilles : les prêts immobiliers aux personnes physiques (individus) et les prêts immobiliers aux personnes morales (entités juridiques composées d’individus).
L’outil utilisé
Le Global Biodiversity Score est une mesure d’empreinte équivalente à l’empreinte carbone sur le volet de la biodiversité. Il évalue les dépendances d’activités économiques, et ici des portefeuilles, aux 21 services écosystémiques, c’est-à-dire les services essentiels au fonctionnement de nos sociétés rendus par la nature, ainsi que l’impact sur la biodiversité au regard de 4 des 5 pressions définies par la Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité :
Cet impact est exprimé en MSA.km². La MSA (Mean Species Abundance ou Abondance moyenne des espèces) est une métrique reconnue par la communauté scientifique comme une des métriques permettant d’agréger différents types d’impacts sur la biodiversité afin d’évaluer l’intégrité des écosystèmes en mesurant l’abondance moyenne des espèces en un lieu donné. 1 MSA.km² perdu équivaut à destruction totale de 1 km² d’espace naturel non-perturbé.
Ces impacts sont évalués à partir de données sur le montant et la surface des biens, ainsi que d'émissions de gaz à effet de serre sur toute la chaîne de valeur. Des hypothèses sur les quantités de matériaux de construction ont permis de calculer l’impact amont de la construction pour les prêts ayant financé des constructions neuves.
L’empreinte comptabilise deux types d’impacts :
Les résultats
Les résultats montrent une dépendance forte en Scope 1 (gaz à effet de serre émis directement par l’entreprise) aux eaux de surface, c’est-à-dire l’ensemble des masses d’eau en contact direct avec l’atmosphère, et une dépendance moyenne aux eaux sous-terraines, c’est-à-dire les masses d’eau stockées sous terre dans des aquifères constitués de roches perméables, de terre et de sable. Ces services écosystémiques sont en effet indispensables au secteur de l'immobilier pour l'exploitation des biens. Au niveau de la chaîne de valeur amont (scope 3), la dépendance la plus forte provient de la stabilisation des sols et du contrôle de l'érosion, service écosystémique sur lequel reposent grandement les activités de construction.
En 2021, les portefeuilles avaient un impact statique terrestre de 24 MSA.km², équivalent à la destruction de 24 km² d’écosystème non perturbé, soit presque 3 fois la surface du bois de Vincennes. L'impact dynamique terrestre était lui de 1,7 MSA.km², équivalent à la destruction supplémentaire de 1,7 km² d'écosystème non perturbé.
Les portefeuilles avaient également en 2021 un impact statique aquatique de 0,19 MSA.km². L’impact aquatique est structurellement moins important que l’impact terrestre. Cela est dû à la corrélation entre l’impact biodiversité et la taille de l’écosystème au niveau mondial. Ainsi, les écosystèmes terrestres étant plus vastes que les écosystèmes aquatiques, les résultats terrestres sont généralement plus importants que les résultats aquatiques. Le portefeuille personnes physiques pèse pour la majorité de l’impact car il représente une part plus importante de l’investissement.
Les résultats montrent qu’à La Banque Postale, la faible part de prêts dirigés vers des constructions neuves engendre au niveau du portefeuille une prépondérance des impacts liés à l’exploitation du bâtiment, notamment l’occupation des sols et les émissions de gaz à effet de serre.
Les résultats de cette étude constituent pour La Banque Postale une base pour fixer des objectifs de réduction d’impact biodiversité dans les années à venir.
Impacts des portefeuilles personnes physiques et morales
Impact (MSA.km²) | ||
|---|---|---|
Personnes | Statique terrestre | 22 |
Dynamique terrestre | 1,5 | |
Statique aquatique | 0,18 | |
Personnes | Statique terrestre | 2,3 |
Dynamique terrestre | 0,26 | |
Statique aquatique | 0,018 |
LBP AM avec sa filiale Tocqueville Finance ont publié en 2022 une politique biodiversité transversale. La politique couvre 16 des 23 cibles définies dans le cadre mondial pour la biodiversité, adopté lors de la COP 15 pour la période courant jusqu’à 2030.
Avec cette politique, LBP AM et Tocqueville Finance actent leurs intentions de répondre aux enjeux de préservation du vivant au travers de plusieurs leviers
La Banque Postale Asset Management, aux côtés de La Banque Postale, participe activement à différents groupes de travail dans le cadre du « Finance for Biodiversity Pledge », qui fait naturellement partie de la feuille de route de La Banque Postale Asset Management.
Dans le cadre de son engagement auprès du Finance Biodiversity pledge, CNP Assurances s’est donné des objectifs sur son activité, notamment :
Pour la gestion de ses 57 736 hectares de forêts à fin 2022, CNP Assurances bénéficie d’une gestion durable par la Société Forestière. La préservation de la biodiversité fait partie de ses objectifs de gestion.
Le renouvellement récent du mandat de gestion de la Société Forestière a permis de définir un plan d’action et des objectifs de préservation de la biodiversité d’ici 2025 au sein d’une charte de gestion durable. Elle intègre un inventaire de la biodiversité potentielle, avec le souci de l’améliorer à l’aide d’actions comme la conservation de micro-habitats, l’aménagement de corridors écologiques, l’arrêt des travaux forestiers durant les périodes de reproduction des espèces les plus sensibles, l’interdiction des herbicides et fongicides et la limitation des insecticides aux seules urgences sanitaires. Cette charte a été enrichie d’un suivi annuel avec la fixation d’objectifs pour chaque action.
CNP Assurances a réalisé en 2021 un premier test de mesure d’empreinte biodiversité de son portefeuille actions et obligations d’entreprise en direct à l’aide du Corporate Biodiversity Footprint, méthode développée par I Care & Consult et Iceberg Data Lab. Le test a été élargi en 2022 et la méthodologie d’Iceberg Data Lab a été complétée. Sur ce périmètre couvrant 58 % du portefeuille à fin 2021, l’empreinte biodiversité est estimée à -25 m2.MSA (31) par K€ investi. Cette métrique inclut les pressions suivantes sur la biodiversité : changement d’utilisation des sols, changement climatique, pollution atmosphérique (oxydes d’azote) et pollution des eaux (rejet de produits toxiques). CNP Assurances souhaite aller au-delà de ce test et s’est engagée à mesurer l’empreinte biodiversité de l’ensemble de son portefeuille actions et obligations d’entreprise en direct d’ici fin 2023, sur la base des données disponibles, en encourageant les entreprises à améliorer la transparence sur ces enjeux.
En 2022, CNP Assurances renforce son engagement en faveur de la biodiversité en investissant 120M€ dans le fonds thématique initié par LBPAM et Tocqueville Finance. (cf section 2.4.1.2.3 - Politique et actions en faveur de la biodiversité de La Banque Postale Asset Management).
En 2022, CNP Assurances a réalisé un état des lieux et une analyse de l’impact sur la biodiversité des plateformes logistiques détenues en direct.
Charte de financement et d’investissement responsables
La Banque Postale est convaincue par l’importance de l’intégration des enjeux ESG dans ses activités de financement et d’investissement.
La Banque Postale s’appuie sur une charte de financement et d’investissement responsable pour encadrer ses activités d’octroi de crédits aux personnes morales et de financement, déclinée de sa politique de maîtrise des risques (PMR).
Exclusions normatives
Cette charte précise que les organisations opérant dans des secteurs à risque (tabac, armes controversées et non conventionnelles, pornographie, déforestation, pétrole, gaz) ou ayant enfreint la législation (conventions internationales, droits fondamentaux relatifs au travail, législation sur l’environnement) se verront refuser leurs demandes de crédits (exclusions normatives).
La Banque Postale Asset Management exclut les émetteurs soupçonnés de violations graves et/ou répétées des principes du Pacte mondial et des principes directeurs de l’OCDE à l’attention des multinationales. Elle s’appuie notamment sur des agences de notation extra-financières telles que pour l’analyse des émetteurs et le suivi des controverses et communique la liste des acteurs à exclure à La Banque Postale.
CNP Assurances bénéficie d’alertes sur les risques ESG des entreprises. Lorsque l’alerte correspond à une atteinte grave aux principes fondamentaux du Pacte mondial, CNP Assurances demande à la société de gestion de dialoguer avec l’entreprise concernée. Lorsque ce dialogue n’a pas permis d’identifier une remédiation proche, la décision d’exclusion est soumise au comité d’investissement.
Exclusions au titre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
La Banque Postale s’emploie également à prévenir les risques financiers, juridiques et de réputation, liés aux investissements au sein de juridictions reconnues comme faiblement réglementées, non transparentes ou non coopératives en matière de fraude fiscale, blanchiment de capitaux et financement du terrorisme. À ce titre, elle a dressé une liste de pays à risque dans lesquels elle s’interdit de mener ou de participer à tout développement commercial.
La Banque Postale Asset Management s’interdit de traiter avec les pays sous embargos décrétés par l’Union européenne, sous embargos décrétés par l’OFAC (Office of Foreign Assets Control - Bureau de contrôle des actifs étrangers des États-Unis), mentionnés dans la Déclaration publique du GAFI (Groupe d’Action Financière), non coopératifs décrétés par la France, et ceux décrétés par l’UE. La Banque Postale Asset Management exclut également tout émetteur dont le siège social est situé dans une liste de pays définie et tout émetteur dont l’unique lieu de cotation est situé dans cette même liste.
CNP Assurances a également défini une liste de pays exclus de son portefeuille d’investissements pour des raisons d’opacité fiscale, de corruption, de non-respect de la démocratie et des libertés. Ces exclusions de pays s’appliquent à toutes les actions et obligations émises par des entreprises ou des émetteurs publics domiciliés dans ces pays, ainsi qu’à tous les actifs réels (immobilier, infrastructure) localisés dans ces pays.
Politiques sectorielles exigeantes
En complément de ces politiques de financement et d’investissement responsables, La Banque Postale et ses filiales s’appuient sur des politiques sectorielles exigeantes afin d’encadrer les secteurs d’activité qui présentent des enjeux ESG importants. Les politiques sectorielles établies par la banque ont pour objectif d’accompagner les clients dans la transition tout en renforçant la résilience de son bilan face aux transitions à venir.
Politiques sectorielles charbon, pétrole et gaz
La Banque Postale, La Banque Postale Asset Management et CNP Assurances se sont dotées de politiques sectorielles charbon, pétrole et gaz qui répondent aux spécificités de leurs activités et qui sont alignées sur l’Accord de Paris.
La Banque Postale évalue son exposition nette aux secteurs du charbon, du pétrole et du gaz conformément à ses politiques climatiques sectorielles. La Banque Postale a en effet pris comme engagement d’avoir une exposition nette nulle sur le secteur des énergies fossiles à l’horizon 2030. Cet objectif est quasiment atteint dans la mesure où l’exposition nette de La Banque Postale aux énergies fossiles représente 0,01 % √ (32) de son portefeuille entreprise en 2022.
La Banque Postale | LBP AM | CNP Assurances | ||
|---|---|---|---|---|
Principes | Les trois politiques tendent vers un objectif commun : alignement sur l’Accord de Paris | |||
Exclusions | Entreprises | Sont exclues (stock et flux) :
| Sont exclues (stock et flux) :
| Sont exclues (flux) :
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Infrastructures | Sont exclues (stocks et flux) :
| Sont exclues (flux) :
| Sont exclues des nouveaux investissements directs (flux) :
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Sélection |
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Engagement | La Banque Postale ne pratique pas d’engagement actionnarial dans la mesure où elle ne détient pas d’actions d’entreprises | Entreprises : Engagement actionnarial et vote pour demander aux entreprises d’adopter une stratégie de transition transparente et crédible, afin d’aligner leurs activités sur un scénario permettant de plafonner le réchauffement à 1,5°C | ||
Dettes privées : proposition de « covenant ESG » axé sur la transition | États : encourager à mettre fin aux subventions aux énergies fossiles et à mettre en œuvre des politiques de réduction de la demande en énergie fossile | |||
*La liste GOGEL recense les principales entreprises du secteur pétrole et gaz | ||||
Autres politiques et engagements sectoriels
L’ensemble des politiques menées par le groupe Caisse des Dépôts s’applique aux filiales de la Banque Postale. En 2022, CDC a publié une politique climat, une politique biodiversité et une politique finance responsable, qui engagent également La Banque Postale. Celles-ci seront progressivement mises en œuvre par le groupe La Banque Postale.
La Banque Postale a également formalisé une politique sectorielle défense, en cours de mise à jour, qui a pour but d’encadrer les activités du Groupe vis-à-vis de ce secteur considéré comme sensible d’un point de vue ESG. Comme le stipule cette politique, La Banque Postale est attentive à ce que l’ensemble de ses activités excluent toute interaction commerciale avec les entreprises impliquées dans la production et la commercialisation d’armes controversées (mines antipersonnel et bombes à sous-munitions) et non conventionnelles (armes biologiques, chimiques, nucléaires, à uranium appauvri, aveuglantes et incendiaires). La Banque Postale Asset Management dispose également d’une politique d’exclusion couvrant ces secteurs d’activités. Enfin, depuis 2008, CNP Assurances exclut de son portefeuille d’investissements les producteurs de bombes à sous-munition et de mines antipersonnel.
En raison de ses effets néfastes sur la santé et des coûts induits pour la collectivité, Le Groupe La Banque Postale exclut de ses activités le secteur du tabac. La Banque Postale et La Banque Postale Asset Management ont signé en 2018 le Tobacco-free Finance Pledge, une initiative qui encourage les signataires à adopter des politiques de sortie du financement et de l’assurance de l’industrie du tabac. En 2020, CNP Assurances a à son tour formalisé son engagement en signant le Tobacco-free Finance Pledge, après avoir arrêté dès 2018 tout nouvel investissement dans ce secteur.
Dans le cadre de la publication de sa politique biodiversité en 2022, LBP AM a pris l’engagement d’exclure les sociétés ayant une incidence conséquente sur la biodiversité qui ne mettent pas en place de plans de remédiation, en se basant notamment sur le Global Biodiversity Score(33).
Les entreprises ayant un fort impact sur la déforestation sont également exclues au titre de la charte de financement et d’investissement responsable de La Banque Postale. La Banque Postale Asset Management a défini une politique déforestation au travers de laquelle elle exclut les exploitants et négociants qui n’auraient pas mis en place une stratégie reconnue de prévention de la déforestation. Elle encourage également les industriels et transformateurs à mettre en place des bonnes pratiques en matière de traçabilité de la chaîne d’approvisionnement ou encore de recherche d’alternatives pour limiter les pressions sur les ressources naturelles. Enfin, en matière d’investissement, La Société Forestière, qui assure la gestion du patrimoine forestier de CNP Assurances, met en œuvre une gestion sylvicole durable et respectueuse de l’environnement. Dès 2001, la Société Forestière s’est dotée d’un manuel de gestion forestière durable dont l’application est certifiée ISO 9001. Il intègre les principales thématiques de l’analyse ESG : gouvernance, pilotage et organisation des relations avec ses clients et autres parties prenantes, ainsi que la mise en application de pratiques sylvicoles tenant compte des habitats et espèces remarquables. Fin 2022, 100 % des surfaces des forêts détenues par CNP Assurances et éligibles à la certification PEFC y adhèrent ou sont en cours d’adhésion. La mise à jour en 2020 du mandat de gestion liant CNP Assurances et la Société Forestière a permis de renforcer l’intégration de critères ESG au sein d’une charte de gestion durable des forêts. Cette charte engage CNP Assurances et la Société Forestière vers des objectifs ambitieux de protection de la biodiversité, de l’eau, des sols et des personnes.
Parce qu’il représente un coût social important lié à la dépendance au jeu, à l’appauvrissement et au surendettement, le secteur des jeux d’argent est également couvert par plusieurs politiques. Les établissements de jeux de hasard et d’argent sont exclus au titre de la charte de financement et d’investissement responsable de La Banque Postale. La Banque Postale Asset Management exclut systématiquement les entreprises appartenant aux secteurs des GICS/BICS « casino & gaming ». Les entreprises générant plus de 10 % de leurs revenus à partir des jeux d’argent font l’objet d’un examen systématique en Comité d’Exclusion.
Depuis le 1er janvier 2023, le financement du secteur de l’aéronautique est encadré par une politique dédiée. Désormais, pour accompagner la décarbonation de ce secteur, La Banque Postale financera uniquement les avions neufs ou équipés des technologies de motorisation les plus récentes, ainsi que les opérations qui ne visent pas directement l’augmentation du trafic aérien (efficacité énergétique des aéroports, respect des normes en matière de sécurité, etc.) La Banque Postale s’est ainsi engagée à ne plus financer la construction d’aéroports ou de nouvelles pistes, ainsi que les jets privés ou les avions d’affaires.
La Banque Postale maintient donc une vigilance accrue sur un certain nombre de valeurs à forts risques extra-financiers. À ce titre, la Direction de l’engagement citoyen est régulièrement interrogée par les équipes de la Direction des risques et de la Banque de Financement et d’Investissement afin de procéder à des analyses ESG d’entreprises. En 2021, la Direction de l’engagement citoyen a ainsi émis 11 avis défavorables pour les raisons suivantes : 1 exclusion liée au sujet de la déforestation, 1 exclusion liée aux dérives sectaires, 2 exclusions liées au secteur de la défense, 6 exclusions liées à la politique pétrole et gaz et 1 exclusion liée au bien-être animal.
Afin d’agir concrètement sur ses émissions de gaz à effet de serre (GES), La Banque Postale a lancé en 2015 sa première édition du « Fonds Carbone ». Il s’agit d’un dispositif interne de monétisation de l’empreinte carbone de La Banque Postale agissant en faveur de la décarbonation de la Banque. Pour les sept premières éditions, une enveloppe financière totale de plus de 3 millions d’euros a permis de financer des projets internes de réduction des émissions de GES, ainsi que des projets externes (nationaux et internationaux) de séquestration et de compensation des émissions résiduelles. Cette enveloppe est calculée sur la base des tonnes eq. CO2 d’émissions de GES, générées par les trois principaux postes d’émissions de La Banque Postale : les transports (professionnels et domicile/travail), les bâtiments et l’IT, et la consommation de papier (interne et externe).
En 2022, CNP Assurances a également mis en place un Fonds Carbone, pour financer des projets internes visant à réduire de manière pérenne les émissions de GES, ainsi que des projets externes de compensation des émissions inévitables de GES via l’achat de crédits carbone.
Le financement de projets internes développés par les collaborateurs
Chaque année, les projets internes font l’objet d’un appel à candidatures et sont sélectionnés sur la base de plusieurs critères, dont la rentabilité économique et les émissions carbone potentiellement évitées. Ainsi, les 88 projets financés depuis le lancement participent directement à l’atteinte de l’objectif de réduction des émissions de GES de La Banque Postale. Ils ont permis d’éviter l’émission de plus de 4 500 tonnes de CO2. Les projets financés sont par exemple : des travaux de rénovation et d’efficacité énergétique des bâtiments, des campagnes de sensibilisation au développement durable en partenariat avec des ONG et associations, la mise en place de flottes de vélos et trottinettes à assistance électrique, ou encore l’installation de chauffe-eau solaire, de récupérateur d’énergie sur les systèmes de production de froid, de panneaux photovoltaïques pour couvrir une partie de la consommation électrique d’un bâtiment, la végétalisation du toit d’un restaurant d’entreprise ou encore la création d’une plateforme de covoiturage destinée aux collaborateurs pour leurs déplacements domicile-travail.
Le financement de projets externes nationaux labellisés bas carbone
La Banque Postale, une des premières banques à avoir mis en place un Fonds Carbone, est également pionnière dans le financement de projets de compensation sur le territoire national. Depuis 2015, dans le cadre du programme « Climat + Territoires »,(34) co-porté avec la Branche Services Courrier Colis (BSCC) et la Branche Grand Public et Numérique (BGPN), La Banque Postale a financé 11 projets innovants en France agissant en faveur de la reforestation, la gestion forestière améliorée, l’agroforesterie, l’agriculture durable.
Dans le cadre de ce programme, La Banque Postale a notamment financé :
Le financement de projets externes internationaux certifiés Verified Carbon Standard et Gold Standard
Depuis 2018, le Fonds Carbone finance des projets de compensation carbone dans le respect des standards de certification internationaux dont le « Verified Carbon Standard » et le « Gold Standard ». Depuis 2018, sept projets ont bénéficié du soutien de la Banque Postale. Actuellement, cinq projets bénéficient du soutien de La Banque Postale :
Depuis 2018, La Banque Postale était l’une des premières banques au monde à compenser l’ensemble de ses émissions directes (périmètre opérationnel), incluant ses filiales et prenant en compte les déplacements professionnels et domicile-travail de ses collaborateurs.
Le Fonds Carbone : un changement d’envergure à compter de 2023
Le Fonds Carbone est au cœur de la politique de décarbonation de la Banque. Afin de maintenir son niveau d’ambition et d’en faire un outil innovant contribuant à ces engagements, trois nouveaux objectifs seront intégrés dès 2023 :
L’atteinte du niveau de décarbonation en ligne avec les objectifs de la Banque a nécessité la revalorisation du prix interne de la tonne de CO2. Davantage corrélé au prix du marché, le prix interne de la tonne de CO2 sera fixé à 60 euros/téqCO2 en 2023 (contre 10,5 euros/téqCO2 en 2022).
En 2022, la part des émissions de GES liées aux consommations énergétiques des bâtiments représentait 30 % de l’empreinte carbone opérationnelle de La Banque Postale. La Banque Postale et son bailleur principal La Poste Immobilier ont engagé diverses démarches et des projets immobiliers structurants qui s’inscrivent de manière concrète dans la politique de performance énergétique des bâtiments. Cette politique s’articule autour des trois grands axes suivants :
Favoriser les travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique du bâtiment
La Banque Postale commande régulièrement des travaux d’isolation thermique de locaux, de réfection de toiture, de régulation de chauffage, de remplacement de climatisations obsolètes, de chaudières ou encore d’installation d’éclairages LED avec détection de présence dans les parties communes.
Pour son parc patrimonial, la programmation pluriannuelle de travaux est réalisée par les équipes de La Poste Immobilier qui appliquent les recommandations de sa politique immobilière durable.
En parallèle, la mise en place d’un système de management de l’énergie (SMé) mutualisé avec Le Groupe La Poste permet de définir pour les sites concernés des plans d’actions de réduction des consommations d’énergie générés par l’outil SOBRE, outil de pilotage de performance énergétique.
En 2022, le transfert du siège social de Louvre Banque Privée sur le site historique de La Poste, celui de CNP Assurances dans l’éco-quartier Issy Cœur de Ville, ainsi que celui de LBP AM sur le nouveau site de Morland, rénovés et conçus selon les derniers standards environnementaux, ont été emblématiques sur ce sujet.
Optimiser au quotidien la gestion énergétique de son parc « Mieux acheter »
La Banque Postale achète de l’électricité d’origine 100 % renouvelable depuis 2015 pour approvisionner l’ensemble de ses sites majeurs (puissance supérieure à 36 KVA) représentant plus de 99 % de la consommation totale en électricité. Cette décision exemplaire s’inscrit dans le cadre de l’adhésion du groupe La Poste à l’initiative RE 100 qui s’engage à approvisionner en électricité 100 % d’origine renouvelable l’intégralité de son parc immobilier géré par La Poste Immobilier.
Pour améliorer la traçabilité de l’électricité renouvelable consommée et gérer en partie le risque lié à la volatilité du marché de l’électricité, La Poste Immobilier étudie depuis 2018 les sujets relatifs à l’autoconsommation photovoltaïque et au Green Corporate Power Purchase Agreement (ou contrat direct avec les producteurs d’électricité).
Plusieurs sites ont fait l’objet d’expérimentations d’autoconsommation photovoltaïque pour mettre en œuvre techniquement, mais également contractuellement des moyens de production photovoltaïques. C’est le cas, par exemple, sur le site de Nantes hôtel des postes. L’autoconsommation permet de sécuriser une partie des besoins en électricité d’un immeuble en produisant et consommant directement une électricité d’origine renouvelable, produite localement et à coût maîtrisé. L’autoconsommation photovoltaïque permet de réduire la vulnérabilité du Groupe à la variation des prix de l’électricité provenant du réseau.
Concernant les Green Corporate Power Purchase Agreement, outre la recherche de sécurisation d’une partie de la facture d’électricité et l’amélioration de la traçabilité des consommations d’électricité, ils ont aussi pour objectif de soutenir le développement de moyens de production renouvelables.
En 2022, La Banque Postale a ainsi évité l’émission de 4 615 tonnes de CO2 grâce à cette démarche.
« Mieux consommer »
La Banque Postale travaille au quotidien aux côtés de sa foncière La Poste Immobilier ainsi que la filiale Sobre Énergie, afin d’inscrire les bâtiments qu’elle occupe dans un Système de Management de l’Énergie. Ce projet est porté à l’échelle du groupe La Poste sous le nom « Puissance 10 000 ». Il s’agit de la mise sous monitoring énergétique des 10 000 bâtiments postaux afin de piloter et maîtriser leurs consommations d’énergie.
Découle de cette démarche l’amélioration de la qualité environnementale des bâtiments occupés par La Banque Postale ainsi qu’une réduction des charges d’exploitation. Elle est mise en œuvre par des actions de sensibilisation des occupants aux écogestes, l’optimisation des équipements de l’immeuble et à une programmation de travaux tenant compte systématiquement de la performance énergétique.
Sur les 13 bâtiments patrimoniaux de La Banque Postale couverts par le dispositif, une baisse de la consommation énergétique de 13 % entre 2021 et 2022 a été constatée (réparti ainsi : -12 % pour l’électricité, -21 % pour le gaz, -13 % sur le fioul et -10% pour le chauffage urbain). Cette baisse s’explique par les actions menées tel que le relamping et la baisse des consignes de température suite au plan de sobriété mis en place dès fin octobre 2022. On notera une légère augmentation des consommations d’eau (+2 %).
Cette démarche a été certifiée ISO 50 001 sur un périmètre de 197 bâtiments du groupe La Poste dont 26 occupés par La Banque Postale. Cette certification garantit la mise en place d’un véritable système d’amélioration continue sur ces bâtiments en matière de management de l’énergie.
Le projet « Puissance 10 000 » vient compléter la Démarche Bail Vert initiée par La Poste Immobilier dès 2015 en industrialisant les process et mettant à disposition de nouveaux outils. Le Bail Vert, aujourd’hui appelé « Dispositif Éco Énergie Tertiaire » est applicable depuis sa parution en juillet 2019. Il concerne 52 bâtiments dans lesquels La Banque Postale est occupante (occupation majoritaire ou minoritaire).
Pour rappel, ce texte oblige les assujettis (bailleurs et preneurs) à réduire ses consommations énergétiques d’ici à 2030, 2040 et 2050 et à déclarer annuellement les données de consommations des bâtiments.
Des travaux devront être menés pour répondre à ces obligations.
Inciter les collaborateurs à adopter des comportements écoresponsables
En 2022, « Tous Engagés ! », la plateforme d’engagement opérée par la filiale Microdon a vu le jour (cf section 2.4.3.1 - « Tous engagés » une plateforme dédiée à l’engagement des collaborateurs). Dans le cadre de son plan de sobriété énergétique, La Banque Postale a développé un cycle de formation dédié aux écogestes disponible pour tous les collaborateurs. Trois thèmes y sont abordés : le climat, le numérique responsable et la consommation responsable. Les usages électriques sont évoqués dans chacun de ces modules.
La Banque Postale propose chaque année de multiples actions de sensibilisation dans les sièges ainsi que sur l’ensemble du territoire grâce au relais de ses correspondants RSE. Ces derniers se mobilisent pour sensibiliser les collaborateurs à adopter des gestes écoresponsables en leur proposant des campagnes écogestes, des stands de sensibilisation ou encore des expositions thématiques.
En 2022, une action collaborative d’ampleur a été menée par la direction de la relation et de l’expérience client : il s’agit de la « Banque d’idée et d’actions » en faveur de la trajectoire de décarbonation de La Banque Postale visant une réduction de -46% de ses émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030. Ce brainstorming intersites a pris désormais la forme d’un tableau de suivi des actions (ex : relamping). Ces éléments font également partie intégrante des plans d’actions du plan de sobriété énergétique initié par le groupe La Poste.
Les actions menées dans le cadre de cette politique de performance énergétique des bâtiments ont permis à La Banque Postale de contenir les émissions de GES liées à ses bâtiments sur ces dernières années malgré le développement de ses activités. Entre 2013 et 2022, La Banque Postale a réduit les émissions de CO2 liées aux bâtiments de 69%.
2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Émissions évitées grâce au passage au contrat 100 % électricité verte en tonne équivalent CO2 | 4 933 | 5 120 | 5 504 (1) |
Émissions liées aux bâtiments en tonnes équivalent CO2 | 18 261 | 21 404 | 18 421 |
Consommation d’énergie en GWh | 205 | 221 | 206 |
(1) La donnée 2022 inclut CNP Assurances France et les filiales internationales de CNP | |||
CNP Assurances s’engage quant à elle dans des démarches de certifications environnementales de ses bâtiments. Des travaux de rénovation énergétique réalisés entre 2014 et 2019 ont inscrit l’immeuble d’Angers dans une démarche d’économie d’énergie et de limitation de son impact environnemental, avec pour résultat une diminution de 38 % des consommations énergétiques par rapport à l’année de référence (2014).
CNP Assurances s’est également engagée dans une démarche de certification environnementale en exploitation – HQE Exploitation (référentiel français) et BREEAM In Use (référentiel anglo-saxon) – pour ses deux bâtiments d’exploitation à Angers (immeuble de bureaux) et à Beaucouzé (data center). À la suite d’un audit effectué par un organisme indépendant, CNP Assurances a obtenu en 2021 ces certifications environnementales pour les deux bâtiments. Ces certifications permettront d’optimiser l’exploitation des bâtiments dans une recherche de performance énergétique accrue, tout en s’inscrivant dans une démarche d’amélioration continue auditée par un tiers indépendant tous les ans.
Par ailleurs, CNP Assurances a signé la Charte pour l’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires et s’est engagée à consommer à partir de 2022 une électricité 100 % renouvelable dans ses immeubles d’exploitation
Plan de sobriété
La Banque Postale met en œuvre son plan de sobriété, structuré autour de 4 axes :
La Banque Postale s’engage pour des pratiques numériques responsables à travers une démarche d’amélioration continue. Portée par la Direction des Systèmes d’Information (DSI), cette démarche « Numérique responsable » allie sobriété numérique au service de l’efficacité, et technologies inclusives au service du progrès humain.
La Banque Postale a mis en place un ensemble de mesures en faveur de pratiques responsables :
Enfin, le développement du numérique peut engendrer une fracture pour les populations souffrant d’illectronisme, d’un manque d’équipement ou d’accès à internet. La Banque Postale renforce ses actions dans le déploiement d’applications ergonomiques, performantes et accessibles à tous. La Banque veille également à la mise en conformité de son patrimoine applicatif d’après le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RG2A), conformément à la loi pour l’égalité des droits et des chances.
La Banque Postale forme et sensibilise largement ses collaborateurs. Chacun est concerné par l’adoption de pratiques plus vertueuses en matière de numérique responsable. À ce titre, divers parcours de formation sont disponibles, ainsi qu’un guide général d’information et de sensibilisation. Des indicateurs de formation sont édités chaque trimestre. En 2022, plus de 25% des collaborateurs de la DSI sont formés au numérique responsable (avec un objectif à 80% pour la fin 2023), et la totalité est sensibilisée via différents supports et la mise en œuvre de pratiques d’écoconception.
En 2022, la part des émissions de GES liées aux déplacements de ses collaborateurs (hors la filiale CNP Assurances France et les filiales internationales de CNP) représente un peu plus de 60 % de l’empreinte carbone de la Banque (soit +2 % par rapport à 2020). La Banque Postale met en œuvre diverses mesures visant, d’une part à favoriser la réduction des déplacements des collaborateurs, et d’autre part à promouvoir l’utilisation de modes de transport moins émetteurs. La politique de mobilité responsable concerne aussi bien les déplacements professionnels (train, avion, véhicules) que les déplacements domicile-travail des collaborateurs. Une enquête est réalisée tous les deux ans auprès des collaborateurs pour évaluer l’empreinte de leurs déplacements domicile-travail.
Sa dernière édition a été réalisée en 2021, la mise à jour sera réalisée en 2023. En 2022, les émissions liées aux déplacements se répartissaient de la manière suivante(38) :
Part des émissions de GES/moyen de déplacement (en %)
La baisse des déplacements professionnels constatée en 2021 s’est poursuivie en 2022, notamment par le renforcement du dispositif de télétravail et son adoption généralisée au sein du groupe. Les collaborateurs peuvent désormais prendre jusqu’à deux jours de télétravail par semaine, avec 10 jours flottants dans l’année.
Entre 2019 et 2021, les émissions de GES de la flotte automobile de La Banque Postale s’inscrivent en baisse de 16 %. Cette évolution s’accompagne d’une baisse de 12 % des émissions émises par véhicule.
En 2023, une nouvelle car policy incitant les collaborateurs bénéficiaires à choisir des véhicules électriques et hybrides sera mise en place. La flotte de véhicules de fonction sera composée exclusivement de voitures électriques ou hybrides à horizon 3 ans, soit 2026 (durée nécessaire au renouvellement total de la flotte). La transformation de la flotte contribuera fortement à l’atteinte des objectifs de réduction des émissions Scope 1 de -46 % sur la période 2019-2030.
2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Émissions liées aux véhicules en tonnes équivalent CO2 | 5 078 | 4 640 | 6 158 |
Émissions par véhicule en tonnes équivalent CO2 | 2,1 | 2 | 2,6 |
La politique voyage de La Banque Postale encadre les choix de mode de transport des collaborateurs en fonction des destinations. Cette politique favorise les déplacements moins émetteurs de GES, soit le train pour tous les déplacements en France métropolitaine sauf exception. L’avion est réservé aux déplacements vers les départements d’outre-mer ou à l’étranger. En 2022, les déplacements des collaborateurs en train sont ainsi à l’origine de 104 tonnes équivalent CO2 et les déplacements des collaborateurs en avion à l’origine de 2636 tonnes équivalent CO2.
2020 | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Émissions liées aux déplacements professionnels en avion en tonnes équivalent CO2 | 1 084 | 938 | 2 636 |
Émissions liées aux déplacements professionnels en avion en tonnes équivalent CO2 | 23 | 36 | 104 |
Pour l’année 2021 (date de la dernière enquête), les émissions de CO2 liées aux déplacements domicile-travail s’élèvent à 26 264 tonnes équivalent CO2 (-28 % comparativement à 2019. Le développement du télétravail a constitué un changement notable dans la manière de travailler, entrainant une forte diminution des trajets domicile-travail. La Banque enregistre une diminution de 18 % du nombre de kilomètres parcourus par les collaborateurs entre 2019 et 2021, (228 millions de kilomètres en 2019 à 186 km en 2021).
Afin de répondre aux besoins exprimés lors de la consultation des collaborateurs en mai 2021, La Banque Postale a lancé au premier trimestre 2022 le pass mobilités douces, un dispositif dont l’objectif est d’encourager les modes de transport peu polluants. Le pass a été très bien reçu par les collaborateurs, avec 590 souscriptions durant l’année 2022, dont 353 pour la location de vélos. Une formation a d’ailleurs été déployée lors du lancement du pass pour encourager l’utilisation des mobilités douces et faire un rappel sur la sécurité.
En 2022, la consommation de papiers s’élève à 4 374 tonnes, soit une hausse de 17% par rapport à 2021. Cette hausse est liée à l’intégration d’un nouveau fournisseur.
En 2022, la part de papiers dits « responsables », c’est-à-dire recyclés ou issus de forêts gérées durablement, est de 97 %.
Depuis que la Ligne Conseil Bancaire (LCB) a été intégrée au périmètre de reporting du papier en 2013, la consommation totale de papier a baissé de 62 % entre 2013 et 2021. Cette diminution s’explique par la diminution de la consommation de « papier externe », à hauteur de -61 % à destination des clients et communication grâce à la dématérialisation (ex. relevé de compte en ligne, etc.), et de la consommation de « papier interne » à hauteur de -67 % grâce notamment à la sensibilisation et à la responsabilisation des collaborateurs dans leur consommation de papier.
La politique d’achats responsables de La Banque Postale se décline sur les trois axes suivants :
La charte Achats Responsables et Éthiques de La Banque Postale doit être acceptée par le fournisseur pour chaque nouveau contrat ou, à défaut, au fil des comités de pilotage des contrats en cours. Elle présente aux fournisseurs les attendus de la Banque vis-à-vis des valeurs d’ouverture, d’éthique, d’équité, de solidarité, de développement durable et de lutte contre toute forme de corruption.
Ce document incite les fournisseurs à s’engager, eux-mêmes, dans une démarche de développement responsable RSE.
La charte est l’un des éléments permettant à La Banque Postale de respecter son devoir de vigilance auprès des entreprises intervenant sur sa chaîne de valeur. En acceptant cette charte, le fournisseur s’engage à :
Fin 2022, 7 164 fournisseurs avaient validé la charte Achats responsables.
Le groupe La Poste dispose depuis 2018 d’un système d’information (SI) pour les achats du Groupe qui inclut une base fournisseurs commune reliée au suivi des documents légaux et des chartes Achats responsables via Provigis (plateforme permettant le suivi des fournisseurs au regard des obligations qui les concernent).
Les engagements RSE de CNP Assurances dans ses relations avec ses fournisseurs sont déclinés par la direction des achats. Les pratiques d’achat sont encadrées par la charte éthique interne aux achats, qui vise à promouvoir l’équité, la neutralité, la confidentialité et la transparence dans les choix d’approvisionnement, ainsi que par le guide de déontologie aux achats.
Ainsi, avant toute nouvelle entrée en relation avec un nouveau fournisseur, l’obtention d’un score de conformité est obligatoire et ce grâce à l’outil EcoVadis. Dans ses relations avec les fournisseurs, la clause type des contrats de CNP Assurances prévoit que le fournisseur s’engage à agir contre les violations des droits de l’homme et à respecter :
Chaque acheteur de La Banque Postale veille à intégrer des critères sociaux, sociétaux et environnementaux, en lien avec la prestation achetée, dans les grilles de consultation et lors du processus de sélection du fournisseur.
Une réflexion continue est également menée, en collaboration avec les prescripteurs, sur les améliorations des cahiers des charges afin de s’assurer que les prestations sont en adéquation avec la politique RSE de La Banque Postale.
En fonction des familles d’achats, les enjeux environnementaux et sociaux représentent en général 10 % de la pondération globale des critères de notation des appels d’offres.
La Direction de l’engagement citoyen a mis en place un outil proposant des modèles de grilles pour l’analyse des offres, en collaboration avec la DSI (numérique responsable).
La stratégie d’engagement citoyen de La Banque Postale se traduit par une démarche d’achat appuyant un numérique alliant plus de sobriété au service de l’efficience, à plus d’inclusion et de technologie au service du progrès humain.
Ce numérique éthique et responsable repose sur les principes suivants :
Ainsi le groupe La Banque Postale a pour objectif, à travers ses achats d’équipements numériques :
Dans ce cadre, les Achats et la DSI BA proposent une série de critères à intégrer dans les appels d‘offres pilotés par la DSIBA afin de répondre aux enjeux RSE et Numérique responsable en lien avec la stratégie définie et intégrée dans le schéma directeur. En cours de test, cette grille pourra faire l’objet en 2023 d’un déploiement pour les produits ou services non IT.
Afin de répondre aux obligations réglementaires de la loi Sapin II et de la loi Potier relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre, La Banque Postale a mis en place un certain nombre d’éléments décrits dans les paragraphes suivants.
En matière de devoir de vigilance, La Banque Postale décline le dispositif et la méthodologie d’analyse des risques du Groupe La Poste et contribue à son Plan de vigilance. En 2022 La Banque Postale a mis à jour sa cartographie des risques d’atteinte grave aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la sécurité des personnes, et à l'environnement (droits fondamentaux) sur ses activités en propres et les activités de ses fournisseurs, ainsi que son plan de maîtrise des risques. CNP Assurances a été intégrée au dispositif déployé au sein de la Banque Postale et a établi une cartographie des risques pour CNP Assurances SA et ses deux filiales brésiliennes CSH et CVP.
La direction des achats dispose, pour chacun de ses fournisseurs, d’une notation « risque RSE » par secteur d’achats, basée sur une méthodologie sectorielle de cartographie AFNOR. En outre, pour se conformer à loi relative au devoir de vigilance, la direction des achats déploie la méthodologie du Groupe La Poste afin d’évaluer le risque d’atteinte grave aux droits fondamentaux pour chaque catégorie d’achats. Une appréciation à dire d’experts vient compléter la priorisation qui en ressort. Le risque net est calculé selon le niveau de maturité du dispositif de maîtrise des risques.
En 2022, La Banque Postale a ainsi identifié les catégories d’achat à risque suivantes : Prestations services I&T ; Autres prestations intellectuelles ; Agencement retail ; Impressions et chaînes graphiques.
Le dispositif d’évaluation des fournisseurs et sous-traitants continue d’être renforcé au sein du Groupe La Poste et déployé au sein de La Banque Postale.
La Banque Postale dispose d’un mécanisme de remontée d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques, à destination de ses collaborateurs et des collaborateurs de ses fournisseurs. Ce mécanisme est commun aux obligations réglementaires de la loi Sapin II et de la loi Potier relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre.
En 2021, La Banque Postale a mis en place une solution qui lui permet d’évaluer de manière plus poussée le risque corruption et LCB-FT avec ses fournisseurs. L’évaluation prend en compte le pays et le secteur d’activité comme cela était déjà le cas, mais pousse les diligences en considérant les bénéficiaires effectifs, dirigeants, la présence de PEP (personnes exposées politiquement), le croisement avec des listes de sanction et la presse négative. La Banque Postale a ainsi actualisé sa procédure d’évaluation-fournisseurs pour permettre une vue « multirisques » pour la sélection de ses fournisseurs.
La Banque Postale intègre régulièrement dans les modèles de contrat et conditions générales d’achats (CGA) de nouveaux paragraphes concernant le respect des réglementations et les sujets environnementaux et citoyens, la possibilité d’audits et sa capacité à rompre la relation en cas de non-respect. La dernière modification réalisée en 2022 intègre une mise à jour de la clause « lutte contre la corruption et devoir de vigilance », ainsi que l’ajout d’une clause relative aux « sanctions internationales ».
En complément des actions de La Banque Postale, CNP Assurances promeut systématiquement son engagement en faveur du respect des droits de l’homme auprès de ses sous-traitants et fournisseurs. Des clauses contractuelles sur la protection des travailleurs figurent dans les contrats types proposés aux fournisseurs et dans les conditions générales d’achats de CNP Assurances.
Afin de mutualiser le suivi des performances environnementales, sociales et éthiques de ses fournisseurs, dont la quasi-totalité est située en France, CNP Assurances a noué un partenariat avec EcoVadis, qui réalise une évaluation RSE des principaux fournisseurs. L’information est rassemblée sur une plateforme collaborative qui comprend 150 secteurs d’activité et 95 pays. En 2022, la moyenne des évaluations de ses plus gros fournisseurs est de 57/100 contre une moyenne de 45/100 pour les entreprises évaluées par EcoVadis.
En Italie, CNP UniCredit Vita effectue une évaluation RSE de ses fournisseurs pour les prestataires de services essentiels et pour tout nouveau contrat supérieur ou égal à 75 000 euros.
En Argentine, CNP Assurances Compañía de Seguros a mis en place une politique achat qui impose dans le choix des prestataires la prise en compte de leur impact sur l’environnement et la diversité.
Au dernier trimestre 2023, La Banque Postale intégrera la méthode de scoring EcoVadis. À terme, les outils et méthodes d’analyse seront alignés entre groupe et filiales.
Le montant des achats 2022 de La Banque Postale auprès du secteur adapté et protégé (EA et ESAT) est de 1 123 202 euros HT au 31 décembre 2022.
En 2022, la direction des achats, avec l’appui des prescripteurs, fait appel :
Pour permettre aux petites et moyennes entreprises de participer à ses appels d’offres, La Banque Postale est attentive à :
Le montant des achats 2022 de La Banque Postale auprès des PME est de 169 millions d’euros HT au 31 décembre 2022.
Une analyse de l'empreinte socio-économique du groupe La Poste a été mise à jour en 2022. Celle-ci permet de déterminer la contribution à l'emploi et à la création de valeur sur les territoires des filiales du groupe, dont celle de La Banque Postale.
Cette contribution, basée sur les impacts directs (salariés de La Banque Postale), impacts indirects (emplois soutenus dans la chaîne de fournisseurs) et impacts induits (consommations des ménages et dépenses des administrations) a été estimée à plus de 26 000 emplois et 1 640 millions d'impact en Produit Intérieur Brut (PIB).
Le Réseau La Poste et La Banque Postale s’engagent dans l’éducation financière grâce à leur programme de bénévolat de compétences auprès de plusieurs associations. Les jeunes en difficulté sont particulièrement ciblés, grâce aux nombreux ateliers budgétaires animés par des bénévoles de compétence.
Ainsi, la Banque s’investit dans ce domaine à travers de multiples canaux pour en garantir l’accessibilité :
En 2023, La Banque Postale prévoit de réaliser une étude d’impact sur la pédagogie budgétaire. Faisant suite à celle déjà réalisée en 2017, elle permettra de connaître le devenir des clients accompagnés par l’Appui et mesurer la part de ceux sortis de leur situation de fragilité financière.
L’année 2022 marque les 10 ans du Club de l’initiative contre l’exclusion bancaire réunissant toutes les associations afin de mieux comprendre les clientèles fragiles. Convaincue que seule une coopération active et structurée permettra de répondre aux enjeux de l’exclusion bancaire et financière, La Banque Postale avait créé en 2012 ce club de réflexion et d’action afin de développer de nouvelles pratiques pour répondre aux besoins des clientèles en situation de fragilité financière. Il a pour ambition de :
Ouvert, ce club accueille tous les autres acteurs du monde social, associatif et bancaire, qui, se reconnaissant dans ses objectifs, souhaitent développer de nouvelles initiatives contre l’exclusion bancaire et financière.
Fidèle à ses valeurs de proximité et d’inclusion de tous ses clients, La Banque Postale s’attache à faire preuve de la même attention à l’égard de ses collaborateurs en prenant des engagements forts en matière de diversité et d’inclusion à chacune des étapes clés de leur vie professionnelle : recrutement, promotion et opportunité professionnelle, développement, parentalité, accompagnement des fins de carrière, etc.
La part de diversité que chacun apporte constitue la richesse collective de La Banque Postale. Elle veille à ce que chacun puisse s’épanouir en créant les conditions d’environnement de travail propices à l’expression de la contribution unique de chacun.
Le manifeste de La Banque Postale en matière d’égalité des chances, de diversité et d’inclusion est le suivant :
L’engagement de La Banque Postale en matière de diversité et d’inclusion a été marqué des jalons suivants :
CNP Assurances mène de son côté une politique similaire. L’inclusion et la diversité sont des leviers essentiels pour favoriser la réussite et l’innovation. Aussi CNP Assurances mène une politique engagée en s’interdisant toutes les formes de discrimination à chaque étape du parcours professionnel de ses collaborateurs. Des actions d’information et de sensibilisation, et des formations obligatoires sont régulièrement menées pour promouvoir l’inclusion et la diversité.
La Banque Postale attache une importance particulière sur ces sujets de discriminations et harcèlement en s’appuyant sur différents dispositifs : recours à des médiateurs internes formés pour accompagner et traiter les situations à risque, référent harcèlement sexuel, mise en place d’actions de sensibilisation des collaborateurs et des managers, notamment sur les stéréotypes de genre et les biais inconscients.
En complément des procédures d’alerte par la voie hiérarchique, La Banque Postale et CNP Assurances ont accès à un dispositif d’alerte (Whistleblowing pour LBP et EQS Integrity line pour CNP Assurances). Ce dispositif donne la possibilité aux collaborateurs de signaler, de façon anonyme, tout soupçon en cas d’interrogations sur les dysfonctionnements constatés dans la mise en œuvre des obligations de conformité, d’une violation grave et manifeste des lois et règlements, en particulier ceux relatifs à la lutte contre la corruption, au respect du droit de la concurrence ou l’existence de conduites ou de situations contraires au Code de conduite. Ce dispositif d’alerte peut également être utilisé dans les domaines de lutte contre les discriminations et le harcèlement au travail, la santé, l’hygiène et la sécurité au travail. Le canal de signalement est fourni par un partenaire externe, le Whistleblowing Centre, pour préserver la confidentialité de l’identité des collaborateurs. Le processus de signalement est crypté et protégé par un mot de passe. Toute personne ayant exercé un droit d’alerte bénéficie du dispositif de protection des lanceurs d’alerte (confidentialité, anonymat, non-discrimination, etc.).
CNP Assurances mène également une politique engagée en s’interdisant toutes les formes de discrimination à chaque étape du parcours professionnel de ses collaborateurs. CNP Assurances exerce une vigilance constante sur ces sujets en s’appuyant sur différents dispositifs en interne : référent discrimination et harcèlement, structure dédiée à la médiation sociale interne pour accompagner et traiter les situations à risque, mise en place d’actions de sensibilisation et de formations des collaborateurs et des managers, notamment un module visant à déconstruire les stéréotypes, préjugés et prévenir les discriminations et le harcèlement.
L’égalité professionnelle est une valeur inscrite de longue date dans la culture de La Banque Postale. Dès 2008, La Banque Postale a pris des engagements en faveur de l’égalité de l’emploi entre les femmes et les hommes. Cette année, l’index de l’égalité professionnelle femmes-hommes de La Banque Postale est de 92/100, soit cinq points de moins que les années précédentes. Ce ratio est calculé sur la base des dix plus hautes rémunérations de l'entreprise. Or, en 2022, plusieurs femmes membres du comité exécutif ou du comité de développement ont quitté l'entreprise, conduisant à une représentation plus importante d'hommes dans le calcul
La Banque Postale a souhaité se fixer des objectifs concrets de représentation des femmes dans les fonctions dirigeantes de La Banque Postale. En 2022, son Comité exécutif se compose en effet de 33 % de femmes et 42 % de femmes sont présentes dans son Comité de développement. Ses objectifs sont aussi à destination de toutes au travers de la réduction des écarts de rémunération à tous les niveaux. Ainsi, une nouvelle fois en 2022, une enveloppe salariale spécifique a été mise en œuvre (cf section 2.2.4.1.5 - Politique de rémunération).
L’égalité entre les femmes et les hommes est l’affaire de toutes et tous. Pour soutenir son action, La Banque Postale prend part au réseau parité du groupe La Poste.
Ses ambassadrices et ambassadeurs de l’égalité professionnelle jouent un rôle clé pour porter ses engagements au quotidien et sur le terrain. Concrètement, il s’agit pour eux de procéder à des actions de sensibilisation, de favoriser les échanges, de mener des initiatives concrètes pour progresser collectivement et enfin d’assurer le partage des meilleures pratiques en la matière.
En 2021, La Banque Postale a rejoint le réseau interentreprises Financi’elles du secteur Banque Assurances pour s’engager plus largement dans la progression de la parité dans l’industrie et dans la société au sens large.
En 2022, la Banque poursuit son engagement auprès des femmes, en créant l’initiative « Girlz in the Bank » : six à huit femmes managers sont réunies lors d'un petit déjeuner une fois par mois pour échanger et discuter des sujets qu'elles souhaitent. Des conférences et des ateliers de développement personnel leur sont également proposés.
Lors de la Journée internationale des droits des femmes, les collaborateurs ont participé à un hackathon interentreprises au profit d’associations qui soutiennent les femmes dans le numérique.
CNP Assurances s’engage également fortement en faveur de l’égalité femmes – hommes, en s’assurant de l’accès des femmes aux postes d’encadrement et poursuit ses engagements en matière de mixité.
CNP Assurances compte 57 % de femmes parmi ses administrateurs, 51 % de femmes au sein de son Comité exécutif et 36 % de femmes parmi ses cadres de direction. La maturité de l’entreprise dans ce domaine a été confirmée par la note de 100/100 obtenue pour 2021 à l’index de l’égalité femmes/hommes, et par son classement dans le Top 15 du palmarès 2020 de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises du SBF 120.
Assumant pleinement les responsabilités d’un acteur bancaire de confiance envers toutes ses parties prenantes (collaborateurs, partenaires et clients), La Banque Postale a mené depuis sa création une politique active en faveur de l’emploi et du maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap. Elle a mis en place dès 2008 une mission Diversité Handicap dont le rôle est de sensibiliser les collaborateurs au handicap, assurer en lien avec le médecin du travail pour le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap, recruter des personnes en situation de handicap et développer les achats au secteur adapté et protégé.
Au travers d’un accord signé le 17 juin 2020, La Banque Postale conserve en 2022 les mêmes engagements qu’en 2021, en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap :
En signant la charte de l’INCA (voir plus haut), La Banque Postale améliore l’accompagnement des salariés touchés par le cancer et promeut la santé au quotidien.
En ce qui concerne le maintien dans l’emploi, la synergie entre les services de santé au travail, les équipes en charge des ressources humaines et la ligne managériale est renforcée par la mise en œuvre des commissions de retour et de maintien dans l’emploi. Ces commissions permettent de poursuivre les efforts en matière de recrutement de personnes en situation de handicap et le recours au secteur adapté et protégé. La mobilisation pour développer l’accessibilité numérique est renforcée.
La Banque Postale voit ainsi son nombre de Bénéficiaires d’Obligations d’Emploi doubler sur la période 2017-2022.
L’accord signé en juin 2020 a remis en avant un nouvel objectif de 18 recrutements à effectuer. Des actions sont menées auprès des partenaires écoles de La Banque Postale pour sensibiliser les étudiants et futurs managers à l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap et contribuer au développement de l’accessibilité au savoir.
La Banque Postale a poursuivi son action de formation en 2022 auprès de ses managers pour les acculturer à la nouvelle politique Handicap et les aider à pleinement jouer leur rôle dans sa mise en œuvre :
Pour continuer à progresser, la mission Handicap de La Banque Postale s’appuie sur un réseau de 29 référents handicap dans les centres de relation et de l’expertise client (CREC), qui mènent de nombreuses actions en local et agissent en relais au plus près des besoins de chacun.
La Banque Postale poursuit ses actions de sensibilisation en 2022 en prenant part notamment à la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH). Parmi elles, on retrouve :
Louvre Banque Privée s’engage également pour ses collaborateurs en situation de handicap. Elle a pris des mesures en ce sens lors de la signature de son Accord handicap en 2020, et a renouvelé son engagement en 2021 en signant le Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées dans la vie économique.
Cet engagement s’est traduit par une forte progression du recrutement des personnes bénéficiaires d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) au sein de ses équipes. Sur les 15 postes en CDD et CDI créés en 2021, 7 ont été dédiés aux personnes bénéficiaires d’une RQTH. Fin 2022, Louvre Banque Privée comptait ainsi 500 collaborateurs, dont 32 RQTH.
Louvre Banque Privée propose aussi à ses salariés en situation de handicap des services et un accompagnement renforcé : aide aux démarches, aménagement des postes de travail, emplois accompagnés, mesures de compensation. Une campagne d’information est déployée chaque année pour inciter les collaborateurs à faire connaître leur situation s’ils estiment avoir besoin d’être accompagnés et soutenus sur leur poste de travail ou dans leur emploi. Un fonds de solidarité pour le don de jours de congés entre salariés à destination des aidants ou du personnel en situation de handicap a également été mis en place.
En 2022, Louvre Banque Privée a lancé un programme philanthropique en partenariat avec Make.org foundation pour offrir la possibilité à ses clients de s’engager en faveur d’une cause qui leur tient à cœur. Dans le cadre de ce programme, la cause du handicap a été mise en lumière avec l’ouverture du premier « centre de mobilité » au monde muni d’un exosquelette dans les locaux du siège. L’objectif est d’améliorer le bien-être et la santé des personnes blessées ou atteintes d’une maladie invalidante, par la pratique d’exercices encadrés par des psychologues, des neurologues et des rééducateurs. Ce projet vise aussi à faire progresser la recherche et à sensibiliser le grand public.
La Banque Postale considère que la mixité des âges est une opportunité de partage et d’échange pour les collaborateurs de toutes les générations et constitue aussi un levier de performance pour l’entreprise. Cela nécessite un accompagnement de chacun afin d’assurer une cohésion d’ensemble et un environnement de travail qui soutient la coopération et la bonne articulation-transmission des compétences entre générations au regard des objectifs stratégiques de La Banque Postale.
Avec un âge moyen de 44,1 ans en 2021, l’insertion dans l’emploi de jeunes de moins de 30 ans et le maintien dans l’emploi des seniors de 50 ans et plus sont des priorités.
Concernant le maintien des seniors dans l’emploi, La Banque Postale s’engage chaque année à réserver 12 % des recrutements externes en contrat à durée indéterminée aux collaborateurs âgés de 50 ans et plus. La fin de carrière fait l’objet d’une attention particulière et d’un accompagnement spécifique, et La Banque Postale s’attache à éclairer les seniors sur des sujets comme les carrières longues, la simulation des droits à la retraite, ou la retraite additionnelle.
Enfin la transmission des savoirs et des compétences entre les générations au sein de l’entreprise est essentielle. Créer des synergies entre les générations est en effet une source d’épanouissement réciproque et de performance, en capitalisant sur ce que chacun a de meilleur à offrir aux autres. La charte du « bien vivre ensemble » développée par La Banque Postale se révèle être une opportunité d’échanges entre générations et de prise de conscience sur des comportements générationnels parfois différents.
La Banque Postale s’est engagée dans son accord« Diversité et Égalité professionnelle » à mettre en place du tutorat inversé pour créer du lien entre les jeunes et les seniors. Des actions de sensibilisation et de formation sont par ailleurs menées pour lutter contre les stéréotypes générationnels. À cet effet des ressources ont été mises à disposition de tous sur l’intranet de La Banque Postale pour permettre à chacun de développer ses connaissances en la matière.
Dans son accord « Diversité et Égalité professionnelle » signé en octobre 2020, La Banque Postale permet aux couples du même genre de bénéficier des mêmes droits parentaux que les couples hétérosexuels. Elle octroie également un congé supplémentaire dit de « co-parent » à tout conjoint de la mère. Ce congé va au-delà du congé paternité légal avec la possibilité de s’absenter jusqu’à 32 jours calendaires maximum pour une naissance simple ou 39 jours en cas de naissances multiples.
Au même titre que ses clients et que son engagement citoyen, La Banque Postale place ses collaborateurs au centre de son plan stratégique « La Banque Postale 2030 ». Les collaborateurs ont un rôle essentiel à jouer sur l’ensemble des aspects environnementaux et sociaux, aussi bien en tant que collaborateur citoyen, c’est-à-dire engagé dans des causes, qu’en tant que collaborateur ambassadeur de l’action de La Banque Postale.
Afin de répondre aux demandes d’engagement des collaborateurs, La Banque Postale a mis en place la plateforme « Tous engagés ». Développée par Microdon, elle est entièrement dédiée à l’engagement Collaborateur et a été rendue accessible dès le premier trimestre 2022 à partir de l’intranet de la Banque. Elle offre différentes solutions pour devenir un collaborateur engagé dans des causes solidaires ou environnementales.
Ainsi, les collaborateurs ont accès à différentes actions pour faire évoluer leur engagement :
En décembre 2021, les collaborateurs ont eu la possibilité de choisir les 3 associations bénéficiaires de l’arrondi sur salaire parmi celles soutenues dans le cadre du Club de l’Initiative contre l’Exclusion Bancaire, selon trois thématiques différentes : environnement, dynamique des territoires et inclusion. Le vote des collaborateurs a finalement retenu Terre de Liens, Secours Populaire et Habitat et Humanisme.
La plateforme « Tous Engagés » a vocation à devenir un point de connexion RSE entre les collaborateurs en octroyant un accès privilégié à différents dispositifs : parcours de formation, participation au Fonds Carbone, fresque du climat, l’Envol, etc. Des parcours de formation y sont développés sous des formats immersifs d’une durée de vingt minutes environ, disponibles en ligne et accessibles à tous les collaborateurs.
Au quotidien, les collaborateurs ont à leur disposition des éléments pour mettre en place des écogestes (guide des écogestes, du numérique responsable, bacs de recyclage). Ces dispositifs ont été accompagnés par une communication interne renforcée auprès des managers à l’été 2022 et une conduite du changement menée au cours du deuxième semestre 2022, mettant l’accent sur différents sujets : sobriété énergétique, changement climatique, numérique responsable et consommation responsable. Un travail de réflexion est déjà en cours pour les communications de l’année 2023.
En 2020, CNP Assurances a lancé le programme interne « GreenActions, tous acteurs du changement » avec pour objectif la réduction de son empreinte environnementale interne via une démarche de sobriété. Plusieurs actions ont été menées autour de trois thèmes : encourager le tri, réduire l’utilisation du plastique à usage unique, réduire la pollution numérique.
CNP Assurances a, par ailleurs, diffusé à l’ensemble des collaborateurs en France et à l’International une Charte environnementale. Les collaborateurs sont invités à respecter sept principes pour agir en faveur de l’environnement dans le cadre de leur vie professionnelle (1. Je trie et je recycle mes déchets 2. Je supprime le plastique à usage unique 3. Je réduis la pollution numérique 4. J’économise le papier 5. J’économise l’eau 6. Je réduis ma consommation d’énergie 7. Je privilégie les mobilités durables).
Afin de compléter le dispositif d’engagement des collaborateurs, les salariés de la Banque ont accès, via l’Espace Tous Engagés depuis début 2022, à des missions de mécénat de compétences de courte durée, réalisables sur leur temps de travail, dans les domaines de la solidarité, l’éducation, l’environnement, la santé, le sport et la culture, comme la participation au World CleanUp Day, à des banques alimentaires ou à des forums des métiers. En 2023, L’Envol devient également un programme de mécénat de compétences, pour permettre aux collaborateurs de s’investir sur leur temps de travail.
Depuis 10 ans, La Banque Postale s’est engagée dans un mécénat sociétal en faveur de l’éducation et de l’égalité des chances. Pour cela, elle a créé en 2012 une association loi 1901 : « L’Envol, le campus de La Banque Postale ». Elle incarne ses valeurs et celles du groupe La Poste et associe pleinement ses collaborateurs en favorisant leur engagement citoyen et en leur proposant d’accompagner ces jeunes en tant que mentor pendant 4 années.
Ce dispositif est soutenu depuis son lancement par l’Éducation nationale qui a renouvelé son partenariat fin 2022. Il a pour mission de favoriser le parcours scolaire de jeunes élèves talentueux, issus de milieux modestes, venant de toute la France (rural et urbain), départements d’outre-mer inclus. Il les accompagne de façon individualisée, de leur entrée au lycée jusqu’à leur intégration dans des filières supérieures générales, technologiques ou professionnelles (artisanat) d’excellence et/ou leur insertion professionnelle.
Le dispositif d’accompagnement se veut complet et cohérent afin de valoriser les talents dans toutes leurs dimensions, encourager la diversité des parcours d’excellence et contribuer à une plus grande ouverture sociale. Pour cela, il accompagne les jeunes dans l’exploration de six dimensions : leur rapport aux études, à l’avenir, aux autres, à soi, rapport au monde et à l’engagement, et propose également des dispositifs adaptés aux besoins spécifiques des voies générale, technologique et professionnelle.
Pour son 10e anniversaire (2012-2022), L’Envol s’est dotée de nouveaux engagements et de nouveaux objectifs. Désormais L’Envol met l’accent sur la transition juste et l’engagement citoyen. Ces aspects sont désormais intégrés au programme afin de sensibiliser les jeunes à mieux comprendre les enjeux ESG et à s’y familiariser. L’objectif est que les jeunes soient plus éclairés pour faire face aux enjeux sociaux et environnementaux de demain et leur permettre d’avoir un impact positif sur la société par le choix de leur métier.
Au bilan 2022, L’Envol enregistre près de 1 000 élèves suivis depuis le démarrage, et plus de 1 100 collaborateurs engagés. Les élèves bénéficiaires de L’Envol en 2022 ont eu un taux de réussite de 100 % au baccalauréat général et 97 % de mentions (contre 59 % au niveau national). Ils ont tous poursuivi leurs études post-bac.
Par ailleurs, 2022 marque une année de mobilisation intense des collaborateurs dans le processus de parrainage. Tous les collaborateurs de La Banque Postale et du Groupe La Poste peuvent en effet s’engager bénévolement en tant que parrains. Depuis 2017, les nouveaux marraines et parrains suivent une journée de formation, qui a été revue pour répondre au mieux aux besoins des parrains marraines ; cette journée, inscrite au plan de formation est un prérequis avant de s’engager auprès d’un jeune. L’envie des collaborateurs de s’impliquer dans le parrainage est aussi une fierté de la célébration des 10 ans de l’Envol avec près de 7 900 heures de bénévolat en 2022, contre 6 000 en 2021. Une étude d’impact a été menée qui prouve les bienfaits du programme sur les élèves et sur les parrains/marraines. Ainsi, 81 % des jeunes estiment avoir pris confiance en eux grâce au programme et ont un niveau de satisfaction de 9,5/10.
En gage de reconnaissance, de solidarité et d’entraide, les étudiants arrivés au terme de leur accompagnement avaient créé en 2016 leur association des anciens « L’Envol Alumni ». Les nouveaux membres du bureau ont à cœur de la faire vivre en proposant des actions solidaires et citoyennes, avec la mise en place en 2023 d’une convention avec La Banque Postale pour permettre de garder le contact. Leur existence est capitale, car ils représentent les meilleurs ambassadeurs de l’Envol, à ce jour.
Citoyenne depuis sa création, La Banque Postale confronte systématiquement ses projets à l’avis de ses parties prenantes. Ainsi, l’Indice d’Impact Global est construit avec le WWF et chaque politique sectorielle est établie sur la base d’un dialogue avec une ONG ou une fédération professionnelle du secteur concerné, etc. Le comité de mission a été conçu comme un levier d’enrichissement du réseau de parties prenantes de La Banque Postale (voir 2.1.3.1. Le comité de mission).
Trois faits marquants sont notables dans ce domaine en 2022 :
La Banque Postale s’engage publiquement depuis sa création dans de nombreuses initiatives sectorielles en faveur d’une finance plus durable. En 2022, forte de son expertise, elle est devenue membre de l’Expert Advisory Group, qui accompagne la Science Based Targets initiative (SBTi) dans la définition d'un nouveau cadre Net Zero pour le secteur financier. Elle a aussi participé aux travaux ACT 4 Finance pilotés par l’ADEME, qui visent à développer une méthodologie pour définir et évaluer les plans de transition climat des entreprises du secteur financier. La banque a également rejoint le Consultative Working Group on Sustainable Finance de l’ESMA(43);
La Banque Postale Asset Management, principale filiale de gestion d’actifs de la Banque, a participé à plusieurs initiatives du secteur financier :
En 2021, La Banque Postale avait rejoint trois initiatives de premier plan :
Le « PRB Commitment to Financial Health and Inclusion », une initiative des « Principes pour une banque responsable » (« Principles for Responsible Banking ») visant à encourager les institutions bancaires à accélérer leurs actions en faveur d’une finance plus inclusive
Engagements et initiatives | Année de signature | Périmètre |
|---|---|---|
Pacte mondial | 2003 2006 | CNP Assurances Le groupe La Poste |
Principes pour l’investissement responsable | 2009 2011 | La Banque Postale Asset Management Louvre Banque Privée CNP Assurances |
Principes pour une assurance responsable | 2020 | CNP Assurances |
PRI Montreal Carbon Pledge | 2015 | La Banque Postale Asset Management CNP Assurances |
PSI-WWF World Heritage Sites initiative - UNEP FI | 2018 | La Banque Postale CNP Assurances |
Tabacco-Free Finance pledge | 2018 2020 | La Banque Postale La Banque Postale Asset Management CNP Assurances |
Principes pour une banque responsable | 2019 | La Banque Postale |
Collective Commitment for Climate Action (CCCA) | 2019 | La Banque Postale |
Principes de l’Équateur | 2019 | La Banque Postale |
The Green Bond Principles | 2019 | La Banque Postale Asset Management |
The Social Bond Principles | 2019 | La Banque Postale Asset Management |
Global Investor Statement to Governments / on the Climate Crisis | 2019 et 2021 | La Banque Postale |
Net Zero Asset Owner Alliance | 2019 | CNP Assurances |
Climate Action 100+ | 2017 2020 | CNP Assurances La Banque Postale Asset Management |
Net Zero Banking Alliance | 2021 | La Banque Postale |
Net Zero Asset Managers Initiative | 2021 | La Banque Postale Asset Management |
Finance for Biodiversity Pledge | 2021 | La Banque Postale (y compris La Banque Postale Asset Management) CNP Assurances |
CDP Signatory | 2003 2016 2021 | La Banque Postale Asset Management CNP Assurances La Banque Postale |
PRB Commitment to Financial Health and Inclusion | 2021 | La Banque Postale |
Membre de l’expert advisory group du SBTi | 2022 | La Banque Postale |
Taskforce on Climate related Financial Disclosures (TCFD) | 2020 | CNP Assurances |
CDP Transition Champions | 2022 | La Banque Postale Asset Management |
Finance for Tomorrow | 2022 | La Banque Postale Asset Management |
Climate Action 100+ | 2022 | La Banque Postale Asset Management |
Glasgow Financial Allianz for Net Zero (GFANZ) | 2022 | La Banque Postale Asset Management |
Membre de la Net Zero Asset Management Initiative (NZAMI) | 2022 | La Banque Postale Asset Management |
Membre d’un panel de l’ORSE, sur le sujet de l’inclusion | 2022 | La Banque Postale |
Investors for a just transition | 2021 | CNP Assurances |
La Banque Postale travaille au partage de ses valeurs en participant aux instances de référence assurant la promotion de la RSE et de la finance durable. Son objectif est de contribuer à faire avancer les grands chantiers de la finance durable tels que la mesure du risque climatique, la prise en compte des critères extra-financiers dans les métiers de la banque de financement et d’investissement, la promotion de l’ISR auprès de la clientèle des particuliers, la mesure de l’empreinte carbone du secteur financier, l’émergence de la transition juste, etc.
La Banque Postale participe ainsi activement aux différents groupes de travail menés par les principales instances de place telles que l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), Finance for Tomorrow (F4T) et le Forum pour l’investissement responsable (FIR). La Banque Postale participe aux travaux de place de plusieurs fédérations professionnelles, notamment les groupes de travail de la commission climat de la Fédération des banques françaises (FBF) sur les méthodologies de mesure des engagements de sortie des secteurs du pétrole et du gaz, ainsi qu’à ceux relatifs à la méthodologie de mesure des émissions de carbone générées par les activités de financement et d’investissement. Elle participe également aux Comités RSE et performance extra-financière du Medef et aux groupes de travail de l'Association française des marchés financiers (AMAFI).
En 2022, des représentants de La Banque Postale ont exercé des mandats au sein des instances de gouvernance de certaines organisations :
Les engagements et les réalisations de La Banque Postale en faveur d’une finance responsable sont reconnus par les agences de notation extra-financière. Au travers de ces notations, les agences soulignent le niveau de responsabilité de la politique marketing et la transparence des contrats, les mesures prises pour garantir l’accès aux services financiers pour tous, le développement de services financiers à forts bénéfices sociaux et la bonne intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion d’actifs.
Le tableau suivant présente les notations de La Banque Postale suite aux dernières sollicitations des agences :
Agences | Note obtenue | Commentaires |
|---|---|---|
CDP Climate Change | A (décembre 2022) | 1ère banque en France et dans le top 14 des institutions financières au niveau mondial |
ISS ESG | B- « Prime » (septembre 2020) | 1ère banque mondiale (secteur « banques publiques et banques régionales ») |
Moody’s ESG Solutions | 75 /100 (mai 2021) | 1ère banque mondiale (secteur « Banques de détail et banques spécialisées ») |
MSCI | AA | - |
Sustainalytics | 8,8 /100 (avril 2022) (0/100 étant la meilleure note) | 4ème banque mondiale (secteur « banques diversifiées ») |
La Banque Postale participe au premier niveau de concertation avec les associations de consommateurs du groupe La Poste (depuis 1989). Le Président de son Directoire rencontre deux fois par an les interlocuteurs nationaux des associations de consommateurs agréées.
La Banque Postale entretient des relations étroites avec un écosystème large et diversifié de structures de l’ESS, d’associations et de fondations.
Elle est un partenaire bancaire incontournable du secteur puisqu’une association sur six est cliente à l’échelle nationale. Elle joue par ailleurs un rôle pivot dans la mobilisation des générosités avec ses filiales KissKissBankBank, Lendopolis, Microdon et Goodeed.
Elle soutient également les grands appels au don nationaux en relayant auprès de ses clients des initiatives telles que le Téléthon, Octobre Rose ou encore l’opération pièces jaunes.
Au travers d’instances comme l’Alliance Dynamique ou le club de l’initiative contre l’exclusion bancaire, elle coconstruit avec ses parties prenantes des solutions innovantes sur des sujets de société : solidarité, insertion professionnelle, accès au logement, inclusion bancaire, pédagogie budgétaire, éducation et égalité des chances.
Depuis 2021, La Banque Postale est partenaire du WWF qui l'accompagne dans la définition de ses trajectoires de décarbonation, dans la mise en place du nouvel Indice d’Impact Global et dans le déploiement de la grille d’éco-conception de ses offres de produits et services.
La Banque Postale entretient son lien avec les acteurs du secteur public local via notamment son Comité d’orientation des finances locales, composé d’élus, d’anciens parlementaires et d’experts. Ce comité est chargé d’une mission de prospective, d’observation et de conseil : appréciation des risques, veille, proposition de nouveaux services, etc. En 2022, La Banque a notamment présenté au Comité le lancement de deux nouvelles offres : les prêts sociaux et une offre d'accompagnement des collectivités en matière de recherche et de gestion des subventions.
La Banque Postale travaille en étroite collaboration avec le groupe La Poste pour contribuer au développement d’une IA de confiance. Plusieurs axes de travail ont été développés en 2022 :
La Banque Postale, filiale du groupe La Poste qui est signataire du Pacte mondial des Nations unies depuis 2003, défend les principes mis en avant par le Pacte en matière de droits humains, de droit du travail, et de lutte contre la corruption.
Sur le territoire national, les sessions de formation à la déontologie des collaborateurs couvrent la lutte contre la corruption. D’autre part, La Banque Postale s’assure que ses fournisseurs partagent également ses valeurs en leur faisant signer une charte Achats responsables, soulignant l’importance du respect des Droits Humains, des Droits au Travail et de l’Environnement. Afin d’assurer la conformité à la loi relative au Devoir de Vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, La Banque Postale décline le dispositif et la méthodologie d’analyse des risques du Groupe La Poste et contribue à son Plan de vigilance. En 2022 La Banque Postale a mis à jour sa cartographie des risques d’atteinte grave aux droits humains et aux libertés fondamentales, à la santé et à la sécurité des personnes, et à l'environnement (droits fondamentaux) sur ses activités en propres et les activités de ses fournisseurs, ainsi que son plan de maîtrise des risques. CNP Assurances a été intégrée au dispositif déployé au sein de la Banque Postale et a établi une cartographie des risques pour CNP Assurances SA et ses deux filiales brésiliennes CSH et CVP.
Outre une intégration via la signature d’engagements internationaux (Principes pour une banque responsable (« Principle for Responsible Banking » - PRB), Principes pour l’investissement responsable (« Principles for Responsible Investment » - PRI), Principes pour une assurance responsable (« Principles for Sustainable Insurance » - PSI), et Principes de l’Équateur), les enjeux de droits humains sont pleinement intégrés dans les pratiques de la Banque. Ainsi la charte de financement et d’investissement responsable stipule que les organisations et entreprises qui ont violé la législation, les codes de conduite ou les conventions de manière sérieuse et répétée, dont violation de la législation sur l’environnement, violation des codes et conventions internationales et violation des droits fondamentaux relatifs au travail, se verront refuser leurs demandes de crédits.
En matière de gestion d’actifs, La Banque Postale Asset Management intègre le respect des droits de l’Homme et les enjeux relatifs au droit du travail dans sa méthode d’analyse extra-financière GREaT. Elle exclut également tous les émetteurs soupçonnés de violation grave et/ou répétée des principes du Pacte mondial.
CNP Assurances quant à elle s’est engagée à appliquer les déclarations, normes et principes suivants :
En plus de ces principes internationaux, CNP Assurances se conforme aux lois applicables en France et dans les pays où elle est implantée.
La Banque Postale s’attache à promouvoir des comportements éthiques et responsables de manière à conforter la relation de confiance qu’elle entretient avec ses parties prenantes internes et externes.
Le Code de conduite de La Banque Postale a été mis à jour et diffusé en octobre 2021 à l’ensemble des collaborateurs. Cette nouvelle version renforce le chapitre consacré à la lutte contre la corruption et le trafic d’influence. Elle intègre notamment les politiques nouvellement adoptées qui portent sur la prévention et la gestion des conflits d’intérêts, et l’acceptation des cadeaux et invitations.
Par ailleurs, une version du Code de conduite a été publiée sur le site internet de La Banque Postale en mai 2022. Cette version est à destination de l’ensemble des tiers avec lesquels La Banque Postale est en relation d’affaires : clients, fournisseurs, partenaires commerciaux et non commerciaux.
Dans ses versions interne et publique, le code de conduite décrit les règles éthiques et déontologiques qui doivent être respectées par les collaborateurs et les parties prenantes avec lesquelles La Banque Postale travaille.
En matière de gouvernance, les comités (groupe déontologie et lutte anticorruption) permettent d’échanger avec les référents déontologie et lutte anticorruption, nommés au sein de chaque métier et filiale, sur :
Le déontologue de La Banque Postale participe au Comité d’éthique de La Poste, instance qui regroupe les déontologues des quatre métiers du groupe La Poste.
En 2022, deux comités « lutte anti-corruption » et « déontologie » se sont tenus afin d’aborder et faire évoluer les thématiques propres à ces périmètres.
Les collaborateurs sont sensibilisés à l’éthique et la déontologie dès leur entrée en fonction et tout au long de leur carrière professionnelle, grâce à des campagnes régulières de formation aux règles de bonne conduite.
Dès leur arrivée, les nouveaux collaborateurs reçoivent un livret d’intégration qui comprend le Code de Conduite. Ils sont, pour les collaborateurs concernés, formés sur les principes et les règles essentielles en vigueur au sein de La Banque Postale et du groupe La Poste : respect des besoins des clients, secret bancaire et confidentialité des données, prévention des conflits d’intérêts, respect des règles d’utilisation des systèmes d’information.
Le e-learning déontologie et lutte contre la corruption a été actualisé en 2021. Il s’adresse à l’ensemble des collaborateurs du groupe La Banque Postale et également aux personnes qui travaillent au nom et pour le compte de La Banque Postale. 95 % de cette population cible l’a suivi au 31 décembre 2022.
En complément des dispositifs de formation, des actions de sensibilisation et de communication ont été réalisées. Il est à noter que des Référents déontologie et lutte anticorruption sont chargés de relayer ces actions au sein de leurs périmètres respectifs. Le Déontologue de La Banque Postale est amené, par ailleurs, à intervenir dans différentes instances (communautés managériales, Comités de direction, formations spécifiques aux métiers de contrôle, filiales).
En 2022, une campagne de sensibilisation a porté sur la prévention des conflits d’intérêts structurels. Elle a rappelé l’existence au sein de la Banque de l’outil IntegrityHub dans lequel peuvent être déclarées toutes situations de conflit d’intérêts. La Banque s’est dotée d’un corpus normatif (Procédure de prévention et de gestion des conflits d’intérêts sur les services d’investissement, Procédures de Conformité Services bancaires) et d’une cartographie identifiant les typologies de conflit d’intérêts. Une formation sera déployée via l’École de la Banque et du Réseau en 2023 à destination de l’ensemble des collaborateurs à ce sujet. Des contrôles spécifiques sont également mis en place.
Afin de répondre aux exigences réglementaires, La Banque Postale s’assure que ses collaborateurs disposent bien des différentes habilitations requises. En 2022, les taux d’habilitation s’élèvent à 89,9 % pour le démarchage bancaire et financier, 86 % pour l’habilitation assurance et 96,6 % pour la certification AMF.
Le dispositif d’alerte de La Banque Postale dispose permet aux collaborateurs et aux parties prenantes de signaler tout manquement au code de conduite. Ce dispositif assure au lanceur d’alerte la sécurisation et la confidentialité des échanges conformément à la réglementation (voir partie 2.4.2.3.1).
Un dispositif de signalement et de traitement des manquements déontologiques et malversations est en place. Il permet de porter à la connaissance du déontologue ou des référents déontologie et anticorruption tout manquement aux règles afin que des mesures adaptées soient prises.
La gouvernance mise en place dans le cadre de la prévention de la corruption a pour objectif de suivre opérationnellement l’ensemble des sujets concernés (risques, formations, contrôles, code de conduite, traitement des alertes, diligences sur les tiers, etc.).
En 2022,La Banque Postale s’est attachée au renforcement de la mise en œuvre du dispositif de lutte contre la corruption et le trafic d’influence dans le respect des principes du groupe La Poste : « Tous concernés – Tous vigilants – Tolérance zéro ». Ainsi, la Banque a poursuivi et enrichi ses travaux de cartographie des risques de corruption, et déployé un dispositif de formation dédié aux personnels les plus exposés en octobre 2022. Par ailleurs, une politique-cadre relative à l’évaluation des tiers a été mise en place.
La Banque Postale s’assure que ses fournisseurs partagent également ses valeurs en matière de lutte contre la corruption en leur adressant son code de conduite version publique.
En assurant une bonne éthique des affaires, CNP Assurances s’engage pour la protection des intérêts de ses parties prenantes (collaborateurs, fournisseurs, délégataires de gestion, partenaires distributeurs et gestionnaires d’actifs) et le respect de l’intérêt général.
Ainsi, le Code de conduite Groupe C@pEthic traduit dans chaque langue où opère CNP Assurances et accessible sur son site internet rappelle le principe de la tolérance zéro face aux actes de corruption et de trafic d’influence. Les politiques de lutte contre la corruption, de prévention des conflits d’intérêts de gestion des cadeaux et/ou avantages ont été diffusées à l’ensemble des collaborateurs du Groupe en France et à l’international. Les filiales peuvent compléter par leurs propres procédures locales.
CNP Assurances adhère depuis 2003 au Pacte mondial des Nations unies et affirme son engagement à respecter les valeurs fondamentales, et notamment à lutter contre la corruption. CNP Assurances veille à une mise à jour régulière de son Code de Conduite. À cet égard, son Code de Conduite France a été actualisé puis présenté en comité social et économique (CSE) en septembre 2022. Les collaborateurs de CNP Assurances sont formés à la lutte contre la corruption sur un cycle de deux à trois ans. La dernière formation déployée au second semestre 2021 a été réalisée par 100 % des collaborateurs. Les nouveaux arrivants réalisent la formation dès leur entrée en poste.
En tant qu’acteur essentiel de l’économie française, La Banque Postale lutte contre l’évasion fiscale en respectant scrupuleusement les règles et les dispositifs de prévention en vigueur. Banque de détail française, elle intervient quasi exclusivement sur le territoire national et n’a pas d’implantation dans un des états figurant dans la liste française des états et territoires non coopératifs ou liste européenne des paradis fiscaux en vigueur. La Banque Postale a poursuivi de manière très limitée des activités sur des territoires où La Poste exerçait déjà des activités au moment de la création de La Banque Postale. Les résultats de ces dernières sont intégralement imposables, aux taux de droit commun et ces activités ne sont pas sujettes à des problématiques de prix de transfert.
La gestion fiscale de La Banque Postale est assurée directement par la Direction fiscale de La Banque Postale, qui assure de manière centralisée le conseil fiscal pour l’ensemble des sociétés du groupe La Banque Postale (hors CNP) dotées d’une Direction fiscale. Les principes de cette gestion sont le strict respect de la réglementation en vigueur et la transparence vis-à-vis des autorités. La checklist ESG (voir parties 2.3.1.1 « Prise en compte des critères extra-financiers dans les activités bancaires, de gestion d’actifs et d’assurance » et 2.2.3. « Prise en compte de la mesure d’impact»), intégrée systématiquement dans la conception des offres de produits et services proposés à la clientèle, prend en compte le critère de lutte contre l’évasion fiscale.
Les produits et services commercialisés par Louvre Banque Privée font l’objet d’une revue pour s’assurer qu’ils ne favorisent pas les placements dans les États et Territoires non coopératifs. Le groupe La Banque Postale a formalisé ses principes directeurs dans la politique fiscale et ces éléments ont été intégrés dans le Code de conduite.
La Banque Postale intègre la fraude fiscale dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, conformément à la réglementation. En matière de sécurité financière, La Banque Postale a renforcé son dispositif de Lutte Contre le Blanchiment des capitaux et Financement du Terrorisme (LCB/FT) à travers l’actualisation de son cadre normatif. La mise en œuvre opérationnelle des nouveaux standards relatifs à la surveillance des transactions et de gestion des alertes LCB/FT s’est poursuivie dans l’ensemble du Groupe.
À fin 2022, 94 % des collaborateurs de La Banque Postale, des Services financiers et de la Ligne Conseil Bancaire du Réseau ont été formés sur un cycle de deux ans.
Présent en Europe et en Amérique latine, CNP Assurances s’attache à adopter une position transparente et responsable au regard des questions fiscales. Pour garantir le respect des normes relatives à la lutte contre l’évasion fiscale, CNP Assurances a édicté sa propre politique fiscale. La politique fiscale de CNP Assurances vise notamment à harmoniser les pratiques fiscales au niveau du groupe et à s’assurer du respect des règles de conformité avec la législation fiscale des pays où CNP Assurances est implanté.
Cette politique fiscale, alignée sur celle de son actionnaire de référence La Banque Postale, comprend notamment les principes suivants :
Afin de garantir le respect de la politique fiscale, la Direction fiscale de CNP Assurances accompagne les équipes opérationnelles dans l’exercice de leurs activités. Elle réalise régulièrement une analyse des risques fiscaux afin d’adopter une position conforme à législation fiscale.
LBP et CNP Assurances engagent une politique stricte afin de s’assurer qu’aucune implantation du groupe ne soit autorisée dans l’un des états figurant sur la liste interne des pays considérés comme non adéquats pour exercer des activités. Cette liste contient notamment les États et Territoires Non Coopératifs (ETNC) tels que listés sur la liste officielle française.
CNP Assurances et les filiales concernées sont investies dans la mise en place des réglementations visant à assurer une meilleure transparence fiscale pour le compte de ses clients (Foreign Account Tax Compliance Act et Common Reporting Standard) ou pour son propre compte (déclaration pays par pays). Elles mènent également les diligences nécessaires à la mise en œuvre des recommandations du plan BEPS (Base Erosion and Profit Shifting) de l’OCDE ainsi que de la directive DAC 6 (Directive for Administrative Cooperation).
CNP Assurances publie depuis deux ans un rapport sur la transparence fiscale qui rappelle les principes définis dans la politique fiscale et les actions menées dans ce domaine.
La politique de protection des données à caractère personnel de La Banque Postale est sous pilotage d’une équipe dédiée, celle du Data Protection Officer Délégué (DPO), qui garantit que les procédures commerciales (et internes) de la Banque n’enfreignent pas les grands principes de protection de la vie privée des clients édictés notamment par le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
Depuis 2016, la formalisation de la charte Data au niveau du Groupe, articulée en six engagements, renforce sa politique sur les données et fait de lui une référence en termes d’éthique appliquée au numérique.
La formation des Conseillers de La Banque Postale contient un module sur la connaissance client et les moyens de respecter la confidentialité des données qu’ils confient à la Banque. Les conditions générales de vente comportent également des dispositions sur la protection des données des clients.
L’espace sécurité de labanquepostale.fr indique à tout utilisateur du site les bonnes pratiques et les modes opératoires pour sécuriser la gestion de ses données personnelles et de son argent en ligne. L’espace « mentions légales » de labanquepostale.fr indique la politique de protection des données de tout utilisateur du site.
En matière de marketing de masse, les pratiques de sollicitation commerciale de La Banque Postale s’appuient sur des processus encadrant à la fois l’éligibilité des clients ciblés par les campagnes marketing et la pression commerciale par canal de distribution. La Banque Postale dispose d’outils, comme le plan marketing et le dictionnaire client, lui permettant de définir des stratégies et des sollicitations marketing adaptées à chaque segment client, évitant ainsi le mass marketing indifférencié et les sollicitations inutiles.
Les consignes données au réseau des bureaux de Poste encadrent les pratiques de désinscription des clients à la sollicitation commerciale de La Banque Postale. Il en est de même pour la sollicitation digitale, ou la politique de protection des données mentionne explicitement :
Ces différentes mentions ont été visées par la Direction juridique et le Data Protection Officer Délégué.
Cette politique guide l’ensemble des filiales du Groupe La Banque Postale en matière de protection de données.
Pour ce faire, le Groupe La Banque Postale met en place un pilotage consolidé du dispositif de Conformité au niveau du Groupe impliquant :
- la définition par le Groupe La Banque Postale du dispositif de Protection des données personnelles et la mise en place des instances, politiques, directives et procédures de nature à assurer l’efficacité du dispositif. Elles précisent pour chaque domaine de la protection des DCP les règles à respecter et la conduite à tenir ;
- la déclinaison de ce dispositif au sein des filiales, y compris le Groupe CNP Assurances en tenant compte de leurs spécificités ;
- le Groupe La Banque Postale s’assure de l’effectivité de la mise en œuvre de ce dispositif par la mise en place des mesures de contrôles appropriées et, le cas échéant, de mesures correctrices ;
- le Groupe La Banque Postale s’assure également d’accorder les moyens suffisants, tant matériels qu’humains, au pilotage et à l’efficacité de son dispositif de Conformité.
La politique groupe de protection des données à caractère personnel intègre notamment les thèmes suivants :
Aussi, la protection des données personnelles nécessite de prendre des mesures techniques et organisationnelles appropriées afin de garantir un niveau de sécurité adapté au risque. Pour garantir la sécurité des données personnelles, le DPO délégué travaille avec le RSSI et son équipe y compris lors de la gestion d’incidents de sécurité ou lors de la réalisation d’analyse d’impact relative à la protection des données.
L’ensemble des politiques relatives à la protection des données ont été revues en 2022, pour un déploiement prévu en 2023.
Sabotage, exfiltration de données, fraude… La cybercriminalité - ou toute activité criminelle ciblant ou utilisant un ordinateur, un réseau informatique ou un appareil mis en réseau - revêt de multiples aspects. Si toutes les organisations sont aujourd’hui exposées au risque de cybersécurité , le secteur bancaire y est davantage exposé.
Consciente de cette menace et régulée par des autorités de plus en plus exigeantes, La Banque Postale accorde une importance particulière à la maîtrise de ce risque, qui constitue dorénavant une préoccupation sociétale. À cette fin, le Groupe La Banque Postale s’est dotée d’une stratégie cybersécurité pluriannuelle qui doit le préparer aux nombreux challenges à venir dans ce domaine. Accélérateur de la transformation digitale de l’entreprise, cette stratégie est axée principalement sur :
Pour cela, La Banque Postale se donne les moyens de ses ambitions ; un budget significatif, dans les standards de place, a été alloué afin de permettre le déploiement et la mise en œuvre de tous les chantiers nécessaires pour lutter contre la cybercriminalité.
En 2022, le Groupe La Banque Postale s’est doté d’une gouvernance de la Sécurité des Systèmes d’Information (SSI) basée sur la maîtrise des risques et déployée dans l’ensemble du Groupe. Le risque cyber fait ainsi l’objet d’un suivi continu au sein des entités du Groupe La Banque Postale et sa couverture est régulièrement questionnée par des experts dédiés afin de s’adapter de manière agile à un environnement changeant.
Un programme annuel de sensibilisation global est défini et déployé par La Banque Postale et le Réseau à destination de l’ensemble des collaborateurs.
Dans le cadre du dispositif renforcé de prévention, de protection, de détection et de réaction aux cyberattaques, La Banque Postale renforce sa posture de défense via des actions globales telles que des e-learning accessibles à tous collaborateurs (lancé en 2015 et rendu obligatoire en 2021), des campagnes de phishing factices, etc. ; mais aussi via des actions spécifiques définies et adaptées aux métiers des différentes entités.
Enfin, un renforcement de l’expertise dans les équipes cybersécurité au sein du Groupe La Banque Postale permet d’assurer la coordination et l’exécution des chantiers de cybersécurité. Ces chantiers garantissent aussi la conformité du Groupe La Banque Postale à la réglementation et ses multiples exigences en matière de cybersécurité.(45)(46)
Les indicateurs RSE publiés dans cette partie répondent à un objectif de transparence de La Banque Postale et viennent étayer les éléments qualitatifs développés dans les parties précédentes. Ils ont été regroupés selon trois catégories : les indicateurs économiques (clients), les indicateurs sociaux (collaborateurs) et les indicateurs sociétaux et environnementaux (citoyens).
En préambule de ces tableaux d’indicateurs, la note méthodologique suivante fournit des précisions nécessaires à la compréhension des indicateurs, de leur périmètre et de leurs éventuelles limitations.
Le protocole de reporting supporte la définition des indicateurs extra-financiers établis pour rendre compte de la performance RSE du groupe La Banque Postale et intègre progressivement le groupe CNP Assurances. La remontée d’informations repose sur un réseau de plus d’une centaine de correspondants RSE et contributeurs au reporting extra-financier.
Les indicateurs RSE ont été construits au regard des indicateurs proposés d’abord par la loi sur les nouvelles régulations économiques (dite loi NRE) puis par l’article 225 de la loi Grenelle II ainsi qu’au regard de leur pertinence vis-à-vis de l’activité de La Banque Postale, et cela en lien avec les évolutions réglementaires liées à la directive européenne sur le reporting extra-financier, transposée en droit français notamment avec l’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017, introduisant la Déclaration de Performance Extra-Financière. Les indicateurs proposés par la Global Reporting Initiative (GRI) et plus particulièrement par le Supplément Sectoriel des Services Financiers (SSSF) sont également pris en compte. La méthodologie nationale telle que la méthodologie du Bilan Carbone® de l’ADEME (Agence de la transition écologique) a servi de référence notamment pour le calcul des indicateurs environnementaux.
Pour chaque indicateur, un historique sur les trois derniers exercices est proposé sauf si l'historique n'est pas disponible. Les données sont présentées, dans la mesure du possible, sur un périmètre comparable et les évolutions du périmètre sont expliquées. Ainsi, dans le cas où est constatée soit une évolution du périmètre, soit une évolution de la méthodologie ou une correction de donnée a posteriori, les données sont retraitées depuis les publications précédentes afin d’assurer leur comparabilité et sont alors suivies d’un astérisque*.
La remontée d’informations de La Banque Postale a pour ambition de couvrir l’ensemble des activités de la Banque et leurs conséquences, l’ensemble des entités physiques (bâtiments) et des acteurs de La Banque Postale. Ces acteurs intègrent les filiales ainsi que la Ligne Conseil Bancaire. Différents périmètres ont ainsi été définis afin de rendre compte de façon pertinente des conséquences sociales, sociétales et environnementales des activités. Ainsi, le tableau, ci-après, présente les données du périmètre extra-financier cible au 31 décembre 2022.
La Banque Postale (entité juridique) |
| 3 669 collaborateurs (soit 11%) des acteurs de La Branche Banque Postale au 31 décembre 2022 | ||
Les Services financiers (collaborateurs du groupe La Poste qui travaillent au nom et pour le compte de La Banque Postale) |
| 11 226 collaborateurs (soit 35 % des acteurs de La Branche Banque Postale) au 31 décembre 2022 | ||
La Ligne Conseil Bancaire (collaborateurs du groupe La Poste qui travaillent au nom et pour le compte de La Banque Postale) – Les fonctions prises en compte sont les suivantes :
|
| 8 714 collaborateurs (soit 27 % des acteurs de La Branche Banque Postale) au 31 décembre 2022. Opérant dans les bureaux de poste, la surface et les consommations d’énergie et de papier de la Ligne Conseil Bancaire sont calculées par rapport au prorata financier utilisé pour la répartition des charges sur l’exercice 2021, soit : 52,9 %. | ||
Les filiales Hors groupe CNP (17 filiales sont intégrées au périmètre de reporting extra-financier hors groupe CNP) |
| 2 956 collaborateurs (soit 9 % des acteurs de La Branche Banque Postale) au 31 décembre 2022. | ||
CNP Assurances France (Intégrée au périmètre du reporting extra-financier) |
| 3 167 collaborateurs (soit 10 % des acteurs de La Branche Banque Postale) au 31 décembre 2022. | ||
CNP Assurances filiales internationales (Intégrées au périmètre du reporting extra-financier dans le cas où les données étaient disponibles) |
| 2 293 collaborateurs (soit 7 % des acteurs de La Branche Banque Postale) au 31 décembre 2022 |
Il est à noter que les guichetiers des bureaux de poste, travaillant pour le compte des différents métiers du groupe La Poste, ne sont pas compris dans le périmètre extra-financier de La Banque Postale.
Le périmètre est le même pour tous les indicateurs économiques qui couvrent toute La Banque Postale. En revanche, pour les autres catégories d’indicateurs, le périmètre peut varier d’un indicateur à l’autre. Les périmètres effectivement couverts sont alors précisés, par indicateur, avec une note précisant le périmètre retenu tel que indiqué ci-dessous :
L'année 2020 couvre le périmètre La Banque Postale et CNP Assurances France.
L'année 2021 couvre le périmètre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales.
L'année 2022 couvre le périmètre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales.
Le cas échéant, le taux de couverture est alors calculé en fonction du nombre de collaborateurs pour les indicateurs sociaux et sociétaux, et en fonction de la surface occupée pour les indicateurs environnementaux.
La démarche d’intégration des filiales au périmètre extra-financier s’articule d’une part autour d’un principe de cohérence comptable, et d’autre part, autour d’un principe de pertinence vis-à-vis de leurs différents enjeux. L’objectif est donc d’intégrer la totalité des filiales consolidées détenues à au moins 50 % (intégration globale), et d’intégrer également certaines filiales non consolidées dont les impacts sont pertinents au regard des enjeux de la Banque (voir l’organigramme dans la partie 1.1.6 du présent Document d’Enregistrement Universel. Ainsi, en 2022, ces filiales sont les 18 suivantes :
Le périmètre des indicateurs « Engagements collaborateurs » couvre le périmètre La Banque Postale, CNP Assurances France, CNP filiales Europe ou CNP filiales internationales selon le cas.
Le périmètre des indicateurs « Engagements clients » couvre la Banque Postale et les services financiers, LBP Consumer Finance, CNP Assurances France et LBP AM.
Le périmètre des indicateurs environnementaux couvre l’ensemble du périmètre des filiales. Le cas échéant, les exclusions sont précisées sous l’indicateur ou dans la note méthodologique.
De plus, en accord avec les règles définies par le Groupe LBP, l’intégration d’une nouvelle filiale dans le périmètre de reporting extra-financier est généralement réalisée l’année suivante (N+1) de l’opération (N), hormis certaines exceptions (dans ce cas-là, intégration au prorata temporis sur l'année N). Ceci permet d’assurer la fiabilité des données remontées entre l’entité/ctivité intégrée et sa nouvelle entité consolidatrice.
Concernant le périmètre CNP Assurances, nous avons intégré progressivement les données de la filiale.
En 2020, une intégration partielle a été réalisée pour CNP Assurances France au titre de la première année de détention en Intégration Globale.
En 2021 et 2022, nous avons intégré les données de CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales quand les données étaient disponibles et sur l’ensemble des indicateurs (clients, collaborateurs, citoyens).
Le périmètre retenu est précisé sous chaque indicateur ou dans la note méthodologique.
En complément, les informations extra-financières de l’ensemble du Groupe CNP Assurances sont disponibles dans leur chapitre 6 du rapport de Gestion 2021.
CNP Assurances est intégré, cette année, dans les politiques d’atténuation du Groupe La Banque Postale.
À noter que toutes informations relatives au respect du bien-être animal et d’une alimentation responsable, équitable et durable et à la lutte contre la précarité alimentaire sont, au regard des activités de La Banque Postale, non pertinentes et sans objet.
En 2011, La Banque Postale a engagé une démarche de vérification de ses indicateurs RSE par un tiers externe indépendant. Dans le cadre de l’article 225 de la loi Grenelle II, La Banque Postale a poursuivi cette démarche depuis. L’ensemble des missions de vérification ont fait l’objet d’avis d’assurance modérée, publiés dans les documents de référence de La Banque Postale. Pour la septième année consécutive en 2022, certains indicateurs clés feront l’objet d’un avis d’assurance raisonnable.
Vous trouverez après cette partie dédiée aux indicateurs développement responsable le rapport de l’organisme tiers indépendant, demandé de manière volontaire par La Banque Postale, sur la conformité de la Déclaration de Performance Extra-Financière aux dispositions légales et réglementaires, publiées dans le rapport de gestion inclus dans le Document d’enregistrement universel au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2022.
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | EMPLOI : effectifs, embauches et licenciements (1) | |||
La Banque Postale | 3 669 | 3 372 | 3 253 | |
Services financiers | 11 226 | 11 683 | 12 100 | |
Ligne Conseil Bancaire | 8 714 | 9 352 | 9 878 | |
Filiales hors CNP Assurances | 2 956 | 2 719 | 2 514 | |
CNP Assurances France | 3 167 | 3 166 | 2 660 | |
CNP filiales internationales | 2 293 | 2 211 | NA | |
2-7 | Collaborateurs du groupe La Banque Postale en unités physiques | 32 025 | 32 503 | 30 405 |
Sont compris les CDI, les fonctionnaires, les CDD, les fonctions appui soutien bancaire, hors alternants et contrats suspendus. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
405-1 | Part des collaborateurs de moins de 25 ans dans l’effectif permanent (1) | 1,7 % | 1,4 % | 1,6%* |
Dont La Banque Postale | 1,7 % | 1,5 % | 1,7 % | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
405-1 | Part des collaborateurs de 55 ans et plus dans l’effectif permanent (1) | 25,1 % | 25,5 % | 26,7 % |
Dont La Banque Postale | 26,5 % | 26,9 % | 27,0 % | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvreLa Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2020. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
2-7 ; 401-1 | Nombre de recrutements en CDI (1) | 2 820 | 1 887 | 1 629 |
Dont La Banque Postale | 2 184 | 1 302 | 1 516 | |
Sont compris le nombre de recrutements en CDI suite à un CDD, à un contrat d’apprentissage ou à un contrat de professionnalisation et les recrutements en CDI externes. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
401-1 | Nombre de licenciements (1) | 204 | 166 | 113* |
Dont La Banque Postale | 136 | 145 | 101 | |
La Banque Postale n’a procédé à aucun licenciement économique au cours des trois dernières années. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
401-1 | Taux de rotation des effectifs (turnover) (1) | 7,4 % | 5,3 % | 4,2%* |
Dont La Banque Postale | 7,0 % | 4,3 % | 4,6 % | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | RÉMUNÉRATIONS | |||
405-2 | Rémunération brute annuelle en moyenne pour les femmes en euros (1) | 41 043 | 40 409 | 39 217 |
Dont La Banque Postale | 39 845 | 38 346 | 37 542 | |
405-2 | Rémunération brute annuelle en moyenne pour les hommes en euros (1) | 49 407 | 48 427 | 46 284 |
Dont La Banque Postale | 48 057 | 45 628 | 44 475 | |
405-2 | Rémunération brute annuelle en moyenne des collaborateurs en euros(1) | 43 833 | 41 724 | 42 024 |
Dont La Banque Postale | 42 551 | 41 243 | 40 288 | |
Indicateurs calculés avec l’effectif moyen annuel en ETP (CDI, fonctionnaires). | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
2-21 | Rémunération annuelle du Président/rémunération moyenne brute des collaborateurs (1) | 10,9 | 10,9 | 11,2 |
2-21 | Rémunération annuelle du Président en nombre de SMIC (1) | 24,7 | 24,2 | 24,4 |
Salaire annuel brut fixe des collaborateurs en CDI. Salaire brut annuel hors avantage en nature du président En 2021, la valeur retenue est celle du SMIC annuel 2021 soit 18 655,41 € | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
2-19 | Montant de l’intéressement en euros (1) | 28 043 289 | 9 027 054 | 20 537 369 |
Dont La Banque Postale | 12 296 009 | 4 475 479 | 13 433 355 | |
2-19 | Montant de la participation en euros (1) | 56 816 513 | 37 006 897 | 36 148 299 |
Dont La Banque Postale | 22 971 979 | 15 349 783 | 12 179 017 | |
401-2 | Montant de l’abondement en euros (2) | 10 468 200 | 11 927 023 | 10 746 774 |
Dont La Banque Postale | 6 702 644 | 8 703 462 | 8 469 927 | |
401-2 | Part de l’investissement socialement responsable dans l’épargne salariale (1) | 64,3 % | 63,9 % | 67,3 % |
Dont La Banque Postale | 100,0 % | 99,5 % | 100,0 % | |
Sont compris les montants versés dans l’année au titre de l’exercice précédent. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors Ligne Conseil Bancaire) et CNP Assurances France. (2) Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors Ligne Conseil Bancaire) et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors Linge Conseil Bancaire), CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS : égalité professionnelle H/F et emploi des personnes handicapées | |||
405-1 | Part des femmes dans l’effectif (1) | 59 % | 60 % | 57 % |
Dont La Banque Postale | 61 % | 61 % | 61 % | |
405-1 | Part des femmes parmi les cadres (1) | 56 % | 56 % | 57 % |
Dont La Banque Postale | 57 % | 57 % | 57 % | |
405-1 | Part des femmes parmi les cadres stratégiques√ (1) | 39 % | 37 % | 39 % |
Dont La Banque Postale | 39 % | 38 % | 39 % | |
405-2 | Index égalité femmes/hommes LBP | 92 | 97 | 97 |
L’index égalité femmes/hommes ne concerne que les collaborateurs de La Banque Postale. Les collaborateurs des services financiers et de la LCB sont comptabilisés dans l’index du groupe La Poste. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. √ indicateur vérifié à un niveau d'assurance raisonnable par l'organisme tiers indépendant. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
405-1 | Part des femmes au Comex de La Banque Postale | 33 % | 40 % | 25 % |
Part des femmes au Comex de CNP Assurances France | 58 % | 36 % | 36 % | |
405-1 | Part des femmes au Conseil de surveillance de La Banque Postale | 40 % | 40 % | 40 % |
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
405-1 | Nombre de collaborateurs en situation de handicap accompagnés (1) | 944 | 952 | 1 011* |
Le taux de Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi est uniquement calculé au niveau du Groupe La Poste. | ||||
(1) périmètre couvre la Banque Postale (hors LCB et filiales). | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
ORGANISATION DU TRAVAIL : heures supplémentaires, temps partiel, accidents et absences | ||||
Nombre d’heures supplémentaires par collaborateur (1) | 2,7 | 2,5 | 1,7* | |
Dont La Banque Postale | 2,3 | 1,8 | 2,0 | |
Sont compris le nombre d’heures supplémentaires déclarées par collaborateur en CDI et fonctionnaires. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
2-7 | Part des collaborateurs à temps partiel dans l’effectif (1) | 7,6 % | 8,0 % | 8,1%* |
Dont La Banque Postale | 7,5 % | 8,0 % | 8,0 % | |
Sont compris les collaborateurs en CDI et fonctionnaires à temps partiel. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
Nombre de collaborateurs en télétravail (1) | 14 575 | 6 777 | 3 864 | |
Dont La Banque Postale | 10 966 | 2 904 | 1 973 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe Postale en 2021 et 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
403-9 | Taux de fréquence des accidents de travail (1) | 3,0 | 1,2 | 3,1 |
Dont La Banque Postale | 3,5 | 1,3 | 3,3 | |
403-9 | Taux de gravité des accidents de travail (1) | 0,2 | 0,1 | 0,2 |
Dont La Banque Postale | 0,1 | 0,1 | 0,1 | |
403-9 | Nombre de jours d’arrêts pour accident de travail et de trajet par collaborateur (1) | 0,5 | 0,5 | 0,5 |
Dont La Banque Postale | 0,5 | 0,5 | 0,5 | |
Sont compris les accidents et jours d’arrêts de travail des collaborateurs en CDI, fonctionnaires et CDD. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe Postale en 2021 et 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
403-10 | Taux d’absentéisme pour maladie (1) | 6,3 % | 5,7 % | 6,5%* |
Dont La Banque Postale | 7,1 % | 6,3 % | 6,7 % | |
403-10 | Nombre de jours d’arrêts pour maladie par collaborateur (1) | 23 | 21 | 22 |
Dont La Banque Postale | 26 | 23 | 25 | |
Sont compris les jours d’arrêts de travail des collaborateurs en CDI et fonctionnaires. | ||||
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | RELATIONS SOCIALES | |||
2-38 | Nombre d’accords collectifs signés (1) | 73 | 54 | 36 |
Dont La Banque Postale | 45 | 41 | 26 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | FORMATION | |||
Nombre d’heures de formation gérées par l’Ecole de la Banque et du Réseau aux collaborateurs du groupe La Poste (1) | 2 358 619 | 2 550 944 | 1 868 413 | |
404-1 | Nombre d’heures de formation (2) | 1 155 729 | 1 204 442 | 893 413 |
Dont La Banque Postale | 1 050 353 | 1 128 051 | 859 912 | |
404-1 | Nombre d’heures de formation par collaborateur (2) | 36 | 37 | 27 |
Dont La Banque Postale | 39 | 42 | 31 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors Groupe CNP). (2) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales Europe en 2021 et 2022. | ||||
INDICATEURS ÉCONOMIQUES | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
GRI | ACCESSIBILITÉ BANCAIRE | |||
413-1 | Nombre de microcrédits personnels décaissés (dont microcrédit habitat) | 1 200 | 1 203 | 1 027 |
413-1 | Part des crédits à la consommation inférieurs ou égaux à 1500 euros | 4,8 % | 5,0 % | 4,9 % |
413-1 | Part des emprunteurs ayant un revenu inférieur à 2 SMIC par mois dans le crédit immobilier | 17,6 % | 17,3 % | 23,3 % |
413-1 | Part des livrets A avec un encours inférieur à 150 euros | 49,6 % | 49,6 % | 49,0 % |
413-1 | Nombre de détenteurs de la formule de Compte Simplicité | 292 734 | 202 118 | 141 217 |
√ indicateur vérifié à un niveau d'assurance raisonnable par l'organisme tiers indépendant. | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | MAITRISE DES RISQUES EXTRA-FINANCIERS | |||
201-2 | Intensité carbone (poche émetteurs corporate) en t.CO2/M€ investis LBP √ | 352 | 109,29 | NA |
201-2 | Intensité carbone (poche émetteurs corporate) en t. CO2/M€ investis CNP Assurances | 55 | 55,00 | 67,00 |
√ indicateur vérifié à un niveau d'assurance raisonnable par l'organisme tiers indépendant. | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | ÉCONOMIE CIRCULAIRE | |||
301-1 | Nombre de tonnes de déchet papier collecté par Recygo | 858 | 846 | 827 |
Dont La Banque Postale | 723 | 727 | 770 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
301-1 | Collecte de DEEE (Déchets d’équipements électriques et électroniques) en tonnes(1) | 129 | 81 | 83 |
Dont La Banque Postale | 128 | 76 | 79 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors LCB et ses filiales), les Services Financiers et CNP Assurances France et International | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | RELATION CLIENT RESPONSABLE | |||
Taux de satisfaction des clients | 75 % | 74 % | 74 % | |
Taux de clients réclamants | 13 % | 12 % | 13 % | |
Taux de crédits douteux dans le crédit immobilier | 0,8 % | 0,8 % | 1,0 % | |
Le taux de crédits douteux à La Banque Postale reste parmi les plus bas du marché | ||||
Taux de refus en assurance emprunteur (CNP Assurances France) | 99,7 % | 99,6 % | 99,7 % | |
413-1 | Nombre de clients accompagnés par CRESUS | 224 | 200 | 203 |
L’accompagnement de la clientèle en situation de fragilité financière est effectué par CRESUS sur l’ensemble du territoire français. | ||||
Les clients franciliens sont accompagnés par le Crédit Municipal de Paris (CMP). | ||||
413-1 | Nombre d’accompagnement de clients par l’Appui | 30 121 | 33 303 | 29 868 |
413-1 | Nombre de contacts sourds et malentendants accompagnés par Deafi | 8 497 | 11 754 | 8 165 |
Un service client en langue des signes française pour les clients sourds et malentendants est accessible aux clients et prospects depuis labanquepostale.fr et l’application mobile de Deafi. | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | OFFRE RESPONSABLE | |||
201-1 ; | Encours gérés par LBPAM (en milliards d’euros) | 55,8 | 60,3 | 52,0 |
203-2 | Répartition des encours selon la réglementation SFDR | |||
Encours classés en article 6 SFDR | 8,3 | 18,3 | ||
Encours classés en article 8 SFDR | 35,3 | 34,4 | ||
Encours classés en article 9 SFDR | 1,2 | 4,7 | ||
Encours non-soumis à SFDR | 11,0 | 2,8 | ||
Encours responsables totaux | 39,6 | 41,9 | ||
dont encours ISR (Investissement Socialement Responsable) | 36,0 | 30,8 | 25,0 | |
dont encours ayant d’autres approches ESG | 3,6 | 11,1 | ||
Encours labelisés en finance durable* | ||||
Encours labelisés ISR | 34,8 | 30,8 | ||
Encours labelisés Greenfin | 0,9 | 1,1 | ||
Encours labelisés Finansol | 0,2 | 0,2 | ||
Encours CNP Assurances (hors encours gérés par LBPAM) | ||||
Encours des actifs financiers totaux responsables (y compris unités de compte) | 285 | 317 | 309 | |
dont encours des actifs financiers respectant le cahier des charges du label ISR ou GreenFin | 45 | 55 | 35 | |
dont encours des actifs financiers ayant d’autres filtres ESG | 240 | 263 | 274 | |
*Un encours peut avoir plusieurs labels, aussi les montants ne sont pas cumulables. | ||||
Pourcentage d'offres citoyennes identifiées via la checklist ESGen 2022 : 64 %.
Financement de projets de production d’énergies renouvelables | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
Production annuelle (en millions d’euros) | 345 | 591 | 642 | |
Engagements (en millions d’euros) | 2 379 | 2 257 | 2 000 | |
Production déployée (en millions d’euros)* | 3 761 | 3 416 | 2 840 | |
*Production déployée : enveloppes de financement octroyées aux emprunteurs à la mise en place du financement. | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
Financement en Prêts Verts (offre alignée taxonomie européenne) | ||||
Production annuelle (en millions d’euros)* | 1548 | 775 | 551 | |
*Les Prêts Verts affectés à un projet cohérent avec la taxonomie sur les thèmes suivants : eau et assainissement, mobilités propres, valorisation des déchets, énergies renouvelables et rénovation énergétique du patrimoine (dont éclairage). Regroupe le crédit Moyen Long Terme Vert et du Crédit Bail Mobilier Vert. | ||||
GRI | Part des collaborateurs formés à la lutte contre le blanchiment | 2022 | 2021 | 2020 |
|---|---|---|---|---|
205-2 | Collaborateurs de La Banque Postale SA | 97 % | 93 % | 75%* |
Collaborateurs des Services Financiers | 89 % | 86 % | 80%* | |
Collaborateurs de la Ligne Conseil Bancaire | 99 % | 99 % | 93%* | |
Collaborateurs de CNP Assurances France | 96 % | 89 % | NA | |
*Données retraitées | ||||
GRI | Part des collaborateurs formés au RGPD lors des deux dernières années | 2022 | 2021 | 2020 |
|---|---|---|---|---|
Collaborateurs de La Banque Postale SA | 84 % | 100 % | 62 % | |
Collaborateurs des Services Financiers | 86 % | 91 % | 54 % | |
Collaborateurs de la Ligne Conseil Bancaire | 90 % | 94 % | 74 % | |
Collaborateurs de CNP Assurances France | 92 % | 66 % | NA |
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | ACHATS RESPONSABLES | |||
308 ; 414 | Nombre de chartes achats responsables | 7 164 | 8 175 | 6 371 |
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
Montant des achats auprès du secteur adapté / protégé (1) (en euros) | 1 123 202 | 816 319 | 841 673 | |
Dont La banque Postale | 504 000 | 572 250 | 629 288 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale (hors LCB) et CNP Assurances France | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | ENGAGEMENT MECENAT (1) | |||
203-1 | Engagement financier en faveur du mécénat (en euros) | 8 862 896 | 8 276 732 | 10 037 172* |
Dont La banque Postale | 6 274 648 | 5 823 227 | 6 727 732 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP fililales internationales | ||||
* Données retraitées | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
203-1 | Nombre de collaborateurs engagés au sein de L’Envol | 93 | 59 | 52 |
413-1 | Nombre de jeunes bénéficiant du dispositif de L’Envol | 535 | 508 | 520 |
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
305 | Empreinte carbone totale Groupe La Banque Postale (Tonnes équivalent CO2) | 59 106 | 58 484 | 66 184* |
Dont La Banque Postale | 52 310 | 52 978 | 62 650 | |
Scope 1 | 19 403 | 20 542 | 19 636* | |
Dont La Banque Postale | 17 763 | 19 486 | 18 906 | |
Scope 2 | 5 212 | 5 502 | 3 703* | |
Dont La Banque Postale | 2 728 | 2 466 | 2 228 | |
Scope 3 | 37 633 | 32 440 | 42 845* | |
Dont La Banque Postale | 31 819 | 31 026 | 41 516 | |
L'empreinte carbone prend en compte les postes d'émission suivants : bâtiments, déplacements professionnels, domicile-travail papier et data centers. CNP Assurances France a été intégrée en 2020 et CNP Assurances filiales internationales à compter de 2021. A partir de 2019, les émissions de la Ligne Conseil Bancaire sont incluses dans les postes bâtiments, papier, déplacements domicie-travail et en 2020 dans le poste véhicule. | ||||
*Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | EMPREINTE CARBONE DES CARTES BANCAIRES(Tonnes équivalent CO2) | |||
305-1 | Emissions annuelles | 540 | 524 | 413 |
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | BÂTIMENTS (1) | |||
302-1 | Consommation d’énergie (en Gwh) | 207 | 221 | 205* |
Dont La Banque Postale | 180 | 197 | 184 | |
305-1 | Émissions liées aux bâtiments (en tonnes équivalent CO2) | 18 421 | 21 404 | 18 261* |
305-2 | Dont La Banque Postale | 15 705 | 18 097 | 16 540 |
305-5 | Émissions évitées grâce au passage en contrat | 5 504 | 5 120 | 4 933* |
Dont La Banque Postale | 4 615 | 5 120 | 4 933 | |
Émissions par collaborateur (en kg équivalent CO2) | 575 | 659 | 601 | |
Dont La Banque Postale | 591 | 667 | 596 | |
Sont comprises dans la consommation d’énergie totale, les consommations d’électricité, de gaz naturel, de fioul, de chauffage urbain, de gaz propane et de bois énergie. | ||||
(1) Ce périmètre couvre le périmètre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020. Ce périmètre couvre le périmètre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2021 et 2022. | ||||
* Données retraitées | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | DÉPLACEMENTS (1) | |||
305-1 | Émissions liées aux véhicules (en tonnes équivalent CO2) | 6 158 | 4 640 | 5 078* |
Dont La Banque Postale | 4 785 | 3 856 | 4 594 | |
305-1 | Émissions par véhicule (en tonnes équivalent CO2) | 2,63 | 2,04 | 2,18* |
Dont La Banque Postale | 2,50 | 2,02 | 2,29 | |
(1) L’année 2020 couvre le périmètre La Banque Postale (hors LCB) et CNP Assurances France. Les années 2021 et 2022 couvrent le périmètre La Banque Postale (hors LCB), CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales. | ||||
* Données retraitées | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
305-3 | Émissions liées aux déplacements professionnels• | 104 | 36 | 24 |
Dont La Banque Postale | 29 | 23 | 17 | |
305-3 | Émissions liées aux déplacements professionnels | 2 636 | 939 | 1 085 |
Dont La Banque Postale | 684 | 474 | 714 | |
(1) L'année 2020 couvre le périmètre La Banque Postale (hors LCB) et CNP Assurances France. L'année 2021 couvre le périmètre La Banque Postale (hors LCB), CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales. L'année 2022 couvre le périmètre La Banque Postale (hors LCB), CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
305-3 | Émissions liées aux déplacements domicile-travail | 29 773 | 26 928 | 37 299 |
Dont La Banque Postale | 26 264 | 26 264 | 36 609 | |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale et CNP Assurances France en 2020 et 2021. Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP Assurances filiales internationales en 2022. | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
305-3 | Émissions liées aux datas centers (en tonnes équivalent CO2) (1) | 567 | 1 101 | 1 134 |
(1) Ce périmètre couvre La Banque Postale dont la LCB | ||||
2022 | 2021 | 2020 | ||
|---|---|---|---|---|
GRI | RESSOURCES | |||
301-1 | Consommation de papiers (en tonnes) (1) | 4 374 | 3 739 | 3 595 |
Dont La Banque Postale | 4 065 | 3 443 | 3 311 | |
305-3 | Émissions liées aux papiers (en tonnes équivalent CO2) | 4 020 | 3 436 | 3 304 |
Dont La Banque Postale | 3 736 | 3 164 | 3 043 | |
301-1 | Part de papiers responsables dans la consommation totale de papiers (2) | 97,0 % | 91,9 % | 99,8 % |
Dont La Banque Postale | 97,5 % | 92,4 % | 99,8 % | |
301-1 | Consommation de papiers à usage interne par collaborateur (en kg) (3) | 37 | 12 | 12 |
Dont La Banque Postale | 41 | 11 | 11 | |
Le papier est la principale matière première utilisée par La Banque Postale, attentive tant à la qualité du papier qu’aux volumes consommés. | ||||
(1) Ce périmètre couvre, en 2020, La Banque Postale et CNP Assurances France. Ce périmètre couvre, en 2021 et 2022, La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP filiales internationales. (2) Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP filiales internationales (3) Ce périmètre couvre La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP filiales internationales à partir de 2022 | ||||
GRI | 2022 | 2021 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
303-5 | Consommation d’eau (en millions de litres) (1) | 357 | 378 | 387* |
Dont La Banque Postale | 336 | 357 | 366 | |
303-5 | Consommation par collaborateur et par jour (en litres) (2) | 59 | 60 | 62 |
Dont La Banque Postale | 62 | 64 | 64 | |
Au regard des activités de La Banque Postale, seule l’utilisation faite par les restaurants d’entreprises et les sanitaires est prise en compte dans la consommation d’eau. La Banque Postale consomme uniquement l’eau potable issue des services des municipalités françaises et n’est donc pas confrontée au problème d’épuisement des ressources hydriques. Toutefois, dans le cadre de sa politique de contrôle de l’utilisation des ressources, la réduction de la consommation d’eau est toujours un objectif opérationnel des sites et fait l’objet d’un suivi et de reporting. | ||||
(1) Ce périmètre couvre, en 2020, La Banque Postale et CNP Assurances France. Ce périmètre couvre, en 2021 et 2022, La Banque Postale, CNP Assurances France et CNP filiales internationales. (2) Ce périmètre couvre, en 2020 et 2021, La Banque Postale et CNP Assurances France. Ce périmètre couvre en 2022 La Banque Postale siège, la LCB, CNP Assurances France et CNP filiales internationales. | ||||
* Données retraitées | ||||
La Banque Postale | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Engagement envers la NZBA | Point de départ | À fin | Variation 2021/2020 | Objectif | Scopes (1) | Scénario | Émissions absolues au 31.12.2021 (ktCO2e) Scopes 1, 2 & 3 |
Réduire les émissions de GES sur les secteurs | |||||||
Immobilier résidentiel (kgCO2e/m2) | 22,19 | 18,42 | - 17 % | 11,98 (- 46 % en 2030) | Scopes 1 & 2 | IEA | 487 |
Immobilier commercial (kgCO2e/m2) | 23,63 | 21,45 | - 9 % | 15,02 (- 36 % en 2030) | Scopes 1 & 2 | IEA | 32 |
Automobile | 111 | 107,35 | - 3 % | 103 (- 7 % en 2030) | Scope 3 | IEA | 216 |
Aviation | 143 | 131,45 | - 8 % | 63 (- 56 % en 2030) | Scopes 1 & 2 | IEA | 586 |
Ciment | 511 | 501,05 | - 2 % | 357 (- 30 % en 2030) | Scopes 1 & 2 | IEA | 104 |
(1) Scopes sur lesquels porte l’objectif. | |||||||
En 2022, l'exposition nette aux énergies fossiles représente 0,01% √ du portefeuille entreprise de La Banque Postale.
√ indicateur vérifié à un niveau d'assurance raisonnable par l'organisme tiers indépendant.
La Banque Postale Asset Management | ||||||
Engagement envers la NZAMI | Point de | Objectif | Objectif | Objectif | Scopes (1) | Méthodologie |
80 % de ses encours totaux alignés sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030. | 48 % | 80 % d’actifs totaux alignés avec Net Zéro, 90 % d’actifs éligibles alignés avec Net Zéro | 100 % d’actifs alignés avec Net Zéro | 100 % d’actifs | Scopes 1 & 2 ; Scope 3 | SBT – |
(1) Scopes sur lesquels porte l’objectif. (2) Objectifs validés par l’initiative Net Zéro Asset Managers en mai 2022. (3) Les premières estimations sont faites au début de l’année 2022 en utilisant les données reportées en 2021. Le niveau d’alignement 2022 estimé pour les actions cotées est 48 % (48 % d’encours sont investis dans les entreprises ayant validés leurs objectifs de décarbonation auprès de la SBTi). Le niveau d’alignement d’autres classes d’actifs est en cours d’évaluation. | ||||||
CNP | |||||||
Engagement envers la NZAOA | Métrique utilisée | Point de départ | À fin | Variation 2021/2019 | Objectif | Réduction 2019-2024 | Scopes (1) |
Réduire de 25 % l’empreinte carbone du portefeuille actions et obligations d’entreprise en direct (étendu aux infrastructures à compter de 2022) | kgCO2e/ | 80 | 55 | - 31 % | 60 | - 25 % | Scopes 1 & 2 |
Réduire de 10 % l’empreinte carbone du portefeuille immobilier en direct | kgCO2e/ | 19 | 17 | - 11 % | 17,00 | - 10 % | Scopes 1 & 2 |
Réduire de 17 % l’intensité carbone des producteurs d’électricité en direct | kgCO2e/ | 259 | NC | - | 216 | - 17 % | Scopes 1 & 2 |
Métrique utilisée | Point de départ | À fin | Variation 2021/2019 | Objectif 2025 | |||
Atteindre un encours d’investissement verts | Mds € | 14,4 | 19,90 | 38 % | 25 | - | - |
(1) Scopes sur lesquels porte l’objectif. | |||||||
Exercice clos le 31 décembre 2022
En notre qualité de commissaire aux comptes de votre société (ci-après « entité ») désigné organisme tiers indépendant ou OTI ("tierce partie"), accrédité par le COFRAC sous le numéro 3-1884(48), nous avons mené des travaux visant à formuler un avis motivé exprimant une conclusion d’assurance modérée sur les informations historiques (constatées ou extrapolées) de la déclaration consolidée de performance extra-financière, préparées selon les procédures de l’entité (ci-après le « Référentiel »), pour l’exercice clos le 31 décembre 2022 (ci-après respectivement les « Informations » et la « Déclaration »), établie de manière volontaire par votre société dans le respect des dispositions des articles L. 225-102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du code de commerce.
Nous avons également, à votre demande, mené des travaux visant à exprimer une conclusion d’assurance raisonnable sur les informations sélectionnées par l’entité et identifiées par le signe √.
Sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre, telles que décrites dans la partie « Nature et étendue des travaux », et des éléments que nous avons collectés, nous n'avons pas relevé d'anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que la Déclaration est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que les Informations, prises dans leur ensemble, sont présentées, de manière sincère, conformément au Référentiel.
A notre avis, sur la base des procédures que nous avons mises en œuvre, telles que décrites dans les parties « Nature et étendue des travaux » et « Nature et étendue des travaux supplémentaires sur les informations sélectionnées par l’entité et identifiées par le signe √ », et des éléments que nous avons collectés, les informations sélectionnées par l’entité et identifiées par le signe √ dans la Déclaration ont été établies, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au Référentiel.
L'absence de cadre de référence généralement accepté et communément utilisé ou de pratiques établies sur lesquels s'appuyer pour évaluer et mesurer les Informations permet d'utiliser des techniques de mesure différentes, mais acceptables, pouvant affecter la comparabilité entre les entités et dans le temps.
Par conséquent, les Informations doivent être lues et comprises en se référant au Référentiel dont les éléments significatifs sont présentés dans la Déclaration (ou disponibles sur le site internet ou sur demande au siège de l’entité).
Comme indiqué dans la Déclaration, les Informations peuvent être sujettes à une incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données externes utilisées. Certaines informations sont sensibles aux choix méthodologiques, hypothèses et/ou estimations retenues pour leur établissement et présentées dans la Déclaration.
Il appartient à la direction de :
La Déclaration a été établie par le Directoire.
Il nous appartient, sur la base de nos travaux, de formuler un avis motivé exprimant une conclusion d’assurance modérée sur :
Comme il nous appartient de formuler une conclusion indépendante sur les Informations telles que préparées par la direction, nous ne sommes pas autorisés à être impliqués dans la préparation desdites Informations, car cela pourrait compromettre notre indépendance.
A la demande de l’entité et en dehors du champ de l’accréditation, il nous appartient également d’exprimer une conclusion d’assurance raisonnable sur le fait que les informations sélectionnées par l’entité présentées en Annexe et identifiées par le signe √ ont été établies, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au Référentiel.
Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur :
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués conformément aux dispositions des articles A. 225 1 et suivants du code de commerce, à la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette intervention, notamment l’avis technique de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, Intervention du commissaire aux comptes, intervention de l’OTI – Déclaration de performance extra-financière, tenant lieu de programme de vérification, et à la norme internationale ISAE 3000 (révisée)(49).
Notre indépendance est définie par les dispositions prévues à l’article L. 822-11 du code de commerce et le code de déontologie de la profession. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer le respect des textes légaux et réglementaires applicables, des règles déontologiques et de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette intervention.
Nos travaux ont mobilisé les compétences de six personnes et se sont déroulés entre janvier et mars 2023 sur une durée totale d’intervention de huit semaines.
Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisation de nos travaux, à nos spécialistes en matière de développement durable et de responsabilité sociétale. Nous avons mené des entretiens avec les personnes responsables de la préparation de la Déclaration, représentant notamment la direction générale, administration et finances, gestion des risques, conformité, ressources humaines, santé et sécurité, environnement et achats.
Nous avons planifié et effectué nos travaux en prenant en compte le risque d’anomalies significatives sur les Informations.
Nous estimons que les procédures que nous avons menées en exerçant notre jugement professionnel nous permettent de formuler une conclusion d’assurance modérée :
Les procédures mises en œuvre dans le cadre d'une mission d’assurance modérée sont moins étendues que celles requises pour une mission d’assurance raisonnable effectuée selon la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes ; une assurance de niveau supérieur aurait nécessité des travaux de vérification plus étendus.
Concernant les informations sélectionnées par l’entité présentées en Annexe et identifiées par le signe √ dans la Déclaration, nous avons mené des travaux de même nature que ceux décrits dans le paragraphe « Nature et étendue des travaux » ci-dessus pour les Informations considérées les plus importantes mais de manière plus approfondie, en particulier en ce qui concerne le nombre de tests.
L’échantillon sélectionné représente entre 62% et 100% des informations identifiées par le signe √.
Nous estimons que ces travaux nous permettent d’exprimer une assurance raisonnable sur les informations sélectionnées par l’entité et identifiées par le signe √.
Paris La Défense, le 16 mars 2023 | |
KPMG S.A. | |
Anne Garans | Xavier de Coninck |
Expert ESG | Associé |
Informations qualitatives (actions et résultats) considérées les plus importantes |
|---|
Politique de certification en matière d'engagement RSE |
Mesures visant à favoriser la qualité de vie au travail |
Stratégie de financements de projets labelisés bas carbone |
Action en matière de collecte et de traitement des déchets du Groupe |
Dispositif de mesure en matière d'égalité femme-homme |
Notations extra-financières de La Banque Postale |
Politiques déployées en matière d'investissements responsables |
Plan d'action de lutte contre la fragilité financière |
Indicateurs clés de performance et autres résultats quantitatifs considérés les plus importants | Niveau d'assurance |
|---|---|
Taux de rotation des effectifs | Modéré |
Nombre de jours d’arrêt pour maladie par collaborateur | Modéré |
Nombre d’heures de formation par collaborateur | Modéré |
Part des femmes parmi les cadres stratégiques √(52) | Raisonnable |
Nombre de collaborateurs total et répartition par genre | Modéré |
Nombre de chartes achats responsables signées par les fournisseurs | Modéré |
Part des collaborateurs formés à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme | Modéré |
Part des collaborateurs formés au RGPD lors des deux dernières années | Modéré |
% des offres identifiées comme citoyennes via la check-list ESG | Modéré |
Encours responsables totaux | Modéré |
Empreinte carbone totale de la Banque Postale, dont émissions des scopes 1, 2 et 3 mentionnés ci-dessous | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux déplacements domicile-travail | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux consommations d’énergie des bâtiments par collaborateur | Modéré |
Consommation d’énergie des bâtiments par collaborateur | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux déplacements professionnels en train | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux déplacements professionnels en avion | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux datas centers | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux papiers | Modéré |
Emissions de CO2 liées aux véhicules | Modéré |
Expositions nettes aux énergies fossiles √ (1) | Raisonnable |
Intensité carbone des émetteurs corporate √ (1) | Raisonnable |
Où retrouver les éléments relatifs la Déclaration de performance extra-financière (DPEF)
Éléments | Textes de référence | Sections |
|---|---|---|
Modèle d’affaires | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I | Introduction |
Description des principaux risques liés à l’activité de la Société ou du Groupe, y compris, lorsque cela s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par les relations d’affaires, les produits ou les services | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I. 1° | 6.1.2 |
Informations sur les effets de l’activité quant au respect des droits de l’homme et à la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, et la manière dont la société ou le groupe prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité (description des politiques appliquées et procédures de diligence raisonnable mises en œuvre pour prévenir, identifier et atténuer les principaux risques liés à l'activité de la société ou du groupe) | Articles L. 225-102-1, III, L. 22-10-36 et R. 22-10-29, R. 225-104 et R. 225- 105, I. 2° du Code de commerce | 2.2.2.2 ; 2.4.4.3 ; 2.4.5 ; 6.8 |
Résultats des politiques appliquées par la Société ou le Groupe, incluant des indicateurs clés de performance | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, I. 3° | 2.5 |
Informations sociales (emploi, organisation du travail, santé et sécurité, relations sociales, formation, égalité de traitement) | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 1° | 2.2.2.4 ; 2.2.4 ; 2.4.3 |
Informations environnementales (politique générale en matière environnementale, pollution, économie circulaire, changement climatique) | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 2° | 2.3.8 ; 2.4.1 ; 2.4.4 |
Informations sociétales (engagements sociétaux en faveur du développement durable, sous-traitance et fournisseurs, loyauté des pratiques) | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. A. 3° | 2.3.2 ; 2.3.9 ; 2.4.1 ; 2.4.2 ; 2.4.4 |
Informations relatives à la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale | Articles L. 225-102-1, L. 22-10-36 et R. 22-10-29 et R. 225-105, II. B. 1° du code de commerce | 6.9.2.2 ; |
Informations relatives aux actions en faveur des droits de l’homme | Articles L. 225-102-1 et R. 225-105, II. B. 2° | 2.3.4 |
Informations spécifiques : (i) politique de prévention du risque d'accident technologique menée par la société ; (ii) capacité de la société à couvrir sa responsabilité civile vis-à-vis des biens et des personnes du fait de l'exploitation de telles installations ; (iii) moyens prévus par la société pour assurer la gestion de l'indemnisation des victimes en cas d'accident technologique engageant sa responsabilité. | Article L. 225-102-2 du code de commerce | N/A |
Accords collectifs conclus dans l’entreprise et leurs impacts sur la performance économique de l’entreprise ainsi que sur les conditions de travail des salariés | Articles L. 225-102-1, III et R. 225-105 | 2.2.4.2 |
Attestation de l’organisme tiers indépendant sur les informations présentes dans la DPEF | Articles L. 225-102-1, III et R. 225-105-2 | 2.6 |
Nom des sections (Déclaration de performance extra-financière - DPEF) | Global Reporting Initiative (GRI) | Objectifs de développement durable (ODD) | Section | |
|---|---|---|---|---|
Une raison d’être au service de la transition juste | 102-1,102-16 | 3, 7, 8, 10, 13 | 2.1.1 | |
Tableau de bord de suivi de la mission | 203-2, 305-5, 404-2, 405-1, 413-1, 417-1, | 3, 4, 7, 8, 9, 10, 13, 15 | 2.1.2 | |
Gouvernance de l'entreprise à mission | 2-13, 2-14, 2-17, 2-29, 2-30 | 2.1.3 | ||
Le Modèle d’affaires de La Banque Postale | 102-5,102-7, 102-12, 102-16 | 3, 7, 8, 10, 13 | 2.2.1 | |
Gouvernance de l’engagement citoyen | 103-2, 102-18, 102-21, 102-26, 102-29, 102-31, 102-32, 102-40, 102-44, 102-46 | 1, 3 ,4, 8, 10, 11 | 2.2.2 | |
Intégrer la mesure de l'impact dans les activités de la Banque | 2-24, 201-2, 205-1 | 7, 8, 9, 13 | 2.2.3 | |
Diffuser la culture de l’impact par la transformation de l’expérience collaborateur | 201-3, 401-1, 401-2, 401-3, 403-1, 403-2, 403-3, 403-4, 403-5, 403-6, 403-7, 404-2, 405-1, 407-1 | 1, 4, 5, 8, 10 | 2.2.4 | |
Intégration des enjeux ESG dans les activités de bancassurance | 305-3, 413-1, 417-1, | 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 | 2.3.1 | |
Une offre de produits et services permettant à nos clients d’être acteurs de la transition juste | 203-2, 417-1 | 1, 3, 7, 8, 9, 10, 13 | 2.3.2 | |
Une offre de produits et services inclusive pour le plus grand nombre | 102-13, 203-1, 203-2, 413-1 | 1, 3, 4, 8, 10, 11 | 2.3.3 | |
Accompagnement des populations en situation de fragilité financière | 203-1, 413-1 | 1, 3, 4, 8, 10, 11 | 2.3.4 | |
Garantir une Relation Client éthique et de qualité | 413-1 | 1, 8, 16 | 2.3.5 | |
Des produits d’assurance responsable | 203-2, 417-1 | 1, 3, 4, 8, 10, 11 | 2.3.6 | |
L’innovation citoyenne au service de la transition juste | 203-2 | 4, 7, 8, 9, 13 | 2.3.7 | |
Favoriser l’émergence d’une économie circulaire | 306-2 | 2, 6, 12, 13, | 2.3.8 | |
Une offre au service du développement de l’économie responsable de tous les territoires | 203-1, 203-2 | 1, 2, 3, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 16 | 2.3.9 | |
Prendre des engagements pionniers en faveur d'une transition juste, positive pour les Hommes, l'environnement, et les territoires | 201-2, 205-1, 205-2, 301-1, 301-2, 301-3, 302-1, 302-3, 302-4, 302-5, 304-2, 304-3, 305-1, 305-2, 305-3, 305-4, 305-5, 306-2, 308-1, 308-2, 407-1, 408-1, 409-1, 414-1, 414-2 | 7, 9, 12, 13, 14, 15 | 2.4.1 | |
Garantir, au sein de la Banque, l'égalité des chances en agissant pour l'inclusion de tous les publics | 404-2, 405-1 | 4, 5, 8, 10 | 2.4.2 | |
Donner à tous les collaborateurs les moyens de s'engager au cœur de leur métier, et faciliter leur engagement au-delà de la banque | 203-1, 203-2, 404-2, 413-1 | 4, 10, 12 | 2.4.3 | |
Etre un contributeur actif au sein des instances de place et des discussions avec les régulateurs publics | 2-16, 2-28, 2-29 | 7, 8, 10, 12, 13, 16 | 2.4.4 | |
Exemplarité en interne au service de nos missions | 205-1, 205-2 | 8, 10, 12, 13, 15, 16, 17 | 2.4.5 | |
Indicateurs « Transformer notre modèle de bancassureur par la culture de l’impact » | 2-7, 2-19, 2-21, 2-38, 401-1, 401-2, 403-9, 403-10, 404-1, 405-1, 405-2, | 2.5.2 | ||
Indicateurs « Développer et promouvoir des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux » | 201-1, 201-2, 203-2, 301-1, 413-1, | 2.5.3 | ||
Indicateurs « Faire progresser le secteur de la banque et de l’assurance par l’exemple de notre action » | 203-1, 205-2, 301-1, 302-1, 303-5, 305-1, 305-2, 305-3, 305-5, 308, 413-1, 414 | 2.5.4 |
Principe 1 : | |
Aligner notre stratégie pour qu’elle soit cohérente avec les besoins des individus et les objectifs de la société dans son ensemble, tels que ceux-ci ont été définis dans les Objectifs de développement durable (ODD), l’Accord de Paris sur le climat et les engagements nationaux et régionaux pertinents. | |
Modèle d’affaires Décrire le modèle d’affaires de votre banque, ce qui inclut les principaux segments de clientèle servis, les types de produits et de services fournis, les principaux secteurs et types d’activités dans les principales zones géographiques où votre banque opère ou fournit des produits et services. Veuillez également quantifier l’information en communiquant par exemple la répartition (en %) du portefeuille de votre banque par zone géographique, segment (bilan et/ou hors bilan) ou en communiquant le nombre de clients servis. | |
La Banque Postale, société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance, est la société mère du groupe La Banque Postale. L’activité de La Banque Postale est organisée autour de quatre métiers :
La Banque Postale s’est développée sur la base d’un modèle multipartenarial, forte des valeurs de confiance, d’accessibilité et de proximité du groupe La Poste et bénéficiant dès lors d’un positionnement unique et original sur le marché français. Ainsi, La Banque Postale privilégie dans sa stratégie commerciale des produits simples et abordables, adaptés aux besoins de sa clientèle. L’actionnariat Groupe Le groupe La Poste détient la totalité du capital et des droits de vote de La Banque Postale, à l’exception du prêt d’une action au Président du Conseil de surveillance. Il n’existe pas d’actionnariat salarié. L’article 1er de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 (modifiée) dispose que le capital de La Poste est détenu par l’État et par la Caisse des Dépôts et Consignations à l’exception du capital pouvant être détenu au titre de l’actionnariat des personnels. Suite à la réalisation du projet de création du grand Pôle financier public, le groupe La Poste est désormais détenu majoritairement par la Caisse des dépôts (à hauteur de 66 %) et à hauteur de 34 % par l’État. La Banque Postale, filiale à 100 % au sein du groupe La Poste Les relations entre La Poste et La Banque Postale sont très étroites. Elles s’exercent tant au travers de la gouvernance et des organes de direction que dans les relations commerciales. Ainsi, le Président du Directoire de La Banque Postale est Directeur général adjoint de La Poste et membre de son Comité exécutif. Le Président de La Poste est également Président du Conseil de surveillance de La Banque Postale. La Poste est le prestataire principal de La Banque Postale : elle met à disposition de La Banque Postale des personnels agissant « au nom et pour le compte » de La Banque Postale. Différentes conventions ont été, à ce titre et en application de l’article 16 de la loi n° 2005-516 du 20 mai 2005, conclues entre La Poste et La Banque Postale. En tant que filiale du groupe La Poste, La Banque Postale doit obtenir l’autorisation préalable du Conseil d’administration de La Poste pour réaliser certaines opérations telles que notamment des acquisitions, prises de participations, cessions d’actifs, opérations de partenariat stratégiques, investissements ou désinvestissements significatifs. La Banque Postale doit demander une autorisation préalable pour tout emprunt réalisé ayant un impact significatif sur le bilan consolidé du groupe La Poste. Enfin, La Banque Postale est le banquier principal de La Poste. | |
Zones géographiques Bien que La Banque Postale ait des activités d’assurance et gestion d’actifs à l’international, les activités bancaires qui rentrent dans le cadre de l’engagement vis-à-vis des « Principles for Responsible Banking » (PRB) sont majoritairement situées en France. Présence nationale Avec le Réseau La Poste, La Banque Postale réaffirme son choix stratégique de présence physique dans tous les territoires. Ce réseau postal unique de 17 000 points de contact recevant 1 million de clients par jour, associé à un site web visité quotidiennement par plus de 3 millions d’utilisateurs, permet à la banque de capter le trafic nécessaire à son développement stratégique. Dépositaire de la mission d’accessibilité bancaire confiée à La Poste La mission d’intérêt général d’accessibilité bancaire, dont le support est le Livret A, figure parmi les quatre « missions de service public et d’intérêt général » confiées au groupe La Poste par la loi du 2 juillet 1990 (modifiée par la loi du 9 février 2010) et la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008. En outre, le Code monétaire et financier dispose que « dans les domaines bancaire, financier et des assurances, La Poste propose des produits et services au plus grand nombre, notamment le Livret A ». La Poste assure cette mission via La Banque Postale, sa filiale établissement de crédit. La loi du 4 août 2008 a généralisé la distribution du Livret A à toutes les banques au 1er janvier 2009. Elle a toutefois fixé des obligations spécifiques pour La Banque Postale en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A au titre de sa mission d’accessibilité bancaire. Ces obligations, formalisées dans deux conventions liant l’État à La Poste et à La Banque Postale, sont exposées dans une partie spécifique du présent Document d’enregistrement universel (cf. 7.6.2 Mission d’accessibilité bancaire). Cette mission d’accessibilité bancaire garantit un accès universel et non discriminant à des services bancaires gratuits, simples et indispensables pour des personnes exclues de la bancarisation traditionnelle et qui ont des besoins spécifiques. Le Livret A de La Banque Postale est l’instrument de cette accessibilité bancaire, en raison de son universalité, de sa simplicité d’accès et de fonctionnement ainsi que de son caractère sécurisant. Au titre de cette mission, La Banque Postale a des obligations spécifiques en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A, notamment les obligations d’ouverture à toute personne qui en fait la demande (principe dit « d’universalité » du Livret A) et de permettre le retrait et le versement d’espèces à partir de 1,5 euro ainsi que la réalisation de certaines opérations essentielles (telles que les virements de prestations sociales et prélèvements de loyers HLM et factures d’eau, de téléphone, gaz ou électricité). Pour plus d’information, consultez : Chapitre 1 Présentation de La Banque Postale Chapitre 1.3 Faits marquants de l’année 2022 Chapitre 1.4 Les 4 pôles métiers Chapitre 2.2.1 Le modèle d’affaires de La Banque Postale Chapitre 2.3.3.1.1 La mission d’accessibilité bancaire de La Banque Postale | |
Alignement de la stratégie Le développement durable est-il intégré à votre stratégie d’entreprise en tant que priorité stratégique de votre banque ?
Veuillez décrire comment votre banque a aligné et/ou prévoit d’aligner sa stratégie pour être cohérente avec les ODD, l’Accord de Paris sur le climat et les engagements nationaux et régionaux pertinents. L’un des engagements ou l’une des exigences réglementaires en matière de reporting extra-financier suivants figurent-ils parmi les priorités ou politiques stratégiques de votre banque ?
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La Banque Postale, qui s’est construite dès sa création autour d’une identité profondément citoyenne, réaffirme aujourd’hui une ambition au service d’une transition juste, répondant aux enjeux environnementaux, sociétaux, territoriaux et numériques. Cette ambition implique l’intégration dans le modèle de La Banque Postale de la mesure systématique de ses impacts pour l’ensemble de ses activités. Elle est portée par la Direction de l’engagement citoyen, rattachée au Président du Directoire et représentée au comité exécutif. La Banque Postale a élaboré une plateforme d’engagements citoyens qui rassemble ses priorités :
La Banque Postale devient entreprise à mission Après s’être dotée d’une raison d’être en juin 2021, La Banque Postale franchit une nouvelle étape de sa transformation en adoptant la qualité d’Entreprise à mission. Cette décision a été entérinée lors de l’Assemblée Générale des actionnaires de la banque qui s’est tenue le 23 février 2022. Elle réaffirme la volonté de La Banque Postale d’œuvrer pour « une transition juste » en intégrant au cœur de sa gouvernance plusieurs objectifs en matière d’impact environnemental et social. Cette démarche s’inscrit en cohérence avec celle du groupe La Poste, devenu également entreprise à mission en juin 2021. Objectifs de développement durable En 2019, la France a décidé de se doter d’une feuille de route comprenant plusieurs priorités. Cette feuille de route a pour objectif de définir les enjeux prioritaires, les leviers d’actions et les acteurs mobilisés pour la mise en œuvre du développement durable. La première de ces priorités nationales consiste à « agir pour une transition juste, en luttant contre toutes les discriminations et inégalités et en garantissant les mêmes droits, opportunités et libertés à toutes et à tous ». La Banque Postale s’inscrit dans cette volonté de lutter contre les discriminations. Grâce à ses engagements en faveur de l'accessibilité bancaire et l'inclusion financière, son financement du logement social, ainsi que ses produits et services accessibles, La Banque Postale agit pour une transition juste en faveur de tous. Avec son association « L’Envol, le campus de La Banque Postale », la banque agit en faveur de l’égalité des chances en accompagnant des jeunes talentueux issus de milieux défavorisés dans leur scolarité. | |
À travers sa seconde priorité nationale, le gouvernement français entend « transformer les modèles de sociétés par la sobriété carbone et l’économie des ressources naturelles, pour agir en faveur du climat, de la planète et de sa biodiversité ». La Banque Postale se positionne comme un acteur de la transition énergétique et écologique et s’engage en faveur d’une économie bas carbone. Après avoir atteint la neutralité carbone sur son périmètre opérationnel dès 2018, La Banque Postale s’est fixé l’objectif de réduire à zéro ses émissions nettes sur l’ensemble de ses activités bancaires à l’horizon 2040(53), soit 10 ans avant l’ambition de l’Accord de Paris et les recommandations scientifiques. En octobre 2021, La Banque Postale est devenue l’une des trois premières banques au monde à avoir fait valider par la Science Based Targets initiative (SBTi) ses trajectoires de décarbonation de d’alignement sur l’Accord de Paris. En octobre 2022, dans le cadre de son engagment auprès de la Net Zero Banking Alliance, elle a également publié ses premières trajectoires sectorielles alignées sur le scenario « Net Zero Emissions by 2050 » de l’Agence Internationale de l’Energie. Ses deux filiales CNP Assurances et La Banque Postale Asset Management ont également déposé leurs contributions d’alignement sur l’Accord de Paris respectivement à la Net Zero Asset Owner Alliance et la Net Zero Asset Management Initiative. Signataire du « Finance for Biodiversity Pledge », La Banque Postale entend contribuer à la préservation de la biodiversité. A ce titre, elle fait de cette thématique un de ses axes majeurs de travaux en 2023. Consciente des enjeux climatiques, politiques, sociaux et écologiques, La Banque Postale contribue durablement à la poursuite de ces objectifs. Son modèle d’affaires interagit de manière très directe sur cinq ODD : l’ODD 3 « Santé et bien-être », l’ODD 7 « Energie propre et d’un coût abordable », l’ODD 8 « Travail décent et croissance économique », l’ODD 10 « Réduction des inégalités » et l’ODD 13 « Lutte contre le changement climatique ». L’Accord de Paris Après avoir annoncé en 2020 t’atteindre le statut « zéro émission nette » pour l’ensemble de ses activités d’ici 2040, La Banque Postale a fortement accéléré dans la concrétisation de l’alignement progressif de ses activités sur l’Accord de Paris :
Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.1 La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission Chapitre 2.2.1.3 L’engagement citoyen en réponse aux objectifs de développement durable des Nations Unies Chapitre 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique | |
Principe 2 : | |
Augmenter continuellement nos impacts positifs tout en réduisant les impacts négatifs sur les individus et l’environnement et en gérant les risques associés, résultant de nos activités, produits et services. Dans ce but, nous fixerons et publierons des objectifs dans les domaines où nous pouvons avoir les impacts les plus significatifs. | |
2.1 Analyse d’impact (étape clé no 1) Montrer que votre banque a mené une analyse d’impact de son ou ses portefeuilles afin d’identifier ses domaines d’impact le plus important et de définir les priorités pour la fixation d’objectifs. L’analyse d’impact est régulièrement mise à jour(56) et répond aux exigences/points suivants (a) à d))(57)•:
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La Banque Postale est pleinement consciente que son activité génère des impacts positifs et négatifs. En faisant de la « transition juste » un des moteurs de son plan stratégique, et en la positionnant au cœur de son modèle d’affaires, La Banque Postale démontre son ambition à renforcer ses impacts positifs, à en créer de nouveaux et à atténuer ses impacts négatifs. En se dotant d’une raison en juin 2021, puis en adoptant la qualité d’entreprise à mission et intégrant dans ses statuts des objectifs ambitieux, elle concrétise cette ambition. À noter que les activités de gestion d’actifs et d’assurance ne sont pas incluses dans le périmètre de l’engagement vis-à-vis des Principles for Responsible Banking. En effet, la filiale de gestion d’actif de la banque, LBP Asset Management est signataire des « Principes pour l’investissement responsable » (« Principles for Responsible Investment »). Quant à CNP Assurances, qui couvre la majorité de l’activité d’assurance de la banque, elle est également signataire des « Principes pour l’investissement responsable » pour son activité d’investissement, et des « Principes pour une assurance responsable » (« Principles for Responsible Insurance ») pour son activité d’assurance. Installée uniquement en France, l’essentiel des activités de financement de la banque est concentré sur le territoire français. | |
(b) Composition du portefeuille : Votre banque a-t-elle pris en compte la composition de son portefeuille (en %) dans l’analyse ? Veuillez indiquer la composition proportionnelle de votre portefeuille au niveau mondial et selon le périmètre géographique :
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Si votre banque a adopté une autre approche pour déterminer son degré d’exposition, veuillez développer afin de démontrer comment vous avez tenu compte de ses principaux métiers/principales activités du point de vue des industries ou des secteurs. | |
En 2021, La Banque Postale a réalisé une analyse d’impact de ses encours au 31.12.2020 en s’appuyant sur l’outil de mesure « Portfolio Impact Analysis Tool V2 » développé par l’UNEP FI. En 2022, la Banque s’est appuyée sur les résultats de cette première étude, qu’elle a complété avec une analyse sur la base de ses encours au 31.12.2021, qu’elle a couplé avec des analyses additionnelles qui ont été réalisées notamment dans le cadre de ses engagements auprès de la Science Based Targets initiative et de la Net Zero Banking Alliance. | |
Activité de la Banque de Financement et d’Investissement : La répartition sectorielle du portefeuille de financement et d’investissement de la banque a peu évolué par rapport à 2020. Concernant les encours de financement des entreprises, sur 99,9 % du portefeuille analysé, les principaux secteurs d’activité financés sont les suivants :
Au travers des financements que la banque accorde au Secteur Public Local (SPL), et sur 99,6 % des encours analysés, les principaux secteurs financés sont les suivants :
Concernant les encours investis en obligations d’entreprises (investissements pour compte propre), sur 82 % du portefeuille analysé, la banque est principalement exposée aux secteurs suivants :
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Financement des personnes physiques : En matière de financement aux particuliers, les principaux encours sont ceux des crédits immobiliers que la banque accorde à ses clients. Ainsi, à fin 2021, ils s’élevaient à 63,7 milliards d’euros, soit plus de 92 % des encours de crédit aux clients particuliers, tandis que les encours de crédit à la consommation représentaient 5,3 milliards d’euros, soit moins de 8 % des encours de crédit aux clients particuliers. | |
(c) Contexte : Quels sont les défis et priorités majeurs, en matière de développement durable, dans les principaux pays/régions dans lesquels votre banque et/ou vos clients opèrent(59) ? Veuillez décrire comment ces éléments ont été pris en compte, y compris les parties prenantes que vous avez contactées afin d’éclairer cet élément de l’analyse d’impact.
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La Banque Postale s’appuie sur un écosystème riche de parties prenantes qui participent à l’identification des enjeux sociétaux clés auxquels la banque doit répondre. Devenue entreprise à mission, la Banque Postale peut s’appuyer sur son comité de mission, composé de 18 membres, dont 12 experts indépendants issus du monde économique, financier, académique et de la société civile. Le comité de mission permet d’approfondir la stratégie d’engagement citoyen de La Banque Postale. Il s’assure que les actions engagées contribuent effectivement aux objectifs que La Banque Postale s’est fixés. Il se réunit trois fois par an pour suivre l’exécution de la mission et mesurer ses résultats, en collaboration avec un organisme tiers indépendant (OTI). Il présente chaque année un rapport à l’Assemblée générale des actionnaires pour rendre compte de ses travaux. | |
Cinq groupes de travail ont été constitués au sein du comité de mission pour approfondir certains axes prioritaires de réflexion. Afin de renforcer l’expertise développée en interne et les éclairages apportés par son comité de mission, La Banque Postale s’appuie également sur de nombreux groupes de travail de place et sectoriels. Elle est membre fondateur des Principles for Responsible Banking et participe aux groupes de travail menés dans le cadre du PRB Commitment to Financial Health and Inclusion. La Banque Postale est également membre fondateur de la Net Zero Banking Alliance où elle siège au comité de pilotage (Steering Group). La banque a participé en 2021 aux groupes de travail de l’ADEME pour le développement d’une méthodologie ACT 4 Finance. Elle est également présente au sein de l’Expert Advisory Group qui accompagne la SBTi dans le développement d’une méthodologie Net Zero pour le secteur financier. Concernant la biodiversité, la banque est signataire du Finance for Biodiversity Pledge, et participe aux travaux de place menés par Finance for Biodiversity et par Finance for Tomorrow. Au travers de la Fédération des Banques Françaises (FBF), La Banque Postale contribue à de nombreux groupes de travail et bénéficie de l’expertise de ses paires et partage la sienne sur un ensemble de thématiques, notamment le climat et la comptabilité carbone, la biodiversité, la déforestation, et les droits humains. La Banque Postale dialogue régulièrement avec des ONG. Elles lui permettent de confirmer les signaux faibles identifiées par ses experts ESG et d’assurer que les politiques sont définies avec les bons niveaux d’ambition. Enfin, en 2022, La Banque Postale a créé un « conseil des clients ». Partenaire du comité exécutif, il a pour objectif de recueillir trois fois par an l’avis de client sur des projets ou des décisions stratégiques de la banque destinés à améliorer l’offre. Ce comité est composé de 10 membres incarnant ensemble la diversité des clients de La Banque Postale. Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.1.3.1 Le comité de mission Chapitre 2.3.5.3.5 Parlons citoyens : la consultation auprès des français pour imaginer La Banque Postale de demain Chapitre 2.4.2.2 Le Club de l’initiative contre l’exclusion bancaire a fêté ses dix ans Chapitre 2.4.4.1 Le dialogue avec les parties prenantes | |
Sur la base de ces trois premiers éléments de l’analyse d’impact, quels domaines d’impact positif et négatif votre banque a-t-elle identifiés ? Quels sont les domaines d’impact significatif (deux minimum) que vous avez identifiés comme prioritaires dans la poursuite de votre stratégie de fixation des objectifs (voir principe 2.2)(60) ? Veuillez préciser. | |
Les impacts principaux que La Banque Postale identifie, en se basant sur l’analyse réalisée en 2021, sur les contextes français et international, sur les attentes de ses parties prenantes, sur l’expertise de son comité de mission, ainsi que sur de nombreuses études et publications, sont ceux en lien avec :
Compte tenu de son positionnement unique dans le paysage bancaire français, qui se traduit par une présence territoriale importante (97% de la population réside à moins de 20 minutes de transport ou 5 kilomètres d’un bureau de Poste) et la mission d’accessibilité bancaire, La Banque Postale fait de l’inclusion bancaire un sujet prioritaire. Cela s’est traduit notamment par la signature en 2021 par la banque du « PRB Commitment to Financial Health and Inclusion » et sa participation aux groupes de travail afférents. Au regard du contexte national français et du profil de la banque, la question de l’accès au logement est également primordial. La banque souhaite accompagner ses clients dans leur projet d’accession à la propriété, et propose des solutions adaptées. Au-delà de la question du logement, la Banque souhaite accompagner ses clients pour des logements de qualité : en complément des offres de prêts travaux verts, elle a développé le Prêt Avance Rénovation qui doit contribuer à l’amélioration de la performance énergétique des logements. Compte tenu de la double urgence climatique et de perte de biodiversité, des mesures fortes s’imposent. La Banque Postale fait de la question environnementale une priorité, aussi bien en ce qui concerne son propre fonctionnement (réduction de ses émissions de CO2 opérationnelles, mesure de son impact biodiversité) que pour ses activités de financement et d’investissement (engagements auprès de la SBTi et de la NZBA ; développement d’une offre pour accompagner tous ses clients dans la transition ; financement des énergies renouvelables…). | |
En lien étroit avec la question de la biodiversité, La Banque Postale a également identifié des impacts négatifs en lien avec les ressources, et notamment l’accès aux ressources et l’économie circulaire. Ces impacts seront traités notamment dans le cadre du développement de politiques et plans d’actions en lien avec la biodiversité. | |
(d) Pour ce point (deux domaines d’impact prioritaires minimum) : Évaluation de la performance : Votre banque a-t-elle identifié les secteurs et les industries, ainsi que les types de clients financés ou dans lesquels elle a investi, qui provoquent les impacts positifs ou négatifs réels les plus importants ? Veuillez décrire comment vous avez évalué la performance de ces derniers, à l’aide d’indicateurs appropriés relatifs aux domaines d’impact significatif qui s’appliquent au contexte de votre banque.
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Stratégie : Économie inclusive et saine : au travers de sa mission d’accessibilité bancaire et des liens étroits qu’elle a tissé avec le monde associatifs, La Banque Postale mesure précisément le nombre de clients bénéficiaires de la mission d’accessibilité bancaire (1,4 million en 2022). Elle estime par ailleurs que 1,7 millions de clients sont en situation de fragilité, sur 4,1 millions au niveau national. À fin 2022, La Banque Postale ne s’est pas fixé d’objectif en matière d’accessibilité bancaire et d’inclusion financière. Des travaux ont été engagés, aussi bien en interne entre la Direction des Clientèles Fragiles et la Direction de l’Engagement Citoyen, qu’en externe dans le cadre du PRB Commitment to Financial Health and Inclusion. Des objectifs seront déterminés et communiqués au cours du premier semestre 2023. Climat : La Banque Postale s’est appuyée, pour définir sa stratégie, sur les recommandations scientifiques (rapport de l’Agence Internationale de l’Energie « Net Zero by 2050), sur les méthodologies de la Science Based Targets initiative et sur celles de la Net Zero Banking Alliance, ainsi qu’au travers d’échanges avec des ONG expertes. Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique Biodiversité : La Banque Postale a mené en 2021 ses premières mesures d’impact biodiversité sur le périmètre de sa poche obligataire corporate. En 2022, elle a élargi son périmètre de mesure à ses portefeuilles de financement immobilier (crédits immobiliers aux particuliers et crédits immobiliers aux personnes morales). En 2023, la banque initiera un chantier de mesure de ses propres impacts. L’ensemble de ces éléments lui permettront de se fixer des objectifs ambitieux en matière de lutte contre la perte de biodiversité et de préservation des ressources. Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité Produits et services : Au travers de son identité, de ses valeurs, et de son offre de produits et de service, La banque est en mesure de répondre à chacun de ces impacts :
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Synthèse de l’autoévaluation : Parmi les étapes suivantes de l’analyse d’impact, quelles sont celles mises en place par votre banque afin d’identifier les domaines dans lesquels ses impacts positifs et négatifs (potentiels) sont les plus significatifs(61) ? | |||
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Quels sont les domaines d’impact le plus significatif identifiés pour votre banque à la suite de l’analyse d’impact ? Atténuation du changement climatique, adaptation au changement climatique, efficacité des ressources et économie circulaire, biodiversité, santé et inclusion financières. Dans quelle mesure les données utilisées et divulguées dans l’analyse d’impact sont‑elles récentes ? | |||
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Commentaires : Les données utilisées pour les analyses d’impacts sont les données des encours au 31.12.2022 | |||
2.2 Fixation d'objectifs (étape clé nº 2) Montrer que votre banque a fixé et publié au minimum deux objectifs relatifs à au moins deux domaines d’impact le plus significatif différents identifiés dans votre analyse d’impact Les objectifs(62) doivent être Spécifiques, Mesurables (qualitatifs ou quantitatifs), Atteignables, Réalistes et Temporellement définis (SMART). Veuillez indiquer les points suivants relatifs à la fixation d’objectifs (a) à d)), pour chaque objectif individuellement :
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La Banque Postale se fixe des objectifs,alignés notamment sur l’Accord de Paris et sur les ODD, et s’assure que ces objectifs sont mesurables et suivis dans le temps. La plupart sont à date concentrés sur les enjeux environnementaux, notamment afin de répondre à l’urgence climatique. La situation économique inclusive et saine La Banque Postale a conscience que l’inclusion bancaire et l’accompagnement des clients fragiles et vulnérables est une priorité. La mission d’accessibilité bancaire qui lui est confiée est au cœur de son action. La Banque Postale propose des solutions pour ces clients, et a enrichi sa gamme en 2022, mais elle ne se fixe pas encore d’objectif en la matière Signataire du PRB Commitment to Financial Health and Inclusion, elle a participé aux groupes de travail organisés par l’UNEP FI afin de partager son expertise et de bénéficier de celle de ses paires. Elle définira en 2023 un indicateur de performance pour répondre à cet enjeu. L’ensemble des actions en place répondent à l’ODD 8, « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous ». Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.2.1.3 L’engagement citoyen en réponse aux objectifs de développement durable des Nations unies Chapitre 2.3.3 Une offre de produits et services inclusive pour le plus grand nombre Chapitre 2.3.3 Une offre de produits et services inclusive pour le plus grand nombre Le climat Afin de réduire ses impacts négatifs sur le climat et de renforcer ses efforts en matière d’atténuation du changement climatique, La Banque Postale s’est engagée en 2017 à définir une trajectoire de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) alignée sur l’objectif de l’Accord de Paris. En septembre 2020, elle a annoncé son ambition d’être « net zero » pour l’ensemble de ses activités d’ici 2040 (sous réserve que les Etats et les entreprises prennent les mesures nécessaires en ce sens), c’est-à-dire aussi bien sur son périmètre opérationnel (Scope 1 et 2) que pour ses activités de financement et d’investissement (Scope 3). En cohérence avec ces deux engagements, la Science Based Targets initiative a validé les trajectoires proposées par la banque en octobre 2021, les jugeant alignées avec l’Accord de Paris. En octobe 2022, La Banque Postale a communiqué ses premières trajectoires alignées « net zero » dans le cadre de son engagement vis-à-vis de la Net Zero Banking Alliance (NZBA). Ces premières trajectoires couvrent les secteurs suivants : crédit immobilier aux particuliers, crédit immobilier aux entreprises, transport aérien, transport automobile et ciment. Les secteurs du charbon, du pétrole et du gaz sont quant à eux couverts par des politiques sectorielles garantissant un alignement sur un scenario 1,5 °C. Elle a également publié une première estimation de ses émissions financées. La première opérationnalisation de ces engagements s’est matérialisée avec la mise en application de principes d’intervention pour le secteur aéronautique, qui assurera également à la banque un alignement du secteur aérien sur une trajectoire compatible avec un scenario 1,5 °C. | |
La Banque Postale s’est également engagé en faveur du financement de la transition énergétique et écologique des collectivités locales et des entreprises, en développant des offres de prêts dédiées. En matière de financement de projets énergétiques, La Banque Postale a historiquement fait le choix de ne financer que des projets basés sur les énergies renouvelables. Ces actions contribuent directement aux ODD 13 « Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions » et ODD 7 : « Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ». Chapitre 2.3.1 Intégration des enjeux ESG dans les activités de bancassurance Chapitre 2.4 Faire progresser le secteur de la banque et de l’assurance par l’exemple de notre action | |
b) Base de référence : Avez-vous défini une base de référence pour les indicateurs sélectionnés et évalué le degré actuel d’alignement ? Veuillez préciser les indicateurs utilisés ainsi que l’année de la base de référence.
| c) Objectifs SMART (y c. les indicateurs clés de performance (KPI)(64) : Veuillez indiquer les objectifs pour vos premier et deuxième domaines d’impact le plus significatif, s’ils sont déjà mis en œuvre (ainsi que les autres domaines d’impact, le cas échéant). Quels KPI utilisez‑vous pour suivre vos progrès vis-à-vis de l’objectif ? Veuillez préciser. |
La Banque Postale s’est fixé plusieurs objectifs en faveur de l’Atténuation du changement climatique Engagement envers la SBTi : La Banque Postale est devenue en octobre 2021 une des trois premières banques au monde avoir fait valider par la SBTi ses trajectoires de décarbonation et d’alignement sur l’Accord de Paris. Ont ainsi été validés des objectifs relatifs à son périmètre organisationnel (réduction des émissions Scope1 et 2 ; consommation d’électricité d’origine renouvelable) ainsi que des objectifs pour ses portefeuilles de financement et d’investissement (actions et obligations de grandes entreprises ; prêts moyen et long terme aux grandes entreprises ; financement des énergies renouvelables). Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique Engagement envers la NZBA : La Banque Postale a rejoint en tant que membre fondateur la NZBA. Conformément à son engagement, elle a publié en octobre 2022 des trajectoires sectorielles aditionnelles à celles publiées dans le cadre de son engagement auprès de la SBTi. Ainsi, en complément du secteur de l’immobilier (crédits immobiliers aux particuliers et aux personnes morales), sont également couverts par des trajectoires les secteurs des transports (aérien et automobile) et du ciment. Les secteurs du charbon et de la génération d’électricité sont d’ores et déjà alignés 1,5 °C. Enfin, la politique sectorielle de la banque pour le secteur du pétrole et du gaz garantit un alignement sur une trajectoire 1,5 °C à compter de 2030. Pour plus d’information, consultez•: Chapitre 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique | |
Engagement de sortie des énergies fossiles : Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d’exclusion exigeantes Engagement en matière de financement de la transition écologique et énergétique : L’objectif est d’atteindre 2 milliards d’euros de production cumulée d’ici 2023. Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.1 La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission Chapitre 2.3.9.1.3 Accompagner les collectivités locales Engagement en matière de financement des énergies renouvelables : Pour plus d’information, consultez : Chapitre 2.1 La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission Engagement à utiliser une électricité 100 % d’origine renouvelable : Pour plus d’information, consultez•: Chapitre 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique Pour plus d’information, consultez•: Chapitre 2.1 La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission En matière d’impacts relatifs à la biodiversité et aux ressources, des objectifs seront définis progressivement à compter de 2023, lorsque la banque aura été en capacité de mesurer ses impacts et ceux générés par ses activités de financement et d’investissement, sous réserve de développement méthodologique et d’accès à aux données. Pour plus d’information, consultez•: Chapitre 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité | |
d) Plan d’action : Quelles actions (y c. les étapes) avez-vous définies pour atteindre les objectifs fixés ? Veuillez préciser. Veuillez également montrer que votre banque a analysé et reconnu les impacts indirects significatifs (potentiels) des objectifs fixés dans le domaine d’impact ou dans d’autres domaines d’impact et qu’elle a défini des actions pertinentes pour éviter, atténuer ou compenser les impacts négatifs potentiels. | |
Plan d’action relatif à l’Atténuation du changement climatique : Si les années 2021 et 2022 ont été marquées par des chantiers de mesure et de fixation d’objectifs, 2023 verra se mettre en place des chantiers d’opérationnalisation, afin de garantir à la fois l’atteinte des objectifs validés par la SBTi et ceux communiqués à la NZBA. D’ores et déjà, afin d’assurer un alignement sur l’Accord de Paris de ses financements et investissement en faveur du secteur de l’aviation, des principes d’intervention de la banque pour le secteur aéronautique sont en vigueur depuis le 01.01.2023. De nouveaux principes et politiques seront déployés progressivement au fil de l’année afin de couvrir les secteurs les plus carbo-intensifs. Plan d’action relatif à une économie saine et inclusive : En 2023, La Banque Postale prévoit un plan d’action en 5 axes sur l’inclusion financière :
Plan d’action relatif à la biodiversité : La Banque Postale est signataire depuis 2021 du Finance for Biodiversity Pledge et souhaite dès 2023 mettre en œuvre ses engagements en mobilisant l’ensemble des leviers d’action dont elle dispose. En particulier, elle s’attachera à mesurer son empreinte biodiversité, à maitriser son exposition à des sociétés ayant un impact significatif sur la biodiversité, à intégrer systématiquement la biodiversité dans ses processus d’analyse et de création de nouveaux produits et à appliquer dans son propre fonctionnement des actions favorables à la protection de la biodiversité. Des actions de formation et de sensibilisation à la protection de la biodiversité seront déployées afin de renforcer la compréhension, l’adhésion et l’action des collaborateurs en faveur de la biodiversité. Des projets externes seront financés via le « Fonds carbone » pour promouvoir, cofinancer et pérenniser les solutions fondées sur la nature qui contribuent à préserver et restaurer la biodiversité. | |
Synthèse de l’autoévaluation : Parmi les étapes suivantes de la fixation d’objectifs conformes aux exigences des PRB, quelles sont celles effectuées par votre banque ou en cours d’évaluation pour votre... | |||
... premier domaine d’impact le plus significatif : Atténuation du changement climatique | ... deuxième domaine d’impact le plus significatif : inclusion financière | (Si vous fixez des objectifs dans d’autres domaines d’impact) ... votre troisième domaine d’impact (et le ou les suivants) : biodiversité | |
Alignement |
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Base de référence |
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Objectifs SMART |
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Plan d’action |
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2.3 Mise en œuvre et pilotage des objectifs (étape clé no 3) Pour chaque objectif, individuellement : Montrer que votre banque a mis en œuvre les actions qu’elle avait précédemment définies pour atteindre l’objectif fixé. Indiquer l’évolution des actions accomplies par votre banque depuis le dernier rapport en vue d’atteindre chacun des objectifs fixés. Indiquer l’impact de cette évolution, à l’aide des indicateurs et des KPI utilisés pour suivre les progrès que vous avez définis au principe 2.2. Ou, en cas de modification des plans de mise en œuvre (uniquement pour le deuxième rapport et ceux qui suivent) : décrire les éventuels changements (modification des domaines d’impact prioritaires et des indicateurs, accélération/révision des objectifs, introduction de nouvelles étapes ou révisions des plans d’action) et expliquer en quoi ces modifications étaient nécessaires. |
Engagement envers la SBTi et envers la NZBA : Engagement de sortie des énergies fossiles : |
Engagement en matière de financement de la transition écologique et énergétique : Engagement en matière de financement des énergies renouvelables : Obligations vertes et sociales : Engagement à utiliser une électricité 100 % d’origine renouvelable : La Banque Postale utilise d’ores et déjà plus de 98,5 % d’électricité renouvelable. Afin d’atteindre son objectif de 100 %, chaque entité de la banque sera incitée à modifier son contrat d’énergie dès que possible. |
Principe 3 : | |||
Travailler de manière responsable avec nos clients et nos consommateurs pour encourager les pratiques durables et encourager des activités économiques qui créent une richesse partagée pour les générations actuelles et futures | |||
3.1 Engagement client Votre banque dispose-t-elle d’une politique ou d’un processus d’engagement client et consommateur(65) pour encourager les pratiques durables ? | |||
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Votre banque dispose-t-elle d’une politique pour les secteurs dans lesquels vous avez identifié les impacts négatifs (potentiels) les plus importants ? | |||
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Décrire comment votre banque a travaillé et/ou prévoit de travailler avec ses clients et ses consommateurs pour encourager les pratiques durables et permettre des activités économiques durables(66). Cela doit inclure des informations sur les politiques pertinentes, les actions planifiées/mises en œuvre pour accompagner les clients dans leur transition, les indicateurs sélectionnés relatifs à l’engagement client et, si possible, les impacts obtenus. Cette démarche doit se fonder sur l’analyse d’impact, la fixation d’objectifs et les plans d’action mis en place par la banque (voir principe 2) et s’y conformer. | |||
En 2022, La Banque Postale a créé un « conseil des clients ». Partenaire du comité exécutif, il a pour objectif de recueillir trois fois par an l’avis de client sur des projets ou des décisions stratégiques de la banque destinés à améliorer l’offre. Ce comité est composé de 10 membres incarnant ensemble la diversité des clients de La Banque Postale. Cette démarche permettra de renforcer une offre permettant à ses clients particuliers d’être acteurs de la transition. Ainsi, à titre d’exemple
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Pour accompagner ses clients personnes morales, a été créée le 1er janvier 2022 la nouvelle banque de financement et d’investissement (BFI), s’inscrit dans le cadre du plan stratégique à horizon 2030 et son ambition de faire de la BFI un moteur de croissance et de diversification de La Banque Postale et du grand pôle financier public. Cette BFI s’est positionnée nativement en BFI Citoyenne. En complément, a également été créé en janvier 2022 Le Hub Sustainable Banking, qui a pour vocation d’accompagner les clients dans la structuration ESG des opérations de financement, en lien avec tous les métiers et les secteurs de la BFI. Le Hub contribue à la création de l’offre RSE générique de la BFI (prêts verts, prêts sociaux) et assure également toute l’activité de conseil auprès du client afin de valoriser leur stratégie et leur trajectoire RSE dans les financements tels que les crédits à impact ou les émissions d’obligations vertes et sociales. Ces dispositifs viennent renforcer des offres déjà existantes au sein de la banque permettant aux entreprises et aux collectivités locales de s’engager dans la voie de la transition juste, telles que
En 2021, La Banque Postale a lancé le chantier de la création de son Indice d’Impact Global (IIG). Cet outil a vocation à mesurer l’impact environnemental, sociétal et territorial – tel que l’empreinte carbone d’un projet ou l’accompagnement des clients fragiles - en complément de la mesure du risque et du rendement financier. En 2022, des indicateurs relatifs aux trois domaines d’impact (environnement, société, territoire) ont été définis pour les métiers de Financement d’actifs et de projet (FAP), de financement de bien immobilier commercial (FIM) et pour le crédit immobilier aux particuliers. Un test opérationnel a été réalisé en 2022 dans deux maisons de l’habitat sur l’application de l’IIG au crédit immobilier retail, avec une vingtaine de conseillers formés et 369 dossiers de financement évalués entre septembre et fin novembre. L’IIG sera progressivement déployé sur l’ensemble des lignes métiers à partir de 2023. L’objectif est de transformer le bilan de La Banque Postale, et de quantifier son impact sur la société, tout en anticipant les exigences réglementaires existantes et futures. L’IIG, au travers de la collecte des données nécessaires à son fonctionnement, permettra de nourrir le dialogue entre la banque et ses clients. Enfin, les activités de la banque en matière de financement des personnes morales et des investissements sont encadrés par la Charte de financement responsable. Pour plus d’information, consultez•: Chapitre 2.1 La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission Chapitre 2.2.3 Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la Banque. Chapitre 2.3.2 Une offre de produits et services permettant à nos clients d’être acteurs de la transition juste Chapitre 2.3.5.3.5 Parlons citoyens : la consultation auprès des français pour imaginer La Banque Postale de demain Chapitre 2.3.7 L’innovation citoyenne au service de la transition juste Chapitre 2.3.9 Une offre au service du développement de l’économie responsable de tous les territoires Chapitre 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d’exclusion exigeantes | |||
3.2 Opportunités commerciales Décrire les opportunités commerciales stratégiques relatives à l’augmentation des impacts positifs et à la réduction des impacts négatifs identifiées par votre banque et/ou la manière dont vous avez travaillé sur ces opportunités au cours de la période considérée. Fournir des informations sur les produits et services existants, les produits durables développés en valeur (USD ou devise locale) et/ou en % de votre portefeuille, et les ODD ou domaines d’impact sur lesquels vous vous efforcez d’avoir un impact positif (p. ex. prêts hypothécaires verts – climat, obligations sociales – inclusion financière, etc.). | |||
L’ensemble des produits et services développés par la banque visant à nourrir la transition juste et à accompagner ses clients dans les transitions sont décrits dans le chapitre 2.3 Développer et promouvoir des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux | |||
Principe 4 : | |||
Consulter, engager et établir des partenariats, de manière proactive et responsable, avec les parties prenantes concernées pour atteindre les objectifs de la Société. | |||
4.1 Identification et consultation des parties prenantes Votre banque dispose-t-elle d’un processus permettant d’identifier et de consulter régulièrement, d’engager, de collaborer et d’établir des partenariats avec les parties prenantes ou groupes de parties prenantes(67) identifiés comme pertinents dans le cadre de l’analyse d’impact et du processus de fixation d’objectifs ? | |||
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Veuillez indiquer les parties prenantes ou groupes/types de parties prenantes que vous avez identifiés, consultés, engagés, avec lesquels vous avez collaboré ou établi un partenariat dans le but de mettre en œuvre les Principes et d’améliorer les impacts de votre banque. Cette description doit donner une vue d’ensemble sur la manière dont votre banque a identifié les parties prenantes pertinentes, les problématiques traitées/résultats obtenus et la manière dont ils ont alimenté le processus de planification des actions. | |||
La Banque Postale consulte et échange régulièrement ses parties prenantes, en premier lieu desquelles :
Pour plus d’information, consultez Chapitre 2.3.5.3.5 Parlons citoyens : la consultation auprès des Français pour imaginer La Banque Postale de demain Chapitre 2.4.2.2 Le club de l’initiative contre l’exclusion bancaire a fêté ses dix ans Chapitre 2.4.4.1 Le dialogue avec les parties prenantes | |||
Principe 5 : | |||
Mettre en œuvre notre engagement envers ces principes grâce à une gouvernance efficace et une culture de la banque responsable. | |||
5.1 Structure de gouvernance pour la mise en œuvre des Principes Votre banque a-t-elle mis en place un système de gouvernance qui intègre les PRB ? | |||
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Veuillez décrire les structures, politiques et procédures de gouvernance pertinentes que votre banque a mises en place/prévoit de mettre en place pour gérer les impacts positifs et négatifs significatifs (potentiels) et soutenir la mise en œuvre effective des Principes. Cela comprend des informations sur
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Les Principles for Responsible Banking (PRB) ne font pas l’objet d’une gouvernance dédié, mais sont pleinement intégrés dans la politique d’engagement citoyen développée par la banque. La définition des objectifs, la mise en œuvre de plan d’action et le suivi de la performance est assuré par la Direction de l’engagement citoyen, plus précisément par le pôle « pilotage des engagements citoyens ». À noter quer la directrice de l’engagement citoyen est membre du Comité Exécutif de la banque, ce qui favorise la diffusion au plus haut niveau de l’organisation de ces informations. La parfaite intégration des Principes dans le fonctionnement de la banque s’est traduite notamment par le fait que
Enfin, des critères ESG sont intégrés à plusieurs niveaux de la rémunération de tous les collaborateurs :
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5.2 Promouvoir une culture de la banque responsable Décrire les initiatives et les mesures mises en œuvre par votre banque pour favoriser une culture de la banque responsable parmi ses employés (p. ex. le renforcement des capacités, les e-learnings, les formations sur le développement durable pour les postes impliquant des interactions avec la clientèle, l’inclusion dans les structures de rémunération et la gestion des performances, et la communication sur le leadership, etc.). | |||
La culture de la banque responsable, interprétée en interne par la notion citoyenne, est portée par le président du Directoire de la banque et par la Direction de l’engagement citoyen (DEC), créée en mars 2021. Cette direction, qui lui est rattachée, siège au Comité Exécutif. La DEC est ainsi en interaction avec l’ensemble des métiers, des activités, et au service de ces métiers et de ces activités. Elle a été créée pour engager la transformation citoyenne dont sont responsables l’ensemble des métiers de la banque. Les sujets d’engagement citoyen font partie intégrante des sujets abordés au Comité Exécutif, au Comité des Risques Groupe comme au Comité de développement de la banque de détail, dont les membres ont été formés, à l’occasion d’un séminaire en octobre 2021, à tout un ensemble de sujets en lien avec la « transition juste ». En 2022, La Banque Postale a confirmé son ambition d’exemplarité, en adoptant le statut d’entreprise à mission, faisant ainsi de son socle citoyen le moteur de sa performance au service de la transition juste. La Raison d’Être de La Banque Postale a donc été intégrée à ses statuts : « Parce qu’elle est née avec une vocation citoyenne, La Banque Postale est convaincue qu’il n’y a pas de création de valeur durable sans partage, pas de dynamisme économique sans vitalité des territoires, pas de développement pérenne sans respect des limites planétaires. En proposant des services performants et accessibles, notre mission est de permettre à chacun de s’accomplir et de contribuer, par ses choix d’investissement et d’épargne, d’assurance et de consommation, à construire une société plus attentive à la planète et à ceux qui l’habitent. Banquier et assureur engagé, nous voulons œuvrer à cette transition juste, avec tous nos clients et tous nos collaborateurs. » La transformation de la Banque Postale en entreprise à mission s’inscrit dans la continuité de son plan stratégique 2030, « la transition juste en action » et de la création de sa Direction de l’engagement citoyen en 2021. Elle constitue un véritable outil de gouvernance pour La Banque Postale, au service de la transition juste. Les trois objectifs sociaux et environnementaux inscrits dans les statuts de la banque sont :
Afin de diffuser la culture d’engagement citoyenneté et toucher tous les collaborateurs, la banque s’appuie sur quatre leviers principaux :
Afin de répondre aux demandes d’engagement des collaborateurs, La Banque Postale a mis en place la plateforme «•Tous engagés•». Développée par Microdon, elle est entièrement dédiée à l’engagement Collaborateur et a été rendue accessible dès le premier trimestre 2022 à partir de l’intranet de la banque. Cette plateforme permet notamment aux collaborateurs de faire don de jours de congés à des collègues aidants ou à des associations via monétisation des jours. Elle permet également de faire un don sur salaire mensuel auprès d’association. Laplateforme «•Tous Engagés•» a vocation à devenir un point de connexion RSE entre les collaborateurs en octroyant un accès privilégié à différents dispositifs•: parcours de formation, participation au fonds carbone, fresque du climat, l’Envol, etc. Des parcours de formation y sont développés sous des formats immersifs d’une durée de vingt minutes environ, disponibles en ligne et accessibles à tous les collaborateurs. Pour plus d’information, consultez Chapitre 2.1 La Banque adopte la qualité d’entreprise à mission Chapitre 2.2.2.5 Réseau des ambassadeurs et animation de la filière Chapitre 2.2.4.1.1 Formation et notamment le paragraphe dédié à la transition juste. Chapitre 2.4.3.1 « Tous engagés », une plateforme dédiée à l’engagement des collaborateurs | |||
5.3 Politiques et processus de due diligence Votre banque a-t-elle mis en place des politiques relatives aux risques environnementaux et sociaux au sein de votre portefeuille(68) ? Veuillez préciser. Veuillez décrire les processus de due diligence mis en place par votre banque afin d’identifier et de gérer les risques environnementaux et sociaux associés à votre portefeuille. Ils peuvent inclure des aspects tels que l’identification des risques significatifs/pertinents, l’atténuation des risques environnementaux et sociaux et la définition de plans d’action, le suivi et le reporting des risques et tout mécanisme de réclamation existant, ainsi que les structures de gouvernance que vous avez mises en œuvre pour superviser ces risques. | |||
La Banque Postale a mis en place des process afin de s’assurer des impacts générés par ses offres de produits et de services :
En complément, la banque s’est dotée d’outils pour s’assurer de la bonne maîtrise de ses impacts :
Pour plus d’information, consultez Chapitre 2.2.3 Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la banque Chapitre 2.3.1.1 Prise en compte des critères ESG dans la conception des offres de produits et services Chapitre 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d’exclusion exigeantes | |||
Synthèse de l’autoévaluation : Le directeur général ou d’autres dirigeants supervisent-ils régulièrement la mise en œuvre des Principes au sein du système de gouvernance de la banque ? | |||
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Le système de gouvernance comprend-il des structures permettant de superviser la mise en œuvre des PRB (y c. l’analyse d’impact et la fixation d’objectifs, les actions visant à atteindre ces objectifs et les processus d’action corrective en cas de non-réalisation des objectifs/étapes ou de détection d’impacts négatifs inattendus) ? | |||
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Votre banque a-t-elle mis en place des mesures pour promouvoir une culture de développement durable parmi ses employés (telle que définie au principe 5.2) ? | |||
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Principe 6 : | |||
Examiner périodiquement notre mise en œuvre individuelle et collective de ces Principes. Être transparent et responsable sur nos impacts positifs et négatifs et sur notre contribution aux objectifs de la société. | |||
6.1 Assurance Ces publications relatives à vos engagements au regard des PRB ont-elles été vérifiées par un certificateur indépendant ? | |||
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Le cas échéant, veuillez inclure le lien ou la description du rapport d’assurance | |||
Conformément aux Principes, La Banque Postale dispose de quatre exercices pour faire auditer l’intégralité de son reporting PRB et son alignement sur les Principes. Toutefois, l’intégralité du chapitre 2 du présent document, dont sont issues la grande majorité des informations reportées dans ce reporting, fait l’objet d’un rapport de l’un des commissaires aux comptes, désigné organisme tiers indépendant. | |||
6.2 Reporting relatif à d’autres engagements Votre banque publie-t-elle des informations extra-financières sur l’un des engagements ou l’une des normes énumérés ci-dessous ?
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La Banque Postale communique des informations extra-financières accessibles publiquement :
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6.3 Perspectives Quelles seront les prochaines étapes mises en place par votre banque au cours des 12 prochains mois (notamment en ce qui concerne l’analyse d’impact(69) la fixation d’objectifs(70) et la structure de gouvernance pour la mise en œuvre des PRB) ? Veuillez fournir une brève description. | |||
Après trois premières années à mettre l’accent sur la mesure des impacts positifs et négatifs, et après des avancées significatives en matière de prise en compte du changement climatique (mesure des émissions, fixation d’objectifs alignés sur les recommandations scientifiques), l’année 2023 sera marquée par : la mise en œuvre opérationnelle des différents objectifs de décarbonation ; la mesure des impacts biodiversité et des dépendances aux éco-systèmes ; la fixation d’objectifs relatifs à l’inclusion financière, mais aussi la mesure de l’impact des actions déjà mises en œuvre par la banque. | |||
6.4 Défis La présente section concerne les défis auxquels votre banque peut être confrontée dans le cadre de la mise en œuvre des PRB. Vos retours seront utiles pour contextualiser les progrès collectifs des banques signataires des PRB. Quels sont les défis à relever en priorité lors de la mise en œuvre des PRB ? Veuillez choisir ce que vous considérez comme les trois principaux défis que votre banque a définis comme des priorités au cours des 12 derniers mois (question facultative). Si vous le souhaitez, vous pouvez développer les défis et la manière dont vous les abordez : | |||
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Le présent rapport a été établi, en application de l'article L. 225-68 du Code de commerce, par le Conseil de surveillance de La Banque Postale (la "Société") qui l'a approuvé au cours de sa séance du 27 février 2023.
La Banque Postale, société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance, a opté pour une structure de gouvernance duale, considérant que l’équilibre des pouvoirs y était mieux assuré au bénéfice de toutes les parties prenantes.
Le Directoire, instance collégiale, assure la gestion de la Société conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés par la loi et les statuts tandis que le Conseil de surveillance est notamment responsable du contrôle de cette gestion au sens de l’article L. 225-68, alinéa 1 du Code de commerce. Ce choix permet ainsi d’opérer une dissociation claire entre les pouvoirs de direction et de gestion assumés par le Directoire et les pouvoirs de décision et de surveillance exercés par le Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance de La Banque Postale compte un tiers de membres représentant les salariés élus dans les conditions de la loi n° 83-675 du 26 juillet 1983 relative à la démocratisation du secteur public et des dispositions des articles 7 à 9 de l’ordonnance n°2014-948 du 20 août 2014 (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de La Poste et à France Télécom).
Outre qu’elle favorise la diversité des points de vue au sein du Conseil, la présence de cinq représentants des salariés contribue à la qualité des échanges. Elle permet au Conseil de bénéficier d’un éclairage interne sur les réalités opérationnelles et sociales de l’entreprise et d’adopter une stratégie favorisant l’intérêt social à long terme.
Outre des représentants de son actionnaire direct, le Conseil de surveillance de La Banque Postale comprend également :
Afin de refléter les évolutions de la réglementation bancaire et de renforcer sa performance, le Conseil de surveillance de la Société a pris, le 23 février 2022, plusieurs décisions permettant de consolider sa gouvernance.
Cette évolution a été poursuivie à la faveur des décisions des assemblées générales extraordinaires du 23 février 2022 (adoption du statut d’entreprise à mission) et du 27 février 2023 (suppression du renouvellement en bloc des mandats).
- Raison d'être et qualité d'entreprise à mission
La Banque Postale s’est dotée d’une raison d’être en juin 2021 conformément à la faculté offerte par la loi n°2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises dite « loi Pacte ». Cette raison d’être irrigue l’ensemble des activités et métiers du Groupe et entre dans le champ d’application de l’article 1835 du Code civil selon lequel « les statuts peuvent préciser une raison d’être, constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité ».
EXTRAIT DES STATUTS DE LA SOCIETE - ARTICLE 1.2 "RAISON D'ÊTRE"
"Parce qu'elle est née avec une vocation citoyenne, La Banque Postale est convaincue qu'il n'y a pas de création de valeur durable sans partage, pas de dynamisme économique sans vitalité des territoires, pas de développement pérenne sans respect des limites planétaires.
En proposant des services performants et accessibles, notre mission est de permettre à chacun de s'accomplir et de contribuer, par ses choix d'investissement et d'épargne, d'assurance et de consommation, à construire une société plus attentive à la planète et à tous ceux qui l'habitent. Banquier et assureur engagé, nous voulons oeuvrer à cette transition juste, avec tous nos clients et tous nos collaborateurs."
Elle a également entériné sa qualité d’entreprise à mission à l’occasion de l’Assemblée générale extraordinaire du 23 février 2022 et désigné son comité de mission (cf. section 3.1.4 - Comité de mission). En cohérence avec son actionnaire de référence, La Poste, la Société a réaffirmé par cet engagement sa volonté d’œuvrer pour une transition juste en intégrant au cœur de sa gouvernance plusieurs objectifs en matière d’impact environnemental et social.
Lors de sa séance du 23 février 2022, le Conseil de surveillance a également souhaité faire évoluer le champ de compétences de deux de ses cinq comités spécialisés :
Il est à noter que, depuis cette date, chacun des cinq comités spécialisés du Conseil est présidé par un membre indépendant.
Avec le concours de ses membres indépendants, le Conseil de surveillance a procédé à la revue de son règlement intérieur et de ceux de ses cinq comités spécialisés afin d’en préciser les missions et tenir compte des nouvelles compétences de ces derniers.
Au cours de sa séance du 23 février 2022, le Conseil de surveillance a décidé, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, de créer une nouvelle fonction de membre référent. Ce dernier, désigné parmi les membres indépendants du Conseil, est appelé à jouer un rôle spécifique notamment en matière de prévention et de gestion des conflits d’intérêts et de liaison entre les membres du Conseil de surveillance et son Président.
Ses missions, dont il rend compte une fois par an au Conseil de surveillance, sont décrites dans le règlement intérieur du Conseil de surveillance.
EXTRAIT DU RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL DE SURVEILLANCE – ARTICLE 3.3 "LE MEMBRE DU CONSEIL REFERENT"
« [...] Les missions du membre référent sont les suivantes :
L’Assemblée générale extraordinaire de la Société a, lors de sa réunion du 27 février 2023, modifié l’article 19.2 des statuts qui prévoyait le renouvellement en bloc des membres du Conseil. Dorénavant, afin de favoriser l’échelonnement des mandats et en dehors d’une échéance de renouvellement de la totalité du Conseil, chaque nouveau membre sera nommé par l’assemblée générale ordinaire pour une durée de cinq (5) ans et n’exercera plus ses fonctions pour la seule durée restant à courir du mandat de son prédécesseur.
À l’issue de cette modification des statuts, la Société s’inscrit dans l’optique de respecter la recommandation 15.2 du Code Afep-Medef (dans sa version révisée au 20 décembre 2022) en mettant un terme au renouvellement en bloc des mandats et en favorisant un renouvellement échelonné des membres du Conseil.
Il est à noter que, durant la précédente mandature du Conseil (février 2018 - février 2023), seuls huit (dont quatre élus du personnel) sur les quinze membres du Conseil alors désignés siégeaient toujours en décembre 2022, ce qui illustre le renouvellement progressif de la composition du Conseil, au gré notamment du parcours professionnel de ses membres en activité.
La Banque Postale se réfère au Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées Afep-Medef (ci-après « Code Afep-Medef »), lequel peut être consulté sur les sites Internet de l’Afep (www.afep.com), du Medef (www.medef.com) et du Haut Comité du Gouvernement d’Entreprise (www.hcge.fr), en charge de sa bonne application par les sociétés adhérentes.
La Société estime que l’essentiel de ses pratiques se conforme aux recommandations du Code Afep-Medef. Toutefois, eu égard aux spécificités rappelées ci-avant (cf. section 3.1.1 - Gouvernance de La Banque Postale) et qui tiennent à sa structure de gouvernance, à son actionnariat et à l’application de dispositions spécifiques à son organisation, certaines recommandations ont été écartées en application du principe « appliquer ou expliquer » pour les motifs suivants :
RECOMMANDATION DU CODE AFEP-MEDEF | PRATIQUES DE LA SOCIÉTÉ, COMMENTAIRES | |
|---|---|---|
Recommandation 15.1 Durée des mandats « La durée des mandats des administrateurs, fixée par les statuts, ne doit pas excéder quatre ans de sorte que les actionnaires soient amenés à se prononcer avec une fréquence suffisante sur leur mandat. | Pratiques de la Société : La durée des mandats des membres du Conseil de surveillance est de cinq (5) ans. Commentaires : La durée de ces mandats s’explique notamment par une raison historique ; la législation imposant jusqu’en 2016 aux mandats des membres du Conseil de surveillance une durée de cinq ans. Il a été décidé de maintenir cette durée en raison notamment de l’effort important de formation des membres requis par la règlementation bancaire (dont la complexité est croissante) et le développement des activités du Groupe. En effet, bien que les membres du Conseil soient choisis en fonction de leurs compétences et expériences - éléments appréciés par la BCE lors de leur nomination -, un important programme de formation a été déployé pour leur permettre d’acquérir des compétences supplémentaires dans les domaines dans lesquels leur expertise est à renforcer ; or l’acquisition de cette expertise approfondie demande du temps. Une « mandature » de cinq ans permet ainsi de capitaliser et d’optimiser les effets des formations dispensées. Par ailleurs, l’objectif de cette durée de quatre (4) ans retenu par le Code Afep-Medef est de permettre aux actionnaires de se prononcer avec une fréquence suffisante sur les mandats des membres du Conseil, motivation qui n’est pas justifiée pour La Banque Postale au regard de la particularité de son actionnariat (actionnariat unique*). | |
Recommandation 17.1 Comité d’audit : nombre d’indépendants « La part des administrateurs indépendants dans le Comité d’audit doit être au moins de deux tiers. » | Pratiques de la Société : [Au 27 février 2023, le Comité des comptes, qui exerce les missions du comité d’audit prévues par le Code de commerce, est composé de trois membres indépendants, deux membres représentant les salariés, du représentant de l’Etat et d'un représentant de l’actionnaire unique de la Société. Trois membres du Comité des comptes sur cinqsont indépendants (60 %), les membres représentant les salariés n’étant pas comptabilisés au titre du calcul pour établir le taux d’indépendance.] Commentaires : Conformément aux statuts de la Société, l’Etat bénéficie sur sa simple demande d’un siège au sein du Comité des comptes de La Banque Postale. [Un autre membre non indépendant du Comité représente non seulement l’actionnaire unique mais dispose de compétences financières et comptables approfondies ainsi que d’une très bonne connaissance du Groupe La Banque Postale en raison de ses fonctions passées au sein de la Direction financière de la Société.] En 2022, un troisième membre est venu renforcer le nombre de membres indépendants en intégrant le comité. A ce jour, le Conseil de surveillance comprend quatre membres indépendants ayant l’expertise nécessaire à une participation au Comité des comptes. En raison de l’apport des deux membres non indépendants aux débats du Comité, il a été décidé de privilégier leur présence au détriment du pourcentage de membres indépendants. Par ailleurs, conformément à l’opinion du HCGE quant à l’esprit de cette recommandation, en cas de difficulté à atteindre la proportion requise d’indépendants, le Président du Comité est indépendant et restitue les travaux du Comité lors des séances du Conseil. | |
Recommandation 21 Déontologie des membres du Conseil Détention d’actions par les membres du Conseil « […] hors dispositions légales contraires, l’administrateur doit être actionnaire à titre personnel et, en application des dispositions des statuts ou du règlement intérieur, posséder un nombre minimum d’actions, significatif au regard des rémunérations qui lui sont allouées. À défaut de détenir ces actions lors de son entrée en fonction, il utilise ses rémunérations à leur acquisition. L’administrateur communique cette information à la Société qui la fait figurer dans son rapport annuel. » | Pratiques de la Société : Les membres du Conseil de surveillance ne sont pas tenus d’être actionnaires de la Société. Commentaires : Le capital de La Banque Postale est intégralement* détenu par sa société mère, La Poste. Les actions de la Société ne font l’objet d’aucune offre au public et ne sont pas admises aux négociations sur un marché réglementé. | |
Recommandation 24 Détention d’actions des dirigeants mandataires sociaux « Le Conseil d’administration fixe une quantité minimum d’actions que les dirigeants mandataires sociaux doivent conserver au nominatif, jusqu’à la fin de leurs fonctions. Cette décision est réexaminée au moins à chaque renouvellement de leur mandat. » | Pratiques de la Société : Les membres du Directoire ne détiennent pas d’actions de la Société. Commentaires : Le capital de La Banque Postale est intégralement* détenu par sa société mère, La Poste. Les actions de la Société ne font l’objet d’aucune offre au public et ne sont pas admises aux négociations sur un marché réglementé. | |
* À l’exception d’une action qui est détenue par le Président du conseil. | ||
La Banque Postale, société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance détenue à 100 % par La Poste, a commencé son activité le 1er janvier 2006 après avoir reçu son agrément de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (« ACPR ») en tant qu’établissement de crédit le 2 décembre 2005.
En cette qualité, la Société est notamment soumise aux dispositions (i) du Code de commerce, (ii) du Code monétaire et financier, (iii) de l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d’investissement soumises au contrôle de l’ACPR, et, plus généralement (iv) des textes réglementaires applicables aux établissements de crédit, ainsi que (v) de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de La Poste et à France Télécom).
Conformément à l’article 19.1 des statuts, le Conseil de surveillance est composé de « trois membres au moins et de dix-huit membres au plus », en ce compris un tiers de membres représentant les salariés et le cas échéant un représentant désigné par l’Etat conformément aux dispositions législatives et règlementaires en vigueur, ainsi qu’un membre du Conseil d’administration de La Poste nommé sur proposition de la CDC par l’Assemblée générale.
À la date de publication du présent rapport, le Conseil de surveillance de la Société est composé de quinze (15) membres, à savoir :
Le Conseil est présidé par Philippe Wahl, Président- Directeur Général de La Poste.
Pour l’assister dans ses travaux et préparer certaines de ses délibérations, le Conseil de surveillance de La Banque Postale s’est entouré de cinq comités spécialisés : le Comité des comptes, le Comité des risques, le Comité des nominations et de la gouvernance, le Comité des rémunérations et le Comité stratégique et de la RSE.
Toute délibération du Conseil entrant dans le champ de compétences de l’un de ces comités est adoptée après instruction dudit comité, lequel informe le Conseil, par la voix de son Président, de ses recommandations, préconisations ou avis.
Depuis le 23 février 2022, tous les comités du Conseil de surveillance sont présidés par un membre indépendant.
Le rôle, les missions et les règles de fonctionnement du Conseil de surveillance ainsi que ceux de ses comités spécialisés, tels qu'issus de leurs règlements intérieurs respectifs, sont présentés à la section 3.1.2.1.2 du présent chapitre.
Les principaux changements intervenus au cours de l’exercice 2022 sont les suivants :
Au cours de la vie sociale et sous réserve des cas de cooptation, les membres du Conseil de surveillance (hors représentants des salariés) sont nommés dans leurs fonctions par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires.
Parmi les huit membres du Conseil nommés par l’Assemblée générale, autres que l’État et le membre nommé sur proposition de la CDC conformément aux dispositions statutaires, quatre exercent des fonctions de direction au sein du groupe La Poste, et quatre sont indépendants. L’actionnaire unique de la Société n’est donc représenté au sein du Conseil que par quatre membres sur quinze, nombre qui a diminué en 2021, un cinquième représentant de La Poste ayant été remplacé par un membre indépendant supplémentaire.
Il est précisé que les quatre membres du Conseil de surveillance nommés sur proposition de La Poste le sont en raison des fonctions qu’ils exercent au sein du Groupe.
S’agissant des membres indépendants, ils sont présentés par le Comité des nominations et de la gouvernance au Conseil de surveillance préalablement au vote de l’Assemblée générale des actionnaires (ou du Conseil en cas de cooptation), en application de la politique décrite à la section C ci-après.
Pour ce qui est des cinq membres représentant les salariés de La Banque Postale, ils sont désignés en application des articles 7 à 9 de l’ordonnance n°2014-948 du 20 août 2014 (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l'organisation du service public de La Poste et à France Télécom). Ces derniers ont été élus le 6 février 2023 parmi les six listes présentées par les organisations syndicales.
Conformément à l’article 21 des statuts (tel que modifié par l’Assemblée générale mixte du 27 février 2023), la durée des fonctions des membres du Conseil de surveillance est de cinq ans. Leurs fonctions prennent fin à l’issue de la réunion de l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires ayant statué sur les comptes de l’exercice écoulé et tenue dans l’année au cours de laquelle expire leur mandat.
Lors de sa séance du 23 février 2022, le Conseil de surveillance a formalisé une politique de nomination et d’évaluation des organes de direction. Cette politique encadre (i) le processus suivant lequel les membres du Conseil de surveillance et du Directoire sont nommés, (ii) le processus d’évaluation périodique des organes de direction ainsi que (iii) la mise en œuvre d’un plan de formation de ses membres.
Conformément à sa politique de nomination et d’évaluation, le Conseil s’attache à promouvoir une composition équilibrée de ses membres, en son sein et au sein des comités, tant en termes de représentation des femmes et des hommes que de diversité des connaissances, des compétences et des expériences dont ces derniers doivent collectivement disposer.
Cette politique, qui tient compte des spécificités de la gouvernance de La Banque Postale, met en relief les compétences que doit réunir le Conseil de surveillance, l’adéquation du profil de ses membres s’appréciant au regard de la représentation collective et équilibrée desdites compétences, comme l’illustre la cartographie ci-après (E).
Au 27 février 2023, avec quatre femmes au sein de son Conseil de surveillance sur un total de dix membres, La Banque Postale atteint une proportion de 40 %, étant précisé que les cinq membres représentant les salariés ne sont pas comptabilisés au titre du calcul du taux de mixité conformément à l’article L. 225-79, alinéa 3 du Code de commerce.
En ce sens, La Banque Postale respecte la proportion minimum de 40 % de membres de chaque sexe au sein de son Conseil de surveillance et se conforme aux dispositions de l’article L. 225-69-1 du Code de commerce.
Tous les membres du Conseil sont de nationalité française, dont un membre ayant une double nationalité.
S’agissant de la mise en œuvre et du suivi de la politique de nomination et d’évaluation, le Conseil de surveillance (sur la base des travaux de son Comité des nominations et de la gouvernance) s’interroge régulièrement sur l’équilibre souhaitable de sa composition et de celle de ses comités. À cette fin, il évalue périodiquement, et au moins une fois par an, la structure, la taille, la composition et l’efficacité du Conseil au regard des missions qui lui sont assignées et soumet au conseil toutes recommandations utiles.
Au 27 février 2023, l’âge moyen des membres du conseil s’établit à 55 ans (de 37 à 66 ans) et aucun membre du conseil de La Banque Postale n’a dépassé l’âge de 70 ans (cf. section 3.1.2.1.1 A - Tableau de synthèse du conseil de surveillance).
Le Conseil de surveillance veille à ce que ses membres disposent collectivement des connaissances, compétences et de l’expérience nécessaires en matière de marchés bancaires et financiers, d’exigences légales et réglementaires applicables à la Société, son système de gouvernance, comprenant le contrôle interne, la planification stratégique et sa mise en œuvre, la gestion des risques, l’information comptable et financière, auxquels s’ajoutent les marchés de l’assurance et les exigences législatives et réglementaires applicables aux entreprises de ce secteur.
Conformément aux exigences règlementaires, le Conseil s’assure également que ses membres maitrisent en particulier les sujets en lien avec la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT), le suivi des risques climatiques et, plus généralement, les thématiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Les membres nommés dans les comités spécialisés du Conseil doivent également disposer des compétences et expériences adéquates pour assurer leurs missions au sein desdits comités.
Pour s’assurer de la variété et de la complémentarité de leurs profils et expériences au regard notamment des principaux attendus réglementaires, la Société a élaboré une cartographie des compétences collectives des membres du Conseil. Cette cartographie résume, ci-dessous, leurs principaux domaines de compétences et d’expériences.
La liste des mandats et fonctions exercés par les membres du Conseil de surveillance de la Société au cours de l’exercice 2022 est établie conformément à l’article L. 225-37-4 du Code de commerce.
Nota bene : sont identifiés par un astérisque (*) les mandats et fonctions exercés dans des sociétés dont les titres de capital sont admis aux négociations sur un marché réglementé.
Philippe WAHL, né en 1956 | |
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Président du Conseil de surveillance Première nomination : 15 octobre 2013 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comité du Conseil : Membre du Comité des nominations et de la gouvernance Adresse professionnelle : La Poste – 9, rue du Colonel Pierre Avia – 75015 Paris | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP Paris – DEA d’économie monétaire et financière – Ancien élève de l’ENA
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Yves BRASSART, né en 1960 | |
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Vice-Président du Conseil de surveillance Première nomination : 24 avril 2014 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des comptes, du Comité stratégique et de la RSE et du Comité des rémunérations Adresse professionnelle : La Poste – 9, rue Colonel Pierre Avia – 75015 Paris | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP Paris, de l’ENSPTT et de l’EDHEC – DECS
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Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
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Anik CHAUMARTIN, née en 1961 | |
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Membre du Conseil de surveillance Première nomination : 29 juillet 2021 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Présidente du Comité des comptes, membre du Comité des risques et du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : - | Biographie Formation : ESCP Europe et Diplôme d’Expert-Comptable – Commissaire aux Comptes
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État Français – May GICQUEL, née en 1985 | |
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Représentante de l’État français, membre du Conseil de surveillance Première nomination : par arrêté du 13 décembre 2022 publié au Journal Officiel du 16 décembre 2022 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des comptes, du Comité des nominations et de la gouvernance, du Comité des rémunérations et du Comité stratégique et RSE Adresse professionnelle : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance – Agence des participations de l’État – 139, rue de Bercy – télédoc 228 75572 Paris Cedex 12 | Biographie Formation : École polytechnique, École Nationale des Ponts et Chaussées.
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Sandrine FAGOT-REVURAT, née en 1972 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : 1er octobre 2018 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des risques et du Comité des nominations et de la gouvernance Adresse professionnelle : La Banque Postale BP 1839 – 40, place Jean Moulin – 03000 Moulins | Biographie Formation : Licence AES (Administration Économique et Sociale, mention Gestion Territoriale) – Spécialisation Ressources Humaines Centre de formation IFOCOP
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Thierry FRESLON, né en 1968 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comité du Conseil : Membre du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : 75757 Paris Cedex 15 | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP Paris, Diplômé du CFPB‑HEC – CESB et CESA – Certificat d’administrateur d’une Société d’Assurance ou mutuelle
Mise à disposition pour la gestion d’un organisme paritaire (Logement) |
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Babacar KOBAR, né en 1970 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des comptes et du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : La Banque Postale - 115 rue de Sèvres 75275 Paris Cedex 06 | Biographie Formation : Diplômé d’une Licence de Mathématiques (Université Paris 13), d’une Maîtrise et d’un DESS de Mathématiques Appliquées (Université Paris 6 Jussieu) et d’un Master II de Finance de Marchés et Gestion de Capitaux (Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris).
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La Poste – Nicolas ROUTIER, né en 1963 | |
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Représentant permanent de La Poste, Membre du Conseil de surveillance depuis le 16 juin 2020 Première nomination : 30 juillet 2015 1er septembre 2015) Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comité du Conseil : Adresse professionnelle : La Poste – 75015 Paris | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP Paris et de l’ENSPTT – Licencié en économie
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Michel MADELAIN, né en 1956 | |
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Membre indépendant du Conseil de surveillance Première nomination : 11 avril 2018 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Président du Comité stratégique et de la RSE, membre du Comité comptes, du Comité des risques, du Comité des nominations et de la gouvernance et du Comité des rémunérations Adresse professionnelle : - | Biographie Formation :Master of Management (Northwestern University Graduate School of Management) – École supérieure de commerce de Rouen – Diplôme d’expert-comptable
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Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
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Steeve MAIGNE, né en 1969 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : 27 février 2008 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des comptes et du Comité des risques Adresse professionnelle : La Banque Postale – | Biographie Formation : Formation commerciale et financière
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Sophie RENAUDIE, née en 1968 | |
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Membre du Conseil de surveillance Première nomination : 11 avril 2018 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comité du Conseil : Membre du Comité des risques Adresse professionnelle : La Poste – 75015 Paris | Biographie Formation : DEA Modélisation et analyse quantitative
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Emmanuel RONDEAU, né en 1962 | |
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Membre indépendant et membre référent du Conseil de surveillance Première nomination : 27 février 2018 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Président du Comité des risques, membre du Comité des nominations et de la gouvernance, du Comité des comptes, du Comité des rémunérations et du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : - | Biographie Formation : Certificat d’Administrateur de Société Sciences Po-IFA. NEOMA Business School
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Antoine SAINTOYANT, né en 1977 | |
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Membre du Conseil de surveillance Première nomination : 24 février 2021 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Membre du Comité des risques et du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : Caisse des dépôts et consignations – 56, rue de Lille | Biographie Formation : ENA, IEP de Paris (Section Service Public), Université de Bonn (Allemagne) – Certificat d’études internationales (droit et économie)
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Nefissa SATOR, née en 1976 | |
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Membre indépendante du Conseil de surveillance Première nomination : 26 février 2020 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comités du Conseil : Présidente du Comité des nominations et de la gouvernance et du Comité des rémunérations, membre du Comité stratégique et de la RSE et du Comité des risques Adresse professionnelle : SCOR [10 Lime Street] – London EC3M 7AA (UK) | Biographie Formation : Membre de l’American Academy of Actuaries (depuis 2015), Actuaire Expert ERM/Chartered Enterprise Risk Analyst (depuis 2012), Actuaire qualifiée et certifiée membre de l’Institut des Actuaires (depuis 2000), Certificat de statistiques (Institut de Statistiques de l’Université de Paris), Maîtrise de mathématiques pures et fondamentales (Université Pierre et Marie Curie – Paris VI)
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Franck SORIN, né en 1974 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : 27 février 2023 Échéance du mandat : AGO 2028 Comité du Conseil : Membre du Comité des rémunérations Adresse professionnelle : 9 rue du Colonel Pierre Avia 75757 Paris Cedex 15 | Biographie Formation : Diplômé d’un DEUG A Mathématiques, Physiques et d’un DUT Génie informatique (Université de Nantes), formation de Conseiller Financier (DNF La Poste Greta), BP Banque (CFPB Paris). Banque Populaire
La Poste
La Banque Postale
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Au cours de l'exercice 2022
État Français – Stéphanie PETARD, née en 1979 | |
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Représentante de l’État français, membre du Conseil de surveillance Première nomination : par arrêté du 27 juillet 2021 publié au Journal Officiel du 31 juillet 2021 Fin du mandat : 12 décembre 2022 Comités du Conseil : Membre du Comité des comptes, du Comité des risques, du Comité stratégique et de la RSE, du Comité des nominations et de la gouvernance, du Comité des rémunérations Adresse professionnelle : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance – Agence des participations de l’État – 139, rue de Bercy – télédoc 228 75572 Paris Cedex 12 | Biographie Formation : Expert-Comptable, DESS Gestion des Risques à l’Institut de Gestion de Rennes
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Jean-Pierre HAKIZIMANA, né en 1959 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : Échéance du mandat : 26 février 2023 Comité du Conseil : Membre du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : | Biographie Formation : Diplômé de l’ENSPTT – MBA Management des Entreprises de réseau – DESS Marketing et Gestion, ISGE-Intec de Lyon – DA Ingénieur Télécoms CESPTOM Toulouse Certificat d'administrateur d'une Société d'Assurance ou Mutuelle
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Thierry VIAROUGE, né en 1965 | |
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Membre du Conseil de surveillance représentant les salariés Première nomination : 27 février 2018 Échéance du mandat : 26 février 2023 Comité du Conseil : Membre du Comité stratégique et de la RSE Adresse professionnelle : La Banque Postale – | Biographie Formation : Management des activités bancaires, HEC-CESA – DESS Banques et Finances, Paris V – DES de l’Institut Technique de Banque Certificat d'administrateur d'une Société d'Assurance ou Mutuelle
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Par arrêté ministériel du 24 octobre 2022, Alain Pithon a été nommé Commissaire du Gouvernement auprès de La Banque Postale en remplacement de Yves Ulmann.
Alain PITHON, né en 1965 | |
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Commissaire du Gouvernement Nomination : par arrêté du 24 octobre 2022 publié au Journal Officiel du 1er novembre 2022 Adresse professionnelle : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, 139, rue de Bercy – | Biographie Formation : Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence - Ancien élève de l'ENA (promotion Valmy)
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Yves ULMANN, né en 1959 | |
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Commissaire du Gouvernement Nomination : par arrêté du 2 février 2018 publié au Journal Officiel du 8 février 2018 Fin de mandat : Adresse professionnelle : Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP Paris – Ancien élève de l’ENA – Maîtrise en droit public
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A. Dispositions légales, statutaires et du règlement intérieur du Conseil de surveillance
Les missions du Conseil de surveillance sont définies par la loi et les statuts.
Pour compléter les dispositions légales et statutaires, le règlement intérieur précise les modalités de fonctionnement du Conseil de surveillance ainsi que les conditions de préparation et d’organisation de ses travaux. Il est régulièrement mis à jour pour tenir compte des évolutions législatives et réglementaires, recommandations et bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise. Le règlement intérieur du Conseil de surveillance est disponible en intégralité sur le site Internet de la Société (www.labanquepostale.com).
Conformément à son règlement intérieur (article premier), le Conseil de surveillance, assisté de ses comités spécialisés, intervient notamment sur les sujets suivants :
a) Orientations et opérations stratégiques
Le Conseil de surveillance exerce le contrôle de la gestion par le Directoire. Il supervise la stratégie mise en oeuvre et s’attache à promouvoir la création de valeur à long terme en considérant notamment les enjeux sociaux et environnementaux des activités de la Société.
Conformément à l’article 14 des statuts de la Société, un certain nombre d’opérations et décisions sont soumises à l’autorisation préalable du Conseil de surveillance :
b) Gouvernance
c) Comptes et communication
d) Contrôle interne et gestion des risques
e) Rémunérations
f) Plan préventif de rétablissement
Le Conseil de surveillance a également adopté des règlements intérieurs déterminant le fonctionnement et les missions de ses différents comités spécialisés.
B. Charte des membres du Conseil de surveillance
Le Conseil de surveillance de La Banque Postale a adopté, le 25 janvier 2006, une charte des membres du Conseil (actualisée et complétée le 23 février 2022) visant à préciser leurs droits et obligations.
Lors de son entrée en fonction, tout membre du Conseil de surveillance doit adhérer à ladite charte et s’engager à en respecter les termes (tels que partiellement repris ci-dessous) durant son mandat.
EXTRAITS DE LA CHARTE DES MEMBRES DU CONSEIL DE SURVEILLANCE
Article 3. Exercice des fonctions – Principes directeurs
« Chaque membre du Conseil exerce ses fonctions avec indépendance, loyauté et professionnalisme, et s’engage à prendre les dispositions nécessaires lorsqu’il estime de bonne foi ne plus être en mesure d’assumer pleinement son mandat. »
Article 4.1 Implication personnelle
« Chaque membre du Conseil s'engage à respecter les règles en vigueur relatives aux limites de cumul des mandats, à consacrer à son mandat tout le temps et toute l'attention nécessaires à l’exercice de ses fonctions et responsabilités, et notamment à l’étude des dossiers soumis au conseil et aux questions qui lui sont plus particulièrement confiées, ainsi qu’aux travaux du ou des comités dont il est membre. Il s'engage, sauf empêchement, à participer à toutes les réunions du conseil de surveillance avec assiduité et diligence. »
Article 5. Devoir d’expression
« Chaque membre du Conseil a le devoir d'exprimer les interrogations et les opinions résultant de l'exercice de son mandat. Il suit et examine de manière critique et constructive la stratégie de la Société et les décisions du directoire. Il contribue de manière constructive aux discussions et émet un vote éclairé au sujet des délibérations proposées. Il participe aux discussions ouvertes lors des réunions du Conseil et de ses comités, au cours desquelles les différences d’opinion sont discutées de manière constructive. En cas de désaccord, il veille à ce que ses positions ou propositions soient explicitement consignées aux procès-verbaux des délibérations. »
Article 6.1 Indépendance
« Chaque membre du Conseil s'engage, en toute circonstance, à maintenir son indépendance d'analyse, de jugement, de décision et d'action et à rejeter toute pression, directe ou indirecte, pouvant s'exercer sur lui. Cette capacité à rejeter les pressions potentielles s’exerce aussi au sein-même du Conseil, l’indépendance d’esprit s’analysant également au regard de la capacité à ne pas céder à la pensée de groupe. Chaque membre du Conseil fait ainsi preuve d’une honnêteté, d’une intégrité et d’une indépendance d’esprit qui lui permettent d’évaluer et de remettre en question, si nécessaire, les décisions du directoire et d’assurer la supervision et le suivi effectifs des décisions prises. »
La charte des membres du Conseil peut être consultée sur le site Internet de la Société (www.labanquepostale.com).
C. Honorabilité des membres du Conseil et conflits d’intérêts
Lors de la nomination ou de la cooptation d’un membre du Conseil, le Comité des nominations et de la gouvernance examine le profil du candidat (compétences et expériences) ainsi que sa situation au regard des règles de cumul des mandats et d’éventuels conflits d’intérêts. Il veille à ce que le candidat dispose de l’expérience, de l’honorabilité et de la disponibilité suffisantes pour exercer son mandat. Si l’intéressé est nommé par le Conseil de surveillance, sur recommandation favorable du Comité des nominations et de gouvernance, un dossier « Fit&Proper » est soumis à l’examen de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).
À la connaissance de La Banque Postale, aucun membre du Conseil de surveillance n’a fait l’objet, au cours des cinq dernières années au moins, d’une condamnation pour fraude, d’une faillite, mise sous séquestre, liquidation ou placement d’entreprises sous administration judiciaire, d’une mise en cause et/ou sanction publique officielle prononcée par des autorités statutaires ou réglementaires ou n’a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance d’un émetteur ou d’intervenir dans la gestion ou dans la conduite des affaires d’un émetteur.
Il est par ailleurs précisé qu’il n’existe pas de contrat de service liant directement les membres du Conseil de surveillance à La Banque Postale ou à l’une quelconque de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages particuliers et qui serait de nature à remettre en cause leur indépendance ou à interférer dans leurs décisions.
Lors de la nomination ou cooptation d’un nouveau membre du Conseil, la situation des candidats pressentis au regard d’éventuels conflits d’intérêts est examinée avec attention conformément à la politique de nomination et d’évaluation des membres des organes de direction. À cet effet, le concours du Comité des nominations et de la gouvernance est sollicité afin de réunir, le cas échéant, tout élément probant sur ladite situation.
Lors de plusieurs de ses séances, le Conseil de surveillance a considéré que ses conditions actuelles de fonctionnement lui permettaient, ainsi qu’à ses comités, d’accomplir ses missions avec l’efficacité, l’objectivité et l’indépendance nécessaires, en particulier s’agissant de la prévention d’éventuels conflits d’intérêts.
Le Conseil de surveillance a, lors de sa séance du 23 février 2022, désigné un membre du Conseil référent chargé notamment de prévenir et, le cas échéant, traiter toute situation de conflit d’intérêts potentiel dans laquelle un de ses membres pourrait se trouver, en particulier dans le cadre des relations existantes entre la Société et La Poste, son actionnaire exclusif. Un échange formel relatif auxdites relations a été animé par le membre du Conseil référent lors de la séance du 14 décembre 2022.
En complément de la procédure de prévention et de gestion des conflits d’intérêts approuvée par le Conseil lors de sa séance du 27 avril 2022, la charte des membres du Conseil de surveillance prévoit également un ensemble de règles spécifiques en la matière :
EXTRAIT DE LA CHARTE DES MEMBRES DU CONSEIL DE SURVEILLANCE
Article 7. Conflits d’intérêt éventuels
« Sans préjudice de l’application des dispositions du Code de commerce relatives au contrôle des conventions réglementées, chaque membre du Conseil informe le conseil de surveillance et son président, dès qu'il en prend connaissance, de toute situation le concernant susceptible de créer un conflit d'intérêts, même potentiel ou temporaire, avec les intérêts de La Banque Postale ou de ses éventuelles filiales.
Par « conflits d’intérêts » sont visés les situations dans lesquelles les intérêts de la Société, appréciés au regard des activités variées qu’elle conduit, et ceux d’un membre du Conseil sont susceptibles d’être en concurrence, que ce soit directement ou indirectement ou celles dans lesquelles l’indépendance d’un membre du conseil est susceptible d’être remise en cause.
Dans de tels cas, le membre du Conseil de surveillance devra :
De façon générale, chaque membre du Conseil s'engage à éviter tout conflit pouvant exister entre ses intérêts matériels ou moraux et ceux de La Banque Postale ou de ses éventuelles filiales.
Il s’engage à éviter, dans la mesure du possible, de conduire des activités ou de conclure des transactions qui pourraient être source de conflits d’intérêts ou donneraient l’apparence d’un conflit d’intérêts pour les tiers. Si de telles transactions étaient toutefois conclues, elles devront l’être à des conditions de marché et notifiées immédiatement au Secrétaire du Conseil.
Il s’engage à prendre connaissance de la réglementation et de la politique de la Société en matière de prévention et de gestion des conflits d’intérêts, et à les respecter.
Pour toute question d’ordre déontologique, chaque membre du Conseil peut consulter le déontologue de la Société. Il respecte le dispositif concernant les transactions applicable aux personnes hypersensibles. »
À la connaissance de la Société, il n’existe pas de conflit d’intérêts entre les devoirs des membres du Conseil à l’égard de La Banque Postale et leurs intérêts privés. Ces situations ne sont donc pas de nature à affecter l’indépendance de jugement, de décision et d’action des membres du Conseil concernés.
Disponibilité, implication et assiduité
Chaque membre doit consacrer un temps suffisant à l’exercice de son mandat et participer avec assiduité aux réunions du Conseil et du ou des comités dont il est membre. Ce principe est rappelé à l’article 4 « Implication personnelle » de la charte des membres du Conseil. Pour ce faire, il s’assure que le nombre et la charge de ses mandats lui laissent une disponibilité suffisante, en particulier s’il exerce par ailleurs des fonctions exécutives.
Le Comité des nominations et de la gouvernance apprécie notamment la disponibilité des candidats au mandat de membre du Conseil et veille à l’assiduité des membres aux réunions des instances dont ils sont membres. À ce titre, les membres du Conseil sont invités à informer le Président du Conseil avant d’accepter tout nouveau mandat.
Membres du conseil | Assiduité au Conseil | Assiduité au Comité des comptes | Assiduité au Comité des risques | Assiduité au Comité des nominations et de la gouvernance | Assiduité au Comité des rémunérations | Assiduité au Comité stratégique |
|---|---|---|---|---|---|---|
Philippe Wahl, Président du Conseil | 100 % | N/A | N/A | 100 % | 100 % | N/A |
Yves Brassart, Vice-Président du Conseil | 100 % | 100 % | 100 % | N/A | 100 % | 80 % |
Anik Chaumartin | 100 % | 100 % | 100 % | N/A | N/A | 100 % |
Sandrine Fagot-Revurat | 100 % | N/A | N/A | 88 % | 100 % | N/A |
Thierry Freslon | 86 % | 100 % | 83 % | N/A | N/A | N/A |
May Gicquel (à compter du 13/12/2022) | 100 % | (1) | N/A | 100 % | (1) | (1) |
Jean-Pierre Hakizimana | 86 % | N/A | N/A | N/A | N/A | 80 % |
Michel Madelain | 86 % | 100 % | 92 % | 100 % | 100 % | 80 % |
Steeve Maigne | 86 % | 100 % | 100 % | N/A | N/A | N/A |
Stéphanie Pétard (jusqu’au 12/12/2022) | 67 % | 71 % | 75 % | 43 % | 80 % | 80 % |
Sophie Renaudie | 100 % | 86 % | 92 % | N/A | N/A | 100 % |
Emmanuel Rondeau, Membre référent | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % | 80 % |
Nicolas Routier | 100 % | N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
Antoine Saintoyant | 86 % | N/A | 92 % | N/A | N/A | 100 % |
Nefissa Sator | 100 % | N/A | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % |
Thierry Viarouge | 100 % | N/A | N/A | N/A | N/A | 100 % |
Les membres figurant en italique ont quitté le conseil de surveillance au cours de l’exercice 2022. (1) Absence d’instance tenue depuis sa nomination. N/A : non membre de l’instance concernée. | ||||||
D. Indépendance des membres du Conseil
Dès la création de La Banque Postale, son Conseil de surveillance s’est référé, pour apprécier le caractère indépendant ou non de ses membres, à la définition générale et aux critères retenus par le Code Afep-Medef. Un membre du Conseil de surveillance est considéré comme indépendant dès lors qu’il n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la Société, son Groupe ou sa Direction, qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement.
En considération de ces critères, la qualification de membre indépendant est débattue chaque année par le Comité des nominations et de la gouvernance, qui présente ses conclusions au Conseil de surveillance. Cette qualification est également débattue à l’occasion de la nomination d’un nouveau membre indépendant du Conseil.
Lors de sa séance du 6 février 2023, le Comité a examiné l’indépendance des membres du Conseil au regard des recommandations du Code Afep-Medef et a confirmé la qualification d’indépendant de quatre membres : Anik Chaumartin, Michel Madelain, Emmanuel Rondeau et Nefissa Sator.
Au 27 février 2023, avec quatre membres au sein de son Conseil de surveillance sur un total de dix membres, La Banque Postale atteint une proportion de 40 % d’indépendance, étant précisé que les cinq membres représentant les salariés ne sont pas comptabilisés au titre du calcul du taux d’indépendance conformément à l’article 9.3 du Code Afep-Medef.
Le tableau ci‑après présente la situation de chaque membre du Conseil de surveillance, autre que les représentants des salariés, au regard des critères d’indépendance énoncés dans le Code Afep-Medef.
E. Information et formation des membres du Conseil
Dès leur entrée en fonction, les membres du Conseil de surveillance disposent d’un accès à une plateforme sécurisée dédiée, qui comprend (outre les documents se rapportant aux séances du conseil et de ses comités spécialisés) une bibliothèque documentaire, avec notamment les statuts de La Banque Postale, les règlements intérieurs du Conseil et de ses comités, la charte du membre du Conseil de surveillance, les documents d’enregistrement universels mais aussi des études et glossaires, des documents de référence et de formation.
Si le Conseil de surveillance veille à assurer une bonne représentativité des expertises requises, de manière collective, en son sein (cf. section 3.1.2.1.1 E « Compétences des membres du Conseil »), il porte également une attention particulière au développement des compétences de ses membres.
En application de la politique de nomination et d’évaluation des membres des organes de direction (décrite à la section 3.1.2.1.1 C), un plan de formation annuel a été mis en place pour la première fois en 2022 afin de permettre d’établir que les membres du Conseil de surveillance disposent collectivement des connaissances, des compétences et de l'expérience nécessaires à la compréhension de l'ensemble des activités de La Banque Postale, y compris les principaux risques auxquels elle est exposée, et ainsi notamment de mieux leur permettre de comprendre et challenger les orientations et décisions stratégiques de la Société.
Pour ce faire, une attention particulière a été portée au parcours professionnel et aux compétences acquises par chacun des membres du Conseil. Les priorités de développement se traduisent par la mise en œuvre d’actions permettant d’éclairer les membres du Conseil sur les thématiques retenues et de mettre ces éléments en perspective du contexte de la Société.
Au titre de l’exercice 2022, cinq sessions de formation ont été organisées, dispensées par des intervenants internes et, le cas échéant, externes, et ont porté sur les thèmes suivants :
A l’issue de chaque session de formation, les membres du Conseil répondent à un questionnaire de validation des connaissances. Le taux de participation aux actions de formation de l’année 2022 s’est élevé à 78 % et une captation vidéo de chaque séance a permis aux membres du Conseil n’ayant pu en bénéficier d’en prendre connaissance ultérieurement et aux participants de l’examiner à nouveau.
La Banque Postale prend en charge les frais de formation externe (à titre d’exemple, la formation « Être administrateur dans le secteur bancaire » de l’Institut Français des Administrateurs) ou lorsqu’un membre du Conseil souhaite suivre une formation d’approfondissement (par exemple, le certificat « Administrateur d’une entreprise d’assurance ou à forme mutuelle » de l’Institut du Risk Management).
En toute hypothèse, les membres du Conseil de surveillance veillent à entretenir leur expertise et à mettre à jour leurs connaissances grâce aux supports mis à leur disposition sur la plateforme sécurisée du conseil, à l’occasion de réunions ou indépendamment, et à travers des actions de formation ou d’information (e-learning, MOOC, webinars, participation aux travaux de l’Institut Français des Administrateurs…).
En 2022, l’évaluation de la composition du Conseil a notamment permis de conclure, en matière d’aptitude individuelle et collective, que les membres du Conseil de surveillance de la Société possèdent, tant individuellement que collectivement, l’expertise, les compétences, la compréhension, l’expérience, et les qualités personnelles nécessaires pour accomplir leurs missions, en garantissant une gouvernance et une surveillance efficaces. Il a toutefois été observé qu’il serait opportun de renforcer les compétences collectives du Conseil en matière informatique et digitale.
F. Conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil
Le Conseil de surveillance se réunit au moins quatre fois par an et aussi souvent que nécessaire. Il s’est ainsi réuni sept fois en 2022, une séance exceptionnelle s’étant ajoutée aux six séances ordinaires initialement prévues ; ce rythme est proche de la moyenne du nombre de réunions du Conseil au cours du mandat qui s’achève (douze séances en 2021, neuf séances en 2020, sept séances en 2019, six séances en 2017 et 2018).
Le Président du Conseil arrête l’ordre du jour des séances en fonction notamment des sujets à examiner par le Conseil en vertu de la loi ou de ceux permettant au Directoire de rendre compte au Conseil de la bonne marche et des choix stratégiques de La Banque Postale, ainsi que le cas échéant des demandes spécifiques formulées par le conseil. Plusieurs suggestions des présidents de comité ont ainsi été retenues pour figurer à l’ordre du jour des travaux du conseil, en particulier en matière de systèmes d’information.
Les membres du Conseil sont convoqués au minimum dix (10) jours avant la réunion. Six (6) jours minimum avant le Conseil, leur sont communiqués l’ordre du jour, le projet de procès-verbal de la précédente réunion ordinaire, ainsi que tous documents utiles en support des points à l’ordre du jour. Une plateforme sécurisée dédiée au Conseil et à ses comités a été mise en place afin de faciliter les travaux de ses membres et de fluidifier la mise à disposition des supports.
Hors partie séminaire, les réunions ordinaires du Conseil de surveillance durent en moyenne quatre heures et demie.
Les différents sujets sont présentés par un membre du Directoire ou, le cas échéant, par le responsable du projet. Il est ensuite procédé à un large échange de vues (le Président du Conseil organisant régulièrement un tour de table afin que les membres du Conseil puissent s’exprimer), à l’issue duquel le Conseil se prononce en tant que de besoin sur le texte d’une délibération qui lui est proposé.
Le projet de procès-verbal de la réunion, rédigé par le secrétariat des instances, est soumis à l’approbation des membres du Conseil au début de la réunion ordinaire suivante.
Pour accompagner les travaux du Conseil et de ses comités, des séminaires d’une durée minimale d’une demi-journée auxquels sont invités tous les membres du Conseil sont programmés deux fois par an.
G. Évaluation des travaux du Conseil et de ses comités spécialisés
Le Conseil de surveillance consacre tous les ans, au moins, un point de son ordre du jour à l’analyse de son fonctionnement et procède régulièrement à une évaluation formalisée. En outre, à la suite de l’examen de leur activité lors de l’année écoulée, les membres des différents comités échangent également sur les pistes d’amélioration de leur fonctionnement.
En 2022, plusieurs suggestions issues des échanges sur le fonctionnement du Conseil de surveillance en 2021 (séance du 15 décembre 2021) ont été mises en œuvre : organisation pour la première fois (et sur une base annuelle) d’un point d’échange entre les membres du Conseil hors la présence du management (executive sessions), communication par les présidents de comités d’un mémo synthétique sur les travaux de la dernière réunion dudit comité avant la séance suivante du Conseil, création d’un budget spécifique du Conseil, exigence systématique de mémos synthétiques accompagnant les dossiers…
Lors de sa séance du 14 décembre 2022, le Conseil de surveillance a examiné un bilan de son activité et des actions d’amélioration mises en œuvre ; parmi les éléments soulignés figuraient la confirmation du rythme des réunions du Conseil (cf. supra) et de ses comités (37 réunions en 2022, après 40 réunions en 2021 et 32 en 2020), l’engagement renouvelé des membres du Conseil (matérialisé par des taux de participation élevés), une gouvernance renforcée et enrichie avec notamment la nomination d’un membre du Conseil référent (cf. section 3.1.1 "Gouvernance de La Banque Postale"), l’augmentation du nombre de membres indépendants de trois à quatre et le renouvellement régulier de sa composition.
Au cours de l’exercice 2022, le Conseil de surveillance s’est réuni sept fois avec un taux de participation moyen de 93,3% (inchangé par rapport à 2021) qui se maintient à un niveau élevé.
Outre les membres du Conseil eux-mêmes, assistent à ses séances : le Commissaire du Gouvernement, le Secrétaire du Comité social et économique (CSE) et les membres du Directoire, ainsi que le directeur général adjoint (DGA) en charge de la direction finance et stratégie, le DGA en charge des risques, de la conformité, du secrétariat général et de la supervision du conglomérat et le Directeur financier ; certains autres dirigeants de La Banque Postale y participant en fonction des points inscrits à l’ordre du jour. Les Commissaires aux comptes ont pour leur part assisté aux séances au cours desquelles les comptes annuels et semestriels ont été présentés.
Au cours de l’année 2022, les travaux du Conseil ont été fortement marqués par l’examen de dossiers concernant :
Les travaux de l’année 2022 ont également concerné :
En outre, lors de sa réunion du 22 février 2022, le conseil a bénéficié de l’intervention de la JST (Joint Supervisory Teams – équipes de surveillance prudentielle conjointes de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et de la Banque Centrale Européenne), qui a fait une présentation des principales conclusions de la lettre SREP (Supervisory Review and Evaluation Process).
Un séminaire du Conseil s’est tenu en juin 2022, pour examiner :
L’ensemble de ces travaux, échanges et débats ont permis au Conseil de surveillance d’exercer son pouvoir de contrôle sur la direction de La Banque Postale et son pouvoir de décision.
Le Conseil de surveillance a créé le 23 février 2022 la fonction de membre du Conseil référent, qui est assumée par Emmanuel Rondeau, membre indépendant depuis le 27 février 2018.
Une fois par an, le membre du Conseil référent rend compte de son action au Conseil de surveillance.
En 2022, le membre du Conseil référent a assisté à l’ensemble des 7 séances du Conseil de surveillance et à 36 des 37 réunions des cinq comités dont il est membre.
Lors de la réunion du Conseil du 22 février 2023, le membre du Conseil référent a présenté le premier bilan de son activité au titre de l’exercice 2022. Ses travaux ont notamment consisté à (i) examiner la situation d’indépendance des membres du Conseil au regard des critères énoncés par le Code Afep-Medef et (ii) animer un échange relatif aux conventions régissant les relations opérationnelles et commerciales existant entre la Société et La Poste, son actionnaire exclusif.
Il est rappelé que la création des comités spécialisés ne saurait avoir pour objet de leur déléguer les pouvoirs qui sont attribués au conseil par la loi ou les statuts, ni pour effet de réduire ou limiter les pouvoirs du Directoire.
Le Directoire met à la disposition des membres de ces comités, dans les meilleurs délais, l’ensemble des éléments et des documents permettant aux comités de mener leurs travaux et de formuler leurs recommandations, préconisations ou avis.
La durée du mandat des membres d’un comité coïncide avec celle de leur mandat de membre du Conseil.
Le Commissaire du Gouvernement assiste aux séances des comités.
Le Comité des comptes s’est réuni sept fois en 2022 avec un taux de participation moyen de 94 %. Il est notamment chargé des missions suivantes :
Plus généralement, dans son domaine de compétence, le Comité rend compte au Conseil et porte à sa connaissance tout point significatif susceptible d’appeler de sa part une délibération particulière et effectue toute recommandation sur les sujets ci-dessus.
Au 31 décembre 2022, ce Comité est composé de trois membres indépendants dont l’un préside le Comité, de deux membres du Conseil appartenant au groupe La Poste, de la représentante de l’État et de deux membres du Conseil représentant les salariés. Le Commissaire du Gouvernement assiste également aux réunions du Comité.
Les membres du Comité disposent d’une compétence financière et comptable, notamment du fait de fonctions qu’ils ont exercées ou exercent encore.
Le Comité des comptes se réunit au moins deux fois par an, en particulier avant toute réunion du Conseil de surveillance dont l’ordre du jour comprend une ou plusieurs questions entrant dans son domaine de compétence. Il rend compte par la voix de son Président de ses travaux au Conseil de surveillance après chacune de ses séances. Il peut s’adjoindre toute personne dont les compétences lui paraîtraient nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Les Commissaires aux comptes, le Directeur financier de La Banque Postale, le Directeur des risques et l’Inspecteur général sont entendus par le Comité pour les sujets qui les concernent, notamment les risques et les engagements hors bilan significatifs de la Société, les points essentiels des résultats de l’audit légal et les options comptables retenues.
Au cours de l’année 2022, ses travaux ont notamment porté sur les thèmes suivants :
Le Comité des risques s’est réuni douze fois en 2022 avec un taux de participation moyen de 93 %. Il est notamment chargé des missions suivantes :
Au 31 décembre 2022, ce Comité est composé des quatre membres indépendants dont l’un préside le Comité, de deux membres du Conseil appartenant au groupe La Poste, du membre du Conseil issu de la CDC et de deux membres du Conseil représentant les salariés. Le Commissaire du Gouvernement assiste également aux réunions du Comité.
Les membres du Comité disposent des connaissances, compétences et expertise nécessaires à l’accomplissement de leur mission et leur permettant de comprendre et suivre la stratégie et l’appétence en matière de risques. Le cas échéant, lors de leur nomination ou en cours de mandat, des formations leur sont proposées afin d’améliorer leurs compétences.
Le Comité des risques se réunit au moins quatre fois par an, en particulier avant toute réunion du Conseil de surveillance dont l’ordre du jour comprend une ou plusieurs questions entrant dans son domaine de compétences. Il rend compte par la voix de son Président de ses travaux au Conseil de surveillance après chacune de ses séances. Il peut également s’adjoindre toute personne dont les compétences lui paraîtraient nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
La DGA en charge des risques, de la conformité, du secrétariat général et de la supervision du conglomérat, le Directeur financier de La Banque Postale, le Directeur de la conformité, le Directeur des risques et l’Inspecteur Général notamment sont entendus par le Comité pour les sujets qui les concernent. Le Président du Directoire a assisté en 2022 à la plupart des réunions du Comité.
Du fait des impacts potentiels des sujets étudiés par le Comité, avant chacune de ses séances ordinaires, ses membres et le Commissaire du Gouvernement se réunissent en dehors de la présence des membres du Directoire ou autres représentants de la Société, afin d’échanger et préparer les débats avec le management notamment pour le challenger.
Au cours de l’année 2022, ses travaux ont notamment porté sur les thèmes suivants :
Le Comité a pu se féliciter d’un suivi efficace et diligent de ses demandes d’informations auprès des équipes de la Société : 157 demandes exprimées en séances depuis le début de la mandature ont pu être satisfaites au 31 décembre 2022, dont toutes celles exprimées en 2018, 2019 et 2020 qui ont pu être clôturées.
Le Comité des nominations et de la gouvernance s’est réuni huit fois en 2022 avec un taux de participation moyen de 89 %. Il est notamment chargé des missions suivantes :
Au 31 décembre 2022, ce Comité est composé de trois membres indépendants dont l’un préside le Comité, du Président du Conseil de surveillance, de la représentante de l’État et d’un membre du Conseil représentant les salariés. Le Commissaire du Gouvernement assiste également aux réunions du Comité.
Le Président du Directoire peut assister aux réunions du comité, à la demande du Président du Comité. Le Comité peut également entendre les principaux dirigeants de la Société et de ses filiales et peut s’adjoindre toute personne dont les compétences lui paraîtraient nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Il peut être assisté par les directions en charge des ressources humaines ou par des experts extérieurs.
Au cours de l’année 2022, ses travaux ont notamment porté sur les thèmes suivants :
Le Comité des rémunérations s’est réuni cinq fois en 2022 avec un taux de participation moyen de 96 %. Il est notamment chargé des missions suivantes :
Au 31 décembre 2022, ce Comité est composé de trois membres indépendants dont l’un préside le Comité, un membre du Conseil appartenant au groupe La Poste, de la représentante de l’État et d’un membre du Conseil représentant les salariés. Le Commissaire du Gouvernement assiste également aux réunions du Comité.
Le Comité peut entendre les principaux dirigeants de la Société et de ses filiales et peut s’adjoindre toute personne dont les compétences lui paraîtraient nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Il peut également être assisté par les directions en charge du contrôle interne ou par des experts extérieurs. Pour une partie de ses missions, il se réunit en dehors de la présence des membres du Directoire ou autres représentants de La Banque Postale.
Au cours de l’année 2022, ses travaux ont notamment porté sur :
Le Comité stratégique et de la RSE s’est réuni cinq fois en 2022 avec un taux de participation moyen de 90 %. Il est notamment chargé des missions suivantes :
Au 31 décembre 2022, ce Comité est composé des quatre administrateurs indépendants (dont l’un préside le Comité), de deux membres du Conseil appartenant au groupe La Poste, de la représentante de l’État, du membre du Conseil issu de la CDC et de deux membres du Conseil représentant les salariés. Le Commissaire du Gouvernement assiste également aux réunions du Comité.
Le Comité peut entendre, après demande préalable de son Président, les principaux dirigeants de la Société et de ses filiales et peut s’adjoindre toute personne dont les compétences lui paraîtraient nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Au cours de l’année 2022, ses travaux ont notamment porté sur :
Le Conseil de surveillance a exercé, dans le respect des dispositions légales et statutaires, les vérifications et contrôles qu’il a estimé nécessaires dans le cadre de sa mission de surveillance de la gestion de la Société par le Directoire.
À ce titre, le Conseil a notamment examiné les comptes annuels et consolidés de l’exercice 2022 qui lui ont été présentés par le Directoire, conformément à la loi. Il a également examiné le rapport de gestion du Directoire portant sur l’activité du groupe La Banque Postale au cours de cet exercice.
Le Conseil de surveillance n’a pas d’observation particulière à formuler sur les comptes et le rapport de gestion du Directoire.
La Banque Postale est une société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance.
Conformément aux statuts de la Société, le Directoire est composé de deux membres au moins et de cinq membres au plus, nommés par le Conseil de surveillance pour une durée de cinq ans. Ils peuvent être révoqués par le Conseil de surveillance ou l’Assemblée générale des actionnaires.
Au 27 février 2023, le Directoire est composé des cinq (5) membres suivants désignés par le Conseil de surveillance :
A. Principaux changements intervenus dans la composition du Directoire
Dans sa séance du 27 octobre 2022, le Conseil de surveillance a décidé, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, de désigner Stéphane Dedeyan en qualité de membre du Directoire.
Depuis la clôture de l’exercice 2022 et à l’issue de sa séance du 22 février 2023, le Conseil de surveillance de La Banque Postale, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, a désigné Philippe Heim en tant que Président du Directoire.
Sur proposition de Philippe Heim, le Conseil de surveillance, dans sa réunion du même jour, a renouvelé les trois (3) autres membres du Directoire de La Banque Postale : Bertrand Cousin, Stéphane Dedeyan et Marion Rouso. Un cinquième membre du Directoire a également été nommé lors de cette séance : Perrine Kaltwasser.
Les mandats des membres du Directoire sont d'une durée de cinq (5) ans.
B. Modalités de désignation des membres du Directoire
Conformément à la politique de nomination et d’évaluation des organes de direction de la Société, le Comité des nominations et de la gouvernance recommande et émet un avis sur les candidats aux fonctions de membre du Directoire en vue de leur nomination par le Conseil de surveillance. Les membres du Directoire sont désignés par le Conseil à l’issue d’un processus piloté par le Comité des nominations et de la gouvernance, avec l’aide de la direction des ressources humaines et, le cas échéant, d’un cabinet de recrutement externe ayant pour finalité de proposer au Conseil une candidature après audition d’une pluralité de postulants de chaque genre.
Il revient au Comité d’examiner les profils des personnes présentées par le cabinet de recrutement missionné pour devenir membre du Directoire, auditionner les candidats retenus en présélection, en respectant un processus de sélection garantissant jusqu’à son terme la présence d’au moins une personne de chaque sexe parmi les candidats, rendre un avis et communiquer une proposition au Conseil de surveillance qui se prononcera sur la nomination. Cette proposition recherchera une composition équilibrée des hommes et des femmes au sein du Directoire.
S’agissant spécifiquement des membres du Directoire, autres que le Président, le Comité des nominations et de la gouvernance examine selon les modalités susmentionnées des profils qui lui sont proposés par le Président du Directoire après des travaux préparatoires qu’il conduit avec le cabinet de recrutement.
Par ailleurs, il est procédé périodiquement (a minima annuellement) par le Comité à l’évaluation du Directoire sur la base des objectifs annuels présentés au Conseil de surveillance.
C. Mandats et fonctions exercés par les membres du Directoire au cours de l’exercice
Informations personnelles | Expérience | Position au sein du Directoire | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Âge | Sexe | Nationalité | Nombre d’actions | Nombre de | Date de début de mandat | Échéance du mandat | Ancienneté au Directoire à la date du présent rapport (arrondi) | |
Philippe Heim Président du Directoire | 54 | M | Française | N/A | 0 | 1er septembre 2020 | 26 février 2023 | 2,5 ans |
Bertrand Cousin Membre du Directoire et Directeur général (1) | 58 | M | Française | N/A | 0 | 1er avril 2021 | 26 février 2023 | 2 ans |
Stéphane Dedeyan Membre du Directoire et Directeur général de CNP Assurances | 57 | M | Française | N/A | 0 | 27 octobre 2022 | 26 février 2023 | 2 mois |
Marion Rouso Membre du Directoire et Directrice générale (1) de la banque de détail | 46 | F | Française | NA | 0 | 1er mai 2022 | 26 février 2023 | 2 ans |
(1) Le terme de Directeur général/Directrice générale ne s’entend pas au sens de l’article L. 225-66 du Code de commerce. | ||||||||
Informations personnelles | Expérience | Position au sein du Directoire | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Âge | Sexe | Nationalité | Nombre d’actions | Nombre de | Date de début de mandat | Échéance du mandat | Ancienneté au Directoire à la date du présent rapport (arrondi) | |
Philippe Heim Président du Directoire | 54 | M | Française | N/A | 0 | 1er septembre 2020 | 26 février 2028 | 2,5 ans |
Bertrand Cousin Membre du Directoire et Directeur général (1) | 58 | M | Française | N/A | 0 | 1er avril 2021 | 26 février 2028 | 2 ans |
Stéphane Dedeyan Membre du Directoire et Directeur général de CNP Assurances | 57 | M | Française | N/A | 0 | 27 octobre 2022 | 26 février 2028 | 4 mois |
Perrine Kaltwasser Membre du Directoire et Directrice générale (1) des risques, de la conformité et du secrétariat général du conglomérat financier | 42 | F | Française | N/A | 0 | 27 février 2023 | 26 février 2028 | - |
Marion Rouso Membre du Directoire et Directrice générale (1) de la banque de détail | 46 | F | Française | NA | 0 | 1er mai 2021 | 26 février 2028 | 2 ans |
(1) Le terme de Directeur général/Directrice générale ne s’entend pas au sens de l’article L. 225-66 du Code de commerce. | ||||||||
Nota bene : sont identifiés par un astérisque* les mandats et fonctions exercés dans des sociétés dont les titres de capital sont admis aux négociations sur un marché réglementé.
Philippe HEIM, né en 1968 | |
|---|---|
Président du Directoire Première nomination : 1er septembre 2020 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Echéance du mandat : 26 février 2028 Adresse professionnelle : La Banque Postale – | Biographie Formation : Diplômé de l’ESCP Europe, titulaire d’une licence de La Sorbonne en philosophie morale et politique, de l’IEP Paris et ancien élève de l’ENA
|
Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
|---|---|---|
Sociétés du groupe La Poste
Sociétés hors groupe La Poste
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|
Bertrand COUSIN, né en 1964 | |
|---|---|
Membre du Directoire Première nomination : 1er avril 2021 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Echéance du mandat : 26 février 2028 Adresse professionnelle : La Banque Postale – | Biographie Formation : Diplômé de l’IEP de Paris (économie, finance), licencié en droit de l’Université de Nancy II et titulaire du Brevet Professionnel Agricole (BPA) du CFFPA de Beaune
|
Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
|---|---|---|
Sociétés du groupe La Poste
Sociétés hors groupe La Poste
|
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(1) Le terme de Directeur général ne s’entend pas au sens de l’article L. 255-66 du Code de commerce. | ||
Stéphane DEDEYAN, né en 1965 | |
|---|---|
Membre du Directoire Première nomination : 27 octobre 2022 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Echéance du mandat : 26 février 2028 Adresse professionnelle : CNP Assurances, 4 promenade Cœur de Ville 92130 Issy-les-Moulineaux | Biographie Formation : HEC, Actuaire IAF, INSEAD – Cycle AVIRA (Singapour)
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Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
|---|---|---|
Sociétés du groupe La Poste
Sociétés hors groupe La Poste
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Perrine KALTWASSER, née en 1980 | |
|---|---|
Membre du Directoire Première nomination : 27 février 2023 Echéance du mandat : 26 février 2028 Adresse professionnelle : La Banque Postale – 115, rue de Sèvres – 75275 Paris Cedex 06 | Biographie Formation : Ecole Polytechnique, ENSAE, Actuaire IAF
Depuis le 27 février 2023, Perrine Kaltwasser est membre du Directoire et Directrice générale (1) des risques, de la conformité et du secrétariat général du conglomérat financier. |
Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
|---|---|---|
Sociétés du groupe La Poste
Sociétés hors groupe La Poste
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(1) Le terme de Directrice générale ne s’entend pas au sens de l’article L. 255-66 du Code de commerce. | ||
Marion ROUSO, née en 1976 | |
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Membre du Directoire Première nomination : 1er mai 2021 Renouvellement du mandat : 27 février 2023 Echéance du mandat : 26 février 2028 Adresse professionnelle : La Banque Postale – | Biographie Formation : Diplômée de l’ESCP et de l’Université de Stanford
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Autres mandats en cours | Mandats ayant expiré au cours des cinq dernières années | |
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Sociétés du groupe La Poste
Sociétés hors groupe La Poste
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(1) Le terme de Directrice générale ne s’entend pas au sens de l’article L. 255-66 du Code de commerce. | ||
D. Honorabilité des membres du Directoire et conflits d’intérêts
Lors de la nomination d’un membre du Directoire, le Comité des nominations et de la gouvernance examine le profil du candidat (compétences et expériences) ainsi que sa situation au regard des règles de cumul des mandats et d’éventuels conflits d’intérêts. Il veille à ce que le candidat dispose de l’expertise, de l’honorabilité et de la disponibilité suffisantes pour exercer son mandat. Si le Conseil de surveillance décide, sur recommandation favorable du comité, de nommer l’intéressé, un dossier « Fit&Proper » est soumis à l’examen de la BCE.
À la connaissance de la Société aucun membre du Directoire n’a fait l’objet, au cours des cinq dernières années au moins, d’une condamnation pour fraude, d’une faillite, mise sous séquestre, liquidation ou placement d’entreprises sous administration judiciaire, d’une mise en cause et/ou sanction publique officielle prononcée par des autorités statutaires ou réglementaires ou n’a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance d’un émetteur ou d’intervenir dans la gestion ou dans la conduite des affaires d’un émetteur.
Il est par ailleurs précisé qu’il n’existe pas de contrat de service liant directement les membres du Directoire à La Banque Postale ou à l’une quelconque de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages particuliers et qui serait de nature à interférer dans leurs décisions.
Lors de la nomination ou cooptation d’un nouveau membre du Directoire, la situation des candidats pressentis au regard d’éventuels conflits d’intérêts est examinée avec attention conformément à la politique de nomination et d’évaluation des membres des organes de direction. À cet effet, le concours du Comité des nominations et de la gouvernance est sollicité afin de réunir, le cas échéant, tout élément probant sur ladite situation.
À la connaissance de la Société et au jour du présent rapport, il n’existe pas de conflit d’intérêts entre les devoirs des membres du directoire à l’égard de La Banque Postale et leurs intérêts privés.
Indépendamment des conventions et engagements réglementés, il n’existe pas d’arrangement ou d’accord conclu avec des clients, des fournisseurs ou autres, en vertu duquel un membre du Directoire a été sélectionné.
Chaque membre doit consacrer un temps suffisant à l’exercice de son mandat et participer avec assiduité aux réunions du Directoire. Pour ce faire, il s’assure que le nombre et la charge de ses mandats lui laissent une disponibilité suffisante. Le Comité des nominations et de la gouvernance apprécie notamment la disponibilité des candidats au mandat de membre du directoire et veille à leur assiduité aux instances de la Société.
Conformément aux statuts de La Banque Postale, la direction générale de la Société est assurée par le Directoire qui est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société dans la limite de l’objet social et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi et par les statuts au Conseil de surveillance et à l’Assemblée générale des actionnaires.
Le Directoire détermine les orientations de l'activité de la Société et veille à leur mise en œuvre, conformément à son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Il prend également en considération, s'il y a lieu, la raison d'être de la Société définie en application de l'article 1835 du code civil.
Le Directoire est tenu de respecter les limitations de pouvoirs prévues par les statuts de la Société.
Le Président du Directoire représente la société dans ses rapports avec les tiers.
Les membres du Directoire ont la qualité de dirigeant effectif au sens de l’article L. 511-13 du Code monétaire et financier.
Avec l’autorisation du Conseil de surveillance, les membres du Directoire ont réparti entre eux les tâches de direction et fixé les montants au-delà desquels certains actes engageant la Société doivent être autorisés préalablement par le Directoire sous peine d’engager la responsabilité de son auteur vis-à-vis de la Société et de ses actionnaires.
Enfin, une fois par trimestre, au moins, le Directoire présente un rapport au Conseil de surveillance sur la marche de la Société. Dans les trois mois de la clôture de chaque exercice, le Directoire arrête et présente au Conseil de surveillance, aux fins de vérification et de contrôle, les comptes annuels et, le cas échéant, les comptes consolidés et le rapport de gestion y afférent. Il propose l'affectation des résultats de l'exercice écoulé. Le Directoire convoque les assemblées générales des actionnaires, fixe leur ordre du jour et exécute leurs décisions.
En 2022, le Directoire s’est appuyé sur un dispositif de pilotage organisé autour du Comité exécutif, du Comité de développement et de comités thématiques.
À la date de publication du présent rapport, le Comité exécutif est composé des cinq membres du Directoire et des dix responsables de pôles métiers, de fonctions centrales et de contrôle :
Nathalie Collin, Directrice générale adjointe du groupe La Poste et Directrice générale de la Branche Grand Public et Numérique, est membre associée du Comité exécutif.
Le Comité exécutif est l’organe de pilotage de La Banque Postale et appuie le Directoire notamment en matière d’action commerciale.
Le Comité de développement constitue une véritable articulation entre la direction générale et la communauté des managers du groupe de bancassurance ; il prend en charge des sujets stratégiques confiés par le Comité exécutif dans une optique de co-construction, de challenge et de production de recommandations ; il permet également une mise en visibilité et une opportunité de développement des dirigeants et futurs dirigeants. Présidé par Philippe Heim, le Comité de développement comprend une cinquantaine de dirigeants du groupe La Banque Postale.
Le Directoire, pour l’assister dans ses travaux, s’appuie et a mis en place des comités opérationnels, présidés par un membre du Directoire ou du Comité exécutif.
La Banque Postale mène depuis de nombreuses années une politique volontariste reconnue en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui se déploie à travers des actions fortes en matière de rémunération, de recrutement ou encore de féminisation des instances dirigeantes.
Dès 2008, elle s’est engagée en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap et de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à travers une succession d’accords, complétés par la signature, en 2013, de la charte Diversité visant à lutter contre les discriminations dans le domaine de l’emploi et à œuvrer en faveur de la diversité des profils, des expériences et des compétences.
Cet engagement de La Banque Postale en matière de diversité, d’inclusion et d’égalité professionnelle s’illustre également au travers les derniers accords d’entreprise, adoptés en juin et octobre 2020 (portant sur la période 2020-2022), et par le résultat obtenu par la Société au titre de l’Index de l’Égalité Professionnelle Femmes/Hommes qui s’établit à 92/100 en 2023 (sur les données 2022).
Informations sur la manière dont La Banque Postale recherche une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein de son Comité exécutif et de son Comité de développement
Convaincue que la parité représente un enjeu majeur et une des clés de la réussite, La Banque Postale s'est engagée, depuis sa création en 2006, à renforcer la représentation des femmes au sein de ses instances dirigeantes.
Cet engagement se traduit en 2022 par un taux de féminisation de son Comité de développement, retenu comme instance dirigeante en application de la loi n° 2021-1774 du 24 décembre 2021 dite « loi Rixain », de 39 %, soit un pourcentage supérieur à l’objectif légal de 30 % attendu à partir de 2026. L’indicateur de féminisation des cadres dirigeants portant, à La Banque Postale, sur la composition du Comité exécutif, atteint quant à lui 30 % en 2022.
La Banque Postale entend ainsi consolider son effectif de femmes et d’hommes cadres dirigeants et de femmes et d’hommes membres de son instance dirigeante, avec pour objectif d'atteindre, lors de la publication en 2029, le seuil minimum de femmes et d'hommes attendu par la loi Rixain pour ces mêmes populations.
Par ailleurs, La Banque Postale s’est fixée des objectifs et des actions précis :
Organe externe à composition paritaire, le comité de mission de La Banque Postale compte 18 membres, dont 12 experts indépendants issus du monde économique, financier, académique reflétant la diversité de la société civile. 2 représentants du groupe La Poste et de la CDC et 4 représentants de La Banque Postale participent également au comité afin de veiller à la cohérence de la feuille de route avec les objectifs statutaires de la Société.
Le comité de mission s’assure que les actions engagées contribuent effectivement aux objectifs sociaux et environnementaux que La Banque Postale s’est fixés. Il se réunit trois fois par an pour suivre l’exécution de la mission et mesurer ses résultats, sous le contrôle d’un organisme tiers indépendant (OTI). Il présente chaque année un rapport à l’Assemblée générale des actionnaires pour rendre compte de ses travaux.
Le comité de mission vise, par ses réflexions, à approfondir la stratégie d’engagement citoyen de La Banque Postale et notamment à :
Une Commission engagement citoyen émanant du CSE de La Banque Postale a été créée et se réunit deux fois par an.
Cette commission comporte quatre représentants du comité de mission et quatre représentants du CSE désignés par celui-ci. L’objectif est de partager les travaux du comité de mission et de recueillir les commentaires des membres de la commission.
Les conventions visées à l'article L. 225-86 du Code de commerce sont détaillées dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes figurant au chapitre 8.1 du présent document.
Assemblée générale | Objet de l’autorisation donnée au Directoire | Validité de la délégation | Plafond | Utilisation en 2022 |
|---|---|---|---|---|
Néant | Néant | Néant | Néant | Néant |
Les modalités relatives à la participation des actionnaires à l’Assemblée générale de La Banque Postale sont définies à l’article 30 des statuts qui figurent au chapitre 7.1 "Statuts" du présent document.
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce, les éléments suivants doivent être exposés et, le cas échéant, expliqués lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique.
La structure actuelle du capital de La Banque Postale rend impossible la réalisation d’une offre publique d’acquisition sur les actions de la Société (lesquelles ne sont pas admises aux négociations sur un marché réglementé). Il est toutefois répondu directement ci-dessous ou sur renvoi aux éléments listés par l’article L. 22-10-11 du Code de commerce (ces informations figurant dans le document au titre d’autres obligations) :
La Banque Postale s’est dotée, en s’appuyant sur les travaux de son Comité des rémunérations, de principes et règles pour la détermination de la rémunération des mandataires sociaux, en conformité avec les principales recommandations du Code Afep/Medef et avec les dispositions de l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d’investissement, soumises au contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
Depuis la prise de contrôle de La Poste par la Caisse des dépôts et consignations en mars 2020, La Banque Postale est sortie du champ d’application du décret n° 53 707 du 9 août 1953 modifié par le décret n° 2012 915 du 26 juillet 2012 relatif au contrôle de l’État sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises publiques.
Sur proposition du Comité des rémunérations, le Conseil de surveillance détermine la rémunération des membres du Directoire.
En 2022, le Président du Directoire, Philippe Heim, a bénéficié exclusivement d’une rémunération fixe annuelle, égale à 450 000 euros (hors indemnités de congés payés, hors compléments pour charges de famille et hors primes de communication), dont 90 000 euros sont versés par La Poste, en raison de l’existence d’un contrat de travail rendu nécessaire par le modèle postal de banque, qui lui confie la Direction des services financiers de La Poste.
Marion Rouso, Directrice générale de la banque de détail, a bénéficié d’une rémunération fixe annuelle de 431 950 euros (hors indemnités de congés payés, hors compléments pour charges de famille, hors primes de communication et hors allocation logement), dont 131 950 euros sont versés par La Poste, en raison de l’existence d’un contrat de travail rendu nécessaire par le modèle postal de banque, qui lui confie la Direction générale adjointe de la Branche Grand Public et Numérique de La Poste, en charge de la distribution des produits bancaires et non bancaires.
Bertrand Cousin, Directeur général de la banque de financement et d’investissement, a bénéficié d’une rémunération fixe annuelle de 430 000 euros.
Stéphane Dedeyan a intégré le Directoire de La Banque Postale à compter du 27 octobre 2022. Il n'a bénéficié d'aucune rémunération fixe liée à ce mandat en 2022. Sa rémunération perçue au titre de son mandat de Directeur Général de CNP Assurances est décrite dans le Document d'enregistrement universel de CNP Assurances. Il perçoit à ce titre une rémunération fixe annuelle de 450 000 euros.
A l’occasion du renouvellement du mandat du Directoire, le Conseil de Surveillance du 22 février 2023 a décidé :
Rémunération variable 2022
Le Président du Directoire n'a perçu aucune rémunération variable au titre de l'exercice 2022.
Marion Rouso, Bertrand Cousin et Stéphane Dedeyan bénéficient chacun d’une rémunération variable attribuée par La Banque Postale.
La rémunération variable annuelle maximale 2022 de Marion Rouso et Bertrand Cousin a été fixée par le Conseil de Surveillance du 4 mars 2022 à 20 000 euros.
Le Conseil de Surveillance du 14 décembre 2022 a fixé la rémunération variable annuelle maximale de Stéphane Dedeyan, en sa qualité de membre du Directoire de La Banque Postale, à 50 000 euros.
Le Conseil de Surveillance a également fixé les objectifs suivants permettant de déterminer la rémunération variable des membres du Directoire au titre de 2022 :
Rémunération variable 2023
La rémunération variable annuelle au titre de l'exercice 2023 a été fixée lors de la réunion du Conseil de surveillance de la Banque Postale du 22 février 2023.
Son montant maximum s'élève :
Dans une approche qui vise à aligner la rémunération des dirigeants mandataires sociaux avec la performance à long terme du Groupe, à encourager une gestion saine et efficace des risques, et à répondre aux contraintes réglementaires du secteur, dès lors que la rémunération variable annuelle est supérieure à 50 000 euros, le versement de 50% de cette rémunération est différé pendant cinq ans à parts égales.
En cas de manquement à la politique de maîtrise des risques groupe, ou de manquement à la conformité, le Conseil de Surveillance pourra être amené à décider d'un ajustement à la baisse de la rémunération variable différée. Par ailleurs, le montant total de la rémunération variable pourra, en tout ou partie, donner lieu à restitution, dans l'hypothèse où le bénéficiaire aurait méconnu les règles édictées par l'établissement en matière de prise de risque, notamment en raison de sa responsabilité dans des agissements ayant entraîné des pertes significatives pour l'établissement ou en cas de manquement aux obligations réglementaires, d'honorabilité et de compétence, et ce, pendant une durée de cinq ans suivant la date de paiement ("clause de restitution").
Les membres du Directoire ne perçoivent de La Banque Postale aucune autre rémunération variable que celle attribuée au titre de leur mandat social à La Banque Postale et aucune rémunération pour les mandats exercés dans les filiales du groupe La Banque Postale, à l'exception de Stéphane Dedeyan, qui perçoit une rémunération de CNP Assurances.
Stéphane Dedeyan, au titre de son mandat de Directeur Général de CNP Assurances, est en effet éligible à une rémunération variable annuelle maximale de 100 000 euros au titre de l'exercice 2023, versée par CNP Assurances.
Conformément à la politique de rémunération du Groupe La Banque Postale, à la réglementation applicable et afin de favoriser l’alignement des intérêts à long terme du mandataire social avec La Banque Postale et CNP Assurances, la rémunération variable de Stéphane Dedeyan est soumise aux modalités d’acquisition suivantes :
Philippe Heim, Bertrand Cousin, Marion Rouso et Perrine Kaltwasser bénéficient de la couverture santé et prévoyance souscrite par La Banque Postale, commune à l’ensemble des collaborateurs de La Banque Postale. Ils bénéficient en outre d’une couverture prévoyance supplémentaire commune aux cadres dirigeants et d’une voiture de fonction. Stéphane Dedeyan bénéficie de la couverture santé et prévoyance souscrite par CNP Assurances, commune à l’ensemble des collaborateurs de CNP Assurances ainsi que de la couverture prévoyance souscrite par La Banque Postale.
Les membres du Directoire ne bénéficient pas d’indemnité de non-concurrence, ni d’options sur titre de capital ou de créance ou d’actions de performance.
Enfin, les dirigeants mandataires sociaux de La Banque Postale ne bénéficient d’aucun dispositif supplémentaire de retraite.
Dans le cadre des engagements autorisés par le Conseil de surveillance du 25 mars 2021, Philippe Heim, Marion Rouso, Bertrand Cousin et Perrine Kaltwasser bénéficieraient d’une indemnité en raison de la cessation de leur mandat social, sauf faute grave ou lourde et uniquement en cas de révocation en cours de mandat :
Le Conseil de surveillance a également autorisé La Banque Postale à souscrire au bénéfice des membres de son Directoire à l’assurance chômage des chefs et dirigeants d’entreprises (GSC), basée sur la rémunération liée à leur mandat social, couvrant le risque de cessation de mandat social et la prise en charge par La Banque Postale des cotisations au titre de l’affiliation à cette assurance.
Les principales caractéristiques du dispositif d'indemnité de départ validées par le Conseil d'administration de CNP Assurances au profit de Stéphane Dedeyan, au titre de son mandat de Directeur Général de CNP Assurances, sont les suivantes :
Le contrat d'assurance perte emploi du dirigeant de CNP Assurances prévoit une rémunération de 70 % du revenu net fiscal professionnel du mandat de directeur général de Stéphane Dedeyan pendant une période de 12 puis de 24 mois.
Les règles applicables pour déterminer la rémunération allouée aux membres du Conseil de surveillance sont proposées par le Comité des rémunérations au Conseil de surveillance. Établies après analyse d’une étude comparative élaborée à partir d’un panel de banques, de compagnies d’assurance et d’un échantillon d’entreprises dans lesquelles l’État détient une participation au capital, elles sont détaillées ci-après.
Une rémunération est allouée à tous les membres du Conseil de surveillance, à l’exception des membres représentant les salariés. Les rémunérations du Président du Conseil de surveillance, du membre référent(2) et des présidents de comités sont forfaitaires. Les autres rémunérations allouées aux membres concernés sont calculées en fonction de leur présence effective aux séances du Conseil de surveillance et des comités.
L’Assemblée générale du 28 avril 2021 a décidé d’augmenter le plafond des rémunérations allouées au Conseil de surveillance de 450 000 euros à 700 000 euros, afin de tenir compte notamment de l’accroissement de l’activité du conseil et des comités spécialisés. Le montant du précédent plafond (450 000 euros) était resté inchangé depuis 2006.
Depuis l’exercice 2013, le règlement de cette rémunération s’effectue en deux versements :
Suite à une délibération approuvée par le Conseil de surveillance, le 11 avril 2018, les règles de répartition des rémunérations allouées ont été modifiées, selon les modalités exposées ci-après.
Le Président du Conseil de surveillance a bénéficié d’un montant forfaitaire annuel de rémunération allouée au titre de l’exercice 2022 de 20 000 euros. Le membre référent du Conseil a perçu une rémunération annuelle forfaitaire de 15 000 euros proratisée à la date du 23 février 2022 qui s’ajoute à ses rémunérations allouées au titre de ses mandats de membre du Conseil de surveillance et de membre ou Président de comités spécialisés. Le montant attribué à chacun des membres du Conseil de surveillance concerné a été calculé au prorata de sa présence effective, dans la limite d’un plafond de 18 000 euros par an.
Les présidents du Comité des comptes et du Comité des risques ont chacun perçu 16 000 euros au titre de leur fonction, tandis que les présidents du Comité des nominations et de la gouvernance, du Comité des rémunérations et du Comité stratégique et de la RSE ont reçu chacun 10 000 euros. Enfin, les membres du comité des comptes et du comité des risques ont chacun reçu, par séance à laquelle ils ont participé, un montant de 2 100 euros et les membres du Comité des nominations et de la gouvernance, du Comité des rémunérations et du Comité stratégique et de la RSE un montant de 1 700 euros.
Par application des règles internes du groupe La Poste, les rémunérations allouées aux membres du Conseil de surveillance issus du groupe La Poste sont versées à La Poste. De même, les membres de La Poste ne perçoivent aucune rémunération au titre des mandats qu’ils exercent dans les sociétés du groupe La Banque Postale.
La rémunération allouée au membre du Conseil de surveillance issu du groupe CDC est versée à la Caisse des dépôts. La rémunération allouée au représentant de l’État est versée au Trésor Public.
Les données chiffrées concernant les rémunérations indiquées ci-après respectent les principes et règles de détermination adoptées par La Banque Postale et détaillées dans le rapport du Président du Conseil de surveillance.
Membres du Conseil de Surveillance | Montants bruts dus au titre de 2022 (en euros) | Bénéficiaire | Montants bruts dus au titre de 2021 (en euros) | Bénéficiaire |
|---|---|---|---|---|
Philippe Wahl | ||||
Rémunération allouée | 20 000 | La Poste | 20 000 | La Poste |
Yves Brassart | ||||
Rémunération allouée | 71 292 | La Poste | 68 500 | La Poste |
La Poste | ||||
Rémunération allouée | 18 000 | La Poste | 18 000 | La Poste |
Nathalie Collin (1) | ||||
Rémunération allouée | - | - | 1 500 | La Poste |
Sophie Renaudie | ||||
Rémunération allouée | 62 200 | La Poste | 57 400 | La Poste |
Antoine Saintoyant (2) | ||||
Rémunération allouée | 47 028 | La CDC | 32 500 | La CDC |
Olivier Sichel (1) | ||||
Rémunération allouée | - | - | 3 400 | La CDC |
L'Etat | ||||
Rémunération allouée | 62 657 | L'Etat | 71 700 | L'Etat |
Nefissa Sator | ||||
Rémunération allouée | 83 800 | L'intéressée | 88 600 | L'intéressée |
Michel Madelain | ||||
Rémunération allouée | 98 129 | L’intéressé | 102 300 | L’intéressé |
Emmanuel Rondeau | ||||
Rémunération allouée | 125 622 | L’intéressé | 117 200 | L’intéressé |
Anik Chaumartin (2) | ||||
Rémunération allouée | 68 608 | L'intéressée | 20 000 | L'intéressée |
Sandrine-Fagot-Revurat | ||||
Rémunération allouée | 0 | - | 0 | - |
Jean-Pierre Hakizimana | ||||
Rémunération allouée | 0 | - | 0 | - |
Thierry Freslon | ||||
Rémunération allouée | 0 | - | 0 | - |
Steeve Maigne | ||||
Rémunération allouée | 0 | - | 0 | - |
Thierry Viarouge | ||||
Rémunération allouée | 0 | - | 0 | - |
TOTAL | 657 336 | 601 100 | ||
(1) Membre ayant quitté le Conseil de surveillance au cours de l’année 2021. (2) Membre entré au Conseil de surveillance au cours de l’année 2021. | ||||
Les mandataires sociaux ne bénéficiant ni d’options sur titre de capital ou de créance ni d’actions de performance, les tableaux 4 à 10 préconisés par l’AMF dans sa recommandation sur les rémunérations des mandataires sociaux ne sont pas applicables.
Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne perçoivent pas de rémunération au titre de leur mandat au Conseil de surveillance.
L’ensemble des rémunérations brutes (part variable comprise) versées aux membres du Conseil de surveillance représentant les salariés au titre de leur contrat de travail, s'est élevé en 2022 à 422 377 euros.
(en euros) | Exercice 2021 | Exercice 2022 |
|---|---|---|
Philippe Heim (début du mandat le 01/09/2020) | ||
Rémunérations brutes dues au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | 458 604 | 475 755 |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | - | - |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Total | 458 604 | 475 755 |
Marion Rouso (début du mandat le 01/05/2021) | ||
Rémunérations brutes dues au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | 333 809 | ND |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | - | - |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Total | 333 809 | ND |
Bertrand Cousin (début du mandat le 01/04/2021) | ||
Rémunérations brutes dues au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | 349 998 | ND |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | - | - |
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Total | 349 998 | ND |
Stéphane Dedeyan (début de mandat le 27/10/2022) | ||
Rémunérations brutes dues au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | NA | ND |
Valorisation des rémunérations variables pluriannuelles attribuées au cours de l’exercice | ||
Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice | NA | NA |
Total | NA | ND |
Total Directoire | 1 142 410 | ND |
Autres rémunérations de Stéphane Dedeyan au titre de son mandat chez CNP Assurances | NA | 600 000 |
Ces données ne comprennent pas la rémunération variable attribuée en 2023 au titre de 2022, indisponible en date de publication du présent document.
(en euros) | Exercice 2021 | Exercice 2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Montants dus au titre de l’exercice | Montants versés au cours de l’exercice | Montants dus au titre de l’exercice | Montants versés au cours de l’exercice | |
Philippe Heim (début du mandat le 01/09/2020) | ||||
Rémunération fixe (1) | 451 233 | 451 233 | 451 551 | 451 551 |
Dont part La Banque Postale | 360 000 | 360 000 | 360 000 | 360 000 |
Dont part La Poste | 91 233 | 91 233 | 91 551 | 91 551 |
Rémunération variable annuelle | - | - | 0 | - |
Rémunération variable pluriannuelle | - | - | - | - |
Indemnité de départ | 0 | 0 | - | - |
Rémunération allouée (2) | 0 | 0 | - | - |
Avantages en nature (3) | 7 370 | 7 370 | 24 204 | 24 204 |
Total | 458 604 | 458 604 | 475 755 | 475 755 |
Marion Rouso (début du mandat le 01/05/2021) | ||||
Rémunération fixe (1) | 317 724 | 317 724 | 478 671 | 478 671 |
Dont part La Banque Postale | 200 000 | 200 000 | 300 000 | 300 000 |
Dont part La Poste | 117 724 | 117 724 | 178 671 | 178 671 |
Rémunération variable annuelle | 12 907 | 23 790 | ND | 12 907 |
Dont part La Banque Postale | 12 907 | 0 | X | 12 907 |
Dont part La Poste | 0 | 23 790 | - | - |
Rémunération variable pluriannuelle | 0 | 0 | - | - |
Indemnité de départ | 0 | 0 | - | - |
Rémunération allouée (2) | 0 | 0 | - | - |
Avantages en nature (3) | 3 178 | 3 178 | 14 671 | 14 671 |
Total | 333 809 | 344 692 | ND | 506 249 |
Bertrand Cousin (début du mandat le 01/04/2021) | ||||
Rémunération fixe (1) | 322 500 | 322 500 | 430 000 | 430 000 |
Rémunération variable annuelle | 14 521 | 0 | ND | 14 521 |
Rémunération variable pluriannuelle | 0 | 0 | - | - |
Indemnité de départ | 0 | 0 | - | - |
Rémunération allouée (2) | 0 | 0 | - | - |
Avantages en nature (3) | 12 977 | 12 977 | 18 468 | 18 468 |
Total | 349 998 | 335 477 | ND | 462 989 |
Stéphane Dedeyan (début de mandat le 27/10/2022) (4) | ||||
Rémunération fixe (1) | NA | NA | - | - |
Rémunération variable annuelle | NA | NA | ND | - |
Rémunération variable pluriannuelle | NA | NA | - | - |
Indemnité de départ | NA | NA | - | - |
Rémunération allouée (2) | NA | NA | - | - |
Avantages en nature (3) | NA | NA | - | - |
Total | NA | NA | ND | - |
Total Directoire | 1 142 410 | 1 138 772 | ND | 1 444 992 |
Autres rémunérations de Stéphane Dedeyan au titre de son mandat chez CNP Assurances(4) | NA | NA | 600 000 | 585 433 |
(1) Pour Philippe Heim, la rémunération fixe comprend l’indemnité de congés payés et le complément pour charge de famille, ainsi que la prime de communication. Pour Marion Rouso, la rémunération fixe comprend le complément pour charge de famille, la prime de communication, ainsi que l’allocation logement. Pour Bertrand Cousin la rémunération fixe se limite au salaire fixe. (2) Les membres du Directoire ne perçoivent pas de rémunération allouée au titre des mandats qu’ils exercent dans les sociétés du groupe La Banque Postale. (3) Pour Philippe Heim, Marion Rouso et Bertrand Cousin, il s’agit du véhicule de fonction et de la Garantie Sociale des Chefs d’entreprise (GSC). (4) Stéphane Dedeyan a perçu de CNP Assurances une rémunération au titre de son mandat de Directeur Général de CNP Assurances. au titre de l’exercice 2022, composée d'une rémunération fixe de 450 000 euros et d'une rémunération variable annuelle de 150 000 euros. | ||||
Taux d'atteinte des objectifs 2022 déterminant l'attribution de la rémunération variable annuelle au titre de l'exercice 2022 aux dirigeants mandataires sociaux
Le Conseil de Surveillance du 22 février 2023, sur proposition du Comité des rémunérations, a évalué à 87,4%, sur une base de 90%, l'atteinte des objectifs financiers et non-financiers 2022 des membres du Directoire :
Pondération | Taux d'atteinte 2022 | ||
|---|---|---|---|
Objectifs de performance globale du groupe La Poste | 10 % | ND | |
Objectifs financiers | Sur le périmètre du groupe La Banque Postale : | 30 % | 35,6 % |
Sur la performance des activités Banque : | 20 % | 8,4 % | |
Sous total | 50 % | 44,0 % | |
Objectifs non-financiers | Amélioration de la satisfaction client | 10 % | 11,5 % |
Evolution du modèle stratégique de La Banque Postale | 6 % | 6,0 % | |
Accélération de la transformation des métiers | 6 % | 6,6 % | |
Maîtrise des risques et de la conformité du Groupe La Banque Postale | 10 % | 10,5% | |
Positionnement de La Banque Postale en leader de la finance responsable | 8 % | 8,8 % | |
Sous total | 40 % | 43,4 % | |
TOTAL | 100 % | ND | |
Le taux d’atteinte des objectifs liés à la performance globale du groupe La Poste, sur une base de 10%, n’est pas déterminé à la date de publication du présent document.
Cf. section 3.2.2.
Les dirigeants mandataires sociaux n’ont bénéficié d’aucune attribution d’options en 2022.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Sans objet.
Contrat de travail avec La Banque Postale | Régime de retraite supplémentaire | Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la cessation ou du changement de fonctions | Indemnités relatives à une clause de non-concurrence | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dirigeants mandataires sociaux | Oui | Non | Oui | Non | Oui | Non | Oui | Non |
Philippe Heim Président du Directoire | X | X | X | X | ||||
Bertrand Cousin Membre du Directoire | X | X | X | X | ||||
Marion Rouso Membre du Directoire | X | X | X | X | ||||
Stéphane Dedeyan Membre du Directoire | X | X | X | X | ||||
Aucun avantage n’a été accordé aux dirigeants en raison de la cessation ou du changement de leurs fonctions au cours de l’exercice 2022.
À la date du 31 décembre 2022, aucun engagement de retraite complémentaire n’a été pris par La Banque Postale au profit des membres du Directoire.
L’ensemble des rémunérations brutes (part variable comprise) versées aux membres du Comité de développement, hors membres du Directoire, s’est élevé en 2022 à 14 631 944 euros.
Par ailleurs, ils ne perçoivent pas de rémunération allouée au titre des mandats qu’ils exercent dans les sociétés du groupe La Banque Postale.
La plupart des membres du Comité de développement bénéficient d’indemnités conventionnelles de fin de carrière.
La politique de rémunération de La Banque Postale est fondée sur ses valeurs de banque citoyenne, ses missions d’accessibilité bancaire et son engagement pour l’investissement socialement responsable.
Dans sa conception, la politique de rémunération du Groupe répond aux objectifs suivants :
La politique de rémunération s’attache également à récompenser une gestion saine et effective des risques, conforme à la politique de maîtrise des risques du Groupe, et détermine des principes destinés à prévenir les conflits d’intérêt et protéger l’intérêt des clients de La Banque Postale. Elle s’inscrit ainsi en conformité avec la politique de prévention des conflits d’intérêt du Groupe.
Elle s’inscrit également dans le strict respect du cadre réglementaire applicable à ses différents secteurs d’activité. En effet, les entités du Groupe La Banque Postale relèvent de plusieurs corpus réglementaires distincts, notamment :
Ces réglementations impliquent notamment l’identification des collaborateurs ayant un impact sur le profil de risque du Groupe ou de leur entité à travers leur fonction, leur niveau de délégation ou leur niveau de rémunération, ci-après dénommés “personnels identifiés”.
La définition du périmètre relève d’un processus conjoint entre la Direction des Ressources humaines, la Direction des Risques et la Direction de la Conformité, au niveau du Groupe et des entités. La rémunération des personnels identifiés s’inscrit dans un contexte réglementaire renforcé qui impose des règles dans la structuration de leur rémunération. Les principes généraux sont décrits ci-après.
Conformément aux dispositions prévues par le Code Monétaire et Financier et à son règlement intérieur, le Comité des rémunérations de La Banque Postale prépare les décisions concernant les rémunérations qui seront adoptées par le Conseil de surveillance du groupe La Banque Postale.
Le détail de ses missions et travaux en 2022 sont décrits à la section 3.1.2.1.4.
Dans le cadre de la révision de la politique de rémunération 2022 du groupe La Banque Postale, le cabinet d’avocat EY Legal a été mandaté par la Direction des Ressources Humaines du groupe La Banque Postale.
Les principes directeurs de la politique de rémunération du groupe La Banque Postale sont applicables à toutes les filiales consolidées prudentiellement.
Les filiales de La Banque Postale soumises à des dispositions sectorielles spécifiques (CRD V, MIF II, AIFM/UCITS V, Solvabilité II, IFD) sont tenues de revoir chaque année leur politique de rémunération, en tenant compte des éventuelles évolutions réglementaires, et d’appliquer les principes directeurs de la politique de rémunération du groupe La Banque Postale.
Les principes de la politique de rémunération du groupe La Banque Postale s’appliquent également aux collaborateurs de La Poste proposant des services financiers vendus par une société du groupe La Banque Postale. Les conventions d’application de l’accord-cadre entre La Banque Postale et La Poste décrivent précisément les principes de rémunération qui s’appliquent à ces collaborateurs qui agissent pour le compte de La Banque Postale.
La rémunération fixe rémunère la compétence, l’expérience, le niveau de qualification et l’engagement du salarié. Cette rémunération est fixée au regard d’un principe de cohérence interne groupe, couplé à une vision marché. Pour tous les collaborateurs du Groupe La Banque Postale, la partie fixe de la rémunération constitue l'essentiel de la rémunération totale.
La rémunération variable individuelle reflète des performances durables et conformes à la politique des risques. Elle prend en compte la contribution au développement et aux résultats du groupe La Banque Postale.
Lorsqu’elle est prévue dans le package de rémunération, la part de la rémunération variable par rapport à la rémunération fixe reste limitée en ce qu’elle ne peut dépasser le montant de la part fixe de la rémunération. En outre, la part individuelle de la rémunération variable ne fait pas l’objet d’un versement systématique au collaborateur.
Ainsi, pour chaque collaborateur, en dehors des membres du Directoire, la rémunération variable individuelle est déterminée de façon managériale à partir d’un faisceau de critères qui relèvent :
Conformément à ses valeurs, le groupe La Banque Postale ne met pas en œuvre de dispositifs de variable liant uniquement de façon directe et mécanique le montant de variable versé à la réalisation d’objectifs chiffrés.
Un équilibre est respecté entre les critères qualitatifs et quantitatifs pour l’ensemble des collaborateurs.
Le personnel exerçant des fonctions de contrôle est, quant à lui, rémunéré en fonction de la réalisation des objectifs liés à ses fonctions, indépendamment des performances des domaines d’activités qu’il contrôle.
De plus, la mesure des performances individuelles tient compte de l’ensemble des risques auxquels l’entité concernée du groupe La Banque Postale est susceptible d’être exposée. Elle promeut la protection des intérêts du client en encourageant des comportements conformes à l’éthique, au code de bonne conduite ou aux textes réglementaires encadrant les activités de La Banque Postale.
En outre, La Banque Postale veille à ce que le volume total des rémunérations variables individuelles n’entrave pas la capacité à renforcer ses fonds propres.
La rémunération variable collective, sous forme d’intéressement et de participation, est un dispositif privilégié au sein du Groupe permettant d’associer les collaborateurs aux résultats.
Dans les entités du Groupe, il existe généralement un plan d’épargne entreprise ou groupe et un plan d’épargne retraite d’entreprise collectif, au sein desquels les versements génèrent un abondement de la part de l’entreprise.
Les rémunérations variables garanties sont strictement limitées aux cas d'embauche, pour une durée ne pouvant excéder un an et uniquement sous réserve que le Groupe dispose toujours d'une assise financière saine et solide.
Conformément aux obligations réglementaires, La Banque Postale a défini des règles strictes encadrant la politique de rémunération des personnels identifiés :
Par ailleurs, le montant total de la rémunération variable peut, en tout ou partie, donner lieu à restitution lorsque la personne concernée a méconnu les règles édictées par l’établissement en matière de prise de risque, notamment en raison de sa responsabilité dans des agissements ayant entraîné des pertes significatives pour l’établissement ou en cas de manquement aux obligations réglementaires, d’honorabilité et de compétence, et ce, pendant une durée de cinq ans suivant la date de paiement (« clause de restitution »).
Conformément aux dispositions de l’article L. 511-73 du Code monétaire et financier, l’Assemblée générale est consultée annuellement sur l’enveloppe globale des rémunérations de toutes natures versées durant l’exercice écoulé aux personnes mentionnées à l’article L. 511-71 dudit Code visant notamment les dirigeants effectifs de la Société. Le montant de cette enveloppe s’élève pour 2022 à 37 554 473 euros (y compris la part de rémunération versée par La Poste à Philippe Heim et à Marion Rouso).
Il est rappelé que la Société n’ayant pas d’actions admises aux négociations sur un marché réglementé, n’est pas soumise au régime du say on pay.
La première moitié de l’année 2022 a été marquée par une multiplication de facteurs négatifs pour l’économie mondiale (guerre en Ukraine, choc haussier sur les prix de l’énergie et de beaucoup d’autres matières premières alimentant une vague inflationniste inconnue depuis 40 ans, hausse des taux longs, durcissement des contraintes sanitaires en Chine au printemps). Dans ce contexte, les enquêtes de conjoncture se sont détériorées, tant aux Etats-Unis qu’en Europe, laissant attendre un net ralentissement de l’économie mondiale. Les économies ont néanmoins fait preuve d’une certaine résilience ces derniers mois. La croissance du PIB a été positive au 3ème trimestre aux Etats-Unis (+0,8 % d’un trimestre à l’autre) et en zone euro (+0,3 %) alors que sous l’effet de l’assouplissement temporaire de la politique sanitaire au début de l’été la Chine a enregistré un rebond de sa croissance. Plusieurs éléments ont concouru à cette résilience des économies en dépit des vents contraires mentionnés plus haut. En Europe, la normalisation de la situation sanitaire au printemps et à l’été 2022 a permis un ressaut du tourisme et plus généralement des activités de services. Par ailleurs, les pays européens ont adopté des mesures diverses visant à soutenir les ménages et les entreprises face à la crise énergétique, à hauteur de près de 4 points de PIB (le plan allemand représentant à lui seul plus du tiers du total) alors que le plan de relance adopté lors de la crise Covid est toujours actif (l’Italie en a par exemple bénéficié pleinement en 2022 en matière d’investissement). Outre-Atlantique, les ménages puisent dans la « surépargne » accumulée pendant la crise Covid pour continuer à consommer. D’une manière générale, les marchés du travail ont ainsi étonnement bien résisté jusqu’ici. Aux Etats-Unis, le taux de chômage est au plus bas depuis les années 1960. En zone euro, il est aussi plus faible qu’avant la crise financière de 2008.
Les perspectives économiques se sont néanmoins assombries dans le courant de l’année. En effet, les indices de climat des affaires en zone euro se situent à des niveaux qui ont correspondu par le passé à des périodes de stagnation, voire de contraction de l’économie. Par ailleurs, le marché immobilier américain est en train de se retourner comme le suggèrent plusieurs indicateurs (ventes de maisons, demande de crédits), sous l’effet d’une vive remontée des taux hypothécaires. Enfin, en Chine, outre la politique de stop and go en matière sanitaire, c’est surtout la problématique de l’immobilier qui est au cœur des difficultés actuelles (de janvier à novembre 2022, les nouvelles constructions de logements ont reculé de 39 % par rapport à la même période de l’année précédente).
La hausse de l’inflation a été très marquée en 2022. La hausse des prix à la consommation a culminé à 9 % sur un an aux Etats-Unis en juin, avant de revenir à 7,1 % en novembre. En zone euro, l’inflation mesurée sur un an atteignait 10,1 % en novembre, avec des hausses encore plus spectaculaires (supérieures à 20 %) dans les Etats baltes du fait de leur dépendance à l’énergie russe. Cette vague inflationniste tient aux tensions de toutes sortes qu’a suscité la reprise post Covid de l’économie mondiale et au rebond des prix des matières premières accentué par le déclenchement de la guerre en Ukraine. L’Europe a été plus particulièrement touchée par l’envolée du prix du gaz du fait de la diminution de ses approvisionnements en provenance de Russie qui comptait pour environ 40 % de ses importations. Dans un contexte de marché du travail tendu, les salaires se sont progressivement ajustés à la hausse, de manière plus marquée aux Etats-Unis qu’en zone euro, même si leur progression est restée sensiblement inférieure à l’inflation.
Des signes de détente sont toutefois perceptibles en amont de la chaine de formation des prix. Les cours des matières premières industrielles et alimentaires ont reflué après leur pic printanier, même s’ils restent encore élevés par rapport aux niveaux observés avant la crise sanitaire. De son côté, le prix du baril de Brent est revenu à environ 85 $ le baril fin décembre contre un pic à près de 125 $ début juin. D’une manière générale, la dégradation des perspectives de demande avec en vue un ralentissement économique a pesé sur les cours des produits de base alors que les nouvelles du côté de l’offre ont plutôt rassuré (par exemple pour l’approvisionnement en céréales). Le prix du gaz sur le marché de gros européen, qui avait culminé à 350 € le mégawattheure (MWh) fin août est retombé sous les 80 € /MWh fin décembre sur fond d’une moindre demande liée en partie à un hiver plutôt doux jusqu’ici et de stocks européens reconstitués. Les difficultés d’approvisionnement des entreprises sont aussi en passe de se résorber. Le prix du transport d’un container, qui avait été multiplié par 5 entre la mi-2020 et le début 2022 a chuté ces derniers mois pour se rapprocher du niveau qui prévalait avant la crise sanitaire. Les prix à la production dans l’industrie ont commencé à intégrer ces différents aspects. Ils affichaient une hausse de 8 % sur un an en octobre aux Etats-Unis contre 22 % en juin. Ils sont même en recul sur un an en Chine en novembre alors qu’ils étaient en hausse de 18 % en octobre 2021. Les prix à l’importation en zone euro commencent à porter la trace de ces reflux. Les prix à la production aussi mais ils demeurent à un niveau très élevé (31 % sur un an en octobre après un pic à 43 % en août), ce qui se traduit par une forte dégradation de la compétitivité de la zone.
Après un début d’année décevant marqué par une nouvelle vague épidémique, l’économie française a renoué avec la croissance au 2ème trimestre (+0,5 %) et de manière plus modérée au 3ème trimestre (+0,2 %) dans un contexte d’effacement des contraintes sanitaires. Par rapport aux autres pays de la zone euro, le bouclier tarifaire a joué un rôle important dans la dynamique économique. Ainsi, l’inflation en France a été une des plus faibles de la zone euro (+7,1 % sur un an en novembre selon l’indice harmonisé, 5,9 % en décembre selon la mesure nationale). Le gel des tarifs réglementés du gaz à partir d’octobre 2021 et de l’électricité depuis février 2022 ainsi que la ristourne sur le prix de l’essence expliquent très largement cet écart. En outre, différentes mesures de revalorisation des revenus d’activité (hausse du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires) et de nombreuses prestations sociales (dont les retraites) ont soutenu le revenu des ménages sur la seconde partie de l’année 2022. Par ailleurs, les créations nettes d’emplois sont restées dynamiques malgré la forte incertitude sur les perspectives économiques. Plus de 430 000 postes ont été créés dans le secteur privé entre le 3ème trimestre 2021 et le 3ème trimestre 2022 et environ 930 000 par rapport à fin 2019. Ce dynamisme s’explique toutefois en partie par un bond des contrats d’apprentissage, encouragé par des aides publiques à l’embauche. Le taux d’épargne des ménages est ainsi demeuré au-dessus de son niveau d’avant la crise sanitaire au 3ème trimestre 2022. Cela explique en retour une consommation peu allante. Pour l’instant, le marché immobilier n’a pas encore trop souffert de la remontée des taux d’intérêt mais la production de crédits immobiliers a commencé à fléchir. Les résultats financiers des entreprises ont été hétérogènes ces derniers mois : le taux de marge était en nette hausse au 3ème trimestre dans les branches énergétiques et les services de transport par rapport à 2019 alors qu’il a baissé dans l’industrie hors énergie, la construction et les services marchands hors transports. La détente des prix des produits de base devrait toutefois contribuer à un rééquilibrage des marges entre les grands secteurs d’activité. Les défaillances d’entreprises ont par ailleurs poursuivi leur normalisation en 2022 après deux années atypiques.
Face à la poussée d’inflation, les banques centrales ont resserré leur politique monétaire. La Réserve fédérale américaine a procédé en décembre 2021 à une première hausse de son taux directeur, nul depuis fin mars 2020, pour le porter dans la fourchette 41/4 – 4½ % un an plus tard et a commencé à réduire son bilan. La BCE s’est montrée plus attentiste, pensant que le choc inflationniste provenait essentiellement d’éléments externes contre lesquels la politique monétaire était peu efficace. Face à la vigueur de l’inflation, elle a malgré tout augmenté ses taux directeur en juillet 2022, amenant le taux de refinancement à 2,5 % en décembre. Les taux interbancaires ont reflété ce redressement des taux courts européens (l’Ester a atteint 1,90 % fin décembre contre -0,58 % avant la première hausse des taux directeurs de la BCE) et l’Euribor 3 mois (le taux auquel les grandes banques se prêtent pour une durée de trois mois) 2,15 % contre –0,57 % un an auparavant. La bonne nouvelle est que la détermination des banques centrales a convaincu les investisseurs financiers dont les anticipations d’inflation à moyen terme sont demeurées jusqu’ici proches des cibles des banques centrales.
En relation avec les décisions des banques centrales et l’envolée de l’inflation, les taux d’intérêt des emprunts d’Etat se sont fortement redressés en 2022. Au début de l’été et à la fin de l’automne leur remontée a marqué une pause mais le mouvement haussier a repris ensuite. Le taux à 10 ans américain a ainsi terminé l’année à 3,83 % (+230 points de base par rapport à fin 2021). Le redressement des taux longs est encore plus spectaculaire en zone euro. Le rendement de l’OAT 10 ans, encore en territoire négatif à l’automne 2021, a fini l’année 2022 à 3,11 %. L’annonce en juillet de la mise en place par la BCE d’un outil spécifique pour lutter contre la fragmentation financière a néanmoins permis de stabiliser les spreads entre les principaux pays émetteurs de la zone euro depuis l’été.
L’incertitude économique et la hausse des taux longs a pesé sur les Bourses en 2022. Le CAC 40 finit l’année à 6 474 points (‑9,5 % sur l’année, après une hausse de 28,9 % en 2021). Le S&P 500, l’indice phare américain, recule plus nettement que les indices européens (-19,4 % en un an) mais évaluée en euros la contreperformance de l’indice américain est plus mesurée (-14,4 %).
L’euro a pâti du resserrement monétaire américain plus marqué sur la première partie de l’année 2022. Il a touché un point bas à 0,96 $/€ fin septembre (il cotait 1,13 $/€ fin 2021). La fermeté de la BCE l’a cependant soutenu fin 2022 (il est remonté à 1,07 $/€ le 30 décembre).
La Banque Postale affiche des résultats financiers solides en ligne avec le plan stratégique, dans un contexte incertain
(hors coût de rémunération des fonds propres par secteur)
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | Banque de Financement et dinvestissement | Hors pôles | Total | |
PRODUIT NET BANCAIRE | 6 614 | 1 684 | 303 | 915 | (1 197) | 8 319 |
Charges générales d’exploitation | (4 601) | (429) | (183) | (457) | (94) | (5 764) |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | (279) | (183) | (18) | (71) | (90) | (642) |
RÉSULTAT BRUT D’EXPLOITATION | 1 734 | 1 072 | 102 | 387 | (1 381) | 1 913 |
Coût du risque de crédit | (102) | (18) | (0) | (99) | 4 | (216) |
RÉSULTAT D’EXPLOITATION | 1 632 | 1 053 | 102 | 288 | (1 377) | 1 697 |
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées mises en équivalence | 4 | 24 | (0) | - | - | 28 |
Gains ou pertes nets sur autres actifs | (59) | (2) | 61 | - | 28 | 29 |
Variations de valeur des écarts d’acquisition | 6 | 17 | - | - | - | 23 |
RÉSULTAT AVANT IMPÔT | 1 583 | 1 093 | 163 | 288 | (1 349) | 1 777 |
Impôts sur les bénéfices | (234) | (402) | (30) | (74) | 313 | (427) |
RÉSULTAT NET | 1 349 | 690 | 133 | 213 | (1 036) | 1 350 |
Participations ne donnant pas le contrôle | 88 | 319 | 11 | - | (128) | 290 |
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE | 1 261 | 372 | 123 | 213 | (908) | 1 060 |
(hors coût de rémunération des fonds propres par secteur)
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France(*) (**) | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs(*) | Banque de Financement et d'Investissement(**) | Hors pôles(*) | Total | |
PRODUIT NET BANCAIRE | 6 307 | 1 215 | 296 | 981 | (779) | 8 020 |
Charges générales d’exploitation | (4 572) | (305) | (176) | (423) | (93) | (5 569) |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | (246) | (160) | (14) | (52) | (174) | (646) |
RÉSULTAT BRUT D’EXPLOITATION | 1 489 | 750 | 106 | 506 | (1 046) | 1 805 |
Coût du risque de crédit | (159) | (3) | (1) | (103) | (1) | (268) |
RÉSULTAT D’EXPLOITATION | 1 329 | 747 | 104 | 403 | (1 047) | 1 537 |
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées mises en équivalence | 51 | 37 | 10 | - | - | 99 |
Gains ou pertes nets sur autres actifs | 2 | (2) | 1 | - | - | 1 |
Variations de valeur des écarts d’acquisition | - | - | - | - | - | - |
RÉSULTAT AVANT IMPÔT | 1 382 | 783 | 115 | 403 | (1 047) | 1 636 |
Impôts sur les bénéfices | (279) | (298) | (31) | (115) | 210 | (514) |
RÉSULTAT NET | 1 103 | 484 | 84 | 289 | (837) | 1 123 |
Participations ne donnant pas le contrôle | 476 | 321 | 11 | - | (322) | 486 |
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE | 627 | 163 | 73 | 289 | (515) | 636 |
(*) Reclassement de charges d’exploitation entre « Bancassurance France », « Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs » et « Hors Pôles » ;
(**) Reclassement de la clientèle professionnelle de « Banque de Financement et d'Investissement » vers « Bancassurance France ».
(en millions d’euros) | 2021 | 2022 | Variation vs 2021 | 2021(1) métiers | 2022(1) | Variation vs 2021 | Variation à périmètre et change constants |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 8 020 | 8 319 | 3,7 % | 8 799 | 9 516 | +8,1 % | +4,8 %(*) |
Frais de gestion | (6 215) | (6 406) | 3,1 % | (5 946) | (6 222) | +4,7 % | +2,0 %(*) |
Résultat brut d’exploitation | 1 805 | 1 913 | 6,0 % | 2 853 | 3 294 | +15,4 % | +10,5 %(*) |
Coefficient d’exploitation | 78,0 % | 77,5 % | -0,6 Pts | 70,2 %(**) | 65,6 %(*) | NA | -4,6 Pts |
Coût du risque | (268) | (216) | -19,5 % | (268) | (220) | -18,0 % | -18,4 % |
Résultat d’exploitation | 1 537 | 1 697 | +10,5 % | 2 586 | 3 074 | +18,9 % | +11,8 % |
Écarts d’acquisitions et Gains et pertes sur autres actifs | 1 | 52 | NA | 1 | 24 | NA | NA |
Quote-part des SME | 99 | 28 | -71,4 % | 99 | 28 | NA | NA |
Résultat courant avant impôt | 1 636 | 1 777 | +8,6 % | 2 685 | 3 127 | +16,4 % | +9,5 % |
Impôt sur les sociétés | (514) | (427) | -16,8 % | (726) | (741) | +2,0 % | -6,0 % |
Résultat net | (1 123) | 1 350 | +20,3 % | 1 959 | 2 386 | +21,8 % | +15,4 % |
Intérêts minoritaires | (486) | (290) | -40,3 % | (809) | (418) | -48,3 % | +15,8 % |
RNPG groupe comptable | 636 | 1 060 | +66,6 % | 1 150 | 1 968 | +71,1 % | +15,2 % |
RNPG hors effets du PPA de CNP Assurances | 1 005 | 1846 | 83,6 % | ||||
RONE Groupe (***) | 8,2 % | 14,4 % | 6,2Pts | ||||
(*) Retraité des droits d'enregistrement sur l'acquisition par CNP Assurances d'un portefeuille de plus de 7 600 logements auprès de CDC Habitat, à périmètre et change constants ; (**) Retraité des amortissements des accords de distribution Caixa/Santander, à périmètre et change constants ; (***) RONE = RNPG / RWA moyens capitalisés à 14%, hors retournement de PPA. | |||||||
La production de crédits immobiliers s’établit à 15,1 milliards d’euros, en forte hausse de 19,2 % par rapport à 2021. Le crédit à la consommation(2) connaît également une évolution favorable avec une production de 2,6 milliards d’euros (+10,6 %). La production de financements de la BFI atteint 23,4 milliards d’euros (+10,2 %).
La collecte brute d’assurance-vie du groupe La Banque Postale s’établit à 29,7 milliards d’euros, en hausse de 4,0 milliards d’euros (+15,6 %), avec un taux d’unités de compte (UC) de 49,5 %. La collecte nette d’épargne totale (bilan et hors bilan) atteint 3,4 milliards d’euros.
Concernant l’assurance non-vie, l’activité IARD poursuit sa croissance sur les assurances multirisques habitation et automobile et présente des résultats solides malgré les sinistres climatiques survenus au 1er semestre 2022. Le taux d’équipement en assurances non vie progresse d’un point et atteint 30 %, en ligne avec l’objectif 2025.
Le produit net bancaire des métiers s’établit à 9 516 millions d’euros, en progression de 8,1 % par rapport à 2021 et de 4,8 %(3) à périmètre et change constants, tiré notamment par le bon niveau d’activité de CNP Assurances à l'international et la bonne dynamique commerciale en banque
A périmètre et change constants, les commissions sont en légère hausse (+19 millions d’euros par rapport à 2021) et la marge nette d’intérêts (-181 millions d’euros) est notamment impactée par les hausses des taux d’épargne réglementée intervenues en 2022 (Livret A, Livret de Développement Durable et Solidaire et Livret d’Epargne Populaire).
Les frais de gestion des métiers s’établissent à 6 222 millions d’euros en hausse contenue de 2,0 % à périmètre et change constants(2), illustrant la maîtrise des charges malgré le contexte inflationniste et le bon pilotage du développement des activités du Groupe.
Avec un effet de ciseau positif, le coefficient d’exploitation des métiers s’établit à 65,6 %(2), en amélioration de 4,6 points par rapport à 2021(4), en ligne avec le plan stratégique.
Le résultat brut d’exploitation des métiers s’établit à 3 294 millions d’euros, en progression de 15,4 % et de 10,5 % à périmètre et change constants(2).
En 2022, le coût du risque s’établit à 216 millions d’euros (sans augmentation de la sinistralité majeure), correspondant à 16 points de base des encours dans un contexte qui reste incertain. Ce dernier reflète :
L’encours des prêts non performants est en légère hausse par rapport à la fin 2021 du fait d’un dossier de Place déclassé en bucket 3 et demeure bas, à 0,8 % des encours. Le taux de couverture est en baisse (35,5 %) au 31 décembre 2022, du fait d’un niveau de garanties élevé sur ce même dossier (retraité de ce dossier, le taux de couverture reste stable autour de 40 %).
Le résultat net part du groupe des métiers affiche une forte progression en 2022 et atteint 1 968 millions d’euros contre 1 150 millions d’euros en 2021 (+71,1 %).
Le RONE(5) groupe s’établit à 14,4 % au 31 décembre 2022, en progression de 6,2 points par rapport à fin 2021, supérieur à l’objectif fixé à 8 % dès 2023.
Le total de bilan consolidé au 31 décembre 2022 s’élève à 746 milliards d’euros, contre 772 milliards d’euros au 31 décembre 2021.
31.12.2021 | 31.12.2022 | Variation | |
|---|---|---|---|
Bilan | |||
Total Bilan (en milliards d’euros) | 772 | 746 | -3,5 % |
Capital | |||
Fonds propres prudentiels totaux (en milliards d’euros) | 21,6 | 17,6 | -18,6 % |
Ratio Common Equity Tier 1 (post-dividende) | 19,1 % | 14,7 % | -4,4 pts |
Ratio de levier | 7,2 % | 5,6 % | -1,6 pt |
RONE des métiers | 8,2 % | 14,4 % | +6,2 pts |
Liquidité | |||
Ratio crédits/dépôts | 82,2 % | 87,2 % | +5,0 pts |
Ratio LCR | 186 % | 147 % | -39 pts |
Ratio NSFR | 142 % | 129 % | -13 pts |
La Banque Postale présente une structure financière robuste, avec des fonds propres prudentiels totaux de 17,6 milliards d’euros.
A fin décembre 2022, le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de La Banque Postale s’établit à 14,7 % contre 19,1 % à fin décembre 2021, soit une marge de 6,3 points au-dessus de l’exigence réglementaire fixée à 8,40 %.
Les principales variations du ratio de solvabilité sont les suivantes :
La solvabilité demeure satisfaisante, avant l’effet positif attendu de la future application de la norme IFRS 17.
Le ratio Tier 1 s’établit à 16,3 % et le ratio global de solvabilité de La Banque Postale s’élève à 19,0 %.
Les actifs pondérés par le risque (RWA) s’élèvent à 92,8 milliards d’euros (contre 91,1 milliards d’euros à fin 2021).
Le ratio de levier de La Banque Postale s’établit à 5,6 %(7) en baisse de 1,6 point par rapport à l’année dernière sous l’effet des fortes variations d’OCI.
La Banque Postale présente également une structure de liquidité solide, caractérisée par un ratio crédits / dépôts de 87,2 % traduisant une forte capacité de financement de sa croissance. Les ratios de liquidité restent à un haut niveau avec un ratio LCR à 147 % et un ratio NSFR à 129 %.
En 2022, La Banque Postale a vu ses notations de crédit confirmées par les agences de notations Fitch et Standard & Poor’s et s’est vu attribuée une première notation par l’agence Moody’s :
Fitch | Moody's | Standard & Poor’s | |
|---|---|---|---|
Notations long terme | A | A2 | A+ |
Perspectives | Stable | Stable | Négative |
Date de mise à jour | 19 décembre 2022 | 26 juillet 2022 | 7 décembre 2022 |
Notations court terme | F1+ | P1 | A-1 |
Au cours de l’année 2022, La Banque Postale a poursuivi sa politique d’émissions obligataires afin d’optimiser sa structure de capital et renforcer ses ressources éligibles au MREL :
(en millions d’euros) | 2021 | 2021 Proforma | 2022 | Variation vs 2021 | Variation vs 2021 proforma à périmètre constant |
|---|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 6 222 | 6 307 | 6 614 | +6,3 % | +4,9 % |
Frais de gestion | (4 649) | (4 818) | (4 880) | +5,0 % | +1,3 % |
Résultat brut d’exploitation | 1 573 | 1 489 | 1 734 | +10,2 % | +16,6 % |
Coefficient d’exploitation | 75,0 % | 76,7 % | 74,1 % | -1,0 Pts | -2,7Pts |
Coût du risque | (158) | (159) | (102) | NA | -36,2 % |
Résultat d’exploitation | 1 415 | 1 329 | 1 632 | +15,3 % | +23,0 % |
Résultat avant impôt | 1 468 | 1 382 | 1 583 | +7,9 % | +14,7 % |
Résultat net part du Groupe | 686 | 627 | 1 261 | +83,7 % | +25,2 % |
Proforma : activité des clients professionnels désormais rattachée à Bancassurance France depuis le 1er janvier 2022. | |||||
L’activité commerciale en 2022 est dynamique avec des encours de crédits qui progressent de 8,0 % et des encours d’épargne qui restent stables.
Les encours de crédits s’élèvent à 74,9 milliards d’euros (+8,0 %), dont 68,8 milliards d’euros de crédits immobiliers (+8,0 %) et 5,7 milliards d’euros de crédits à la consommation (+7,1 %).
Les encours d’épargne réglementée (Livret A, Livret d’épargne populaire et Livret de développement durable et solidaire) s’élèvent à 80,1 milliards d’euros (+5,0 %) avec des encours de Livret A à 63,6 milliards, en progression de 3,8% par rapport à 2021.
Les encours de dépôts à vue progressent de 2,0 % à 75,6 milliards d’euros.
Au global, les encours d’épargne de bilan sont en progression à 194,7 milliards d’euros (+2,3 %).
Portée par un marché immobilier dynamique en 2022, la production de crédits immobiliers est en hausse de 21,2 % pour s’établir à 14,2 milliards d’euros. La production de crédits à la consommation progresse de 10,6 % pour s’établir à 2,6 milliards d’euros avec une hausse marquée du crédit renouvelable de 15,2 %.
Au plus près de nos clients dans un contexte économique marqué par l’inflation, La Banque Postale assure une distribution de crédit avec une politique tarifaire responsable.
Portée par un marché immobilier dynamique en 2022, la production de crédits immobiliers est en hausse de 21,2 % pour s’établir à 14,2 milliards d’euros. La production de crédits à la consommation progresse de 10,6 % pour s’établir à 2,6 milliards d’euros avec une hausse marquée du crédit renouvelable de 15,2 %.
Au plus près de nos clients dans un contexte économique marqué par l’inflation, La Banque Postale assure une distribution de crédit avec une politique tarifaire responsable et s’engage auprès de ses clients avec des mesures concrètes en faveur du pouvoir d’achat. Première banque dans l’accompagnement des clientèles en situation de vulnérabilité, La Banque Postale propose des services et offres dédiés à 3,1 millions de clients(8). En 2022, le Groupe a également mené des actions concrètes :
L’activité commerciale connaît un léger ralentissement en 2022 avec des encours qui s’élèvent à 280,2 milliards d’euros (-2,0 %), avec néanmoins une bonne qualité de collecte brute en unités de comptes(11) à 4,9 milliards d’euros soit une progression de 2,6 %. La part des unités de comptes dans la collecte brute progresse de 2,1 points et atteint 31,7 %.
Les primes émises en IARD progressent de 2,8 % et atteignent 591 millions d’euros, portées par les assurances multirisques habitation et automobile. Les primes émises en Santé progressent également de 3,4% et atteignent 92 millions d’euros.
La Prévoyance connait un ralentissement en 2022.
Le portefeuille de contrats d’assurance non-vie est relativement stable à 4,5 millions de contrats à fin 2022. Le taux d’équipement progresse d’1 point et atteint 30 %, en ligne avec l’objectif 2025.
Les filiales de La Banque Postale affichent des résultats techniques robustes avec un ratio combiné net de réassurance de 85,9 %, en amélioration de 2,4 points par rapport à 2021.
Enfin, parce que les jeunes ont besoin d’être accompagnés dans leur réussite sociale et professionnelle, particulièrement en situation de crise, La Banque Postale lance une nouvelle offre inédite et citoyenne, la solution Pass Jeune , une plateforme digitale de 10 services extra-bancaires gratuits pour les 18 à 29 ans comprenant notamment : un entraînement aux certifications de langues, la viepréparation à des entretiens, et un moteur de recherche proposant plus de 300 000 offres d’emploi et un entrainement au code de la route. Ces services ont connu un franc succès avec près de 200 000 jeunes inscrits à fin 2022.
Conformément à son plan stratégique, La Banque Postale accélère sa diversification sur le marché du crédit à la consommation avec le lancement de Django, spécialiste de solutions de paiement différé et fractionné pour les commerçants et e-commerçants à destination des particuliers, accessible jusqu’à 6 000 euros d’achat. Filiale à 100 % de LBP Consumer Finance, Django a conquis 150 partenaires marchands en 2022.
Le produit net bancaire progresse de 4,9 %, malgré l’impact de la hausse des taux de l’épargne réglementée et des taux de refinancement, porté par une bonne performance de l’activité commerciale.
Les frais de gestion sont en hausse contenue de 1,3 %.
A périmètre constant, le coefficient d’exploitation s’améliore de 2,7 points par rapport à 2021 et atteint 74,1 %, avec un effet de ciseau positif.
Sans sinistralité majeure, le coût du risque baisse significativement (-36,2 %) et s’établit à 102 millions d’euros.
A périmètre constant, le résultat net part du groupe progresse de 25,2 % et atteint 1 261 millions d’euros.
(en millions d’euros) | 2021 | 2022 | Variation vs 2021 | Variation à périmètre |
|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 1 215 | 1 684 | +38,6 % | +11,0 % |
Frais de gestion | (465) | (612) | +31,6 % | +0,7 % |
Résultat brut d’exploitation | 750 | 1 072 | +42,9 % | +17,3 % |
Coefficient d’exploitation | 38,3 % | 36,4 % | -1,9 Pts | -3,5 Pts |
Coût du risque | (3) | (18) | NA | NA |
Résultat d’exploitation | 747 | 1 053 | +41,0 % | +15,6 % |
Résultat avant impôt | 783 | 1 093 | +39,6 % | +13,5 % |
Résultat net part du Groupe | 163 | 372 | x2,3 | +17,8 % |
A l’international, CNP Assurances enregistre une très bonne performance commerciale et des résultats en croissance, tirés par le Brésil et l’Italie.
En Europe, CNP Assurances poursuit le développement de son modèle d’affaires en Italie en restructurant l’actionnariat de ses filiales avec UniCredit avec :
Dans le reste de l’Europe, CNP Assurances finalise également la cession de 100% du capital de CNP Partners, sa filiale espagnole d’assurance vie, à Mediterráneo Vida. Dans le cadre de son développement stratégique, CNP Assurances continuera d’accroître son activité en emprunteur et prévoyance par l’intermédiaire de sa succursale espagnole(12).
Au Brésil, CNP Assurances poursuit sa stratégie de dévelopement avec l’acquisition à 100 % des participations de Caixa Seguridade et d’Icatu dans cinq sociétés(13) offrant la possibilité de commercialiser des produits de prévoyance-santé, soins dentaires, épargne et consórcio. Cette stratégie s’appuie sur 2 modèles de distribution :
En Europe, le chiffre d’affaires augmente significativement et atteint 9,4 milliards d’euros (+78,0 %), porté par l’acquisition de CNP Vita Assicura S.p.A (CVA) qui apporte 4,4 milliards d’euros d’activité additionnelle.
Le chiffre d’affaires épargne / retraite s’établit à 8,2 milliards d’euros et progresse significativement de 93,8 %, porté par la forte collecte de la filiale italienne CNP Vita Assicura S.p.A (CVA). Le taux d’UC de CNP UniCredit Vita (CUV), quant à lui, reste à un niveau élevé à 76,1 %.
Le chiffre d’affaires prévoyance / protection augmente de 13,3 % et atteint 1,2 milliard d’euros, porté par l’acquisition de CNP Vita Assicura S.p.A (CVA) qui apporte 118 millions d’euros d’activité additionnelle. Le chiffre d’affaires est également tiré par les performances commerciales de CNP UniCreditVita (CUV), avec notamment le dynamisme de sa nouvelle gamme Prévoyance lancée en 2021.
En Amérique latine, le chiffre d’affaires s’établit à 7,3 milliards d’euros, en progression de +14,9 %.
En épargne / retraite, le chiffre d’affaires s’établit à 5,9 milliards d’euros (+14,1 %).
Le chiffre d’affaires prévoyance / protection s’améliore de 18,3% pour s’établir à 1,4 milliard d’euros. Pour la filiale brésilienne Caixa Vida e Previdência (CVP), le chiffre d’affaires augmente aussi bien sur les offres prestamista que sur la prévoyance, en raison du succès de la campagne micro-entreprenariat Pronampe lancé fin juillet 2022 et des ventes croisées associées.
Le produit net bancaire en très forte progression (+38,6 % ; +11,0 % à périmètre et change constants), liée à :
Les charges sont en progression de 31,6 % (+0,7 % à périmètre et change constants, soit un fort effet de ciseaux positif) dans un contexte de forte inflation et de fort développement de la filiale brésilienne Caixa Vida e Previdência (avec notamment l’internalisation de ressources et l’accélération des investissements IT).
Le coût du risque est contenu est contenu à 18 millions d’euros.
Le résultat net part du groupe est dynamique et atteint 372 millions d’euros (soit x2,3 par rapport à 2021 ; et +17,8 % à périmètre et change constants), avec une progression des marges et un effet périmètre et change favorable.
(en millions d’euros) | 2021 | 2021 | 2022 | Variation | Variation vs |
|---|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 1 066 | 981 | 915 | -14,2 % | -6,7 % |
Frais de gestion | (642) | (475) | (528) | -17,7 % | +11,2 % |
Résultat brut d’exploitation | 424 | 506 | 387 | -8,8 % | -23,6 % |
Coefficient d’exploitation | 61,9 % | 49,9 % | 59,5 % | -2,5 Pts | +9,5 Pts |
Coût du risque | (106) | (103) | (99) | -6,6 % | -3,7 % |
Résultat d’exploitation | 318 | 403 | 288 | -9,5 % | -28,7 % |
Résultat avant impôt | 318 | 403 | 288 | -9,5 % | -28,7 % |
Résultat net part du Groupe | 227 | 289 | 213 | -6,2 % | -26,1 % |
Proforma : activité des clients professionnels désormais rattachée à Bancassurance France depuis le 1er janvier 2022.
L’activité commerciale en 2022 est marquée par une forte progression du financement de projets verts et sociaux et par le dynamisme des financements d’actifs et de projets avec notamment :
Les encours de financements atteignent 43,8 milliards d’euros, en hausse de 4,1% par rapport à fin 2021. Les encours de financement aux services publics locaux français (SPL(15)) atteignent 20,4 milliards d’euros (en augmentation de 0,7 % par rapport à 2021) et les encours de financements aux PME/ETI progressent significativement de 14,5 % à 10,9 milliards d’euros.
La production de Financement d’Actifs et de Projets enregistre une forte hausse de 39,4 % (+909 millions d’euros) tandis que la production d’affacturage (chiffre d’affaires acheté) s’élève à 20,8 milliards d’euros, en forte progression de 21,4 %.
Les encours de dépôts à vue et de livrets(16) s’établissent à 15,0 milliards d’euros à fin 2022, en hausse de 6,6 %.
L’activité Debt Capital Market est dynamique. Cette activité s’illustre notamment par la structuration et le placement d’émissions privées pour les collectivités locales françaises avec 22 % de parts de marché (1er de la League table en 2022 sur les émissions obligataires de ce segment en euros(17)). La BFI a notamment structuré et placé l’émission inaugurale verte sécurisée de LBP Home Loan SFH pour un montant de 750 millions d’euros.
Le produit net bancaire est en retrait de 6,7 %, avec une marge nette d’intérêt impactée par le tassement des marges notamment lié au taux d’usure sur la clientèle du Secteur Public Local et à l'effet du remboursement anticipé du TLTRO.
Les charges sont en augmentation (+11,2 %), reflétant les investissements pour accélérer le développement de la BFI.
Le coût du risque est en baisse (-3,7 %) et demeure contenu malgré l'impact d'un dossier de Place déclassé en bucket 3, illustrant la qualité du portefeuille Corporates.
Le résultat net part du groupe recule de 26,1 %.
(en millions d’euros) | 2021 | 2022 | Variation | Variation vs 2021 à |
|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire | 296 | 303 | +2,3 % | +2,3 % |
Frais de gestion | (189) | (201) | +6,2 % | +6,2 % |
Résultat brut d’exploitation | 107 | 102 | -4,8 % | -4,8 % |
Coefficient d’exploitation | 64,1 % | 66,5 % | +2,5 Pts | +2,5 Pts |
Coût du risque | (1) | (0) | -82,5 % | -82,5 % |
Résultat d’exploitation | 106 | 102 | -3,7 % | -3,7 % |
Résultat avant impôt | 117 | 163 | +39,8 % | +53,4 % |
Résultat net part du Groupe | 74 | 123 | +66,2 % | +93,1 % |
La Banque Postale poursuit sa diversification avec la création de sa filière de banque patrimoniale conjuguant, autour de BPE renommée Louvre Banque Privée, une expertise-métier reconnue et un ancrage territorial singulier. Ce nouveau modèle permet depuis le 1er juillet 2022, de proposer une offre de produits et services adaptée aux besoins de tous les clients patrimoniaux du groupe La Banque Postale, chez Louvre Banque Privée mais également dans le réseau La Banque Postale. Le pôle privé du groupe La Banque Postale représentant 73 milliards d’euros d’encours sous gestion à fin décembre 2022, Louvre Banque Privée comme centre d'expertise projette d’ouvrir 100 nouveaux espaces et d’atteindre 85 milliards d’encours sous gestion avec un taux d’UC à 50 % en maintenant une gestion sous mandat 100 % ISR à horizon 2025.
Après le Trophée d'Argent reçu en 2021, Louvre Banque Privée a remporté le Trophée d'Or 2022 du Prix de la Finance Positive, remis lors de la 4ème édition du Sommet du Patrimoine et de la Performance organisé le 14 juin 2022.
Les encours sous gestion totaux (Assets under Management) de Louvre Banque Privée s’élèvent à 15,0 milliards d’euros, en progression de 6,5 % par rapport à 2021.
Son activité est toujours solide, illustrée par des encours d’assurance-vie en unités de compte qui progressent de 5,5 % et atteignent 7,3 milliards d’euros à fin 2022. Tous supports confondus, les encours d’épargne d’assurance-vie progressent de 9,1 % pour s’établir à 10,8 milliards d’euros, grâce notamment à une collecte dynamique.
Les encours de gestion sous mandat progressent de 2,7 % et s’élèvent à 8,3 milliards d’euros. La collecte de produits à forte rémunération se poursuit avec un haut niveau de collecte nette de la gestion sous mandat à près d’1 milliard d’euros.
Les encours de crédits immobiliers augmentent de 8,9 % à 4,5 milliards d’euros.
L’année 2022 a également été marquée par l’ouverture de 13 nouveaux espaces au sein du réseau postal, portant le nombre total à 70 à fin 2022, auxquels s’ajoutent 27 centres de gestion privée. Le développement de sa filiale immobilière (LBP IC) se poursuit avec 592 ventes immobilières en 2022, en progression de 26 % par rapport à 2021.
Le 13 mai 2022, La Banque Postale cède sa participation (40 %) dans AEW Europe et LBP Asset Management (LBP AM) cède sa participation (45 %) dans Ostrum AM à Natixis Investment Managers (Natixis IM), filiale du groupe BPCE. Les partenariats industriels en gestion d’actifs sont prolongés entre LBP AM et Natixis IM jusqu’à fin 2030. Le Groupe se renforce également au capital de LBP AM en rachetant la participation de 5 % à Malakoff Humanis qui reste un partenaire privilégié du Groupe.
Fidèle à son ADN de gérant de conviction ISR et dans le cadre de ses engagements Net Zero Asset Management Initiative (NZAMI), LBP AM annonce ses ambitions en matière de neutralité carbone de ses portefeuilles avec un alignement de 80 % de ses encours totaux sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030. LBP AM projette un alignement de 100 % de ses encours totaux à horizon 2040.
LBP AM et Tocqueville Finance affichent des encours sous gestion de 56 milliards d’euros avec une collecte nette très dynamique de 2 milliards d’euros, dans un marché en forte décollecte liée à l’actualité géopolitique. Cette performance permet d’atteindre un 9ème trimestre consécutif de collecte nette positive. LBP AM affiche également 98 fonds ouverts Label ISR(18) (100 % de la gamme), représentant 28 milliards d’euros d’encours sous gestion. LBP AM est ainsi la première société de gestion en France sur le Label ISR.
En 2022, les performances financières et extra-financières de LBP AM et de Tocqueville ont encore été reconnues :
Cette dynamique commerciale illustre l’adéquation de l’offre de LBP AM et Tocqueville Finance avec les besoins des investisseurs. Les filiales ont annoncé en novembre 2022 le lancement du fonds Tocqueville Biodiversity ISR, avec CNP Assurances qui s’est engagé à y investir 120 millions d’euros. LBP AM complète également la gamme citoyenne du Groupe en y intégrant un fonds solidaire et quatre fonds de partage(20) afin de permettre des financements de projets associatifs en France.
En parallèle, le pôle Actifs réels et privés, qui a fêté ses 10 ans avec déjà 6,7 milliards d’euros investis depuis 2012, a poursuivi les levées de fonds de deux de ses stratégies, classées article 9 sous SFDR : un premier fonds de Dette Infrastructure à impact sur la transition énergétique et un fonds de Dette Corporate avec un ancrage fort sur le territoire français. Enfin, en septembre 2022, LBP AM a lancé le développement de l’expertise Private Equity avec pour objectif de compléter les stratégies d’investissement au service du Groupe et d’investisseurs tiers.
Le produit net bancaire est en progression de 2,3 %, tiré par la banque patrimoniale avec une accélération de la diversification de l'épargne dont la collecte nette positive est de 1,9 milliard d’euros, et une activité dynamique sur les financements. La gestion d'actifs, impactée par un fort effet marché défavorable, génère une collecte nette positive de 2 milliards d’euros.
Les charges sont en hausse de 6,2 %, liée au lancement du Pôle Privé.
Le résultat net part du groupe, à 123 millions d'euros, est en forte progression (+93,1 % à périmètre constant), principalement liée à la plus-value de cession de la participation dans Ostrum AM et AEW Europe. Retraité de cette opération et de l'effet périmètre afférent, le résultat net part du groupe est stable.
Le secteur hors pôles comprend les éléments qui ne sont pas directement affectables à chacun des métiers, comme la contribution au FRU et au FGDR et les management fees. Ce secteur inclut également des éléments qui résultent de l’application des règles propres aux regroupements d’entreprises, qui ne relèvent pas de l’activité courante. Sont ainsi affectés au secteur Hors Pôles, les effets d’amortissement des ajustements de valeur constatés dans le cadre de la prise de contrôle de CNP Assurances, (PPA), de façon à ne pas affecter la lecture des résultats des métiers concernés.
(en million d'euros) | 2021 | 2022 | Variation |
|---|---|---|---|
Produit net bancaire | (779) | (1 197) | -418 |
PPA | (757) | (1 191) | -434 |
Management fees | (22) | (25) | -3 |
Plus-values ALM | - | 19 | +19 |
Frais de gestion | (270) | (180) | +90 |
PPA | (174) | (90) | +84 |
FGDR et FRU | (96) | (93) | +3 |
Autres | - | 3 | +3 |
Résultat d'exploitation | (1 049) | (1 377) | -328 |
Ecarts d'acquisition | - | 28 | +28 |
Impôt sur les sociétés | 212 | 313 | +101 |
Résultat net | (836) | (1 036) | -200 |
Intérets minoritaires | 322 | 128 | -195 |
Résultat net part du groupe | (514) | (908) | -394 |
PPA | (369) | (786) | -417 |
Autres | (145) | (122) | +23 |
Le total du bilan consolidé du groupe La Banque Postale s’élève à 745,6 milliards d’euros au 31 décembre 2022, en baisse de 26,6 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2021.
Les principaux éléments d’actifs du bilan comprennent :
Les principaux éléments du passif du bilan comprennent, outre les capitaux propres de 23,3 milliards d’euros :
Le ROA (21) de La Banque Postale est de 0,1 % au 31 décembre 2022.
En application de l’article D. 441-6 du Code de commerce, les informations sur les délais de paiement des fournisseurs se ventilent de la manière suivante au 31 décembre 2022 :
(en euros) | 0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) |
|---|---|---|---|---|---|---|
(A) TRANCHES DE PAIEMENT | ||||||
Nombre de factures concernées | 16 | - | - | - | - | 602 |
Montant total des factures concernées TTC | 1 554 996 | 3 325 153 | 3 558 693 | 838 575 | 1 772 137 | 9 494 558 |
Pourcentage du montant total des achats de l’exercice TTC | 0,04 % | 0,08 % | 0,09 % | 0,02 % | 0,04 % | 0,23 % |
Pourcentage du chiffre d’affaires de l’exercice (préciser : HT ou TTC) | - | - | - | - | - | - |
(B) FACTURES EXCLUES DU (A) RELATIVES À DES DETTES ET CRÉANCES LITIGIEUSES OU NON COMPTABILISÉES | ||||||
Nombre de factures exclues | - | - | - | - | - | - |
Montant total des factures exclues (Préciser : HT ou TTC) | - | - | - | - | - | - |
(C) DÉLAIS DE PAIEMENT DE RÉFÉRENCE UTILISÉS (CONTRACTUEL OU DÉLAI LÉGAL – | ||||||
Délais de paiement utilisés pour le calcul des retards de paiement | Délais contractuels | |||||
Ces informations n’incluent pas les données bancaires et les opérations connexes.
Pour les échéanciers de paiement des clients, il convient de se référer à la note 2.17 des comptes sociaux de La Banque Postale présentant le détail des opérations de crédit avec la clientèle par durée restant à courir.
Au 31 décembre 2021, les informations sur les délais de paiement des fournisseurs se ventilaient de la manière suivante :
(en euros) | 0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours et plus | Total (1 jour et plus) |
|---|---|---|---|---|---|---|
(A) TRANCHES DE PAIEMENT | ||||||
Nombre de factures concernées | 27 | - | - | - | - | 997 |
Montant total des factures concernées TTC | 181 777 | 10 202 676 | 1 348 484 | 1 164 962 | 2 663 372 | 15 379 494 |
Pourcentage du montant total des achats de l’exercice TTC | 0,00 % | 0,25 % | 0,03 % | 0,03 % | 0,07 % | 0,38 % |
Pourcentage du chiffre d’affaires de l’exercice (préciser : HT ou TTC) | - | - | - | - | - | - |
(B) FACTURES EXCLUES DU (A) RELATIVES À DES DETTES ET CRÉANCES LITIGIEUSES OU NON COMPTABILISÉES | ||||||
Nombre de factures exclues | - | - | - | - | - | - |
Montant total des factures exclues (Préciser : HT ou TTC) | - | - | - | - | - | - |
(C) DÉLAIS DE PAIEMENT DE RÉFÉRENCE UTILISÉS (CONTRACTUEL OU DÉLAI LÉGAL – | ||||||
Délais de paiement utilisés pour le calcul des retards de paiement | Délais contractuels | |||||
Ces informations n’incluent pas les données bancaires et les opérations connexes.
Le montant des charges non fiscalement déductibles visées à l’article 39-4 du Code général des impôts est non significatif. La part d’amortissement des charges non déductibles représente 615 999 euros
Les dépenses en matière de recherche et de développement sont non significatives.
Assemblée générale | Objet de l’autorisation donnée au Directoire | Validité de la délégation | Plafond | Utilisation en 2022 |
|---|---|---|---|---|
Néant | Néant | Néant | Néant | Néant |
En 2022, le Produit Net Bancaire de La Banque Postale SA s’élève à 5 322 millions d’euros (contre 4 918 millions d’euros en 2021). La hausse du PNB de 404 millions d’euros s’explique essentiellement par :
Les charges générales d’exploitation s’élèvent à 4 129 millions d’euros. Elles sont stables sur la période avec des effets contrastés. Les frais de personnel augmentent de 29 millions d’euros en lien avec la croissance des effectifs alors que les autres charges d’exploitation diminuent de près de 50 millions. Cette baisse est notamment due aux conventions de services avec La Poste. Les dotations aux amortissements et dépréciations des immobilisations enregistrent une hausse de 44 millions d’euros compte tenu de l’accroissement du parc d’actifs d’une part et de l’accélération de l’amortissement de certains projets informatiques d’autres part.
Le coût du risque s’élève à 219 millions d’euros, en hausse de 78 millions d’euros par rapport à 2021. Le provisionnement des crédits immobiliers à la clientèle de particuliers augmente de 10 millions d’euros tandis que les provisions sur la clientèle des personnes morales sont en hausse de 69 millions d’euros dont 50 millions sur des contreparties en défaut.
À fin 2022, le résultat d’exploitation s’établit ainsi à 752 millions d’euros contre 466 millions d’euros en 2021. Les gains et pertes sur actifs immobilisés s’élèvent à –149,6 millions d’euros du fait de provisionnement sur titres de participation pour 246,6 millions d’euros et de plus-value de cession de titres de participation pour 70 millions d’euros. En 2021 ils enregistraient un boni relatif à la fusion intervenue entre LBP SA et sa filiale SF2 à hauteur de 716 millions d’euros. Après prise en compte d’une charge d’impôt sur les bénéfices de 0,7 millions d’euros, le résultat net de La Banque Postale SA est de 602 millions d’euros contre 1 156 millions d’euros en 2021.
Bénéfice de l’exercice (en euros) | 602 084 047,77 |
- Dotation à la réserve légale | (30 104 202,39) |
+ Report à nouveau antérieur | 173 537 533,21 |
Total bénéfice distribuable | 745 517 378,59 |
Et décide de l’affecter de la manière suivante :
(en euros) | |
|---|---|
au titre de dividende | 477 036 345,06 |
| 268 481 033,53 |
Total | 745 517 378,59 |
Le dividende proposé est de 5,94 euros pour chacune des 80 309 149 actions qui composent le capital social.
Ce dividende, éligible à l’abattement prévu au 2° du paragraphe 3 de l’article 158 du Code général des impôts, sera mis en paiement au plus tard le 30 juin 2023.
Exercice | Nombre d’actions | Montant distribué | Par action |
|---|---|---|---|
2019 | 80 309 149 | - | - |
2020 | 80 309 149 | 171 058 487,37 € | 2,13 € |
2021 | 80 309 149 | 1 541 935 660,80 € | 19,20 € |
Franchissement de seuil supérieur à 5 % | |
|---|---|
Non coté | |
Franchissement de seuil supérieur à 10 % | |
Néant | |
Franchissement de seuil supérieur à 20 % | |
Coté | |
Franchissements de seuils supérieurs à 33,3 % | |
Néant | |
Franchissement de seuil supérieur à 50 % | |
Néant | |
Franchissement de seuil supérieur à 66,6 % | |
Néant | |
Comme annoncé le 28 octobre 2021, La Banque Postale a déposé auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) l’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) visant les actions de CNP Assurances le 16 mars 2022.
L’OPAS a été jugée conforme par l’AMF le 26 avril 2022 et jugée favorable aux intérêts de CNP Assurances, de ses actionnaires et de ses salariés par le Conseil d’administration de CNP Assurances.
A l’issue de l’OPAS, les actionnaires minoritaires ne représentaient pas plus de 10 % du capital et des droits de vote de CNP Assurances, La Banque Postale a mis en œuvre une procédure de retrait obligatoire. Ainsi, au 31 décembre 2022, La Banque Postale est actionnaire de 100 % des titres de CNP Assurances.
Le contrôle interne vise à assurer la maîtrise des risques de l’ensemble des dispositifs mis en œuvre au sein du groupe La Banque Postale destinés à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation d’objectifs liés aux opérations, au reporting et à la conformité.
Le dispositif de contrôle interne est adapté à la nature et au volume des opérations de La Banque Postale. Il couvre l’ensemble des risques pris ou potentiels des entités du groupe La Banque Postale, définis dans le cadre d’appétence pour le risque Groupe. À ce titre, le dispositif de contrôle interne du Groupe s’applique :
Le dispositif de maîtrise des risques et son organisation s’appuient sur les trois niveaux de contrôle formant le cadre général de contrôle interne (conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne), tel que décrit dans la Charte de contrôle interne du groupe La Banque Postale. Cette charte définit l’organisation, les responsabilités et le périmètre d’intervention des différents acteurs en charge de la mise en œuvre du dispositif de contrôle interne et du respect de ce dernier.
Le dispositif de contrôle interne mis en œuvre par La Banque Postale est régi par :
En tant que conglomérat financier sous surveillance complémentaire prévue par la Directive FICOD et conformément à la réglementation sectorielle de la banque et de l’assurance, le groupe La Banque Postale se doit de surveiller et prendre en considération les spécificités propres à ses différents métiers, et plus particulièrement incluant celui de sesa filiales d’assurance (notamment CNP Assurances).
Le dispositif de maîtrise des risques et son organisation s’appuient sur trois niveaux de contrôle qui constituent le cadre général de contrôle interne, conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne.
La notion de niveaux de contrôle est, pour le groupe La Banque Postale, la représentation de son organisation en matière de maîtrise des risques et de bonne gestion.
Conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, les premiers et deuxièmes niveaux de contrôle constituent le contrôle permanent.
La responsabilité première de la maîtrise des risques est confiée à chaque entité du groupe La Banque Postale sur les activités opérationnelles qu'elle exerce. Les dirigeants des entités ont la responsabilité de mettre en œuvre un dispositif de maîtrise des risques qui les assure du respect des exigences internes et externes qui leur sont applicables. Ce dispositif de maîtrise des risques s’inscrit dans un cadre élaboré par la Direction des risques groupe. La prise de risque, la gestion des risques, la surveillance et les alertes se font selon les règles fixées par le groupe La Banque Postale.
Chaque collaborateur, à son niveau, est garant de la bonne gestion du risque par ses connaissances, son expérience, son analyse et le respect des règles mises en place au sein de chaque entité.
À ce titre, les équipes opérationnelles exercent le 1er niveau de contrôle.
Ce second niveau de contrôle est exercé par la Direction des risques groupe et la Direction de la conformité groupe, en charge du contrôle permanent, conformément, d’une part, aux dispositions de l’arrêté modifié du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne, d'une part et des exigences de Solvabilité 2 (fonctions-clés de gestion des risques, conformité et actuarielle) et, d’autre part, étant garantes de l’existence d’un cadre général favorable et homogène pour définir et faire évoluer les dispositifs de maîtrise des risques.
Les fonctions (gestion des risques et vérification de la conformité) exerçant ce deuxième niveau de contrôle sont responsables, par délégation du Directoire, de l’organisation et du bon fonctionnement du dispositif de maîtrise des risques et de sa conformité aux lois et règlementations, sur un ensemble de domaines défini dans leurs Chartes respectives (Chartes de la Filière risques et Charte de la Direction de la Conformité Groupe).
Approuvée par le Directoire en mai 2022, la charte de la filière risques du groupe La Banque Postale décrit notamment les principes d'organisation mis en place au sein du Groupe afin de permettre au Directoire et au Conseil de surveillance d'être :
Celle-ci est établie par la Direction de la conformité groupe et présente les missions, l’organisation et les moyens mis en œuvre pour assurer le pilotage de la conformité du groupe La Banque Postale aux dispositions réglementaires en matière de Sécurité Financière (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, respect des mesures de gel des avoirs et des sanctions internationales), de protection de la clientèle, de déontologie incluant la lutte contre la corruption, de lutte contre la fraude et de conformité des services d’investissement.
Elle précise notamment les missions et responsabilités de la fonction de conformité bancaire, des services d’investissement et d’assurance, exercée par la Direction Conformité Groupe (DCG) et ses représentations au sein du groupe La Banque Postale.
Les relations entre la Direction du Contrôle Permanent et la Direction de la Conformité Groupe La Banque Postale sont précisées dans un contrat de service qui établit la gouvernance des échanges entre les deux directions et les responsabilités de chacun sur le plan de contrôle, depuis sa conception jusqu’à la présentation des résultats et les plans d’action qui en résultent. Une déclinaison de ce contrat spécifique aux services d’investissement a été réalisée et communiquée à l’AMF. Elle prévoit notamment la nomination au sein de la DCP d’un responsable des contrôles de 2ème niveau Services d’Investissement, interlocuteur privilégié du RCSI dédié à la Banque de Détail. C’est la Responsable du Pôle Conception, pilotage et reporting de la DCP qui a été désignée pour occuper cette fonction.
Par ailleurs, conformément à l’arrêté dédié au Contrôle Interne et Gel entré en vigueur le 1er mars 2021, le Directeur du Contrôle Permanent a été désigné par le Directoire responsable du contrôle permanent des dispositifs LCB-FT et Gel.
La Direction des risques groupe et la Direction de la conformité groupe disposent de filières dédiées :
La Filière Risques définit le cadre de maîtrise des risques pour le groupe La Banque Postale et le propose pour approbation au Directoire et au Conseil de surveillance. Elle s’assure de la mise en œuvre de ce cadre et de son efficacité.
Elle couvre les risques encourus par le groupe La Banque Postale. À ce titre, elle comprend l’ensemble des entités du conglomérat financier dans le périmètre de consolidation, dans le respect des réglementations nationales et sectorielles en vigueur.
La filière risques a pour missions de :
Ces principales missions font l’objet d’une description détaillée dans la charte de la Filière Risques.
La Filière Risques est organisée autour de fonctions centrales à la Direction des risques groupe, (cf. organigramme ci-après), et de fonctions décentralisées au sein des entités du groupe La Banque Postale ou travaillant au nom et pour son compte (Branche Grand Public et Numérique du groupe La Poste BGPN).
Actée par une décision du Directoire du 9 décembre 2019, la création de la filière Conformité répond à la nécessité pour le Groupe La Banque Postale de s'appuyer sur un dispositif Conformité global et adapté à l'ensemble des activités de la banque et de ses filiales.
Cette organisation est décrite dans la Charte de la conformité du groupe La Banque Postale.
La mission de la filière conformité s’exerce au travers de :
Le Directeur de la conformité groupe, en charge de l’animation de cette filière, est rattaché depuis novembre 2021 au Directeur général adjoint en charge des risques, de la conformité et de la supervision du conglomérat.
L’Inspection générale exerce le troisième niveau de contrôle en assurant l’audit interne de l’ensemble des directions et entités du groupe La Banque Postale, incluant celui des deux directions en charge de la maîtrise des risques.
Les activités de la fonction d’audit interne s’inscrivent dans le cadre normatif et règlementaire précédemment cité et respecte les lignes directrices destinées à la pratique professionnelle de l’audit, telles quelles sont présentées dans :
La fonction d’audit interne a pour objectif de donner, aux organes de gouvernance, une assurance raisonnable sur le degré de maîtrise des risques du groupe.
De par son rattachement au Président du Directoire du groupe La Banque Postale ainsi que l’accès direct au Comité des Risques du Conseil de Surveillance, l’Inspecteur Général est en mesure de faire remonter les éventuelles alertes.
Concernant les filiales d’assurance, et en accord avec l’ACPR dans le cadre de la mise en œuvre de la directive Solvabilité II, la fonction clef d’audit interne est déléguée, par le dirigeant responsable de la filiale au travers de la politique d’audit interne de la filiale, au responsable de la fonction d’audit interne du pôle assurance.
Cette responsabilité est exercée par un collaborateur qui fait l’objet d’un double rattachement fonctionnel au Directeur du pôle Assurance et hiérarchique à l’Inspecteur Général.
Le dispositif d’audit interne est précisé dans la charte de l’Audit interne du groupe La Banque Postale qui s’inscrit dans le cadre du présent document.
Cette charte, établie par l’inspection Générale a pour objectif d’énoncer les principes fondamentaux qui gouvernent la fonction d’audit interne (ou Inspection Générale) au sein du groupe La Banque Postale et des services de La Poste réalisant des opérations d’ordre et pour compte de La Banque Postale. Elle précise le rôle et les responsabilités de la fonction d’audit interne, son positionnement dans le dispositif de contrôle interne ainsi que les modalités de mise en œuvre de ses missions.
Quatre pôles d’audit et un pôle de fonctions transverses et support (voir organigramme ci-après).
En complément de ces pôles d’audit, la Directrice de l’audit Interne du groupe CNP Assurances est rattachée fonctionnellement à l’Inspecteur Général de La Banque Postale.
La Banque Postale a mis en place, pour les opérations réalisées dans son réseau, un dispositif spécifique visant à s’assurer de la maîtrise des opérations réalisées dans les bureaux de Poste, en coordination avec la Branche Grand Public et Numérique du groupe La Poste (BGPN).
Des contrôles bancaires de deuxième niveau sont menés par des contrôleurs dédiés sur les principales activités bancaires. En particulier, les contrôleurs bancaires, salariés de La Banque Postale, réalisent le contrôle de deuxième niveau des activités bancaires en bureau de Poste et dans les Centres d’affaires, sous la responsabilité hiérarchique des Directeurs de contrôles territoriaux de La Banque Postale et le pilotage de la Direction du contrôle permanent au sein de la Direction des risques groupe.
Le Conseil de surveillance est présenté de manière détaillée dans le chapitre 3 - Gouvernement d'entreprise - section 3.1.2 Organes de direction et de surveillance.
Pour l’assister dans sa mission de détermination des orientations et de contrôle de la mise en œuvre des dispositifs de surveillance, et d’examen de l’activité et des résultats du contrôle interne, le Conseil de surveillance s'appuie notamment sur :
Ces comités sont présentés de manière détaillée dans le chapitre 3 - Gouvernement d'entreprise - section 3.1.2 Organes de direction et de surveillance.
Au niveau du Directoire, le dispositif de contrôle interne comporte :
A minima tous les deux mois, les membres du Directoire se réunissent afin d’évoquer les sujets dédiés au contrôle interne. Le Directeur de la conformité groupe, le Directeur des risques groupe et l’Inspecteur général participent à cette réunion pour présenter, de manière coordonnée, le dispositif de contrôle interne et ses résultats.
Des comités du Directoire, présidés par un de ses membres, organisent et pilotent la gestion des risques du groupe La Banque Postale : le Comité de Pilotage des Risques Groupe (CPRG) et le Comité LCB-FT et Conformité.
À partir de l’examen de l’évolution des indicateurs de mesure des risques et des enseignements tirés du contrôle des risques, le CPRG :
La Direction des risques groupe (DRG) est en charge de décliner les décisions du comité et de s’assurer de leur mise en œuvre. Les relevés de décision du comité sont stockés dans la base documentaire de la Filière Risques (DocRisk).
Il est assisté de trois sous-comités :
Le Comité de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) et Conformité a pour missions :
Ce Comité est présidé par le Président du Directoire et animé, tous les trimestres, par le Directeur de la conformité Groupe.
Filière risques (hors contrôle permanent) | 813 |
Contrôle Permanent | 363 |
Total Filière Risques | 1 176 |
Conformité | 401 |
Audit Interne | 184 |
Total Général | 1 761 |
Dans le cadre du pilotage des risques, l’année 2022 a été marquée par :
Des missions d’Inspection générale « Territoriale Métropole » et enfin, environ 100/130 enquêtes ont été réalisées en 2022.
Les conclusions de ces missions ont été restituées lors des Comités des risques du Conseil de surveillance tenus au cours et au titre de l’exercice 2022.
Par ailleurs, la couverture de l’univers d’audit est également assurée par le Comité inter-inspections générales (CIIG) en ce qui concerne certaines Prestations de services essentielles externalisées (PSEE). Ce comité regroupe 8 banques françaises(22), qui ont décidé de mutualiser leurs moyens pour l’audit de PSEE communs. En 2022, il n’y a pas eu de mission CIIG réalisée sur le périmètre de La Banque Postale.
Le suivi des plans d’actions émis à l’occasion des rapports d’Inspection générale et des recommandations des autorités de tutelle en réponse à leurs contrôles sur place a été effectué tout au long de l’année par l’Inspection générale. Au 1er janvier 2023(23), le stock de plans d’action est composé de 3 992 plans d’action émis dont 3 095 éteints, 405 en cours de mise en œuvre et 405 plans d’actions en retard.
La Direction de la conformité groupe (DCG) est chargé de fixer le cadre de maîtrise du risque de non-conformité. Ce risque de non-conformité est défini dans la charte de la Conformité Groupe.
Afin de s’adapter aux évolutions du groupe LBP, la direction de la conformité groupe a modifié son organigramme en 2022. Elle regroupe maintenant des directions thématiques comme la sécurité financière, la fraude, la lutte contre la corruption et la déontologie, les conformités des services bancaires ou d’investissement d’une part et des directions métier (BFI, Retail, Filiales, fonctions du siège), d’autre part. L’ensemble est appuyé par la direction de la transformation qui gère entre autre le portefeuille applicatif de la conformité. La direction de la conformité groupe anime également les programmes KYC et Formations Réglementaires ; au titre de la filière conformité la direction supervise également la conformité de CNP Assurances ainsi que de l’ensemble des filiales du groupe La Banque Postale.
La Direction de la conformité groupe exerce ses missions de conseil de conformité au travers de :
Le Directeur de la conformité groupe, en charge de l’animation de cette filière, est rattaché depuis novembre 2021 au Directeur général adjoint en charge des risques, de la conformité et de la supervision du conglomérat.
Pour l’année 2022 la conformité a procédé à la refonte de son organisation et au renforcement de ses effectifs. Concernant la lutte contre le blanchiment elle a réalisé 7878 déclarations de soupçon. Dans le même temps sur le volet des sanctions/embargos elle a adapté son dispositif aux exigences imposées par le conflit russo-ukrainien. Concernant la Connaissance Client la direction a animé le programme remédiation KYC qui avance en 2022 conformément à son plan de marche. En matière de lutte contre la corruption, la direction a finalisé ses travaux de cartographie et de renforcement du cadre procédural. Sur la conformité des services bancaires la direction a participé au lancement de 30 nouveaux produits. Pour la partie des services d’investissement ses efforts se sont concentrés en 2022 sur le DCI, les abus de marché et la gestion des listes de personnes sensibles et hypersensibles. En matière de fraude les actions ont permis de réduire les niveaux constatés en 2021.
L’élaboration et le traitement de l’information comptable et financière relèvent de la Direction financière qui inclut notamment la Direction comptable, la Direction du contrôle de gestion, la Direction de la fiscalité, la Direction de la gestion du bilan et la Direction de la communication financière.
La Direction Comptable de La Banque Postale est responsable de l’élaboration des comptes individuels de LBPSA et de certaines filiales du Groupe ainsi que des comptes consolidés du Groupe LBP.
Pour répondre à cette mission et afin de produire une information de qualité dans le respect de la réglementation en vigueur, la Direction Comptable s’appuie sur une équipe responsable de la définition des normes comptables applicables au groupe en normes IFRS et à La Banque Postale (ainsi qu’aux filiales en sous-traitance) pour leurs comptes sociaux en normes françaises. Ce département assure la rédaction du manuel des normes, l’interprétation des nouvelles normes ainsi que leur application dans les comptes du Groupe. Il participe à la définition des principes comptables dans le cadre des lancements de nouvelles activités ou de nouveaux produits, il répond aux sollicitations des métiers et de la filière comptable sur la mise en œuvre et la déclinaison des normes. Des parutions régulières sont également diffusées aux différents acteurs de La Banque Postale pour informer les métiers des évolutions possibles ou pour leur rappeler les principes et méthodes.
La Direction Comptable, à travers ses équipes de maitrise assure également le suivi de la production, la gestion des référentiels comptables, la trajectoire de la transformation du système d’information comptable et contribue à la mise en œuvre des impacts comptables en lien avec l’évolution de la réglementation et les projets de la Banque.
La filière comptable de La Banque Postale inclut, au-delà de la Direction comptable, les équipes comptables placées sous l’autorité hiérarchique des Directions métiers de la Banque. Il s’agit de l’équipe comptable de la Direction de la Banque de Financement et d’Investissement, en charge de l’enregistrement comptable des opérations de marché. Concernant la comptabilité des moyens généraux, celle-ci est sous-traitée à la Direction Nationale Comptable du groupe La Poste. La Direction comptable de La Banque Postale adresse à ces équipes, les instructions et les programmes de contrôle garantissant l’homogénéité et la qualité de l’information produite.
La Direction comptable coordonne les programmes de justification et de révision qui doivent être mis en œuvre par l’ensemble des services comptables opérationnels de La Banque Postale. Ces programmes de révision et de contrôles sont revus en fonction de l’analyse des risques effectuée périodiquement lors des travaux de contrôle et d’élaboration des comptes par les équipes dédiées à la révision des comptes en central.
La Direction comptable complète ces travaux par un ensemble de contrôles, consistant en des contrôles transversaux récurrents permettant de s’assurer de la qualité et de l’exhaustivité des travaux réalisés dans les services opérationnels. Le processus de contrôle est formalisé par des manuels de révision comptable, et repose également sur les procédures de justification des comptes et de formalisation des dossiers d’arrêtés prévus dans les programmes de travail. Ces travaux sont assurés par une équipe dédiée de réviseurs comptables.
La révision comptable est organisée autour des principales activités suivantes :
Les activités sont redécoupées en cycles de révision qui donnent chacun lieu à la rédaction de notes de synthèse, présentant les faits marquants du cycle, les résultats des travaux de contrôle et la revue analytique de l’activité.
Les programmes de travail des réviseurs sont actualisés périodiquement, pour :
Les travaux de révision sur l’activité de banque de détail sont organisés sous forme déclarative par les services opérationnels et complétés par des cycles de révision par échantillon sur dossiers complets. Ainsi l’ensemble des cycles sont testés plusieurs fois dans l’année. Les travaux sont également restitués dans un tableau de bord de la qualité comptable présentant un panorama mensuel des résultats des tests et de la qualité du dispositif de contrôle.
Ces travaux récurrents sont renforcés par des périodes de révision resserrée dites « pré finaux » qui débutent un à deux mois avant les clôtures semestrielles et annuelles permettant de configurer le dispositif de production des comptes) dans une situation de « répétition générale ». Ce dispositif sécurise les plannings et procédures. Il fournit par ailleurs des informations intérimaires aux Commissaires aux comptes sur la situation des comptes avant le début de leur intervention.
S’agissant du périmètre des activités de marchés, la Direction comptable met en œuvre une procédure de coordination resserrée avec les acteurs contributeurs (Direction de la Banque de Financement et d’Investissement), matérialisé par des réunions de suivi et par la formalisation de supports de restitution. Ce dispositif est destiné :
L’ensemble du dispositif d’arrêté est complété par des réunions avec le collège des Commissaires aux comptes permettant d’examiner les événements marquants et d’exposer les options d’arrêté avant leur mise en œuvre (impacts de nouveaux règlements, traitement de nouveaux produits, variation de périmètre sur les filiales).
La Direction comptable coordonne également, à travers des instructions spécifiques, la consolidation des sociétés composant le groupe La Banque Postale.
Le dispositif de production des comptes consolidés s’articule autour :
Les filiales disposent d’une organisation propre leur permettant d’assurer les contrôles comptables sur leur périmètre.
Le contrôle de gestion est un appui au développement et à l’amélioration de la rentabilité du groupe La Banque Postale. La Direction du contrôle de gestion est responsable de l’élaboration de l’information de gestion. Elle contribue à l’élaboration de l’information financière. À partir d’analyses économiques et financières, le contrôle de gestion participe à la définition de la stratégie de La Banque Postale, suit la mise en œuvre de cette stratégie, identifie les zones de progression et propose des solutions. Il crée également les conditions de pilotage qui facilitent la gestion de l’activité et la prise de décision des responsables métiers et opérationnels ; dans l’objectif de contribuer à l’amélioration de la performance de La Banque Postale.
Le contrôle de gestion opérationnel est situé dans les métiers et placé sous leur responsabilité. Les métiers constituent (filiales ou direction) un palier d’élaboration de l’information de gestion et se dotent des moyens pour les produire avec le niveau de qualité et les normes attendus.
Le contrôle de gestion central, placé sous la responsabilité de la Direction financière Groupe a pour missions principales :
Le contrôle de gestion a également en responsabilité :
La communication financière de La Banque Postale est assurée par le département « communication financière et relations investisseurs » au sein de la direction finance et stratégie (Groupe).
Ses missions consistent à :
Pour ce faire, elle s’appuie notamment sur :
Les Commissaires aux comptes sont associés à la phase de validation et de revue des communications relatives aux arrêtés des comptes semestriels et annuels, avant leur présentation au Comité des comptes et au Conseil de surveillance qui les valide.
L’article L. 511-45 du Code monétaire et financier impose aux établissements de crédit de publier des informations relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2022 sur leurs implantations et leurs activités incluses dans leur périmètre de consolidation, dans chaque État ou territoire.
La Banque Postale
AEP3 SCI
AEP4 SCI
Arial CNP Assurances
Assurbail Patrimoine
Assurimmeuble
Assuristance
CIMO
CNP Assur Trésorerie Plus
CNP Assurances
CNP Caution
CNP Immobilier
CNP OSTRUM ISR OBLI 12 MOIS
CNP Retraite
Coentreprise de Transport d'Electricité
EasyBourse
Ecureuil Profil 90
Ecureuil Vie Développement
Filassistance International
Holding d’Infrastructures Gazières
Infra-Invest France
Infra-Invest Holding
Issy Cœur de Ville (ICV)
La Banque Postale Assurance Santé
La Banque Postale Assurances IARD
La Banque Postale Conseil en Assurances
La Banque Postale Consumer Finance
La Banque Postale Prévoyance
LBP Actifs Immo
Ma French Bank
MFPrévoyance SA
Montparvie V
OPCI AEP247
OPCI AEW Imcom 1
OPCI MTP Invest
OPCI Raspail
Outlet Invest
SAS Alleray
SCI Lamartine
SCP Lamartine Euros
SCP Lamartine monitoring Holding
SICAC
SOFIAP
Sogestop K
Univers CNP 1 FCP
Vivaccio ISR actions
FCT Elise 2012
La Banque Postale Collectivités Locales
La Banque Postale Leasing & Factoring
AEW Europe SA(24)
La Banque Postale Asset Management
La Banque Postale Asset Management Holding
Louvre Banque Privée Immobilier Conseil
Louvre Banque Privée
Ostrum Asset Management(17)
Tocqueville Finance SA
115 K
La Banque Postale Home Loan SFH
SCI CRSF DOM*
SCI CRSF Métropole
SCI Tertiaire Saint Romain
CNP Asfalistiki
CNP Cyprialife
CNP Cyprus Insurance Holdings
CNP Cyprus Properties
CNP Cyprus Tower Ltd
Bancassurance International
CNP Partners(17)
CNP Praktoriaki
CNP Zois
CNP Europe Life
CNP Santander Insurance Europe Ltd
CNP Santander Insurance Life Ltd
CNP Santander Insurance Services Ireland Ltd
CNP UniCredit Vita
CNP Vita Assicura
CNP Vita Assicurazione
CNP Luxembourg
Infra-Invest
La Banque Postale : bureau de Poste
LBP Dutch Mortgage Portfolio 1 BV
LBP Dutch Mortgage Portfolio 2 BV
CNP Assurances Compañia de Seguros
CNP SA de Capitalización y Ahorro p/fines determinados
Credicoop Compañia de Seguros de Retiro SA
Provincia Seguros de Vida SA
Caixa Seguradora Especializada Em Saúde SA
Caixa Seguradora SA
Caixa Vida e Previdência
CNP Assurances Latam Holding Ltda
CNP Assurances Participações Ltda
CNP Capitalização SA
CNP Consórcio SA Administradora de Consórcios
CNP Participações Securitarias Brasil Ltda
CNP Seguros Holding Brasil SA
CNP Seguros Participações em Saúde Ltda
Companhia de Seguros Previdencia Do Sul-Previsul
Fundo De Investimento Imobiliario Renda Corporativa Angico - FII
Holding XS 1 SA
Odonto Empresas Convênios Dentários Ltda
OPCVM Caixa Seguradora SA
OPCVM Caixa Vida e Previdência
OPCVM CNP Capitalizacao SA
OPCVM CNP Consórcio SA
OPCVM Holding Caixa Seguros Holding SA
Wiz Soluçoes e Corretagem de Seguros SA
XS2 Vida e Previdência SA
XS5 Administradora de consorcios SA
Youse Tecnologia e Assistencia em Seguros Ltda
Localisation géographique | 31/12/2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Produit net bancaire (en millions d’euros) | Bénéfices ou pertes avant impôt | Impôts sur les bénéfices | Effectifs moyens | |
France | 6 820 | 949 | (124) | 9 370 |
Monaco | 3 | 1 | 0 | 8 |
Saint-Martin | 4 | 2 | 0 | 5 |
Autres pays de l’UE | 569 | 290 | (59) | 816 |
Chypre | 59 | 27 | (4) | 305 |
Espagne | 15 | (6) | (1) | 156 |
Grèce | 0 | (1) | 0 | 17 |
Irlande | 131 | 72 | (10) | 115 |
Italie | 357 | 197 | (46) | 195 |
Luxembourg | 7 | 1 | 0 | 28 |
Amérique centrale et du Sud | 923 | 535 | (245) | 1 528 |
Argentine | 22 | 34 | (1) | 106 |
Brésil | 902 | 502 | (244) | 1 423 |
Total | 8 319 | 1 777 | (427) | 11 726 |
Fin novembre 2020, la police fédérale brésilienne a rendu publiques les accusations issues d’une enquête judiciaire, faisant état de possibles malversations dans la gestion de WIZ, filiale contrôlée minoritairement (25 %) par CNP Seguros Holding Brasil, laquelle pourrait également avoir été victime de la fraude. L’enquête judiciaire est toujours en cours. Le conseil d’administration de CNP Seguros Holding Brasil avait mis en place courant décembre 2020 un comité spécial d’investigation, indépendant du management de l’entreprise, afin de procéder à ses propres investigations, au sein des sociétés du groupe CNP Seguros Holding Brasil, sur les faits allégués. Le rapport rendu par ce comité en août 2021 n’avait pas identifié d’élément relatif à une violation de l’ordre public ou à d’éventuels actes illicites. Il n’était cependant pas conclusif sur certains éléments de l’enquête. Le conseil d’administration de CNP Seguros Holding Brasil a donc décidé en novembre 2021 de faire appel à un cabinet d’audit indépendant pour conclure l’enquête interne. Les conclusions de ces travaux ont été rendues en février 2022. Il a été confirmé qu’aucune violation de l’ordre public n’avait été identifiée. Ce sujet a amené l’entité à accélérer considérablement le renforcement de son dispositif et de ses ressources d’audit, de contrôle et de compliance. En l’état actuel des informations, le sujet est clos. Il n’en demeure pas moins que l’enquête de police suit son cours.
Concernant le dossier EIC initié en 2005, la Cour d’appel de Paris a estimé par un arrêt du 2 décembre 2021 que l’accord signé entre les banques et relatif aux échanges d’images chèques n’avait ni objet, ni effet anticoncurrentiel. En conséquence, La Banque Postale a reçu le remboursement des sommes qu’elle avait précédemment versées, soit 32,8 millions d’euros. L’Autorité de la concurrence a néanmoins formé un pourvoi en cassation le 31 décembre 2021, qui n’a pas d’effet suspensif. La Banque Postale a donc provisionné ce risque, pour un montant de 32,8 millions d’euros également.
Il n’existe pas d’autre procédure administrative, judiciaire ou d’arbitrage, y compris toute procédure dont la Société ait connaissance, qui soit en suspens ou dont elle est menacée, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des 12 derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Société et/ou du Groupe. Concernant la filiale CNP Assurances, ses risques juridiques sont présentés dans son Document d’enregistrement universel 2022.
En septembre 2022, CNP Assurances a annoncé la poursuite de sa stratégie de dévelopement à l’international avec l’acquisition à 100 % des participations de Caixa Seguridade et d’Icatu dans cinq sociétés offrant la possibilité de commercialiser des produits de prévoyance-santé, soins dentaires, épargne et consórcio.
L’acquisition concerne les 48,25 % détenus par Caixa Seguridade dans les 4 entités ci-dessous via CNP Seguros Holding Brasil (CSH), la Holding commune entre CNP Assurances et Caixa Seguridade(25) :
L’acquisition concerne également les 24,61 % détenus par Caixa Seguridade via CSH et les 49 % détenus directement par Icatu(26) dans la société suivante :
Le montant total de l’opération, de 907 MBRL(27), est financé par CNP Assurances sur ses fonds propres.
Commissaires aux comptes de La Banque Postale | Date de début du premier mandat | Date d’expiration du mandat |
|---|---|---|
Mazars (membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles) 61, rue Henri Regnault 92400 Courbevoie Représenté par Charles de Boisriou et Jean-Claude Pauly Suppléant : - | 27 avril 2022 | Assemblée générale appelée à statuer en 2028 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2027 |
KPMG SA (membre de la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes de Versailles) Tour Eqho 2, avenue Gambetta CS60055 92066 Paris La Défense Représenté par Xavier de Coninck et Pierre Planchon Suppléant : KPMG SA | 27 mai 2010 | Assemblée générale appelée à statuer en 2028 sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2027 |
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par Agnès Hussherr et Jérôme-Eric Gras
KPMG SA
2, avenue Gambetta
CS60055
92066 Paris – La Défense
Représenté par Xavier de Coninck et Pierre Planchon
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92200 Neuilly-sur-Seine
Représenté par Agnès Hussherr et Jérôme-Éric Gras
KPMG SA
2, avenue Gambetta
CS60055
92066 Paris – La Défense
Représenté par Marie-Christine Jolys et Pierre Planchon
Les Services Autres que la Certification des Comptes que les Commissaires aux comptes (SACC) ont fournis à La Banque Postale et aux entités qu’elle contrôle sur l’exercice 2022 sont les suivants :
SACC réalisées pour le compte de LBP SA
IAP | DÉFINITION/MODE DE CALCUL |
|---|---|
Frais de gestion | Sommes des charges générales d’exploitation et des dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
Coût du risque (en points de base) | Moyenne des coûts du risque de crédit de banque commerciale du trimestre, divisés par l’encours de crédit début de période de chaque trimestre |
Coefficient d’exploitation | Division des frais de gestion par le PNB corrigé des intérêts douteux |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|
Intérêts et produits assimilés | 5.1 | ||
Intérêts et charges assimilées | 5.1 | ( | ( |
Commissions (produits) | 5.2 | ||
Commissions (charges) | 5.2 | ( | ( |
Gains ou pertes nets des instruments financiers à la juste valeur par résultat | 5.3 | ( | |
Gains ou pertes nets des instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres | 5.4 | ( | ( |
Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d’actifs financiers au coût amorti | 5.5 | ||
Produits des autres activités | 5.6 | ||
Charges des autres activités | 5.6 | ( | ( |
Impacts de l’approche par superposition (effet brut) | 6.3 | ( | |
Produit net bancaire | |||
Charges générales d’exploitation | 5.7 | ( | ( |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | ( | ( | |
Résultat brut d’exploitation | |||
Coût du risque de crédit | 5.8 | ( | ( |
Résultat d’exploitation | |||
Quote-part dans le résultat net des entreprises mises en équivalence | 4.10 | ||
Gains ou pertes nets sur autres actifs | 5.9 | ||
Variations de valeur des écarts d’acquisition | 5.10 | ||
Résultat avant impôt | |||
Impôts sur les bénéfices | 5.11 | ( | ( |
Résultat net | |||
Participations ne donnant pas le contrôle | |||
Résultat net part du groupe | |||
Le résultat des coentreprises d’assurance est présenté net de participation aux bénéfices différée en Produit Net Bancaire à partir de 2022, alors qu’il figurait en « Quote-part dans le résultat net des entreprises mises en équivalence » jusqu’au 31 décembre 2021. Le montant reclassé en Produit Net Bancaire au 31 décembre 2022 est indiqué en note annexe aux comptes consolidés 4.10 - Participations dans les entreprises mises en équivalence. | |||
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|
Caisse, banques centrales | 4.1 | ||
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 4.2 | ||
Instruments dérivés de couverture | 4.3 | ||
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 4.4 | ||
Titres au coût amorti | 4.5 | ||
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti | 4.6 | ||
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti | 4.7 | ||
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | |||
Actifs d’impôts courants | 4.8 | ||
Actifs d’impôts différés | 4.8 | ||
Comptes de régularisation et actifs divers | 4.9 | ||
Actifs non courants destinés à être cédés | |||
Participation aux bénéfices différée | 4.18 | ||
Participations dans les entreprises mises en équivalence | 4.10 | ||
Immeubles de placement | 4.11 | ||
Immobilisations corporelles | 4.12 | ||
Immobilisations incorporelles | 4.12 | ||
Écarts d’acquisition | 4.13 | ||
Total actif | |||
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 4.2 | ||
Instruments dérivés de couverture | 4.3 | ||
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés | 4.14 | ||
Dettes envers la clientèle | 4.15 | ||
Dettes représentées par un titre | 4.16 | ||
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | |||
Passifs d’impôts courants | 4.8 | ||
Passifs d’impôts différés | 4.8 | ||
Comptes de régularisation et passifs divers | 4.17 | ||
Provisions techniques des entreprises d’assurance et comptabilité reflet | 4.18 | ||
Provisions | 4.19 | ||
Dettes subordonnées | 4.20 | ||
Capitaux propres | 4.21 | ||
Participations ne donnant pas le contrôle | |||
Capitaux propres part du Groupe | |||
Capital | |||
Réserves consolidées et autres | |||
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ( | ||
Résultat part groupe | |||
Total passif |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Résultat net | ||
Éléments recyclables en résultat | ||
Écarts de conversion | ||
Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | ( | ( |
Variation de la réserve de réévaluation | ( | ( |
Recyclage en résultat | ||
Réévaluation des instruments dérivés de couverture d’éléments recyclables en résultat net | ||
Variation de la réserve de réévaluation | ||
Recyclage en résultat | ( | ( |
Impact de l’approche par superposition | ( | |
Élément de la quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur entités mises en équivalence* | ( | ( |
Impôts différés | ||
Éléments non recyclables en résultat | ||
Écarts actuariels au titre des régimes à prestations définies | ( | |
Réévaluation du risque de crédit propre des passifs financiers ayant fait l’objet d’une option de comptabilisation à la juste valeur par résultat | ( | |
Réévaluation des instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres (hors titres cédés durant l’exercice) | ( | |
Éléments de la quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur entités mises en équivalence* | ||
Autres variations | ||
Impôts différés | ( | |
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres nets d’impôts | ( | |
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres nets d’impôts | ( | |
Dont résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres part du Groupe | ( | |
Dont résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres participations ne donnant pas le contrôle | ||
* Montants présentés nets d’impôts différés |
(en millions d’euros) | Capital (1) | Prime | Réserves légales, RAN et | Réserves | Titres subordonnés | Gains ou pertes net d’impôts | Résultat part du Groupe | Capitaux propres | Capitaux propres participations | Total | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Écarts actuariels | Réserves de | Variation | ||||||||||
Capitaux propres IFRS au 31 décembre 2020 | ( | ( | ||||||||||
Affectation du résultat 2020 | ( | ( | ||||||||||
Distributions | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Augmentation de capital | ||||||||||||
Émissions/Remboursements des titres subordonnés instruments de capitaux propres | ||||||||||||
Rémunération des titres subordonnés instruments de capitaux propres | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Sous-total des mouvements liés aux relations avec les actionnaires | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ( | |||||||||||
Résultat au 31 décembre 2021 | ||||||||||||
Sous-total | ( | |||||||||||
Quote part dans les variations des capitaux propres des entreprises associées mises en équivalence | ( | ( | ||||||||||
Effet des acquisitions et des cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Autres variations | ( | ( | ||||||||||
Capitaux propres IFRS au 31 décembre 2021 | ( | ( | ||||||||||
Affectation du résultat 2021 | ( | ( | ||||||||||
Distributions | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Augmentation de capital | ||||||||||||
Rémunération des titres subordonnés instruments de capitaux propres | ( | ( | ( | |||||||||
Sous-total des mouvements liés aux relations avec les actionnaires | ( | ( | ( | ( | ( | ( | ||||||
Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ( | ( | ( | ( | ||||||||
Résultat au 31 décembre 2022 | ||||||||||||
Sous-total | ( | ( | ( | |||||||||
Quote part dans les variations des capitaux propres des entreprises associées mises en équivalence | ( | ( | ||||||||||
Effet des acquisitions et des cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle (3) | ( | ( | ( | ( | ( | |||||||
Autres variations | ( | ( | ( | |||||||||
Capitaux propres IFRS au 31 décembre 2022 | ( | ( | ( | |||||||||
(1). Au 31 décembre 2022, le capital de La Banque Postale est composé de (2). Les réserves de conversion proviennent des filiales étrangères consolidées du groupe CNP Assurances. (3) Les effets des acquisitions et des cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle proviennent principalement du rachat des actions de CNP Assurances visées par l’Offre publique d’achat simplifiée lancée le 02 mai 2022 et les autres opérations préalables (cf. impacts indiqués en note annexe aux comptes consolidés 1.1.2 – Opérations de structure et évolutions du périmètre de consolidation). | ||||||||||||
Le tableau des flux de trésorerie est présenté selon le modèle de la méthode indirecte.
Les activités d’investissement représentent les flux de trésorerie liés aux acquisitions et aux cessions de filiales, entreprises associées ou coentreprises consolidées ainsi que ceux liés aux acquisitions et aux cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles.
Les activités de financement résultent des opérations avec les actionnaires et des flux liés aux dettes subordonnées et obligataires.
Les activités opérationnelles comprennent les flux qui ne relèvent pas des deux autres catégories. Elles sont représentatives des activités génératrices de produits du groupe La Banque Postale.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Résultat avant impôts | ||
+/- Dotations nettes aux amortissements sur immobilisations corporelles et incorporelles | ||
— Variations des écarts d’acquisition et dépréciations des autres immobilisations | ||
+/- Dotations nettes aux provisions et dépréciations | ( | |
+/- Dotations nettes aux provisions techniques d’assurance | ( | |
+/- Quote-part de résultat des sociétés mises en équivalence | ( | ( |
+/- Pertes nettes/gains des activités d’investissement | ||
+/- Autres mouvements | ||
= Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôts et des autres ajustements | ||
+/- Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit | ( | |
+/- Flux liés aux opérations avec la clientèle | ( | |
+/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers | ( | |
+/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs non financiers | ( | ( |
— Impôts versés | ( | ( |
Augmentation (Diminution) nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles | ( | ( |
Total flux nets de trésorerie générés par l’activité opérationnelle (A) | ( | |
+/- Flux liés aux actifs financiers et aux participations | ( | ( |
+/- Flux liés aux immeubles de placement | ( | ( |
+/- Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles | ( | ( |
Total flux nets de trésorerie liés aux opérations d’investissement (B) | ( | ( |
+/- Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires | ( | ( |
+/- Autres flux de trésorerie provenant des activités de financement | ( | ( |
Total flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (C) | ( | ( |
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie (D) | ( | |
Augmentation (diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie | ( | |
Trésorerie et équivalents trésorerie à l’ouverture | ||
Caisse, banques centrales (actif et passif) | ||
Comptes (actif et passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit | ||
Trésorerie et équivalents trésorerie à la clôture | ||
Caisse, banques centrales (actif et passif) | ||
Comptes (actif et passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit | ||
Variation de la trésorerie nette | ( |
Les informations relatives aux évolutions du provisionnement du risque de crédit et du coût du risque sur les clientèles Personnes physiques et Personnes morales (évolutions macroéconomiques, suivi Covid et PGE, évolution des modèles,…) sont détaillées dans la note « 3.1 Risque de crédit ».
Comme annoncé le 28 octobre 2021, La Banque Postale a déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) l’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) visant les actions de CNP Assurances le 16 mars 2022.
L’OPAS a été jugée conforme par l’AMF le 26 avril 2022. Elle a été ouverte du 2 mai 2022 au 31 mai 2022 inclus, pour un prix de 20,90 euros par action (dividende de 1 euro détaché) faisant ressortir une prime de 36 % sur le cours de Bourse avant l’annonce de l’opération. L’OPAS a été jugée favorable aux intérêts de CNP Assurances, de ses actionnaires et de ses salariés par le Conseil d’administration de CNP Assurances.
À l’issue de l’OPAS, les actionnaires minoritaires ne représentaient pas plus de 10 % du capital et des droits de vote de CNP Assurances, La Banque Postale a mis en œuvre une procédure de retrait obligatoire. Ainsi, au 31 décembre 2022, La Banque Postale est actionnaire de 100 % des titres de CNP Assurances. Le résultat réalisé par le groupe CNP Assurances sur l’année est attribué à La Banque Postale selon le rythme d’acquisition du capital de CNP au cours de cette période.
En application de la norme IFRS 10, l’acquisition des titres réalisée auprès des minoritaires de CNP Assurances n’a aucun impact sur le contrôle déjà exercé par La Banque Postale. Dans les comptes consolidés, la quote-part des minoritaires correspondante a été reclassée en capitaux propres part du groupe pour sa valeur comptable : la différence entre le prix payé et la quote-part acquise impacte ainsi les capitaux propres du groupe pour + 387 millions d’euros, alors que l’opération entraîne une diminution des participations ne donnant pas le contrôle pour - 3 462 millions d’euros.
CNP Assurances a acquis le 9 mars 2022 auprès de CDC Habitat un portefeuille de plus de 7 600 logements à loyers abordables et à haute qualité environnementale d’une valeur de 2,4 milliards d’euros. Ce portefeuille est logé dans la société Lamartine créée pour cette opération et gérée par Ampère Gestion, filiale de CDC Habitat. Le capital de la société est détenu à hauteur de 85 % par CNP Assurances et 15 % par CDC Habitat. Elle est consolidée par intégration globale depuis les comptes du 30 juin 2022.
La Banque Postale et le groupe BPCE ont annoncé le 13 mai 2022 la finalisation de l’acquisition par Natixis Investment Managers des participations minoritaires détenues par La Banque Postale dans AEW Europe SA (40 %) et Ostrum Asset Management (45 %) et le prolongement de leurs partenariats industriels en gestion d’actifs jusqu’à fin 2030. À l’issue de ces opérations, Natixis IM détient 100 % du capital des sociétés de gestion AEW Europe SA et Ostrum Asset Management.
Ces deux participations étaient présentées sur la ligne « actifs non courants destinés à être cédés » dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021. L’impact de ces cessions sur le résultat avant impôt est de 59,8 millions d’euros au 31 décembre 2022.
Après l’acquisition des activités d’assurance vie d’Aviva en Italie l’année dernière, CNP Assurances poursuit sa stratégie de croissance internationale avec la finalisation le 26 octobre 2022 de deux transactions avec UniCredit, son partenaire historique, comprenant les éléments suivants :
Cette opération permet à CNP Assurances de rationaliser l’organisation de ses activités en Italie et de poursuivre son développement dans le pays.
Le prix d’acquisition de 501 millions d’euros correspondant à 49 % de CNP Vita Assicura S.p.A. est financé par CNP Assurances sur ses ressources propres.
Ces deux opérations impactent les capitaux propres pour - 431 millions d’euros (- 51 millions d’euros en part groupe et - 381 millions d’euros en participations ne donnant pas le contrôle).
À la suite de l’accord de l’ACPR le 28 novembre 2022, et conformément aux dispositions du pacte d’associés, CNP Assurances a acquis la participation du partenaire Swiss Life dans Assuristance (soit 34 % du capital), holding de Filassistance International pour un montant de 12,5 millions d’euros. CNP Assurances, qui détenait déjà 66 % du capital d’Assuristance, en devient ainsi l’unique associé.
Cette opération permet la prise de contrôle des deux entités et ainsi de les consolider par intégration globale dans les comptes consolidés.
Cette acquisition s’accompagne d’un engagement de continuité du partenariat entre Swiss Life France et Filassistance International.
CNP Assurances poursuit sa stratégie de développement à l’international avec l’acquisition à 100 % des participations de Caixa Seguridade et d’Icatu dans cinq sociétés offrant la possibilité de commercialiser des produits de prévoyance-santé, soins dentaires, épargne et consórcio.
Cette opération permet à CNP Assurances, 3e assureur brésilien, de poursuivre son développement au Brésil en s’appuyant sur 2 modèles de distribution :
En novembre et décembre 2022, CNP Assurances a acquis les 48,25 % détenus par Caixa Seguridade dans les entités CNP Consórcio S.A. Administradora de Consórcios « CNP Consórcios » et Odonto Empresas Convênios Dentários Ltda. « Odonto Empresa ». Ces acquisitions d’un montant de 77 millions d’euros ont impacté les capitaux propres pour - 38 millions d’euros sur la part groupe et - 39 millions d’euros sur les participations ne donnant pas le contrôle.
Par la suite, en janvier 2023, CNP Assurances a finalisé l’acquisition des parts détenues par Caixa Seguridade et Icatu dans les entités CNP Seguros Participações em Saúde Ltda « Holding Saúde », Seguros Previdência do Sul « Previsul » et CNP Capitalização S.A. « CNP Cap », lui permettant ainsi de porter sa participation à 100 % dans ces trois entités.
Le montant total de l’opération est financé par CNP Assurances sur ses fonds propres.
CNP Assurances a finalisé le 29 décembre 2022 la cession de sa filiale espagnole d’assurance-vie CNP Partners au profit de Mediterráneo Vida pour un montant de 126,3 millions d’euros.
CNP Partners est une compagnie d’assurance-vie principalement dédiée aux produits d’épargne traditionnelle en Espagne et en Italie en modèle ouvert. Au 31 décembre 2021, son chiffre d’affaires et son résultat net représentaient respectivement 0,75 % et 0,01 % de l’ensemble du groupe CNP Assurances.
CNP Assurances a émis le 27 janvier 2022 une dette subordonnée « Restricted Tier 3 » pour 500 millions d’euros. Il s’agit d’obligations à maturité 7 ans portant intérêt à taux fixe de 1,25 % jusqu’au 27 janvier 2029. Cette émission répond aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
CNP Assurances a remboursé en octobre 2022 une dette obligataire d’un milliard d’euros émise en octobre 2016 au taux de 1,875 %.
La Banque Postale a activé le 19 novembre 2022 son option de remboursement anticipé sur une dette obligataire de 750 millions d’euros émise en novembre 2015 avec un taux de 2,75 %.
La Banque Postale a émis le 5 décembre 2022 une dette obligataire subordonnée « Tier 2 » pour un montant de 500 millions d’euros, avec une maturité à mars 2034 portant intérêt à taux fixe de 5,5 % jusqu’au 5 mars 2029. Cette émission répond aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
La Banque Postale Home Loan SFH, filiale de La Banque Postale dédiée au refinancement des portefeuilles de prêts immobiliers octroyés par son réseau en France, a émis une obligation sécurisée « verte » le 4 mai 2022. Cette émission obligataire à taux fixe a été réalisée sous le format « covered bond » d’un montant de 750 millions d’euros à 8 ans, avec un spread final de MS + 4 bps et un coupon de 1,625 %.
Le Fonds immobilier résidentiel Lamartine a émis deux obligations vertes d’un montant global de 850 millions d’euros, en avril et en juillet 2022 dans le cadre de la stratégie de financement définie avec CNP Assurances et CDC Habitat, les deux investisseurs du Fonds :
Ces opérations ont été initiées par AMPERE Gestion, filiale de CDC Habitat et gestionnaire du fond.
Ces émissions répondent aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
La Banque Postale a émis le 13 septembre 2022 une émission Senior Non-Préféré pour un montant de 425 millions de livres sterling d’une maturité 6NC5, avec un spread final de Gilt + 260 bps et un coupon à taux fixe de 5,625 %. Il s’agit de la première émission de référence de La Banque Postale en devise étrangère. Cette émission répond aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
Le début de l’année 2022 s’est traduit par une étape importante dans le processus de remplacement des taux d’intérêt « interbancaires » (« IBOR ») par des taux alternatifs (« RFR »).
Depuis le 1er janvier 2022, la totalité des nouvelles opérations à taux variables est réalisée sur la base des nouveaux taux « RFR », sauf les cas d’exceptions définis par les autorités pour le LIBOR USD. De plus, les taux LIBOR GBP et JPY (échéances : un, trois et six mois) ne sont plus contribués par des banques et sont dorénavant publiés sous une forme synthétique ; ainsi leur utilisation est réservée à une gestion extinctive.
L’indice européen EONIA a été publié pour la dernière fois le 3 janvier 2022.
Enfin, en l’absence d’annonces relatives à un remplacement prochain de l’indice EURIBOR, celui-ci a été exclu des données quantitatives fournies.
Au 31 décembre 2022, le groupe La Banque Postale est exposé au LIBOR USD avec :
Ainsi, la publication des taux LIBOR USD (échéances : au jour le jour, un, trois, six et douze mois), sous leur format contribué par les banques, doit être arrêtée à fin juin 2023. Le groupe La Banque Postale a pour objectif de migrer les contrats concernés au plus tard à cette date.
CNP Assurances a émis le 11 janvier 2023 une dette obligataire subordonnée « Tier 2 » pour un montant de 500 millions d’euros. Il s’agit de sa 1ère obligation subordonnée durable, portant intérêt au taux fixe de 5,25 % jusqu’au 18 juillet 2033, puis au taux variable au-delà de cette date et jusqu’à sa maturité le 18 juillet 2053.
Cette émission répond aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
La Banque Postale Home Loan SFH, filiale de La Banque Postale, a émis le 31 janvier 2023 une obligation sécurisée « sociale » dédiée aux Prêts d’Accession Sociale. Cette émission obligataire à taux fixe a été réalisée sous le format « covered bond » d’un montant de 1 250 millions d’euros à 8 ans, avec un spread final de MS + 27 bps et un coupon de 3,0 %.
En application du règlement CE n° 1606/2002 du 19 juillet 2002 imposant aux entreprises dont les titres de dettes sont admis à la cote d’un marché réglementé d’appliquer le référentiel établi par l’International Accounting Standard Board (IASB), le groupe La Banque Postale établit, depuis le 1er janvier 2007, ses comptes consolidés en conformité avec le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards) tel qu’approuvé par l’Union européenne (version dite carve out), en utilisant certaines dérogations dans l’application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macrocouverture.
Le référentiel intégral des normes adoptées au sein de l’Union européenne peut être consulté sur le site internet de la Commission Européenne à l’adresse suivante :
https://ec.europa.eu/info/business-economy-euro/company-reporting-and-auditing/company-reporting_fr
Par rapport aux comptes consolidés établis au 31 décembre 2021, le Groupe a mis en œuvre les normes et interprétations suivantes, d’application obligatoire au sein de l’Union européenne à compter du 1er janvier 2022 :
Normes ou Interprétations | Date d’adoption |
|---|---|
Amendement à IAS 37 « Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels – Contrats déficitaires – Coût d’exécution du contrat » | 28 juin 2021 |
Amendement à IAS 16 « Immobilisations corporelles – Produit antérieur à l’utilisation prévue » | 28 juin 2021 |
Amendement à IFRS 3 « Regroupements d’entreprises – Référence au cadre conceptuel » | 28 juin 2021 |
Améliorations des IFRS cycles 2018 – 2020 : Amendement à IAS 41 « Agriculture – Impôts dans les évaluations à la juste valeur » Amendement à IFRS 1 « Première adoption des IFRS – Filiale devenant un nouvel adoptant » Amendement à IFRS 9 « Instruments financiers – Décomptabilisation d’un passif financier : Frais et commissions à intégrer dans le test des 10 % » Amendement à IFRS 16 « Contrats de locations – Exemples illustratifs d’IFRS 16 – Concessions faites aux locataires » | 28 juin 2021 |
Interprétation IFRS IC « Transactions TLTRO III – IFRS 9 Instruments financiers et IAS 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Dépôts à vue soumis à des restrictions d’utilisation – IFRS 9 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Principal vs Agent : Revendeur de logiciels – IFRS 15 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Transfert de la couverture d’assurance en vertu d’un groupe de contrats de rente – IFRS 17 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Crédits négatifs pour véhicules à faibles émissions – IAS 37 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « SPAC : Classement des titres cotés en passifs financiers ou capitaux propres – IAS 32 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Groupe de contrats d’assurance multidevises – IFRS 17 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « SPAC : Comptabilisation des bons de souscription lors de l’acquisition – IAS 32 » | N/A |
Interprétation IFRS IC « Abandon de loyer par le bailleur – IFRS 9 et IFRS 16 » | N/A |
L’amendement IFRS 3 « Références au cadre conceptuel », modifie une référence au cadre conceptuel sans incidence pour le Groupe.
L’amendement à IAS 16 « Produits antérieurs à l’utilisation prévue » clarifie la comptabilisation des produits nets dégagés au cours des tests de fonctionnement des immobilisations corporelles. Ils sont à comptabiliser au compte de résultat, interdisant leur déduction du coût des immobilisations corporelles avant que celles-ci soient prêtes à être utilisées. Le Groupe ne réalise pas ce genre d’opération et n’est pas concerné par cette clarification.
L’amendement à IAS 37 « Contrats déficitaires – Coûts d’exécution du contrat » précise la notion de coûts d’exécution pour évaluer les contrats déficitaires. Il s’agit de l’ensemble des coûts rendus nécessaires par l’exécution du contrat, incluant non seulement les coûts incrémentaux (c’est-à-dire les coûts qui auraient été évités si l’entité n’avait pas obtenu le contrat), mais également une allocation des autres coûts se rattachant directement à l’exécution des contrats en général (y compris le contrat considéré). Le Groupe n’est pas concerné par ce genre de contrat.
L’amendement à IFRS 1 « Filiale devenant un nouvel adoptant » établit qu’une filiale adoptant les normes IFRS après sa mère et appliquant le paragraphe D16 (a) pourra évaluer les écarts de conversion cumulés en utilisant les montants présentés par sa mère, depuis la date de transition de cette dernière.
Selon la norme IFRS 9, un passif financier est décomptabilisé soit lorsqu’il est éteint, soit lorsque sa modification contractuelle est substantielle. Pour déterminer le caractère substantiel d’une modification, un test quantitatif et un test qualitatif sont nécessaires. Le test quantitatif est satisfait (i.e. la modification est substantielle) si la valeur actualisée des flux (incluant les commissions) du « nouvel » instrument est différente d’au moins 10 % de la valeur actualisée des flux de l’instrument d’origine. L’amendement à IFRS 9 « Décomptabilisation d’un passif financier : frais et commissions à intégrer dans le test des 10 % » précise que les frais à inclure dans le test des 10 % sont uniquement les honoraires versés, nets des honoraires reçus entre l’emprunteur et le prêteur, y compris ceux payés ou reçus pour le compte de l’autre par l’une ou l’autre des parties. Ainsi, les honoraires relatifs à des contreparties autres que l’entité et le prêteur sont donc exclus de ces flux.
L’amendement à IFRS 16 « Avantages incitatifs à la location » modifie l’exemple illustratif 13 qui accompagne IFRS 16 « Contrats de location » afin de supprimer l’exemple traitant des paiements au titre des travaux d’agencement réalisés par le preneur sur l’actif pris en location, puis remboursés par le bailleur. Cet amendement n’a aucune incidence sur les pratiques actuelles au sein du Groupe.
De plus, le comité de l’IASB a validé des décisions finales du comité d’interprétation (IFRS IC), dont certaines peuvent concerner le Groupe :
L’IASB et l’IFRIC ont publié des normes et des interprétations qui ne sont pas d’application obligatoire au 31 décembre 2022. Les normes ou interprétations publiées par l’IASB mais non encore adoptées par l’Union européenne n’entreront en vigueur de manière obligatoire qu’à partir de cette adoption.
Normes ou Interprétations | Date d’adoption | Date d’entrée |
|---|---|---|
IFRS 17 « Contrats d’assurance » | 19 novembre 2021 | 1er janvier 2023 |
Amendements à IFRS 17 « Contrats d’assurance – Première application d’IFRS 17 et IFRS 9 – Information comparative » | 8 septembre 2022 | 1er janvier 2023 |
Amendement à IAS 1 « Présentation des méthodes comptables » | 2 mars 2022 | 1er janvier 2023 |
Amendements à IAS 8 « Définition d’une estimation comptable » | 2 mars 2022 | 1er janvier 2023 |
Amendements à IAS 12 « Impôts différés relatifs aux actifs et passifs résultant d’une même transaction » | 11 août 2022 | 1er janvier 2023 |
(1) Sous réserve d’adoption par l’Union européenne. Applicable à compter des exercices ouverts au : | ||
La norme IFRS 17 « Contrats d’assurances » a été publiée le 18 mai 2017 et a été amendée en date du 25 juin 2020. Elle a été adoptée en date du 19 novembre 2021 par l’Union européenne (UE). Ses dispositions remplaceront, pour les exercices couverts à compter du 1er janvier 2023 (avec exercice comparatif obligatoire en 2022), celles appliquées selon la norme IFRS 4 actuellement en vigueur. L’objectif de ce nouveau standard est de prescrire les principes de comptabilisation, d’évaluation et de présentation des contrats d’assurance qui entrent dans son champ d’application.
La norme IFRS 17 s’appliquera :
Par ailleurs, la norme IFRS 17 prescrit la distinction entre le contrat d’assurance et les autres composantes :
Par conséquent, ces composantes devront dorénavant faire l’objet d’une comptabilisation distincte en fonction des normes qui leur sont applicables.
À la date de transition, chaque groupe de contrats d’assurance en vigueur à cette date doit être comptabilisé et évalué comme si IFRS 17 avait toujours été appliquée. À cet égard, la norme IFRS 17 prévoit trois méthodes de transition possibles :
À la souscription, le passif sera désormais valorisé selon une approche par défaut « Building Blocks Approach » (BBA) composée de :
La CSM représente, à la souscription, le profit attendu sur les contrats, non encore acquis par la société, pour un groupe de contrats d’assurance. Elle est comptabilisée au passif, puis constatée en résultat au fil du temps en fonction d’inducteur d’amortissement (« Coverage Units »), sur la durée de couverture résiduelle des contrats. Dans le cas où une perte est attendue, celle-ci ne fait pas l’objet d’une CSM négative mais est immédiatement comptabilisée en résultat lors de la souscription du contrat (contrat déficitaire).
Un deuxième modèle « Variable Fee Approach » (VFA) est prescrit obligatoirement pour les contrats participatifs directs, qui répondent aux trois critères suivants :
Le modèle VFA est similaire au modèle par défaut BBA à la différence que la CSM absorbe les chocs techniques mais également les chocs financiers.
Par ailleurs, l’approche générale (« building blocks ») est complétée par un modèle optionnel plus simple. Celui-ci est basé sur l’allocation des primes (« Premium Allocation Approach » – PAA). Il est applicable :
Le passif initial comptabilisé est égal uniquement aux primes reçues (absence de CSM). Les frais d’acquisition peuvent être différés ou comptabilisés immédiatement en charges.
Les entités d'assurance du Groupe vont avoir recours aux trois modèles.
La norme IFRS 17 prévoit une nouvelle granularité pour l’évaluation des passifs des contrats d’assurance. Ceux-ci doivent désormais être regroupés de la manière suivante :
IFRS 17 précise que deux contrats émis à plus d’un an d’intervalle ne peuvent être affectés au même groupe de contrats. Pour éviter que la réalité économique des contrats d’assurance avec mutualisation intergénérationnelle ne soit pas correctement reflétée (contrats d’épargne, de retraite, …), l’UE a prévu une exemption facultative de l'application de cette obligation de cohorte annuelle. CNP Assurances a opté pour cette exemption, option également retenue aux bornes du groupe La Banque Postale.
Pour les contrats relevant de l’approche BBA, VFA et PAA, la norme IFRS 17 introduit une option de comptabilisation des modifications des hypothèses financières dans les autres éléments du résultat global afin de limiter la volatilité du résultat net. Cette option a été retenue par le groupe La Banque Postale.
La courbe des taux retenue pour l’actualisation des flux futurs économiques repose sur une construction semblable à celle utilisée dans le référentiel prudentiel Solvabilité 2. Il s’agit d’une courbe de taux construite à partir d’un taux sans risque et d’une prime d’illiquidité variable selon le périmètre considéré.
L’adoption concomitante d’IFRS 9 et IFRS 17 pour les assureurs n’a pas d’incidences aux bornes du groupe La Banque Postale à l’exception des deux changements suivants :
Concernant la présentation des comptes aux bornes du groupe La Banque Postale, dès le 1er janvier 2023, la recommandation n° 2022-01 du 8 avril 2022 relative au format des comptes consolidés des établissements du secteur bancaire selon les normes comptables internationales annule et remplace la recommandation n° 2017-02 du 2 juin 2017. Elle vise à adapter la présentation des activités d’assurance dans les états financiers des établissements bancaires en lien avec l’entrée en vigueur d’IFRS 17. Comme le prévoit cette recommandation, le groupe La Banque Postale a opté pour une présentation des placements financiers d’assurance ventilée dans les catégories comptables de l’activité bancaire à l’actif du bilan.
Les impacts relatifs à la mise en œuvre de la norme IFRS 17 ont fait l’objet d’une analyse et d’un projet dédié au niveau Groupe.
En 2022, le projet de mise en œuvre de la norme IFRS 17 a porté principalement sur :
La norme IFRS 17 a des implications significatives pour le groupe La Banque Postale :
La préparation des états financiers exige la formulation d’hypothèses et d’estimations qui comportent des incertitudes quant à leur réalisation dans le futur. Ces estimations utilisant les informations disponibles à la date de clôture font appel à l’exercice du jugement des gestionnaires et des préparateurs notamment lors de l’évaluation en juste valeur des instruments financiers, lors du calcul des dépréciations et provisions pour risque de crédit et lors de l’estimation des provisions techniques d’assurance. Les réalisations futures dépendent de nombreux facteurs : fluctuation des taux d’intérêt et de change, conjoncture économique, modification de la réglementation ou de la législation, etc. de sorte que les résultats définitifs des opérations concernées pourront être différents de ces estimations et avoir une incidence sur les comptes.
Principales évaluations nécessitant la formulation d’hypothèses et d’estimations :
La banque est en cours de développement d’un cadre général visant l’identification et la maîtrise du risque climatique. Il permettra à terme de tenir compte des incertitudes liées au risque climatique dans les hypothèses utilisées pour élaborer des estimations.
Le périmètre des droits de vote pris en considération pour apprécier la nature du contrôle exercé par le Groupe comprend l’existence et l’effet de droits de vote potentiels substantifs, comme par exemple de droits de vote potentiels qui pourraient être exercés pour prendre une décision relative à des activités pertinentes au cours de la prochaine Assemblée générale.
Les méthodes de consolidation sont appliquées selon la nature du contrôle exercé par La Banque Postale sur les entités.
Les filiales et entités structurées contrôlées par le Groupe sont consolidées selon la méthode de l’intégration globale.
Une entité structurée est créée spécifiquement pour gérer une opération ou un groupe d’opérations similaires et conçue de telle manière que les droits de vote ou droits de vote similaires ne sont pas déterminants pour établir le contrôle de l’entité. Elles sont consolidées dès lors qu’elles sont en substance contrôlées par le Groupe, même en l’absence de lien en capital.
En application d’IFRS 10, l’analyse du contrôle d’une entité structurée est identique à celle menée pour une filiale.
Le contrôle exercé sur une filiale ou une entité structurée s’apprécie sur la base des trois critères suivants :
Les partenariats dans lesquels le Groupe exerce un contrôle conjoint avec d’autres partenaires sont comptabilisés selon la méthode de mise en équivalence s’il s’agit d’une coentreprise ou à hauteur de la quote-part de ses intérêts propres détenus, s’il s’agit d’une opération conjointe.
Le Groupe exerce un contrôle conjoint sur un partenariat lorsque les décisions concernant les activités pertinentes de l’entité requièrent, contractuellement, le consentement unanime de chacun des partenaires.
Une coentreprise est un partenariat dans lequel chacun des partenaires dispose d’un droit sur une quote-part de l’actif net de l’entité.
Les sociétés dans lesquelles le Groupe détient une influence notable sont consolidées par la méthode de la mise en équivalence.
L’influence notable est définie comme le pouvoir de participer aux politiques financière et opérationnelle d’une filiale sans en détenir le contrôle. Elle peut notamment résulter d’une représentation dans les organes de direction ou de surveillance, de la participation aux décisions stratégiques, de l’existence d’opérations interentreprises importantes, de l’échange de personnel de direction, de liens de dépendance technique. Elle est présumée à partir du moment où le Groupe détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote.
Les retraitements et reclassements nécessaires afin de rendre les comptes de l’ensemble des filiales consolidées conformes aux principes comptables du Groupe sont effectués.
Les comptes réciproques, ainsi que les produits et charges résultant d’opérations internes au Groupe et ayant une influence significative sur les états financiers consolidés sont éliminés.
Pour les entités dont la monnaie fonctionnelle n’est pas l’euro, les comptes du bilan des filiales étrangères sont convertis au cours de change en vigueur à la clôture.
Les produits et charges du compte de résultat sont convertis au cours moyen de la période.
La différence de conversion qui résulte de l’évolution des taux de change sur le capital, les réserves et le résultat est portée en « Gains ou pertes latents ou différés – Écarts de conversion ».
Les regroupements d’entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010 ont été traités par le Groupe selon la méthode de l’acquisition, en fonction des dispositions de la version initiale de la norme IFRS 3.
Les regroupements d’entreprises réalisés depuis le 1er janvier 2010 sont traités par le Groupe selon la méthode de l’acquisition, en application d’IFRS 3 révisée. Les regroupements d’entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010 n’ont pas été retraités des effets de la mise en œuvre d’IFRS 3 révisée qui est d’application prospective.
Le coût d’acquisition est déterminé comme le total des justes valeurs, à la date d’acquisition, des actifs remis, des passifs encourus et des instruments de capitaux propres émis en échange du contrôle de l’entreprise acquise. Les ajustements de prix éventuels sont intégrés dans le coût d’acquisition pour leur juste valeur estimable à la date d’acquisition et réévalués à chaque date d’arrêté, les ajustements ultérieurs sont enregistrés en résultat.
Les actifs, passifs et passifs éventuels identifiables des entités acquises sont enregistrés à leur juste valeur à la date d’acquisition. Les passifs éventuels de l’entité acquise ne sont comptabilisés au bilan consolidé que dès lors qu’ils sont représentatifs d’une obligation actuelle à la date du regroupement et que leur juste valeur peut être estimée de manière fiable.
Les participations ne donnant pas le contrôle peuvent, en date de prise de contrôle, être évaluées soit à leur juste valeur soit à leur quote-part dans la juste valeur des actifs et passifs identifiables de l’entité acquise. Le choix entre ces deux traitements est effectué pour chaque regroupement d’entreprises.
Les coûts directement attribuables à l’opération de regroupement constituent une transaction séparée et sont enregistrés en résultat.
L’écart positif entre la somme du coût d’acquisition de l’entité, des participations ne donnant pas le contrôle et la juste valeur de l’éventuelle quote-part antérieurement détenue et l’actif net réévalué est inscrit à l’actif du bilan consolidé dans la rubrique « Écart d’acquisition » ; en cas d’écart négatif celui-ci est immédiatement rapporté au résultat.
Les écarts d’acquisition, n’étant pas imposables fiscalement, ne sont pas soumis à calcul d’impôts différés.
Les analyses nécessaires à l’évaluation initiale de ces éléments et leur correction éventuelle peuvent intervenir dans un délai de douze mois à compter de la date d’acquisition.
Les écarts d’acquisition sont maintenus au bilan à leur coût historique dans la devise de référence de la filiale acquise et convertis sur la base du cours de change officiel à la date de clôture.
Ils font l’objet d’une revue régulière par le Groupe et de tests de dépréciation et ce, au minimum une fois par an et dès l’apparition d’indices de pertes de valeur.
Lorsque la valeur recouvrable du sous-jacent, définie comme la valeur la plus élevée entre la valeur de marché et la valeur d’utilité de l’entité concernée, est inférieure à sa valeur comptable, une dépréciation irréversible est enregistrée en résultat.
La valeur comptable des écarts d’acquisition des entreprises associées est intégrée à la valeur de mise en équivalence.
Lors d’un rachat d’actions de minoritaires d’une filiale alors que le contrôle est déjà établi, le nouvel écart d’acquisition, correspondant à la différence entre le coût d’acquisition total pour le lot complémentaire et la quote-part de situation nette rachetée est comptabilisé en déduction des capitaux propres s’il est positif et en augmentation des capitaux propres s’il est négatif. De même, une baisse du pourcentage d’intérêt du Groupe dans une entité restant contrôlée de manière exclusive est traitée comme une transaction au sein des capitaux propres.
Les participations ne donnant pas le contrôle intègrent les instruments qui sont des parts d’intérêts actuelles et qui donnent droit à une quote-part de l’actif net en cas de liquidation et les autres instruments de capitaux propres émis par la filiale et non détenus par le Groupe.
En l’état actuel des textes, les normes IFRS 10 « États financiers consolidés » et IAS 32 « Instruments financiers : informations à fournir et présentation » conduisent le Groupe à enregistrer au titre des engagements de rachat des participations ne donnant pas le contrôle une dette avec pour contrepartie une réduction des participations ne donnant pas le contrôle. Le Groupe a choisi d’enregistrer en moins des capitaux propres l’écart entre le montant de l’engagement et les participations ne donnant pas le contrôle, représentant la contrepartie de la dette.
Les variations ultérieures sont comptabilisées dans les réserves part du groupe.
Les actifs et passifs financiers des filiales d’assurance intégrées globalement sont évalués et comptabilisés selon les dispositions de la norme IFRS 9, et présentés selon l’approche par superposition (cf. Note 6.3 Impact de l’application de l’approche par superposition pour les entités d’assurance du groupe La Banque Postale).
L’approche par superposition vise à remédier aux conséquences comptables temporaires du décalage entre la date d’entrée en vigueur de la norme IFRS 9 et celle de la nouvelle norme sur les contrats d’assurance remplaçant la norme IFRS 4 (IFRS 17). Elle permet en effet d’éliminer du compte de résultat une partie des non-concordances comptables supplémentaires et de la volatilité temporaire que pourrait engendrer une application de la norme IFRS 9 avant l’entrée en vigueur de la norme IFRS 17.
Cette approche consiste à reclasser, pour les actifs financiers désignés, leurs impacts au compte de résultat vers les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres pour que le montant présenté en compte de résultat corresponde à celui qui aurait été présenté en compte de résultat si la norme IAS 39 avait été appliquée.
Par conséquent, le montant reclassé est égal à l’écart entre :
Dans le compte de résultat, les effets de ce reclassement sont comptabilisés dans le produit net bancaire, avant effets fiscaux, sur la ligne « Impact de l’approche par superposition ». Les effets fiscaux liés à ce reclassement sont présentés sur la ligne « Impôts sur les bénéfices ».
Dans l’état des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, les effets de ce reclassement sont comptabilisés en gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur la ligne « Impact de l’approche par superposition ».
La désignation des actifs financiers éligibles s’effectue instrument par instrument, et peut être réalisée :
Les actifs financiers pouvant faire l’objet d’une désignation doivent remplir les caractéristiques suivantes :
En attendant l’application au 1er janvier 2023 de la Norme Assurance IFRS 17, les filiales continuent d’appliquer la norme IFRS 4 aux contrats suivants :
Les règles de valorisation des provisions techniques définies par le référentiel local, conformément aux dispositions d’IFRS 4, sont maintenues sur ces deux types de contrat.
Les contrats financiers relevant de la norme IFRS 9 correspondent aux contrats d’investissement sans participation aux bénéfices discrétionnaire : contrat d’épargne en unités de comptes sans support euros et sans garantie plancher.
En application des principes de la comptabilité « reflet » définis par la norme IFRS 4, une provision pour participation aux bénéfices différée est comptabilisée sur les contrats d’assurance avec participation aux bénéfices discrétionnaire. Elle est déterminée de sorte à refléter les droits potentiels des assurés sur les plus-values latentes relatives aux instruments financiers valorisés en juste valeur ou leurs participations potentielles aux pertes en cas de moins-values latentes. La comptabilité reflet permet de répondre comptablement au risque de déséquilibre actif/passif artificiellement généré par des modes différents de valorisation de l’actif et du passif. Lorsque l’évaluation des passifs, des frais d’acquisition reportés ou des portefeuilles de contrats figurant à l’actif est directement affectée par la réalisation des plus ou moins-values des actifs, une provision pour participation aux bénéfices différée est comptabilisée en contrepartie des plus ou moins-values latentes reconnues dans les placements. Cette participation aux bénéfices différée est comptabilisée selon les mêmes modalités que le sous-jacent : en contrepartie du résultat ou de la réserve de réévaluation.
La provision pour participation aux bénéfices différée est déterminée en appliquant aux montants des réévaluations de l’actif les taux de participation estimés sur la base des obligations contractuelles attachées à chaque portefeuille. L’estimation de ces taux prend notamment en compte les éléments suivants : clauses de participation aux bénéfices réglementaires et contractuelles, programme de réalisation des plus ou moins-values et politique de distribution de l’assureur. Les taux de participation appliqués aux plus et moins-values latentes lors de la mise en œuvre de la comptabilité reflet sont identiques à ceux appliqués aux retraitements de consolidation pour déterminer les participations différées.
La détermination de la quote-part de plus ou moins-values revenant aux assurés est déterminée selon les caractéristiques des contrats susceptibles de bénéficier de ces plus ou moins-values. Les contrats ne comportant aucune clause de participation aux bénéfices et ne rentrant pas dans les règles de participation minimum réglementaire ne sont pas compris dans le périmètre de la comptabilité reflet.
Le montant de la participation aux bénéfices différée nette issue de la comptabilité reflet est comptabilisé, soit au passif (participation aux bénéfices différée passive nette), soit à l’actif du bilan (participation aux bénéfices différée active nette), suivant la situation de l’entité juridique considérée.
À chaque arrêté, les entreprises d’assurance du Groupe intégrées globalement mettent en œuvre un test de suffisance des passifs qui consiste à vérifier que les passifs d’assurance comptabilisés, nets de coûts d’acquisition différés et d’actifs incorporels liés, sont suffisants en utilisant les estimations actuelles de flux de trésorerie futurs issus des contrats d’assurance et des contrats financiers avec participation aux bénéfices discrétionnaire. La réalisation de ce test repose sur les outils de modélisation de gestion actif/passif, et permet d’évaluer les engagements dans un grand nombre de scenarii économiques par une approche stochastique après prise en compte notamment des dérivés incorporés (options de rachat des assurés, taux garantis…), des frais de gestion et des décisions prises par le management en fonction du contexte économique et financier. Ce test permet de déterminer la valeur économique des passifs qui correspond à la moyenne des trajectoires stochastiques. Pour la réalisation de ce test, les entités d’assurance du Groupe procèdent à un regroupement de ses contrats similaires. Les résultats du test sont analysés au niveau de l’entité juridique : si, au niveau de l’entité juridique, la somme de la valeur de rachat et de la participation aux bénéfices différée (active ou passive), nette des coûts d’acquisition différés et d’actifs incorporels liés, est inférieure aux provisions d’assurance évaluées à la juste valeur, l’insuffisance est enregistrée en contrepartie du résultat.
Les provisions techniques reflètent les engagements vis-à-vis des assurés.
Les provisions mathématiques des contrats en euros correspondent à la différence de valeur actuelle des engagements de l’assureur et de l’assuré.
Les provisions d’assurance vie sont constituées sur la base de taux d’actualisation au plus égaux aux taux de rendement prévisionnels, prudemment estimés, des actifs affectés à leur représentation.
L’actualisation des engagements est effectuée en retenant un taux au plus égal au taux du tarif du contrat concerné et en utilisant les tables de mortalité réglementaires ou les tables d’expérience si elles sont plus prudentes. En matière de taux d’actualisation de rentes, il est tenu compte des conséquences de la baisse des taux d’intérêts, lorsque le taux du tarif est jugé trop élevé par rapport aux perspectives attendues de réinvestissement.
Les provisions mathématiques des contrats exprimés en unités de compte sont évaluées sur la base des actifs servant de support à ces contrats. Les gains ou pertes résultant de la réévaluation de ces derniers sont portés au compte de résultat afin de neutraliser l’impact de la variation des provisions techniques.
Les provisions pour égalisation contractuelles sont constituées pour faire face aux charges exceptionnelles afférentes aux opérations garantissant les risques dus à des éléments naturels, le risque atomique, les risques de responsabilité civile dus à la pollution, les risques spatiaux, les risques liés au transport aérien, et les risques liés aux attentats et au terrorisme.
Les autres provisions comprennent notamment des provisions pour sinistres à payer. L’évaluation de ces provisions est fondée sur la valeur estimée des dépenses prévisibles nettes d’éventuels recours à recevoir.
La majorité des contrats financiers émis par les filiales d’assurance-vie du Groupe contient une clause de participation discrétionnaire des assurés aux bénéfices.
La clause de participation discrétionnaire octroie aux souscripteurs des contrats d’assurance-vie le droit de recevoir, en plus de la rémunération garantie, une quote-part des résultats financiers réalisés. Pour ces contrats, en application des principes de la « comptabilité reflet » définis par la norme IFRS 4, la provision pour participation aux bénéfices différée est ajustée pour refléter les droits des assurés sur les plus-values latentes ou leur participation aux pertes sur les moins-values latentes relatives aux instruments financiers valorisés en juste valeur. La quote-part de plus-values revenant aux assurés est déterminée selon les caractéristiques des contrats susceptibles de bénéficier de ces plus-values.
Le montant de la participation aux bénéfices différée nette issue de la comptabilité reflet est comptabilisé, soit au passif (participation aux bénéfices différée passive nette), soit à l’actif du bilan (participation aux bénéfices différée active nette) suivant la situation de l’entité considérée.
La participation aux bénéfices différée, lorsqu’elle est active, est soumise à un test de recouvrabilité. Ce test vise à démontrer que son montant, dans le contexte de continuité d’exploitation dans lequel s’inscrit le Groupe, est recouvrable sur des participations aux bénéfices futurs ou latents et ne conduit pas à une insuffisance des engagements comptabilisés par le Groupe par rapport à ses engagements économiques. Ce test de recouvrabilité est mené en utilisant les estimations actuelles de flux de trésorerie futurs issus des contrats. La réalisation de ce test repose sur les outils de modélisation de gestion actif/passif des filiales concernées et permet d’évaluer les engagements dans un grand nombre de scénarios économiques par une approche stochastique.
Conformément à la recommandation du Conseil National de la Comptabilité (CNC) du 19 décembre 2008 relative aux modalités de reconnaissance des participations aux bénéfices différées actives, la recouvrabilité de la participation aux bénéfices active est confortée par l’appréciation prudente de la capacité de détention des actifs, notamment en matière de collecte future dans les flux prévisionnels.
Les primes, sinistres et provisions sont enregistrés bruts de cession en réassurance. La quote-part cédée est incluse dans le résultat de la réassurance.
La part des cessionnaires dans les provisions techniques fait l’objet d’un test de dépréciation à chaque arrêté. S’il existe des preuves tangibles, par suite d’un événement survenu après la comptabilisation initiale, que la provision à charge d’un réassureur doit être dépréciée, les entités d’assurance du Groupe réduisent la valeur comptable de cet actif en conséquence et comptabilisent la perte qui en résulte dans le compte de résultat. Lorsque l’actif de réassurance est garanti par des titres reçus en nantissement, la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés de l’actif reflète les flux de trésorerie qui pourraient résulter de la réalisation du gage après déduction des coûts liés à la mise en œuvre de cette garantie, que la réalisation soit probable ou non.
Pour rappel, selon IAS 21, les actifs et passifs monétaires correspondent aux actifs et aux passifs devant être reçus ou payés pour un montant en numéraire déterminé ou déterminable, par exemple un prêt ou une obligation basique. Par nature, un instrument de capitaux propres sera un actif non monétaire.
À la date de clôture, les actifs et passifs monétaires libellés en devises comptabilisés au coût amorti ou en juste valeur par les réserves recyclables sont convertis en euros, monnaie de fonctionnement du Groupe, au cours de clôture. Les écarts de change latents ou réalisés sont enregistrés en résultat.
Les actifs libellés en devises comptabilisés en juste valeur par le résultat sont convertis au cours de change à la date de clôture. Les écarts de change relatifs à ces actifs sont comptabilisés globalement en résultat avec les autres variations de valeur du titre.
Les éléments non monétaires libellés en devises comptabilisés en capitaux propres non recyclables sont convertis au cours de change en date de clôture. Les gains ou les pertes de change relatifs à ces titres sont enregistrés en capitaux propres non recyclables. Dans ce cas, en cas de cession, les plus ou moins-values de change ne pourront pas être recyclées par le résultat.
Depuis le 1er juillet 2018, l’Argentine est considérée comme une économie hyperinflationniste.
Conformément à IFRS 8, les secteurs opérationnels retenus sont conformes au format de l’information contenue dans les reportings internes, revus par le Comité exécutif du groupe La Banque Postale (assimilé au principal décideur opérationnel défini par IFRS 8).
Le Groupe est géré en 4 pôles d’activité distincts et un secteur hors pôles :
Lors de leur comptabilisation initiale, les actifs et passifs financiers sont évalués à leur juste valeur minorée ou majorée des coûts de transaction directement imputables à l’acquisition (à l’exception des actifs et passifs financiers comptabilisés à la juste valeur en contrepartie du résultat pour lesquels les coûts de transaction sont comptabilisés en produits ou en charges au moment de la comptabilisation initiale).
En pratique, la juste valeur sera le plus souvent le prix de vente ou de transaction de l’instrument financier.
Les titres sont inscrits au bilan en date de règlement-livraison tandis que les instruments financiers dérivés sont enregistrés en date de négociation. Les variations de juste valeur entre la date de négociation et la date de règlement-livraison sont enregistrées en résultat.
Les prêts et créances sont enregistrés au bilan en date de décaissement.
Un instrument de dette constitue une obligation contractuelle de remettre des liquidités ou un autre actif financier ou d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité dans des conditions potentiellement défavorables à l’émetteur.
Un instrument de capitaux propres est un contrat mettant en évidence un intérêt résiduel dans l’actif net d’une entité, sans obligation contractuelle de remettre des liquidités ou d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité dans des conditions potentiellement défavorables à l’émetteur.
Selon IFRS 9, la classification d’un actif financier est effectuée en fonction des modèles de gestion définis par l’entité et des caractéristiques de ses flux de trésorerie contractuels (critère du « Prêt basique »).
Un modèle de gestion correspond à la manière dont est géré collectivement un groupe d’actifs financiers pour générer des revenus. Son objectif est de traduire au mieux les pratiques de gestion des actifs concernés. Il est identifié au sein du Groupe à partir des faits objectifs qui peuvent être observés comme l’analyse de l’organisation du métier, de ses systèmes d’information, de ses rapports internes, de son mode de suivi des risques, ou encore de ses décisions de gestion passées (historiques de cessions par exemple).
Il convient de distinguer trois types de modèles de gestion :
L’identification d’un modèle de gestion est accompagnée d’une documentation au sein de chaque métier du Groupe.
Un changement de modèle gestion est par nature très rare. En effet, les changements de modèles de gestion doivent être décidés par la direction des métiers en accord avec la Direction générale au vu des évolutions internes ou externes, significatives au regard de l’activité et observables par les parties externes. Ainsi un changement de modèle de gestion ne peut correspondre qu’à l’arrêt ou au lancement d’une activité significative. Il peut s’agir par exemple d’une cession de ligne de métier gérée auparavant selon le modèle « Collecte » : dans ce cas, l’entité ne commercialise plus ce type d’instruments financiers et reclasse l’ensemble des actifs concernés dans un modèle de gestion de type « Transaction ».
Le reclassement des instruments de dette respectant le test « SPPI » est obligatoire en cas de changement de modèle de gestion et interdit dans tous les autres cas.
Ce reclassement doit être effectué de manière prospective, sans retraiter le bilan ni le compte de résultat des périodes précédentes.
Par ailleurs, le reclassement doit avoir lieu en date d’ouverture du 1er jour de la première période d’arrêté comptable commençant après la date effective du changement de modèle de gestion (i.e. soit le 1er juillet soit le 1er janvier).
L’objectif du critère SPPI est de s’assurer que les flux de trésorerie contractuels générés par l’instrument sont uniquement composés de flux de remboursement en principal et de versement d’intérêts sur le principal restant dû. En d’autres termes, l’instrument doit être un « prêt basique ».
Le principal est défini comme la juste valeur de l’instrument financier au moment de sa comptabilisation initiale au bilan.
Les intérêts peuvent comprendre plusieurs composantes dont :
Les actifs financiers respectant le critère du « prêt basique » sont des instruments de dette qui comprennent notamment les crédits classiques, des obligations à taux fixe et à taux variable ainsi que les créances commerciales.
Les actifs financiers ne respectant pas le critère du « prêt basique » incluent notamment les instruments de dette tels que les OPCVM ou les titres structurés.
Les instruments dérivés et les instruments de capitaux propres de type actions ou titres de participation non consolidés ne respectent pas par nature le critère du « prêt basique ».
Selon IFRS 9, les actifs financiers sont classés dans une des quatre catégories décrites ci-dessous :
Les instruments de dette gérés en vue de collecter les flux de trésorerie contractuels jusqu’à l’échéance (modèle de gestion de collecte) et dont les flux contractuels sont uniquement constitués de paiements de principal et d’intérêts sur le principal restant dû (respect du critère du « Prêt basique » ou « test SPPI ») sont classés au sein des actifs financiers au coût amorti. L’objectif du modèle de gestion « Collecte des flux contractuels » est de détenir les actifs sur une longue durée ou jusqu’à maturité pour en percevoir les flux contractuels. Dans ce modèle de gestion, les cessions ne doivent pas intervenir ou très peu. Certaines cessions sont toutefois autorisées (les cessions réalisées dans le cadre d’une augmentation du risque de crédit, les cessions proches de la maturité de l’instrument, les cessions fréquentes mais peu significatives ainsi que les cessions isolées même si elles sont significatives).
Les actifs financiers au coût amorti sont comptabilisés, après leur comptabilisation initiale, en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif et entrent dans le champ d’application de la dépréciation selon IFRS 9.
Le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les flux de trésorerie futurs estimés sur la durée de vie attendue d’un actif financier à sa juste valeur initiale. Il inclut les coûts de transaction et les produits accessoires (frais de dossier, commissions d’engagement dès lors que le tirage est plus probable qu’improbable ou de participation) ainsi que toutes autres surcotes ou décotes. Il s’agit d’un taux actuariel.
Les instruments de dette gérés en vue de collecter les flux de trésorerie contractuels et de vendre les actifs (modèle de collecte et vente) et dont les flux contractuels sont uniquement constitués de paiements de principal et d’intérêts sur le principal restant dû (respect du critère du « Prêt basique » ou « test SPPI ») sont classés dans les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables Ces actifs sont comptabilisés lors de leur inscription initiale au bilan à leur juste valeur et entrent dans le champ d’application de la dépréciation selon IFRS 9.
Les revenus courus ou acquis sont enregistrés en résultat sur la base du taux d’intérêt effectif dans la rubrique Intérêts et produits assimilés.
En date de clôture, cette catégorie d’instruments financiers est évaluée à sa juste valeur et les variations de juste valeur, hors revenus, sont inscrites en capitaux propres (réserves recyclables), à l’exception des écarts de change sur les actifs monétaires en devises qui sont enregistrés en résultat. De plus, ces instruments étant soumis au modèle de dépréciation pour risque de crédit, les variations des pertes de crédit attendues sont comptabilisées en résultat dans le Coût du risque, en contrepartie des capitaux propres (réserves recyclables).
Lors de la cession de ces titres, les gains ou pertes latents antérieurement constatés en capitaux propres sont recyclés en compte de résultat au sein des « Gains ou pertes nets sur actifs financiers en juste valeur par les capitaux propres recyclables ».
En ce qui concerne les placements dans des instruments de capitaux propres qui ne sont pas détenus à des fins de transaction, la norme IFRS 9 offre l’option irrévocable, en date de première comptabilisation de chaque instrument, de les classer en juste valeur par le biais des capitaux propres non recyclables.
Dans ce cas, les gains ou les pertes latents comptabilisés en capitaux propres ne sont pas recyclés en résultat en cas de cession. Seuls les éventuels dividendes relatifs à ces titres impactent le compte de résultat. Le Groupe a choisi de classer dans cette catégorie ses titres de participations non consolidés, à l’exception des titres Visa.
La catégorie « Actifs financiers à la juste valeur par contrepartie du résultat » est la catégorie par défaut selon IFRS 9.
Elle comprend les titres de dette ne correspondant pas aux critères du prêt « basique » (par exemple les OPCVM) ainsi que les instruments de capitaux propres qui ne sont pas classés dans la catégorie Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables.
La méthodologie de provisionnement définie par IFRS 9 est orientée vers un modèle de dépréciation pour risque de crédit lié à des pertes attendues.
La norme IFRS 9 définit un modèle de provisionnement qui s’applique à tous les actifs financiers présentant un risque de contrepartie (hors instruments de capitaux propres) non réévalués à la juste valeur par résultat, et notamment à tous les actifs financiers au coût amorti et en juste valeur par les réserves recyclables. Ce modèle s’applique également aux créances de location, aux engagements de prêts et aux garanties financières.
Ainsi, des dépréciations correspondant aux « pertes de crédit attendues à un an » sont constatées sur les actifs comptabilisés au coût amorti et en juste valeur par les réserves recyclables dès leur entrée au bilan, tant qu’ils ne présentent pas de dégradation significative du risque de crédit. Les « pertes de crédit à un an » correspondent aux pertes totales encourues en cas de défaut, pondérées par la probabilité de défaut à un an. Les encours concernés relèvent du « Bucket 1 ».
Les encours pour lesquels une dégradation significative de la qualité de crédit a été identifiée depuis leur date de première comptabilisation font l’objet d’une dépréciation à hauteur des « pertes de crédit attendues sur la durée de vie résiduelle de l’instrument ». Les « pertes de crédit attendues sur la durée de vie résiduelle de l’instrument » correspondent aux pertes totales encourues en cas de défaut, pondérées par la probabilité de défaut sur la durée de vie attendue de l’instrument. Ces encours relèvent du « Bucket 2 ».
Les actifs financiers se retrouvant en situation de défaut sont déclassés en « Bucket 3 » et font l’objet d’une dépréciation à hauteur des pertes de crédit estimées à terminaison.
Les modalités de dépréciation des encours ont été ajustées pour tenir compte des incertitudes liées au contexte de crise macroéconomique qui succède à la crise sanitaire subie depuis 2020. Ces ajustements sont décrits dans la note 3.1.3 Impact du contexte macroéconomique sur l’évaluation du risque de crédit.
La dégradation du risque de crédit est une notion relative, et non absolue. Cette approche relative implique donc de pouvoir suivre l’évolution de la qualité de crédit dans le temps.
Le Groupe s’appuie sur un certain nombre d’indicateurs (principes décrits au sein de la note 3) afin de détecter les éventuelles dégradations de la qualité de crédit d’une contrepartie.
Les pertes de crédit attendues correspondent à la différence entre les flux de trésorerie que l’entité est en droit de recevoir en vertu des dispositions contractuelles et les flux de trésorerie que l’entité s’attend à recouvrer, actualisés au taux d’intérêt effectif de l’actif financier.
Les flux de trésorerie que l’entité est en droit de recevoir tiennent compte de toutes les modalités contractuelles de l’instrument financier sur sa durée de vie attendue (par exemple les options de remboursement anticipé, de prorogation…), et incluent les flux de trésorerie provenant de l’exercice des garanties contractuelles.
Les pertes de crédit attendues sont estimées selon la probabilité de défaut de la contrepartie. La probabilité de défaut correspond à la probabilité que le débiteur fasse défaut dans un horizon de temps donné.
Dans le cadre du « Bucket 1 », l’horizon de temps est annuel. Dans le cadre du « Bucket 2 », l’horizon de temps est la durée de vie de l’instrument.
Au sein du groupe, la dépréciation sur les crédits est statistique (par catégories homogènes présentant des caractéristiques de risques similaires), avec une possibilité d’ajustement à dire d’expert dans certains cas, en particulier pour les crédits octroyés aux personnes morales.
Par ailleurs, conformément aux dispositions d’IFRS 9, les pertes de crédit attendues sont déterminées selon une méthodologie qui intègre les informations raisonnables et justifiables sur des événements passés, des circonstances actuelles et des prévisions de la conjoncture économique à venir (notion de « Forward looking »).
La composante « forward-looking » est obtenue au travers d’une approche comportant trois scénarios modélisés. La dépréciation finale correspond à la moyenne pondérée par la probabilité d’occurrence de chaque scénario.
La norme IFRS 9 n’impose aucune définition du défaut. Au contraire elle incite à retenir une définition cohérente avec celle retenue par l’entité dans le cadre de sa politique de gestion des risques.
Les orientations de l’Autorité bancaire européenne (ABE) sur l’application de la définition du défaut au titre de l’article 178 du règlement (UE) n° 575/2013, applicables à compter du 1er janvier 2021, et les dispositions du règlement (UE) 2018/1845 de la Banque Centrale Européenne relatives au seuil d’évaluation de l’importance des arriérés sur des obligations de crédit, applicables depuis le 31 décembre 2020, doivent renforcer la cohérence des pratiques des établissements de crédit européens dans l’identification des encours en défaut.
La définition des encours en défaut est ainsi précisée par l’introduction d’un seuil relatif et d’un seuil absolu à appliquer aux arriérés de paiement pour identifier les situations de défaut, par la clarification des critères de retour en encours sain avec l’imposition d’une période probatoire et par l’introduction de critères explicites pour le classement en défaut des crédits restructurés.
Le groupe La Banque Postale applique ces dispositions pour l’identification des encours en défaut depuis l’exercice 2020. Les précisions apportées pour l’indentification des encours en défaut demeurent cohérentes avec les critères d’appréciation du caractère déprécié des encours classés en « Bucket 3 » en application des dispositions de la norme IFRS 9 relatives à la reconnaissance des pertes attendues pour risque de crédit. Les changements induits par l’application des nouvelles dispositions relatives aux encours en défaut n’ont pas eu d’effet significatif.
Par ailleurs, au-delà de l’identification des encours en défaut fondée sur des critères d’impayés en application de la réglementation, un actif financier est considéré en défaut lorsqu’il présente un évènement de crédit révélateur de difficultés financières.
Le Groupe considère comme une indication objective de passage en défaut :
Les provisions sur encours en défaut sont déterminées en pondérant l’assiette de l’encours par le paramètre de la « meilleure estimation de la perte anticipée sur l’exposition en défaut » (paramètre réglementaire calculé par les risques) ajusté pour la comptabilité de certains éléments (notamment suppression des surpondérations prises en compte dans les analyses de suivi des risques comme l’effet d’un ralentissement économique par exemple). Ce paramètre est déterminé en fonction de la durée du défaut et du type de garantie.
En cas de réappréciation de prêts immobiliers dépréciés, les provisions peuvent être reprises intégralement ou partiellement et les créances sorties du « Bucket 3 » lorsque la totalité des impayés est régularisée et lorsque les paiements ont repris de manière régulière pour les montants correspondant aux échéances contractuelles depuis au moins trois mois consécutifs, sauf pour les crédits restructurés pour lesquels la période probatoire pour sortir du B3 est de 12 mois.
Sur ce périmètre, le provisionnement spécifique des encours est suivi mensuellement et est ajusté à dire d’expert le cas échéant. Une dépréciation est alors constatée à hauteur de la différence entre la valeur comptable et les flux attendus actualisés au taux d’intérêt effectif d’origine, déterminés en tenant compte de la situation financière du débiteur et de la valeur actuelle des garanties reçues. La sortie du « Bucket 3 » peut être effective après une période probatoire correspondant à une période sans incident de crédit (90 jours, sauf pour les crédits restructurés pour lesquels la période probatoire pour sortir du B3 est de 12 mois).
Sur l’ensemble des périmètres, le montant des dépréciations est comptabilisé en « Coût du risque » au compte de résultat et la valeur de l’actif financier est réduite par la constitution d’une dépréciation (1).
Par application du principe de contagion, la totalité des encours d’un même titulaire est provisionnée dès lors qu’une créance sur ce titulaire est dépréciée dans le Groupe.
Un passage en pertes consiste à réduire la valeur comptable brute d’un actif financier dès lors qu’il n’y a plus d’attente raisonnable de recouvrement de tout ou partie de cet actif ou lorsqu’il a fait l’objet d’un abandon total ou partiel.
L’appréciation du délai de passage en perte est basée sur le jugement d’experts. Le groupe La Banque Postale le détermine avec sa direction des risques, en fonction de sa connaissance du dossier (ancienneté du défaut, taux de provisionnement, montant en jeu, absence de récupérations récentes ou autres caractéristiques propres). Il intervient lorsque l’ensemble des voies de recouvrement possibles a été étudié et épuisé.
Les créances restructurées sont des créances pour lesquelles l’entité a modifié les conditions financières d’origine du fait de difficultés financières de l’emprunteur.
Les restructurations sont définies selon deux principaux critères :
Lorsque la restructuration n’est pas considérée comme « substantielle », il y a maintien des droits contractuels sur les flux de trésorerie. Le prêt initial est maintenu au bilan mais sa valeur comptable est ajustée d’une décote de taux. Celle-ci est enregistrée en coût du risque et au bilan en diminution de l’encours correspondant. Elle correspond à la différence entre la valeur nominale de la créance avant la restructuration et la valeur actualisée au taux d’intérêt effectif d’origine des nouveaux flux futurs attendus. La décote est rapportée au compte de résultat dans la marge d’intérêt selon un mode actuariel sur la durée du prêt.
Les actifs financiers sont décomptabilisés lorsque les droits contractuels sur les flux de trésorerie attachés à l’actif financier arrivent à expiration ou lorsque ces droits et la quasi-totalité des risques et avantages liés à la propriété ont été transférés à un tiers.
Lorsque certains risques et avantages ont été transférés, et tant que le contrôle est conservé sur l’actif financier, celui-ci est maintenu au bilan dans la mesure de l’implication continue dans l’actif concerné.
Au sein du Groupe, l’essentiel des renégociations de crédit aboutit à une décomptabilisation, les droits contractuels étant substantiellement modifiés.
Chez le cédant, les titres ne sont pas décomptabilisés et figurent dans leur poste d’origine. Le Groupe enregistre un passif représentatif de l’engagement de restitution des espèces reçues. Cette dette constitue un passif financier enregistré au coût amorti, à l’exception des opérations initiées dans le cadre des activités de trading qui sont enregistrées parmi les Passifs à la juste valeur par résultat.
Chez le cessionnaire il n’y a pas de comptabilisation des actifs reçus mais comptabilisation d’une créance sur le cédant représentative des espèces prêtées. Lors des arrêtés suivants les titres continuent d’être évalués chez le cédant suivant les règles de leur catégorie d’origine. La créance figure en valeur nominale dans les prêts et créances, à l’exception des opérations initiées dans le cadre des activités de trading qui sont enregistrées parmi les Actifs financiers à la juste valeur par résultat.
Tous les passifs financiers sont par défaut classés dans la catégorie au coût amorti.
En date de clôture, ces dettes sont ainsi évaluées selon la méthode du taux d’intérêt effectif et enregistrées au bilan en « Dettes envers les établissements de crédit », en « Dettes envers la clientèle », en « Dettes représentées par un titre » ou en « Dettes subordonnées » sauf si elles ont fait l’objet d’une couverture en juste valeur.
Les dettes envers les établissements de crédit et dettes envers la clientèle sont ventilées d’après leur durée initiale ou leur nature : dettes à vue (dépôts à vue, comptes ordinaires) ou à terme (compte d’épargne à régime spécial). Ces dettes comprennent les titres donnés en pension livrée et les valeurs données en pension.
Les dettes représentées par un titre sont constituées des émissions de titres de créances négociables effectuées par La Banque Postale.
Les dettes subordonnées comprennent les dettes dont le remboursement, en cas de liquidation du débiteur, n’est possible qu’après désintéressement des autres créanciers privilégiés ou chirographaires. Ces dettes sont valorisées selon la méthode du coût amorti sauf si elles font l’objet d’une couverture en juste valeur.
Les passifs comptabilisés dans cette catégorie correspondent aux passifs financiers détenus à des fins de transaction, y compris les dérivés passifs, ainsi qu’aux passifs que le Groupe a désignés dès l’origine pour être évalués en juste valeur en contrepartie du compte de résultat en application de l’option offerte par la norme IFRS 9, sous réserve du respect des conditions suivantes :
Le traitement comptable des passifs financiers pour lesquels cette option est exercée est le suivant :
Les titres subordonnés sont classés en instruments de dettes ou de capitaux propres en fonction notamment de l’analyse de leurs caractéristiques et plus spécifiquement en fonction de leur mode de rémunération selon qu’il est discrétionnaire ou non.
Lorsque les titres subordonnés émis répondent aux critères de classement en « Instruments de capitaux propres », les coupons sont traités comme des dividendes venant en diminution des capitaux propres. Les distributions de coupons correspondant à des distributions de résultat, l’impôt différé actif, représentatif d’une économie d’impôt, est comptabilisé en résultat conformément à IAS 12 et aux clarifications apportées dans le cadre de la procédure annuelle d’amélioration des normes IFRS (Cycle 2015-2017).
Toutes les autres obligations, perpétuelles ou remboursables, notamment celles présentant une échéance de remboursement, sont classées en dettes subordonnées en application de la norme IAS 32.
Un dérivé incorporé est la composante d’un passif hybride. Il est extrait du contrat hôte et comptabilisé séparément lorsque, dès l’initiation du contrat, ses caractéristiques économiques et les risques associés ne sont pas étroitement liés à ceux du contrat hôte sauf dans le cas où le passif hybride est évalué dans son ensemble en juste valeur par le résultat. Cette catégorie de passifs comprend notamment au sein du Groupe les émissions structurées (Indexation Euro Stoxx).
Un dérivé est un instrument financier ou un autre contrat qui présente les trois caractéristiques suivantes :
Les instruments financiers dérivés sont classés en deux catégories :
En attendant l’entrée en vigueur de la norme sur la macrocouverture, IFRS 9 offre la possibilité de différer l’application des nouvelles dispositions relatives à la comptabilité de couverture. Le Groupe a cependant décidé d’appliquer les dispositions relatives à la microcouverture d’IFRS 9 à compter du 1er janvier 2020. Concernant la macrocouverture, les dispositions de l’Union européenne relatives à la couverture de juste valeur d’un portefeuille d’éléments de taux d’intérêt continuent à s’appliquer.
Les dérivés de couverture qui satisfont aux critères requis par la norme IFRS 9 (IAS 39 pour la macrocouverture) pour être comptablement qualifiés d’instruments de couverture sont classés dans les catégories « Couverture de juste valeur » ou « Couverture de flux de trésorerie » ou « Couverture d’un investissement net libellé en devises » selon les cas. Ils sont comptabilisés au bilan parmi les « Instruments dérivés de couverture ». Les autres instruments dérivés sont par défaut classés dans les catégories « Actifs ou passifs financiers à la juste valeur par le compte de résultat », même si économiquement, ils ont été souscrits en vue de couvrir une ou plusieurs transactions.
Pour qualifier un instrument financier de dérivé de couverture, le Groupe doit documenter la relation de couverture dès sa mise en place (stratégie de couverture, désignation du risque couvert, de l’élément couvert, de l’instrument de couverture, méthode d’évaluation de l’efficacité). L’efficacité est appréciée à la mise en place de la couverture et tant qu’elle est en vie, à chaque arrêté.
Selon la nature du risque couvert l’instrument financier dérivé est désigné comme un instrument de couverture de juste valeur, de flux de trésorerie ou de risque de change lié à un investissement net à l’étranger.
La couverture de juste valeur permet de couvrir l’exposition aux variations de juste valeur des actifs ou passifs financiers ; elle est notamment utilisée pour couvrir le risque de taux des actifs et passifs à taux fixe ainsi que les dépôts à vue dans le cadre des possibilités offertes par l’Union européenne.
La réévaluation du dérivé est inscrite en résultat de manière symétrique à la réévaluation de l’élément couvert. Les gains ou pertes attribuables au risque couvert sont constatés dans la rubrique « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat. Les variations de juste valeur de l’élément couvert sont symétriques aux variations de juste valeur de l’instrument de couverture pour la partie efficace. L’éventuelle inefficacité de la couverture est directement inscrite en résultat. La partie correspondant au réescompte et aux tombées d’intérêt de l’instrument financier dérivé est inscrite au compte de résultat en « Produits et charges d’intérêts » symétriquement aux produits et charges d’intérêts relatifs à l’élément couvert.
Dès que l’instrument financier dérivé est cédé, la comptabilité de couverture cesse sur une base prospective : la juste valeur du dérivé est portée dans la catégorie « Actifs financiers à la juste valeur par le résultat » ou « Passifs financiers à la juste valeur par le résultat » tandis que la réévaluation de l’élément couvert est amortie sur la période restant à courir par rapport à la durée de vie initiale de la couverture dans la mesure où l’élément couvert continue d’exister.
En cas de disparition de l’élément couvert, l’instrument de couverture, n’étant plus qualifié d’instrument de couverture mais continuant d’exister, reste comptabilisé au bilan, à la juste valeur par résultat. Un résultat de cession de l’élément couvert est éventuellement constaté en résultat, intégrant le recyclage du solde de réévaluation présent au bilan et lié à l’élément couvert disparu.
Le Groupe applique les dispositions de la norme IAS 39 adoptée par l’Union européenne aux opérations de macrocouverture réalisées dans le cadre de la gestion actif passif des positions à taux fixe.
Les instruments de macrocouverture sont pour l’essentiel des swaps de taux désignés en couverture de juste valeur des ressources à taux fixe du groupe.
Le traitement comptable des dérivés de macrocouverture se fait selon les mêmes principes que ceux décrits supra. La réévaluation de la composante couverte est portée globalement dans le poste « Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux ».
La couverture de flux de trésorerie sert à couvrir l’exposition aux variations des flux de trésorerie d’actifs ou de passifs financiers, d’engagements fermes ou de transactions futures hautement probables. Elle est notamment utilisée pour couvrir le risque de variabilité des flux de trésorerie futurs des actifs et passifs à taux révisable.
La part efficace des variations de juste valeur de l’instrument financier dérivé est inscrite dans une ligne spécifique des capitaux propres tandis que la part inefficace est rapportée au résultat en « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat ».
La partie correspondant au réescompte et aux tombées d’intérêt de l’instrument financier dérivé est portée au compte de résultat dans la rubrique « Produits et charges d’intérêts sur opérations de couverture » symétriquement aux produits ou charges d’intérêts relatifs à l’élément couvert.
Les instruments couverts restent comptabilisés selon les règles applicables à leur catégorie comptable.
Dès que l’instrument financier dérivé est cédé, la comptabilité de couverture cesse. Les montants cumulés inscrits en capitaux propres au titre de la réévaluation du dérivé de couverture sont transférés au fur et à mesure en résultat en produits et charges d’intérêts ou rapportés immédiatement en résultat. En cas de disparition de l’élément couvert le dérivé est porté dans la catégorie « Actifs ou passifs financiers à la juste valeur par le résultat » tandis que la réévaluation de l’élément couvert inscrite dans les capitaux propres est immédiatement constatée en résultat.
Un actif financier et un passif financier sont compensés et un solde net est présenté au bilan si et seulement si le Groupe a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés et s’il a l’intention soit de régler le montant net soit de réaliser l’actif et de régler le passif simultanément. Le droit juridiquement exécutoire doit être irrévocable et doit pouvoir s’exercer en toutes circonstances.
Ce droit porte sur toutes les opérations réalisées avec la chambre et s’applique aux nominaux d’espèces et aux intérêts intégrés dans le flux de restitution.
Les opérations de pensions livrées dont les principes de fonctionnement répondent aux deux critères requis par la norme font l’objet d’une compensation au bilan lorsque :
La compensation concerne essentiellement les opérations de pension réalisées avec la chambre de compensation LCH Clearnet.
IFRS 13 définit la juste valeur comme le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le transfert d’un passif lors d’une transaction normale entre des intervenants du marché à la date d’évaluation.
Lors de la comptabilisation initiale d’un instrument, sa juste valeur est généralement le prix de transaction.
La norme IFRS 13 préconise en premier lieu l’utilisation d’un prix coté sur un marché actif pour déterminer la juste valeur d’un actif ou d’un passif financier. Un marché est considéré comme actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d’une bourse, d’un courtier (multi contribution), d’un négociateur ou d’une agence réglementaire et que ces prix représentent des transactions réelles (volume, fourchette de prix) dans des conditions de concurrence normale. En l’absence de marché actif la juste valeur doit être déterminée par utilisation de techniques de valorisation. Ces techniques comprennent notamment l’utilisation de transactions récentes dans un contexte de concurrence normale. Elles reposent sur les données issues du marché, des justes valeurs d’instruments identiques en substance, de modèles d’actualisation de flux ou de valorisation d’options et font appel à des méthodes de valorisation reconnues. L’objectif d’une technique de valorisation est d’établir quel aurait été le prix de l’instrument dans un marché normal. À titre d’exemple, la juste valeur des titres obligataires, des titres à revenu variable et des futures est déterminée en utilisant des prix cotés. L’utilisation de techniques de valorisation faisant référence à des données de marché concerne plus généralement les dérivés de gré à gré, les titres à intérêts précomptés (Billets de Trésorerie, Certificats de dépôts…), les dépôts-repo.
Les instruments financiers sont présentés dans la note 9.2 selon trois niveaux en fonction d’un ordre décroissant d’observabilité des valeurs et paramètres utilisés pour leur valorisation :
Le prix coté dans le cadre d’un actif détenu ou d’un passif à émettre est généralement le prix offert à la vente (bid) et le prix offert à l’achat (ask) lorsqu’il s’agit d’un passif détenu ou d’un actif à acquérir.
Selon IFRS 9, un contrat répond à la définition d’une garantie financière s’il comporte un principe indemnitaire selon lequel l’émetteur remboursera le bénéficiaire des pertes qu’il aura subies, en raison de la défaillance d’un débiteur spécifié à effectuer un paiement sur un instrument de dette.
Les garanties financières peuvent être comptabilisées au choix selon la norme IFRS 4 « Contrats d’assurance » (remplacée par la norme IFRS 17 applicable obligatoirement aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023) ou bien selon la norme IFRS 9 sous réserve que leur émetteur ait déjà considéré, par le passé, que ces instruments étaient des contrats d’assurance. Le groupe La Banque Postale a opté pour la comptabilisation de ses garanties financières données selon la norme IFRS 9.
Les garanties financières données sont évaluées à leur juste valeur initiale à la date de mise en place. Elles sont ensuite évaluées ultérieurement au montant le plus élevé entre le montant de l’obligation et le montant initialement enregistré diminué le cas échéant de la commission de garantie.
Par ailleurs, les garanties financières données qui ne sont pas comptabilisées à la juste valeur par le résultat entrent dans le champ d’application de la dépréciation d’IFRS 9 et font l’objet d’une provision au passif du bilan. Les mêmes méthodes de « bucketisation » et de provisionnement que celles décrites pour les actifs financiers au coût amorti ou en juste valeur par les réserves recyclables sont appliquées concernant ces encours. La provision est enregistrée en contrepartie du coût du risque.
Les engagements de financement qui ne sont pas considérés comme des instruments dérivés ne figurent pas au bilan.
Sont qualifiés de contrats de location tous les contrats, quelle que soit la dénomination juridique, portant sur un actif identifié dont l’utilisation est contrôlée par le preneur. Lorsque l’actif n’est pas identifié, le contrat est qualifié de contrat de prestation de services.
Côté bailleur, les contrats de location sont comptabilisés selon qu’il s’agit d’une location financement ou d’une location simple.
Les opérations de location sont qualifiées d’opérations de location financement lorsqu’elles ont pour effet, en substance, de transférer au locataire les risques et avantages liés à la propriété de l’actif loué. Elles s’analysent comme un financement accordé au preneur pour l’achat d’un bien.
La valeur actuelle des paiements dus au titre du contrat, augmentée le cas échéant de la valeur résiduelle, est enregistrée comme une créance et figure au bilan parmi les prêts et créances sur la clientèle.
Les intérêts compris dans les loyers sont enregistrés au compte de résultat en Intérêts et produits assimilés.
Les loyers perçus sont répartis sur la durée du contrat de location financement en les répartissant en amortissement du capital et en intérêts, de façon à dégager un taux de rentabilité périodique constant sur l’investissement net. Le taux d’intérêt utilisé est le taux d’intérêt implicite du contrat.
Les créances de loyer issues de contrats de location sont par ailleurs soumises à la méthodologie de dépréciation pour risque de crédit définie par IFRS 9.
Les mêmes méthodes de « bucketisation » et de provisionnement que celles décrites pour les actifs financiers au coût amorti ou en juste valeur par les réserves recyclables sont appliquées concernant ces créances. La dépréciation est enregistrée en contrepartie du coût du risqu
Lorsque le groupe est preneur, tous les contrats de location portant sur un actif corporel, à l’exception des contrats portant sur des actifs de faible valeur et des contrats d’une durée résiduelle inférieure à douze mois, sont reconnus à l’actif du bilan au travers d’un droit d’utilisation en contrepartie d’une dette représentative de l’obligation de paiement des loyers.
En date d’effet du contrat, la dette locative est égale à la valeur actualisée des paiements futurs minimaux au titre du contrat sur la durée du contrat.
Ces paiements comprennent les loyers fixes ou variables en fonction d’un taux ou d’un indice, ainsi que les montants que le preneur s’attend à payer à titre de garantie de valeur résiduelle, d’option d’achat ou des pénalités en cas de résiliation du contrat (si la durée retenue intègre l’exercice de cette option de résiliation). Les franchises à recevoir du bailleur sont déduites. La TVA, y compris la TVA non récupérable, ainsi que la taxe foncière sont exclues de l’évaluation de la dette de loyers.
Le taux d’actualisation retenu est soit le taux implicite du contrat, lorsqu’il est disponible, soit le taux amortissable d’endettement marginal du groupe pour la durée du contrat.
La durée de location correspond à la durée non résiliable du contrat ajustée des éventuelles options (prorogation ou résiliation) que le preneur est raisonnablement certain d’exercer. La durée retenue est généralement la durée du bail.
La dette locative est ensuite amortie actuariellement sur la durée de location.
Le droit d’utilisation est également comptabilisé en date d’effet du contrat, au sein des immobilisations corporelles, pour un montant égal à la dette de location, retraité des loyers pré-payés, des coûts directs initiaux engagés pour obtenir le contrat (honoraires, droit au bail…) ainsi que des coûts de démantèlement des agencements et de remise en état en fin de bail, lorsqu’ils sont précisés dans le contrat.
Il est amorti linéairement sur la durée du contrat.
Des impôts différés sont comptabilisés au titre des différences temporelles des droits d’utilisation et des dettes locatives.
Les immobilisations sont comptabilisées à leur coût d’acquisition augmenté des frais d’acquisition directement attribuables et nécessaires à leur mise en état de marche en vue de leur utilisation.
Après comptabilisation initiale, les immobilisations sont évaluées à leur coût diminué du cumul des amortissements et des pertes éventuelles de valeur.
Le montant amortissable d’une immobilisation est déterminé après déduction de sa valeur résiduelle nette des coûts de sortie si elle est mesurable et significative.
Les immobilisations sont amorties selon le rythme de consommation estimé des avantages économiques attendus qui correspond généralement à la durée de vie du bien.
Lorsqu’une immobilisation est composée de plusieurs éléments pouvant faire l’objet de remplacements à intervalles réguliers, ayant des utilisations différentes ou procurant des avantages économiques selon un rythme différent, chaque élément est comptabilisé séparément dès l’origine et chacun des composants est amorti selon un plan d’amortissement qui lui est propre.
Les immeubles sont ainsi amortis, selon leurs composants, sur des durées comprises entre 10 et 80 ans :
Les logiciels créés, lorsqu’ils remplissent les critères d’immobilisation, sont comptabilisés à leur coût de développement incluant les dépenses externes et les frais de personnel directement affectables au projet. Ils sont en règle générale amortis entre 3 ans et 7 ans, voire 10 ans selon leur durée d’usage.
Les immobilisations amortissables font l’objet de tests de dépréciation lorsqu’à la date de clôture, des indices de pertes de valeur sont identifiés. Les immobilisations non amortissables font l’objet d’un test de dépréciation lorsqu’à la date de clôture d’éventuels indices de perte de valeur sont identifiés et au minimum une fois par an.
S’il existe un tel indice de dépréciation, la valeur recouvrable de l’actif est comparée à sa valeur nette comptable. En cas de perte de valeur, une dépréciation est constatée en compte de résultat ; elle modifie la base amortissable de l’actif de manière prospective. La dépréciation est reprise en cas de modification de l’estimation de la valeur recouvrable ou de disparition des indices de dépréciation.
Les dotations aux amortissements et les dépréciations sont comptabilisées sous la rubrique « Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles » du compte de résultat.
Les plus ou moins-values de cession des immobilisations d’exploitation sont enregistrées au compte de résultat sur la ligne « Gains ou pertes nets sur autres actifs ».
Dans le cadre de l’acquisition d’activités d’assurance, l’acquéreur doit évaluer à la juste valeur l’avantage offert par la relation clientèle au titre des contrats existants. Ainsi, pour les contrats dont les primes renouvelées peuvent être estimées de manière suffisamment fiable (et qui sont déjà évaluées dans le référentiel MCEV), un actif incorporel est reconnu au titre de la Relation clientèle. Cet actif incorporel est amorti de manière linéaire par segment selon sa durée d’utilité, estimée en fonction de la consommation des avantages futurs tels que projetés dans la MCEV :
La valeur d’un accord de distribution représente la valeur des flux futurs attendus des nouvelles affaires au sein du réseau d’un partenaire couvert par un accord de distribution. Ces actifs incorporels sont estimés en fonction des modalités spécifiques à chaque contrat de distribution ; ils sont amortis sur la durée de vie du contrat de distribution, en prenant en compte leur éventuelle valeur résiduelle.
Les dotations aux amortissements et les dépréciations relatives au portefeuille de contrats des sociétés d’assurance et des accords de distribution sont comptabilisés sous la rubrique « dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles » du compte de résultat.
Dans le cadre de l’acquisition d’activités d’assurance, l’acquéreur doit évaluer à leur juste valeur les passifs d’assurance assumés et les actifs au titre de contrats d’assurance acquis. En application d’IFRS 4 cette juste valeur peut être présentée en deux composantes :
Un immeuble de placement est un bien immobilier (terrain ou construction) détenu par le groupe pour en retirer des loyers ou pour valoriser le capital, plutôt que pour l’utiliser dans la production ou la fourniture de biens ou de services ou à des fins administratives ou le vendre dans le cadre de l’activité ordinaire.
Conformément à l’option proposée par IAS 40, le groupe a choisi le modèle d’évaluation au coût pour ses immeubles (dont les principes de comptabilisation sont présentés en note 2.6.3), à l’exception des immeubles supports de contrats en unités de compte, qui sont évalués à la juste valeur.
La juste valeur des immeubles (hors supports de contrats en unités de compte) est par ailleurs communiquée en annexe. Cette juste valeur correspondant à la valeur de réalisation des immeubles et des parts de sociétés immobilières non cotées. Elle est déterminée sur la base d’une expertise quinquennale effectuée par un expert accepté par l’autorité de régulation. Entre deux expertises, la valeur fait l’objet d’une estimation annuelle certifiée par un expert.
À chaque date de clôture, l’existence d’un quelconque indice montrant une perte de valeur est appréciée. Un des indices est une perte de valeur de l’immeuble de plus de 20 % par rapport à son coût. L’existence d’indications de pertes de valeur conduit le groupe à estimer la valeur recouvrable de l’immeuble concerné et à procéder à un test de dépréciation.
Les comptes épargne logement (CEL) et les plans épargne logement (PEL) proposés à la clientèle de particuliers dans le cadre de la loi du 10 juillet 1965 comportent deux phases : une phase de collecte de ressources sous forme d’épargne rémunérée et une phase d’emploi sous forme de prêts immobiliers.
Ils génèrent des engagements de deux ordres pour l’établissement distributeur :
Ces engagements aux conséquences potentiellement défavorables pour le Groupe font l’objet de provisions présentées au passif du bilan (au poste « Provisions »), dont les variations sont enregistrées en produit net bancaire au sein de la marge d’intérêts.
Les provisions sont estimées sur la base de statistiques comportementales des clients, de données de marché pour chaque génération de plan afin de couvrir les charges futures liées aux conditions potentiellement défavorables de ces produits par rapport aux taux d’intérêt offerts à la clientèle des particuliers pour des produits similaires mais non réglementés en termes de rémunération. Elles ne sont relatives qu’aux seuls engagements liés aux comptes et plans d’épargne-logement existant à la date de calcul de la provision.
Les provisions sont calculées sur chaque génération de plans d’épargne-logement d’une part, sans compensation entre les engagements relatifs à des générations différentes de plans d’épargne-logement, et sur l’ensemble des comptes d’épargne-logement qui constituent une seule et même génération d’autre part.
Sur la phase d’épargne, les engagements provisionnables sont évalués par différence entre les encours d’épargne moyens attendus et les encours d’épargne minimum attendus, ces deux encours étant déterminés statistiquement en tenant compte des observations historiques des comportements effectifs des clients.
Sur la phase crédit, les engagements provisionnables incluent les encours de crédits déjà réalisés mais non encore échus à la date d’arrêté ainsi que les crédits futurs considérés comme statistiquement probables sur la base des encours au bilan à la date de calcul d’une part et des observations historiques des comportements effectifs des clients d’autre part.
Une provision est constituée dès lors que les résultats futurs prévisionnels actualisés sont négatifs pour une génération donnée.
Les provisions enregistrées au passif du bilan, autres que celles afférentes à des risques de crédit ou à des avantages au personnel, représentent des passifs dont l’échéance ou le montant sont incertains. Une provision est constituée lorsque le Groupe a une obligation à l’égard d’un tiers dont il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources au profit de ce tiers sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci.
Le montant de la sortie de ressources attendue est alors actualisé dès lors que l’effet de cette actualisation présente un caractère significatif.
Le Groupe présente les provisions techniques liées aux contrats d’assurance dans un poste spécifique au passif du bilan (note 4.18 Provisions techniques des entreprises d’assurance et comptabilité reflet).
Conformément à la recommandation ANC 2017-02, le groupe La Banque Postale a choisi de ne pas présenter dans des postes distincts à l’actif du bilan et au compte de résultat les activités d’assurance mais de fournir ces informations dans les postes du bilan et du compte de résultat existants.
En complément, une note spécifique assurance est réalisée (note 6 Activités d’assurance).
Les placements sont intégrés dans les postes suivants :
Les principes comptables applicables aux actifs financiers sont présentés dans le paragraphe 2.6.1 ci-avant ; les principes comptables applicables aux immeubles de placement sont présentés dans le paragraphe 2.6.4.
Le poste « Provisions techniques des entreprises d’assurance et comptabilité reflet » regroupe notamment :
Les principes comptables applicables aux passifs relatifs aux contrats d’assurance sont présentés dans le paragraphe 2.5.3 ci-avant.
Les dettes nées d’opérations d’assurance ou de réassurance sont intégrées dans le poste « Compte de régularisation passif ». Elles sont principalement constituées de dettes pour dépôts en espèces reçus des cessionnaires.
Les produits et charges d’intérêts sont comptabilisés dans le compte de résultat pour tous les instruments financiers évalués au coût amorti en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif, ainsi que pour les instruments financiers en juste valeur par capitaux propres. Les postes de produits et charges d’intérêt comprennent également les intérêts courus et les intérêts échus des instruments de couverture de juste valeur et des actifs figurant dans la catégorie des instruments de dettes comptabilisés en coût amorti ou en juste valeur par capitaux propres.
Conformément à la norme IFRS 15, les produits de commissions sont reconnus en résultat en fonction des obligations de prestations auxquelles ils se rattachent et de leur réalisation :
Le coût du risque de crédit comprend :
La Banque Postale et certaines de ses filiales françaises font partie du périmètre d’intégration fiscale du groupe La Poste.
CNP Assurances et certaines de ses filiales françaises font partie du périmètre d’intégration fiscale du groupe CNP Assurances.
Des impôts différés sont comptabilisés sur l’ensemble des différences temporelles observées entre la valeur comptable d’un actif ou d’un passif et sa base fiscale, sauf exception.
Les taux d’imposition utilisés pour l’évaluation sont ceux dont l’application est attendue lors de la réalisation de l’actif ou du règlement du passif, dans la mesure où ces taux ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture.
Le Groupe n’active les reports déficitaires des entités qui le composent que dans la mesure où ces entités montrent par le biais d’un plan d’affaires pluriannuel leur capacité à les récupérer sur un horizon déterminé et raisonnable.
Les impôts différés sont comptabilisés comme un produit ou une charge d’impôt dans le compte de résultat à l’exception de ceux afférents aux gains et pertes latents sur les actifs financiers à la juste valeur par les capitaux propres recyclables et aux variations de valeur des dérivés désignés en couverture des flux de trésorerie pour lesquels les impôts différés sont directement imputés sur les capitaux propres.
La compensation entre impôts différés actifs et passifs est effectuée par entité fiscale ou périmètre d’intégration.
Le groupe La Banque Postale accorde à ses salariés, fonctionnaires et personnel contractuel, différents types d’avantages classés en quatre catégories :
Les avantages à court terme recouvrent principalement les salaires, congés annuels, intéressement, participation, primes payées dans les douze mois de la clôture de l’exercice et se rattachant à cet exercice.
Ils sont comptabilisés en charges de l’exercice, y compris pour les montants restants dus à la clôture.
Les avantages à long terme sont des avantages généralement liés à l’ancienneté, versés à des salariés en activité et payés au-delà de douze mois de la clôture de l’exercice comme par exemple le compte épargne temps.
Ces engagements font l’objet d’une provision correspondant à la valeur des engagements à la clôture.
Les avantages au personnel postérieurs à l’emploi recouvrent les indemnités de départ en retraite, les retraites et avantages aux retraités.
Le régime de retraite du personnel contractuel est un régime qualifié de « régime à cotisations définies », qui se caractérise par des versements à des organismes qui libèrent l’employeur de toute obligation ultérieure, l’organisme se chargeant de verser au salarié les montants qui lui sont dus. De ce fait, une fois les cotisations payées, aucun passif ou aucun engagement ne figure dans les comptes du Groupe. Les cotisations payées aux organismes sont comptabilisées en charges de période.
Les engagements sociaux du Groupe qui ne sont pas couverts par des cotisations passées en charge et versées à des fonds de retraite ou d’assurance sont provisionnés au passif du bilan en particulier les indemnités de départ à la retraite. Ces régimes sont soit financés, leurs actifs étant alors gérés séparément et indépendamment de ceux du groupe, soit non financés, leur engagement faisant l’objet d’une dette au bilan.
Pour les régimes à prestations définies financés, l’insuffisance ou l’excédent de la juste valeur des actifs par rapport à la valeur actualisée des obligations est comptabilisé comme dette ou actif au bilan.
Ces engagements sont évalués selon la méthode des unités de crédit projetées conformément à la norme IAS 19R. Des évaluations actuarielles sont réalisées chaque année.
Les calculs impliquent la prise en compte d’hypothèses actuarielles économiques externes (taux d’actualisation, taux d’inflation, taux de revalorisation des pensions,…) et spécifiques au Groupe (taux de turnover, taux de revalorisation des traitements et salaires,…).
La provision inscrite au bilan au titre des régimes postérieurs à l’emploi, à prestations définies, correspond à la valeur actuelle de l’obligation à la date de clôture ajustée des écarts actuariels et coût des services passés non reconnus. Les écarts actuariels sont comptabilisés dans le résultat global et le coût des services passés en résultat. La valeur actuelle de l’obligation est calculée annuellement avec la méthode des unités de crédit projetées. Elle est déterminée en actualisant les décaissements futurs attendus sur la base d’un taux de marché d’obligations d’entreprises de première catégorie, libellées dans la monnaie de paiement de la prestation et dont la durée avoisine la durée moyenne estimée de l’obligation sous-jacente.
Les hypothèses actuarielles utilisées pour l’évaluation des engagements envers le personnel sont revues et mises à jour une fois par an, lors de la clôture annuelle.
Ces calculs intègrent les hypothèses suivantes :
Durée des engagements | 5 ans | 10 ans | 15 ans | 20 ans |
|---|---|---|---|---|
Taux d’actualisation 2022 (zone euro) | 3,7 % | 3,7 % | 3,8 % | 3,7 % |
Taux d’actualisation 2021 (zone euro) | 0,26 % | 0,57 % | 0,99 % | 1,01 % |
Lorsque le Groupe décide de vendre des actifs non courants ou un groupe d’actifs non courants et lorsqu’il est hautement probable que cette vente interviendra dans les douze mois, ces actifs ou le groupe d’actifs sont présentés séparément au bilan dans le poste « Actifs non courants destinés à être cédés ». Les passifs qui leur sont éventuellement associés sont également présentés sur un poste dédié « Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés ».
Dans ce cadre les actifs cessent d’être amortis et sont évalués au plus bas de leur valeur comptable ou de leur juste valeur minorée des coûts de cession. Les pertes de valeur constatées sur un actif ou un groupe d’actifs destinés à être cédés sont constatées au compte de résultat en tant que dépréciation qui sont réversibles jusqu’à la date de cession.
En 2022, les conditions macroéconomiques dans lesquelles opère le groupe La Banque Postale ont fortement évolué par rapport à l’environnement connu au 31 décembre 2021. Ainsi, alors qu’il était envisagé une période de reprise économique soutenue pendant plusieurs années, en sortie de pandémie COVID-19 et accompagnée par des politiques publiques accommodantes et favorisant la transition écologique, l’ouverture d’un conflit armé en Europe entre l’Ukraine et la Russie au cours du premier trimestre 2022 a plongé à nouveau l’économie mondiale dans l’incertitude. Les mesures prises en matière de couverture du risque de crédit visent à refléter ce contexte.
Les informations présentées dans cette note reflètent cette évolution.
L’invasion du territoire ukrainien par les troupes russes le 24 février 2022 a révélé des tensions sur les matières premières agricoles et énergétiques, ainsi qu’une brusque remontée de l’aversion au risque côté investisseurs et des interrogations sur la solidité de la croissance mondiale. Cette situation a exacerbé les tensions inflationnistes qui préexistaient en situation de sortie de crise pandémique avec un redémarrage général de l’économie, une transformation digitale de celle-ci, un surcroît d’épargne à investir et des chaînes d’approvisionnement en difficulté importante.
En réaction à ce contexte inflationniste, les principales banques centrales ont décidé de mesures de remontées de leurs taux directeurs plus ou moins fortes, en fonction des situations macroéconomiques et budgétaires locales.
Pour La Banque Postale, les impacts de la situation sont :
De manière synthétique, les impacts anticipés de cette détérioration du contexte macroéconomique pourraient être les suivants :
Comme l’ensemble des établissements de crédit, La Banque Postale fait face depuis le début de l’année 2020, aux conséquences économiques et opérationnelles liées à la survenance de la pandémie COVID-19.
Pour rappel, depuis mars 2020 et la requalification par l’Organisation Mondiale de la Santé de l’épidémie de COVID-19 en pandémie, la France a connu à la date de rédaction du présent document sept vagues épidémiques, s’accompagnant de mesures sanitaires renforcées décidées par le gouvernement français, avec notamment le confinement de la population, la fermeture des lieux recevant du public « non indispensables à la vie du pays » et l’annulation de toutes les activités culturelles et sportives. Ces mesures entraînant mécaniquement des conséquences significatives sur l’économie, La Banque Postale s’est mobilisée aux côtés des pouvoirs publics pour soutenir les difficultés conjoncturelles de ses clients qui en avaient le plus besoin tout au long de ces périodes.
De façon concrète, plusieurs mesures, articulées avec les dispositifs publics exceptionnels de soutien aux entreprises et aux particuliers, ont été mises en place, et sont encore en place au 31 décembre 2022 :
À la date de rédaction du présent document, l’épidémie semble désormais sous contrôle. De nouvelles vagues de contamination au virus COVID-19 et à ses variants sont observées mais avec un niveau de dangerosité significativement plus faible, en corrélation avec le niveau de couverture vaccinale, et ces vagues ne limitent plus dans les pays développés que partiellement le fonctionnement de l’économie.
L’Organisation Mondiale de la Santé reste toutefois très prudente quant à l’horizon de fin possible de la pandémie et un nouveau redémarrage de l’épidémie avec des variants dangereux viendrait accroître les incertitudes et potentielles difficultés de la clientèle de la banque évoquées au paragraphe consacré aux évolutions du contexte géopolitique et macroéconomique.
Au 31 décembre 2022, après une année 2021 de normalisation progressive du niveau de risque de crédit avec un coût du risque s’établissant à 268 millions d’euros, le coût du risque s’établit à 216 millions d’euros, sans sinistralité particulière constatée. Ce niveau reflète :
L’encours des prêts non performants est en légère hausse par rapport à 2021 du fait d’un dossier de Place déclassé en Bucket 3 (taux de NPL de 0,76 % des expositions clientèle et des titres) et le taux de couverture de ces encours en légère baisse également du fait du poids de ce même dossier (taux de couverture des dossiers en défaut à 35 %) au 31 décembre 2022.
La classification et le provisionnement des expositions de La Banque Postale continuent au 31 décembre 2022 de reposer sur :
Au 31 décembre 2022, La Banque Postale a procédé à la mise à jour des scénarios macroéconomiques et des paramètres de risques associés utilisés dans le provisionnement statistique. Par ailleurs, l’incertitude liée à la crise (et ses conséquences macroéconomiques) sur l’évaluation du risque de crédit est appréhendée dans les comptes de La Banque Postale au travers de mesures de gestion adaptées à chaque grand segment de clientèle. Ces mesures ont été prises par la Direction des risques groupe, après réalisation d’une revue de l’ensemble de son portefeuille.
Au 31 décembre 2022, le coût du risque de crédit au titre de l’activité de Financement et d’Investissement Personnes Morales est la résultante des éléments suivants :
Sur ce dernier volet, La Banque Postale a fait le choix, après observation des effets de la crise, de conserver ou amplifier les mesures de provisionnement collectif mises en œuvre en fin d’année 2020 et d’élargir cette approche en 2021, puis en 2022. En synthèse, au 31 décembre 2022, les secteurs soumis à une mesure sectorielle sont donc :
Les expositions concernées font l’objet d’un déclassement en « Bucket 2 » IFRS 9 puisque La Banque Postale estime qu’elles ont subi une dégradation significative du risque depuis leur entrée en portefeuille.
Ainsi, au 31 décembre 2022, le coût du risque de crédit au titre de l’activité de Financement et d’Investissement Personnes Morales s’établit à 108 millions d’euros. Ce niveau de coût du risque est la résultante :
Au 31 décembre 2022, il a été décidé d’apporter les ajustements suivants afin de refléter les impacts de la crise portant sur la clientèle des personnes physiques du portefeuille :
Dans ce cadre, le coût du risque au 31 décembre 2022 pour la clientèle de particuliers s’élève à 96 millions d’euros (hors monétique), dont 48 millions liés notamment à l’activité de crédit à la consommation, et 35 millions liés à l’activité de crédits immobiliers.
La Direction des risques groupe (DRG) gère le risque de crédit pris par La Banque Postale à savoir le risque encouru en cas de défaillance d’une contrepartie ou de contreparties considérées comme un même bénéficiaire au sens du règlement UE n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement (ou CRR).
Le Directoire fixe les fondamentaux communs (orientations stratégiques, valeurs, appétence au risque, gouvernance) validés par le Conseil de surveillance à partir desquels chacune des lignes métiers décline ses priorités d’action, et la maîtrise des risques associés, sous la supervision de la Direction des risques groupe. Ces fondamentaux sont déclinés dans la Politique Opérationnelle de Maîtrise des Risques (POMR) décrite au chapitre 6 du Document d’enregistrement universel.
La Banque Postale n’intègre pas, à ce jour, de composante liée au risque climatique dans le calcul de ses Expected Credit Losses (ECL). En effet, au 31 décembre 2022, comme détaillé dans le chapitre 2 du présent Document de référence, il apparaît que La Banque Postale n’est que très faiblement exposée aux secteurs carbo-intensifs avec notamment une exposition quasiment nulle sur les énergies fossiles (2,3 millions d’euros) en raison d’une politique de gestion prudente qui favorise le financement des énergies renouvelables (2 228 millions d’euros).
Des travaux seront engagés dans les prochaines années, après constitution des bases de données pertinentes et d’observations nécessaires, pour intégrer cette composante dans le calcul des ECL, directement dans les paramètres de risque. À date la Direction des risques groupe privilégie une quantification et une prise en compte de ce risque dans ses états financiers par d’autres moyens (capital économique en particulier) et correspondant mieux à l’horizon de matérialisation de ce type de risque.
La Banque Postale définit six principes d’évaluation de la dégradation significative du risque de crédit conformes aux Normes IFRS et aux lignes directrices de l’Autorité bancaire européenne (ABE) définissant les modalités de passage de Bucket 1 à Bucket 2.
Principe 1 – Suivi relatif du risque de crédit :
L’évaluation de la qualité de crédit se fait depuis l’origine, en d’autres termes il s’agit d’une approche relative appliquée au niveau de l’engagement. Ce principe général d’évaluation de la détérioration de la qualité de crédit depuis la comptabilisation d’origine doit être réalisée à chaque arrêté afin de déterminer le Bucket d’affectation de l’actif concerné
Ainsi, La Banque Postale considère un instrument financier en sensible (Bucket 2) dès lors que sa qualité de crédit s’est dégradée de façon significative par rapport à l’origine de sa comptabilisation (comparaison de la qualité de crédit de l’actif par rapport à sa situation en date d’entrée au bilan ou date d’engagement pour les instruments hors bilan).
À compter de 2022, sur la base des préconisations de la part du superviseur européen, la dégradation du risque est considérée comme significative dès lors que la Probabilité de Défaut TTC (2) associée à la notation du client retenue dans les traitements de provisionnement a été multipliée par 3 depuis son entrée en portefeuille.
Principe 2 – Suivi de la qualité de crédit avec l’ajout de backstop :
En complément du principe 1 (suivi relatif de la qualité de crédit), La Banque Postale ajoute un critère de seuil absolu. L’approche définie par le Groupe est ainsi une approche combinée d’un seuil relatif puis d’un seuil absolu.
Le seuil absolu du groupe La Banque Postale s’appuie sur deux indicateurs :
Principe 3 – Utilisation d’un indicateur à horizon 12 mois sur la clientèle de détail :
L’évaluation de la dégradation significative du risque de crédit implique d’apprécier à chaque clôture le risque de défaut sur la durée de vie restante de l’actif.
Au lieu d’évaluer l’évolution du risque de défaut à durée de vie, il est permis d’utiliser un indicateur de l’occurrence d’un défaut à horizon 12 mois, notamment, si cette appréciation est une estimation raisonnable d’un risque de défaut à maturité et étayée par une documentation appropriée.
Principe 4 – La notion de risque de crédit faible (low credit risk) :
Pour déterminer si un instrument financier présente un risque de crédit faible, LBP peut utiliser sa notation interne du risque de crédit ou d’autres méthodes qui répondent à une définition universellement reconnue de « risque de crédit faible », et qui tiennent compte des risques et du type d’instrument financier faisant l’objet de l’appréciation. Par exemple, un instrument financier noté « investment grade » (notation BBB ou meilleure) par une agence de notation reconnue pourrait être considéré comme présentant un risque de crédit faible.
LBP n’a recours à cette disposition que sur le périmètre de CNP Assurances.
Principe 5 – Prise en compte des informations qualitatives :
Bien que l’unité de compte de la norme IFRS 9 soit le contrat, et que sa comptabilisation se fasse individuellement et distinctement, une analyse complémentaire sur base collective est permise par la norme lorsqu’une détérioration significative du risque de crédit a été identifiée.
Cette approche permet par exemple d’intégrer des informations de détérioration de la situation de risque de crédit s’appliquant à un ensemble de crédit partageant une caractéristique commune (un secteur d’activité, une zone géographique…).
Cette approche permet également de s’assurer que l’ensemble des informations est intégré dans la démarche même si l’information n’est pas encore disponible sur une base individuelle (i.e. on ne sait pas encore quel contrat dans le portefeuille sera affecté). Pour la mise en œuvre d’une approche « collective », les instruments doivent être regroupés sur la base de caractéristiques de risque de crédit communes (ex : type de collatéral, génération, industrie, zone géographique…).
Principe 6 – Passage en Bucket 2 avant le défaut :
La Banque Postale se doit d’identifier les actifs ayant subi une dégradation significative du risque de crédit avant qu’ils ne soient en défaut. Un encours ne devrait pas passer directement d’un statut sain/Bucket 1 à un statut défaut/Bucket 3.
À titre exceptionnel, certains engagements peuvent être exemptés de passage en sensible/Bucket 2 avant leur entrée en défaut.
La mise en œuvre de certains de ces principes nécessite de s’appuyer sur des modèles de notation. À date, il est précisé que La Banque Postale suit le risque de crédit à la maille contrat en s’appuyant sur des modèles de notation de la qualité de crédit généralement de niveau contrepartie. Par conséquent, la note d’un contrat à un instant donné est déterminée sur la base de la note de la contrepartie à cet instant. En d’autres termes, à un instant donné identique, tous les contrats d’un même tiers ont la même notation.
Afin d’évaluer toute dégradation du risque de crédit, La Banque Postale se doit de disposer d’un système de notation qui est :
Par conséquent, les systèmes de suivi de gestion des risques de la Banque collectent l’information de la note à l’origine de l’engagement et la conservent afin d’identifier la dégradation significative du risque de crédit ainsi que la dernière note connue afin de respecter le principe 1.
Lorsque LBP ne dispose pas de modèles de notation ou de système de collecte de notation (donc n’utilise pas de notation comme donnée d’entrée dans le portefeuille) elle peut utiliser d’autres éléments d’évaluation. Pour les portefeuilles disposant d’une notation interne et/ou externe, l’évaluation de la dégradation significative du risque de crédit sera en priorité basée sur la probabilité associée à la note et sera éventuellement complétée d’analyses quantitatives et/ou qualitatives par le métier concerné si nécessaire, notamment lorsque la dégradation significative du risque par une variation de note est non justifiée.
Les procédures opérationnelles mises en place permettent de suivre et/ou de détecter les événements révélateurs d’une éventuelle dégradation de la qualité de crédit d’une contrepartie.
Les critères de classification en Bucket 2 d’un engagement sont décrits par classe d’expositions :
Les critères ne constituent pas une liste exhaustive et la pertinence des informations doit être évaluée selon le segment de la clientèle observé (sauf pour la clientèle de détail). D’autres événements de dégradation de la qualité de crédit ou des faits générateurs de risques peuvent être pris en compte à la suite d’une analyse effectuée par la cellule risque concernée.
Ces événements sont à l’appréciation des métiers de la direction des Risques du Groupe qui ont une connaissance approfondie des contreparties qu’ils suivent ou du groupe de clients liés.
Les entités opérationnelles sont responsables des expositions qu’elles ont générées et doivent détecter sans délai, les évènements laissant craindre une dégradation de la qualité de crédit de leurs clients.
Il est à noter que tous les actifs qui ne sont pas en Bucket 3 ou en Bucket 2 sont classés en Bucket 1. Il s’agit des actifs sans dégradation significative du risque de crédit depuis leur comptabilisation initiale.
Enfin, La Banque Postale précise qu’un actif ayant subi une dégradation significative du risque de crédit peut sortir du Bucket 2 et revenir en Bucket 1 lorsque tous les critères de dégradation significative du risque de crédit ne sont plus observés, avec le cas échéant une régularisation des incidents d’arriéré de paiement. Selon les cas, une période d’observation pourrait être mise en place lorsque le débiteur est considéré comme fragile afin d’éviter les récidives.
Dans le cas d’actifs restructurés, la sortie du statut de « défaut » est surveillée pendant une période probatoire définie selon des exigences réglementaires.
La méthodologie de calcul de la perte de crédit attendue (Expected Credit Losses ou ECL) doit refléter une mesure des montants possibles de pertes probabilisés tenant compte de la valeur temporelle de l’exposition et de toutes les informations disponibles. Cette méthodologie a été décrite à la note 2 (Méthodologie de provisionnement du Bucket 1 et du Bucket 2).
Lorsque le risque lié à un engagement n’a pas augmenté significativement depuis sa comptabilisation initiale, La Banque Postale évalue la dépréciation pour pertes de crédit de cette exposition au montant des pertes de crédit attendues sur les 12 mois à venir.
L’ECL12mois représente la part des pertes de crédit attendues d’un instrument financier à la suite d’un évènement de défaut pouvant survenir dans les 12 prochains mois.
Cette formule s’applique à l’ensemble des engagements classés en Bucket 1.
Lorsque le risque lié à un engagement a augmenté significativement depuis sa comptabilisation initiale, La Banque Postale évalue la dépréciation pour pertes de crédit de cet engagement au montant des pertes de crédit attendues à sa maturité.
Cette formule s’applique à l’ensemble des engagements classés en Bucket 2 et 3.
La Banque Postale calcule l’ECL en utilisant trois principales composantes : la probabilité de défaut, la perte en cas de défaut et l’exposition au défaut.
La maturité se réfère à la date de paiement finale d’un engagement de prêts ou d’un instrument financier à laquelle le montant prêté et les intérêts doivent être payés ou bien lorsque le montant ou la date d’autorisation prend fin.
Elle correspond à la période contractuelle maximale y compris les options de prorogation, à l’exception des produits de type revolving, cartes de crédit renouvelables et découverts pour lesquels une maturité comportementale doit être utilisée.
Pour les contrats sans maturité contractuelle, la maturité maximale retenue est de 12 mois, La Banque Postale dénonçant, en cas d’insolvabilité du débiteur, l’autorisation de découvert sous une durée inférieure à 12 mois conformément à la loi bancaire française.
Les crédits renouvelables sont des instruments financiers sur lesquels il n’existe pas d’échéance fixe, pas de plan d’amortissement ou de délai de résiliation contractuel. La maturité retenue pour ces instruments est fonction de la durée de vie estimée par La Banque Postale, qui peut être supérieure à la durée de l’engagement contractuel. La maturité retenue au niveau Groupe est la maturité comportementale.
La probabilité de défaut (PD) : IFRS 9 introduit la notion de perte de crédit attendue et indirectement la notion de probabilité de défaut ajustée à la situation à la date d’arrêté (PDPit). Ce paramètre ne correspond pas à la moyenne sur le cycle (PDTTc) du cadre prudentiel en vigueur pour l’approche interne. Cette variable permet d’estimer la probabilité qu’un engagement tombe en défaut sur un horizon donné. Les estimations de la probabilité de défaut sont dites « Point in Time » (PiT), fondées sur l’évaluation future et actuelle. Ce paramètre est lié au client et au produit.
La probabilité de défaut « Point in Time » est utilisée pour tous les portefeuilles de La Banque Postale, qu’ils disposent ou non d’une notation interne.
La perte en cas de défaut (LGD) : La perte en cas de défaut (Loss Given Default) correspond au rapport entre les flux de trésorerie contractuels et les flux de trésorerie attendus prenant en compte les effets d’actualisation et autres frais engagés à la date du défaut de l’instrument. La LGD est exprimée en pourcentage de l’exposition au défaut.
Ce paramètre en IFRS 9 diffère de la notion bâloise. Prudentiellement, la perte en cas de défaut est retraitée de marge de prudence, de l’effet downturn et d’autres frais. IFRS 9 ne comporte aucune mention spécifique concernant la période d’observation et de collecte des données historiques utilisées pour le calcul des paramètres de LGD. Ce paramètre doit prendre en compte l’écoulement du temps.
Le Groupe a retenu d’utiliser les LGD modélisées ajustées au sens de la norme IFRS 9 pour les portefeuilles disposant d’un modèle interne de perte en cas de défaut selon la nature du produit et la garantie, et de déterminer une LGD à dire d’expert pour les autres portefeuilles selon le segment, le produit et la nature de la garantie, qui sera revue a minima annuellement.
L’exposition au défaut (EAD) : L’exposition correspond à l’assiette de calcul du montant de la perte de crédit attendue. Elle repose sur la valeur exposée au risque de crédit tout en prenant en compte l’écoulement en fonction du type d’amortissement et des remboursements anticipés attendus (cash flow projetés). Ce paramètre est calculé sur les montants en début de période.
L’assiette de provisionnement correspond à l’encours au bilan et à l’encours en hors bilan (part non utilisée) converti en équivalent crédit (après application d’un FCEC ou facteur de conversion en équivalent crédit).
Pour prendre en compte les remboursements anticipés et l’écoulement du temps, La Banque Postale applique un taux de remboursement anticipé sur l’assiette de calcul du provisionnement par portefeuille. Ce taux est revu périodiquement par l’équipe ALM du groupe La Banque Postale en fonction de l’évolution conjoncturelle du taux.
Conformément à la norme IFRS 9, les pertes de crédit attendues prennent en compte les effets de la conjoncture économique future.
La notion de Forward Looking est utilisée pour intégrer l’impact des évolutions macroéconomiques dans le calcul des ECL.
Le Groupe retient 3 scénarii pour intégrer la composante « Forward Looking » : un scénario central, un scénario alternatif favorable et un scénario alternatif dégradé.
Ces scénarii sont définis par le département des Études Économiques de la direction Stratégiques du Groupe, à partir de scénarii déterminés par la Caisse des dépôts et consignations.
L’horizon des prévisions de la conjoncture économique futures retenu est de 3 ans :
Ces scénarios sont documentés, et comportent des projections pour l’ensemble des variables macroéconomiques nécessaires au fonctionnement des modèles développés pour obtenir des PD et LGD à maturité. La probabilité d’occurrence de chaque scénario fait l’objet d’une documentation par le département des Études Économiques de La Banque Postale.
Le dispositif s’appuie sur un nombre significatif de modèles. L’ensemble des modèles utilisés dans le dispositif IFRS 9 fait l’objet d’une revue indépendante par l’équipe Validation des Modèles et est validé en Comité de validation des modèles avant utilisation.
Au titre de 2022 (4), les scénarios intégrés par La Banque Postale dans ses traitements de calcul des provisions en norme IFRS 9 sont les suivants :
Scénario en vigueur au 31 décembre 2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 2,5 | 0,3 | 1,0 | 1,2 | 1,2 | 1,2 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 6,7 | 7,1 | 7,3 | 7,2 | 7,1 | 7,0 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 1,6 | 2,5 | 2,4 | 2,3 | 2,1 | 1,9 |
Inflation France (variation) | 5,3 | 4,5 | 2,5 | 2,0 | 1,8 | 1,8 |
Scénario en vigueur au 31 décembre 2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 4 | 3,5 | 1,8 | 1,5 | 1,3 | 1,2 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 9,8 | 9,6 | 9,4 | 9,2 | 9,1 | 9,0 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 0,0 | 0,0 | 0,2 | 0,4 | 0,6 | 0,8 |
Scénario en vigueur au 31 décembre 2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 2,5 | - 1,5 | - 1 | - 0,5 | 0,6 | 0,6 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 6,7 | 7,5 | 8,5 | 9,5 | 9,0 | 8,5 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 1,6 | 4,0 | 5,0 | 4,4 | 4,0 | 4,0 |
Inflation France (variation) | 5,3 | 7,0 | 5,0 | 3,0 | 2,0 | 3,0 |
Scénario en vigueur au 31 décembre 2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 4,0 | - 0,5 | 0,0 | 0,6 | 0,6 | 0,6 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 9,8 | 10,5 | 10,9 | 11,1 | 11,2 | 11,2 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 0,0 | - 0,7 | - 0,7 | - 0,2 | 0,0 | 0,0 |
Scénario en vigueur au 31 décembre 2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 2,5 | 1,0 | 1,8 | 1,4 | 1,3 | 1,3 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 6,7 | 7,0 | 6,8 | 6,6 | 6,6 | 6,5 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 1,6 | 2,5 | 2,4 | 2,3 | 2,1 | 1,9 |
Inflation France (variation) | 5,3 | 3,8 | 2,8 | 2,1 | 1,8 | 3,8 |
Scénario en vigueur au 31 décembre 2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Variables | T0 | N + 1 | N + 2 | N + 3 | N + 4 | N + 5 |
PIB France (taux de croissance annuel) | 4,0 | 4,5 | 2,5 | 2,0 | 1,6 | 1,2 |
Taux de chômage zone euro (taux moyen annuel) | 9,8 | 9,3 | 8,8 | 8,4 | 8,2 | 8,1 |
OAT 10 ans (moyenne annuelle) | 0,0 | 0,2 | 0,5 | 0,9 | 1,1 | 1,2 |
La probabilité d’occurrence de chacun de ces scénarios est résumée dans le tableau ci-dessous :
Scénarios | Scénarios | Scénarios |
|---|---|---|
Central | 65 % | 60 % |
Adverse | 20 % | 30 % |
Favorable | 15 % | 10 % |
La Banque Postale a fait le choix de ne pas retenir les scénarios proposés par la BCE, pour tenir compte de la concentration en France de son portefeuille, et s’appuyer sur les compétences du groupe Caisse des dépôts des Consignations-La Banque Postale.
Analyse de sensibilité des scénarios macroéconomiques sur les pertes attendues :
Les analyses de sensibilités ont été conduites sur les périmètres relatifs au risque de crédit aux personnes morales et personnes physiques, sur les paramètres des ECL statistiques (soit hors provisions à dire d’expert s’agissant de la clientèle Personnes Morales).
Ces analyses montrent que le périmètre des personnes physiques est peu sensible aux scénarios macroéconomiques dans la mesure où les variations de pertes de crédit attendues observées en changeant les pondérations des scénarii varient entre - 5 % et + 5 %.
En revanche, sur le périmètre des personnes morales, c’est un peu plus marqué avec un scénario adverse pondéré à 100 % qui entrainerait une dotation d’ECL de l’ordre de + 18 % et un scénario favorable pondéré à 100 % qui aurait un impact de reprise d’ECL de l’ordre de - 19 % essentiellement porté par la clientèle grandes entreprises.
Les corrections de valeur pour pertes correspondent aux dépréciations sur actifs et aux provisions sur engagement hors-bilan comptabilisées en résultat (Coût du risque) au titre du risque de crédit.
Les tableaux suivants présentent un rapprochement des soldes d’ouverture et de clôture des corrections de valeur pour perte comptabilisées en Coût du risque et des valeurs comptables associées, par catégorie comptable et type d’instruments.
La ligne « Modifications des flux ne donnant pas lieu à une décomptabilisation » permet d’identifier les impacts sur la valeur comptable brute et sur la correction de valeur pour perte d’une restructuration pour risque sur la période.
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur | Correction | Valeur | ||
Titres au coût amorti | 4.5 | 27 248 | (54) | 27 193 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti | 4.6 | 67 096 | (0) | 67 095 |
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti | 4.7 | 131 104 | (1 460) | 129 645 |
Total actifs financiers au coût amorti | 225 448 | (1 514) | 223 933 | |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur | Correction | Valeur | ||
Titres au coût amorti | 4.5 | 23 516 | (37) | 23 480 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti | 4.6 | 67 846 | (6) | 67 840 |
Prêts et créances sur la clientèle au coût amorti | 4.7 | 124 499 | (1 346) | 123 152 |
Total actifs financiers au coût amorti | 215 861 | (1 390) | 214 472 | |
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Valeur comptable brute | Correction | Valeur comptable brute | Correction | Valeur comptable brute | Correction | Valeur comptable brute (a) | Correction (b) | Valeur Nette comptable (a) + (b) |
Au 31 décembre 2021 | 205 649 | (189) | 8 586 | (532) | 1 627 | (669) | 215 861 | (1 390) | 214 472 |
Transferts d’actifs en cours de vie d’un Bucket à l’autre | (16 010) | 29 | 15 462 | (79) | 548 | (107) | - | (156) | (156) |
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité (Bucket 2) | (17 556) | 29 | 17 556 | (170) | - | (141) | (141) | ||
Retour de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | 1 953 | (4) | (1 953) | 64 | - | 60 | 60 | ||
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | (526) | 5 | 526 | (91) | - | (86) | (86) | ||
Transferts de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | (244) | 27 | 244 | (68) | - | (41) | (41) | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | 119 | (1) | (119) | 17 | - | 16 | 16 | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL Maturité (Bucket 2) | 103 | 1 | (103) | 35 | - | 36 | 36 | ||
Total après transfert | 189 639 | (159) | 24 048 | (610) | 2 174 | (775) | 215 861 | (1 545) | 214 316 |
Variations des Valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | 8 327 | 37 | 1 378 | 5 | (59) | (11) | 9 647 | 31 | 9 678 |
Nouvelle production : achat, octroi, origination… | 83 734 | (80) | 4 894 | (210) | 770 | (178) | 89 399 | (468) | 88 930 |
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance… | (75 353) | 118 | (3 516) | 215 | (734) | 99 | (79 603) | 432 | (79 170) |
Passage à perte | - | - | - | - | (86) | 67 | (86) | 67 | (19) |
Modifications des flux ne donnant pas lieu à ne décomptabilisation | - | - | - | - | (9) | - | (9) | - | (9) |
Évolution des paramètres de risque de crédit sur la période | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Changements dans le modèle/méthodologie | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Variations de périmètre | (75) | - | - | - | - | - | (75) | - | (75) |
Autres | 20 | (1) | (0) | 0 | 0 | 1 | 20 | 0 | 20 |
Total | 197 966 | (123) | 25 427 | (605) | 2 116 | (786) | 225 508 | (1 514) | 223 994 |
Impacts des réévaluations de juste valeur des instruments microcouverts | (61) | - | - | - | - | - | (61) | - | (61) |
Au 31 décembre 2022 | 197 905 | (123) | 25 427 | (605) | 2 116 | (786) | 225 448 | (1 514) | 223 933 |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2022 | |
|---|---|---|---|
Juste | Dont correction | ||
Instruments de dettes à la juste valeur par capitaux propres | 4.4 | 194 315 | (310) |
Total actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 194 315 | (310) | |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2021 | |
|---|---|---|---|
Juste | Dont correction | ||
Instruments de dettes à la juste valeur par capitaux propres | 4.4 | 228 121 | (465) |
Total actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 228 121 | (465) | |
Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Juste Valeur | Dont correction de valeur pour pertes | Juste Valeur | Dont correction de valeur pour pertes | Juste Valeur | Dont correction de valeur pour pertes | Juste Valeur | Dont correction de valeur pour pertes |
Au 31 décembre 2021 | 227 742 | (456) | 379 | (9) | - | - | 228 121 | (465) |
Transferts d’actifs en cours de vie d’un Bucket à l’autre | 10 | 0 | (10) | 0 | - | - | 0 | 0 |
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité (Bucket 2) | (303) | 2 | 303 | (2) | - | - | ||
Retour de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | 313 | (2) | (313) | 3 | 0 | 0 | ||
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | - | - | - | - | - | - | ||
Transferts de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | - | - | - | - | - | - | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | - | - | - | - | - | - | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL Maturité (Bucket 2) | - | - | - | - | - | - | ||
Total après transfert | 227 751 | (455) | 370 | (9) | - | - | 228 121 | (464) |
Variations des Valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | (33 716) | 158 | (90) | (3) | - | - | (33 806) | 154 |
Nouvelle production : achat, octroi, origination… | 56 982 | - | 103 | - | - | - | 57 085 | - |
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance… | (53 068) | - | (187) | - | - | - | (53 255) | - |
Passage à perte | - | - | - | - | - | - | - | - |
Modifications des flux ne donnant pas lieu à une décomptabilisation | - | - | - | - | - | - | - | - |
Changements dans le modèle/méthodologie | - | - | - | - | - | - | - | - |
Variations de périmètre | (978) | - | - | - | - | - | (978) | - |
Autres | (36 652) | 158 | (7) | (3) | - | - | (36 659) | 154 |
Au 31 décembre 2022 | 194 036 | (298) | 280 | (12) | - | - | 194 315 | (310) |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | Correction | Valeur | ||
Engagements de financement et de garantie | 8 | 30 363 | ||
Provisions pour engagements de financement et de garantie | 4.19 | (122) | ||
Total engagements de financement et de garantie | 30 363 | (122) | 30 242 | |
(en millions d’euros) | Notes | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | Correction | Valeur | ||
Engagements de financement et de garantie | 8 | 31 389 | ||
Provisions pour engagements de financement et de garantie | 4.19 | (97) | ||
Total engagements de financement et de garantie | 31 389 | (97) | 31 292 | |
Actifs soumis à (Bucket 1) | Actifs soumis à (Bucket 2) | Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Valeur comptable brute | Correction | Valeur comptable brute | Correction | Valeur comptable brute | Correction de valeur pour pertes | Valeur comptable brute (a) | Correction (b) | Valeur (a) + (b) |
Au 31 décembre 2021 | 30 448 | (52) | 907 | (40) | 33 | (5) | 31 389 | (97) | 31 292 |
Transferts d’actifs en cours de vie d’un Bucket à l’autre | (3 103) | 6 | 3 086 | (3) | 17 | (6) | - | (2) | (2) |
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité (Bucket 2) | (3 223) | 7 | 3 223 | (12) | (0) | (5) | (5) | ||
Retour de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | 126 | (1) | (126) | 4 | 0 | 4 | 4 | ||
Transferts de ECL 12 mois (Bucket 1) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | (10) | 0 | 10 | (1) | - | (1) | (1) | ||
Transferts de ECL Maturité (Bucket 2) vers ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) | (14) | 5 | 14 | (6) | - | (1) | (1) | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL 12 mois (Bucket 1) | 4 | (0) | (4) | 0 | - | 0 | 0 | ||
Retour de ECL Maturité Dépréciés (Bucket 3) vers ECL Maturité (Bucket 2) | 3 | (0) | (3) | 0 | - | 0 | 0 | ||
Total après transfert | 27 345 | (45) | 3 993 | (42) | 50 | (11) | 31 389 | (99) | 31 290 |
Variations des Valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | (636) | 11 | (388) | (34) | (1) | 1 | (1 026) | (22) | (1 048) |
Nouvelle production : achat, octroi, origination… | 16 504 | (29) | 1 693 | (80) | 21 | (3) | 18 217 | (111) | 18 105 |
Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance… | (17 140) | 40 | (2 081) | 46 | (21) | 3 | (19 242) | 89 | (19 153) |
Passage à perte | - | - | - | - | - | ||||
Modifications des flux ne donnant pas lieu à une décomptabilisation | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Changements dans le modèle/méthodologie | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Variations de périmètre | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Autres | 0 | (0) | - | - | (0) | - | 0 | (0) | 0 |
Au 31 décembre 2022 | 26 709 | (34) | 3 605 | (76) | 49 | (11) | 30 363 | (122) | 30 242 |
Les actifs financiers modifiés correspondent aux actifs restructurés pour difficultés financières. Il s’agit de créances pour lesquelles l’entité a modifié les conditions financières initiales (taux d’intérêt, durée) pour des raisons économiques ou juridiques liées aux difficultés financières de l’emprunteur, selon des modalités qui n’auraient pas été envisagées dans d’autres circonstances. Ainsi elles concernent les créances classées en défaut et, depuis le 1er janvier 2014, les créances saines, au moment de la restructuration. La note 2 « Principales règles d’évaluation et de présentation des comptes consolidés » présente une définition plus détaillée. Un actif conserve le statut d’actif financier modifié dès la survenance d’une restructuration et jusqu’à sa décomptabilisation.
Pour les actifs ayant fait l’objet d’une restructuration au cours de la période, la valeur comptable établie à l’issue de la restructuration est de :
(en millions d’euros) Instruments financiers | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Valeur comptable avant transfert en restructuration | Montant de la décote comptabilisée en compte | Valeur | |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 83 | (9) | 75 |
Total actifs financiers modifiés | 83 | (9) | 75 |
(en millions d’euros) Instruments financiers | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Valeur comptable avant transfert en restructuration | Montant de la décote comptabilisée en compte | Valeur | |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 107 | (10) | 97 |
Total actifs financiers modifiés | 107 | (10) | 97 |
Les actifs restructurés dont le stade de dépréciation correspond à celui du Bucket 2 (actifs dégradés) ou Bucket 3 (actifs dépréciés) peuvent faire l’objet d’un retour en Bucket 1 (actifs sains) en cas d’amélioration ultérieure de la qualité de crédit conduisant à considérer qu’il n’y a plus de dégradation significative de la qualité de crédit. Le montant de la dépréciation est alors ramené à un niveau de pertes attendues à 12 mois.
La valeur comptable brute des actifs modifiés concernés par ce reclassement au cours de la période est de :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 |
|---|---|
Instruments financiers | Transfert en B1 |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 7 |
Total actifs financiers modifiés | 7 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 |
|---|---|
Instruments financiers | Transfert en B1 |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 10 |
Total actifs financiers modifiés | 10 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Exposition nette maximale au risque de crédit | Actifs détenus en garantie et autres techniques de rehaussement de crédit | Sans | |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat (hors instruments de capitaux propres et actifs représentatifs des contrats en unités de compte) | 108 011 | 13 706 | 94 306 |
Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 13 987 | 13 706 | 281 |
Actifs financiers désignés à la juste valeur sur option | 5 235 | - | 5 235 |
Actifs financiers mesurés à la juste valeur non SPPI | 88 789 | - | 88 789 |
Dérivés de couverture | 1 139 | 1 139 | - |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 194 315 | 20 | 194 295 |
Titres de dette | 194 315 | 20 | 194 295 |
Actifs financiers au coût amorti | 223 933 | 83 319 | 140 614 |
Prêts et avances aux établissements de crédit | 67 095 | 153 | 66 943 |
Prêts et avances à la clientèle | 129 645 | 83 167 | 46 478 |
Titres de dette | 27 193 | - | 27 193 |
Hors Bilan (Engagements de financement et garantie) | 30 242 | 1 241 | 29 001 |
Engagements de financement donnés | 28 031 | 1 240 | 26 791 |
Engagements de garantie donnés | 2 211 | 1 | 2 210 |
Exposition maximale au risque de crédit | 557 640 | 99 425 | 458 215 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Exposition nette maximale au risque de crédit | Actifs détenus en garantie et autres techniques de rehaussement de crédit | Sans | |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat (hors instruments de capitaux propres et actifs représentatifs des contrats en unités de compte) | 113 659 | 4 411 | 109 247 |
Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 5 946 | 4 411 | 1 534 |
Actifs financiers désignés à la juste valeur sur option | 5 717 | - | 5 717 |
Actifs financiers mesurés à la juste valeur non SPPI | 101 996 | - | 101 996 |
Dérivés de couverture | 1 022 | 1 022 | - |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 228 121 | 22 | 228 098 |
Titres de dette | 228 121 | 22 | 228 098 |
Actifs financiers au coût amorti | 214 472 | 79 103 | 135 369 |
Prêts et avances aux établissements de crédit | 67 840 | 332 | 67 508 |
Prêts et avances à la clientèle | 123 152 | 78 770 | 44 382 |
Titres de dette | 23 480 | - | 23 480 |
Hors Bilan (Engagements de financement et garantie) | 31 292 | 1 334 | 29 958 |
Engagements de financement donnés | 28 849 | 1 333 | 27 516 |
Engagements de garantie donnés | 2 443 | 0 | 2 443 |
Exposition maximale au risque de crédit | 588 566 | 85 893 | 502 673 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail * | 59 871 | 20 278 | 1 088 | 81 237 |
Administration | 98 862 | 121 | 107 | 99 089 |
Banques centrales | - | - | - | - |
Établissements de crédit | 2 867 | 0 | 0 | 2 867 |
Sociétés financières | 7 301 | 450 | 15 | 7 765 |
Sociétés non financières | 29 005 | 4 578 | 907 | 34 489 |
Dépréciations | (123) | (605) | (786) | (1 514) |
Total valeur comptable | 197 783 | 24 821 | 1 330 | 223 933 |
*. Hors encours de prêts octroyés à des SCI, figurant en Crédits retail au bilan et présentés en Sociétés non Financières dans cette décomposition par agent économique. | ||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail * | 70 081 | 4 725 | 1 049 | 75 855 |
Administration | 97 291 | 101 | 4 | 97 396 |
Banques centrales | - | - | - | - |
Établissements de crédit | 2 756 | 50 | 0 | 2 806 |
Sociétés financières | 8 839 | 293 | 0 | 9 132 |
Sociétés non financières | 26 682 | 3 417 | 573 | 30 672 |
Dépréciations | (189) | (532) | (669) | (1 390) |
Total valeur comptable | 205 460 | 8 054 | 958 | 214 472 |
*. Hors encours de prêts octroyés à des SCI, figurant en Crédits retail au bilan et présentés en Sociétés non Financières dans cette décomposition par agent économique. | ||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail | - | - | - | - |
Administration | 101 830 | 20 | - | 101 850 |
Banques centrales | 3 439 | - | - | 3 439 |
Établissements de crédit | 44 159 | 3 | - | 44 162 |
Sociétés financières | 6 277 | 70 | - | 6 347 |
Sociétés non financières | 38 331 | 186 | - | 38 517 |
Total juste valeur | 194 036 | 280 | - | 194 315 |
dont dépréciations | (298) | (12) | - | (310) |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail | - | - | - | - |
Administration | 127 888 | 21 | - | 127 908 |
Banques centrales | 1 785 | - | - | 1 785 |
Établissements de crédit | 47 299 | 7 | - | 47 306 |
Sociétés financières | 6 144 | 51 | - | 6 195 |
Sociétés non financières | 44 626 | 301 | - | 44 927 |
Total juste valeur | 227 742 | 379 | - | 228 121 |
dont dépréciations | (456) | (9) | - | (465) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail | 9 295 | 2 040 | 27 | 11 363 |
Administration | 5 176 | 16 | - | 5 192 |
Banques centrales | 1 | - | - | 1 |
Établissements de crédit | 2 199 | 115 | - | 2 314 |
Sociétés financières | 1 835 | 134 | 1 | 1 970 |
Sociétés non financières | 8 203 | 1 299 | 21 | 9 524 |
Provisions* | (34) | (76) | (11) | (122) |
Total | 26 675 | 3 528 | 39 | 30 242 |
* Les pertes attendues ou avérées relatives aux engagements hors-bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan. | ||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
Clientèle de détail | 11 425 | 352 | 22 | 11 799 |
Administration | 5 965 | 3 | - | 5 968 |
Banques centrales | 0 | - | - | 0 |
Établissements de crédit | 3 047 | 26 | - | 3 073 |
Sociétés financières | 1 244 | 0 | 0 | 1 244 |
Sociétés non financières | 8 767 | 527 | 11 | 9 305 |
Provisions* | (52) | (40) | (5) | (97) |
Total | 30 397 | 867 | 28 | 31 292 |
* Les pertes attendues ou avérées relatives aux engagements hors-bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan. | ||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
PD < 1 % | 53 341 | 11 915 | - | 65 256 |
1 % < PD < 3 % | 5 538 | 4 477 | - | 10 015 |
3 % < PD < 10 % | 967 | 2 825 | - | 3 792 |
PD > 10 % | 25 | 1 061 | - | 1 087 |
Contrat douteux – contentieux | 0 | - | 1 088 | 1 088 |
Total | 59 871 | 20 278 | 1 088 | 81 237 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
PD < 1 % | 60 213 | 988 | - | 61 201 |
1 % < PD < 3 % | 7 654 | 641 | - | 8 295 |
3 % < PD < 10 % | 1 799 | 1 534 | - | 3 333 |
PD > 10 % | 415 | 1 562 | - | 1 977 |
Contrat douteux – contentieux | (0) | - | 1 049 | 1 049 |
Total | 70 081 | 4 725 | 1 049 | 75 855 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
PD < 1 % | 8 165 | 1 448 | - | 9 614 |
1 % < PD < 3 % | 823 | 339 | - | 1 162 |
3 % < PD < 10 % | 186 | 154 | - | 340 |
PD > 10 % | 121 | 99 | - | 220 |
Contrat douteux – contentieux | (0) | - | 27 | 27 |
Total | 9 295 | 2 040 | 27 | 11 363 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
PD < 1 % | 9 168 | 89 | - | 9 256 |
1 % < PD < 3 % | 1 707 | 72 | - | 1 779 |
3 % < PD < 10 % | 368 | 81 | - | 449 |
PD > 10 % | 183 | 110 | - | 293 |
Contrat douteux – contentieux | (0) | - | 22 | 22 |
Total | 11 425 | 352 | 22 | 11 799 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 2 493 | 76 | - | 2 569 |
AA | 1 145 | - | - | 1 145 |
A | 5 179 | 364 | - | 5 542 |
Autres | 27 489 | 4 589 | 921 | 32 999 |
Total | 36 306 | 5 028 | 921 | 42 255 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 1 047 | 42 | - | 1 089 |
AA | 6 749 | 84 | 0 | 6 833 |
A | 5 444 | 182 | 1 | 5 627 |
Autres | 22 281 | 3 402 | 573 | 26 256 |
Total | 35 521 | 3 709 | 574 | 39 804 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 2 228 | 18 | - | 2 246 |
AA | 6 665 | 16 | - | 6 681 |
A | 17 575 | 41 | - | 17 616 |
Autres | 18 140 | 180 | - | 18 321 |
Total | 44 608 | 256 | - | 44 864 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 1 829 | - | - | 1 829 |
AA | 7 442 | - | - | 7 442 |
A | 18 002 | 40 | - | 18 042 |
Autres | 23 496 | 312 | - | 23 808 |
Total | 50 770 | 352 | - | 51 122 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 917 | 17 | - | 934 |
AA | 234 | - | - | 234 |
A | 1 849 | 352 | - | 2 200 |
Autres | 7 039 | 1 065 | 22 | 8 126 |
Total | 10 039 | 1 433 | 22 | 11 494 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 1 586 | 29 | - | 1 615 |
AA | 70 | - | - | 70 |
A | 1 964 | 50 | - | 2 014 |
Autres | 6 390 | 448 | 11 | 6 849 |
Total | 10 010 | 527 | 11 | 10 549 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 2 887 | - | - | 2 887 |
AA | 83 265 | - | - | 83 265 |
A | 3 677 | 4 | - | 3 681 |
Autres | 9 033 | 117 | 107 | 9 256 |
Total | 98 862 | 121 | 107 | 99 089 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 2 416 | - | - | 2 416 |
AA | 81 196 | - | - | 81 196 |
A | 549 | 60 | - | 609 |
Autres | 13 129 | 41 | 4 | 13 175 |
Total | 97 291 | 101 | 4 | 97 396 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 6 721 | - | - | 6 721 |
AA | 71 255 | - | - | 71 255 |
A | 4 297 | - | - | 4 297 |
Autres | 22 995 | 20 | - | 23 015 |
Total | 105 269 | 20 | - | 105 289 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 4 078 | - | - | 4 078 |
AA | 94 551 | - | - | 94 551 |
A | 5 496 | - | - | 5 496 |
Autres | 25 546 | 21 | - | 25 567 |
Total | 129 672 | 21 | - | 129 693 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 437 | - | - | 437 |
AA | 305 | - | - | 305 |
A | 413 | - | - | 413 |
Autres | 4 021 | 16 | - | 4 037 |
Total | 5 177 | 16 | - | 5 192 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 375 | - | - | 375 |
AA | 150 | - | - | 150 |
A | 473 | - | - | 473 |
Autres | 4 969 | 3 | - | 4 971 |
Total | 5 966 | 3 | - | 5 969 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 352 | - | - | 352 |
AA | 95 | - | - | 95 |
A | 1 344 | - | - | 1 344 |
Autres | 1 077 | 0 | 0 | 1 077 |
Total | 2 867 | 0 | 0 | 2 867 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 116 | - | - | 116 |
AA | 472 | - | - | 472 |
A | 992 | - | - | 992 |
Autres | 1 176 | 50 | 0 | 1 226 |
Total | 2 756 | 50 | 0 | 2 806 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 5 075 | - | - | 5 075 |
AA | 6 130 | - | - | 6 130 |
A | 26 231 | - | - | 26 231 |
Autres | 6 722 | 3 | - | 6 726 |
Total | 44 159 | 3 | - | 44 162 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
AAA | 7 491 | - | - | 7 491 |
AA | 7 732 | - | - | 7 732 |
A | 21 967 | 5 | - | 21 972 |
Autres | 10 110 | 1 | - | 10 111 |
Total | 47 299 | 7 | - | 47 306 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 256 | 9 | - | 265 |
AA | 1 168 | - | - | 1 168 |
A | 232 | 72 | - | 303 |
Autres | 543 | 35 | - | 578 |
Total | 2 199 | 115 | - | 2 314 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
AAA | 229 | 9 | - | 237 |
AA | 737 | - | - | 737 |
A | 272 | 0 | - | 272 |
Autres | 1 809 | 17 | - | 1 826 |
Total | 3 047 | 26 | - | 3 073 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 182 691 | 24 788 | 2 039 | 209 518 |
Autres pays de l’UE | 14 239 | 208 | 50 | 14 498 |
Autres pays d’Europe | 299 | 84 | 3 | 387 |
Autres | 675 | 346 | 24 | 1 046 |
Dépréciations | (123) | (605) | (786) | (1 514) |
Total | 197 783 | 24 821 | 1 330 | 223 933 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 191 172 | 7 931 | 1 568 | 200 671 |
Autres pays de l’UE | 13 639 | 263 | 52 | 13 954 |
Autres pays d’Europe | 556 | 66 | 2 | 623 |
Autres | 282 | 326 | 5 | 613 |
Dépréciations | (189) | (532) | (669) | (1 390) |
Total | 205 460 | 8 054 | 958 | 214 472 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 88 927 | 36 | - | 88 963 |
Autres pays de l’UE | 62 012 | 147 | - | 62 159 |
Autres pays d’Europe | 8 054 | 20 | - | 8 075 |
Autres | 35 043 | 76 | - | 35 118 |
Total | 194 036 | 280 | - | 194 315 |
dont dépréciations | (298) | (12) | - | (310) |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | ||||
Actifs sains ou dégradés | Actifs (Bucket 3) | Total | ||
Actifs soumis (Bucket 1) | Actifs soumis (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 113 758 | 21 | - | 113 778 |
Autres pays de l’UE | 72 128 | 256 | - | 72 384 |
Autres pays d’Europe | 8 879 | 10 | - | 8 889 |
Autres | 32 977 | 92 | - | 33 069 |
Total | 227 742 | 379 | - | 228 121 |
dont dépréciations | (456) | (9) | - | (465) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 25 803 | 3 444 | 49 | 29 296 |
Autres pays de l’UE | 773 | 157 | 0 | 930 |
Autres pays d’Europe | 121 | 2 | 0 | 123 |
Autres | 12 | 2 | 0 | 14 |
Provisions* | (34) | (76) | (11) | (122) |
Total | 26 675 | 3 528 | 39 | 30 242 |
* Les pertes attendues ou avérées relatives aux engagements hors-bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan. | ||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant de l’engagement | ||||
Engagements sains ou dégradés | Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) | |||
France (y compris DOM-TOM) | 29 773 | 749 | 33 | 30 556 |
Autres pays de l’UE | 598 | 154 | 0 | 753 |
Autres pays d’Europe | 63 | 3 | 0 | 66 |
Autres | 14 | 0 | 0 | 14 |
Provisions * | (52) | (40) | (5) | (97) |
TOTAL | 30 397 | 867 | 28 | 31 292 |
* Les pertes attendues ou avérées relatives aux engagements hors-bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan. | ||||
La ventilation des valeurs de marché des instruments dérivés est présentée par maturité contractuelle résiduelle.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | < 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | |
Actif | Passif | |||||||
Instruments de taux d’intérêt | 110 | 746 | 155 | 1 011 | 37 | 686 | 1 626 | 2 350 |
| 110 | 746 | 155 | 1 011 | 37 | 686 | 1 626 | 2 350 |
Instruments de devises | - | - | 127 | 127 | - | - | 22 | 22 |
| - | - | 127 | 127 | - | - | 22 | 22 |
Total juste valeur des instruments dérivés de couverture | 110 | 746 | 283 | 1 139 | 37 | 686 | 1 648 | 2 371 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | < 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | |
Actif | Passif | |||||||
Instruments de taux d’intérêt | 13 | 658 | 295 | 967 | 21 | 176 | 85 | 282 |
| 13 | 658 | 295 | 967 | 21 | 176 | 85 | 282 |
Instruments de devises | - | - | 55 | 55 | - | - | 51 | 51 |
| - | - | 55 | 55 | - | - | 51 | 51 |
Total juste valeur des instruments dérivés de couverture | 13 | 658 | 351 | 1 022 | 21 | 176 | 136 | 333 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | < 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | |
Actif | Passif | |||||||
Instruments de taux d’intérêt | 133 | 3 462 | 2 425 | 6 020 | 609 | 916 | 1 740 | 3 265 |
| 99 | 659 | 1 808 | 2 566 | 101 | 560 | 1 574 | 2 234 |
| 34 | 2 803 | 617 | 3 454 | 41 | 336 | 166 | 544 |
| 0 | - | - | 0 | 467 | 20 | - | 487 |
Instruments de devises | 18 | 18 | 105 | 140 | 343 | 295 | 314 | 951 |
| 18 | 18 | 105 | 140 | 343 | 295 | 314 | 951 |
Instruments de crédit | - | - | 1 | 1 | - | - | 1 | 1 |
Instruments sur actions et indices | 154 | 477 | 15 | 646 | 10 | 246 | - | 256 |
Autres instruments | - | - | - | - | 1 | 3 | - | 4 |
Total juste valeur des instruments dérivés de transaction | 304 | 3 957 | 2 545 | 6 807 | 963 | 1 459 | 2 055 | 4 477 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
< 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | < 1 an | 1 à 5 | Plus de 5 ans | Total | |
Actif | Passif | |||||||
Instruments de taux d’intérêt | 41 | 558 | 695 | 1 295 | 33 | 349 | 408 | 791 |
| 9 | 215 | 462 | 686 | 7 | 159 | 314 | 480 |
| 33 | 343 | 233 | 608 | 26 | 191 | 94 | 311 |
| - | - | - | - | - | - | - | - |
Instruments de devises | 73 | 32 | 82 | 188 | 32 | 440 | 380 | 853 |
| 73 | 32 | 82 | 188 | 32 | 440 | 380 | 853 |
Instruments de crédit | - | 2 | - | 2 | - | 13 | - | 13 |
Instruments sur actions et indices | 142 | 664 | 12 | 818 | 73 | 554 | 0 | 627 |
Autres instruments | - | - | - | - | 1 | 4 | - | 4 |
Total juste valeur des instruments dérivés de transaction | 256 | 1 257 | 790 | 2 303 | 139 | 1 360 | 788 | 2 288 |
Les risques de marché traduisent l’impact potentiel des variations des marchés financiers sur le résultat ou le bilan de la banque. Ils comprennent le risque de prix, le risque de change et le risque sur produits de base.
La majorité des éléments du bilan génère des produits et des charges d’intérêts dont les montants sont exposés aux variations des taux d’intérêts soit au travers de la mise en place de nouvelles opérations dont le taux n’est pas connu, soit au travers de l’appréciation comparative du taux auquel les opérations existantes auraient pu être mises en place. Dans le premier cas, il s’agit de risque de variation des flux de trésorerie, tandis que dans le second cas, il s’agit de risque de juste valeur.
Le groupe La Banque Postale applique depuis le 1er janvier 2020 les dispositions transitoires d’IFRS 9 en matière de comptabilité de couverture comme suit : les dispositions d’IFRS 9 s’appliquent à toutes les relations de couverture, à l’exception de la macrocouverture pour laquelle les dispositions d’IAS 39 continuent d’être maintenues.
Dans le cadre de la gestion des risques de marché liés aux équilibres actif/passif et de la politique de gestion des risques, le groupe La Banque Postale met en place des couvertures au moyen d’instruments dérivés.
Ces couvertures économiques se traduisent par différentes natures comptables.
Lorsque les dérivés sont détenus à des fins de transaction, c’est par symétrie avec le sous-jacent couvert, et ils n’entrent pas dans la catégorie des dérivés entrant dans une relation de couverture au sens comptable. Il n’y a pas de comptabilité de couverture.
Lorsque les dérivés de couverture satisfont aux critères requis par la norme IFRS 9 et les dispositions d’IAS 39 en matière de macrocouverture pour être comptablement qualifiés d’instruments de couverture, ils sont classés dans les catégories « Couverture de juste valeur » ou « Couverture de flux de trésorerie ».
La couverture de juste valeur permet de couvrir l’exposition aux variations de juste valeur des actifs ou passifs financiers ; elle est notamment utilisée pour couvrir le risque de taux des actifs et passifs à taux fixe ainsi que les dépôts à vue dans le cadre des possibilités offertes par l’Union européenne. Les dérivés utilisés pour couvrir la juste valeur permettent de stabiliser la valeur en évoluant de façon inverse à celle de l’élément couvert. L’écart de valorisation entre le dérivé et l’élément couvert constitue la part inefficace de la couverture qui aura une incidence nette en résultat.
La couverture de flux de trésorerie sert à couvrir l’exposition aux variations des flux de trésorerie d’actifs ou de passifs financiers, d’engagements fermes ou de transactions futures. Elle est notamment utilisée pour couvrir le risque de taux des actifs et passifs à taux révisable. Les dérivés utilisés pour une couverture de flux de trésorerie doivent permettre effectivement de fixer les flux de trésorerie. Dans le cas particulier des contrats à terme (forward), il s’agit de couverture des flux de trésorerie tout en un (all-in-one) qui est par construction efficace étant donné que ces contrats couvrent le sous-jacent dont ils prévoient la livraison (les contrats incorporant à la fois le dérivé et le sous-jacent d’où le terme « all-in-one »).
le groupe La Banque Postale applique les dispositions de la norme IAS 39 adoptée par l’Union européenne aux opérations de macrocouverture réalisées dans le cadre de la gestion actif passif des positions à taux fixe.
Les instruments de macrocouverture sont pour l’essentiel des swaps de taux désignés en couverture de juste valeur des emplois et ressources à taux fixe du groupe. L’écoulement en taux de ces swaps de couverture est systématiquement plus court que l’écoulement probable en taux des éléments couverts à taux fixe. Cette approche est dite en « fonds de cuve » (bottom-layer approach). En cas de dépassement (sur-couverture), le test d’efficacité réalisé par le groupe La Banque Postale montre qu’elle n’est pas respectée et le dérivé de couverture est systématiquement résilié à due concurrence de l’inefficacité.
le groupe La Banque Postale utilise plusieurs types de dérivés de couverture pour gérer les risques de taux et change des éléments du bilan.
S’agissant des swaps de taux (Contrat de gré à gré permettant d’échanger, sur la base d’un montant nominal, les flux d’intérêts calculés sur un taux fixe contre les flux d’intérêts calculés sur un taux variable) le groupe La Banque Postale privilégie les swaps contre OIS.
S’agissant des Options (Contrat de gré à gré entre deux contreparties permettant à l’acheteur de l’option de se couvrir au-delà d’un certain niveau), le groupe La Banque Postale a traité par le passé des Caps couvrant contre une hausse des taux d’intérêt au-delà d’un niveau prédéterminé (taux plafond ou d’exercice, aussi appelé strike), moyennant le paiement – généralement immédiat – d’une prime.
S’agissant des swaps de change, le groupe La Banque Postale utilise les cross currency swap (swap de devise, payeur du taux en devise et receveur du taux variable en euro). Le cross currency swap assure ainsi à la fois le financement en devise ainsi que la couverture économique en change (financement et intérêts). Les flux en devise du titre et du swap sont complètement adossés en termes de montants, de dates et de décaissement.
Le groupe La Banque Postale procède à des couvertures d’opérations au bilan du Groupe sur le périmètre bancaire (qu’elles soient d’origine clientèle ou financière) avec des dérivés traités avec des contreparties du marché. Ces opérations dépendent du modèle de gestion des portefeuilles.
Ces opérations procèdent de différentes stratégies de couverture qui visent essentiellement à couvrir le risque de taux d’intérêt.
Elément couvert | Dérivés | Couverture |
|---|---|---|
Prêts à taux fixes | Swap payeur fixe | macrocouverture « carve-out » de la juste valeur (CO-FVH : Carve-out Fair value Hedge) |
Prêts à taux fixes | Swap payeur fixe | couverture de juste valeur (FVH : Fair value Hedge) |
Titres à taux fixe acheté | Swap payeur fixe | macrocouverture « carve-out » de la juste valeur (CO-FVH : Carve-out Fair value Hedge) |
Titres à taux fixe acheté | Swap payeur fixe | couverture de juste valeur (FVH : Fair value Hedge) |
Titres à taux fixe acheté à terme | Forward | couverture des flux de trésorerie tout-en-un (« all-in-one CFH » : all-in-one Cash flow Hedge) |
Actifs à taux révisables capés | Cap acheté | macrocouverture « carve-out » de la juste valeur (CO-FVH : Carve-out Fair value Hedge) |
Dépôts client à taux fixe | Swap receveur fixe | macrocouverture « carve-out » de la juste valeur (CO-FVH : Carve-out Fair value Hedge) |
Émission obligataire à taux fixe | Swap receveur fixe | couverture de Juste valeur (FVH : Fair value Hedge) |
Le risque couvert correspond au risque de taux en valeur attaché à des obligations et des prêts à la clientèle (immobiliers, consommation) à taux fixe, ainsi qu’au risque de taux en flux de trésorerie (acquisition d’obligations à terme).
Le risque couvert correspond au risque de taux en valeur attaché à des dépôts client à taux fixe (à vue, PEL), à des émissions obligataires à taux fixe.
Il existe deux types de couverture de juste valeur :
Les couvertures contre Euribor : les couvertures contre Euribor sont valorisées en utilisant une courbe d’actualisation EURIBOR pour les titres, et les dérivés sont valorisés en utilisant une courbe ESTR. L’introduction de deux courbes d’actualisation différentes crée une légère inefficacité de couverture qui sera d’autant plus importante que le spread ESTR- EURIBOR va varier dans le temps (l’inefficacité provenant des variations de juste valeur de la branche variable du swap, dès lors que ce taux n’est pas un taux quotidien (tel l’ESTR) mais un taux préfixé (tel l’Euribor).
Les couvertures contre ESTR : les couvertures contre ESTR sont valorisées en utilisant une courbe d’actualisation ESTR pour les titres et pour les dérivés. Ainsi, la couverture mathématique est parfaite entre le titre et le swap (titre actualisé contre ESTR avec retraitement de la composante crédit et swap actualisé contre ESTR), c’est pourquoi elles sont considérées comme étant 100 % efficaces sans nécessité de réaliser de tests d’efficacité rétrospectifs.
Les principes définis permettent d’obtenir une documentation de couverture simplifiée réputée 100 % efficace, tout en gérant correctement le traitement comptable de la composante taux couverte et notamment le recyclage des résultats de couverture en fonction des opérations réalisées sur les titres.
Les titres et leur couverture (un swap, plus exceptionnellement plusieurs swaps) sont regroupés par « stratégie » de macrocouverture. Chaque stratégie de macro couverture respecte les contraintes suivantes :
Dans ce cadre de gestion, dès qu’une stratégie de couverture est constituée, celle-ci ne doit pas être abondée par de nouveaux titres ou de nouveaux swaps. Cela permet en effet de garantir que durant la période de couverture, tous les titres et tous les swaps ont eu des variations de valeur (au titre du risque de taux) homogènes dans le temps.
La Banque Postale s’est fixée des règles de débouclage en suivant le montant principal des titres vendus stratégie par stratégie afin de respecter en permanence les contraintes définies et en résiliant partiellement le même jour que la vente de titre l’encours de swap qui dépasserait du principal des titres restants. En cas de dépassement (sur-couverture), le test d’efficacité mis en place par le groupe La Banque Postale n’est pas respecté, une « inefficacité » est alors calculée, le dérivé de couverture est systématiquement résilié du montant de la sur-couverture.
Macrocouverture : Les sources d’inefficacité consistent essentiellement en la disparition du sous-jacent.
Le ratio de couverture (quantité d’éléments couverts/quantité d’instruments de couverture) correspond au ratio utilisé par le groupe La Banque Postale dans sa gestion opérationnelle du risque.
La méthode de détermination du ratio de couverture est la suivante : à chaque date d’arrêté, la documentation rétrospective consiste à vérifier que la variation de valeur de l’élément couvert depuis l’origine est homogène à la variation de l’élément de couverture. L’écart de valorisation correspond à la part inefficace de la couverture, comptabilisée en compte de résultat.
Le groupe La Banque Postale effectue un test d’efficacité au moins deux fois par semestre.
Concernant la couverture de flux de trésorerie Cash Flow Hedge, le groupe La Banque Postale utilise la méthode du dérivé hypothétique. Cette méthode du dérivé hypothétique consiste en une comparaison des variations de la valeur de l’instrument dérivé aux variations de valeur d’un instrument dérivé fictif appelé dérivé hypothétique qui représenterait parfaitement le risque couvert.
Couverture d’un titre par un swap
Concernant la microcouverture sur les swaps EURIBOR, le groupe La Banque Postale utilise la méthode du dérivé hypothétique. Partant du postulat que les swaps contre ESTR sont 100 % efficace en microcouverture, la méthode consiste à créer un swap ESTR qui aurait pu être mis en place lors de la couverture (répliquant exactement le titre) et à apprécier la variation de valeur de ce swap par rapport à la variation de valeur du swap réellement mis en place.
L’inefficacité résiduelle correspond alors à la somme des variations de valeur de l’élément couvert et de l’élément de couverture. Le titre et le swap sont valorisés à l’aide d’une courbe de taux identique et constante, seul le taux de change de marché est pris en compte. Ainsi la variation de valeur du titre valorisé de cette manière est indépendante des variations de valeur des taux d’intérêt et est uniquement impactée par la variation du taux de change. Dans le cas où le test d’efficacité ne serait pas respecté, le groupe La Banque Postale impose de résilier tout ou partie de l’élément de couverture. Pour cela, les tests d’efficacité sont effectués avant et après cession pour s’assurer de la conformité de l’opération de résiliation.
Couverture de plusieurs titres par un swap :
Afin d’assurer le suivi de la stratégie de couverture, La Banque Postale a mis en place une documentation glissante des stratégies de couverture pour matérialiser l’absence d’entrée de nouveaux titres ou de complément sur des positions existantes.
Couverture de plusieurs prêts par plusieurs swap (fonds de cuve/carve out)
La ventilation des instruments dérivés de couverture de juste valeur et de flux de trésorerie est présentée ci-après :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Actif | Passif | Notionnel * | |
Instruments de taux d’intérêt | 1 011 | 2 350 | 55 471 |
| 1 011 | 2 350 | 55 471 |
| - | - | - |
Instruments de devises | 9 | 22 | 589 |
| 9 | 22 | 589 |
Autres instruments | - | - | - |
TOTAL DÉRIVÉS DE COUVERTURE DE JUSTE VALEUR | 1 020 | 2 371 | 56 060 |
Instruments de taux d’intérêt | - | - | - |
| - | - | - |
Instruments de devises | 118 | - | 1 125 |
| 118 | - | 1 125 |
Autres instruments | - | - | - |
Total dérivés de couverture de flux de trésorerie | 118 | - | 1 125 |
Total des instruments dérivés de couverture | 1 139 | 2 371 | 57 185 |
* Les montants notionnels de dérivés de couverture qui entrent dans le champ d’application de l’amendement à IFRS 9, IAS 39 et IFRS 7 « Réforme des taux d’intérêt de référence » sont les suivants : | |||
(en millions d’euros) | ||
|---|---|---|
Notionnel des dérivés de couverture de FVH par échéance | 2 ans | > 2 ans |
LIBOR USD | 668 | 324 |
Ces montants notionnels de dérivés de couverture sont ventilés avant ou après l’échéance de 2 ans qui est la durée entre la date du 1er janvier 2023 et la date du 31 décembre 2024.
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Actif | Passif | Notionnel | |
Instruments de taux d’intérêt | 967 | 282 | 45 305 |
| 967 | 282 | 45 305 |
| - | - | - |
Instruments de devises | 0 | 0 | 1 152 |
| 0 | 0 | 1 152 |
Autres instruments | - | - | - |
Total dérivés de couverture de juste valeur | 967 | 282 | 46 458 |
Instruments de taux d’intérêt | - | - | - |
Instruments de devises | 55 | 50 | 1 060 |
| 55 | 50 | 1 060 |
Autres instruments | - | - | - |
Total dérivés de couverture de flux de trésorerie | 55 | 50 | 1 060 |
Total des instruments dérivés de couverture | 1 022 | 333 | 47 517 |
La ventilation des notionnels des instruments dérivés est présentée par maturité contractuelle résiduelle.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Moins d’1 an | 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | Total | |
Instruments de taux d’intérêt | 16 029 | 24 948 | 14 495 | 55 471 |
| 16 029 | 24 948 | 14 495 | 55 471 |
| - | - | - | - |
Instruments de devises | - | - | 589 | 589 |
Opérations fermes de change | - | - | 589 | 589 |
Autres instruments | - | - | - | - |
Total notionnel dérivés de couverture de juste valeur | 16 029 | 24 948 | 15 084 | 56 060 |
Instruments de taux d’intérêt | - | - | - | - |
Instruments de devises | - | - | 1 125 | 1 125 |
| - | - | 1 125 | 1 125 |
Autres instruments | - | - | - | - |
Total notionnel dérivés de couverture de flux de trésorerie | - | - | 1 125 | 1 125 |
Total notionnel des instruments dérivés de couverture | 16 029 | 24 948 | 16 209 | 57 185 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Moins d’1 an | 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | Total | |
Instruments de taux d’intérêt | 5 555 | 32 619 | 7 131 | 45 305 |
| 5 555 | 32 619 | 7 131 | 45 305 |
| - | - | - | - |
Instruments de devises | - | 100 | 1 053 | 1 152 |
| - | 100 | 1 053 | 1 152 |
Autres instruments | - | - | - | - |
Total notionnel dérivés de couverture de juste valeur | 5 555 | 32 718 | 8 184 | 46 458 |
Instruments de taux d’intérêt | - | - | - | - |
Instruments de devises | - | - | 1 060 | 1 060 |
| - | - | 1 060 | 1 060 |
Autres instruments | - | - | - | - |
Total notionnel dérivés de couverture de flux de trésorerie | - | - | 1 060 | 1 060 |
Total notionnel des instruments dérivés de couverture | 5 555 | 32 718 | 9 244 | 47 517 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Couvertures existantes | Couvertures ayant cessé | Réévaluation de juste valeur sur la période liée à la couvertur (y. c. cessations de couvertures au cours de la période) | ||
Valeur comptable | dont cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler | ||
Actif | ||||
Taux d’intérêt | 9 237 | (581) | - | (574) |
Change | 395 | (1) | - | (1) |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres | 9 632 | (583) | - | (575) |
Taux d’intérêt | 1 229 | (98) | - | (101) |
Change | - | - | - | - |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers au coût amorti | 1 229 | (98) | - | (101) |
Passif | ||||
Taux d’intérêt | 15 738 | (1 631) | - | (1 888) |
Change | - | - | - | - |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers au coût amorti | 15 738 | (1 631) | - | (1 888) |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Couvertures existantes | Couvertures ayant cessé | Réévaluation de juste valeur sur la période liée à la couverture (y. c. cessations de couvertures au cours de la période) | ||
Valeur comptable | dont cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler | ||
Actif | ||||
Taux d’intérêt | 8 916 | (7) | - | (332) |
Change | 100 | (0) | - | (0) |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres | 9 015 | (7) | - | (332) |
Taux d’intérêt | 639 | 4 | - | (11) |
Change | - | - | - | - |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers au coût amorti | 639 | 4 | - | (11) |
Passif | ||||
Taux d’intérêt | 10 063 | 257 | - | (308) |
Change | - | - | - | - |
Autres | - | - | - | - |
Instruments financiers au coût amorti | 10 063 | 257 | - | (308) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | Variation cumulée de juste valeur* | Valeur comptable | Variation cumulée de juste valeur* | |
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | 9 849 | 721 | 11 585 | 101 |
Total – Actif | 9 849 | 721 | 11 585 | 101 |
Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | 16 689 | 294 | 14 079 | 422 |
Total – Passif | 16 689 | 294 | 14 079 | 422 |
Total couverture de la juste valeur de l’exposition au risque de taux d’intérêt d’un portefeuille d’instruments financiers | 26 538 | 1 015 | 25 664 | 522 |
* Variation de juste valeur attribuable au risque couvert uniquement et servant à la détermination de la part efficace de la juste valeur de l’instrument de couverture. Cette variation s’entend hors intérêts courus. | ||||
Le résultat de la comptabilité de couverture est également présenté en note 5.3 – Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Résultat net (résultat de la comptabilité de couverture) | |||
Variation de juste valeur sur les instruments de couverture | Variation de juste valeur sur les éléments couverts | Part de l’inefficacité | |
Taux d’intérêt | (1 976) | 1 950 | (26) |
Change | (12) | 13 | 1 |
Autres | - | - | - |
Total | (1 988) | 1 963 | (25) |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Résultat net (résultat de la comptabilité de couverture) | |||
Variation de juste valeur sur les instruments de couverture (y. c. cessations de couverture) | Variation de juste valeur sur les éléments couverts (y. c. cessations de couverture) | Part de l’inefficacité de la couverture | |
Taux d’intérêt | (130) | 125 | (5) |
Change | 1 | (1) | 0 |
Autres | - | - | - |
Total | (129) | 124 | (5) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Couvertures existantes | Couvertures ayant cessé | Réévaluation de juste valeur sur la période liée à la couverture (y. c. cessations de couvertures au cours de la période) | |
Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler | ||
Actif | |||
Taux d’intérêt | - | 75 | 75 |
Change | 67 | - | 47 |
Autres | - | - | - |
Total | 67 | 75 | 122 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Couvertures existantes | Couvertures ayant cessé | Réévaluation de juste valeur sur la période liée à la couverture (y. c. cessations de couvertures au cours de la période) | |
Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler | ||
Actif | |||
Taux d’intérêt | - | 27 | (0) |
Change | - | 20 | 42 |
Autres | - | - | - |
Total | - | 47 | 42 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Autres éléments | Résultat net (résultat de la comptabilité de couverture) | ||
Montant de la part efficace de la relation de couverture comptabilisée sur la période | Montant comptabilisé en capitaux propres recyclables transférés en résultat au cours de la période | Part de l’inefficacité de la couverture | |
Taux d’intérêt | - | - | - |
Change | 188 | (66) | - |
Autres | - | - | - |
Total | 188 | (66) | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Autres éléments | Résultat net (résultat de la comptabilité de couverture) | ||
Montant de la part efficace de la relation de couverture comptabilisée sur la période | Montant comptabilisé en capitaux propres recyclables transférés en résultat au cours de la période | Part de l’inefficacité de la couverture | |
Taux d’intérêt | - | (4) | - |
Change | 106 | (64) | - |
Autres | - | - | - |
Total | 106 | (67) | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Caisse | 1 004 | 1 116 |
Banques centrales* | 38 351 | 49 696 |
Caisse, banques centrales | 39 355 | 50 812 |
* Le solde comprend une dépréciation B1 de - 0,3 million d’euros au 31 décembre 2022 contre - 1,7 million d’euros au 31 décembre 2021. | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur détenus | Juste valeur sur option | Juste valeur non SPPI et instruments de capitaux propres | Actifs représentatifs des contrats | TOTAL | |
Instruments dérivés | 6 807 | 6 807 | |||
| 6 020 | 6 020 | |||
| 140 | 140 | |||
| 1 | 1 | |||
| 646 | 646 | |||
Instruments de dettes | 59 | 5 235 | 83 433 | 77 726 | 166 452 |
| 18 | 3 326 | 666 | 19 924 | 23 934 |
| 40 | 1 909 | 21 726 | 10 962 | 34 637 |
| - | - | 61 041 | 46 839 | 107 881 |
Instruments de capitaux propres | - | - | 34 086 | 2 933 | 37 019 |
| - | 34 086 | 2 933 | 37 019 | |
Prêts et avances | 1 533 | - | 5 356 | 6 889 | |
| - | - | - | - | |
| 1 533 | - | 5 356 | 6 889 | |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | 5 589 | - | - | - | 5 589 |
| 2 | - | - | 2 | |
| 5 586 | - | - | 5 586 | |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 13 987 | 5 235 | 122 875 | 80 659 | 222 756 |
Instruments dérivés | 4 477 | 4 477 | |||
| 3 265 | 3 265 | |||
| 951 | 951 | |||
| 1 | 1 | |||
| 256 | 256 | |||
| 4 | 4 | |||
Dettes représentées par un titre | 2 443 | 2 443 | |||
Titres et valeurs donnés en pension livrée | 6 473 | - | - | - | 6 473 |
| 5 699 | - | - | 5 699 | |
| 774 | - | - | 774 | |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 10 950 | 2 443 | - | - | 13 393 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur détenus | Juste valeur sur option | Juste valeur non SPPI et instruments de capitaux propres | Actifs représentatifs des contrats en unités | TOTAL | |
Instruments dérivés | 2 303 | 2 303 | |||
| 1 295 | 1 295 | |||
| 188 | 188 | |||
| 2 | 2 | |||
| 818 | 818 | |||
Instruments de dettes | 1 442 | 5 717 | 96 389 | 73 742 | 177 291 |
| - | 3 438 | 878 | 15 725 | 20 041 |
| 1 442 | 2 279 | 18 203 | 9 079 | 31 003 |
| - | - | 77 309 | 48 938 | 126 247 |
Instruments de capitaux propres | 0 | - | 39 364 | 4 737 | 44 101 |
| 0 | 39 364 | 4 737 | 44 101 | |
Prêts et avances | 2 201 | - | 5 607 | 7 807 | |
| - | - | - | - | |
| 2 201 | - | 5 607 | 7 807 | |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | - | - | - | - | - |
| - | - | - | - | - |
| - | - | - | - | - |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 5 946 | 5 717 | 141 360 | 78 479 | 231 502 |
Instruments dérivés | 2 288 | 2 288 | |||
| 791 | 791 | |||
| 853 | 853 | |||
| 13 | 13 | |||
| 627 | 627 | |||
| 4 | 4 | |||
Dettes représentées par un titre | 2 047 | 2 047 | |||
Titres et valeurs donnés en pension livrée | - | - | - | - | - |
| - | - | - | - | - |
| - | - | - | - | - |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 2 288 | 2 047 | - | - | 4 335 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Actif | Passif | Notionnel | |
Instruments de taux d’intérêt | 6 020 | 3 265 | 264 938 |
| - | - | 4 244 |
| 2 566 | 2 234 | 85 980 |
| 3 454 | 544 | 173 164 |
| 0 | 487 | 1 550 |
Instruments de devises | 140 | 951 | 10 906 |
| 140 | 951 | 10 573 |
| - | - | 333 |
Instruments de crédit | 1 | 1 | 281 |
Instruments sur actions et indices | 646 | 256 | 21 083 |
Autres instruments | - | 4 | 677 |
Total des dérivés détenus à des fins de transaction à la juste valeur par le résultat | 6 807 | 4 477 | 297 885 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Actif | Passif | Notionnel | |
Instruments de taux d’intérêt | 1 295 | 791 | 246 774 |
| - | - | 1 816 |
| 686 | 480 | 60 162 |
| 608 | 311 | 184 796 |
| - | - | - |
Instruments de devises | 188 | 853 | 13 305 |
| 188 | 853 | 13 248 |
| - | - | 57 |
Instruments de crédit | 2 | 13 | 715 |
Instruments sur actions et indices | 818 | 627 | 29 395 |
Autres instruments | - | 4 | 1 090 |
Total des dérivés détenus à des fins de transaction à la juste valeur par le résultat | 2 303 | 2 288 | 291 279 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Dont dépréciations | |||||||
B1 | B2 | B3 | TOTAL | B1 | B2 | B3 | TOTAL | |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 485 | |||||||
Instruments de capitaux propres | 485 | |||||||
Actions et autres titres à revenu variable | 217 | |||||||
Autres titres détenus à long terme | 1 | |||||||
Titres de participation non consolidés | 267 | |||||||
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 194 036 | 280 | - | 194 315 | (298) | (12) | - | (310) |
Instruments de dettes | 194 036 | 280 | - | 194 315 | (298) | (12) | - | (310) |
Effets publics et valeurs assimilées | 97 809 | - | - | 97 809 | (121) | - | - | (121) |
Obligations et autres titres de dette | 96 227 | 280 | - | 96 506 | (177) | (12) | - | (189) |
Prêts et avances aux établissements de crédit | - | - | - | - | - | - | - | - |
Prêts et avances à la clientèle | - | - | - | - | - | - | - | - |
Total actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 194 800 | (310) | ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Dont dépréciations | |||||||
B1 | B2 | B3 | TOTAL | B1 | B2 | B3 | TOTAL | |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 392 | |||||||
Instruments de capitaux propres | 392 | |||||||
Actions et autres titres à revenu variable | 189 | |||||||
Autres titres détenus à long terme | - | |||||||
Titres de participation non consolidés | 203 | |||||||
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 227 742 | 379 | - | 228 121 | (456) | (9) | - | (465) |
Instruments de dettes | 227 742 | 379 | - | 228 121 | (456) | (9) | - | (465) |
Effets publics et valeurs assimilées | 122 875 | - | - | 122 875 | (71) | - | - | (71) |
Obligations et autres titres de dette | 104 867 | 379 | - | 105 246 | (385) | (9) | - | (394) |
Prêts et avances aux établissements de crédit | - | - | - | - | - | - | - | - |
Prêts et avances à la clientèle | - | - | - | - | - | - | - | - |
Total actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 228 513 | (465) | ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/pertes latents | |
Actions, autres titres à revenu variable et autres titres détenus à long terme | 218 | 0 |
Titres de participation non consolidés | 267 | (4) |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 485 | (4) |
Impôts | 0 | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d’impôts) | (4) | |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/pertes latents | |
Actions, autres titres à revenu variable et autres titres détenus à long terme | 189 | 0 |
Titres de participation non consolidés | 203 | (19) |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 392 | (19) |
Impôts | 1 | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d’impôts) | (18) | |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/pertes | |
Actions et autres titres à revenu variable | - | - |
Titres de participation non consolidés | - | - |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | - | - |
Impôts | - | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d’impôts) | - | |
* Les profits et pertes réalisés sont transférés en réserves consolidées au moment de la décomptabilisation de l’instrument concerné. | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/pertes | |
Actions et autres titres à revenu variable | 0 | - |
Titres de participation non consolidés | 1 | 1 |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 1 | 1 |
Impôts | - | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d’impôts) | 1 | |
* Les profits et pertes réalisés sont transférés en réserves consolidées au moment de la décomptabilisation de l’instrument concerné. | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/Pertes latents | |
Effets publics et valeurs assimilées | 97 809 | |
Obligations | 96 506 | |
Total des instruments de dettes | 194 315 | (38 108) |
Total des prêts et créances | - | |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 194 315 | (38 108) |
Impôts | 10 286 | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d’impôts) | (27 822) | |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Juste valeur | Gains/Pertes latents | |
Effets publics et valeurs assimilées | 122 875 | |
Obligations | 105 246 | |
Total des instruments de dettes | 228 121 | (1 094) |
Total des prêts et créances | - | |
Valeur au bilan des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 228 121 | (1 094) |
Impôts | 581 | |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d’impôts) | (513) | |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | Valeur nette | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | ||||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Effets publics et valeurs assimilées | 25 173 | 10 | - | (4) | (0) | - | 25 179 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 1 915 | 114 | 30 | (11) | (14) | (25) | 2 009 |
Titres subordonnés | 5 | - | - | - | - | - | 5 |
Titres au coût amorti | 27 093 | 125 | 30 | (15) | (15) | (25) | 27 193 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur nette | |||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Effets publics et valeurs assimilées | 22 145 | 10 | - | (3) | (0) | - | 22 153 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 1 101 | 254 | - | (8) | (26) | - | 1 321 |
Titres subordonnés | 6 | - | - | (0) | - | - | 6 |
Titres au coût amorti | 23 252 | 265 | - | (10) | (26) | - | 23 480 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur Nette | |||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Comptes et prêts sur établissements de crédit à vue | 1 898 | - | - | (0) | - | - | 1 898 |
Comptes ordinaires débiteurs | 1 891 | - | - | (0) | - | - | 1 891 |
Comptes et prêts au jour le jour | - | - | - | - | - | - | - |
Valeurs non imputées | 7 | - | - | - | - | - | 7 |
Comptes et prêts sur établissements de crédit à terme | 65 119 | 0 | - | (0) | - | - | 65 119 |
Comptes et prêts | 16 | 0 | - | (0) | - | - | 16 |
Centralisation CDC | 64 850 | - | - | (0) | - | - | 64 850 |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | 252 | - | - | (0) | - | - | 252 |
Prêts subordonnés | 78 | - | - | (0) | - | - | 78 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés | 67 096 | 0 | - | (0) | - | - | 67 095 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur Nette | |||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Comptes et prêts sur établissements de crédit à vue | 2 261 | - | - | (0) | - | - | 2 261 |
Comptes ordinaires débiteurs | 2 257 | - | - | (0) | - | - | 2 257 |
Comptes et prêts au jour le jour | - | - | - | - | - | - | - |
Valeurs non imputées | 4 | - | - | - | - | - | 4 |
Comptes et prêts sur établissements de rédit à terme | 65 507 | - | - | (6) | - | - | 65 501 |
Comptes et prêts | 122 | - | - | (0) | - | - | 122 |
Centralisation CDC | 65 049 | - | - | (2) | - | - | 65 047 |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | 336 | - | - | (4) | - | - | 332 |
Prêts subordonnés | 78 | - | - | (0) | - | - | 78 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés | 67 846 | - | - | (6) | - | - | 67 840 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur Nette | |||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Comptes et prêts à la clientèle à vue | 4 269 | 390 | 286 | (11) | (19) | (98) | 4 816 |
Comptes ordinaires débiteurs Retail | 450 | 58 | 89 | (3) | (4) | (75) | 515 |
Comptes ordinaires débiteurs Corporate | 305 | 95 | 40 | (1) | (1) | (17) | 420 |
Affacturage | 3 416 | 228 | 152 | (7) | (14) | (5) | 3 770 |
Valeurs non imputées | 51 | - | 0 | - | - | (0) | 51 |
Autres comptes et prêts à la clientèle à vue | 47 | 10 | 5 | - | - | (0) | 61 |
Comptes et prêts à la clientèle à terme | 96 268 | 24 510 | 1 643 | (88) | (558) | (621) | 121 153 |
Corporate | 28 840 | 4 300 | 629 | (51) | (318) | (158) | 33 242 |
Crédits de trésorerie | 6 951 | 1 056 | 358 | (11) | (42) | (94) | 8 218 |
Crédits immobiliers | 12 571 | 1 544 | 189 | (16) | (48) | (45) | 14 195 |
Crédits à l’équipement | 6 808 | 856 | 36 | (9) | (85) | (7) | 7 599 |
Crédits à la clientèle financière | 786 | 336 | 0 | (3) | (40) | (0) | 1 078 |
Autres crédits | 1 724 | 508 | 46 | (11) | (103) | (12) | 2 152 |
Retail | 62 273 | 20 210 | 1 013 | (37) | (240) | (463) | 82 756 |
Crédits de trésorerie | 2 826 | 2 762 | 379 | (13) | (81) | (240) | 5 633 |
Crédits à l’habitat | 59 447 | 17 449 | 635 | (25) | (159) | (223) | 77 123 |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | 5 155 | - | - | (0) | - | - | 5 155 |
Prêts subordonnés à la clientèle | 10 | 1 | (0) | (0) | (0) | - | 10 |
Opération de location financement | 3 171 | 401 | 158 | (8) | (14) | (42) | 3 666 |
Crédit-bail mobilier | 1 630 | 245 | 69 | (6) | (7) | (13) | 1 918 |
Crédit-bail immobilier | 1 541 | 156 | 89 | (2) | (6) | (30) | 1 747 |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 103 717 | 25 302 | 2 086 | (108) | (591) | (761) | 129 645 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur Nette | |||||
B1 | B2 | B3 | B1 | B2 | B3 | ||
Comptes et prêts à la clientèle à vue | 5 216 | 112 | 155 | (15) | (21) | (83) | 5 364 |
Comptes ordinaires débiteurs Retail | 412 | 38 | 73 | (5) | (5) | (60) | 452 |
Comptes ordinaires débiteurs Corporate | 477 | 7 | 18 | (1) | (1) | (14) | 486 |
Affacturage | 4 187 | 66 | 59 | (9) | (16) | (5) | 4 282 |
Valeurs non imputées | 70 | - | 3 | - | - | (3) | 70 |
Autres comptes et prêts à la clientèle à vue | 70 | 2 | 3 | - | - | (1) | 74 |
Comptes et prêts à la clientèle à terme | 106 161 | 7 965 | 1 375 | (152) | (474) | (551) | 114 325 |
Corporate | 27 313 | 3 269 | 381 | (76) | (284) | (107) | 30 498 |
Crédits de trésorerie | 6 476 | 765 | 243 | (11) | (40) | (78) | 7 354 |
Crédits immobiliers | 11 932 | 1 138 | 63 | (17) | (66) | (13) | 13 037 |
Crédits à l’équipement | 6 701 | 818 | 15 | (27) | (85) | (7) | 7 415 |
Crédits à la clientèle financière | 328 | 206 | 0 | (1) | (20) | (0) | 513 |
Autres crédits | 1 876 | 343 | 60 | (19) | (72) | (8) | 2 179 |
Retail | 71 916 | 4 696 | 994 | (75) | (190) | (444) | 76 896 |
Crédits de trésorerie | 4 308 | 883 | 389 | (32) | (68) | (223) | 5 256 |
Crédits à l’habitat | 67 608 | 3 813 | 605 | (43) | (122) | (221) | 71 640 |
Titres et valeurs reçus en pension livrée | 6 932 | - | - | (1) | - | - | 6 931 |
Prêts subordonnés à la clientèle | 5 | 0 | - | (0) | (0) | - | 5 |
Opération de location financement | 3 169 | 243 | 96 | (5) | (10) | (35) | 3 458 |
Crédit-bail mobilier | 1 573 | 103 | 22 | (4) | (4) | (7) | 1 683 |
Crédit-bail immobilier | 1 595 | 140 | 74 | (1) | (6) | (28) | 1 775 |
Prêts et créances à la clientèle au coût amorti | 114 551 | 8 321 | 1 627 | (172) | (505) | (669) | 123 152 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Actifs d’impôts différés | 2 261 | 549 |
Actifs d’impôts courants | 673 | 669 |
Actifs d’impôts | 2 933 | 1 218 |
Passifs d’impôts différés | 804 | 1 205 |
Passifs d’impôts courants | 107 | 166 |
Passifs d’impôts | 911 | 1 371 |
Les actifs et passifs d’impôts différés concernent principalement :
Les actifs d’impôts sont limités aux capacités de chaque entité fiscale à les recouvrer dans un proche avenir. Un montant de 123 millions d’euros d’impôts différés a été reconnu au titre des déficits générés en 2022, recouvrable sur un horizon de 5 ans, en fonction des projections de résultat fiscal. Par ailleurs, les impôts différés actifs sur déficits fiscaux non activés s’élèvent à 83 millions d’euros.
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | Résultat | Capitaux Propres | Autres | Variation de périmètre | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provision épargne logement | 48 | (21) | - | - | 27 | |
Provisions pour engagement retraite | 10 | (1) | - | (1) | - | 8 |
Autres provisions non déductibles | 269 | 50 | - | (2) | - | 317 |
Autres sources de différences temporelles | 748 | 182 | 21 | (368) | 3 | 586 |
Impôts différés liés aux décalages temporels | 1 075 | 211 | 21 | (370) | 3 | 939 |
Retraitements IFRS | (1 731) | 135 | 1 781 | 342 | (9) | 518 |
Impôts différés nets | (656) | 346 | 1 802 | (28) | (6) | 1 457 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Charges constatées d’avance et produits à recevoir | 1 341 | 993 |
Comptes d’encaissement | 71 | 15 |
Autres comptes de régularisation | 830 | 884 |
Comptes de régularisation | 2 241 | 1 891 |
Débiteurs divers | 7 311 | 5 086 |
Comptes de règlement relatifs aux opérations sur titres | 1 | 3 |
Dépréciations | (68) | (61) |
Actifs divers | 7 244 | 5 027 |
Part des réassureurs dans les provisions techniques | 20 793 | 21 392 |
Créances nées d’opérations d’assurance et de réassurance | 3 087 | 2 804 |
Prêts et avances | 214 | 232 |
Actifs divers d’assurance | 2 428 | 2 069 |
Autres actifs d’assurance | 26 522 | 26 496 |
Comptes de régularisation et actifs divers | 36 008 | 33 415 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Secteur | % intérêts | Valeur de | Contribution au résultat net | Contribution aux autres éléments du résultat global | |
Arial CNP Assurances | Bancassurance France | 40,00 % | 161 | 1 | (7) |
Autres coentreprises | - | 88 | 27 | (8) | |
Coentreprises | 249 | 28 | (14) | ||
Holding d’Infrastructures Gazières | Bancassurance France | 52,97 % | 859 | 86 | 48 |
Coentreprise d’assurance (1) | 859 | 86 | 48 | ||
Ostrum Asset Management | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | - | - | (0) | |
AEW Europe SA | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | - | (0) | 0 | |
Coentreprise et entreprise associée cédées au cours de la période (2) | - | (0) | 0 | ||
Participations dans les entreprises mises en équivalence | 1 108 | 114 | 33 | ||
(1) Coentreprise d’assurance détenue au regard de contrats participatifs, dont la contribution au résultat net est présentée nette de participation aux bénéfices différée en Produit Net Bancaire dans le Compte de résultat depuis le 30 juin 2022. Le montant reclassé en Produit Net Bancaire au 31 décembre 2022 s'élève à 86 millions d'euros. (2) Les entités AEW Europe SA et Ostrum Asset Management ont été cédées le 13 mai 2022 (cf. Note 1.1 « Faits marquants de la période »). | |||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Secteur | % intérêts | Valeur de Mise en équivalence | Contribution | Contribution aux autres éléments du résultat global | |
Arial CNP Assurances | Bancassurance France | 31,58 % | 47 | 1 | (1) |
CNP Vita Assicura* | Bancassurance International | 40,26 % | - | 70 | - |
CNP Vita Assicurazione* | Bancassurance International | 78,95 % | - | (35) | - |
Autres coentreprises | - | 97 | 5 | (0) | |
Coentreprises | 145 | 42 | (1) | ||
Holding d’Infrastructures Gazières | Bancassurance France | 41,84 % | 803 | 46 | 1 |
Coentreprise d’assurance | 803 | 46 | 1 | ||
Ostrum Asset Management | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 31,50 % | 115 | 0 | 0 |
AEW Europe SA | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 40,00 % | 64 | 10 | (0) |
Coentreprise et entreprise associée destinées à être cédées | 178 | 10 | 0 | ||
Participations dans les entreprises mises en équivalence | 1 126 | 99 | 0 | ||
* CNP Vita Assicura et CNP Vita Assicurazione sont mises en équivalence du 1er au 30 décembre 2021 puis en intégration globale à partir du 31 décembre 2021. | |||||
Les écarts d’acquisition des entités mises en équivalence sont intégrés dans la quote-part de mise en équivalence conformément aux règles comptables en vigueur.
Les informations financières résumées sur les sociétés mises en équivalence individuellement significatives sont détaillées ci-après. Elles représentent les données des filiales ou sous-groupes prises à 100 % et avant élimination des opérations intragroupes.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Secteur | % intérêts | Total bilan | Total capitaux propres | Résultat net | |
Coentreprises | |||||
Arial CNP Assurances | Bancassurance France | 40,00 % | 18 206 | 403 | 2 |
Holding d’Infrastructures Gazières | Bancassurance France | 52,97 % | 2 707 | 1 622 | 162 |
Coentreprise et entreprise associée cédées au cours de la période * | |||||
AEW Europe SA | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 0,00 % | - | - | - |
Ostrum Asset Management | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 0,00 % | - | - | - |
* Les entités AEW Europe SA et Ostrum Asset Management ont été cédées le 13 mai 2022 (cf. Note 1.1 « Faits marquants de la période »). | |||||
(en millions d’euros) Coentreprises | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Secteur | % intérêts | Total bilan | Total capitaux propres | Résultat net | |
Arial CNP Assurances | Bancassurance France | 31,58 % | 24 583 | 119 | 3 |
Holding d’Infrastructures Gazières | Bancassurance France | 41,84 % | 2 597 | 1 515 | 85 |
Coentreprise et entreprise associée destinées à être cédées | |||||
AEW Europe SA | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 40,00 % | 695 | 230 | 113 |
Ostrum Asset Management | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | 31,50 % | 266 | 175 | 5 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Ouverture | Acquisitions/ | Cessions/ | Variations de Juste valeur | Écarts de conversion | Variations de périmètre | Autres mouvements | Clôture | |
Valeur brute | 1 597 | 225 | (34) | - | 3 | 1 873 | 139 | 3 802 |
Amortissements et dépréciations | (253) | (40) | 1 | - | (1) | (1) | - | (294) |
Immeubles de placement au coût amorti | 1 344 | 184 | (33) | - | 2 | 1 872 | 139 | 3 508 |
Immeubles de placement à la juste valeur | 2 050 | 726 | (36) | 31 | - | - | - | 2 772 |
Total des immeubles de placement | 3 393 | 911 | (68) | 31 | 2 | 1 872 | 139 | 6 280 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant Brut | Amortissements | Montant Net | Montant Brut | Amortissements | Montant Net | |
Terrains | 387 | (2) | 385 | 200 | (2) | 198 |
Constructions | 1 422 | (684) | 738 | 1 177 | (694) | 484 |
Installations techniques, matériel et outillage | 83 | (54) | 29 | 82 | (37) | 44 |
Matériel informatique | 9 | (8) | 1 | 8 | (7) | 1 |
Immobilisations corporelles en cours | 10 | - | 10 | 399 | - | 399 |
Autres immobilisations corporelles | 861 | (716) | 145 | 861 | (732) | 129 |
Immobilisations corporelles | 2 772 | (1 464) | 1 308 | 2 727 | (1 472) | 1 254 |
Logiciels, frais d’études informatiques | 2 546 | (1 820) | 726 | 2 249 | (1 616) | 633 |
Immobilisations incorporelles en cours | 152 | - | 152 | 187 | - | 187 |
Valeur des accords de distribution | 3 831 | (432) | 3 399 | 3 465 | (260) | 3 204 |
Portefeuille de contrats des sociétés d’assurance | 2 023 | (1 323) | 700 | 1 585 | (829) | 756 |
Relation clientèle | 773 | (327) | 446 | 730 | (222) | 508 |
Autres immobilisations incorporelles | 88 | (57) | 31 | 87 | (51) | 37 |
Immobilisations incorporelles | 9 413 | (3 959) | 5 454 | 8 304 | (2 978) | 5 326 |
Total des immobilisations corporelles et incorporelles | 12 184 | (5 422) | 6 762 | 11 030 | (4 450) | 6 580 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | Acquisitions/ | Cessions/ | Variation de périmètre | Écart de conversion | Autres mouvements | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Montant brut | 2 727 | 376 | (156) | (22) | 6 | (159) | 2 772 |
Amortissement et dépréciations | (1 472) | (164) | 150 | 6 | (2) | 19 | (1 464) |
Immobilisations corporelles | 1 254 | 213 | (7) | (17) | 4 | (140) | 1 308 |
Montant brut | 1 585 | - | - | 36 | 241 | 161 | 2 023 |
Amortissement et dépréciations | (829) | (375) | 0 | (2) | (47) | (69) | (1 323) |
Portefeuille de contrats des sociétés d’assurance* | 756 | (375) | 0 | 34 | 193 | 92 | 700 |
Montant brut | 6 718 | 287 | (24) | (11) | 419 | 0 | 7 390 |
Amortissement et dépréciations | (2 149) | (480) | 16 | 4 | (31) | 3 | (2 636) |
Autres immobilisations incorporelles | 4 570 | (192) | (8) | (7) | 388 | 4 | 4 754 |
Dont | |||||||
| 3 465 | - | - | - | 367 | - | 3 831 |
| (260) | (162) | - | - | (10) | (0) | (432) |
Valeur des accords de distribution | 3 204 | (162) | - | - | 357 | (0) | 3 399 |
Total des immobilisations corporelles et incorporelles | 6 580 | (355) | (14) | 10 | 585 | (45) | 6 762 |
* Les amortissements et dépréciations des portefeuilles des contrats des sociétés d’assurance sont comptabilisées en « produits et charges des autres activités ». | |||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Valeur nette à l’ouverture | 156 | 156 |
Écarts d’acquisition résultant de prises de participation | 36 | - |
Cessions | - | - |
Dépréciations de la période | - | - |
Autres mouvements | (35) | 0 |
Valeur nette à la clôture | 156 | 156 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Tocqueville Finance | 27 | 27 |
La Banque Postale Asset Management | 34 | 34 |
La Banque Postale Prévoyance | 59 | 94 |
EasyBourse | 5 | 5 |
SCI Lamartine | 36 | - |
Total des écarts d’acquisition bruts | 161 | 160 |
Dépréciations des écarts d’acquisition | (5) | (5) |
Total des écarts d’acquisition nets | 156 | 156 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Comptes ordinaires créditeurs | 1 324 | 1 057 |
Comptes et emprunts au jour le jour | (0) | - |
Autres sommes dues | 3 | 8 |
Dettes envers les établissements de crédit à vue | 1 326 | 1 065 |
Comptes et emprunts | 7 960 | 8 752 |
Titres et valeurs donnés en pension livrée | 17 159 | 20 576 |
Dettes envers les établissements de crédit à terme | 25 119 | 29 328 |
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés | 26 445 | 30 393 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Livret A | 67 459 | 65 254 |
Plans et Comptes épargne logement | 29 068 | 30 624 |
Autres comptes à régime spécial | 27 515 | 25 087 |
Comptes d’épargne à régime spécial | 124 042 | 120 965 |
Comptes ordinaires créditeurs à vue | 83 006 | 85 436 |
Comptes et emprunts au jour le jour | 2 280 | 3 314 |
Autres sommes dues | 1 332 | 1 040 |
Dettes envers la clientèle à vue | 86 618 | 89 790 |
Comptes et emprunts à terme | 1 305 | 753 |
Comptes créditeurs à terme | 533 | 35 |
Titres et valeurs donnés en pension livrée à terme | 20 864 | 23 495 |
Dettes envers la clientèle à terme | 22 702 | 24 283 |
Dettes envers la clientèle | 233 363 | 235 038 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Certificats de dépôts et billets de trésorerie | 13 397 | 7 863 |
Emprunts obligataires* | 15 655 | 13 830 |
Autres dettes représentées par un titre | 0 | (0) |
Dettes représentées par un titre | 29 052 | 21 693 |
* Dont 9,9 milliards d’euros au 31 décembre 2022 de covered bonds émis par La Banque Postale Home Loan SFH contre 8,7 milliards d’euros au 31 décembre 2021 | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Charges à payer et produits constatés d’avance | 2 173 | 2 126 |
Autres comptes de régularisation | 681 | 1 558 |
Comptes de régularisation | 2 854 | 3 684 |
Dettes de titres | 77 | 95 |
Dépôts de garanties reçus | 2 342 | 1 036 |
Créditeurs divers | 4 242 | 3 321 |
Comptes de règlements relatifs aux opérations sur titres | 8 | 6 |
Passifs divers | 6 669 | 4 459 |
Dettes nées d’opérations d’assurance ou de réassurance | 13 028 | 13 001 |
Passifs divers d’assurance | 233 | 220 |
Autres passifs d’assurance | 13 261 | 13 221 |
Comptes de régularisation et passifs divers | 22 784 | 21 364 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | |
Contrats d’assurance non-vie | 9 816 | 932 | 8 884 | 9 627 | 869 | 8 757 |
Contrats d’assurance-vie | 267 765 | 16 615 | 251 150 | 261 941 | 17 050 | 244 891 |
dont provisions mathématiques d’assurance-vie | 254 735 | 16 287 | 238 448 | 248 849 | 16 656 | 232 194 |
Contrats financiers avec clause de PB discrétionnaire | 101 296 | 2 996 | 98 300 | 107 284 | 3 195 | 104 089 |
dont provisions mathématiques | 91 938 | 2 733 | 89 205 | 97 942 | 2 942 | 95 000 |
Contrats financiers sans clause de PB discrétionnaire | 3 110 | 250 | 2 860 | 3 713 | 278 | 3 434 |
Provisions techniques | 381 987 | 20 793 | 361 194 | 382 564 | 21 392 | 361 172 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | |
Participation différée aux bénéfices | 1 669 | - | 1 669 | 31 834 | - | 31 834 |
Comptabilité reflet – passif | 1 669 | - | 1 669 | 31 834 | - | 31 834 |
Total provisions techniques et comptabilité reflet – passif | 383 656 | 20 793 | 362 863 | 414 398 | 21 392 | 393 006 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | Brut de réassurance | Réassurance | Net de réassurance | |
Participation différée aux bénéfices | 9 692 | - | 9 692 | - | - | - |
Comptabilité reflet – actif | 9 692 | - | 9 692 | - | - | - |
La provision pour participation différée aux bénéfices résulte de l’application de la « comptabilité reflet ». Elle représente la quote-part des assurés des filiales d’assurance-vie dans les plus et moins-values latentes et les dépréciations constatées sur les actifs, lorsque la rémunération des contrats est liée à leur rendement.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Brut de | Réassurance | Net de | |
Provisions mathématiques au 01/01/2022 | 346 791 | 19 597 | 327 194 |
Primes | 31 553 | 537 | 31 016 |
Extinction de passifs liée aux prestations | (30 231) | (1 150) | (29 081) |
Revalorisation acquise | 8 278 | 375 | 7 903 |
Variations de valeur des supports en UC | (7 060) | (219) | (6 842) |
Variation de périmètre de portefeuille | (6) | (0) | (6) |
Prélèvements sur encours | (1 978) | (69) | (1 909) |
Boni/Mali | 0 | - | 0 |
Effets de change | 1 906 | 0 | 1 906 |
Sortie de périmètre | (1 868) | - | (1 868) |
Changements d’hypothèses | 6 | (20) | 26 |
Autres | (718) | (32) | (686) |
Provisions mathématiques au 31/12/2022 | 346 673 | 19 020 | 327 653 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actif | Passif | Total | Actif | Passif | Total | |
Participation différée sur réévaluation d’actifs constatée par résultat | (2 221) | 1 519 | (702) | - | 9 546 | 9 546 |
Participation différée sur réévaluation d’actifs constatée par capitaux propres | 32 080 | 114 | 32 194 | - | (368) | (368) |
Autres participations différées | (20 167) | 37 | (20 131) | - | 22 655 | 22 655 |
Total participation différée aux bénéfices | 9 692 | 1 669 | 11 361 | - | 31 834 | 31 834 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | Dotations | Reprises | Reprises non utilisées | Variations de périmètre | Écart de conversion | Autres | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions sur avantages du personnel | 365 | 24 | (31) | (0) | 1 | - | (50) | 309 |
Provisions pour risque épargne logement | 186 | - | - | (80) | - | - | - | 106 |
Provisions pour litiges sociaux et charges de personnel | 12 | 12 | (7) | (3) | - | - | - | 14 |
Provisions sur engagements de garantie | 5 | 38 | (35) | - | - | - | - | 7 |
Provisions sur engagements de financement | 92 | 76 | (54) | - | - | - | 0 | 114 |
Autres provisions pour risques et charges | 415 | 66 | (47) | (41) | (3) | 16 | 14 | 419 |
Provisions | 1 075 | 217 | (174) | (124) | (3) | 16 | (36) | 970 |
(en millions d’euros) | 31.12.2020 | Dotations | Reprises | Reprises non utilisées | Variations de périmètre | Écart de conversion | Autres | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions sur avantages du personnel | 345 | 42 | (41) | - | 0 | - | 20 | 365 |
Provisions pour risque épargne logement | 204 | 2 | - | (20) | - | - | - | 186 |
Provisions pour litiges sociaux et charges de personnel | 8 | 11 | (7) | (1) | - | - | 0 | 12 |
Provisions sur engagements de garantie | 4 | 17 | (17) | - | - | - | - | 5 |
Provisions sur engagements de financement | 95 | 61 | (64) | - | - | - | - | 92 |
Autres provisions pour risques et charges | 369 | 103 | (50) | (15) | 7 | 1 | (1) | 415 |
Provisions | 1 025 | 237 | (179) | (36) | 7 | 1 | 19 | 1 075 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Moins de 4 ans | 973 | 994 |
De 4 à 10 ans | 11 834 | 14 234 |
Plus de 10 ans | 11 930 | 11 065 |
Total Plan Épargne Logement | 24 737 | 26 293 |
Total Compte Épargne Logement | 4 331 | 4 331 |
Encours collectés au titre des comptes et plans épargne logement | 29 068 | 30 624 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Plan Épargne Logement | 5 | 8 |
Compte Épargne Logement | 27 | 43 |
Crédits octroyés au titre des comptes et plans épargne logement | 31 | 52 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Moins de 4 ans | 0 | 2 |
De 4 à 10 ans | 1 | 4 |
Plus de 10 ans | 21 | 125 |
Total Plan Épargne Logement | 22 | 131 |
Total Compte Épargne Logement | 84 | 55 |
Provisions au titre des comptes et plans épargne logement | 106 | 186 |
Le tableau ci-dessous présente les variations des engagements et l’analyse de la charge par type de régime :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Provisions pour avantages postérieurs à l’emploi | Provisions pour médailles du travail et autres avantages postérieurs à long terme | Dispositifs d’aménagement de fin de carrières | Total engagements | |
Engagements début de période | 292 | 73 | - | 365 |
Coût des services rendus | 13 | 4 | - | 18 |
Coût financier | 7 | (0) | - | 6 |
Prestations payées | (21) | (9) | - | (30) |
Écarts actuariels liés aux changements d’hypothèses démographiques et financières | (57) | (0) | - | (57) |
Écarts actuariels liés aux effets d’expérience | 7 | 0 | - | 7 |
Variation de périmètre | 1 | 0 | - | 1 |
Écarts de conversion | - | - | - | - |
Autres éléments | (0) | (0) | - | (0) |
Engagements fin de période | 242 | 67 | - | 309 |
Les régimes de retraite du Groupe ne sont pas financés par des actifs de couverture.
Une baisse de 50 points de base du taux d’actualisation aurait pour effet une hausse d’environ 9 millions d’euros de l’engagement relatif aux avantages postérieurs à l’emploi du Groupe.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 |
|---|---|
Pertes (gains) actuariels en début de période | 177 |
Écarts actuariels – changements d’hypothèses démographiques | (2) |
Écarts actuariels – changements d’hypothèses financières | (55) |
Écarts actuariels – effet d’expériences | 7 |
Écarts actuariels – autres | - |
Pertes (gains) actuariels en fin de période | 126 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dettes subordonnées | 9 099 | 10 110 |
Total | 9 099 | 10 110 |
La valeur au bilan des dettes subordonnées, y compris effet de couverture et coupons courus, se détaille comme suit :
(en millions d’euros) | Date | Date | Taux servi | Montant de | Devises | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dettes subordonnées remboursables | 8 254 | 9 306 | |||||
La Banque Postale | 19.11.2015 | 19.11.2027 | 2,750 % | 750 | EUR | - | 750 |
La Banque Postale | 09.06.2016 | 09.06.2028 | 3,000 % | 500 | EUR | 445 | 525 |
La Banque Postale | 05.10.2016 | 05.10.2028 | 2,250 % | 100 | EUR | 85 | 102 |
La Banque Postale | 16.01.2017 | 09.06.2028 | 3,000 % | 150 | EUR | 134 | 158 |
La Banque Postale | 26.10.2020 | 26.01.2031 | 0,875 % | 500 | EUR | 453 | 494 |
La Banque Postale | 02.02.2021 | 02.08.2032 | 0,750 % | 500 | EUR | 426 | 486 |
La Banque Postale | 27.04.2021 | 02.08.2032 | 0,750 % | 250 | EUR | 213 | 243 |
La Banque Postale | 05.12.2022 | 05.03.2034 | 5,500 % | 500 | EUR | 486 | - |
CNP Assurances | 24.06.2003 | 23.06.2023 | 4,7825 % jusqu’en 2013 et Euribor 3M + 2 % à partir du 24.06.2013 | 200 | EUR | 202 | 204 |
CNP Assurances | 05.06.2014 | 05.06.2045 | 4,25 % jusqu’en juin 2025 puis reset taux fixe swap 5 ans + 360 bp | 500 | EUR | 547 | 561 |
CNP Assurances | 10.12.2015 | 10.06.2047 | 4,5 % jusqu’en juin 2027 puis Euribor 3M + 460 bp | 750 | EUR | 867 | 889 |
CNP Assurances | 22.01.2016 | 22.01.2049 | 6 % jusqu’en janvier 2049 | 500 | USD | 528 | 504 |
CNP Assurances | 20.10.2016 | 20.10.2022 | 1,875 % jusqu’en octobre 2022 | - | EUR | - | 1 019 |
CNP Assurances | 05.02.2019 | 05.02.2029 | 2,75 % jusqu’en février 2029 | 500 | EUR | 567 | 576 |
CNP Assurances | 27.11.2019 | 27.07.2050 | 2,00 % jusqu’en juin 2030 puis Euribor 3M + 300 bp | 750 | EUR | 776 | 779 |
CNP Assurances | 10.12.2019 | 15.01.2027 | 0,80 % jusqu’en janvier 2027 | 250 | EUR | 254 | 254 |
CNP Assurances | 30.06.2020 | 30.09.2051 | 2,5 % jusqu’en juin 2031 puis Euribor 3M + 365 bp | 750 | EUR | 759 | 759 |
CNP Assurances | 08.12.2020 | 08.03.2028 | 0,375 % jusqu’en mars 2028 | 500 | EUR | 502 | 502 |
CNP Assurances | 12.10.2021 | 12.10.2053 | 1,875 % jusqu’en octobre 2033 puis Euribor 3M + 270 bp | 500 | EUR | 502 | 502 |
CNP Assurances | 27.01.2022 | 27.01.2029 | 1,25 % jusqu’en janvier 2029 | 500 | EUR | 509 | - |
Dettes subordonnées perpétuelles | 845 | 804 | |||||
CNP Assurances | 15.11.2004 | 4,93 % jusqu’en 2016 et Euribor 3M + 1,60 % à partir du 15.11.2016 | 90 | EUR | 89 | 88 | |
CNP Assurances | 15.11.2004 | Euribor 3M + 0,70 % jusqu’en 2016 puis Euribor 3M + 1,60 % | 93 | EUR | 92 | 91 | |
CNP Assurances | 07.04.2021 | 4,875 % jusqu’en avril 2031 puis taux CMT 5Y + 318,3 bp | 700 | USD | 664 | 625 | |
Dettes subordonnées | 9 099 | 10 110 |
(en millions d’euros) | Date d’émission | Taux servi | Montant de l’émission | Devise | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|
La Banque Postale | 20.11.2019 | 3,875 % | 750 | EUR | 744 | 744 |
La Banque Postale | 29.09.2021 | 3,000 % | 750 | EUR | 744 | 744 |
Titres subordonnés perpétuels classés en capitaux propres groupe | 1 488 | 1 488 | ||||
(en millions d’euros) | Date d’émission | Taux servi | Montant de l’émission | Devise | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|
CNP Assurances | 21.06.2004 | TEC 10 + 10 bp, cap à 9 % | 300 | EUR | 251 | 251 |
11.03.2005 | 6,25 % jusqu’en 2009 puis 4 fois (EUR CMS 10 ans – EUR CMS 2 ans), cap à 9 % et floor à 2,75 % | 24 | EUR | 24 | 24 | |
11.03.2005 | 6,50 % jusqu’en mars 2008 puis 3 % + 22,5 % fois l’EUR CMS 10 ans | 225 | EUR | 220 | 220 | |
27.06.2005 | 7 % jusqu’en juin 2010 puis CMS 10 ans + 30 bp | 75 | EUR | 60 | 60 | |
16.05.2006 | 5,25 % jusqu’au 16.05.2036 puis Euribor 3 mois + 185 bp (y compris step-up 100 bp à Call Date) | 160 | EUR | 181 | 181 | |
20.12.2006 | Euribor 3 mois + 95 bp jusqu’au 20.12.2026 puis Euribor 3 mois + 195 bp | 108 | EUR | 99 | 99 | |
18.11.2014 | 4 % jusqu’en novembre 2024 puis reset taux fixe swap 5 ans + 410 bp | 500 | EUR | 556 | 556 | |
27.06.2018 | 4,75 % jusqu’en 2028 puis reset taux fixe swap 5 ans + 391,4 bp | 500 | EUR | 552 | 552 | |
Titres subordonnés perpétuels classés en participations ne donnant pas le contrôle | 1 944 | 1 944 | ||||
La gouvernance relative à la gestion de la liquidité permet d’accompagner sereinement la banque dans le développement de ses activités de financement. La façon dont La Banque Postale gère le risque de liquidité est décrite au chapitre 6 du Document d’enregistrement universel au niveau de la section 6.5 Risques financiers.
Les tabl
Les titres à revenus fixes, les prêts et les dettes sont ventilés en fonction des échéances contractuelles. Les titres de participations et les OPCVM ont été portés dans la colonne « indéterminée ». Les créances et dettes à vue figurent dans la colonne « moins de trois mois ». Les montants présentés dans cet échéancier correspondent à ceux du bilan (y compris les effets d’actualisation).
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
moins de 3 mois | 3 mois à 1 an | 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | Indéterminée | Total | |
Actif | ||||||
Caisse, banques centrales | 39 355 | - | - | - | - | 39 355 |
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | 10 624 | 11 657 | 28 398 | 17 315 | 154 762 | 222 756 |
Instruments dérivés de couverture – Actif | 15 | 95 | 746 | 283 | - | 1 139 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 5 715 | 21 267 | 60 818 | 106 515 | 485 | 194 800 |
Titres au coût amorti | 466 | 2 155 | 2 175 | 22 398 | - | 27 193 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 66 615 | 39 | 258 | 184 | - | 67 095 |
Prêts et créances sur la clientèle | 7 579 | 12 143 | 36 501 | 69 903 | 3 519 | 129 645 |
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux – Actif | - | - | - | - | 721 | 721 |
Éléments d’actif par durée restant à courir | 130 370 | 47 355 | 128 896 | 216 597 | 159 487 | 682 705 |
Passif | ||||||
Banques Centrales | - | - | - | - | - | - |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 6 143 | 1 295 | 2 253 | 3 356 | 345 | 13 393 |
Instruments dérivés de couverture – Passif | 3 | 34 | 686 | 1 648 | - | 2 371 |
Dettes envers les établissements de crédit | 24 114 | 847 | 1 008 | 475 | - | 26 445 |
Dettes envers la clientèle | 215 667 | 132 | 4 | - | 17 559 | 233 363 |
Dettes représentées par un titre | 10 935 | 3 208 | 5 009 | 9 900 | - | 29 052 |
Dettes subordonnées | 20 | 296 | 252 | 7 687 | 845 | 9 099 |
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux – Passif | - | - | - | - | 294 | 294 |
Éléments de passif par durée restant à courir | 256 882 | 5 813 | 9 213 | 23 065 | 19 043 | 314 016 |
Engagements donnés | ||||||
Engagements de financement donnés | 15 361 | 4 220 | 6 348 | 2 216 | - | 28 145 |
Engagements de garanties donnés | 1 801 | 160 | 115 | 17 | 125 | 2 218 |
Engagements donnés par durée restant à courir | 17 163 | 4 380 | 6 463 | 2 233 | 125 | 30 363 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
moins de 3 mois | 3 mois à 1 an | 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | Indéterminée | Total | |
Actif | ||||||
Caisse, banques centrales | 50 812 | - | - | - | - | 50 812 |
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | 2 587 | 5 187 | 25 987 | 17 704 | 180 037 | 231 502 |
Instruments dérivés de couverture – Actif | 2 | 11 | 658 | 351 | - | 1 022 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 7 742 | 16 874 | 78 654 | 124 851 | 392 | 228 513 |
Titres au coût amorti | 223 | 1 358 | 3 228 | 18 670 | - | 23 480 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 67 389 | - | 268 | 182 | - | 67 840 |
Prêts et créances sur la clientèle | 10 257 | 11 651 | 35 769 | 63 475 | 2 000 | 123 152 |
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux – Actif | - | - | - | - | 101 | 101 |
Éléments d’actif par durée restant à courir | 139 013 | 35 082 | 144 564 | 225 234 | 182 529 | 726 421 |
Passif | ||||||
Banques Centrales | - | - | - | - | - | - |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 26 | 114 | 1 740 | 1 978 | 478 | 4 335 |
Instruments dérivés de couverture – Passif | 4 | 17 | 176 | 136 | - | 333 |
Dettes envers les établissements de crédit | 21 813 | 1 798 | 6 129 | 653 | - | 30 393 |
Dettes envers la clientèle | 219 123 | 0 | 0 | - | 15 915 | 235 038 |
Dettes représentées par un titre | 6 096 | 1 908 | 5 226 | 8 463 | - | 21 693 |
Dettes subordonnées | 20 | 1 103 | 204 | 7 979 | 804 | 10 110 |
Écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux – Passif | - | - | - | - | 422 | 422 |
Éléments de passif par durée restant à courir | 247 081 | 4 939 | 13 475 | 19 209 | 17 619 | 302 324 |
Engagements donnés | ||||||
Engagements de financement donnés | 14 894 | 5 773 | 5 828 | 2 446 | - | 28 941 |
Engagements de garanties donnés | 2 065 | 88 | 294 | 1 | - | 2 448 |
Engagements donnés par durée restant à courir | 16 958 | 5 862 | 6 122 | 2 447 | - | 31 389 |
(en millions d’euros) | Actifs transférés non décomptabilisés intégralement | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs transférés restant comptabilisés en totalité | Actifs transférés comptabilisés à hauteur de l’implication continue de l’entité | ||||||||||||
Actifs transférés | Passifs associés | Valeur comptable totale des actifs initiaux avant leur transfert | Valeur comptable de l’actif encore comptabilisée (implication continue) | Valeur comptable des passif associés | |||||||||
Valeur comptable | Dont titrisation (non déconsolidante) | Dont pensions livrées | Dont autres | Juste valeur | Valeur comptable | Dont titrisation (non déconsolidante) | Dont pensions livrées | Dont autres | Juste valeur | ||||
Actifs financiers transférés – Juste valeur par résultat à des fins de transaction | 3 | - | 3 | - | 3 | 3 | - | 3 | - | 3 | - | - | - |
Titres de dette | 3 | - | 3 | - | 3 | 3 | - | 3 | - | 3 | - | - | - |
Actifs financiers transférés – Juste valeur par résultat sur option | 1 | - | 1 | - | 1 | 2 | - | 2 | - | 2 | - | - | - |
Titres de dette | 1 | - | 1 | - | 1 | 2 | - | 2 | - | 2 | - | - | - |
Actifs financier(s transférés – Juste valeur par résultat n’ayant pas de caractère SPPI | 1 | - | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - | - | - | - |
Titres de dette | 1 | - | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - | - | - | - |
Actifs financiers transférés – Juste valeur par capitaux propres recyclables et non recyclables | 15 862 | - | 14 853 | 1 009 | 15 862 | 18 287 | - | 18 287 | - | 18 287 | - | - | - |
Instruments de dettes | 15 862 | - | 14 853 | 1 009 | 15 862 | 18 287 | - | 18 287 | - | 18 287 | - | - | - |
Instruments au coût amorti | 23 748 | - | 20 682 | - | 20 243 | 18 231 | - | 18 231 | - | 18 225 | - | - | - |
Titres de dette | 23 748 | - | 20 682 | - | 20 243 | 18 231 | - | 18 231 | - | 18 225 | - | - | - |
Total actifs financiers transférés | 39 615 | - | 35 540 | 1 009 | 36 110 | 36 523 | - | 36 523 | - | 36 516 | - | - | - |
Le détail des expositions souveraines directes et indirectes se présente comme suit :
31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Total Portefeuille Bancaire | Actifs à la juste valeur par le résultat | Total Expositions directes (1) | Prises en pension | Hors bilan | Total Expositions directes et indirectes (2) | Exposition en % |
Allemagne | 5 763 | 434 | 6 197 | - | - | 6 197 | 2,6 % |
Autriche | 780 | 50 | 829 | - | - | 829 | 0,3 % |
Belgique | 6 572 | 246 | 6 818 | 1 628 | - | 8 446 | 3,5 % |
Espagne | 12 683 | 93 | 12 776 | - | - | 12 776 | 5,3 % |
France | 148 035 | 3 870 | 151 905 | 9 660 | 1 609 | 163 174 | 68,0 % |
Grande-Bretagne | - | 1 | 1 | 582 | - | 584 | 0,2 % |
Irlande | 69 | 7 | 76 | 183 | - | 259 | 0,1 % |
Italie | 13 074 | 402 | 13 475 | - | - | 13 475 | 5,6 % |
Pays-Bas | 300 | 79 | 380 | - | - | 380 | 0,2 % |
Pologne | 215 | 23 | 238 | - | - | 238 | 0,1 % |
Portugal | 2 158 | 77 | 2 235 | 594 | - | 2 829 | 1,2 % |
Roumanie | 124 | 1 | 125 | - | - | 125 | 0,1 % |
Autres pays d’Europe | 259 | 56 | 315 | - | - | 315 | 0,1 % |
Supranational | 5 780 | 928 | 6 708 | 91 | - | 6 798 | 2,8 % |
Total Europe | 195 812 | 6 266 | 202 078 | 12 738 | 1 609 | 216 424 | 90,3 % |
Brésil | 2 809 | 19 315 | 22 124 | - | - | 22 124 | 9,2 % |
Canada | 665 | 1 | 665 | - | - | 665 | 0,3 % |
Mexique | 101 | 1 | 102 | - | - | 102 | 0,0 % |
Autres pays | 446 | 34 | 480 | - | - | 480 | 0,2 % |
Total Reste du monde | 4 021 | 19 351 | 23 372 | - | - | 23 372 | 9,7 % |
Total | 199 833 | 25 617 | 225 450 | 12 738 | 1 609 | 239 796 | 100,0 % |
Recensement sur le périmètre défini par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Ces expositions incluent les dépôts centralisés à la Caisse des dépôts. (1) Expositions directes : juste valeur ou valeur brute comptable des expositions pour compte propre. (2) Expositions directes et indirectes : expositions directes auxquelles s’ajoutent les expositions indirectes à travers les prises en pension, les achats à terme et hors-bilan du Groupe. | |||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Total Portefeuille Bancaire | Actifs à la juste valeur par le résultat | Total Expositions directes (1) | Prises en pension | Hors bilan | Total Expositions directes et indirectes (2) | Exposition en % | |
Allemagne | 5 910 | 287 | 6 198 | 114 | - | 6 312 | 2,5 % |
Autriche | 543 | 5 | 549 | - | - | 549 | 0,2 % |
Belgique | 10 173 | 236 | 10 408 | 2 200 | - | 12 608 | 4,9 % |
Espagne | 14 866 | 142 | 15 008 | 44 | - | 15 051 | 5,9 % |
France | 164 472 | 3 561 | 168 034 | 8 018 | 942 | 176 993 | 69,5 % |
Grande-Bretagne | - | 3 | 3 | - | 1 | 3 | 0,0 % |
Irlande | 88 | 15 | 103 | - | - | 103 | 0,0 % |
Italie | 14 800 | 501 | 15 300 | 11 | - | 15 311 | 6,0 % |
Pays-Bas | 305 | 4 | 309 | - | - | 309 | 0,1 % |
Pologne | 337 | 25 | 362 | - | - | 362 | 0,1 % |
Portugal | 1 873 | 77 | 1 949 | - | - | 1 949 | 0,8 % |
Roumanie | 174 | 1 | 175 | - | - | 175 | 0,1 % |
Autres pays d’Europe | 217 | 59 | 276 | - | - | 276 | 0,1 % |
Supranational | 5 330 | 739 | 6 070 | 2 | - | 6 072 | 2,4 % |
Total Europe | 219 088 | 5 656 | 224 743 | 10 389 | 943 | 236 075 | 92,6 % |
Brésil | 2 176 | 15 117 | 17 293 | - | - | 17 293 | 6,8 % |
Canada | 750 | 1 | 752 | - | - | 752 | 0,3 % |
Mexique | 108 | - | 108 | - | - | 108 | 0,0 % |
Autres pays | 544 | 56 | 600 | - | - | 600 | 0,2 % |
Total Reste du monde | 3 578 | 15 174 | 18 752 | - | - | 18 752 | 7,4 % |
Total | 222 666 | 20 829 | 243 496 | 10 389 | 943 | 254 827 | 100,0 % |
Recensement sur le périmètre défini par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Ces expositions incluent les dépôts centralisés à la Caisse des dépôts. (1) Expositions directes : juste valeur ou valeur brute comptable des expositions pour compte propre. (2) Expositions directes et indirectes : expositions directes auxquelles s’ajoutent les expositions indirectes à travers les prises en pension, les achats à terme et hors-bilan du Groupe. | |||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | Dont intérêts négatifs | 31.12.2021 | Dont intérêts négatifs |
|---|---|---|---|---|
Sur actifs financiers évalués au coût amorti | 4 400 | 213 | 3 684 | 354 |
Opérations avec les établissements de crédit | 1 786 | 144 | 1 114 | 246 |
Opérations avec la clientèle | 2 197 | 49 | 2 144 | 83 |
Opérations de location-financement | 54 | - | 45 | - |
Opérations sur titres au coût amorti | 363 | 20 | 381 | 25 |
Sur actifs financiers évalués à la juste valeur par OCI recyclables | 3 622 | - | 1 763 | - |
Opérations avec les établissements de crédit | - | - | - | - |
Opérations avec la clientèle | - | - | - | - |
Titres de dettes | 3 622 | - | 1 763 | - |
Intérêts courus et échus des instruments de couverture | 389 | - | 378 | - |
Autres intérêts et produits assimilés | - | - | - | - |
Produits d’intérêts | 8 411 | 213 | 5 825 | 354 |
Sur passifs financiers au coût amorti | (2 777) | (36) | (1 707) | (63) |
Opérations avec les établissements de crédit | (226) | (13) | (223) | (20) |
Opérations avec la clientèle | (2 077) | (23) | (1 166) | (42) |
Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées | (474) | - | (318) | - |
Intérêts courus et échus des instruments de couverture | (170) | - | (173) | - |
Autres intérêts et charges assimilés | - | - | - | - |
Charges d’intérêts | (2 947) | (36) | (1 879) | (63) |
Intérêts, produits et charges assimilés | 5 464 | 3 946 | ||
Le montant des intérêts et de la rémunération perçus au titre de la centralisation des fonds du Livret A, du Livret de développement durable et du Livret d’Épargne Populaire s’élève à 1 431 millions d’euros au 31 décembre 2022 comparativement à 875 millions d’euros au 31 décembre 2021.
La Banque Centrale Européenne (BCE) a lancé en 2019 une troisième série d’opérations de refinancement de long terme (Targeted Longer-Term Refinancing Opérations – TLTRO) dans l’objectif de maintenir des conditions de crédit favorables dans la zone euro. La Banque Postale a tiré l’intégralité de sa ligne de TLTRO III, soit un total de 7,3 milliards d’euros, tirés en trois tranches entre décembre 2019 et mars 2021. La maturité de chacune des tranches est de trois ans, assortie d’une option de remboursement anticipée. Au 31 décembre 2022, le montant total des encours s’élève à 5,8 milliards d’euros, après l’arrivée à échéance d’une ligne de 1,3 milliard d’euros et le remboursement partiel par anticipation de 0,2 milliard d’euros.
Pour toute la période du financement, le taux est déterminé par une formule liée à l’évolution observée du volume de prêts éligibles. En fonction des performances atteintes, les établissements peuvent bénéficier d’un taux d’intérêt réduit. Les intérêts sont alors calculés sur la base d’un taux pondéré en étalant les bonifications sur toute la durée de vie attendue des tirages concernés. Le groupe La Banque Postale a l’assurance raisonnable de percevoir le taux bonifié et constate donc ses intérêts en résultat sur cette base.
En complément, une bonification additionnelle de – 0,5 % est accordée par la BCE pour stimuler l’octroi des crédits dans le contexte de la crise COVID-19 sous réserve de maintien ou d’augmentation des encours de crédits existants. Elle s’appliquait initialement aux taux d’intérêt de ce refinancement entre le 24 juin 2020 et le 23 juillet 2021 et a été prolongée jusqu’en juin 2022 par décision de la BCE en décembre 2020. Le groupe La Banque Postale intègre cette bonification additionnelle dans le TIE de la période et la constate donc en résultat entre juin 2020 et juillet 2022. Elle représente pour le Groupe un produit d’environ 17,6 millions d’euros dans les comptes au 31 décembre 2022.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Produits | Charges | |
Commissions sur opérations de trésorerie et interbancaires | 62 | (12) | 85 | (7) |
Commissions sur opérations avec la clientèle | 1 136 | (6) | 1 102 | (4) |
Commissions sur prestations de services financiers | 572 | (186) | 566 | (193) |
Commissions sur opérations sur titres | 361 | (246) | 362 | (299) |
Commissions sur instruments financiers | - | (0) | - | (0) |
Commissions sur prestations assurance | 5 | (3 198) | 16 | (2 954) |
Autres commissions | 81 | (3) | 86 | (3) |
Produits et charges de commissions | 2 216 | (3 652) | 2 218 | (3 461) |
Commissions nettes | (1 436) | (1 243) | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dividendes reçus | 1 578 | 1 399 |
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actifs et passifs financiers évalués par résultat | (10 911) | 12 576 |
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actifs et passifs détenus à des fins de transaction | 2 011 | (541) |
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | (7 876) | 8 149 |
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actifs et passifs à la juste valeur par résultat sur option | (1) | 79 |
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actifs représentatifs de contrats en unités de compte | (5 044) | 4 888 |
Résultat de la comptabilité de couverture | (25) | (5) |
Gains et pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | (9 358) | 13 969 |
Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Gains | Pertes | Net | |
Couvertures de juste valeur | 2 203 | (2 229) | (26) |
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts | 1 879 | (666) | 1 213 |
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couverture) | 324 | (1 563) | (1 239) |
Couvertures de la juste valeur de l’exposition au risque de taux d’intérêt d’un portefeuille d’instruments financiers | 781 | (781) | 1 |
Variations de juste valeur des éléments couverts | 781 | (32) | 750 |
Variations de juste valeur des dérivés de couverture | - | (749) | (749) |
Total résultat de la comptabilité de couverture | 2 984 | (3 009) | (25) |
(en milliers d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Gains | Pertes | Net | |
Couvertures de juste valeur | 515 | (521) | (6) |
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts | 264 | (324) | (60) |
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couverture) | 251 | (197) | 54 |
Couvertures de la juste valeur de l’exposition au risque de taux d’intérêt d’un portefeuille d’instruments financiers | 377 | (376) | 1 |
Variations de juste valeur des éléments couverts | 279 | (95) | 184 |
Variations de juste valeur des dérivés de couverture | 98 | (281) | (183) |
Total résultat de la comptabilité de couverture | 892 | (897) | (5) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dividendes reçus sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 13 | 10 |
Plus ou moins-values de cession comptabilisées à la juste valeur par capitaux propres recyclables | (2 707) | (1 218) |
Sur instruments de dettes | (2 707) | (1 218) |
Sur prêts et créances | - | - |
Résultats de cession ou de rupture des instruments de couverture de juste valeur des instruments de dette | 0 | (0) |
Gains ou pertes nets sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur en capitaux propres | (2 694) | (1 208) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Produits | Charges | |
Plus ou moins-values à la suite d’événements décomptabilisants | 18 | - | - | - |
Instruments de dettes | 18 | - | - | - |
Gains ou pertes sur décomptabilisation d’actifs financiers comptabilisés au coût amorti | 18 | - | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Produits | Charges | |
Produits rétrocédés, charges refacturées, transfert de charges | 30 | - | 21 | - |
Autres produits et charges divers d’exploitation | 451 | (497) | 476 | (362) |
Provisions aux autres charges d’exploitation | 48 | (42) | 53 | (83) |
Produits et charges de l’activité d’assurance et de réassurance | 37 492 | (21 858) | 32 947 | (39 422) |
Produits et charges des autres activités | 38 021 | (22 396) | 33 497 | (39 867) |
Produits et charges nets des autres activités | 15 625 | (6 370) | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Frais de personnel | (1 330) | (1 227) |
Impôts, taxes et contributions diverses* | (240) | (203) |
Services extérieurs | (3 760) | (3 720) |
Autres charges | (435) | (420) |
Autres charges générales d’exploitation | (4 434) | (4 343) |
Charges générales d’exploitation | (5 764) | (5 569) |
* Inclut les cotisations aux organes de tutelle. |
31.12.2022 | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Cadres | 7 686 | 7 180 |
Non Cadres | 4 041 | 4 043 |
Total | 11 726 | 11 223 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
B1 | B2 | B3 | Total | B1 | B2 | B3 | Total | |
Actifs financiers au coût amorti | 67 | (74) | (190) | (198) | (15) | (82) | (127) | (224) |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 160 | (3) | 157 | (94) | 2 | (92) | ||
Provisions sur hors-bilan | 18 | (37) | (1) | (20) | (6) | 10 | (2) | 2 |
Dotations nettes de reprises des dépréciations | 244 | (114) | (191) | (60) | (115) | (70) | (129) | (314) |
Récupérations sur créances amorties | 12 | 8 | ||||||
Pertes sur créances irrécouvrables non couvertes | (19) | (5) | ||||||
Autres pertes ou produits* | (148) | 43 | ||||||
Coût du risque | (216) | (268) | ||||||
* Inclut la participation aux bénéfices différée des entités d’assurance. | ||||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Plus ou moins-values de cession d’immobilisations incorporelles et corporelles | 1 | 1 |
Gains et pertes sur cession et réévaluation des participations consolidées | 28 | 0 |
Gains et pertes sur autres actifs | 29 | 1 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Écarts d’acquisition négatifs comptabilisés en résultat | 23 | - |
Variation de valeur des écarts d’acquisition | 23 | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Impôts courants | (773) | (850) |
Impôts différés | 345 | 336 |
Impôts sur les bénéfices | (427) | (514) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Résultat net part du groupe | 1 060 | 636 | ||
Participations ne donnant pas le contrôle | 290 | 486 | ||
Quote-part de résultat des mises en équivalence | (114) | (99) | ||
Charge d’impôt | 427 | 514 | ||
Résultat comptable avant impôt | 1 663 | 1 538 | ||
Charge d’impôt théorique | (430) | 25,83 % | (437) | 28,41 % |
Effets des différences permanentes | 81 | - 4,87 % | 5 | - 0,30 % |
Effets des taux d’imposition | (86) | 5,17 % | (74) | 4,82 % |
Effet de l’imposition des dividendes | 2 | - 0,14 % | (20) | 1,28 % |
Autres effets | 5 | - 0,30 % | 12 | - 0,78 % |
Charge d’impôt comptabilisée | (427) | 25,69 % | (514) | 33,42 % |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Actifs financiers à la juste valeur par résultat (a) | 212 096 | 226 403 |
Instruments dérivés de couverture | 118 | 55 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables (b) | 182 437 | 216 584 |
Titres évalués au coût amorti | 96 | 84 |
Immeubles de placement | 6 280 | 3 393 |
Participations dans les entreprises mises en équivalence | 1 108 | 948 |
Placements des activités d’assurance | 402 135 | 447 467 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Instruments de dettes | 171 449 | 180 952 |
Effets publics et valeurs assimilées | 3 992 | 4 316 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 23 592 | 20 439 |
OPCVM | 60 782 | 76 849 |
Actifs représentatifs de contrats en UC | 77 726 | 73 742 |
Prêts et avances | 5 356 | 5 607 |
Instruments de capitaux propres | 36 946 | 44 038 |
Actions et autres titres à revenu variable | 34 012 | 39 301 |
Actifs représentatifs de contrats en UC | 2 933 | 4 737 |
Instruments dérivés | 3 702 | 1 413 |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 212 096 | 226 403 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Juste | Dont | Gains/pertes latents | |
Effets publics et valeurs assimilées | 97 190 | (121) | (24 808) |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 85 247 | (175) | (13 264) |
Total des instruments de dettes | 182 437 | (296) | (38 071) |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 182 437 | (296) | (38 071) |
Impôts | 10 277 | ||
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables (net d’impôts) sur placements d’assurance | (27 795) | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Juste | Dont | Gains/pertes latents | |
Effets publics et valeurs assimilées | 121 945 | (70) | (1 669) |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 94 639 | (359) | 492 |
Total des instruments de dettes | 216 584 | (430) | (1 178) |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 216 584 | (430) | (1 178) |
Impôts | 603 | ||
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables (net d’impôts) sur placements d’assurance | (575) | ||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Primes émises | 37 140 | 32 849 |
Variation des primes non acquises | (54) | (176) |
Primes acquises | 37 086 | 32 673 |
Chiffre d’affaires ou produits des autres activités | 82 | 90 |
Autres produits d’exploitation | 2 | 14 |
Produits des placements nets de charges | 5 697 | 5 289 |
Plus et moins-values de cession des placements | (2 973) | (1 209) |
Variation de juste valeur des placements comptabilisés à la juste valeur par résultat | (11 253) | 10 457 |
Variation des dépréciations sur placements | 128 | (68) |
Impacts de l’approche par superposition | 700 | (1 074) |
Total des produits financiers nets de charges | (7 701) | 13 396 |
Total des produits des activités ordinaires | 29 470 | 46 173 |
Charges des prestations des contrats | (21 572) | (39 215) |
Charges ou produits nets des cessions en réassurance | 93 | 205 |
Charges et produits des autres activités | (15) | 5 |
Frais d’acquisition des contrats | (4 313) | (4 013) |
Amortissement des valeurs de portefeuille, des accords de distribution et de la relation clientèle | (580) | (552) |
Frais d’administration | (362) | (285) |
Autres produits et charges opérationnels courants | (614) | (489) |
Total des autres produits et charges courants | (27 364) | (44 345) |
Résultat opérationnel courant | 2 106 | 1 828 |
Autres produits et charges opérationnels non courants | (48) | (4) |
Résultat opérationnel | 2 058 | 1 823 |
Charges de financement | (121) | (99) |
Variation de valeur des actifs incorporels | (47) | (122) |
Quote-part de résultat dans les sociétés mises en équivalence | 28 | 88 |
Variation de valeur des écarts d’acquisition | 23 | - |
Impôts sur les résultats | (432) | (469) |
Résultat net de l’ensemble consolidé | 1 509 | 1 222 |
Participations ne donnant pas droit au contrôle | 279 | 474 |
Résultat net part groupe | 1 230 | 748 |
L’impact net de l’approche par superposition par type d’actif financier est détaillé comme suit :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable | Impact Overlay brut | Impôt différé | Impact Overlay net | Valeur comptable | Impact Overlay brut | Impôt différé | Impact Overlay net | |
OPCVM | 45 527 | (438) | 112 | (326) | 46 963 | 130 | (32) | 99 |
Actions et autres titres à revenu variable | 31 847 | (180) | 87 | (92) | 33 598 | 943 | (56) | 887 |
Obligations | 8 508 | (83) | 37 | (47) | 6 160 | (9) | 2 | (6) |
Autres actifs financiers | 13 310 | 1 | 38 | 39 | 18 559 | 9 | 36 | 45 |
Total | 99 192 | (700) | 274 | (426) | 105 281 | 1 074 | (50) | 1 024 |
Les impacts de l’approche par superposition sur le compte de résultat sont détaillés comme suit :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
IAS 39 | IFRS 9 | Impact Overlay | IAS 39 | IFRS 9 | Impact Overlay | |
Produit net bancaire hors Overlay | (91) | (791) | 51 | 1 125 | ||
Impact Overlay | 700 | (1 074) | ||||
Produit net bancaire | (91) | (791) | 700 | 51 | 1 125 | (1 074) |
Impôts différés | 23 | 297 | (274) | (25) | (75) | 50 |
Résultat net | (68) | (494) | 426 | 26 | 1 050 | (1 024) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Droits d’utilisation | 278 | 166 |
Immobilisations corporelles hors droits d’utilisation | 1 030 | 1 088 |
Immobilisations corporelles | 1 308 | 1 254 |
31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Montant au 31 décembre 2021 | Nouveaux | Amortissements | Modification de baux | Montant au 31 décembre 2022 |
Immeubles | 118 | 172 | (43) | (2) | 246 |
Véhicules | 5 | 2 | (3) | (0) | 5 |
Autres | 43 | 2 | (17) | (0) | 27 |
Droits d’utilisation | 166 | 176 | (64) | (2) | 278 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dette de loyer | 286 | 176 |
Comptes de régularisation et passifs divers hors dette de loyer | 22 497 | 21 188 |
Comptes de régularisation et passifs divers | 22 784 | 21 364 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Moins d’un an | 60 | 55 |
Entre un et cinq ans | 148 | 98 |
Plus de cinq ans | 78 | 23 |
Dette de location | 286 | 176 |
(en millions d’euros) | |
|---|---|
Montant au 31 décembre 2021 | 176 |
Nouvelles dettes liées aux nouveaux baux | 176 |
Remboursement de dette | (67) |
Modification de baux | (0) |
Montant au 31 décembre 2022 | 286 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Intérêts et charges assimilées | ||
Charges d’intérêts sur les obligations locatives | (2) | (0) |
Charges générales d’exploitation | ||
Produits de sous-location tirés d’actifs au titre de droits d’utilisation | 0 | 1 |
Profits ou pertes résultant de transactions de cession-bail | - | - |
Charges comptabilisées sur les actifs en location de courte durée | (2) | (4) |
Charges comptabilisées sur les actifs de faible valeur | (0) | (1) |
Charges relatives aux paiements de loyers variables non pris en compte dans l’évaluation de la dette | (3) | (1) |
TVA non déductible sur loyers | (18) | (17) |
Autres | (37) | (42) |
Amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | ||
Amortissements au titre de droits d’utilisation | (64) | (58) |
Charges liées aux contrats de location | (125) | (122) |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Montant des investissements bruts | 3 882 | 3 635 |
Montant des investissements bruts à moins d’un an | 824 | 736 |
Montant des investissements bruts de un à cinq ans | 1 977 | 1 797 |
Montant des investissements bruts à plus de cinq ans | 1 081 | 1 101 |
Valeur actualisée des paiements minimaux à recevoir | 3 342 | 3 089 |
Valeur actualisée des paiements minimaux à recevoir à moins d’un an | 776 | 644 |
Valeur actualisée des paiements minimaux à recevoir de un à cinq ans | 1 817 | 1 658 |
Valeur actualisée des paiements minimaux à recevoir à plus de cinq ans | 750 | 786 |
Produits financiers non acquis | 152 | 127 |
Valeurs résiduelles non garanties revenant au bailleur | 387 | 420 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Profit ou pertes sur ventes | 2 | 1 |
Produits financiers tirés de l’investissement net | 51 | 43 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Engagements de financement | ||
En faveur d’établissements de crédit et assimilés | 1 296 | 1 949 |
En faveur de la clientèle | 26 849 | 26 992 |
Total des engagements de financement donnés | 28 145 | 28 941 |
Reçus d’établissements de crédit et assimilés | 14 783 | 17 185 |
Reçus de la clientèle | 1 728 | 400 |
Total des engagements de financement reçus | 16 511 | 17 585 |
Engagements de garantie | ||
En faveur d’établissement de crédit et assimilés | 1 019 | 1 123 |
En faveur de la clientèle * | 1 199 | 1 324 |
Total des engagements de garantie donnés | 2 218 | 2 448 |
Reçus d’établissements de crédit et assimilés | 40 713 | 36 937 |
Reçus de la clientèle | 7 746 | 6 980 |
Total des engagements de garantie reçus | 48 458 | 43 917 |
Engagements sur titres | ||
Titres à livrer | 15 432 | 17 438 |
Total des engagements donnés sur titres | 15 432 | 17 438 |
Titres à recevoir | 179 | 216 |
Total des engagements reçus sur titres | 179 | 216 |
Autres engagements | ||
Total des autres engagements donnés | 54 333 | 51 044 |
Total des autres engagements reçus | 23 666 | 27 297 |
* Y compris les garanties de capital et de performance accordées aux détenteurs de parts d’OPCVM gérés par des entités du Groupe. | ||
La Banque Postale s’est engagée à maintenir les fonds propres de base du Crédit Logement à hauteur de sa quote-part au sein du capital de cette société, soit 6 %, afin que cette dernière respecte le ratio de solvabilité. La Banque Postale s’est engagée à reconstituer, le cas échéant, le fonds mutuel de garantie de Crédit Logement, qui garantit la défaillance des emprunteurs sur les prêts cautionnés par ce dernier. Le montant de cet engagement, qui est calculé en référence à la quote-part des encours distribués par La Banque Postale, s’élève au 31 décembre 2022 à 168 millions d’euros. Ce montant s’élevait au 31 décembre 2021 à 184 millions d’euros.
Par ailleurs, les engagements de garantie reçus d’établissements de crédits sont principalement constitués de cautions reçues de Crédit Logement.
Concernant les entités bancaires, il s’agit principalement du montant des titres nantis au profit de la Banque Centrale Européenne dans le cadre de l’engagement de financement reçu de cette dernière (financement 3G). Cet engagement de garantie donné est enregistré pour la valeur de marché des titres nantis avant prise en compte des « haircuts » différenciés pour les titres et les créances. Cet engagement donné (8 825 millions d’euros) vient en contrepartie d’un engagement de financement reçu (1 795 millions d’euros) de la Banque de France (financement 3G) et de l’emprunt TLTRO III auprès de la BCE (5 753 millions d’euros).
Les autres engagements comprennent également le nantissement de crédits immobiliers qui viennent en couverture des émissions obligataires réalisées par la société de financement à l’habitat du Groupe (La Banque Postale Home Loan SFH) pour un montant de 25 277 millions d’euros.
Concernant les entités d’assurance, les autres engagements donnés correspondent pour l’essentiel aux nantissements de titres réalisés au bénéfice des réassureurs dans le cadre des contrats de réassurance cédée en vigueur.
Le tableau ci-dessous indique la juste valeur d’éléments du bilan comptabilisés au coût amorti.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Montant | Juste | Hiérarchie de juste valeur | |||
Valorisation déterminée par des prix cotés sur un marché actif (niveau 1) | Technique de valorisation utilisant des données observables (niveau 2) | Technique de valorisation utilisant des données non observables (niveau 3) | |||
Actif | |||||
Titres au coût amorti | 27 193 | 23 491 | 22 197 | 948 | 346 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit à vue | 1 898 | 1 898 | - | 1 702 | 196 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit à terme | 65 119 | 65 154 | - | 65 035 | 119 |
Prêts subordonnés sur les établissements de crédit | 78 | 78 | - | 78 | - |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 67 095 | 67 131 | - | 66 816 | 315 |
Prêts et créances sur la clientèle à vue | 4 816 | 4 816 | - | 4 509 | 307 |
Prêts et créances sur la clientèle à terme | 121 153 | 111 645 | - | 98 120 | 13 525 |
Opérations de location financement | 3 666 | 4 546 | - | 4 546 | - |
Prêts subordonnés sur la clientèle | 10 | 10 | - | 10 | - |
Prêts et créances sur la clientèle | 129 645 | 121 017 | - | 107 185 | 13 832 |
Immeubles de placement au coût amorti | 3 508 | 4 200 | - | 4 200 | - |
Passif | |||||
Dettes envers les établissements de crédit à vue | 1 326 | 1 326 | - | 1 326 | 0 |
Dettes envers les établissements de crédit à terme | 25 119 | 25 133 | - | 25 095 | 38 |
Dettes envers les établissements de crédit | 26 445 | 26 459 | - | 26 421 | 38 |
Dettes envers la clientèle à vue | 210 661 | 210 661 | - | 208 939 | 1 722 |
Dettes envers la clientèle à terme | 22 702 | 22 600 | - | 22 594 | 6 |
Dettes envers la clientèle | 233 363 | 233 260 | - | 231 532 | 1 728 |
Dettes représentées par un titre | 29 052 | 30 407 | 11 996 | 18 411 | (0) |
Dettes subordonnées | 9 099 | 8 009 | 2 155 | 5 853 | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Montant | Juste | Hiérarchie de juste valeur | |||
Valorisation déterminée par des prix cotés sur un marché actif (niveau 1) | Technique de valorisation utilisant des données observables (niveau 2) | Technique de valorisation utilisant des données non observables (niveau 3) | |||
Actif | |||||
Titres au coût amorti | 23 480 | 24 256 | 22 671 | 1 087 | 498 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit à vue | 2 261 | 2 261 | - | 2 088 | 173 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit à terme | 65 501 | 65 515 | - | 65 398 | 117 |
Prêts subordonnés sur les établissements de crédit | 78 | 78 | - | 78 | - |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 67 840 | 67 854 | - | 67 564 | 290 |
Prêts et créances sur la clientèle à vue | 5 364 | 5 364 | - | 5 121 | 243 |
Prêts et créances sur la clientèle à terme | 114 325 | 116 447 | - | 102 886 | 13 561 |
Opérations de location financement | 3 458 | 4 120 | - | 4 120 | - |
Prêts subordonnés sur la clientèle | 5 | 5 | - | 5 | - |
Prêts et créances sur la clientèle | 123 152 | 125 936 | - | 112 132 | 13 804 |
Immeubles de placement au coût amorti | 1 344 | 1 827 | - | 1 827 | - |
Passif | |||||
Dettes envers les établissements de crédit à vue | 1 065 | 1 065 | - | 1 060 | 5 |
Dettes envers les établissements de crédit à terme | 29 328 | 29 658 | - | 29 622 | 35 |
Dettes envers les établissements de crédit | 30 393 | 30 723 | - | 30 683 | 40 |
Dettes envers la clientèle à vue | 210 755 | 210 755 | - | 209 175 | 1 580 |
Dettes envers la clientèle à terme | 24 283 | 24 283 | - | 24 248 | 35 |
Dettes envers la clientèle | 235 038 | 235 038 | - | 233 423 | 1 615 |
Dettes représentées par un titre | 21 693 | 22 495 | 11 725 | 10 770 | - |
Dettes subordonnées | 10 110 | 10 376 | 2 731 | 7 646 | - |
Le périmètre retenu est l’ensemble des crédits tirés et inscrits au bilan du groupe La Banque Postale. Les crédits accordés mais non encore tirés ne sont pas pris en compte : l’hypothèse retenue étant que comme leur taux vient d’être fixé, leur valeur ne doit pas s’éloigner du nominal prêté.
Les principales hypothèses sous-jacentes à la détermination de la juste valeur sont les suivantes pour les types de crédits commercialisés par la banque :
Les principales hypothèses sous-jacentes au calcul sont les suivantes :
Les instruments financiers sont présentés selon trois niveaux en fonction d’un ordre décroissant d’observabilité des valeurs et paramètres utilisés pour leur valorisation :
Le prix coté dans le cadre d’un actif détenu ou d’un passif à émettre est généralement le prix offert à la vente (bid) et le prix offert à l’achat (ask) lorsqu’il s’agit d’un passif détenu ou d’un actif à acquérir.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Hiérarchie de juste valeur | |||
Valorisation déterminée par des prix cotés sur un marché actif (niveau 1) | Technique de valorisation utilisant des données observables (niveau 2) | Technique de valorisation utilisant des données non observables (niveau 3) | ||
Actifs financiers | ||||
Actifs financiers détenus à des fins de transactions | 13 987 | 40 | 13 887 | 61 |
Actifs financiers à la juste valeur sur option | 5 235 | 4 573 | 125 | 537 |
Actifs financiers à la juste valeur n’ayant pas le caractère SPPI | 122 875 | 78 385 | 25 091 | 19 399 |
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte | 80 659 | 75 124 | 5 137 | 398 |
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | 222 756 | 158 121 | 44 240 | 20 395 |
Instruments dérivés de couverture de juste valeur | 1 020 | - | 1 020 | - |
Instruments dérivés de couverture de flux de trésorerie | 118 | - | 118 | - |
Instruments dérivés de couverture | 1 139 | - | 1 139 | - |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 485 | - | (0) | 485 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 194 315 | 186 121 | 3 934 | 4 260 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 194 800 | 186 121 | 3 934 | 4 745 |
Immeubles de placement à la juste valeur | 2 772 | - | 2 772 | - |
Passifs financiers | ||||
Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 10 950 | - | 10 950 | - |
Passifs financiers à la juste valeur sur option | 2 443 | 345 | 2 098 | - |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 13 393 | 345 | 13 048 | - |
Instruments dérivés de couverture de juste valeur | 2 371 | - | 2 371 | - |
Instruments dérivés de couverture de flux de trésorerie | - | - | - | - |
Instruments dérivés de couverture | 2 371 | - | 2 371 | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Hiérarchie de juste valeur | |||
Valorisation déterminée par des prix cotés sur un marché actif (niveau 1) | Technique de valorisation utilisant des données observables (niveau 2) | Technique de valorisation utilisant des données non observables (niveau 3) | ||
Actifs financiers | ||||
Actifs financiers détenus à des fins de transactions | 5 946 | 1 188 | 4 758 | - |
Actifs financiers à la juste valeur sur option | 5 717 | 5 184 | 33 | 499 |
Actifs financiers à la juste valeur n’ayant pas le caractère SPPI | 141 360 | 102 391 | 21 071 | 17 898 |
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte | 78 479 | 73 594 | 4 807 | 79 |
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | 231 502 | 182 357 | 30 669 | 18 476 |
Instruments dérivés de couverture de juste valeur | 967 | - | 967 | - |
Instruments dérivés de couverture de flux de trésorerie | 55 | - | 55 | - |
Instruments dérivés de couverture | 1 022 | - | 1 022 | - |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | 392 | - | 0 | 392 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 228 121 | 222 356 | 3 064 | 2 702 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 228 513 | 222 356 | 3 064 | 3 093 |
Immeubles de placement à la juste valeur | 2 050 | - | 2 050 | - |
Passifs financiers | ||||
Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 2 288 | - | 2 288 | - |
Passifs financiers à la juste valeur sur option | 2 047 | 470 | 1 577 | - |
Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 4 335 | 470 | 3 865 | - |
Instruments dérivés de couverture de juste valeur | 282 | - | 282 | - |
Instruments dérivés de couverture de flux de trésorerie | 50 | - | 50 | - |
Instruments dérivés de couverture | 333 | - | 333 | - |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | Total | |
Ouverture | 18 476 | 3 093 | 21 570 |
Total gains et pertes enregistrés en résultat | 572 | - | 572 |
Total gains et pertes enregistrés en capitaux propres | - | (1 198) | (1 198) |
Achats | 4 917 | 2 965 | 7 882 |
Ventes | (1 178) | (56) | (1 233) |
Émissions | - | - | - |
Remboursements | (1 615) | (167) | (1 782) |
Transfert vers ou hors niveau 3 | (821) | 136 | (685) |
Variations de périmètre | 0 | 2 | 3 |
Autres mouvements | 43 | (30) | 13 |
Clôture | 20 395 | 4 745 | 25 140 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|
Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | Total | |
Ouverture | 14 308 | 1 989 | 16 297 |
Total gains et pertes enregistrés en résultat | 1 500 | - | 1 500 |
Total gains et pertes enregistrés en capitaux propres | - | (80) | (80) |
Achats | 4 086 | 719 | 4 805 |
Ventes | (1 029) | - | (1 029) |
Émissions | - | - | - |
Remboursements | (2 005) | - | (2 005) |
Transfert vers ou hors niveau 3 | (16) | (283) | (298) |
Variations de périmètre | 2 962 | 745 | 3 707 |
Autres mouvements * | (1 332) | 4 | (1 328) |
Clôture | 18 476 | 3 093 | 21 570 |
* Correspond principalement à une correction d’ouverture de CNP Assurances. | |||
Un actif financier et un passif financier sont compensés et un solde net est présenté au bilan lorsque le Groupe a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés et a l’intention, soit de régler le montant net, soit de réaliser l’actif et de régler le passif simultanément.
Un actif financier et un passif financier faisant l’objet d’une convention cadre de compensation ou d’accord similaire répondant à la définition d’un contrat exécutoire (droit exécutoire de compenser des titres contre des espèces à une même échéance) qui s’exerce sous certaines conditions mais ne satisfait pas aux critères de compensation, sont présentés en valeur nette lorsqu’ils sont réalisés avec la même entité juridique.
Les tableaux ci-dessous présentent les actifs financiers et passifs financiers qui ont fait l’objet d’une compensation dans le bilan consolidé du Groupe ainsi que les montants qui seraient compensables en application de conventions cadres de compensation et d’accords similaires mais qui ne sont pas éligibles à la compensation dans les comptes consolidés.
Les positions nettes qui résultent de ces différentes compensations n’ont pas pour objet de mesurer l’exposition du Groupe au risque de contrepartie sur ces instruments financiers.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
(a) | (b) | (c) = (a) – (b) | (d) | (e) | (f) = (c) – (d) — (e) | ||
Valeur comptable | Valeur brute | Actifs | Montants non compensés | Instruments financiers | Valeur | ||
Instruments financiers | Collatéral | ||||||
Instruments financiers en valeur de marché par résultat | 223 895 | - | 223 895 | 4 828 | 2 927 | - | 216 140 |
Dont opérations de pension | 5 589 | - | 5 589 | - | - | - | 5 589 |
Dont instruments financiers dérivés (incluant les dérivés de couverture) | 7 946 | - | 7 946 | 4 828 | 2 927 | - | 191 |
Prêts et créances sur établissement de crédit et sur la clientèle | 198 113 | 1 373 | 196 740 | 101 | 246 | 1 426 | 194 966 |
Dont prises en pension | 6 780 | 1 373 | 5 407 | 101 | 246 | 1 426 | 3 634 |
Comptes de régularisation et autres actifs | 36 008 | - | 36 008 | 8 | - | - | 36 000 |
Dont dépôts de garantie donnés | 8 | - | 8 | 8 | - | - | - |
Autres actifs non compensés | 289 002 | - | 289 002 | - | - | - | 289 002 |
Total actif | 747 018 | 1 373 | 745 644 | 4 937 | 3 174 | 1 426 | 736 107 |
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
(a) | (b) | (c) = (a) – (b) | (d) | (e) | (f) = (c) – (d) — (e) | |||
Valeur brute | Valeur comptable | Passifs | Montants non compensés | Instruments financiers donnés en garantie | Valeur | |||
Instruments financiers | Collatéral | |||||||
Instruments financiers en valeur de marché par résultat | 15 764 | - | 15 764 | 4 828 | 806 | - | 10 130 | |
Dont instruments financiers dérivés (incluant les dérivés de couverture) | 6 848 | - | 6 848 | 4 828 | 806 | - | 1 214 | |
Dettes envers les établissements de crédit et envers la clientèle | 261 181 | 1 373 | 259 807 | 101 | 950 | 18 941 | 239 816 | |
Dont mise en pension | 39 396 | 1 373 | 38 022 | 101 | 950 | 18 941 | 18 031 | |
Autres dettes non compensées | 446 765 | - | 446 765 | - | - | - | 446 765 | |
Total passif | 723 710 | 1 373 | 722 336 | 4 929 | 1 756 | 18 941 | 696 711 | |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
(a) | (b) | (c) = (a) – (b) | (d) | (e) | (f) = (c) – (d) — (e) | ||
Valeur comptable | Valeur brute | Actifs | Montants non compensés | Instruments financiers | Valeur | ||
Instruments financiers | Collatéral | ||||||
Instruments financiers en valeur de marché par résultat | 232 524 | - | 232 524 | 2 237 | 961 | - | 229 326 |
Dont opérations de pension | 1 | - | 1 | - | - | - | 1 |
Dont instruments financiers dérivés (incluant les dérivés de couverture) | 3 368 | - | 3 368 | 2 237 | 961 | - | 170 |
Prêts et créances sur établissement de crédit et sur la clientèle | 192 957 | 1 965 | 190 992 | 82 | 60 | 5 119 | 185 731 |
Dont prises en pension | 9 228 | 1 965 | 7 263 | 82 | 60 | 5 119 | 2 002 |
Comptes de régularisation et autres actifs | 33 415 | - | 33 415 | 5 | - | - | 33 410 |
Dont dépôts de garantie donnés | 5 | - | 5 | 5 | - | - | - |
Autres actifs non compensés | 315 379 | - | 315 379 | - | - | - | 315 379 |
Total actif | 774 275 | 1 965 | 772 310 | 2 324 | 1 021 | 5 119 | 763 846 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
(a) | (b) | (c) = (a) – (b) | (d) | (e) | (f) = (c) – (d) — (e) | ||
Valeur comptable | Valeur brute | Passifs | Montants non compensés | Instruments financiers donnés en garantie | Valeur | ||
Instruments financiers | Collatéral | ||||||
Instruments financiers en valeur de marché par résultat | 4 667 | - | 4 667 | 2 237 | 338 | - | 2 093 |
Dont instruments financiers dérivés (incluant les dérivés de couverture) | 2 612 | - | 2 612 | 2 237 | 338 | - | 38 |
Dettes envers les établissements de crédit et envers la clientèle | 267 396 | 1 965 | 265 431 | 87 | 635 | 27 416 | 237 293 |
Dont mise en pension | 46 035 | 1 965 | 44 070 | 87 | 635 | 27 416 | 15 932 |
Autres dettes non compensées | 470 433 | - | 470 433 | - | - | - | 470 433 |
Total passif | 742 496 | 1 965 | 740 531 | 2 324 | 973 | 27 416 | 709 818 |
En application de la norme IFRS 8, les secteurs opérationnels retenus doivent être fondés sur le reporting interne utilisé par le management pour le pilotage du Groupe, l’évaluation de ses performances et l’affectation des ressources aux secteurs opérationnels identifiés.
La segmentation opérationnelle du groupe La Banque Postale repose ainsi sur quatre Métiers et un secteur Hors pôles :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | Banque de Financement et d’Investissement | Hors pôles | Total | |
Produit net bancaire | 6 614 | 1 684 | 303 | 915 | (1 197) | 8 319 |
Charges générales d’exploitation | (4 601) | (429) | (183) | (457) | (94) | (5 764) |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | (279) | (183) | (18) | (71) | (90) | (642) |
Résultat brut d’exploitation | 1 734 | 1 072 | 102 | 387 | (1 381) | 1 913 |
Coût du risque de crédit | (102) | (18) | (0) | (99) | 4 | (216) |
Résultat d’exploitation | 1 632 | 1 053 | 102 | 288 | (1 377) | 1 697 |
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées mises en équivalence | 4 | 24 | (0) | - | - | 28 |
Gains ou pertes nets sur autres actifs | (59) | (2) | 61 | - | 28 | 29 |
Variations de valeur des écarts d’acquisition | 6 | 17 | - | - | - | 23 |
Résultat avant impôt | 1 583 | 1 093 | 163 | 288 | (1 349) | 1 777 |
Impôts sur les bénéfices | (234) | (402) | (30) | (74) | 313 | (427) |
Résultat net | 1 349 | 690 | 133 | 213 | (1 036) | 1 350 |
Participations ne donnant pas le contrôle | 88 | 319 | 11 | - | (128) | 290 |
Résultat net part du groupe | 1 261 | 372 | 123 | 213 | (908) | 1 060 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France(*) | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | Banque de Financement et d’Investissement(*) | Hors | Total | |
Produit net bancaire | 6 307 | 1 215 | 296 | 981 | (779) | 8 020 |
Charges générales d’exploitation | (4 572) | (305) | (176) | (423) | (93) | (5 569) |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | (246) | (160) | (14) | (52) | (174) | (646) |
Résultat brut d’exploitation | 1 489 | 750 | 106 | 506 | (1 046) | 1 805 |
Coût du risque de crédit | (159) | (3) | (1) | (103) | (1) | (268) |
Résultat d’exploitation | 1 329 | 747 | 104 | 403 | (1 047) | 1 537 |
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées mises en équivalence | 51 | 37 | 10 | - | - | 99 |
Gains ou pertes nets sur autres actifs | 2 | (2) | 1 | - | - | 1 |
Variations de valeur des écarts d’acquisition | - | - | - | - | - | - |
Résultat avant impôt | 1 382 | 783 | 115 | 403 | (1 047) | 1 636 |
Impôts sur les bénéfices | (279) | (298) | (31) | (115) | 210 | (514) |
Résultat net | 1 103 | 484 | 84 | 289 | (837) | 1 123 |
Participations ne donnant pas le contrôle | 476 | 321 | 11 | - | (322) | 486 |
Résultat net part du groupe | 627 | 163 | 73 | 289 | (515) | 636 |
* Reclassement de la clientèle professionnelle de « Banque de Financement et d’Investissement » vers « Bancassurance France » ; | ||||||
La contribution de la banque de détail et des activités d’Assurances au sein du secteur Bancassurance France est détaillée dans le tableau ci-dessous :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Banque de détail | Assurances | Total Bancassurance France | Banque de détail * | Assurances * | Total Bancassurance France | |
Produit net bancaire | 3 574 | 3 040 | 6 614 | 3 676 | 2 631 | 6 307 |
Charges générales d’exploitation | (3 677) | (925) | (4 601) | (3 708) | (864) | (4 572) |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles | (226) | (53) | (279) | (199) | (47) | (246) |
Résultat brut d’exploitation | (329) | 2 063 | 1 734 | (230) | 1 719 | 1 489 |
Coût du risque de crédit | (124) | 22 | (102) | (155) | (4) | (159) |
Résultat d’exploitation | (453) | 2 085 | 1 632 | (385) | 1 715 | 1 329 |
Quote-part dans le résultat net des entreprises associées mises en équivalence | - | 4 | 4 | - | 51 | 51 |
Gains ou pertes nets sur autres actifs | 1 | (59) | (59) | 1 | 1 | 2 |
Variations de valeur des écarts d’acquisition | - | 6 | 6 | - | - | - |
Résultat avant impôt | (452) | 2 036 | 1 583 | (385) | 1 767 | 1 382 |
Impôts sur les bénéfices | 118 | (352) | (234) | 108 | (387) | (279) |
Résultat net | (334) | 1 683 | 1 349 | (277) | 1 380 | 1 103 |
Participations ne donnant pas le contrôle | 1 | 88 | 88 | (1) | 477 | 476 |
Résultat net part du groupe | (335) | 1 596 | 1 261 | (276) | 903 | 627 |
* L’allocation des charges générales d’exploitation 2021 entre Banque de détail et Assurances a été revue afin de refléter la méthode utilisée en 2022. | ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | Banque de Financement et d’Investissement | Hors pôles | Total | |
Actifs sectoriels | 531 171 | 77 578 | 5 201 | 128 250 | 3 444 | 745 644 |
Passifs sectoriels (1) | 556 290 | 74 244 | 5 112 | 83 774 | 2 917 | 722 337 |
(1) les passifs sectoriels correspondent aux dettes (total passif hors capitaux propres) | ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Bancassurance France (2) | Bancassurance International | Banque Patrimoniale et Gestion d’Actifs | Banque de Financement et d’Investiss- | Hors pôles | Total | |
Actifs sectoriels | 560 430 | 74 132 | 4 960 | 130 894 | 1 894 | 772 310 |
Passifs sectoriels (1) | 585 986 | 70 603 | 4 789 | 77 719 | 1 434 | 740 531 |
(1) les passifs sectoriels correspondent aux dettes (total passif hors capitaux propres) (2) l’information sectorielle au 31 décembre 2021 a été retraitée afin de reclasser la clientèle professionnelle de « Banque de Financement et d’Investissement » vers « Bancassurance France ». | ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
France | Europe hors France | Amérique Latine | Total | |
Produit net bancaire | 6 827 | 569 | 923 | 8 319 |
Actifs sectoriels | 661 583 | 52 582 | 31 478 | 745 644 |
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | |||
|---|---|---|---|---|
France | Europe hors France | Amérique Latine | Total | |
Produit net bancaire | 6 968 | 366 | 686 | 8 020 |
Actifs sectoriels | 692 737 | 55 257 | 24 316 | 772 310 |
Les parties liées au groupe La Banque Postale comprennent les principaux dirigeants et les sociétés consolidées par les groupes
Les transactions réalisées entre les sociétés du groupe La Banque Postale consolidées par intégration globale étant éliminées en consolidation, ne sont mentionnées ci-dessous que les données relatives aux opérations réciproques avec les sociétés sur lesquelles le groupe exerce un contrôle conjoint pour la part non éliminée en consolidation et celles sur lesquelles il exerce une influence notable.
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Avec les entités du groupe CDC (1) | Avec les entités du groupe La Poste (2) | Avec les entités du groupe La Banque Postale | ||
Intégration proportionnelle | Mise en Équivalence | |||
Intérêts | 1 544 | 1 | - | 0 |
Commissions | 64 | 16 | - | (31) |
Gains ou pertes nets des instruments financiers à la juste valeur par résultat | 1 | (37) | - | 64 |
Produits des autres activités | 2 | 37 | - | - |
Charges des autres activités | - | (23) | - | (235) |
Éléments de PNB avec les parties liées | 1 611 | (6) | - | (201) |
Éléments des charges générales d’exploitation avec les parties liées | (14) | (2 798) | - | 12 |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 1 362 | 3 | - | - |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 2 575 | - | - | - |
Prêts et créances au coût amorti | 65 199 | 17 | - | - |
Autres actifs | 144 | 213 | - | 29 |
Encours actifs avec les parties liées | 69 280 | 233 | - | 29 |
Dettes | 464 | 82 | (0) | - |
Autres passifs financiers | 10 | 31 | - | - |
Autres passifs | 32 | 106 | 0 | 4 614 |
Encours passifs avec les parties liées | 506 | 220 | (0) | 4 614 |
Engagements donnés | 1 608 | 1 050 | - | - |
Engagements reçus | 76 | - | - | - |
(1) il s’agit essentiellement d’opérations réalisées avec le fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts. (2) il s’agit presque exclusivement d’opérations réalisées avec La Poste. | ||||
Le Groupe a retenu comme parties liées au sens de la norme IAS 24 les membres du Directoire et du Comité de développement.
Les membres du Directoire ne sont pas liés par un contrat de travail avec La Banque Postale. Hormis Stéphane Dedeyan, qui perçoit une rémunération au titre de son mandat de Directeur général de CNP Assurances, ils ne perçoivent aucune autre rémunération que celle versée au titre de leur mandat social, ni de rémunération pour les mandats exercés dans les filiales du groupe La Banque Postale.
Une rémunération a été versée à Philippe Heim et à Marion Rouso par La Poste en raison de l’existence d’un contrat de travail rendu nécessaire par le modèle postal de banque qui confie à Philippe Heim la Direction des services financiers de La Poste (Centres financiers) et à Marion Rouso le titre de Directrice Générale Adjointe de la Branche Grand Public et Numérique de La Poste.
La rémunération des membres du Directoire est composée d’une rémunération fixe annuelle qui peut être majorée d’une part variable annuelle plafonnée, hors celle du Président du Directoire, qui est intégralement fixe.
La rémunération brute totale versée aux membres du Directoire s’élève à 1,445 million d’euros au 31 décembre 2022 et 1,958 million d’euros au 31 décembre 2021.
La rémunération versée aux membres du comité de développement, hors rémunération versée aux membres du Directoire et hors indemnités avantages postérieurs à l’emploi versés par La Poste et par CNP, est détaillée ci-dessous :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Rémunérations et avantages en nature | 14,63 | 9,38 |
Avantages postérieurs à l’emploi | 0,96 | 1,15 |
Total | 15,59 | 10,53 |
(montants hors taxes, en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Montant | % | Montant | % | |
Mazars | KPMG | |||
Commissariat aux comptes, examen des comptes individuels et consolidés | 4,58 | 95 % | 4,92 | 92 % |
Société mère | 0,52 | 11 % | 0,68 | 13 % |
Filiales | 4,07 | 84 % | 4,24 | 80 % |
Services autres que la certification des comptes | 0,24 | 5 % | 0,40 | 8 % |
Société mère | - | 0 % | 0,18 | 3 % |
Filiales | 0,24 | 5 % | 0,23 | 4 % |
Total | 4,83 | 100 % | 5,32 | 100 % |
Sociétés | Siège social : Ville/Pays | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Méthode (1) | % Contrôle | % Intérêt | Méthode | % Contrôle | % Intérêt | ||
La Banque Postale | Paris – France | MERE | 100,00 | 100,00 | MERE | 100,00 | 100,00 |
Bancassurance France | |||||||
AEP3 SCI | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
AEP4 SCI | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Arial CNP Assurances | Mons-en-Baroeul – France | MEE | 40,00 | 40,00 | MEE | 40,00 | 31,58 |
Assurbail Patrimoine | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Assurimmeuble | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Assuristance (2) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | MEE | 66,00 | 52,11 |
CIMO | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Assur Trésorerie Plus | Paris – France | IG | 99,09 | 99,09 | IG | 98,12 | 77,46 |
CNP Assurances (3) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 82,12 | 78,95 |
CNP Caution | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Immobilier | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP OSTRUM ISR OBLI 12 MOIS | Paris – France | IG | 98,98 | 98,98 | IG | 98,59 | 77,84 |
CNP Retraite (4) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | NI | - | - |
Coentreprise de Transport d’Electricité (5) | Paris – France | JV | 20,00 | 20,00 | JV | 20,00 | 15,79 |
EasyBourse | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
Écureuil Profil 90 | Paris – France | IG | 56,22 | 56,22 | IG | 56,86 | 44,89 |
Écureuil Vie Développement | Paris – France | MEE | 49,00 | 49,00 | MEE | 49,00 | 38,69 |
Filassistance Internationa (2) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | MEE | 66,00 | 52,11 |
Holding d’Infrastructures Gazières | Paris – France | MEE | 52,97 | 52,97 | MEE | 53,00 | 41,84 |
Infra-Invest France | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Infra-Invest Holding | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Issy Cœur de Ville (ICV) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
La Banque Postale Assurance Santé | Issy-les-Moulineaux – France | IG | 51,00 | 51,00 | IG | 51,00 | 51,00 |
La Banque Postale Assurances IARD | Issy-les-Moulineaux – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
La Banque Postale Conseil en Assurances | Issy-les-Moulineaux – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
La Banque Postale Consumer Finance | Saint-Denis – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
La Banque Postale Prévoyance | Issy-les-Moulineaux – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
LBP Actifs Immo | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Ma French Bank | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
MFPrévoyance SA | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Montparvie V | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
OPCI AEP247 | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
OPCI AEW Imcom 1 | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
OPCI MTP Invest | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
OPCI Raspail | Paris – France | IG | 99,94 | 99,94 | IG | 100,00 | 78,95 |
Outlet Invest | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
SAS Alleray | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
SCI Lamartine (4) | Paris – France | IG | 85,00 | 85,00 | NI | - | - |
SCP Lamartine Euros (4) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | NI | - | - |
SCP Lamartine monitoring Holding (4) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | NI | - | - |
SICAC | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
SOFIAP | Paris – France | IG | 66,00 | 66,00 | IG | 66,00 | 66,00 |
Sogestop K | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Univers CNP 1 FCP | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Vivaccio ISR actions | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Bancassurance International | |||||||
Caixa Seguradora Especializada Em Saúde SA | São Paulo – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
Caixa Seguradora SA | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
Caixa Vida e Previdência | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 40,00 | IG | 100,00 | 31,58 |
CNP Asfalistiki | Nicosie – Chypre | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Assurances Compañia de Seguros | Buenos Aires – Argentine | IG | 76,47 | 76,47 | IG | 76,47 | 60,37 |
CNP Assurances Latam Holding Ltda | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Assurances Participações Ltda | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Capitalização SA | Brasilia – Brésil | IG | 51,00 | 26,39 | IG | 51,00 | 20,84 |
CNP Consórcio SA Administradora de Consórcios (6) | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 40,86 |
CNP Cyprialife | Nicosie – Chypre | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Cyprus Insurance Holdings | Nicosie – Chypre | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Cyprus Properties | Nicosie – Chypre | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Cyprus Tower Ltd | Nicosie – Chypre | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Europe Life | Dublin – Irlande | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Luxembourg | Luxembourg – Luxembourg | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Participações Securitarias Brasil Ltda | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
CNP Partners (7) | Madrid – Espagne | NI | - | - | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Praktoriaki | Athènes – Grèce | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP SA de Capitalización y Ahorro p/fines determinados | Buenos Aires – Argentine | IG | 65,38 | 50,00 | IG | 65,38 | 39,47 |
CNP Santander Insurance Europe Ltd | Dublin – Irlande | IG | 51,00 | 51,00 | IG | 51,00 | 40,26 |
CNP Santander Insurance Life Ltd | Dublin – Irlande | IG | 51,00 | 51,00 | IG | 51,00 | 40,26 |
CNP Santander Insurance Services Ireland Ltd | Dublin – Irlande | IG | 51,00 | 51,00 | IG | 51,00 | 40,26 |
CNP Seguros Holding Brasil SA | Brasilia – Brésil | IG | 51,75 | 51,75 | IG | 51,75 | 40,86 |
CNP Seguros Participações em Saúde Ltda (8) | Brasilia – Brésil | IG | 51,75 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
CNP UniCredit Vita | Milan – Italie | IG | 51,00 | 51,00 | IG | 57,50 | 45,40 |
CNP Vita Assicura | Milan – Italie | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 51,00 | 40,26 |
CNP Vita Assicurazione | Milan – Italie | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
CNP Zois | Athènes – Grèce | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Companhia de Seguros Previdencia Do Sul-Previsul | São Paulo – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
Credicoop Compañia de Seguros de Retiro SA (4) | Buenos Aires – Argentine | MEE | 29,82 | 29,82 | NI | - | - |
Fundo De Investimento Imobiliario Renda Corporativa Angico – FII | São Paulo – Brésil | IG | 100,00 | 48,81 | IG | 100,00 | 38,54 |
Holding XS 1 SA | Brasilia – Brésil | IG | 51,00 | 40,00 | IG | 51,00 | 31,58 |
Infra-Invest | Luxembourg – Luxembourg | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 78,95 |
Odonto Empresas Convênios Dentários Ltda | São Paulo – Brésil | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 40,86 |
OPCVM Caixa Seguradora SA | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
OPCVM Caixa Vida e Previdência | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 40,00 | IG | 100,00 | 31,58 |
OPCVM CNP Capitalizacao SA (9) | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 26,39 | IG | 100,00 | 20,84 |
OPCVM CNP Consórcio SA (10) | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 40,86 |
OPCVM Holding Caixa Seguros Holding SA | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
Provincia Seguros de Vida SA (4) | Buenos Aires – Argentine | MEE | 40,00 | 40,00 | NI | - | - |
Wiz Soluçoes e Corretagem de Seguros SA | Brasilia – Brésil | MEE | 25,00 | 12,94 | MEE | 25,00 | 10,22 |
XS2 Vida e Previdência SA | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 40,00 | IG | 100,00 | 31,58 |
XS5 Administradora de consorcios SA | Brasilia – Brésil | MEE | 50,01 | 25,00 | MEE | 50,01 | 19,74 |
Youse Tecnologia e Assistencia em Seguros Ltda (11) | Brasilia – Brésil | IG | 100,00 | 51,75 | IG | 100,00 | 40,86 |
Banque patrimoniale et gestion d’actifs | |||||||
AEW Europe SA (7) | Paris – France | NI | - | - | MEE | 40,00 | 40,00 |
La Banque Postale Asset Management | Paris – France | IG | 100,00 | 75,00 | IG | 100,00 | 70,00 |
La Banque Postale Asset Management Holding | Paris – France | IG | 75,00 | 75,00 | IG | 70,00 | 70,00 |
Louvre Banque Privée Immobilier Conseil (12) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
Louvre Banque Privée (13) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
Ostrum Asset Management (7) | Paris – France | NI | - | - | MEE | 45,00 | 31,50 |
Tocqueville Finance SA | Paris – France | IG | 100,00 | 75,00 | IG | 99,90 | 69,93 |
Banque de financement et d’investissement | |||||||
FCT Elise 2012 | Paris – France | IG | 95,00 | 95,00 | IG | 95,00 | 95,00 |
La Banque Postale Collectivités Locales | Paris – France | IG | 65,00 | 65,00 | IG | 65,00 | 65,00 |
La Banque Postale Leasing & Factoring | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
LBP Dutch Mortgage Portfolio 1 BV | Amsterdam – Pays-Bas | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
LBP Dutch Mortgage Portfolio 2 BV | Amsterdam – Pays-Bas | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
Hors pôles | |||||||
115 K (4) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | NI | - | - |
Multisecteurs | |||||||
La Banque Postale Home Loan SFH | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
SCI CRSF DOM (7) (14) | Paris – France | NI | - | - | IG | 99,94 | 99,94 |
SCI CRSF Métropole (14) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
SCI Tertiaire Saint Romain (14) | Paris – France | IG | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 |
(1) Méthode de consolidation : IG : Intégration Globale/MEE : Mise En Équivalence/JV : Juste Valeur par résultat/NI : Non Intégré. (2) Les augmentations des pourcentages d’intérêt et de contrôle d’Assuristance et Filassistance International impliquant un changement de méthode de consolidation sont liées au rachat des participations ne donnant pas le contrôle. (3) Au terme de l’Offre publique d’achat simplifiée visant les actions CNP Assurances lancée le 02 mai 2022, le taux d’intérêt du groupe La Banque Postale dans CNP Assurances est de 100 %, contre 78,95 % au 31 décembre 2021 (cf. Note 1.1 « Faits marquants de la période »). (4) Entités entrées dans le périmètre de consolidation en 2022. (5) Compte tenu de l’affectation de la Coentreprise de Transport d’Electricité (CTE) presque exclusivement en regard de contrats d’assurance participatifs, le Groupe a opté pour l’exemption de la mise en équivalence prévue au paragraphe 18 d’IAS 28. Les titres CTE sont comptabilisés à la juste valeur par résultat. (6) Caixa Consórcios SA Administradora de Consórcio s’appelle dorénavant CNP Consórcio SA Administradora de Consórcios. (7) Entités sorties du périmètre de consolidation en 2022. (8) Caixa Seguros Participações em Saúde Ltda s’appelle dorénavant CNP Seguros Participações em Saúde Ltda. (9) OPCVM Caixa Capitalização SA s’appelle dorénavant OPCVM CNP Capitalizacao SA. (10) OPCVM Caixa Consórcios s’appelle dorénavant OPCVM CNP Consórcio SA. (11) Caixa Seguros Assessoria e Consultoria Ltda s’appelle dorénavant Youse Tecnologia e Assistencia em Seguros Ltda. (12) La Banque Postale Immobilier Conseil s’appelle dorénavant Louvre Banque Privée Immobilier Conseil. (13) BPE s’appelle dorénavant Louvre Banque Privée. (14) SCI détenant les immeubles d’exploitation de La Banque Postale. | |||||||
Les sociétés listées ci-dessous sont exclues de la consolidation car elles sont considérées comme non significatives au regard de trois critères non cumulatifs correspondant à un pourcentage exprimé sur le bilan, sur le produit net bancaire et sur le résultat net, mais également en fonction de leurs trajectoires financières pluriannuelles.
Sociétés | Siège social : | Quote-part de capital en % |
|---|---|---|
5/7 Rue Scribe | Paris – France | 100,00 % |
23-25 Marignan SAS | Paris – France | 100,00 % |
36 MARBEUF SAS | Paris – France | 100,00 % |
83 Avenue Bosquet | Paris – France | 100,00 % |
201 Investments | Paris – France | 100,00 % |
Alpinvest Feeder (Euro) V C.V. | Amsterdam – Pays-Bas | 99,98 % |
270 Investments | Issy-les-Moulineaux – France | 100,00 % |
ARDIAN EXPANSION FUND V SKY CO-INVEST_PART A | Paris – France | 100,00 % |
Assurécureuil Pierre | Paris – France | 99,99 % |
Assurécureuil Pierre 2 | Paris – France | 100,00 % |
Assurécureuil Pierre 5 | Paris – France | 100,00 % |
Assurécureuil Pierre 7 | Paris – France | 99,99 % |
Auxiliaire de Transaction Immo | Paris – France | 100,00 % |
AVENIR SANTE | Paris – France | 100,00 % |
Axe France | Paris – France | 50,00 % |
Baudry Ponthieu | Paris – France | 99,91 % |
Bercy Crystal | Paris – France | 100,00 % |
CANOPEE | Paris – France | 99,97 % |
Cartera Pbtamsi | Madrid – Espagne | 100,00 % |
CBPE CAPITAL VIII SPECIAL INVESTORS | Londres – Royaume-Uni | 100,00 % |
Cicoge | Paris – France | 100,00 % |
CL (Mesa Geitonia) Properties Ltd | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
CL ARCHANGELOS ANAPTYXIS LTD | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
CL ARCHANGELOS PROPERTIES LTD | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
CNP INFRASTRUCTURES DURABLES | Paris – France | 100,00 % |
CNP LOANS INFRA COMPARTMENT CLI 123 SOLEIL | Pantin – France | 100,00 % |
CNP LOANS INFRA COMPARTMENT CLI N° 7 SIROCO | Pantin – France | 100,00 % |
CNP Private Equity for Personal Savings | Paris – France | 100,00 % |
CNP SHORT TERM INFLATION | Paris – France | 100,00 % |
CNP UC IMMO | Paris – France | 100,00 % |
CNP Vita SCARL | Milan – Italie | 100,00 % |
CŒUR MÉDITERRANÉE | Paris – France | 70,00 % |
Cottages du Bois aux Daims | Paris – France | 100,00 % |
CRE DEBT SICAV FPS – CRE SENIOR 16 Part A | Puteaux – France | 100,00 % |
DIWISE | Paris – France | 100,00 % |
Django | Paris – France | 100,00 % |
Domaine de Lancosme | Vendoeuvres – France | 80,00 % |
Domiserve | Montrouge – France | 100,00 % |
Écureuil Vie Investment | Issy-les-Moulineaux – France | 100,00 % |
EIG Energy Transition fund S.C.S.p. | Luxembourg – Luxembourg | 55,56 % |
EOLE RAMBOUILLET | Paris – France | 100,00 % |
Europe Properties Investments | Neuilly-sur-Seine – France | 100,00 % |
Ezyness | Paris – France | 100,00 % |
Farman | Paris – France | 50,00 % |
Farmoric | Puteaux – France | 100,00 % |
Filassistance Services | Paris – France | 100,00 % |
Filassistance solutions | Saint-Cloud – France | 100,00 % |
Foncière CNP | Paris – France | 100,00 % |
Foncière ELBP | Paris – France | 100,00 % |
FONCIÈRE HID | Paris – France | 100,00 % |
Forestière Cdc | Paris – France | 50,00 % |
FPIP | Paris – France | 100,00 % |
FSN CAPITAL IV (B) L.P. | Oslo – Norvège | 100,00 % |
GALAXIE 33 | Paris – France | 100,00 % |
GCK | Luxembourg – Luxembourg | 80,00 % |
Geosud | Rueil Malmaison – France | 98,00 % |
GF DE LA FORÊT DE NAN | Paris – France | 100,00 % |
Green Quartz | Paris – France | 99,99 % |
Green Rueil | Paris – France | 50,00 % |
GROUPEMENT DE PARTENARIATS ADMINISTRATIFS (G.P.A.) | Malakoff – France | 80,00 % |
Habimmo | Paris – France | 99,99 % |
Holdipierre | Paris – France | 100,00 % |
Immaucom | Paris – France | 80,00 % |
INFRA LOAN INVEST COMPARTMENT | Paris – France | 100,00 % |
INFRA-INVEST 2 | Luxembourg – Luxembourg | 100,00 % |
Infrastructure Partners (Morgan Stanley) | Paris – France | 64,94 % |
Ireland Property Investment Fund | Dublin – Irlande | 100,00 % |
ISSY ILOT 13 | Paris – France | 50,00 % |
Issy Vivaldi | Paris – France | 100,00 % |
Jasmin | Paris – France | 99,95 % |
Jesco | Paris – France | 55,00 % |
KissKissBankBank | Paris – France | 100,00 % |
KLEBER 46 HOLDING | Paris – France | 100,00 % |
Kureck | Paris – France | 100,00 % |
Laiki Brokers (Insurance & Consultancy Services) Ltd | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
Laiki Insurance Agencies Ltd | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
LBP AM Private Debt GP Lux | Luxembourg – Luxembourg | 100,00 % |
LBP International | Paris – France | 100,00 % |
LBP Protection | Paris – France | 100,00 % |
LBPAM EUROPEAN REAL ESTATE DEBT FUND 2 | Paris – France | 50,00 % |
LBPAM EUROPEAN REAL ESTATE DEBT FUND 3 | Paris – France | 69,10 % |
LBPAM FCT EUROPEAN DEBT FUNDS COMPARTIMENT MONTPARNASSE INFRASTRUCTURE DEBT | Paris – France | 100,00 % |
LBPAM FCT EUROPEAN DEBT FUNDS COMPARTIMENT MONTPARNASSE REAL ESTATE DEBT | Paris – France | 100,00 % |
LBPAM Infrastructure septembre 2030 Part | Paris – France | 100,00 % |
LBPAM PRIVATE DEBT SCS RAIF – LBPAM INFRASTRUCTURE DEBT CLIMATE IMPACT FUND | Paris – France | 75,34 % |
LCYL Dramas Properties Limited | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
LCYL KARPENISIOU PROPERTIES LIMITED | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
LCYL KITI PROPERTIES LIMITED | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
LCYL Properties Limited | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
Lesly | Paris – France | 100,00 % |
Lux Gare | Luxembourg – Luxembourg | 100,00 % |
Lyfe | Paris – France | 100,00 % |
MERIDIAM INFRA INVEST SLP | Paris – France | 94,98 % |
MERIDIAM INFRA-INVEST II | Paris – France | 100,00 % |
MONTAGU IV (SCOTS FEEDER) | Londres – Royaume-Uni | 100,00 % |
MONTPARNASSE DEBT FUND 2 – COMPARTIMENT INFRASTRUCTURE | Paris – France | 100,00 % |
MONTPARNASSE DEBT FUND 2 – COMPARTIMENT REAL ESTATE | Paris – France | 100,00 % |
MONTPARVIE IV | Issy-les-Moulineaux – France | 100,00 % |
MONTPER ENTERPRISES LIMITED | Nicosie – Chypre | 100,00 % |
NATIXIS FCT MONTPARNASSE DETTE PRIVEE COMPARTIMENT MONTPARNASSE PLACEMENT PRIVE | Paris – France | 100,00 % |
Naturim | Levallois-Perret – France | 100,00 % |
Neuilly Pilot | Paris – France | 100,00 % |
New Side | Paris – France | 100,00 % |
Ofelia | Paris – France | 66,66 % |
ONE COLOGNE | Paris – France | 100,00 % |
Open CNP | Issy-les-Moulineaux – France | 100,00 % |
OREA | Paris – France | 100,00 % |
Pantin Logistique | Paris – France | 100,00 % |
Paris 08 | Paris – France | 100,00 % |
Passage du Faidherbe | Paris – France | 100,00 % |
Pays-Bas Retail 2013 BV | Amsterdam – Pays-Bas | 100,00 % |
Pial 34 | Paris – France | 100,00 % |
Pierre et Labruyère | Paris – France | 100,00 % |
Pierre Quentin Bauchard | Paris – France | 99,99 % |
PURPLE PROTECTED ASSET COMPARTMENT PPA-S100 | Paris – France | 60,00 % |
Pyramides 1 | Paris – France | 100,00 % |
Residavout | Paris – France | 100,00 % |
Residential | Paris – France | 100,00 % |
RSS IMMO | Paris – France | 99,98 % |
Rue du Bac | Paris – France | 50,00 % |
SA Le Marquis | Paris – France | 60,00 % |
Saphirimmo | Paris – France | 100,00 % |
SAS 22 RUE DE LA BANQUE HOLDCO | Paris – France | 100,00 % |
SAS Le square Paris 8 propco | Paris – France | 100,00 % |
SAS PARIS-LONDRES | Paris – France | 100,00 % |
SAS Pyramides 2 | Paris – France | 100,00 % |
SAS Richelieu Vivienne | Paris – France | 50,00 % |
SCHRODER COMPARTMENT IALA | Pantin – France | 100,00 % |
SCI Assurécureuil Pierre 8 | Paris – France | 100,00 % |
SCI CRSF DOM | Paris – France | 100,00 % |
SCI de La CNP | Paris – France | 100,00 % |
SCI ÉLÉMENTS BERLIN OFFICE | Paris – France | 99,00 % |
SCI ÉLÉMENTS BERLIN RESIDENTIAL | Paris – France | 99,00 % |
SCI HOLDIHEALTH EUROPE | Paris – France | 100,00 % |
SCI Lauriston | Paris – France | 100,00 % |
SCI Les Chevrons | Paris – France | 51,51 % |
SCI MAX | Paris – France | 100,00 % |
SCP LAMARTINE UC | Paris – France | 99,90 % |
Secrets et Boetie | Paris – France | 100,00 % |
SILK HOLDING | Paris – France | 100,00 % |
Sogestop L | Paris – France | 100,00 % |
Sonne | Neuilly-sur-Seine – France | 99,95 % |
Suffren Ré | Paris – France | 99,97 % |
Taunus | Paris – France | 100,00 % |
Terre Neuve 4 Immo | Paris – France | 100,00 % |
THEEMIM | Paris – France | 100,00 % |
Transactis | Courbevoie – France | 50,00 % |
US Real Estate 270 SAS | Paris – France | 100,00 % |
US Real Estate EVJ SAS | Paris – France | 100,00 % |
Vendome Europe | La Défense – France | 50,00 % |
Victor Hugo 147 | Paris – France | 99,98 % |
Wagram 92 | Paris – France | 100,00 % |
Woodland Invest | Paris – France | 100,00 % |
Ybry Pont de Neuilly | Paris – France | 100,00 % |
Yellowalto | Puteaux – France | 100,00 % |
Youse Seguradora S. A | Brasília – Brésil | 100,00 % |
Cette note présente les informations relatives aux filiales et entités structurées dans le cadre de la mise en application de la norme IFRS 12.
Le périmètre de consolidation du groupe La Banque Postale comprend les sociétés sur lesquelles le Groupe dispose d’un pouvoir de contrôle, de contrôle conjoint ou d’une influence notable selon les dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28.
La détermination du périmètre de consolidation ainsi que les méthodes de consolidation du Groupe sont déclinées au sein de la note 2 « Principales règles d’évaluation et de présentation des comptes consolidés ».
Les restrictions statutaires, contractuelles ou règlementaires peuvent limiter la capacité du Groupe à accéder ou à transférer certains actifs librement depuis ou vers d’autres entités du Groupe ou de les utiliser et de régler des passifs du Groupe.
Le groupe La Banque Postale a également identifié les points suivants :
Les intérêts minoritaires ou participations ne donnant pas le contrôle correspondent à la part d’intérêt dans les filiales ou sous-groupes par intégration globale qui n’est pas attribuable directement ou indirectement au Groupe.
Les informations financières résumées représentent les données des filiales et sous-groupes prises à 100 %, y compris l’allocation du prix d’acquisition et avant l’élimination des opérations intragroupes.
Le tableau ci-après présente les informations relatives aux filiales et sous-groupes dont le montant de participations ne donnant pas le contrôle est significatif au regard des capitaux propres totaux du Groupe ou du palier des entités détenues :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Participations ne donnant pas le contrôle | Informations financières résumées des filiales | |||||||||
Pourcentage des droits de vote des détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle | Pourcentage d’intérêt des participations ne donnant pas le contrôle | Résultat net de la période attribué aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle | Montant dans les capitaux propres en fin d’exercice des participations ne donnant pas le contrôle | Dividendes versés aux détenteurs des participations ne donnant pas le contrôle | Total bilan | Capitaux propres | Produit Net Bancaire | Résultat net | ||
Groupe CNP Assurances | 0 % | 0 % | 275 | 6 168 | 328 | 453 092 | 20 806 | 3 221 | 1 371 | |
Autres entités | 15 | 79 | 36 | |||||||
Total | 290 | 6 247 | 365 | |||||||
Les entités structurées sont des entités qui ont été conçues de telle manière que les droits de vote ou droits similaires ne constituent pas le facteur déterminant pour établir qui contrôle l’entité ; c’est notamment le cas lorsque les activités pertinentes sont dirigées au moyen d’accords contractuels. Les entités structurées ont généralement un objectif précis et bien défini ou des activités bien circonscrites.
Les entités structurées consolidées incluent :
Au 31 décembre 2022, les partenariats significatifs comprennent deux entités : Arial CNP Assurances et Holding d’Infrastructures Gazières.
L’entité Arial CNP Assurances est contrôlée conjointement par le groupe CNP Assurances à hauteur de 40 % avec AG2R-La Mondiale. Cette coentreprise a pour objectif la conception, la commercialisation et la gestion de contrats d’épargne retraite supplémentaire collective et de contrats collectifs de protection sociale complémentaire santé et prévoyance. Ce partenariat est comptabilisé selon la méthode de la mise en équivalence.
L’entité Holding d’Infrastructures Gazières est contrôlée conjointement par le groupe CNP Assurances à hauteur de 53 % avec la Caisse des dépôts. Cette holding détient notamment une participation de 39 % dans GRTgaz, société spécialisée dans le transport de gaz naturel. Ce partenariat est comptabilisé selon la méthode de la mise en équivalence.
Les opérations de titrisation regroupent les Fonds Communs de Titrisation (FCT) et structures équivalentes qui émettent des instruments financiers pouvant être souscrits par des investisseurs qui portent des risques de crédit inhérents et qui peuvent être divisés en tranche. La titrisation est une technique financière par laquelle des créances traditionnellement illiquides et gardées par leurs détenteurs jusqu’à l’échéance sont transformées en titres négociables et liquides. Le but de cette opération est de :
Cette activité consiste à répondre à la demande des investisseurs dans le cadre :
Il s’agit d’un ensemble regroupant le reste des activités.
Les intérêts du Groupe dans une entité structurée non consolidée concernent les liens contractuels ou non qui l’exposent à un risque de rendements variables associés à la performance de cette entité structurée. Les intérêts peuvent être attestés notamment par la détention d’instruments de capitaux propres ou de titres de créances mais également par un financement, un crédit de trésorerie, un rehaussement de crédit, l’octroi de garanties ou de dérivés structurés.
Le tableau ci-dessous fournit une information en regroupant par activité, de façon cumulée, l’exhaustivité des entités dans lesquelles le Groupe a un intérêt sans restriction particulière :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 | ||
|---|---|---|---|
Titrisation | Fonds de placement | Autres | |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 6 810 | 99 920 | 423 |
Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 1 386 | - | 87 |
Actifs financiers au coût amorti | - | 203 | 3 211 |
Total des actifs reconnus vis-à-vis des entités structurées non consolidées | 8 197 | 100 123 | 3 720 |
Passifs financiers à la juste valeur par résultat | - | - | 351 |
Total des passifs reconnus vis-à-vis des entités structurées non consolidées | - | - | 351 |
Engagements de financement donnés | - | - | 866 |
Exposition maximale au risque de perte | 8 197 | 100 123 | 4 586 |
Exposition nette au risque de perte | 8 197 | 100 123 | 4 586 |
L’exposition maximale au risque de perte correspond au montant des intérêts enregistrés à l’actif du bilan et des engagements donnés minoré des provisions pour risques et charges enregistrées au passif, minoré des garanties reçues.
L’exposition maximale au risque de perte est le plus souvent limitée aux parts détenues dans les fonds, à l’exception des fonds dans lesquels La Banque Postale accorde une garantie de capital et de performance.
Sont définis comme entités structurées non consolidées sponsorisées les fonds qui sont structurés par une société de gestion contrôlée par le Groupe, notamment les fonds gérés par la filiale La Banque Postale Asset Management.
Une entité structurée est réputée sponsorisée par le Groupe dès lors que sa dénomination intègre le nom du Groupe ou d’une de ses filiales.
Les titres de participation non consolidés détenus entre 10 % et 49,99 % sont présentés ci-dessous.
(en millions d’euros) | Siège social : Ville – Pays | Quote-part de capital en % | Devise | Montant des capitaux propres du dernier exercice | Montant du résultat du dernier exercice | Date des derniers états financiers |
|---|---|---|---|---|---|---|
Banque de détail et gestion d’actifs | ||||||
COSMIAN TECH | Paris – France | 12,24 % | EUR | 0,20 | (0,89) | 31/12/2021 |
EPI Company SE | St-Jans-Molenbeek – Belgique | 4,76 % | EUR | NC | NC | NC |
Green Lantern | Paris – France | 16,46 % | EUR | 0,81 | (0,05) | 31/12/2021 |
Mandarine Gestion | Paris – France | 11,82 % | EUR | 49,27 | 13,71 | 31/12/2021 |
Paylib | La Garenne Colombes – France | 16,67 % | EUR | 3,45 | 0,31 | 31/12/2021 |
SG FGAS | Paris – France | 14,30 % | EUR | 1,03 | - | 31/12/2021 |
SOLFIZ | Nantes – France | 20,00 % | EUR | 0,23 | 0,03 | 30/09/2022 |
Assurance (1) | ||||||
Adagia Capital Europe – Sharp 1 S.L.P. | Paris – France | 10,91 % | EUR | NC | NC | NC |
AEAM Dutch Mortgage Fund 2 | La Haye – Pays-Bas | 24,86 % | EUR | NC | NC | NC |
Allianz Euro Core Infrastructure Debt Fund SCSP | Paris – France | 21,50 % | EUR | NC | NC | NC |
Allianz European Private Credit Fund II | Senningerberg – Luxembourg | 33,33 % | EUR | NC | NC | NC |
Alpinvest Secondaries Fund Lux Euro Master VI | Amsterdam – Pays-Bas | 19,66 % | EUR | NC | NC | NC |
Amundi LCL Senior Secured Midcap Loans | Paris – France | 18,35 % | EUR | NC | NC | NC |
Assureurs – Caisse des dépôts Relance Durable France – LBPAM | Paris – France | 10,00 % | EUR | NC | NC | NC |
Aviva Investors Alternatives FCP RAIF – Aviva Investors European Infrastructure Debt Strategy | Luxembourg – Luxembourg | 11,90 % | EUR | NC | NC | NC |
Aviva Investors European Secondary Infrastructure Credit | Paris – France | 15,56 % | EUR | NC | NC | NC |
Blue Like An Orange Sustainable Capital Latin America Fund I | Luxembourg – Luxembourg | 12,21 % | USD | NC | NC | NC |
BNP Paribas European SME Debt Fund | Paris – France | 15,00 % | EUR | NC | NC | NC |
BNP Paribas European SME Debt Fund 2 | Paris – France | 14,23 % | EUR | NC | NC | NC |
BNP Paribas Global Senior Corporate Loans | Paris – France | 36,41 % | EUR | NC | NC | NC |
BNP Paribas Novo 2018 | Paris – France | 15,15 % | EUR | NC | NC | NC |
CDC Capital III | Paris – France | 36,24 % | EUR | NC | NC | NC |
Certivia SICAV | Neuilly-sur-Seine – France | 13,33 % | EUR | 82,13 | (1,64) | 31/12/2022 (2) |
CIC Debt Fund 4 | Paris – France | 17,43 % | EUR | NC | NC | NC |
Clearsight Turnaround Fund II | St Peter Port Guernesey – Royaume-Uni | 15,63 % | EUR | NC | NC | NC |
Clearsight Turnaround Fund III | Pfäffikon – Suisse | 11,01 % | EUR | NC | NC | NC |
Clearsight Turnaround Fund IV | Pfäffikon – Suisse | 10,00 % | EUR | NC | NC | NC |
CM-CIC Debt Fund 3 | Paris – France | 12,22 % | EUR | NC | NC | NC |
Credicoop Afavydc | Buenos Aires – Argentine | 29,84 % | EUR | (15,72) | (0,01) | 31/12/2022 |
DBAG Fund VI Feeder GmbH & Co KG | Francfort-sur-le-Main – Allemagne | 26,56 % | EUR | NC | NC | NC |
Defense CB3 | Paris – France | 25,00 % | EUR | 97,07 | (9,36) | 31/12/2022 (2) |
Elaia DV4 Fund | Paris – France | 10,00 % | EUR | NC | NC | NC |
FCT Tikehau Novo 2020 | Paris – France | 14,98 % | EUR | NC | NC | NC |
Foncière Écureuil II | Paris – France | 21,77 % | EUR | 25,86 | (0,79) | 31/12/2022 (2) |
Fonds de Fonds Growth | Maison-Alfort – France | 20,00 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds de Fonds Obligations Relance France | Paris – France | 17,00 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds de Prêts Participatifs Relance | Saint-Denis – France | 12,65 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds NOV Impact Actions NC Assureurs – CDC Relance | Paris – France | 16,13 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds NOV Santé Actions NC Assureurs – CDC Relance Durable France | Paris – France | 10,13 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds NOV Santé Dette Non Cotée Assureurs | Paris – France | 17,27 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds NOV Tourisme Actions Non Cotées | Paris – France | 10,00 % | EUR | NC | NC | NC |
Fonds Obligations Relance France | Paris – France | 17,00 % | EUR | NC | NC | NC |
GF France Est | Paris – France | 28,97 % | EUR | 29,37 | 0,48 | 31/12/2021 |
Hemisphere Holding | Paris – France | 20,00 % | EUR | 46,38 | 3,18 | 31/12/2021 |
Infrastructure Finance SCS SIF – Compartment European Infra Senior 1 | Luxembourg – Luxembourg | 10,58 % | EUR | NC | NC | NC |
LAC I SLP | Maison-Alfort – France | 16,50 % | EUR | NC | NC | NC |
Latour Co-Invest Funecap | Paris – France | 10,40 % | EUR | NC | NC | NC |
Latour Co-Invest Hygee | Paris – France | 26,27 % | EUR | NC | NC | NC |
LBPAM FCT EUROPEAN DEBT FUNDS COMPARTIMENT INFRASTRUCTURE FCT 1 | Paris – France | 48,70 % | EUR | NC | NC | NC |
LBPAM Mid Cap Senior Debt | Paris – France | 33,33 % | EUR | NC | NC | NC |
LBPAM PRIVATE DEBT SCS RAIF – LBPAM EUROPEAN RESPONSIBLE INFRASTRUCTURE DEBT FUND | Paris – France | 46,66 % | EUR | NC | NC | NC |
Lyxor Dette Midcap | Paris La Défense – France | 24,15 % | EUR | NC | NC | NC |
Lyxor Dette Midcap II | Paris La Défense – France | 33,33 % | EUR | NC | NC | NC |
Meridiam Infrastructure | Luxembourg – Luxembourg | 18,42 % | EUR | 1 380,13 | 266,42 | 31/12/2021 |
MXVI | Lyon – France | 21,91 % | EUR | NC | NC | NC |
NN Dutch Residential Mortgage Fund | Paris – France | 10,17 % | EUR | NC | NC | NC |
Office CB 21 | Neuilly-sur-Seine – France | 25,00 % | EUR | 337,66 | 9,26 | 31/12/2021 |
OPC 1 | Paris – France | 19,67 % | EUR | 28,66 | 4,82 | 30/09/2022 |
OPC 2 | Paris – France | 42,15 % | EUR | 65,97 | 35,84 | 30/09/2022 |
Partech Growth | Paris – France | 14,40 % | EUR | NC | NC | NC |
PBW II Real Estate fund | Luxembourg – Luxembourg | 14,57 % | EUR | 1,03 | (0,05) | 30/09/2022 |
Polaris Private Equity IV | Copenhague – Danemark | 10,00 % | DKK | NC | NC | NC |
Purple Private Debt Scs Raif – Essential Infra Debt Fund | Paris – France | 25,21 % | EUR | NC | NC | NC |
Quadrille Technologies III | Paris – France | 11,11 % | EUR | NC | NC | NC |
SCPI Pierre Plus | Paris – France | 10,55 % | EUR | NC | NC | NC |
Senior European Loan fund 1 | Luxembourg – Luxembourg | 46,40 % | EUR | 13,91 | 0,19 | 30/09/2022 |
Senior European Loan fund 2 | Luxembourg – Luxembourg | 31,88 % | EUR | 259,43 | 2,90 | 30/09/2022 |
Senior European Loan fund 3 | Luxembourg – Luxembourg | 27,36 % | EUR | 192,29 | 1,45 | 30/09/2022 |
SGD Pharma Co-Invest S.L.P. | Paris – France | 23,81 % | EUR | NC | NC | NC |
Silverstone | Neuilly-sur-Seine – France | 19,61 % | EUR | 75,48 | (0,05) | 31/12/2022 (2) |
Societe du Centre Commercial de la Defense (SCCD) | Paris – France | 22,00 % | EUR | 80,87 | 57,46 | 31/12/2021 |
Sofinnova Crossover I S.L.P. | Paris – France | 17,99 % | EUR | NC | NC | NC |
Sofiproteol Dette Privee | Paris – France | 14,63 % | EUR | NC | NC | NC |
Sunlight | Neuilly-sur-Seine – France | 46,98 % | EUR | 165,66 | 0,16 | 31/12/2022 (2) |
Tikehau Impact Lending | Paris – France | 14,93 % | EUR | NC | NC | NC |
Tikehau NOVO 2018 | Paris – France | 14,16 % | EUR | NC | NC | NC |
Trilantic Capital Partners V (Europe) | New-York – États-Unis | 12,77 % | EUR | NC | NC | NC |
(1) Participations dont la valeur d’inventaire excède 1 % du capital de CNP Assurances. (2) Comptes provisoires. | ||||||
La Banque Postale
Société anonyme à Directoire
421 100 645 R.C.S. Paris
Exercice clos le 31 décembre 2022
À l'assemblée générale
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de La Banque Postale relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2022, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité des comptes.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2022 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.823-9 et R.823-7 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Le groupe La Banque Postale constitue des provisions pour couvrir les risques de pertes résultant de l'incapacité de ses clients à faire face à leurs engagements financiers. Conformément à la norme IFRS 9, le groupe La Banque Postale enregistre des provisions au titre des pertes de crédit attendues (« Expected Credit Loss » ou « ECL ») sur les encours sains (« bucket 1 »), dégradés (« bucket 2») ou en défaut (« bucket 3 »).
Les règles de dépréciation des pertes attendues imposent la constitution d’un premier statut de dépréciation matérialisant une perte attendue à 1 an dès l’origination d’un nouvel actif financier et d’un second statut matérialisant une perte attendue à maturité, en cas de dégradation significative du risque de crédit. Les dépréciations pour pertes attendues (sur encours en buckets 1 et 2) sont déterminées principalement sur la base de modèles développés par La Banque Postale intégrant différents paramètres (probabilité de défaillance ou « PD », perte en cas de défaillance ou « LGD », données prospectives ou « forward looking », etc…).
Par ailleurs, comme indiqué dans la note 3.1.3 de l’annexe aux comptes consolidés, le montant des encours en bucket 2 et les provisions afférentes ont été affectés par les mesures de surveillance spécifiques mises en place par La Banque Postale sur :
Les encours de crédits en défaut (bucket 3) font l’objet de dépréciations déterminées sur base individuelle ou statistique. Ces dépréciations sont évaluées par la direction en fonction des flux futurs recouvrables estimés tenant compte des garanties disponibles sur chacun des crédits concernés.
L‘évaluation des provisions requiert l’exercice du jugement pour la classification des expositions (bucket, 2 ou 3), pour la détermination des flux futurs recouvrables et de l’évaluation des provisions sectorielles, l’exercice du jugement étant d’autant plus complexe que les effets de la crise actuelle sont incertains.
Compte-tenu de l’importance du jugement dans la détermination de ces provisions et de la dégradation attendue du risque de crédit du fait du contexte inflationniste, nous avons considéré que l’estimation des pertes attendues sur les crédits à la clientèle au 31 décembre 2022 constituait un point clé de notre audit.
Au 31 décembre 2022, les encours bruts de prêts et créances sur la clientèle au coût amorti s’élèvent à 131,1 milliards d’euros et les provisions qui y sont associées totalisent 1,6 milliard d’euros comme indiqué dans les notes 4.7 et 4.19 de l’annexe aux comptes consolidés. Les principes suivis en matière de provisionnement du risque de crédit sont décrits dans les notes 2.6 « Règles de présentation et d’évaluation » de l’annexe aux comptes consolidés (au §. 2.6.1.2.5 « Dépréciation des actifs financiers »), 3.1 « Risque de crédit » et 3.2 « Exposition au risque de crédit ».
Provisionnement des encours de crédit en bucket 1 et 2
Nous avons constaté l’existence d’un dispositif de contrôle interne permettant une actualisation à une fréquence appropriée des notations des différents encours de crédits.
Sur les modèles de provisionnement :
Sur la base d’un échantillon de dossiers de crédit relatifs à des personnes morales classés en bucket 2 et figurant sur « la liste à surveiller », nous avons réalisé des analyses contradictoires des montants de provisions.
Nous avons réalisé des contrôles sur le dispositif informatique dans son ensemble mis en place par le Groupe La Banque Postale pour le traitement de ses opérations de crédits à la clientèle, en particulier des tests sur les contrôles généraux informatiques, les interfaces et les contrôles embarqués au titre des données spécifiques utiles au provisionnement du risque de crédit.
Provisionnement des encours de crédit en bucket 3
Dans le cadre de nos procédures d’audit, nous avons, d’une manière générale, examiné le dispositif de contrôle relatif au recensement des expositions, au suivi des risques de crédit et de contrepartie, à l’appréciation des risques de non-recouvrement et à la détermination des dépréciations et provisions afférentes sur base individuelle et collective.
Nos travaux ont également consisté à apprécier la qualité du dispositif de suivi des contreparties sensibles, douteuses et contentieuses, du processus de revue de crédit et du dispositif de valorisation des garanties.
Par ailleurs, sur la base d’un échantillon de dossiers de crédit concernant des personnes morales, nous avons réalisé des analyses contradictoires des montants de provisions.
Nous avons enfin apprécié la pertinence de l’information donnée dans les notes aux états financiers.
Les entités contrôlées par La Banque Postale qui exercent une activité d’assurance comptabilisent, au passif de leur bilan, des provisions techniques représentatives de leurs engagements à l’égard des assurés. Au 31 décembre 2022, les provisions techniques d’assurance, nettes de réassurance, s’établissent à 361,2 milliards d'euros.
Parmi celles-ci figure une provision pour risques croissants, qui est constituée pour couvrir les écarts temporels existant entre la période de mise en jeu de la garantie et son financement par les primes d’assurances. Cette provision est constituée de manière prospective, en comparant les engagements futurs de l'assureur et ceux de l'assuré. La réglementation ne précise pas l’ensemble des paramètres à retenir pour le calcul de cette provision.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de l’audit en raison de la sensibilité du calcul de la provision pour risques croissants dépendance et emprunteur au choix des hypothèses clés suivantes qui requièrent de la part de la direction un important degré de jugement :
Les règles et les méthodes comptables applicables aux modalités de provisionnement technique des entreprises d’assurance sont décrites dans les paragraphes « Intégration des activités d’assurance » et « Provisions techniques et mathématiques » de la note « 2.5.3 Règles de consolidation », et les données chiffrées sont détaillées dans la note « 4.18 Provisions techniques des entreprises d'assurance et comptabilité reflet » de l’annexe aux comptes consolidés.
Nous avons examiné les modalités de mise en œuvre de la méthodologie de détermination de la provision pour risques croissants. Nous avons notamment réalisé les travaux suivants avec l’aide de nos experts internes en risques et modèles :
La Banque Postale porte dans son bilan des actifs financiers enregistrés à la juste valeur (par résultat ou par capitaux propres) relevant du niveau 3 dans la hiérarchie de juste valeur pour un montant global de 25,1 Mds €, comme détaillé dans la note 9.2 de l’annexe aux comptes consolidés. L’essentiel de ces actifs est issu de CNP Assurances.
Les investissements classés en actifs à la juste valeur par capitaux propres sont évalués à la juste valeur à la clôture de l’exercice. La variation de juste valeur est inscrite directement dans les capitaux propres.
Les actifs financiers en juste valeur par résultat sont évalués à la juste valeur à la clôture de l’exercice. La variation de juste valeur est enregistrée directement dans le résultat.
Les variations de juste valeur sont enregistrées en tenant compte de la fiscalité latente et, s’agissant des actifs portés par CNP Assurances, des droits des assurés.
Le niveau 3 dans la hiérarchie de juste valeur au sens d’IFRS 13 regroupe l’ensemble des actifs dont la valorisation est fondée sur des données de marchés non observables. La juste valeur peut provenir de modèles de valorisation internes dérivés de modèles standards ou d’agents externes fournissant une valorisation sans référence à un marché actif.
Nous avons considéré la valorisation de ces actifs financiers classés en niveau 3 comme un point clé de l’audit eu égard au caractère significatif des encours et à la sensibilité de leur juste valeur aux choix et jugements de la direction, notamment en ce qui concerne le choix des méthodes d’évaluation et des hypothèses sous-jacentes.
Les règles et les méthodes comptables applicables aux portefeuilles d’actifs financiers de niveau 3 et les modalités de détermination de leur juste valeur sont décrites respectivement dans le paragraphe « 2.6.1.6 Détermination de la juste valeur ou valeur de marché » de la note « 2.6 Règles de présentation et d’évaluation » et dans la note « 9.2 Hiérarchie de la juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisée au bilan » de l’annexe aux comptes consolidés.
Nous avons réalisé les diligences suivantes :
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du directoire.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du président du directoire. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
En raison des limites techniques inhérentes au macro-balisage des comptes consolidés selon le format d’information électronique unique européen, il est possible que le contenu de certaines balises des notes annexes ne soit pas restitué de manière identique aux comptes consolidés joints au présent rapport.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de La Banque Postale par vos assemblées générales du 27 mai 2010 pour le cabinet KPMG S.A. et du 27 avril 2022 pour le cabinet Mazars.
Au 31 décembre 2022, le cabinet KPMG S.A. était dans la 13ème année de sa mission sans interruption et le cabinet Mazars dans la 1ère année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité des comptes de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le directoire.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au comité des comptes un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité des comptes figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité des comptes la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.822-10 à L.822-14 du Code de commerce et dans le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité des comptes des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les Commissaires aux comptes, | |||
Mazars | KPMG S.A. | ||
Courbevoie, le 16 mars 2023 | Paris-La Défense, le 16 mars 2023 | ||
Charles de Boisriou Associé | Jean-Claude Pauly Associé | Xavier de Coninck Associé | Pierre Planchon Associé |
(en milliers d’euros) | Notes | 31.12.2022 | 31.12.2021 | |
|---|---|---|---|---|
Actif | ||||
Caisse, banques centrales | 39 355 325 | 50 812 385 | ||
Effets publics et valeurs assimilées | 3.5 | 25 536 281 | 22 524 264 | |
Créances sur les établissements de crédit et assimilées | 3.1 | 20 114 824 | 20 228 464 | |
Opérations avec la clientèle | 3.3 | 109 875 516 | 100 325 906 | |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 3.5 | 26 526 162 | 25 827 461 | |
Actions et autres titres à revenu variable | 3.5 | 151 264 | 251 952 | |
Participations et autres titres détenus à long terme | 3.8 | 497 484 | 423 335 | |
Parts dans les entreprises liées | 3.8 | 10 962 007 | 7 923 366 | |
Immobilisations incorporelles | 3.9 | 673 064 | 645 257 | |
Immobilisations corporelles | 3.9 | 508 642 | 498 845 | |
Autres actifs | 3.10 | 3 178 952 | 1 894 028 | |
Comptes de régularisation | 3.10 | 1 719 213 | 1 341 200 | |
Total | 239 098 734 | 232 696 463 | ||
Passif | ||||
Dettes envers les établissements de crédit et assimilées | 3.2 | 52 629 595 | 48 712 164 | |
Opérations avec la clientèle | 3.4 | 148 683 350 | 152 005 889 | |
Dettes représentées par un titre | 3.7 | 21 714 168 | 14 131 713 | |
Autres passifs | 3.11 | 1 697 869 | 1 885 753 | |
Comptes de régularisation | 3.11 | 1 676 125 | 1 755 328 | |
Provisions | 3.12 | 434 631 | 753 525 | |
Dettes subordonnées | 3.14 | 4 006 205 | 4 255 448 | |
Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG) | 22 000 | 22 000 | ||
Capitaux propres sociaux (hors FRBG) | 3.16 | 8 234 792 | 9 174 644 | |
| 6 585 350 | 6 585 350 | ||
| 246 116 | 246 116 | ||
| 627 704 | 569 923 | ||
| ||||
| ||||
| 173 538 | 617 632 | ||
| 602 084 | 1 155 622 | ||
Total | 239 098 734 | 232 696 463 | ||
(en milliers d’euros) | Notes | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|
Intérêt et produits assimilés : | |||
| 4.1 | 1 901 795 | 1 199 462 |
| 4.1 | 1 540 208 | 1 396 876 |
| 4.1 | 674 642 | 607 737 |
| 4.1 | 219 017 | 225 167 |
Intérêt et charges assimilées : | |||
| 4.1 | (372 946) | (336 334) |
| 4.1 | (2 005 858) | (1 188 387) |
| 4.1 | (417 195) | (280 547) |
| 4.1 | (56 929) | (62 500) |
Revenu des titres a revenu variable | 4.2 | 1 384 766 | 1 020 664 |
Commissions (produits) | 4.3 | 2 646 932 | 2 636 910 |
Commissions (charges) | 4.3 | (261 217) | (250 210) |
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation | 4.4 | 571 370 | 3 838 |
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimiles | 4.5 | (456 204) | (14 727) |
Autres produits d’exploitation bancaire | 4.6 | 46 287 | 71 963 |
Autres charges d’exploitation bancaire | 4.6 | (92 280) | (111 740) |
Produit net bancaire | 5 322 389 | 4 918 173 | |
Charges générales d’exploitation : | |||
| 4.7 | (504 196) | (474 728) |
| 4.7 | (3 777 606) | (3 826 344) |
| 152 425 | 166 848 | |
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations | 4.10 | (221 159) | (177 059) |
Incorporelles et corporelles | |||
Résultat brut d’exploitation | 971 852 | 606 889 | |
Coût du risque | 4.11 | (219 380) | (140 681) |
Résultat d’exploitation | 752 471 | 466 208 | |
Gains ou pertes sur actifs immobilises | 4.12 | (149 653) | 684 549 |
Résultat courant avant impôt | 602 818 | 1 150 757 | |
Résultat exceptionnel | - | - | |
Impôts sur les bénéfices | 4.13 | (734) | 4 865 |
Dotations nettes au FRBG et aux provisions réglementées | - | - | |
Résultat net social | 602 084 | 1 155 622 | |
Résultat net social par action (en euros) | 7,50 | 14,39 | |
Résultat dilué par action (en euros) | 7,50 | 14,39 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Engagements de financement, de garantie et engagement sur titres donnés | ||
| ||
| 1 829 901 | 1 913 254 |
| 24 033 418 | 24 892 881 |
| ||
| 1 046 363 | 1 123 439 |
| 3 791 646 | 4 819 296 |
| ||
| 15 444 092 | 17 414 976 |
Engagements de financement, de garantie et engagements sur titres reçus | ||
| ||
| 14 783 054 | 17 185 354 |
| 1 736 817 | 399 841 |
| ||
| 36 264 938 | 32 593 144 |
| 7 174 368 | 6 751 137 |
| ||
| 165 333 | 193 931 |
Autres engagements donnes et reçus | ||
| 34 752 139 | 33 354 318 |
| 264 160 | 49 |
Les engagements hors-bilan relatifs aux opérations de change au comptant et à terme et de prêts/emprunts de devises sont décrits dans la note 3.17.
Les engagements hors-bilan relatifs aux opérations sur instruments financiers à terme sont décrits dans la note 2.20.
1) Engagement relatif au Crédit Logement : La Banque Postale s’est engagée à maintenir les fonds propres de base du Crédit Logement à hauteur de sa quote part au sein du capital de cette société, soit 6 %, afin que cette dernière respecte le ratio de solvabilité.
En outre, La Banque Postale, s’est engagée à reconstituer, le cas échéant, le fonds mutuel de garantie de Crédit Logement, qui garantit la défaillance des emprunteurs sur les prêts cautionnés par ce dernier. Le montant de cet engagement, qui correspond à la quote part des encours distribués par le réseau de La Poste, s’élève au 31 décembre 2022 à 168,2 millions d'euros.
2) Les engagements de financements reçus de la clientèle et les titres à livrer correspondent majoritairement à des opérations de mises en pensions post arrêté.
3) Les engagements de garantie reçus d’établissements de crédits sont constitués à hauteur de 36 140 millions d'euros de cautions reçues de Crédit Logement.
4) Autres engagements donnés : La Banque Postale donne des nantissements sur une partie de ses actifs financiers dans le cadre de la ligne de refinancement 3G auprès de la Banque de France pour 8 825 M€, auprès du Crédit logement pour 146,3 millions d'euros et sur une partie de ses encours de crédits immobiliers auprès de sa société de financement à l’habitat, LBP Home Loan SFH, pour 25 277 millions d'euros.
Les comptes sociaux sont établis conformément aux principes généraux applicables en France aux établissements de crédit.
Détenue à 100 %, La Banque Postale est consolidée dans les comptes de La Poste et fait partie de son périmètre d’intégration fiscale.
La Banque Postale établit par ailleurs des comptes consolidés en tant que société mère.
Aucun changement de méthode n’est intervenu cette année. Les règlements de l’Autorité Nationale de la Comptabilité entrés en vigueur en 2022 sont sans impacts sur les comptes.
S’agissant du bilan, du compte de résultat et du hors bilan, les données présentées pour l’exercice 2022 sont comparables à l’exercice précédent.
La Banque suit les règles et principes édictés par le règlement de l’Autorité des Normes Comptables n° 2014-07 du 26 novembre 2014, qui reprend en un seul texte l’ensemble de la réglementation comptable applicable aux établissements bancaires.
Conformément au règlement de l’ANC n° 2014-07, les actifs, passifs et engagements hors bilan libellés en devises sont convertis au cours de change au comptant en vigueur à la date d’arrêté.
Les gains et pertes de change résultant des opérations courantes conclues en devises sont enregistrés dans le compte de résultat.
Les opérations de couverture de change à terme sont comptabilisées en hors bilan. La position est inscrite à l’origine sur la base du cours comptant puis le report/déport (différence entre le cours à terme et le cours comptant) est constaté prorata temporis en résultat.
Les créances sur les établissements de crédit et la clientèle sont ventilées d’après leur durée initiale ou la nature des concours : créances à vue (comptes ordinaires et opérations au jour le jour) et créances à terme (prêts, opérations de pensions) pour les établissements de crédit ; créances commerciales, comptes ordinaires, crédits de trésorerie, à l’équipement, ou à l’habitat et autres concours à la clientèle. Ces créances intègrent les crédits consentis, les comptes ordinaires débiteurs, ainsi que les titres reçus en pension livrée et les valeurs reçues en pension.
Les garanties reçues sont enregistrées au hors bilan, réévaluées régulièrement et plafonnées à la valeur comptable du crédit.
Le risque de crédit (créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle, titres à revenus fixes, engagements par signature et instruments financiers) est traité conformément aux dispositions du règlement de l’ANC n° 2014-07.
Pour une contrepartie donnée, le risque de crédit se caractérise par l’existence d’une perte potentielle liée à une possibilité de défaillance de cette dernière par rapport aux engagements qu’elle a souscrit.
Le suivi des créances s’appuie sur un système expert qui selon la catégorie de clientèle (particuliers, personnes morales…) utilise des notations externes ou internes ou un mix des deux.
Ils sont enregistrés à l’actif à leur valeur de remboursement, avec comptabilisation d’une surcote/décote en cas d’origination/d’acquisition pour un montant différent. Les intérêts correspondants sont calculés selon la mécanique du TIE.
Le processus de déclassement en créances douteuses s’applique aux découverts non régularisés, aux crédits immobiliers, aux prêts à la consommation et aux prêts aux personnes morales.
Sont considérées comme douteuses les créances pour lesquelles l’établissement estime probable de ne pas percevoir tout ou partie des sommes dues au titre des engagements souscrits par la contrepartie.
Les créances présentant des perspectives de recouvrement fortement dégradées et pour lesquelles un passage en perte à terme est envisagé sont spécifiquement identifiées au sein des encours douteux comme des encours douteux compromis.
Le déclassement des découverts non régularisés concerne les comptes actifs et les comptes clos. Le déclassement des découverts non régularisés sur comptes actifs a pour effet de déclasser les encours sains en douteux non compromis. Il est effectué mensuellement et tient compte pour chaque dossier de la durée du découvert. La clôture du compte a pour effet de déclasser la créance en encours douteux compromis. Les créances de très faibles montants sont passées directement en pertes.
Le déclassement des crédits en douteux non compromis est effectué lorsqu’il existe une indication objective de l’existence d’un évènement survenu après la mise en place d’un prêt – ou d’un groupe de prêts, susceptible de générer une perte de valeur. Il peut s’agir des prêts présentant des échéances impayées, des encours faisant l’objet d’une procédure contentieuse ou lorsque la situation financière de la contrepartie est dégradée et se traduit par un risque de non recouvrement.
Un encours est déclassé en douteux au plus tard trois mois après la survenance d’un ou plusieurs impayés ou lorsqu’il s’agit de dossiers pour lesquels une demande de plan de surendettement a été effectuée auprès de la Banque de France même si ces dossiers ne présentent aucun incident de paiement.
L’identification en encours douteux compromis intervient obligatoirement à la déchéance du terme ou à la clôture des relations avec la contrepartie (dans le cas de créances à durée indéterminée). Par ailleurs le passage en douteux compromis est effectué systématiquement un an après le passage en statut douteux sauf si le passage en perte à terme n’est pas envisagé.
Par application du principe de contagion, la totalité des encours d’un même titulaire est déclassée en créance douteuse dès lors qu’une créance sur ce titulaire est déclassée dans le Groupe.
Les prêts immobiliers douteux peuvent être reclassés en encours sains lorsque les impayés sont régularisés et lorsque les paiements ont repris de manière régulière pour les montants correspondant aux échéances contractuelles depuis au moins 90 jours.
Les créances jugées définitivement irrécouvrables sont inscrites en pertes, les dépréciations correspondantes faisant l’objet d’une reprise.
Les créances restructurées sont des créances pour lesquelles l’entité a modifié les conditions financières d’origine du fait de difficultés financières de l’emprunteur.
Les restructurations sont définies selon deux principaux critères :
La décote constatée lors de la restructuration d’une créance est enregistrée en coût du risque et au bilan en diminution de l’encours correspondant. Elle correspond à la différence entre la valeur nominale de la créance avant la restructuration et la valeur actualisée au taux d’intérêt effectif d’origine des nouveaux flux futurs attendus. La décote est rapportée au compte de résultat dans la marge d’intérêt selon un mode actuariel sur la durée du prêt
La contrepartie restructurée sort du douteux après une période probatoire de 12 mois ; elle est ensuite déclassée en sensible pendant une durée minimum de 24 mois, avant un retour en sain si aucune nouvelle restructuration ni incident de paiement matériel n’a eu lieu.
S’agissant de la clientèle hors Retail, à la sortie du douteux, une période probatoire de 12 mois s’effectue à dire d’expert, au cas par cas, et sur la base d’une analyse bancaire. La proposition de reclassement en « sains sous surveillance » est faite par le Département de suivi client et validée par la direction des Risques.
À noter que les crédits restructurés revenus en expositions saines, sont soumis à une période probatoire de 2 ans avec un retour en douteux en cas d’impayé matériel durant cette période.
Le provisionnement spécifique sur les crédits immobiliers en défaut peut être statistique (sur la base de données historiques par catégories homogènes) ou individuel par contrepartie.
Les encours en défaut sont pondérés par le paramètre de la « meilleure estimation de la perte anticipée sur l’exposition en défaut » ajusté pour la comptabilité de certains éléments (comme l’effet d’un ralentissement économique). Ce paramètre est déterminé en fonction de la durée du défaut et du type de garantie.
Le montant de cette dépréciation est comptabilisé en « Coût du risque » au compte de résultat et la valeur de l’actif financier est réduite par la constitution d’une dépréciation.
Par application du principe de contagion, la totalité des encours d’un même titulaire est provisionnée dès lors qu’une créance sur ce titulaire est provisionnée dans le Groupe.
En cas de réappréciation de prêts immobiliers dépréciés, les provisions peuvent être reprises intégralement ou partiellement et les créances reclassées en encours sains lorsque la totalité des impayés est régularisée et lorsque les paiements ont repris de manière régulière pour les montants correspondant aux échéances contractuelles depuis au moins deux mois.
Sur ce périmètre, le provisionnement des encours en défaut est suivi mensuellement et est ajusté à dire d’expert le cas échéant. Une dépréciation est alors constatée par différence entre la valeur comptable et les flux attendus actualisés au taux d’intérêt effectif d’origine, déterminés en tenant compte de la situation financière du débiteur et de la valeur actuelle des garanties reçues. Le montant de cette dépréciation est comptabilisé en « Coût du risque » au compte de résultat et la valeur de l’actif financier est réduite par la constitution d’une dépréciation.
Par application du principe de contagion, la totalité des encours d’un même titulaire est provisionnée dès lors qu’une créance sur ce titulaire est provisionnée dans le Groupe.
La Banque Postale a adopté une approche prudente de l’appréciation du risque de crédit dès lors qu’il existe une perte potentielle liée à une possibilité de défaillance de la contrepartie. Ainsi, des provisions pour encours sensibles sont comptabilisées afin de couvrir les risques liés aux opérations de prêts que des évènements survenus ou en cours rendent probables, même si ces derniers ne sont pas individualisables.
Dans ce cadre, les prêts pour lesquels une dégradation significative de la qualité de crédit a été identifiée depuis leur date de première comptabilisation sont déclassés en sensibles et font l’objet d’une dépréciation à hauteur des pertes de crédit attendues sur la durée de vie résiduelle de l’instrument. Les pertes de crédit attendues sur la durée de vie résiduelle de l’instrument correspondent aux pertes totales encourues en cas de défaut, prenant en compte les différentes garanties, et pondérées par la probabilité de passage en défaut sur la durée de vie attendue de l’instrument.
La Banque Postale s’appuie sur un certain nombre d’indicateurs afin de détecter les éventuelles dégradations de la qualité de crédit d’une contrepartie, basés en règle générale sur des notations internes ou externes, ou bien sur des faits générateurs de risques (par exemple baisse du chiffre d’affaires, augmentation de l’utilisation des facilités de crédit).
Par ailleurs, il existe au sein de La Banque Postale une présomption (réfutable) de dégradation significative du risque de crédit en présence d’un impayé de plus de trente jours. Dans ce cadre, La Banque Postale SA a retenu l’arriéré de paiement supérieur à trente jours indiquant une difficulté financière (à l’exception donc des impayés techniques) comme « backstop (5) » de la mesure de la dégradation significative du risque de crédit et du déclassement en sensible.
De la même manière, l’inscription en « watch list » peut être un indicateur (réfutable par le comité Watch List) de dégradation significative du risque de crédit.
Un actif ayant subi une dégradation significative du risque de crédit peut sortir du sensible lorsque :
Le montant de cette dépréciation est comptabilisé en « Coût du risque » au compte de résultat et la valeur de l’actif financier est réduite par la constitution d’une dépréciation.
Le provisionnement des découverts non régularisés concerne les comptes actifs et les comptes clos. Il est effectué mensuellement et tient compte pour chaque dossier de la durée du découvert. Les créances de très faibles montants sont passées directement en pertes.
En ce qui concerne les comptes actifs, le provisionnement s’effectue selon la même méthodologie que celle appliquée aux crédits immobiliers.
La Banque examine la situation du débit non régularisé, même s’il s’inscrit dans les limites de découvert autorisé, dès lors qu’il s’agit d’une contrepartie considérée comme risquée et qu’il excède 30 jours consécutifs ou bien dès la survenance d’un incident de paiement. Des dépréciations sur ces comptes sont alors enregistrées et évoluent avec la situation du compte. Le principe de contagion s’applique aux autres concours d’une même catégorie. Au-delà d’un certain délai, la clôture du compte est prononcée.
Les intérêts sur créances douteuses sont enregistrés en produit net bancaire et intégralement dépréciés. Les dépréciations sont enregistrées dans le coût du risque.
Les engagements de financement ne figurent pas au bilan, et sont enregistrés en hors bilan. Ces engagements de financement font l’objet d’une provision au passif du bilan, dès lors qu’une dégradation significative de la qualité de crédit est identifiée, ou que la contrepartie est en défaut.
Les engagements de garantie sont évalués selon des probabilités d’exercice de ces garanties. Les provisions sont constituées au passif.
Ils sont portés à l’actif dans un compte représentatif de la créance ainsi générée. Les produits correspondants sont enregistrés en résultat de l’exercice prorata temporis.
Les titres pris en pension livrée puis cédés sont enregistrés au passif en dettes de titres. Ils sont dès lors valorisés à leur valeur de marché.
Les titres sont inscrits au bilan en fonction de leur nature :
En application des dispositions du règlement de l’ANC n° 2014-07, ces titres sont comptabilisés en fonction de leur portefeuille de destination correspondant à l’objet économique de leur détention : transaction, placement, investissement, titres de l’activité de portefeuille et titres de participation, autres titres détenus à long terme et parts dans les entreprises liées.
Pour chaque catégorie de portefeuille, ils sont soumis à des règles d’évaluation spécifiques décrites infra.
En cas de risque de crédit avéré, les titres à revenu fixe inscrits en portefeuille d’investissement sont identifiés comme douteux selon les mêmes critères que ceux applicables aux créances et engagements douteux.
Les titres de transaction comprennent, outre des valeurs mobilières, des bons du Trésor et des titres de créances négociables. Ils sont acquis ou vendus avec l’intention de les revendre ou de les racheter à court terme. Ils se négocient sur des marchés actifs.
Les titres de transaction sont comptabilisés à leur date d’acquisition pour leur prix d’acquisition frais exclus, et incluant le cas échéant les intérêts courus. À chaque arrêté, ils sont valorisés au prix de marché du jour le plus récent. Les écarts de réévaluation ainsi dégagés sont enregistrés en résultat.
Les gains ou pertes latents ou réalisés sont portés au compte de résultat dans la rubrique « Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation ».
Les coupons perçus sont comptabilisés en produits d’intérêt.
Les titres de transaction qui ne sont plus détenus avec l’intention de les revendre à court terme peuvent être transférés dans les catégories « Titres de placement » ou « Titres d’investissement » si :
Les titres ainsi transférés sont inscrits dans leur nouvelle catégorie à leur valeur de marché à la date du transfert.
Si les caractéristiques du marché sur lequel les titres de transaction ont été acquis évoluent de sorte que ce marché ne puisse plus être considéré comme actif, l’établissement détermine la valeur de réévaluation des titres concernés en utilisant des techniques de valorisation qui tiennent compte des nouvelles caractéristiques du marché.
Les titres de placement incluent les titres ne répondant pas aux conditions d’un classement dans les portefeuilles de transaction ou d’investissement.
Les titres de placement sont enregistrés à la date de leur acquisition pour leur prix d’acquisition frais exclus. Ils sont gérés selon la méthode du « premier entré, premier sorti » et évalués de la façon suivante, par ensembles homogènes de titres et sans compensation avec les plus-values constatées sur les autres catégories de titres :
Les gains sur opérations de microcouverture sont pris en compte pour le calcul des dépréciations.
Les éventuelles primes ou décotes font l’objet d’un étalement actuariel sur la durée de vie résiduelle du titre.
Les revenus des titres de placement sont comptabilisés au compte de résultat en « produits d’intérêt pour les titres à revenus fixes et en revenus des titres à revenus variables », les gains ou pertes réalisés ainsi que les dotations et reprises de provisions pour dépréciation sont portés au compte de résultat dans la rubrique « Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés ».
Les titres de placement peuvent être transférés dans la catégorie titres d’investissement si :
Les titres ainsi transférés sont inscrits dans leur nouvelle catégorie à leur prix d’acquisition et les dépréciations antérieurement constituées sont également transférées puis reprises sur la durée de vie résiduelle des titres concernés.
En l’absence de marché actif la valorisation comptable doit être déterminée par utilisation de techniques de valorisation. Ces techniques comprennent l’utilisation de transactions récentes dans un contexte de concurrence normale. Elles reposent sur les données issues du marché, des justes valeurs d’instruments identiques en substance, de modèles d’actualisation de flux ou de valorisation d’options et font appel à des méthodes de valorisation reconnues. L’objectif d’une technique de valorisation est d’établir quel aurait été le prix de l’instrument dans un marché normal. À titre d’exemple, la juste valeur des titres obligataires, des titres à revenu variable et des futures est déterminée en utilisant des prix cotés. L’utilisation de techniques de valorisation faisant référence à des données de marché concerne plus généralement les dérivés de gré à gré, les titres à intérêts précomptés (Billets de Trésorerie, Certificats de dépôts…), les dépôts-repo.
Ils sont composés de titres à revenu fixe acquis ou reclassés de la catégorie « Titres de placement » ou « Titres de transaction » avec l’intention manifeste de les détenir jusqu’à leur échéance. Ils sont enregistrés à la date de leur acquisition et pour leur prix d’acquisition, frais exclus.
Lors de l’arrêté comptable, les moins-values latentes pouvant existées entre la valeur comptable des titres et leur prix de marché ne font pas l’objet de dépréciations. En revanche, lorsqu’il est probable que l’établissement ne percevra pas tout ou partie de la valeur de remboursement à leur échéance, une dépréciation est constituée. La différence entre le prix d’acquisition et la valeur de remboursement des titres (surcote – décote) est amortie en mode actuariel.
Les intérêts de ces titres sont comptabilisés au compte de résultat en produits d’intérêt sur titres à revenus fixes.
Les dotations ou reprises de dépréciations sont comptabilisées au compte de résultat dans la rubrique « Coût du risque ».
En cas de cession de titres ou de transferts vers une autre catégorie, pour un montant significatif par rapport au montant total des autres titres d’investissement détenus, le classement dans cette catégorie n’est plus autorisé pour la période en cours et pendant les deux exercices suivants.
Tous les titres détenus et classés en « Titres d’investissement » sont alors reclassés dans la catégorie « Titres de placement ». Lorsque, dans les cas de situations exceptionnelles de marché nécessitant un changement de stratégie, des titres de transaction et de placement ont été transférés dans cette catégorie, les cessions réalisées avant l’échéance de ces titres d’investissement, si elles sont liées au fait qu’ils redeviennent négociables sur un marché actif, n’entraînent pas l’application de la règle, décrite précédemment, de reclassement des autres titres détenus.
Les titres de l’activité de portefeuille correspondent à des investissements réalisés de façon régulière avec pour objectif d’en retirer un gain en capital à moyen terme sans intention d’investir durablement dans le développement du fonds de commerce ni de participer activement à la gestion opérationnelle de l’entreprise émettrice. Ils sont comptabilisés au prix d’acquisition.
Une dépréciation est constatée pour couvrir la perte de valeur durable des titres due à la dégradation intrinsèque de la situation de la société.
Les revenus des titres de l’activité de portefeuille sont comptabilisés au compte de résultat au sein des revenus des titres à revenus variables.
Les gains ou pertes réalisés ainsi que les dotations et reprises de provisions pour dépréciation sont portés au compte de résultat dans la rubrique « Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés ».
Les titres de participation sont constitués des participations pour lesquelles La Banque Postale SA dispose d’une influence notable sur les organes d’administration des sociétés émettrices et des participations présentant un caractère stratégique pour le développement des activités de La Banque Postale SA. Cette influence est présumée lorsque le pourcentage d’intérêts de La Banque Postale SA est supérieur ou égal à 10 %.
Les Autres titres détenus à long terme sont des actions et valeurs assimilées que La Banque Postale SA entend détenir durablement pour en retirer à plus ou moins longue échéance une rentabilité satisfaisante, sans pour autant intervenir dans la gestion des entreprises dont les titres sont détenus, mais avec l’intention de favoriser le développement de relations professionnelles durables en créant un lien privilégie avec l’entreprise émettrice.
Les parts dans les entreprises liées sont constituées d’actions et autres titres à revenu variable détenus dans les entreprises liées pour lesquelles La Banque Postale SA dispose d’un contrôle exclusif, c’est-à-dire celles susceptibles d’être incluses par intégration globale dans les comptes du Groupe.
En date d’arrêté comptable, les titres détenus sont évalués à leur valeur d’utilité qui est estimée par référence à différents critères tels que l’actif net, les perspectives de rentabilité, l’actualisation des cash flows futurs. Des dépréciations sont constituées en cas de perte durable de la valeur d’usage de la société. Les dotations nettes de reprises ainsi que les plus ou moins-values de cession de ces titres sont comptabilisées dans la rubrique « Gains et pertes sur actifs immobilisés ».
Les dividendes sont enregistrés dès que leur paiement a fait l’objet d’une résolution d’Assemblée générale ou lors de leur encaissement lorsque la décision de l’Assemblée n’est pas connue. Ils sont enregistrés dans la rubrique « Revenus des titres à revenu variable ».
Dans le cadre des opérations de prêts/emprunts de titres, la propriété des titres est transférée à l’emprunteur sans contrepartie financière.
À la date de transfert de propriété des titres (généralement la date du contrat de prêt), l’établissement préteur ne fait plus figurer à son bilan les titres prêtés et inscrit une créance représentative de valeur comptable des titres prêtés. L’établissement emprunteur inscrit à l’actif les titres dans la catégorie des titres de transaction et au passif la dette de titres à l’égard du préteur au prix de marché du jour de l’emprunt.
En date d’arrêté comptable, l’établissement prêteur évalue la créance selon les règles applicables aux titres qui ont fait l’objet du prêt.
L’établissement emprunteur évalue la dette de titres au prix de marché des titres empruntés le plus récent et les titres inscrits à son actif selon les règles applicables aux titres de transaction.
La rémunération relative à un prêt ou à un emprunt de titres est comptabilisée prorata temporis.
Les titres empruntés sont présentés dans les états de synthèse en déduction de la dette représentative de la valeur des titres empruntés figurant au poste « Autres passifs ».
Le détail des montants comptabilisés à l’actif et au passif mais présentés compensés dans les états de synthèse est donné en annexes.
Les titres faisant l’objet d’une mise en pension sont maintenus à l’actif du bilan du Groupe dans leur poste d’origine. Ils viennent garantir le cessionnaire des sommes prêtées au groupe. Ainsi, en contrepartie des sommes encaissées, le groupe comptabilise une dette à l’égard du cessionnaire, représentative de l’obligation de restituer les dites sommes. Cette dette est présentée dans la rubrique Dettes envers la clientèle ou Dettes envers les établissements de crédit.
De manière symétrique, les titres reçus en pension ne sont pas inscrits au bilan du Groupe qui enregistre le droit à restituer des sommes délivrées par le Groupe dans la rubrique Prêts et créances sur la clientèle ou Prêts et créances sur les établissements de crédit.
Les intérêts correspondants à la dette ou à la créance sont enregistrés en compte de résultat prorata temporis.
Les immobilisations sont valorisées à leur coût d’acquisition éventuellement majoré, pour les immeubles, des premières dépenses d’installation et d’aménagement.
Dans le cadre de l’application des dispositions du règlement de l’ANC n° 2014-03, six composants ont été retenus pour les immeubles d’exploitation de la Banque : gros œuvre, toiture, menuiserie et travaux extérieurs, gros équipements, petits équipements et agencements, terrain.
Les amortissements sont calculés en mode linéaire sur la durée probable d’utilisation. Les immeubles sont ainsi amortis, selon leurs composants, sur des durées comprises entre 10 et 80 ans :
Les installations, aménagements et agencements sont généralement amortis sur 10 ans.
Les logiciels créés, lorsqu’ils remplissent les critères d’immobilisation, sont comptabilisés à leur coût de développement incluant les dépenses externes et les frais de personnel directement affectables au projet. Ils sont en règle générale amortis sur 3 à 5 ans, voire 7 ans pour les développements et projets les plus structurants dont l’utilisation est prévue sur cette durée.
Les charges suivantes figurent en immobilisations incorporelles :
Les frais de développement sont en règle générale amortis sur la durée d’utilisation estimée du projet ou au maximum pour 5 ans. Les frais d’augmentation de capital sont amortis selon un plan d’amortissement qui ne peut pas dépasser 5 ans.
Ces dettes comprennent les dépôts, les emprunts contractés ainsi que les titres donnés en pension livrée et les valeurs données en pension.
La Banque Postale est tenue de transférer une quote-part de l’épargne collectée au titre du Livret A, du Livret de développement durable et Solidaire (LDDS) et du Livret d’Épargne Populaire (LEP) qu’ils distribuent, à la Caisse des dépôts et consignations. Ce principe de centralisation obligatoire est prévu par l’article L 221-5 du Code monétaire et financier pour le Livret A et le LDDS et à l’article R 221-58 du même code pour le LEP.
Les encours ainsi centralisés sont déposés sur un fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts et consignations, prévu par l’article L 221-7 du Code monétaire et financier, et sont utilisés pour le financement du logement social et de la politique de la ville.
Les sommes reçues de la clientèle sur les dépôts règlementés sont comptabilisées à leur valeur nominale dans des comptes de dettes envers la clientèle dédiés aux comptes d’épargne à régime spécial.
Les sommes versées au fonds d’épargne sont comptabilisées à leur valeur nominale dans un compte de créance dédié parmi les créances sur les établissements de crédit.
Les comptes à régime spécial sont présentés au passif des états de synthèse sous déduction de la créance représentative de la quote-part du total des dépôts collectés centralisés au Fonds d’épargne. Le détail des dépôts collectés comptabilisés au passif ainsi que de la créance de centralisation comptabilisée à l’actif est présenté en annexes.
Les emprunts sont inscrits au passif pour leur valeur de remboursement. Les intérêts correspondants sont enregistrés en compte de résultat prorata temporis.
Les dettes représentées par un titre sont constituées des émissions de titres de créances négociables effectuées par La Banque Postale.
Les intérêts courus non échus attachés à ces titres sont portés dans un compte de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.
Les frais d’émission sont étalés de manière actuarielle sur la durée de vie des émissions correspondantes, de même que les primes d’émission et de remboursement.
Figurent sous cette rubrique :
Les CEL et PEL génèrent des engagements de deux ordres pour l’établissement distributeur :
Ces engagements aux conséquences potentiellement défavorables (Avis n° 2006-02 du Conseil National de la Comptabilité) pour la Banque font l’objet de provisions présentées au passif du bilan (au poste « Provisions ») et dont les variations sont enregistrées en produit net bancaire au sein de la marge d’intérêts.
Les provisions sont estimées sur la base de statistiques comportementales des clients, de données de marché pour chaque génération de plan afin de couvrir les charges futures liées aux conditions potentiellement défavorables de ces produits par rapport aux taux d’intérêt offerts à la clientèle des particuliers pour des produits similaires mais non réglementés en termes de rémunération. Elles ne sont relatives qu’aux seuls engagements liés aux comptes et plans d’épargne-logement existant à la date de calcul de la provision.
Les provisions sont calculées sur chaque génération de plans d’épargne-logement d’une part, sans compensation entre les engagements relatifs à des générations différentes de plans d’épargne-logement, et sur l’ensemble des comptes d’épargne-logement qui constitue une seule et même génération d’autre part.
Sur la phase d’épargne, les engagements provisionnables sont évalués par différence entre les encours d’épargne moyens attendus et les encours d’épargne minimum attendus, ces deux encours étant déterminés statistiquement en tenant compte des observations historiques des comportements effectifs des clients.
Sur la phase crédit, les engagements provisionnables incluent les encours de crédits déjà réalisés mais non encore échus à la date d’arrêté ainsi que les crédits futurs considérés comme statistiquement probables sur la base des encours au bilan à la date de calcul d’une part et des observations historiques des comportements effectifs des clients d’autre part.
Une provision est constituée dès lors que les résultats futurs prévisionnels actualisés sont négatifs pour une génération donnée.
Ces résultats sont mesurés par référence aux taux offerts à la clientèle particulière pour des instruments d’épargne et de financement équivalents, en cohérence avec la durée de vie estimée des encours et leur date de mise en place.
Ce poste regroupe les dettes dont le remboursement en cas de liquidation du débiteur n’est possible qu’après désintéressement des autres créanciers.
Les intérêts courus à verser sont portés dans un compte de dettes rattachées en contrepartie du résultat.
Ce fonds est destiné à faire face aux risques opérationnels et aux charges inhérentes aux activités bancaires et de gestion des actifs financiers et qui ne peuvent être couverts par ailleurs.
Les opérations portant sur des instruments financiers à terme de taux, de change ou d’actions sont enregistrées conformément aux dispositions du règlement de l’ANC n° 2014-07. Les engagements relatifs à ces opérations sont inscrits dans les comptes de hors bilan pour la valeur nominale des contrats.
La comptabilisation des résultats sur ces instruments est fonction de l’intention de gestion.
Les charges et les produits relatifs aux opérations de macrocouverture sont inscrits prorata temporis en compte de résultat. La contrepartie de cet enregistrement est inscrite dans les comptes de régularisation jusqu’à la date d’encaissement ou de décaissement des fonds.
Les soultes constatées lors de la résiliation d’instruments financiers de taux sont rapportées immédiatement au compte de résultat.
Les charges ou produits des instruments affectés dès l’origine à la couverture d’un élément ou d’un ensemble homogène sont enregistrés en résultat de manière symétrique aux produits ou charges de l’élément couvert.
Les soultes constatées lors de la résiliation d’instruments financiers de taux sont rapportées immédiatement au compte de résultat. Lorsque la résiliation fait suite à la cession de l’élément couvert, les soultes sont présentées de manière symétrique aux gains ou pertes réalisés lors de la cession.
Ces opérations sont évaluées par référence à leur valeur de marché à la date de clôture.
Concernant les opérations négociées de gré à gré correspondant à des positions ouvertes isolées, les résultats sont enregistrés au dénouement du contrat selon leur nature. Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées. Les pertes latentes éventuelles définies comme la différence entre la valeur de marché estimée et la valeur comptable font l’objet d’une provision.
Les gains ou pertes, latents ou réalisés sur les opérations effectuées sur un marché organisé, sont directement portés dans les résultats de l’exercice.
Le hors bilan retrace essentiellement les engagements de financement donnés (facilités de caisse, découverts, engagements de financement irrévocables) et les engagements de garantie reçus ou donnés n’ayant pas donné lieu à des mouvements de fonds.
Les autres engagements donnés correspondent principalement à la juste valeur des titres nantis au profit de la Banque Centrale Européenne dans le cadre de l’engagement de financement reçu de cette dernière ou du nantissement des crédits au profit de la société de financement à l’habitat du groupe La Banque Postale (La Banque Postale Home Loan SFH).
Les engagements sociaux sont, pour la plupart d’entre eux, couverts par des cotisations passées en charges.
S’agissant des droits des salariés à l’indemnité de départ en retraite, non couverts par des contrats d’assurance, ils sont calculés en application de la Recommandation ANC n° 2013-02 du 7 novembre 2013 et modifiée le 5 novembre 2021. Ces derniers sont provisionnés selon une méthode actuarielle prenant en compte l’âge et l’ancienneté du personnel, les probabilités de mortalité et de maintien dans le Groupe jusqu’à l’âge de départ à la retraite et l’évolution estimée des rémunérations.
Le régime de retraite de La Banque Postale est à prestations définies, plafonné en montant et avec l’octroi de la prestation conditionné par l’ancienneté et sous condition de présence en date de passage à la retraite. Depuis le 1er janvier 2021, les droits sont comptabilisés à partir de nouvelle méthode introduite dans la Recommandation ANC n° 2013-02 modifiée (méthode b dans le texte), c’est-à-dire de la date à partir de laquelle chaque année de service compte pour l’acquisition des droits à prestation avant la date de départ en retraite (la première année du nombre d’années plafonnées par le régime avant le départ en retraite du salarié).
Le régime de retraite du personnel contractuel se caractérise par des versements à des organismes qui libèrent l’employeur de toute obligation ultérieure, l’organisme se chargeant de verser au salarié les montants qui lui sont dus. De ce fait, une fois les cotisations payées, aucun passif ou aucun engagement ne figure dans les comptes du Groupe. Les cotisations payées aux organismes sont comptabilisées en charges de période.
La loi de finances rectificative pour 2006 a mis en place, rétroactivement au 1er janvier 2006, une réforme du financement des retraites des fonctionnaires de l’État rattachés au groupe La Poste.
Dans le cadre du régime mis en place en 2006, le groupe acquitte une contribution employeur à caractère libératoire. Aucune provision n’est donc comptabilisée dans les comptes au titre des retraites des fonctionnaires.
La Banque Postale comptabilise en résultat les commissions en fonction des services rendus et du mode de comptabilisation des instruments financiers auquel ce service est attaché :
Le coût du risque de crédit comprend :
Seul l’impôt exigible est constaté dans les comptes sociaux. La charge d’impôt figurant au compte de résultat correspond à l’impôt sur les sociétés dû au titre de 2022.
Le taux normal de l’impôt est de 25 % auquel s’ajoute une contribution sociale sur les bénéfices de 3,3 %, soit un taux effectif d’imposition de 25,83 %.
La Banque Postale fait partie du périmètre d’intégration fiscale du Groupe La Poste. Compte tenu des termes de la convention, la charge d’impôt enregistrée dans les comptes de La Banque Postale est identique à celle qui le serait en l’absence d’intégration.
Comme annoncé le 28 octobre 2021, La Banque Postale a déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) l’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) visant les actions de CNP Assurances le 16 mars 2022.
L’OPAS a été jugée conforme par l’AMF le 26 avril 2022. Elle a été ouverte du 2 mai 2022 au 31 mai 2022 inclus, pour un prix de 20,90 euros par action (dividende de 1 euro détaché) faisant ressortir une prime de 36 % sur le cours de Bourse avant l’annonce de l’opération. L’OPAS a été jugée favorable aux intérêts de CNP Assurances, de ses actionnaires et de ses salariés par le Conseil d’administration de CNP Assurances.
À l’issue de l’OPAS, les actionnaires minoritaires ne représentaient pas plus de 10 % du capital et des droits de vote de CNP Assurances, La Banque Postale a mis en œuvre une procédure de retrait obligatoire. Ainsi, au 31 décembre 2022, La Banque Postale est actionnaire de 100 % des titres de CNP Assurances.
La Banque Postale a émis le 5 décembre 2022 une dette obligataire subordonnée « Tier 2 » pour un montant de 500 millions d’euros, avec une maturité à mars 2034 portant intérêt à taux fixe de 5,5 % jusqu’au 5 mars 2029. Cette émission répond aux critères de classification en instruments de dettes en normes IFRS.
La Banque Postale a activé le 19 novembre 2022 son option de remboursement anticipé sur une dette obligataire de 750 millions d’euros émise en novembre 2015 avec un taux de 2,75 %.
La Banque Postale a émis le 13 septembre 2022 une émission Senior Non-Préféré pour un montant de 425 millions de livres sterling d’une maturité 6NC5, avec un spread final de Gilt + 260 bps et un coupon à taux fixe de 5,625 %. Il s’agit de la première émission de référence de La Banque Postale en devise étrangère.
En 2022, les conditions macroéconomiques dans lesquelles opère La Banque Postale ont fortement évolué par rapport à l’environnement connu au 31 décembre 2021. Ainsi, alors qu’il était envisagé une période de reprise économique soutenue pendant plusieurs années, en sortie de pandémie COVID-19 et accompagnée par des politiques publiques accommodantes et favorisant la transition écologique, l’ouverture d’un conflit armé en Europe entre l’Ukraine et la Russie au cours du premier trimestre 2022 a plongé à nouveau l’économie mondiale dans l’incertitude. Les mesures prises en matière de couverture du risque de crédit visent à refléter ce contexte.
Les informations présentées dans cette note reflètent cette évolution.
L’invasion du territoire ukrainien par les troupes russes le 24 février 2022 a entraîné des tensions sur les matières premières agricoles et énergétiques, ainsi qu’une brusque remontée de l’aversion au risque côté investisseurs et des interrogations sur la solidité de la croissance mondiale. Cette situation a exacerbé les tensions inflationnistes qui préexistaient en situation de sortie de crise pandémique avec un redémarrage général de l’économie, une transformation digitale de celle-ci, un surcroît d’épargne à investir et des chaînes d’approvisionnement en difficulté importante.
En réaction à ce contexte inflationniste, les principales banques centrales ont décidé de mesures de remontées de leurs taux directeurs plus ou moins fortes, en fonction des situations macroéconomiques et budgétaires locales.
Pour La Banque Postale, les impacts de la situation sont :
De manière synthétique, les impacts anticipés de cette détérioration du contexte macroéconomique pourraient être les suivants :
Comme l’ensemble des établissements de crédit, La Banque Postale fait face depuis le début de l’année 2020, aux conséquences économiques et opérationnelles liées à la survenance de la pandémie COVID-19.
Pour rappel, depuis mars 2020 et la requalification par l’Organisation Mondiale de la Santé de l’épidémie de COVID-19 en pandémie, la France a connu à la date de rédaction du présent document sept vagues épidémiques, s’accompagnant de mesures sanitaires renforcées décidées par le gouvernement français, avec notamment le confinement de la population, la fermeture des lieux recevant du public « non indispensables à la vie du pays » et l’annulation de toutes les activités culturelles et sportives. Ces mesures entraînant mécaniquement des conséquences significatives sur l’économie, La Banque Postale s’est mobilisée aux côtés des pouvoirs publics pour soutenir les difficultés conjoncturelles de ses clients qui en avaient le plus besoin tout au long de ces périodes.
De façon concrète, plusieurs mesures, articulées avec les dispositifs publics exceptionnels de soutien aux entreprises et aux particuliers, ont été mises en place, et sont encore en place au 31 décembre 2022 :
À la date de rédaction du présent document, l’épidémie semble désormais sous contrôle. De nouvelles vagues de contamination au virus COVID-19 et à ses variants sont observées mais avec un niveau de dangerosité significativement plus faible, en corrélation avec le niveau de couverture vaccinale, et ces vagues ne limitent plus dans les pays développés que partiellement le fonctionnement de l’économie.
L’Organisation Mondiale de la Santé reste toutefois très prudente quant à l’horizon de fin possible de la pandémie et un nouveau redémarrage de l’épidémie avec des variants dangereux viendrait accroître les incertitudes et potentielles difficultés de la clientèle de la banque évoquées au paragraphe consacré aux évolutions du contexte géopolitique et macroéconomique.
Au 31 décembre 2022, le coût du risque s’établit à 219 millions d’euros, sans sinistralité particulière constatée. Ce niveau reflète :
La classification et le provisionnement des expositions de La Banque Postale continuent au 31 décembre 2022 de reposer sur :
Au 31 décembre 2022, La Banque Postale a procédé à la mise à jour des scénarios macroéconomiques et des paramètres de risques associés utilisés dans le provisionnement statistique. Par ailleurs, l’incertitude liée à la crise (et ses conséquences macroéconomiques) sur l’évaluation du risque de crédit est appréhendée dans les comptes de La Banque Postale au travers de mesures de gestion adaptées à chaque grand segment de clientèle. Ces mesures ont été prises par la Direction des risques groupe, après réalisation d’une revue de l’ensemble de son portefeuille.
Au 31 décembre 2022, le coût du risque de crédit au titre de l’activité de Financement et d’Investissement Personnes Morales est la résultante des éléments suivants :
Sur ce dernier volet, La Banque Postale a fait le choix, après observation des effets de la crise, de conserver ou amplifier les mesures de provisionnement collectif mises en œuvre en fin d’année 2020 et d’élargir cette approche en 2021, puis en 2022. En synthèse, au 31 décembre 2022, les secteurs soumis à une mesure sectorielle sont donc :
Au 31 décembre 2022, il a été décidé d’apporter les ajustements suivants afin de refléter les impacts de la crise portant sur la clientèle des personnes physiques du portefeuille :
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Comptes ordinaires débiteurs | 78 886 | 165 381 |
Comptes et prêts au jour le jour | - | - |
Titres reçus en pension livrée | 421 216 | 336 830 |
Valeurs non imputées | 4 206 | 474 |
Créances douteuses | - | - |
Créances rattachées | - | 3 |
Total brut | 504 307 | 502 689 |
Dépréciations | - | - |
Créances sur les établissements de crédit à vue | 504 307 | 502 689 |
Comptes et prêts à terme (1) | 19 502 242 | 19 642 210 |
Titres reçus en pension livrée | - | - |
Prêts subordonnés (2) | 78 100 | 78 100 |
Créances douteuses | - | - |
Créances rattachées | 30 176 | 5 465 |
Total brut | 19 610 518 | 19 725 776 |
Dépréciations | - | - |
Créances sur les établissements de crédit à terme | 19 610 518 | 19 725 776 |
Créances sur les établissements de crédit et assimilées | 20 114 824 | 20 228 464 |
(1) dont prêts à des filiales du groupe La Banque Postale : 19 489 488 k€. (2) il s’agit de prêts subordonnés accordés à Crédit Logement afin de permettre à ce dernier de respecter ses engagements en matière de fonds propres prudentiels. | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Comptes ordinaires créditeurs (¹) | 1 456 031 | 1 373 242 |
Comptes et emprunts au jour le jour | ||
Valeurs données en pension au jour le jour | ||
Titres donnés en pension livrée | ||
Autres sommes dues | 64 | 1 913 |
Dettes rattachées | ||
Dettes envers les établissements de crédit à vue | 1 456 095 | 1 375 155 |
Comptes et emprunts à terme(2) | 28 174 454 | 26 819 817 |
Valeurs données en pension | ||
Titres donnés en pension livrée | 22 993 865 | 20 605 937 |
Dettes rattachées | 5 181 | (88 745) |
Dettes envers les établissements de crédit à terme | 51 173 500 | 47 337 009 |
Dettes envers les établissements de crédit et assimilées | 52 629 595 | 48 712 164 |
(1) dont avec les filiales du groupe La Banque Postale : 831 672 k€ au 31.12.2022 contre 504 483 k€ au 31.12.2021. (2) dont avec les filiales du groupe La Banque Postale : 19 982 763 k€ au 31.12.2022 contre 17 988 817 k€ au 31.12.2021 | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Créances commerciales | - | - |
Comptes ordinaires débiteurs (1) | 786 253 | 870 530 |
Prêts à la clientèle financière | 1 093 427 | 492 445 |
Autres concours à la clientèle : | 98 933 078 | 91 800 643 |
- dont Crédits de trésorerie (3) | 8 226 796 | 7 409 629 |
- dont Crédits à l’habitat (3) | 79 576 631 | 73 113 336 |
- dont Crédits à l’exportation | 17 616 | 18 922 |
- dont Autres crédits (3) | 11 112 035 | 11 258 755 |
- dont Opérations de crédit-bail et assimilés | - | - |
- dont Prêt à la clientèle financière | ||
Valeurs non imputées (2) | 51 014 | 69 974 |
Titres reçus en pension livrée | 9 887 826 | 7 812 778 |
Prêts subordonnés | 10 690 | 5 207 |
Opérations à la clientèle avant dépréciations | 110 762 289 | 101 051 577 |
Dépréciations relatives aux créances à la clientèle | ||
| (93 657) | (77 584) |
| (793 115) | (648 087) |
Opérations avec la clientèle | 109 875 516 | 100 325 906 |
Dont créances rattachées | 202 167 | 158 419 |
Dont créances douteuses brutes | 829 507 | 537 135 |
Dont créances douteuses compromises brutes | 404 846 | 398 747 |
Dont créances restructurées saines | 211 876 | 241 316 |
(1) Dont avec les filiales du groupe La Banque Postale : 53 526 k€ au 31.12.2022 contre 68 186 k€ au 31.12.2021 (2) Le poste représente essentiellement les créances relatives aux opérations sur mandats (3) La ventilation des encours au 31.12.2021 a été modifiée Les crédits à l’habitat comprennent 66,7 Md€ de crédits aux personnes physiques au 31.12.2022 contre 61,7 Md€ au 31.12.2021 | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Comptes à régime spécial à vue | 97 986 436 | 93 226 871 |
Comptes à régime spécial à terme | 25 236 323 | 26 925 552 |
Dettes rattachées | ||
Comptes d’épargne à régime spécial | 123 222 759 | 120 152 423 |
Créance de centralisation à l’actif | (64 732 426) | - 64 932 654 |
Compte à régime spécial net de centralisation auprès de la CDC | 58 490 333 | 55 219 769 |
Comptes ordinaires créditeurs (¹) | 81 458 043 | 84 849 985 |
Dettes rattachées | 16 948 | 6 509 |
Comptes ordinaires créditeurs de la clientèle | 81 474 991 | 84 856 494 |
Emprunts clientèle financière | 3 684 901 | 4 067 416 |
Comptes créditeurs à terme | 525 399 | |
Valeurs données en pension | ||
Titres et valeurs donnés en pension livrée | 4 066 788 | 7 584 798 |
Autres sommes dues à la clientèle | 432 434 | 282 963 |
Dettes rattachées | 8 504 | - 5 552 |
Autres dettes envers la clientèle | 8 718 026 | 11 929 626 |
Opérations avec la clientèle | 148 683 350 | 152 005 889 |
(1) Dont avec les filiales du groupe La Banque Postale : 152 762 k€ au 31.12.2022 contre 694 987 k€ au 31.12.2021 | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Titres de | |||||
Transaction (¹) | Placement | Investissement | Activité de portefeuille | Total | |
Effets publics et valeurs assimilées | |||||
Valeur de remboursement | 177 457 | 707 011 | 23 849 861 | - | 24 734 328 |
Primes/décotes résiduelles | - | 338 | 339 355 | - | 339 693 |
Créances rattachées | - | 1 259 | 549 084 | - | 550 342 |
Dépréciations | - | (1 167) | (86 916) | - | (88 083) |
Valeur nette comptable | 177 457 | 707 441 | 24 651 383 | - | 25 536 281 |
Dont titres prêtés | 3 065 965 | - | 3 065 965 | ||
Dont titres cotés | 18 195 | 707 430 | 24 651 383 | - | 25 377 008 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | |||||
Valeur de remboursement | 42 114 | 17 175 887 | 9 766 671 | - | 26 984 672 |
Primes/décotes résiduelles | - | (59 198) | 24 970 | - | (34 228) |
Créances rattachées | - | 80 542 | 13 382 | - | 93 924 |
Dépréciations | - | (518 206) | - | - | (518 206) |
Valeur nette comptable | 42 114 | 16 679 025 | 9 805 023 | - | 26 526 162 |
Dont titres prêtés | - | - | |||
Dont titres cotés | 22 147 | 15 584 516 | 9 805 023 | - | 25 411 686 |
Actions et autres titres à revenu variable | |||||
Valeur brute | - | 129 452 | - | 35 710 | 165 162 |
Créances rattachées | - | - | - | - | - |
Dépréciations | - | (13 898) | - | - | (13 898) |
Valeur nette comptable | - | 115 554 | - | 35 710 | 151 264 |
Dont titres prêtés | - | ||||
Dont titres cotés | 6 724 | 1 603 | 8 327 | ||
Total net par type de portefeuille | 219 570 | 17 502 020 | 34 456 406 | 35 710 | 52 213 707 |
(1) la valeur au bilan des titres de transaction correspond à leur valeur de marché. Le risque de contrepartie attaché aux titres à revenu fixe est détaillé en note 3.19.2 Dans un contexte exceptionnel de hausse excessivement rapide et de très forte ampleur des taux d’intérêts constatés depuis début décembre 2021 et une situation inflationniste majeure, La Banque Postale a procédé au reclassement d’un montant nominal de 3,3 Md€ de titres de placement vers des portefeuilles d’investissement. Un montant de 0,9 Md€ de dépréciation aurait été enregistré dans les comptes si ces titres avaient été maintenus en titres de placement. | |||||
(en milliers d’euros) | 31.12.2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Titres de | Activité de portefeuille | Total | |||
Transaction (1) | Placement | Investissement | |||
Effets publics et valeurs assimilées* | |||||
Valeur de remboursement | - | 4 955 320 | 16 349 415 | - | 21 304 735 |
Primes/décotes résiduelles | - | 520 235 | 595 612 | - | 1 115 846 |
Créances rattachées | - | 38 494 | 159 004 | - | 197 498 |
Dépréciations | - | (93 815) | - | - | (93 815) |
Valeur nette comptable | - | 5 420 233 | 17 104 031 | - | 22 524 264 |
dont titres prêtés | - | 457 943 | 763 628 | - | 1 221 571 |
dont titres cotés | 5 420 233 | 17 104 031 | - | 22 524 264 | |
Obligations et autres titres à revenu fixe | |||||
Valeur de remboursement | 1 442 181 | 15 604 832 | 8 581 000 | - | 25 628 013 |
Primes/décotes résiduelles | - | 150 040 | 29 285 | - | 179 325 |
Créances rattachées | - | 68 518 | 2 981 | - | 71 499 |
Dépréciations | - | (51 376) | - | - | (51 376) |
Valeur nette comptable | 1 442 181 | 15 772 013 | 8 613 266 | - | 25 827 460 |
dont titres prêtés | - | - | - | - | - |
dont titres cotés | 1 375 033 | 15 477 609 | 8 613 266 | - | 25 465 908 |
Actions et autres titres à revenu variable | |||||
Valeur brute | - | 218 848 | - | 47 289 | 266 137 |
Créances rattachées | - | - | - | - | - |
Dépréciations | - | (9 201) | - | (4 984) | (14 185) |
Valeur nette comptable | - | 209 647 | - | 42 305 | 251 952 |
dont titres prêtés | - | - | - | - | - |
dont titres cotés | - | 89 268 | - | 1 745 | 91 013 |
Total net par type de portefeuille | 1 442 181 | 21 401 893 | 25 717 297 | 42 305 | 48 603 676 |
(1) La valeur au bilan des titres de transaction correspond à leur valeur de marché | |||||
Au cours l’exercice 2021, aucun transfert de titres de placement vers des portefeuilles d’investissement n’a été effectué.
(en milliers d’euros) | Titres de placement | Titres d’investissement | Titres d’activité de portefeuille | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
31.12.2022 | 31.12.2021 | 31.12.2022 | 31.12.2021 | 31.12.2022 | 31.12.2021 | |
Effets publics et valeurs assimilées | ||||||
Valeur nette comptable (1) | 707 441 | 5 420 233 | 24 651 383 | 17 104 031 | ||
Valeur de marché | 658 796 | 5 538 903 | 20 659 646 | 17 868 804 | ||
Obligations et autres titres à revenu fixe | ||||||
Valeur nette comptable (1) | 16 679 025 | 15 772 013 | 9 805 023 | 8 613 266 | ||
Valeur de marché | 16 305 680 | 15 785 959 | 8 651 753 | 8 538 778 | ||
Actions et autres titres à revenu variable | ||||||
Valeur nette comptable | 115 554 | 209 647 | 35 710 | 42 305 | ||
Valeur de marché et/ou valeur d’utilité pour les TAP | 165 911 | 289 355 | 55 750 | 71 597 | ||
(1) Les dépréciations sont calculées en tenant compte des résultats latents afférents aux instruments financiers affectés, le cas échéant, en couverture des titres de placement. | ||||||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Bons de caisse | - | - |
Dettes rattachées | - | - |
Bons de caisse | - | - |
Titres du marché interbancaire | - | - |
Certificats de dépôts | 13 408 372 | 7 861 937 |
Bons à Moyen Terme Négociables et autres Titres de Créances Négociables émis | - | - |
Dettes rattachées | (11 257) | 860 |
Titres du marché interbancaire et titres de créances négociables | 13 397 115 | 7 862 797 |
Emprunts obligataires et assimilés | 6 193 117 | 4 826 712 |
Prime d’émissions | (39 289) | (21 082) |
Dettes rattachées | 39 581 | 22 326 |
Emprunts obligataires et assimilés | 6 193 408 | 4 827 957 |
Autres dettes représentées par un titre | 2 122 845 | 1 440 899 |
Dettes rattachées | 799 | 60 |
Autres dettes représentées par un titre | 2 123 644 | 1 440 960 |
Dettes représentées par un titre | 21 714 168 | 14 131 713 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur Comptable | Avances | Dépréciations | Valeur Nette des titres | Valeur Comptable | Avances | Dépréciations | Valeur Nette des titres | |
Parts Cotées | - | - | 5 654 601 | 5 654 601 | ||||
Parts non Cotées | 11 220 225 | (258 218) | 10 962 007 | 2 269 194 | (430) | 2 268 764 | ||
Parts dans les entreprises liées | 11 220 225 | - | (258 218) | 10 962 007 | 7 923 795 | - | (430) | 7 923 365 |
Titres Côtés | - | - | - | - | ||||
Titres non Cotées | 557 263 | (59 779) | 497 484 | 494 254 | (70 919) | 423 335 | ||
Participations et autres titres détenus à LT | 557 263 | - | (59 779) | 497 484 | 494 254 | - | (70 919) | 423 335 |
CNP Assurances a été retiré de la cote le 20 juin 2022. | ||||||||
(en milliers d’euros) | 01.01.2022 | Variation | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Montant Brut | Entrées | Transfert | Sorties | Montant Brut | Amortissements et dépréciations cumulés | Montant | Montant Brut | Amortissements et dépréciations cumulés | Montant Net | |
Terrains | - | - | - | - | - | - | - | - | ||
Constructions (1) | 375 743 | 375 743 | - | 375 743 | 375 743 | - | 375 743 | |||
Autres Immobilisations d’exploitation | 690 991 | 60 304 | (74 735) | 676 560 | (543 662) | 132 898 | 690 991 | (567 889) | 123 102 | |
Immobilisations corporelles | 1 066 735 | 60 304 | - | (74 735) | 1 052 304 | (543 662) | 508 642 | 1 066 735 | (567 889) | 498 845 |
Frais d’établissement | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
Concessions, licences, brevets | 380 488 | 17 559 | (2 080) | 395 967 | (353 335) | 42 632 | 380 488 | (326 413) | 54 075 | |
Autres immobilisations incorporelles | 1 506 987 | 180 902 | (15 545) | 1 672 344 | (1 041 912) | 630 431 | 1 506 987 | (915 805) | 591 182 | |
Immobilisations incorporelles | 1 887 475 | 198 461 | - | (17 625) | 2 068 311 | (1 395 247) | 673 064 | 1 887 475 | (1 242 218) | 645 257 |
Immobilisations corporelles et incorporelles | 2 954 209 | 258 765 | - | (92 360) | 3 120 614 | (1 938 909) | 1 181 706 | 2 954 209 | (1 810 107) | 1 144 102 |
(1) Ce poste est constitué des montants de participations dans les SCI CRSF et SCI Tertiaire Saint Romain conformément aux préconisations de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution 2007. | ||||||||||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Charges constatées d’avance | 30 096 | 37 059 |
Produits à recevoir sur dérivés | 231 281 | 337 723 |
Autres produits à recevoir | 537 665 | 532 220 |
Réévaluation des instruments dérivés et de change | 195 856 | (8) |
Comptes d’encaissement | 56 094 | 6 627 |
Autres comptes de régularisation | 668 220 | 427 578 |
Comptes de régularisation | 1 719 213 | 1 341 200 |
Instruments conditionnels achetés | 523 895 | 90 522 |
Gestion collective des Livrets de développement durable | - | - |
Dépôts de garantie versés (1) | 1 916 884 | 1 088 772 |
Comptes de règlement relatifs aux opérations sur titres | 820 | 2 262 |
Créances rattachées | 2 640 | 857 |
Autres actifs (2) | 736 755 | 728 812 |
Dépréciations | (2 042) | (17 197) |
Actifs divers | 3 178 952 | 1 894 028 |
Comptes de régularisation et actifs divers | 4 898 165 | 3 235 228 |
(1) Dont 25 000 k€ avec les filiales (2) Dont avec les filiales du groupe La Banque Postale : 66 552 k€ au 31.12.2022 contre 111 668 k€ au 31.12.2021 | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Produits constatés d’avance | 424 845 | 416 588 |
Charges à payer sur dérivés | 225 496 | 240 303 |
Réévaluation des instruments dérivés et de change | 341 | |
Autres comptes de régularisation (¹) | 1 025 784 | 1 098 096 |
Comptes de régularisation | 1 676 125 | 1 755 328 |
Instruments conditionnels vendus | 585 719 | 83 258 |
Dettes de titres | ||
Créditeurs divers(2) | 1 103 469 | 1 794 631 |
Comptes de règlement relatifs aux opérations sur titres | 6 939 | 6 216 |
Dettes rattachées | 1 743 | 1 648 |
Passifs divers | 1 697 869 | 1 885 753 |
Comptes de régularisation et passifs divers | 3 373 994 | 3 641 080 |
(1) Ce poste représente notamment les comptes de régularisation d’opérations de moyens de paiement des centres financiers (2) Dont avec les filiales du groupe La Banque Postale 375 818 k€ au 31.12.2022 contre 174 673 k€ au 31.12.2021 | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2021 | Dotations | Reprises de provisions utilisées | Reprises de provisions non utilisées | Autres variations | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions pour retraites et autres engagements sociaux | 34 958 | 4 600 | (4 000) | (5 985) | 29 573 | |
Provisions Épargne logement | 185 600 | - | (80 300) | 105 300 | ||
Autres provisions | 434 625 | 100 055 | (7 402) | (337 039) | 573 | 190 812 |
Provisions (hors risque de contrepartie) | 655 183 | 104 655 | (11 402) | (423 324) | 573 | 325 685 |
Engagements par signature | - | |||||
Provisions sur engagements de garantie | 51 362 | 3 577 | (24 623) | 30 316 | ||
Provisions sur engagements de financement | 46 981 | 66 321 | (34 638) | (34) | 78 630 | |
Provisions pour risques de contrepartie inscrites au passif | 98 343 | 69 898 | - | (59 261) | (34) | 108 946 |
Provisions | 753 526 | 174 553 | (11 402) | (482 585) | 539 | 434 631 |
Génération (en millions d’euros) | Encours | Crédits octroyés | Provision | Provision | Variation de provision |
|---|---|---|---|---|---|
+ de 10 ans | 11 915 | 21 | 125 | (104) | |
4 à 10 ans | 11 813 | 1 | 4 | (3) | |
- 4 ans | 972 | 2 | (2) | ||
Total PEL | 24 700 | 5 | 22 | 131 | (109) |
Total CEL | 4 326 | 27 | 83 | 55 | 28 |
Total général | 29 026 | 32 | 105 | 186 | (81) |
(en milliers d’euros) | Date | Date | Taux | Devise | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Dettes subordonnées remboursables | 19/11/2015 | 19/11/2027 | 2,750 % | EUR | 750 000 | |
Dettes subordonnées remboursables | 09/06/2016 | 09/06/2028 | 3,000 % | EUR | 500 000 | 500 000 |
Dettes subordonnées remboursables | 05/10/2016 | 05/10/2028 | 2,250 % | EUR | 100 000 | 100 000 |
Dettes subordonnées remboursables | 16/01/2017 | 09/06/2028 | 3,000 % | EUR | 150 000 | 150 000 |
Dettes subordonnées remboursables | 26/10/2020 | 26/01/2031 | 0,875 % | EUR | 500 000 | 500 000 |
Dettes subordonnées remboursables | 02/02/2021 | 02/08/2032 | 0,750 % | EUR | 500 000 | 500 000 |
Dettes subordonnées remboursables | 27/04/2021 | 02/08/2032 | 0,750 % | EUR | 250 000 | 250 000 |
Dettes subordonnées remboursables (1) | 05/12/2022 | 05/03/2034 | 5,50 % | EUR | 500 000 | |
Dettes subordonnées perpétuelles | 20/11/2019 | NA | 3,875 % | EUR | 750 000 | 750 000 |
Dettes subordonnées perpétuelles (2) | 29/09/2021 | NA | 3,000 % | EUR | 750 000 | 750 000 |
Intérêts et assimilés | 6 205 | 5 448 | ||||
Total | 4 006 205 | 4 255 448 | ||||
(1) La Banque Postale a émis le 5 décembre 2022 des obligations AT2 pour un montant total de 500 millions d’euros. (2) La Banque Postale avait émis le 29 septembre 2021 sa seconde obligation « Additional Tier 1 » pour un montant de 750 millions d’euros. | ||||||
(en milliers d’euros) | Int. Courus | < = 3 mois | 3 mois à 1 an | 1 à 5 ans | > 5 ans | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Actif | ||||||
Créances sur les établissements de crédit et assimilées | 30 176 | 2 346 644 | 3 947 605 | 8 601 002 | 5 189 397 | 20 114 824 |
Créances sur la clientèle | 203 496 | 8 712 265 | 11 825 199 | 28 207 716 | 60 926 840 | 109 875 516 |
Portefeuilles de titres (transaction, placement et investissement) | 217 183 | 217 696 | 3 489 168 | 16 664 079 | 31 474 317 | 52 062 443 |
Effets publics et valeurs assimilées | 138 305 | 87 127 | 1 572 589 | 1 924 361 | 21 813 899 | 25 536 281 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 78 878 | 130 569 | 1 916 579 | 14 739 718 | 9 660 418 | 26 526 162 |
Passif | ||||||
Dettes envers les établissements de crédit et assimilées | (31 916) | 30 678 353 | 1 980 634 | 9 721 271 | 10 281 253 | 52 629 595 |
Dettes envers la clientèle | 1 943 | 148 551 045 | 126 149 | 4 213 | - | 148 683 350 |
Dettes représentées par un titre | (10 166) | 10 448 857 | 3 207 425 | 3 179 602 | 4 888 450 | 21 714 168 |
Emprunts obligataires | 292 | 170 317 | 112 507 | 2 394 362 | 3 515 931 | 6 193 409 |
Titres du marché interbancaire et titres de créances négociables | (11 257) | 10 278 540 | 3 094 918 | 27 304 | 7 610 | 13 397 115 |
Autres dettes représentées par un titre | 799 | - | - | 757 936 | 1 364 909 | 2 123 644 |
Dettes subordonnées | 25 678 | (19 473) | - | 750 000 | 3 250 000 | 4 006 205 |
HORS BILAN | ||||||
Engagements de financement donnés | - | 15 056 990 | 3 880 823 | 5 119 420 | 1 806 085 | 25 863 319 |
Engagements de garantie donnés | - | 4 216 899 | 350 752 | 233 718 | 36 640 | 4 838 009 |
(en milliers d’euros) | Fonds pour risques bancaires généraux | Capital | Prime d’émission | Réserves légales | Autres réserves et report à nouveau | Résultat social | Capitaux propres sociaux | Total des capitaux propres sociaux |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Capitaux propres au 31 décembre 2020 | 22 000 | 6 585 350 | 246 115 | 260 442 | 1 496 577 | (409 951) | 8 178 532 | 8 200 532 |
Affectation du résultat 2020 | (409 951) | 409 951 | - | - | ||||
Distribution N au titre du résultat N-1 | (171 058) | (171 058) | (171 058) | |||||
Autres variations | 11 548 | 11 548 | 11 548 | |||||
Résultat 2021 | 1 155 622 | 1 155 622 | 1 155 622 | |||||
Capitaux propres au 31 décembre 2021 | 22 000 | 6 585 350 | 246 115 | 260 442 | 927 116 | 1 155 622 | 9 174 644 | 9 196 644 |
Affectation du résultat 2021 | 57 781 | 1 097 841 | (1 155 622) | - | - | |||
Distribution N au titre du résultat N-1 | (1 541 936) | (1 541 936) | (1 541 936) | |||||
Autres variations | - | - | ||||||
Résultat 2022 | 602 084 | 602 084 | 602 084 | |||||
Capitaux propres au 31 décembre 2022 | 22 000 | 6 585 350 | 246 115 | 318 223 | 483 021 | 602 084 | 8 234 792 | 8 256 792 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Opérations de change comptant : | ||
euros achetés non encore reçus | 355 885 | 648 |
devises achetées non encore reçues | 46 886 | 1 512 |
Opérations de prêts/emprunts : | ||
Opérations de change à terme : | ||
euros à recevoir contre devises à livrer | 1 254 819 | 890 573 |
devises à recevoir contre euros à livrer | 5 679 137 | 4 198 322 |
Report/déport non couru : | ||
à recevoir | 29 682 | 12 810 |
à payer | 6 389 | 2 023 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Opérations de gestion de positions | Opérations de macro |
| ||||
Notionnel | Juste valeur | Notionnel | Juste valeur | Notionnel | Juste valeur | |
Opérations fermes | 94 898 994 | 79 368 | 29 150 968 | 206 750 | 28 702 129 | (935 545) |
Marchés organisés | 4 309 888 | 10 349 | ||||
Contrats de taux | 4 309 888 | 10 349 | ||||
Autres contrats | ||||||
Marchés gré à gré | 90 589 106 | 69 019 | 29 150 968 | 206 750 | 28 702 129 | (935 545) |
Swaps de taux | 84 322 506 | 150 715 | 29 150 968 | 206 750 | 28 113 123 | (935 545) |
FRA | ||||||
Autres contrats | 6 266 600 | (81 696) | 589 006 | |||
Opérations conditionnelles | 42 888 810 | 13 763 | ||||
Marchés organisés | ||||||
Options de taux | ||||||
Autres options | ||||||
Marchés gré à gré | 42 888 810 | 13 763 | ||||
Caps, floors | 41 263 886 | (69 442) | ||||
Swaptions | 893 841 | 6 534 | ||||
Options de change | 332 845 | |||||
Dérivés de crédit | 321 568 | |||||
Autres options | 76 671 | 76 671 | ||||
En 2022, La Banque Postale a procédé, au sein des opérations de gestion de position, au reclassement de portefeuilles de dérivés de Position Ouverte Isolée vers la Gestion Spécialisée
Montant des notionnels reclassés :
Swaps de taux : 33,1 milliards d'euros ;
Swaptions – Achat : 0,3 milliards d'euros ;
Swaptions – Vente : 0,1 milliards d'euros ;
Cap Floor – Achat : 14,6 milliards d'euros ;
Cap Floor – Vente : 13,9 milliards d'euros.
(en milliers d’euros) | 31.12.2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Opérations de gestion de positions | Opérations de macro | Opérations de micro | ||||
Notionnel | Juste valeur | Notionnel | Juste valeur | Notionnel | Juste valeur | |
Opérations fermes | 63 966 757 | 239 477 | 27 848 028 | 116 315 | 20 878 193 | 296 205 |
Marchés organisés | 1 872 391 | 9 888 | ||||
Contrats de taux | 1 872 391 | 9 888 | ||||
Autres contrats | ||||||
Marchés gré à gré | 62 094 366 | 229 589 | 27 848 028 | 116 315 | 20 878 193 | 296 205 |
Swaps de taux | 57 053 676 | 166 424 | 27 848 028 | 116 315 | 20 778 649 | 295 869 |
FRA | ||||||
Autres contrats | 5 040 690 | 63 165 | 99 544 | 336 | ||
Opérations conditionnelles | 36 091 585 | 78 642 | ||||
Marchés organisés | ||||||
Options de taux | ||||||
Autres options | ||||||
Marchés gré à gré | 36 091 585 | 78 642 | ||||
Caps, floors | 34 530 405 | 190 | ||||
Swaptions | 700 000 | 926 | ||||
Options de change | 57 083 | |||||
Dérivés de crédit | 716 377 | (10 195) | ||||
Autres options | 87 721 | 87 721 | ||||
Il n’y a eu aucun transfert d’instruments financiers à terme d’une catégorie à l’autre.
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
< = 1an | 1 à 5 ans | > 5ans | Total | < = 1an | 1 à 5 ans | > 5ans | Total | |
Opérations fermes | 69 420 134 | 45 147 145 | 38 184 813 | 152 752 092 | 37 054 214 | 48 957 829 | 26 680 936 | 112 692 979 |
Contrats de taux | 3 659 888 | 650 000 | 4 309 888 | 1 872 391 | 1 872 391 | |||
Contrats d’indices | ||||||||
Swaps de taux | 60 072 123 | 43 841 697 | 37 672 777 | 141 586 597 | 31 246 942 | 47 843 969 | 26 589 442 | 105 680 353 |
FRA | ||||||||
Autres contrats | 5 688 123 | 655 448 | 512 036 | 6 855 607 | 3 934 881 | 1 113 860 | 91 494 | 5 140 235 |
Opérations conditionnelles | 6 550 950 | 23 140 416 | 13 197 446 | 42 888 812 | 7 078 193 | 22 334 710 | 6 678 684 | 36 091 587 |
Caps, floors | 5 889 264 | 22 320 348 | 13 054 275 | 41 263 887 | 6 744 638 | 21 224 805 | 6 560 963 | 34 530 406 |
Swaptions | 328 841 | 501 000 | 64 000 | 893 841 | 280 000 | 390 000 | 30 000 | 700 000 |
Options de change | 332 845 | 332 845 | 53 555 | 3 528 | 57 083 | |||
Dérivés de crédit | 319 068 | 2 500 | 321 568 | 716 377 | 716 377 | |||
Autres options | 76 671 | 76 671 | 87 721 | 87 721 | ||||
(en milliers d’euros) | Encours | Encours bruts douteux non compromis | Encours bruts douteux compromis | Brut 31.12.2022 | Brut 31.12.2021 |
|---|---|---|---|---|---|
Créances sur les établissements de crédit | 20 114 824 | - | - | 20 114 824 | 20 228 464 |
Créances sur la clientèle | 109 527 936 | 829 507 | 404 846 | 110 762 289 | 101 051 577 |
Obligations et autres titres à revenus fixes | 26 526 162 | 26 526 162 | 25 827 461 | ||
Effets publics | 25 624 363 | 25 624 363 | 22 618 079 | ||
Engagements de financement et de garantie donnés | 30 657 827 | 33 230 | 10 270 | 30 701 327 | 32 748 869 |
Total | 212 451 112 | 862 738 | 415 115 | 213 728 965 | 202 474 450 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2021 | Dotations | Reprises | Autres variations | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Créances sur les établissements de crédit et assimilées | - | - | - | - | - |
Créances sur la clientèle | 725 671 | 807 852 | (646 750) | 886 773 | |
Obligations et autres titres à revenu fixe | - | - | - | - | - |
Effets publics | - | - | - | - | - |
Actifs divers | 17 197 | 227 | (15 382) | 2 042 | |
Dépréciations inscrites en déduction des éléments d’actifs (1) | 742 868 | 808 079 | (662 132) | - | 888 815 |
Provisions sur engagement de financement et de garantie | 98 343 | 69 897 | (59 294) | 108 946 | |
Autres Provisions pour risque de contrepartie | - | - | - | - | - |
Provision pour risque de contrepartie, inscrites au passif | 98 343 | 69 897 | (59 294) | - | 108 946 |
Total dépréciations pour risques de contrepartie | 841 211 | 877 977 | (721 426) | - | 997 761 |
Encours bruts sains | 359 562 | 382 917 | (293 492) | 448 988 | |
Encours bruts douteux non compromis | 103 742 | 156 209 | (129 739) | 130 210 | |
Encours bruts douteux compromis | 279 565 | 269 596 | (239 545) | 309 617 | |
(1) Dépréciations pour risques de contrepartie, inscrites au passif. |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec les Établissements de crédit | 1 901 795 | 1 199 462 |
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec la clientèle | 1 540 208 | 1 396 876 |
Intérêts et produits assimilés sur obligations et autres titres à revenu fixe | 674 642 | 607 737 |
Intérêts et produits assimilés sur opérations relatives à des dettes subordonnées | - | - |
Autres intérêts et produits assimilés | 219 017 | 225 167 |
Intérêts et produits assimilés | 4 335 662 | 3 429 243 |
Intérêts et charges assimilés sur opérations avec les Établissements de crédit | (372 946) | (336 334) |
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec la clientèle | (2 005 858) | (1 188 387) |
Intérêts et charges assimilés sur obligations et autres titres à revenu fixe | (301 419) | (181 851) |
Intérêts et charges assimilés sur opérations relatives à des dettes subordonnées | (115 775) | (98 696) |
Autres intérêts et charges assimilés | (56 929) | (62 500) |
Intérêts et charges assimilées | (2 852 928) | (1 867 768) |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Revenus des actions et autres titres à revenu variable | 20 230 | 36 798 |
Revenus des titres de l’activité de portefeuille | 4 767 | 11 746 |
Revenus des participations | 1 359 769 | 972 121 |
Revenus des titres à revenu variable | 1 384 766 | 1 020 664 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Produits | Charges | |
Opérations de trésorerie et interbancaires | 61 831 | (12 345) | 85 399 | (7 048) |
Opérations avec la clientèle | 1 293 055 | (77 767) | 1 239 513 | (64 106) |
Opérations sur titres | - | (6 738) | - | (5 099) |
Opérations sur instruments financiers à terme | - | (488) | 6 | (366) |
Prestations de services financiers | 1 263 894 | (163 879) | 1 274 205 | (173 591) |
Opérations de change | - | - | - | - |
Autres commissions | 28 153 | - | 37 788 | - |
Commissions | 2 646 932 | (261 217) | 2 636 910 | (250 210) |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Résultat sur opérations sur titres de transaction | (5 139) | (5 885) |
Résultat sur opérations sur instruments de change | 213 320 | (90 747) |
Résultat sur opérations sur instruments financiers à terme | 363 190 | 100 470 |
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation | 571 370 | 3 838 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Résultat de cession des titres de placement | (33 061) | 237 548 |
Autres produits et charges sur titres de placement | - | - |
Dotations/reprises sur dépréciations des titres de placement et résultat sur opérations de couverture liées | (430 154) | (252 309) |
Gains ou pertes sur opérations sur titres de l’activité de placement | (463 214) | (14 761) |
Résultat de cession des titres de l’activité de portefeuille | - | - |
Dotations/reprises sur dépréciations des titres de l’activité de portefeuille | 7 011 | 34 |
Gains ou pertes sur opérations sur titres de l’activité de portefeuille | 7 011 | 34 |
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimiles | (456 204) | (14 727) |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 | ||
|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Produits | Charges | |
Charges refacturées, produits rétrocédés et transferts de charges | 31 416 | - | 21 855 | - |
Autres produits et charges divers d’exploitation | 7 572 | (78 568) | 42 384 | (65 054) |
Dotations/reprises aux provisions autres produits et charges d’exploitation | 7 299 | (13 712) | 7 723 | (46 687) |
Autres produits et charges d’exploitation bancaire | 46 287 | (92 280) | 71 963 | (111 740) |
Montant net des produits et charges d’exploitation bancaire | (45 993) | (39 778) | ||
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Salaires et traitements | (302 935) | (278 389) |
Retraites | (6 806) | (14 809) |
Charges sociales | (123 312) | (115 882) |
Intéressement et participation | (17 183) | (13 210) |
Impôts, taxes et versements assimilés sur rémunération | (39 850) | (36 606) |
Autres frais | (14 109) | (15 833) |
Frais de personnel | (504 196) | (474 728) |
Impôts et taxes | (41 327) | (29 249) |
Loyers, charges locatives | (140 203) | (141 821) |
Honoraires | (165 898) | (146 733) |
Autres charges d’exploitation | (3 430 180) | (3 508 541) |
Autres charges générales d’exploitation | (3 777 608) | (3 826 344) |
Charges générales d’exploitation | (4 281 804) | (4 301 073) |
La rémunération versée sur l’exercice 2022 aux membres du Directoire s’élève à 1 445 k€. | ||
À la date du 31 décembre 2022, aucun engagement de retraite complémentaire n’a été pris par La Banque Postale au profit des membres du Directoire.
Aucune autre opération n’a été conclue avec les membres du Directoire à des conditions qui ne soient pas courantes.
31.12.2022 | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Personnel fonctionnaire | 414 | 431 |
Personnel non fonctionnaire | 3 378 | 3 071 |
Total effectif (1) | 3 792 | 3 502 |
Cadre | 3 354 | 3 134 |
Non Cadre | 438 | 368 |
Total effectif (1) | 3 792 | 3 502 |
(1) Effectif en équivalent agent année fin de période. |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dotations aux amortissements des immobilisations d’exploitation | (217 519) | (284 953) |
Dont dotations aux amortissements des immobilisations d’exploitation corporelles | (49 952) | (50 950) |
Dont dotations aux amortissements des immobilisations d’exploitation incorporelles | (167 567) | (234 003) |
Reprises d’amortissements des immobilisations d’exploitation | - | - |
Dotations nettes aux amortissements | (217 519) | (284 953) |
Dotations aux dépréciations des immobilisations d’exploitation | (3 640) | (3 640) |
Reprises sur dépréciations des immobilisations d’exploitation | - | 111 534 |
Dotations nettes aux dépréciations | (3 640) | 107 894 |
Dotations nettes aux amortissements et dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles | (221 159) | (177 059) |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Dotations aux dépréciations et provisions pour | ||
Clientèle et établissements de crédit | (887 020) | (703 609) |
Engagements par signature (1) | - | - |
Titres | - | 6 218 |
Débiteurs divers | (1 243) | (3 544) |
Dotations aux dépréciations | (888 263) | (700 935) |
Reprises sur dépréciations et provisions pour | ||
Clientèle et établissements de crédit | 707 103 | 595 192 |
Engagements par signature (1) | - | - |
Titres | - | - |
Débiteurs Divers | 1 630 | 6 883 |
Reprises sur dépréciations | 708 733 | 602 075 |
Pertes et récupérations | ||
Pertes sur engagements par signature | - | - |
Pertes sur créances irrécouvrables couvertes par des dépréciations | (22 833) | (23 928) |
Pertes sur créances irrécouvrables non couvertes par dépréciations | (22 995) | (21 052) |
Récupération sur créances amorties | 5 977 | 3 159 |
Pertes et récupérations | (39 851) | (41 822) |
Coût du risque | (219 380) | (140 681) |
(1) Les mouvements de dépréciations liées à un risque de contrepartie sont détaillés en note 3.19.2 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Gains ou pertes sur cession des immobilisations corporelles | 65 | 24 |
Gains ou pertes sur cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles | 65 | 24 |
Gains ou pertes sur cession des titres d’investissement et autres titres détenus à long terme | 96 930 | 716 124 |
Dotations/reprises sur dépréciations | (246 648) | (31 599) |
Dont solde en bénéfice ou perte des opérations sur titres d’investissement et autres TDLT | (246 648) | (31 599) |
Gains ou pertes des opérations sur titres de participation et autres titres détenus à long terme | (149 718) | 684 525 |
Gains ou pertes sur actifs immobilises | (149 653) | 684 549 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Impôt sur les sociétés | (734) | 4 865 |
Charge d’impôt | (734) | 4 865 |
Déficits reportables | 809 340 | 338 519 |
Pour réaliser son activité, La Banque Postale a recours aux services de La Poste.
La Banque Postale a notamment recours :
Ces prestations sont refacturées par La Poste à la Banque Postale sur la base d’un prix, déterminé en fonction des coûts supportés par La Poste compte tenu du temps de réalisation de ces opérations. Ces coûts sont refacturés à l’euro/l’euro.
La charge relative à l’ensemble des prestations réalisées par La Poste pour les besoins de La Banque Postale s’élève à 2 725 millions d’euros au 31 décembre 2022.
L’ensemble des transactions effectuées par La Banque Postale avec des parties liées ont été conclues aux conditions normales de marché.
La Banque Postale n’exerce pas d’activité et n’a pas recensé d’implantations dans les territoires fiscalement non-coopératifs en application de l’article L. 511-45 du Code monétaire et financier et l’arrêté du ministre de l’économie du 6 octobre 2009.
Société/SIREN/Siège social | Valeur comptable des titres détenus | Observations | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Capital | Réserve | Quote- | Brute | Nette | Prêts et avances consentis par la société et non encore remboursés | Montant | Chiffre d’affaires | Résultat (bénéfice | Dividendes encaissés | Activité | |
SCI Terrtiaire Saint Romain | 64 002 | 7 567 | 100 % | 117 000 | 117 000 | 35 103 | 14 523 | 6 708 | 6 707 | Société de location de biens immobiliers | |
478 301 286 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
SCI CRSF MÉTROPOLE | 256 412 | 16 062 | 100 % | 256 412 | 256 412 | — | — | 43 314 | 10 896 | 10 897 | Société de location de biens immobiliers |
445 061 369 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
SCI CRSF DOM | 2 333 | 1 271 | 100 % | 2 332 | 2 332 | — | — | 593 | 162 | — | Société de location de biens immobiliers |
445 047 442 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
Louvre Banque Privée | 144 463 | 14 077 | 100 % | 238 624 | 238 624 | 3 570 506 | 30 692 | 137 515 | 37 132 | 35 875 | Banque |
384 282 968 | |||||||||||
62 rue du Louvre, | |||||||||||
LBP Home Loan SFH | 244 000 | 5 268 | 100 % | 244 004 | 244 004 | 25 000 | 25 276 658 | 4 810 | 473 | — | Société de conseil en services financiers |
522 047 570 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
Ma French Bank | 258 000 | (124 558) | 100 % | 452 369 | 191 151 | — | — | 8 752 | (69 811) | — | Banque |
828 624 759 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
Domiserve | 50 | 1 458 | 100 % | 15 000 | 15 000 | — | — | 903 | 573 | — | Chèque emploi service universel |
797 829 983 | |||||||||||
106 avenue Marx Dormoy | |||||||||||
La Banque Postale Leasing | 275 000 | (92 019) | 100 % | 275 000 | 275 000 | 8 072 371 | 2 601 034 | 82 197 | 22 135 | — | Société financière |
514 613 207 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
SOFIAP | 68 138 | 34 330 | 66 % | 43 034 | 43 034 | 2 245 720 | 150 000 | 20 898 | 3 064 | — | Société financière |
391 844 214 | |||||||||||
7 rue Pierre Levée | |||||||||||
Esyness | 16 060 | (5 193) | 100 % | 25 200 | 18 814 | — | — | 689 | (4 664) | — | Société de conseil en services financiers |
522 058 544 | |||||||||||
115, rue de Sèvres | |||||||||||
LBP Prévoyance | 5 202 | 257 913 | 100 % | 344 135 | 344 135 | — | 533 540 | 52 841 | 123 590 | Société d’assurance | |
419 901 269 | |||||||||||
30 Bd Gallieni, | |||||||||||
KissKiss BankBank | 24 605 | (7 303) | 100 % | 68 700 | 17 490 | 8 627 | — | 2 815 | (5 878) | — | Société de financement collaboratif |
512 211 004 | |||||||||||
34 rue de Paradis | |||||||||||
Transactis | 23 148 | 61 | 50 % | 23 474 | 23 474 | 26 | — | 147 867 | 280 | — | Activité de Services financiers – Holding |
479 874 257 | |||||||||||
Imm. le Delta - 1/3 bd des Bouvets - 92000 Nanterre | |||||||||||
LBP Consumer Finance | 2 200 | 773 113 | 100 % | 377 451 | 377 451 | 5 626 000 | — | 300 968 | 106 891 | 481 936 | Activité de distribution de crédits |
487 779 035 | |||||||||||
1 - 3 avenue François Mitterand | |||||||||||
LBP IARD | 146 952 | 41 896 | 100 % | 352 334 | 352 334 | — | — | 419 792 | 56 333 | 9 548 | Société d’assurance |
493 253 652 | |||||||||||
30 Bd Gallieni, | |||||||||||
CNP Assurance | 686 618 | 12 231 683 | 100 % | 8 710 888 | 8 710 888 | — | 1 657 329 | 1 191 373 | 585 329 | Société d’assurance | |
341 737 062 | |||||||||||
4, Place Raoul Dautry - | |||||||||||
EasyBourse | 7 000 | 825 | 100 % | 26 360 | 26 360 | 503 | — | 14 115 | 1 601 | — | Courtage de valeurs mobilières et de marchandises |
484 014 410 | |||||||||||
115 rue de Sevres, | |||||||||||
LBP Conseil en Assurances | 117 | 1 007 | 100 % | 5 336 | 5 336 | — | — | 21 782 | 13 259 | 13 259 | Activité des agents et courtiers d’assurance |
632 029 302 | |||||||||||
30 Bd Gallieni, | |||||||||||
LBP Asset Management Holding | 7 274 | 274 467 | 75 % | 119 289 | 119 289 | 16 652 | 32 191 | 79 026 | Activité des sociétés holding | ||
879 555 183 | |||||||||||
34 rue de la Fédération, | |||||||||||
(en euros) | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Situation financière | |||||
Capital social | 4 046 407 595 | 4 631 654 325 | 6 585 350 218 | 6 585 350 218 | 6 585 350 218 |
Nombre d’actions | 35 186 153 | 40 275 255 | 80 309 149 | 80 309 149 | 80 309 149 |
Résultat global | |||||
Chiffre d’affaires(1) | 6 909 831 901 | 6 564 988 235 | 6 179 830 956 | 7 166 494 815 | 8 532 516 879 |
Résultat avant charges d’impôts société, dotations aux amortissements et dotations nettes aux provisions | 550 101 422 | 508 222 820 | 303 001 243 | 648 355 268 | 452 771 845 |
Impôts sur les bénéfices | (5 107 654) | (140 976 863) | (70 486 952) | (4 865 451) | (734 226) |
Résultat après charges d’impôts société, dotations aux amortissements et provisions | 124 893 058 | 288 928 951 | (409 951 293) | 1 155 622 315 | 602 084 048 |
Bénéfice distribué (proposition) | 326 527 500 | 351 200 224 | 171 058 487 | 1 541 935 661 | 476 233 254 |
Résultat réduit à une action | |||||
Résultat après charges d’impôts société, avant dotations aux amortissements et provisions | 15,49 | 9,12 | 2,90 | 8,01 | 5,63 |
Résultat après charges d’impôts société, dotations aux amortissements et provisions | 3,55 | 7,17 | (5,10) | 14,39 | 7,50 |
Bénéfice distribué (proposition) | 9,28 | 8,72 | 2,13 | 19,20 | 5,93 |
Personnel | |||||
Effectif moyen | 2 957 | 3 169 | 3 292 | 3 491 | 3 675 |
Montant de la masse salariale | 196 013 751 | 212 626 297 | 226 761 694 | 247 186 567 | 266 659 423 |
Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux (Sécurité sociale, œuvres sociales, etc.) | 96 949 126 | 112 332 165 | 118 968 438 | 131 714 418 | 137 420 877 |
(1) Il s’agit de l’ensemble des produits d’exploitation bancaire (les résultats des opérations financières sont pris pour leur montant net). | |||||
La Banque Postale
Société anonyme à directoire
421 100 645 R.C.S. Paris
Exercice clos le 31 décembre 2022
À l'assemblée générale
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la Banque Postale relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2022, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité des comptes.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2022 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.823-9 et R.823-7 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
La Banque Postale constitue des provisions pour couvrir des risques avérés de pertes résultant de l’incapacité de ses clients à faire face à leurs engagements financiers. Les expositions concernées recouvrent les créances et engagements douteux ainsi que les créances et engagements non douteux qui présentent un indicateur de risque de crédit, lié à une dégradation significative du risque depuis l’octroi ou à une situation particulière de fragilité.
Par ailleurs, comme indiqué dans la note 2.4.2 de l’annexe aux comptes annuels, le montant des encours sensibles et les provisions afférentes ont été affectés par les mesures de surveillance spécifiques mises en place par La Banque Postale sur :
L’évaluation des provisions pour risque de crédit sur les encours de prêts et engagements clientèle requiert l’exercice du jugement pour l’identification des expositions présentant un risque de non-recouvrement et pour la détermination des flux futurs recouvrables.
Compte-tenu de l’importance du jugement dans la détermination de ces provisions et de la dégradation attendue du risque de crédit du fait du contexte inflationniste, nous avons considéré que leur estimation au 31 décembre 2022 constituait un point clé de notre audit.
Au 31 décembre 2022, les encours bruts de crédits à la clientèle s’élèvent globalement à 110,8 milliards d’euros, dont 1,2 milliards d’euros d’encours bruts douteux, et les provisions sur créances douteuses et sur créances considérées comme sensibles représentent 887 millions d’euros comme indiqué en notes 3.3, 3.19.1 et 3.19.2 de l’annexe aux comptes annuels. Les engagements de financement et de garantie accordés à la clientèle représentent 27,8 milliards d’euros et les provisions liées 109 millions d’euros. Les principes suivis en matière de provisionnement du risque de crédit sont décrits dans le paragraphe 2- Créances sur les établissements de crédit et la clientèle – Engagements par signature de la note 1 « Principes et méthodes comptables d’évaluation » de l’annexe aux comptes annuels.
Nous avons pris connaissance du dispositif de contrôle interne mis en place par la société pour identifier les créances et engagements sensibles ou douteux et évaluer le montant des dépréciations et provisions.
Nous avons testé l’efficacité des contrôles jugés clés pour notre audit mis en œuvre par la société pour l’identification des encours sensibles, le classement en douteux, l’évaluation de la valeur des garanties reçues, le correct traitement des données dans les outils informatiques métiers et leur déversement en comptabilité.
Nous avons également pris connaissance du fonctionnement et des principales conclusions des comités spécialisés de la banque qui sont chargés du suivi des créances sensibles, douteuses ou contentieuses et nous avons revu la documentation justifiant le niveau des provisions constituées.
Sur les provisions statistiques qui sont déterminées selon des modèles :
Par ailleurs, nous avons examiné la documentation sous-tendant l’identification des dossiers sensibles, au-delà des dossiers montrant une dégradation du risque de crédit.
Pour les crédits aux personnes morales, nous avons apprécié les procédures de constitution et de supervision des dossiers figurant sur « la liste à surveiller » et des dossiers douteux, ainsi que les procédures d’estimation de leur dépréciation. Par ailleurs, sur la base d’un échantillon de dossiers, nous avons réalisé des analyses contradictoires des montants de provisions.
Nous avons analysé l’évolution des encours sensibles et des encours douteux au cours de l’exercice et celle de leur couverture par des dépréciations.
Nous avons apprécié la pertinence de l’information donnée dans les notes aux états financiers.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du directoire et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires, à l’exception du point ci-dessous.
La sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D.441-6 du Code de commerce appellent de notre part l’observation suivante : comme indiqué dans le rapport de gestion, ces informations n’incluent pas les opérations bancaires et les opérations connexes, votre société considérant qu’elles n’entrent pas dans le périmètre des informations à produire.
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L.225-37-4 et L.22-10-10 du code de commerce.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du président du directoire.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de La Banque Postale par vos assemblées générales du 27 mai 2010 pour le cabinet KPMG S.A. et du 27 avril 2022 pour le cabinet Mazars.
Au 31 décembre 2022, le cabinet KPMG S.A. était dans la 13ème année de sa mission sans interruption et le cabinet Mazars dans la 1ère année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité des comptes de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le directoire.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au comité des comptes un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité des comptes figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité des comptes la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.822-10 à L.822-14 du Code de commerce et dans le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité des comptes des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les Commissaires aux comptes, | |||
Mazars | KPMG S.A. | ||
Courbevoie, le 16 mars 2023 | Paris-La Défense, le 16 mars 2023 | ||
Charles de Boisriou Associé | Jean-Claude Pauly Associé | Xavier de Coninck Associé | Pierre Planchon Associé |
Ce chapitre a pour objectif de présenter les principaux risques auxquels La Banque Postale est exposée dans le cadre de l’exercice de ses activités et de fournir une information sur sa gestion des risques et sur ses fonds propres.
Il a vocation à répondre :
En millions d'euros
En % des fonds propres (sur la base des exigences SREP commiquées par la BCE)
En % des RWA
En % des fonds propres Tier 1
En millions d'euros
En millions d'euros
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
T | T-1 | T-2 | T-3 | T-4 | |||
déc.-22 | sept.-22 | juin-22 | mars-22 | déc.-21 | |||
Fonds propres disponibles (montants) | |||||||
1 | Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) | 13 608 | 13 365 | 14 583 | 16 299 | 17 367 | |
2 | Fonds propres de catégorie 1 | 15 096 | 14 853 | 16 071 | 17 787 | 18 855 | |
3 | Fonds propres totaux | 17 585 | 16 848 | 18 817 | 20 532 | 21 599 | |
Montants d'exposition pondérés | |||||||
4 | Montant total d'exposition au risque | 92 775 | 91 288 | 90 177 | 92 444 | 91 098 | |
Ratios de fonds propres (en pourcentage du montant d’exposition pondéré) | |||||||
5 | Ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (%) | 14,67 % | 14,64 % | 16,17 % | 17,63 % | 19,06 % | |
6 | Ratio de fonds propres de catégorie 1 (%) | 16,27 % | 16,27 % | 17,82 % | 19,24 % | 20,70 % | |
7 | Ratio de fonds propres totaux (%) | 18,95 % | 18,46 % | 20,87 % | 22,21 % | 23,71 % | |
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif (en pourcentage du montant d’exposition pondéré) | |||||||
EU 7a | Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif (%) | 1,13 % | 1,13 % | 1,13 % | 1,13 % | 1,13 % | |
EU 7b | dont: à satisfaire avec des fonds propres CET1 (points de pourcentage) | 37,50 | 37,50 | 37,50 | 37,50 | 37,50 | |
EU 7c | dont: à satisfaire avec des fonds propres de catégorie 1 (points de pourcentage) | 50,00 | 50,00 | 50,00 | 50,00 | 50,00 | |
EU 7d | Exigences totales de fonds propres SREP (%) | 10,00 % | 10,00 % | 10,00 % | 10,00 % | 10,00 % | |
Exigence globale de coussin et exigence globale de fonds propres (en pourcentage du montant d’exposition pondéré) | |||||||
8 | Coussin de conservation des fonds propres (%) | 2,50 % | 2,50 % | 2,50 % | 2,50 % | 2,50 % | |
EU 8a | Coussin de conservation découlant du risque macroprudentiel ou systémique constaté au niveau d'un État membre (%) | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | |
9 | Coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l'établissement (%) | 0,02 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | |
EU 9a | Coussin pour le risque systémique (%) | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | |
10 | Coussin pour les établissements d'importance systémique mondiale (%) | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | |
EU 10a | Coussin pour les autres établissements d'importance systémique (%) | 0,25 % | 0,25 % | 0,25 % | 0,25 % | 0,25 % | |
11 | Exigence globale de coussin (%) | 2,77 % | 2,75 % | 2,75 % | 2,75 % | 2,75 % | |
EU 11a | Exigences globales de fonds propres (%) | 12,77 % | 12,76 % | 12,75 % | 12,75 % | 12,75 % | |
12 | Fonds propres CET1 disponibles après le respect des exigences totales de fonds propres SREP (%) | 8 137 | 7 719 | 9 308 | 10 854 | 12 023 | |
Ratio de levier | |||||||
13 | Mesure de l’exposition totale | 269 633 | 283 257 | 270 417 | 279 466 | 263 617 | |
14 | Ratio de levier (%) | 5,60 % | 5,24 % | 5,94 % | 6,36 % | 7,15 % | |
Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif (en pourcentage de la mesure de l’exposition totale) | |||||||
EU 14a | Exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face au risque de levier excessif (%) | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | |
EU 14b | dont: à satisfaire avec des fonds propres CET1 (points de pourcentage) | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | |
EU 14c | Exigences de ratio de levier SREP totales (%) | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | |
Exigence de coussin lié au ratio de levier et exigence de ratio de levier globale (en pourcentage de la mesure de l’exposition totale) | |||||||
EU 14d | Exigence de coussin lié au ratio de levier (%) | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | |
EU 14e | Exigence de ratio de levier globale (%) | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | 3 % | |
Ratio de couverture des besoins de liquidité | |||||||
15 | Actifs liquides de qualité élevée (HQLA) totaux (valeur pondérée -moyenne) | 52 705 | 54 826 | 57 805 | 58 895 | 56 841 | |
EU 16a | Sorties de trésorerie — Valeur pondérée totale | 39 705 | 39 075 | 39 092 | 37 392 | 35 323 | |
EU 16b | Entrées de trésorerie — Valeur pondérée totale | 7 884 | 7 543 | 7 324 | 7 364 | 7 454 | |
16 | Sorties de trésorerie nettes totales (valeur ajustée) | 31 821 | 31 531 | 31 768 | 30 028 | 27 869 | |
17 | Ratio de couverture des besoins de liquidité (%) | 166 % | 174 % | 183 % | 197 % | 205 % | |
Ratio de financement stable net | |||||||
18 | Financement stable disponible total | 168 181 | 165 151 | 167 893 | 169 720 | 171 210 | |
19 | Financement stable requis total | 130 265 | 128 274 | 127 576 | 126 600 | 120 744 | |
20 | Ratio NSFR (%) | 129 % | 129 % | 132 % | 134 % | 142 % | |
La Banque Postale dispose d’une taxonomie des risques, représentant le référentiel des facteurs de risques auxquels le groupe est exposé. Ce référentiel a pour vocation d’instaurer un langage de risque commun aux entités du groupe La Banque Postale (secteurs bancaire, assurantiel et de gestion des actifs). Il est utilisé à des fins de pilotage interne, et cohérent avec les facteurs de risques exposés dans la suite du chapitre.
La Banque Postale est un établissement de crédit et maison-mère d’un conglomérat financier opérant dans les secteurs de la banque, de l’assurance et des services d’investissement, notamment la gestion de portefeuilles pour le compte de tiers.
Les risques présentés dans cette section « Facteurs de risques » sont identifiés comme étant importants et spécifiques au groupe La Banque Postale, et de nature, s’ils se concrétisaient, à affecter négativement son activité, sa situation financière ou son accès à différentes sources de financement.
Ces risques ont été regroupés en 4 catégories en faisant apparaître les risques les plus importants sur une cotation nette au sein de chacune d’entre elles :
Cette section est conforme aux dispositions de l’article 16 du règlement dit « Prospectus 3 » 2017/1129 du 14 juin 2017 applicables depuis le 21 juillet 2019 aux facteurs de risques.
Au cours de l’année 2022, les conditions macroéconomiques dans lesquelles opère le groupe La Banque Postale ont considérablement évolué par rapport à l’environnement connu fin 2021. Ainsi, alors qu’une période de reprise économique soutenue était envisagée depuis plusieurs années, en sortie de pandémie COVID-19 et accompagnée par des politiques publiques accommodantes et favorisant la transition écologique, l’ouverture d’un conflit armé en Europe entre l’Ukraine et la Russie au cours du premier trimestre 2022 a plongé à nouveau l’économie mondiale dans l’incertitude.
L’invasion du territoire ukrainien, survenue le 24 février 2022, a entraîné immédiatement des tensions importantes sur les matières premières agricoles (crise alimentaire) et énergétiques, ainsi qu’une brusque remontée de l’aversion au risque côté investisseurs et des interrogations sur la solidité de la croissance mondiale. Cette situation a exacerbé les tensions inflationnistes qui préexistaient en sortie de crise pandémique avec un redémarrage général de l’économie, une transformation digitale de celle-ci, un surcroît d’épargne à investir et des chaînes d’approvisionnement en importante difficulté.
En réaction à ce contexte inflationniste, les principales banques centrales ont pris des mesures visant à remonter leurs taux directeurs de manière plus ou moins forte, en fonction des situations macroéconomiques et budgétaires locales.
Pour l’ensemble de ces raisons, La Banque Postale a considérablement révisé au cours de l’année son appréciation des risques.
La Banque Postale a suivi tout au long de l’année 2022, avec la plus grande vigilance, les évènements opposant l’Ukraine et la Russie, et les conséquences que cette crise pourrait avoir sur le Groupe dans son ensemble.
Sur le permier semestre, un dispositif de suivi régulier, coordonné à plusieurs niveaux (groupe La Poste et groupe La Banque Postale), de l’évolution de la situation a été mis en place et une mesure régulière des conséquences potentielles sur le portefeuille de crédits, le portefeuille géré en risque de marché et en termes de risque opérationnel (menace cyber) a été réalisée. Toutes les mesures nécessaires de surveillance inhérentes à la crise visant des personnalités physiques ou morales impliquées dans le conflit ont par ailleurs également été mises en œuvre par la Direction de la conformité groupe.
Le portefeuille de crédits de La Banque Postale n’a pas d’exposition sur l’Ukraine et la Russie. Sa filiale CNP Assurances a, quant à elle, une exposition marginale présentée dans la section 2.1 « Facteurs de risque » de son Document d’enregistrement universel 2022.
La principale zone de vigilance pour le groupe réside plutôt :
Les activités bancaires du groupe La Banque Postale sont concentrées sur la France. Les activités d’assurance, notamment via CNP Assurances, exposent le groupe La Banque Postale à l’international, notamment au Brésil et en Italie. Ainsi, le groupe La Banque Postale est exposé à l’évolution des marchés financiers, et plus généralement, à l’évolution de la conjoncture économique en France, en Europe hors France et dans le reste du monde.
En France, en particulier, une détérioration de l’environnement économique influerait sur :
Au Brésil, les principaux points d’attention concernent :
En Italie, les facteurs de risques sont :
Si la conjoncture économique venait à se détériorer, les opérations du groupe La Banque Postale pourraient ainsi en être affectées et ses activités, ses résultats et sa situation financière pourraient subir un impact significativement défavorable.
Par ailleurs, si l’opération de rapprochement avec CNP Assurances a eu un impact favorable sur la solvabilité de La Banque Postale, celle-ci a désormais une sensibilité accrue à la situation des marchés financiers via notamment les actifs classés à la juste valeur par capitaux propres détenus par CNP Assurances, dont les variations de valeur sont enregistrées en OCI (other comprehensive income). Les OCI rentrent dans le calcul des fonds propres prudentiels du groupe La Banque Postale. Cette dernière composante importante, cumulée aux positions de La Banque Postale comptabilisées à la juste valeur par capitaux propres, induit une sensibilité accrue du ratio de solvabilité de La Banque Postale à l’évolution des marchés financiers. Par conséquent, un nouveau choc sur les marchés financiers pourrait affecter négativement la solvabilité de La Banque Postale.
À la date du présent document, le risque de dégradation des conditions économiques et financières constitue pour le Groupe le premier facteur de risque après l’ouverture du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine.
Au moment de la rédaction du document, pour les grands pays, les enquêtes indiquent un risque de récession à court terme, notamment en France(1) (demande pénalisée par la baisse du pouvoir d’achat, un marché du travail et l’activité qui se maintiennent du fait du soutien budgétaire reposant sur la politique énergétique accommodante). Le choc initial d’inflation sur les prix de l’énergie est diffusé à l’ensemble des prix des biens et services, d’où sa persistance, avec pour conséquence un effet sur les salaires (d’autant plus problématique dans un contexte de difficultés de recrutement). L’ampleur et les décisions des mouvements de taux sont restées conditionnés aux données publiées sur l’inflation (avec un pic à plus de 10 % en octobre 2022 dans la zone euro). Outre la politique de taux, la Banque centrale européenne (BCE) a également annoncé un durcissement des conditions des TLTRO III, avec pour conséquences davantage de pression sur les coûts d’emprunt des banques auprès de la banque centrale et une incidence sur la liquidité des marchés monétaires.
Le dernier scénario central publié par la BCE en décembre 2022 affiche des perspectives économiques plus détériorées (croissance plus faible, inflation plus élevée et plus persistante) que lors des précédents exercices trimestriels. La croissance dans la zone euro serait de l’ordre de 3,4 %, soit une correction de 1,8 point par rapport au PIB de fin 2021 dans le contexte de crise énergétique, d’un niveau élevé de l’inflation, d’une forte incertitude, du ralentissement mondial et du durcissement des conditions de financement.
D’après les estimations de la BCE, l’inflation européenne s’établirait à 8,4 % fin 2022 (contre 2,6 % fin 2021). Comme le mentionnent les experts de la BCE, elle s’est généralisée à l’ensemble des composantes de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), en dépit des fortes baisses des prix de gros du gaz et de l’électricité, de l’affaiblissement de la demande, de l’atténuation des goulets d’étranglement du côté de l’offre et des mesures prises par les pouvoirs publics pour contenir l’augmentation des prix de l’énergie.
L’inflation ne reculerait qu’à 6,3 % à horizon 2023, puis s’établirait à 3,4 % en 2024.
De manière synthétique, les impacts anticipés de cette brusque détérioration du contexte macroéconomique pourraient être les suivants :
À ce titre, sur les marchés financiers, la situation s’est considérablement dégradée en 2022 après une année 2021 exceptionnelle (pour rappel sur l’ensemble de l’année, l’indice CAC 40 avait progressé de 29 %, sa meilleure année depuis 1999, clôturant à 7 153 points). Ainsi l’indice CAC 40 a perdu 9,5 % en 2022, pour clôturer au 30 décembre 2022 à 6 473 points, l’indice Eurostoxx clôturant lui à 3 793 points, soit une baisse de près de 12 % sur un an.
Par ailleurs, 2022 a été une année « de réaction » des banques centrales à l’inflation, avec des resserrements généralisés des conditions monétaires (jusqu’à début février 2023 pour les plus récents), dont des hausses significatives de taux directeurs de la Fed (+450 pb à 4,75 %) et de la BCE (+300 pb à 2,50 % pour le taux de dépôt, les taux d’intérêt des opérations principales de refinancement et de la facilité de prêt marginal s’établissant respectivement à 3,00 % et 3,25 %).
Dans ce contexte de remontée des taux des banques centrales, et avec un niveau d’incertitude générale, l’ensemble des taux, de dettes souveraines comme corporate ont connu une brusque réévaluation. Alors que l’OAT 10 ans (émission du trésor français) proposait un rendement inférieur à 0 % depuis mi-2019, son taux est très fortement remonté pour atteindre 3,11 % fin 2022.
A fin 2022, le coût du risque s’établit à 216 millions d’euros (sans augmentation de la sinistralité de masse), correspondant à 16 points de base des encours dans un contexte qui reste incertain. Ce niveau reflète :
L’encours des prêts non performants est en légère hausse par rapport à la fin 2021 du fait d’un dossier de place déclassé en bucket 3 et demeure bas à 0,8 % des encours. Le taux de couverture est en baisse (35,5 %) au 31 décembre 2022, du fait d’un niveau de garanties élevé sur ce même dossier. Retraité de ce dossier, le taux de couverture reste stable autour de 40 %.
Comme l’ensemble des établissements de crédit dans le monde entier, La Banque Postale fait face depuis le début de l’année 2020, aux conséquences économiques et opérationnelles liées à la survenance de la pandémie COVID-19.
Après une première phase de la pandémie très virulente en 2020 et en début d’année 2021 qui avait considérablement désorganisé l’économie mondiale, saturé les systèmes de santé, amené à des mesures de restrictions puis à la mise en œuvre de nombreuses politiques publiques permettant de soutenir l’économie, la pandémie COVID-19 semble, à la date du présent document, être entrée dans une seconde phase. Celle-ci peut être caractérisée par une normalisation progressive de la situation sanitaire, ponctuée de nouvelles vagues de contamination au virus COVID-19 et à ses variants , dont la dangerosité est significativement plus faible, et qui ne limite plus que partiellement le fonctionnement de l’économie après le déploiement de stratégies vaccinales de masse des populations à l’échelle mondiale sur les deux dernières années.
Le Comité d’urgence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) concernant la COVID-19 qui s'est réuni fin janvier 2023 a conclu que la situation actuelle constitue toujours une urgence mondiale, même si l'épidémie a probablement atteint "un point d'inflexion". Le Directeur général reste toutefois préoccupé par la situation dans de nombreux pays et par le nombre de décès, dans un contexte où certains systèmes de santé fragiles ont du mal à faire face à chaque vague épidémique (notamment avec la prise en charge d’autres patients, au-delà de la COVID-19), et ne sont pas encore assortis de plans pour faire face à de nouvelles situations d’urgence équivalentes.
En conséquence, l’incertitude économique liée à une reprise de l’épidémie, bien que plus modérée à date, demeure réelle et en particulier dans certaines parties du monde :
D’un point de vue sectoriel, les effets sont différenciés selon les secteurs. Certains secteurs économiques (automobile, transport aérien et aéronautique, culture, du fait du recul des achats de biens durables, le recul du tourisme de masse, le recours accru au télétravail et aux achats en ligne) n’ont à ce jour pas encore retrouvé leur niveau de croissance d’avant crise.
Les réponses des politiques économiques ont été massives : déficit public considérable pour soutenir les revenus des consommateurs et des entreprises et hausse de la monnaie Banque Centrale pour faciliter leur financement. Concernant la France, les mesures mises en place en 2020 telles que les prêts garantis par l’État (PGE), l’allègement des charges des entreprises (chômage partiel, cotisations sociales, etc.), et différentes mesures de relance ont joué un rôle stabilisateur considérable et leur retrait progressif au motif de la fin de la pandémie ne semble pas, à date, entraîner de défaillances excessives. Quant à la forte baisse du chômage, elle ne devrait pas se poursuivre (ou au même rythme) et masque des disparités selon l’âge.
Sur un plan strictement opérationnel, en cas de redémarrage fort de l’épidémie, La Banque Postale a démontré sa capacité d’adaptabilité pour assurer la continuité de service. Pour rappel, lors du premier confinement de la population française, La Banque Postale a activé son plan de continuité d’activité et accéléré le déploiement massif de moyens de travail à distance pour la grande majorité de ses collaborateurs, y compris sur le Réseau La Poste et les Centres Financiers. Ce dispositif a permis de limiter significativement les impacts en termes de capacité opérationnelle de La Banque Postale, qu’il s’agisse de traitement des demandes ou de relation clients. Ces mesures ont été réactivées au second semestre 2020 et en 2021, lors des vagues épidémiques suivantes.
Par ailleurs, cette crise a mis en lumière les impacts de la délocalisation, les effets de nos modes de vie sur le climat et a généré ou ravivé des tensions géopolitiques.
Au-delà des impacts économiques et financiers liés au conflit armé entre l’Ukraine et la Russie, et à la crise sanitaire liée à la pandémie COVID-19, d’autres facteurs politiques et géopolitiques sont à considérer. En effet, les probables difficultés de mise en œuvre des accords commerciaux entre le gouvernement britannique et l’Union européenne suite au Brexit, l’intensification des conflits commerciaux, notamment entre les États-Unis et la Chine, et les tensions entre ces deux puissances autour de l’île de Taïwan, sont des sources d’incertitudes susceptibles d’affecter l’activité économique à l’international et donc la demande de crédit et la solvabilité des emprunteurs en Europe, notamment des entreprises clientes de La Banque Postale.
L’intégration de CNP Assurances expose également le groupe La Banque Postale de manière plus conséquente à l’international. Au cours de l’année 2022, CNP Assurances a notamment accru ou renforcer ses activités à l’international, avec les réalisations suivantes :
En 2022, la part du PNB (produit net bancaire) à l’international est en augmentation à 18 % (par rapport à 14 % en 2021). Dans le cadre de son plan stratégique 2021-2030, le groupe La Banque Postale souhaite développer ses activités à l’international, avec un objectif de 20 % du PNB à l’international en 2025.
Le groupe La Banque Postale étant présent dans de nombreux pays, en Europe et en Amérique du Sud, la continuité, le développement et la rentabilité de ses activités dépendent en partie de la santé économique et de la stabilité politique de ces pays.
La vitesse à laquelle les taux d’intérêt remontent pourrait être une source d’inquiétude pour le Groupe La Banque Postale pour les raisons suivantes :
La directive 2014/59/UE du 15 mai 2014 établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, dite « BRRD », a été transposée en droit français par l’ordonnance n° 2015-1024 du 20 août 2015.
Par ailleurs, le Mécanisme de résolution unique (MRU), second pilier de l’Union bancaire, a été défini en 2014 par le règlement n° 806/2014 établissant des règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique. Le MRU organise le partage des compétences entre le Conseil de résolution unique (CRU) et les autorités de résolution nationales (l’ACPR en France).
Ce cadre européen de résolution des crises bancaires a introduit un dispositif de prévention et de résolution des crises bancaires et doté le CRU de pouvoirs importants en vue de prendre toute mesure nécessaire à la résolution d’un établissement de crédit.
Le CRU peut ainsi, s’il considère un établissement comme défaillant ou susceptible de le devenir, entamer une procédure de résolution afin d’assurer la continuité des fonctions critiques de l’établissement, éviter les effets négatifs importants sur la stabilité financière, protéger les ressources de l’État ainsi que les fonds et les actifs des clients. Les différents outils de résolution sont la séparation des actifs, la création d’un établissement-relais, la gestion extinctive ainsi qu’un mécanisme de renflouement interne dit bail-in.
Ce processus de renflouement interne fait supporter les pertes, avec certaines exceptions, conformément à l’ordre de priorité des créances dans le cadre des procédures normales d’insolvabilité, à savoir en priorité les actionnaires, puis les porteurs des instruments de fonds propres de base de catégorie 1, puis les porteurs des instruments de fonds propres additionnels de catégorie 1 émis avant le 28 décembre 2020 et des instruments de fonds propres additionnels de catégorie 1 émis après le 28 décembre 2020, tant qu’ils demeurent en tout ou partie qualifiés comme tels, puis les porteurs des instruments de fonds propres de catégorie 2 émis avant le 28 décembre 2020 et les instruments de fonds propres de catégorie 2 émis après le 28 décembre 2020 tant qu’ils demeurent en tout ou partie qualifiés comme tels, puis les porteurs des autres dettes subordonnées autres que les instruments de capital, puis les porteurs d’obligations seniors non préférées et enfin les porteurs d’obligations seniors préférées.
La mise en œuvre de ce processus peut mener à la dépréciation totale ou partielle des titres de dette ou leur conversion en titres de capital. Ceci entraînerait un risque de perte en capital pour les porteurs de ces titres.
La mise en œuvre des autres mesures de résolution pourrait également affecter la valeur des instruments émis par La Banque Postale et souscrits par ses investisseurs.
Au 31 décembre 2022, le montant des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) est de 1 488 millions d’euros. Le montant des fonds propres Tier 2 de plus d’un an est de 2 489 millions d’euros, celui des dettes seniors non préférées de plus d’un an est de 4 059 millions d’euros de nominal.
Ce « paquet » normatif est constitué de deux règlements et deux directives (dits CRR II, CRD V, BRRD II et SRMR II), dont l’objectif est la mise en conformité des exigences prudentielles bancaires avec les normes prudentielles du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS) et du Conseil de stabilité financière (FSB).
Concernant CRR II, les principales mesures portent sur le ratio de levier (prévoyant notamment, pour le calcul de ce ratio, l’exemption par nature, et non plus sur autorisation, des expositions liées à l’épargne centralisée), les nouvelles modalités de mesure du risque de contrepartie (SA CCR), les grands risques, l’exigence de financement stable (ratio de liquidité à long terme – NSFR) et l’exigence minimale en termes de capacité totale d’absorption des pertes (TLAC), et enfin quelques évolutions portant sur le calcul des exigences de fonds propres sur le risque de crédit (mise en place de facteurs supplétifs, pondération des investissements en OPCVM). La majorité de ces mesures ont été mises en œuvre au 30 juin 2021.
Ces textes s’inscrivent dans le projet de la Commission européenne de mise en place de l’Union bancaire et de l’Union des marchés des capitaux et répondent à la volonté des instances internationales de réduire les risques dans le secteur bancaire. Les éléments suivants sont détaillés :
Le cadre réglementaire existant et l’entrée en vigueur des réformes décrites ci-dessus sont de nature à affecter le niveau des fonds propres, le coût de financement de La Banque Postale et/ou certaines activités, et par extension la façon dont le groupe La Banque Postale organise ses différents métiers.
Pour La Banque Postale, les impacts résiduels qui pourraient être les plus significatifs sont liés à la mise en place de la nouvelle méthode de calcul des exigences en fonds propres au titre du risque de marché. Compte tenu de la nature des positions de marché de La Banque Postale à ce jour, ces derniers devraient toutefois être modérés. Au 31 décembre 2022, les RWA au titre du risque de marché représentent 0,4 % des RWA totaux du groupe La Banque Postale, soit 364 millions d’euros pour des RWA totaux de 92 775 millions d’euros.
En parallèle de l’entrée en vigueur de ces dispositions liées à CRR II / CRD V, la Commission européenne a publié le 27 octobre 2021 son projet de paquet bancaire CRRIII /CRD VI, visant la transposition en droit européen du dernier volet des réformes de Bâle. Dans le cadre du process législatif européen, le Conseil a adopté une version de texte en novembre 2022 et le Parlement Européen a voté sa position en Commission ECON en janvier 2023. Ainsi les trilogues vont pouvoir démarrer et devraient permettre d’aboutir à une nouvelle réglementation définitive. La majorité des dispositions devrait entrer en application au 1er janvier 2025.
Le groupe La Banque Postale a lancé un projet en début d’année 2022 et a réalisé un gap analysis, un diagnostic d’impacts et a réalisé le cadrage des différents chantiers à lancer. Les travaux vont continuer sur 2023 afin d’implémenter les différentes modifications. A ce stade du texte et des travaux, les impacts financiers attendus sont limités.
La Banque Postale a pu faire, et pourrait encore faire à l’avenir, l’objet de procédures judiciaires, arbitrales ou administratives. La grande majorité de ces procédures s’inscrit dans le cadre de l’activité courante de La Banque Postale et de ses filiales. Ce risque juridictionnel est renforcé par la complexité des lois et réglementations applicables, l’accroissement des contrôles par les autorités compétentes ainsi que par les augmentations conséquentes des montants des amendes et peines applicables.
En outre, les contentieux privés à l’encontre d’institutions financières ont augmenté de manière substantielle ces dernières années (ce risque étant accru, pour le groupe La Banque Postale, du fait de l’étendue de son réseau de distribution).
Lorsqu’elles ont une issue défavorable pour La Banque Postale, ces procédures sont susceptibles de donner lieu au paiement de dommages et intérêts, d’amendes ou de pénalités significatives qui peuvent nuire à l’activité de La Banque Postale, ainsi qu’à sa situation financière et son résultat opérationnel.
Lors de la préparation de ses états financiers, La Banque Postale procède à l’estimation des conséquences économiques des procédures judiciaires, arbitrales ou administratives en cours dans lesquelles elle est impliquée. Elle enregistre une provision lorsque des pertes liées à ces procédures apparaissent probables et peuvent être raisonnablement estimées. Il est par nature difficile de prévoir le dénouement des litiges et des procédures, ainsi que les montants retenus ; si ces estimations se révélaient inexactes ou si les provisions enregistrées par La Banque Postale ne permettaient pas de couvrir les risques liés à ces procédures, cela pourrait avoir un effet défavorable significatif sur la situation financière et les résultats de La Banque Postale.
Au 31 décembre 2022, les principaux litiges juridiques sont les suivants :
Au 31 décembre 2022, le montant des provisions pour risque juridique (3) s’élève à 41,2 millions d’euros pour La Banque Postale SA.
Pour de plus amples informations, se reporter à la section 6.9.1 « Risques juridiques et fiscaux » du présent document.
Les risques auxquels La Banque Postale est exposée sont de différents ordres : risque de non-solvabilité de ses clients, risques financiers (volatilité des marchés, risque de refinancement, risque de liquidité), risques opérationnels et risque de non-conformité.
Comme tout établissement de crédit, le risque de crédit constitue l’un des principaux risques de La Banque Postale. Ce risque est d’autant plus probable et important dans le contexte d’une crise économique pour certains secteurs d’activité (transport aérien, hôtellerie, restauration et loisirs), découlant de la crise sanitaire actuelle.
Le risque de crédit, défini par l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, est le risque encouru en cas de défaillance d'une contrepartie ou de contreparties considérées comme un même groupe de clients liés.
La Banque Postale est exposée au risque d’insolvabilité de ses clients et contreparties. La Banque Postale pourrait subir des pertes si une contrepartie n’était pas en mesure d’honorer ses obligations de remboursement ou elle pourrait être exposée à un coût de remplacement dans le cadre de ses opérations de marché (dérivés) ou opérations sur titres (prêt/emprunt, repo/reverse repo, placement ou investissement).
Bien que La Banque Postale cherche à réduire son exposition au risque de crédit et de contrepartie en utilisant les techniques d’atténuation du risque de crédit (ou TARC), ces dernières pourraient se révéler insuffisantes au regard des pertes encourues.
Une forte croissance non contrôlée du portefeuille de crédit pourrait entraîner une dégradation de la qualité des portefeuilles de La Banque Postale. Cette détérioration pourrait avoir un impact sur la qualité des portefeuilles de ses prêts et affecter ainsi sa rentabilité et ses résultats financiers.
Jusqu’à fin 2019, le niveau de risque de La Banque Postale était très faible, compte tenu du haut de cycle économique et du bas niveau des taux d’intérêt, qui ont permis de considérablement améliorer la solvabilité des clients. Néanmoins, toute dégradation rapide des conditions économiques pour certains secteurs d’activité comme celle constatée à la suite de la crise sanitaire pourrait avoir un impact élevé sur la matérialisation de ce risque et sur la situation financière de La Banque Postale. Au 31 décembre 2022, La Banque Postale (hors CNP Assurances) est exposée au risque de crédit à hauteur de 95,5 milliards d’euros sur la clientèle de détail, 65,5 milliards d’euros sur les États (catégorie souverain), 34,1 milliards d’euros sur les entreprises, 26 milliards d’euros sur le secteur public local (en particulier les collectivités locales et hôpitaux) et enfin 18,5 milliards d’euros sur les banques au travers d’opérations majoritairement à court terme et collatéralisées.
Conformément au règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 (CRR) modifié par le règlement (UE) 2019/876 du Parlement Européen et du Conseil du 20 mai 2019 (CRR 2), le risque de marché représente le risque de perte de valeur des instruments financiers en portefeuille découlant d’une évolution défavorable des marchés financiers.
La volatilité des marchés financiers pourrait avoir un effet défavorable sur les activités de marché de La Banque Postale, notamment les marchés de dette (prime applicable aux émissions obligataires). Elle pourrait affecter la valorisation des actifs réévalués à la juste valeur, et exercer ainsi un impact direct sur les résultats, les fonds propres et le ratio de solvabilité de La Banque Postale.
La Banque Postale utilise un modèle de VaR (Value at Risk) pour quantifier son exposition potentielle, qu’elle complète de mesures de stress afin de capter des scénarios sévères mais plausibles, se situant en dehors de la distribution de la VaR. La section 6.5.2.8 « Évolution des principaux indicateurs de risques sur la Salle des marchés (SDM) » du présent document présente l’évolution de la VaR de La Banque Postale au 31 décembre 2022.
La taille du portefeuille de négociation de La Banque Postale au sens prudentiel, s’élève à 24 447 millions d’euros au 31 décembre 2022.
La valeur comptable (ratio SRAB) est de 12 138 millions d’euros à fin 2022.
Aussi, la volatilité des marchés financiers pourrait affecter négativement le coût des opérations de refinancement de La Banque Postale ou son accès au marché (les investissements dans de nouvelles émissions de dettes obligataires pouvant diminuer).
Le risque de liquidité est défini par l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne comme le risque pour l’entreprise assujettie de ne pas pouvoir faire face à ses engagements ou de ne pas pouvoir dénouer ou compenser une position en raison de la situation du marché (risque systémique) ou de facteurs idiosyncratiques (risque de signature propre) dans un délai déterminé et à un coût raisonnable.
Le financement non garanti de La Banque Postale est composé des dépôts collectés et des émissions de dette à long terme (2,6 milliards d’euros en 2022) et de titres de créance négociables à court et moyen termes. En complément de ces sources de financement, La Banque Postale procède également à des émissions via La Banque Postale Home Loan SFH et dispose de financements sécurisés, notamment par la conclusion d’accords de mise en pension de titres. Sur 2022, La Banque Postale Home Loan SFH a émis 2,75 milliards d’euros d’obligations sécurisées (Covered bonds), dont 1 milliard d’euros détenus au bilan du groupe La Banque Postale (retained). Si La Banque Postale ne pouvait accéder au marché de la dette garantie et/ou non garantie à des conditions jugées acceptables, ou si elle subissait une sortie imprévue de trésorerie ou de collatéral, y compris une baisse significative des dépôts de ses clients, sa liquidité pourrait être négativement affectée.
La Banque Postale pilote notamment son ratio crédits/dépôts ainsi que son coussin de liquidité afin de mitiger son risque de liquidité. La Banque Postale présente un ratio crédits/dépôts (loan-to-deposit ratio) de 87,2 % au 31 décembre 2022. L’obligation de recours au marché interbancaire est donc de facto limitée pour La Banque Postale.
Au 31 décembre 2022, le ratio LCR de La Banque Postale s’établit à 147 % et son NSFR à 129 %.
Les notations de crédit ont un impact significatif sur le coût de refinancement de La Banque Postale.
Les notations exprimées par Fitch, Standard and Poor’s et désormais Moody’s (les trois agences de notation qui évaluent La Banque Postale) reposent sur une analyse précise de plusieurs grandes composantes de La Banque Postale (gouvernance, stratégie, qualité et diversité de son modèle d’affaires, composition de ses résultats, structure de son bilan et politique de maîtrise des risques).
Une dégradation de ces dernières serait de nature à renchérir son coût de refinancement, à limiter l’accès de La Banque Postale aux marchés de capitaux et à réduire ses capacités d’intervention sur certains types d’opérations ou d’investisseurs. Ce risque semble toutefois limité à court et moyen terme pour La Banque Postale.
En 2022, La Banque Postale a vu ses notations de crédit confirmées par les agences de notations Fitch et Standard & Poor’s et s’est vu attribuer une première notation par l’agence Moody’s :
En tant que maison mère et tête de conglomérat, La Banque Postale est exposée aux risques liés à l’activité d’assurance, exercée en France et à l’international. En 2022, les pôles Bancassurance France et Bancassurance International de La Banque Postale contribuent respectivement à hauteur de 70 % et 18 % au PNB des métiers.
En assurance-vie : une détérioration de la situation de marché et notamment une variation très importante des taux d’intérêt (à la hausse comme à la baisse) pourraient avoir un impact significatif sur l’activité d’assurance-vie de La Banque Postale et, ainsi, sur ses résultats et sa situation financière. Une forte hausse des taux d’intérêt, comme celle constatée en 2022, pourrait rendre les produits d’assurance-vie investis en fonds en euros moins attractifs que d’autres supports d’épargne et faciliter des arbitrages significatifs de la part de la clientèle. Une baisse brutale des taux d’intérêt, quant à elle, pourrait limiter la capacité de La Banque Postale à servir un rendement attractif à ses clients et à faire face aux garanties liées aux contrats d’assurance-vie.
Concernant sa filiale CNP Assurances, la remontée rapide des taux d’intérêt, en réponse à la résurgence de l’inflation, est plutôt favorable au rendement des portefeuilles obligataires et consolide à court terme sa solvabilité déjà forte. En revanche, une inflation persistante, un ralentissement économique probable et un écartement des spreads au sein de la zone euro seraient des points d’attention, sans incidence significative cependant sur le profil de risque de CNP Assurances.
En France, le recul de la collecte épargne/retraite de CNP Assurances fin 2022 s’explique par la baisse des supports en euros partiellement compensée par une collecte en UC en progression de 2.4 %. La collecte LBP est quasiment stable avec une part d'UC en hausse de 2,2 pts pour s’établir à 31.5 %.
En assurance non-vie : le principal risque auquel les filiales d’assurance non-vie du Groupe sont exposées est le risque de souscription, défini comme le risque que prend l’assureur en distribuant des contrats d’assurance auprès de personnes physiques ou morales. Une recrudescence des sinistres et/ou une inadéquation entre la sinistralité anticipée par la filiale d’assurance et les sommes réellement versées aux assurés auraient un impact défavorable sur les résultats du groupe La Banque Postale, dont la matérialité serait contenue compte tenu du poids de l’assurance non-vie au niveau du groupe La Banque Postale.
La croissance de l’activité est principalement portée par l’IARD mais également par la Santé avec, en assurances IARD, un chiffre d’affaires en croissance de +2,8% sur l’année, en lien avec le développement du portefeuille multirisques habitation et automobile. En Santé, le chiffre d’affaires est également en croissance de +3% tandis que la Prévoyance connait une diminution par rapport à 2021. Les filiales de La Banque Postale, IARD, Prévoyance et Santé, affichent des résultats techniques robustes avec un ratio combiné net de réassurance de 86,5 %, en amélioration de 3,2 points par rapport à l’année dernière.
En tant que tête de conglomérat soumis à la réglementation sur la surveillance complémentaire, dans le cadre de la gestion intégrée de ses activités, le groupe La Banque Postale a fait évoluer sa cartographie des risques prenant ainsi en compte l’évolution de son périmètre et de son profil de risque.
Pour plus d’informations, se reporter à la sectionn 6.7 « Les risques d’assurances et la surveillance complémentaire du conglomérat » du présent document.
Conformément au règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 (CRR) modifié par le règlement (UE) 2019/876 du Parlement Européen et du Conseil du 20 mai 2019 (CRR 2), ainsi qu’à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié dernièrement par l’arrêté du 25 février 2021, relatif, notamment, au contrôle interne des banques, la définition du risque opérationnel retenue par La Banque Postale recouvre le « risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d’évènements extérieurs. Le risque opérationnel inclut notamment les risques liés à des évènements de faible probabilité d’occurrence mais à fort impact, les risques de fraude interne et externe, les risques juridiques, les risques de non-conformité (dont l’atteinte à la réputation), et les risques liés aux modèles mais exclut les risques stratégiques ».
En constante augmentation depuis plusieurs années, la menace Cyber exploite les vulnérabilités inhérentes à la transformation numérique des entreprises et à la complexité intrinsèque de leurs systèmes d’information historiques. Les cyberattaques se professionnalisent, démontrant une sophistication et une furtivité croissantes mais, également, une facilité de mise en œuvre. En effet, les Cybercriminels se structurent et conçoivent des modèles d’affaires de plus en plus lucratifs. Outre le chiffrement des données et la paralysie des réseaux, les cyberattaquants multiplient les techniques de chantage pour accroître la pression pesant sur leurs victimes et les poussant à accepter le paiement d’une rançon.
Face à cette situation, La Banque Postale s’est dotée d’un Plan Stratégique de Cybersécurité, validé par son Directoire. En complément, la police d’assurance Cyber a été renouvelée pour l’année 2022 dans des conditions de marchés haussières et en adéquation avec les modélisations de scénario conduites en 2020. La modélisation des scénarios a été mise à jour en 2022 pour le renouvellement de la couverture Cyber en 2023.
Le risque de fraude externe reste un point d’attention majeur pour La Banque Postale en 2022 malgré une diminution des pertes correspondantes par rapport à 2021 portée principalement par la baisse de fraudes virement banque en ligne. La fraude monétique en particulier poursuit sa progression et représente près de la moitié des pertes liées à la fraude externe pour La Banque Postale. Face à la constance des menaces auxquelles l'ensemble du secteur bancaire français est confronté, La Banque Postale renforce continuellement son dispositif de maîtrise de ce risque et des plans d'action complémentaires sont en cours de déploiement.
Globalement, une interruption ou une défaillance des systèmes d’information de La Banque Postale pourrait potentiellement générer d’importantes pertes d’informations relatives aux clients et, par conséquent, entraîner un risque de réputation pour La Banque Postale et provoquer des pertes financières. Pour se prémunir de ce risque, La Banque Postale dispose de systèmes d’information redondés, avec une synchronisation instantanée des données. Des plans de sauvegarde et de restauration et des plans de reprise d’activité, testés régulièrement, complètent le dispositif de maîtrise de ce risque et permettent d’assurer l’efficacité des mesures de prévention mises en œuvre.
De même, une mauvaise gestion de l’externalisation pourrait entraîner un risque de concentration et une perte de maîtrise des activités concernées. La Banque Postale veille à ce que les activités externalisées soient incluses dans un dispositif d’encadrement conforme à la réglementation applicable (arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, précité, et lignes directrices de février 2019 de l’EBA sur l’externalisation). La Banque Postale s’est dotée d’une politique d’externalisation applicable sur l’ensemble du périmètre du Groupe, permettant d’encadrer et de piloter efficacement les prestations externalisées, ainsi que d’un dispositif de contrôle permanent conforme aux prescriptions réglementaires. L’externalisation des prestations vers le Cloud fait l’objet d’une attention particulière pour garantir la maîtrise des données et les traitements concernés. Un dispositif spécifique d'encadrement des risques lié aux contrats de distribution de produits bancaires et assurantiels a été mis en œuvre en 2022.
Enfin, la survenance d’événements imprévus ou catastrophiques, comme les catastrophes naturelles (ex. : un tremblement de terre potentiel en région Auvergne), les inondations (ex : une crue exceptionnelle de la Seine), une crise sanitaire importante, ou bien des mouvements sociaux d’ampleur, pourrait créer des perturbations économiques et financières et affecter négativement la capacité du groupe La Banque Postale à mener ses activités. La Banque Postale s’est dotée de plans de continuité d’activité robustes, permettant de maintenir le fonctionnement des activités critiques, le cas échéant de manière dégradée, et garantir ainsi la continuité de ses services pour ses clients. Ces plans ont été éprouvés et renforcés au cours des récents événements (notamment suite à la pandémie COVID-19) via l’élargissement des capacités de travail à distance et la digitalisation des processus. Le dispositif de gestion de crise a été réactualisé en 2022 au regard de son activité sur l'année écoulée.
Au 31 décembre 2022, les RWA au titre du risque opérationnel restent contenus et ne représentent que 8 298 millions d’euros, soit 8,9 % des RWA totaux de La Banque Postale.
Le dispositif de gouvernance mis en œuvre par le groupe La Banque Postale lui permet de respecter, dès le plus haut niveau de responsabilité, les dispositions légales et réglementaires, et d’assurer une gestion saine et indépendante de l’ensemble des risques encourus par le Groupe.
La séparation des pouvoirs est assurée par l’existence d’une part du Directoire, en charge de la réalisation des objectifs convenus avec le Conseil et de la gestion quotidienne du Groupe et, d’autre part, du Conseil de surveillance, l’organe de surveillance du Groupe (4), en charge de la surveillance de l’action du Directoire.
Le Directoire fixe les fondamentaux communs (orientations stratégiques, valeurs, appétence au risque, gouvernance, cadre de contrôle interne) validés par le Conseil de surveillance, à partir desquels chacune des lignes métiers décline ses priorités d’action et le dispositif de maîtrise des risques associé sous la supervision de la Direction des risques groupe (DRG) et de la Direction de la conformité groupe (DCG). Le dispositif de contrôle interne est adapté à la nature et au volume des opérations de La Banque Postale ainsi qu’aux risques auxquels elle est exposée. Il couvre l’ensemble des risques pris ou potentiels des entités du groupe La Banque Postale, définis dans le cadre d’appétence pour le risque Groupe.
La Banque Postale s’appuie ainsi sur un dispositif de maîtrise des risques, reposant sur trois niveaux de contrôles formant le cadre général de contrôle interne (conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne). Pour plus d’informations, se reporter à la section 6.3.2 « Contrôle interne » du présent document.
Le Superviseur, se fondant sur les 4 piliers de l’exercice annuel SREP (modèle d’affaires, gouvernance et gestion des risques, risque pesant sur le capital – ICAAP – et risque pesant sur la liquidité et le financement – ILAAP) dont le niveau d’exigence est accru, pourrait par ailleurs augmenter ses exigences minimales de détention des fonds propres CET1 sur cepoint, en cas de dysfonctionnements notables.
La Banque Postale soumet chaque année un Plan préventif de rétablissement à la BCE, conformément à la réglementation en vigueur. Celui-ci présente des mesures de rétablissement pour restaurer, le cas échéant, la solvabilité de La Banque Postale au niveau minimum requis. Par ailleurs, La Banque Postale s’assure du respect systématique des limites réglementaires en matière de solvabilité (en tenant compte des exigences supplémentaires liées aux coussins pour risque systémique) et de liquidité à court terme (LCR).
La Banque Postale suit de façon attentive l’évolution de ses ratios prudentiels, notamment son ratio LCR (147 % au 31 décembre 2022), son ratio de levier (5,6 % au 31 décembre 2022), son ratio global de solvabilité (19 % au 31 décembre 2022) et son ratio NSFR (129 % au 31 décembre 2022).
De manière générale, une défaillance de la gouvernance et du cadre général de contrôle interne pourrait affecter négativement l’activité du groupe La Banque Postale et de ses filiales. Pour de plus amples informations, se reporter à la section 4.6.10 « Autres informations à caractère juridique » du Document d’enregistrement universel 2022.
La Banque Postale est exposée au risque de non-conformité, défini par l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne précité, comme « le risque de sanction judiciaire, administrative ou de réputation qui naît du non-respect des dispositions propres aux activités bancaires et financières, qu’elles soient de nature législatives ou réglementaires, nationales ou européennes directement applicables, ou qu’il s’agisse de normes professionnelles et déontologiques, ou d’instructions des dirigeants effectifs notamment en application des orientations des organes de surveillance ».
La Banque Postale doit ainsi veiller au respect des règles applicables en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et au respect de mesures de gel des avoirs et des sanctions internationales, de protection de la clientèle, de conformité des services d’investissement, de lutte contre la fraude, de lutte contre la corruption et de conformité à l’éthique et à la déontologie.
Ce risque de non-conformité est appréhendé en prenant en compte la diversité des activités de La Banque Postale et le maillage national de son réseau de distribution, la Branche Grand Public et Numérique du groupe La Poste (ci-après le Réseau La Poste).
Le non-respect de ces règles pourrait également nuire à sa réputation, entraînant un effet défavorable sur la rentabilité et les perspectives d’activité du groupe La Banque Postale.
Le dispositif de prévention du risque de non-conformité est pris en charge par la Direction de la conformité du groupe La Banque Postale, aussi bien au sein de La Banque Postale SA que de ses filiales sur les thématiques de banque, d’assurance, de services d’investissement et de gestion d’actifs. Pour identifier et maîtriser ce risque de non-conformité, la Direction de la conformité groupe s’est organisée autour de 7 piliers :
Pour ce faire, la Direction de la conformité du groupe La Banque Postale s’est organisée autour de directions Conformité métiers (banque de financement et d’investissement, banque de détail, services siège, filiales, les responsables de Conformité des filiales étant rattachés hiérarchiquement à cette direction). Ces directions sont confortées par des directions Conformité thématiques (sécurité financière, services financiers, services bancaires, anticorruption/déontologie, fraude). L’ensemble est placé sous l’autorité hiérarchique du directeur Conformité Groupe.
Le non-respect des règles applicables en matière de conformité peut affecter négativement l’activité, la situation financière et la réputation du groupe La Banque Postale. À titre d’exemple, le 21 décembre 2018, la commission des sanctions de l’ACPR a prononcé à l’encontre de La Banque Postale un blâme et une sanction pécuniaire de 50 millions d’euros à la suite d’un rapport sur le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Ce rapport avait relevé une insuffisance du dispositif de contrôle a priori des mandats nationaux émis par des non-clients de La Banque Postale, activité qui a été arrêtée à compter du 31 décembre 2017. Cette décision a été confirmée par le Conseil d’État. Depuis, les griefs mentionnés dans cette décision de sanction ont été résolus.
Pour de plus amples informations sur le risque de non-conformité, se reporter à la section 6.9.2 « Risques de non-conformité » du présent document.
La Banque Postale a présenté son plan stratégique 2030 en mars 2021 avec un objectif : devenir la banque préférée des Français. Il s’articule autour de trois priorités : (i) se hisser parmi les leaders de la satisfaction client en intégrant le top 3 dès 2023 pour les services à distance, (ii) se positionner comme la banque de la transition juste avec le lancement d’une plateforme d’engagements citoyens et (iii) placer l’expérience collaborateurs au cœur du plan stratégique pour en faire les meilleurs ambassadeurs de La Banque Postale.
Le projet de développement s’appuiera sur trois leviers majeurs : (i) consolider le socle de la banque de détail, (ii) accélérer la diversification du modèle de La Banque Postale et (iii) préparer l’avenir en développant un modèle innovant, partenarial et international.
Le plan stratégique définit les orientations du développement commercial, les moyens et la coopération entre les différentes activités du groupe La Banque Postale. Le plan stratégique définit également un certain nombre d’objectifs financiers et extra-financiers.
Capitalisant sur ce socle stratégique, La Banque Postale présente en 2023 une accélération de cette feuille de route, qui s’articule en deux temps : (i) un premier temps 2023-2026 axé sur la mise au meilleur niveau de ses fondamentaux (IT, qualité de service, projets/ process métier) et (ii) un deuxième temps 2023-2030 axé sur la montée en puissance d’un modèle synergétique de bancassurance à haute valeur ajoutée et l’émergence de nouveaux modèles d'affaires, modèles plus ouverts (BtoC, BtoB et BtoBtoC) et plus orientés univers de besoins clients. Pour ce faire, La Banque Postale se dote de trois accélérateurs de la transformation des métiers et du modèle : (i) performance client et opérationnelle, (ii) finance durable, souveraineté et territoires, (iii) innovation et nouveaux modèles.
Le succès de ce plan stratégique repose sur un certain nombre d’hypothèses et d’initiatives (dont l’ampleur peut varier de façon significative). La non-réalisation de ces hypothèses ou initiatives ainsi que tout changement inattendu affectant son environnement pourrait avoir un impact défavorable sur les activités du groupe La Banque Postale, ses résultats, sa situation financière, ainsi que sur sa capacité à atteindre les objectifs fixés par le plan stratégique.
La stratégie digitale développée par La Banque Postale vise à renforcer son positionnement sur la clientèle des particuliers, et également à conforter son positionnement auprès des professionnels, entreprises et acteurs institutionnels. Le plan stratégique inclut l’objectif de poursuivre l’investissement dans le digital, à la fois humainement, technologiquement et financièrement, afin d’offrir la meilleure qualité de service possible à l’ensemble de ses clients et de permettre à La Banque Postale de faire partie des meilleures pratiques de marché. La transformation digitale de La Banque Postale suppose des démarches et initiatives qui peuvent ne pas se réaliser ou aboutir aux objectifs fixés. Ces éléments pourraient avoir un effet défavorable sur l’activité commerciale, et donc les résultats et la situation financière de La Banque Postale.
Placer l’expérience collaborateur au cœur du projet stratégique est une des trois priorités identifiées dans le plan stratégique 2030. Différents réflexions et plans d’actions sont en cours sur la transformation des métiers, le développement des compétences, la marque employeur, le développement des talents, l’intégration et les parcours de carrière, l’amélioration de la performance collective et les modes de management. Ces leviers supposent des démarches et initiatives qui peuvent ne pas se réaliser ou aboutir aux objectifs fixés, en particulier en ce qui concerne la capacité à attirer et retenir des collaborateurs qualifiés ou des talents stratégiques et la capacité à sécuriser l’engagement des collaborateurs dans la transformation. En effet, une tension accrue sur les ressources nécessaires à la sécurisation de certains processus clés (volume de démissions et compétition importante sur certains profils), dans l’ensemble des entités significatives du Groupe dans un contexte inflationniste fort pourraient avoir un effet défavorable sur l’activité commerciale, et donc les résultats et la situation financière de La Banque Postale.
La Banque Postale, qui s’est construite dès sa création autour d’une identité profondément citoyenne, a réaffirmé une ambition au service d’une transition juste dans son plan stratégique, répondant aux enjeux environnementaux, sociétaux, territoriaux et numériques. Cette ambition s’articule autour d’engagements vis-à-vis de ses trois parties prenantes principales que sont les clients, la société dans son ensemble et en particulier les citoyens qui la composent, et les collaborateurs. Pour mettre en œuvre cette ambition, La Banque Postale a annoncé différents objectifs dont entre autres un objectif de zéro émission nette à l’horizon de 2040 pour l’ensemble de ses activités ainsi que l’élaboration de l’Indice d’Impact Global, indicateur financier propriétaire de mesure d’impact global, mesurant pour chaque décision d’octroi de crédit et d’investissement son impact environnemental, sociétal et territorial, en complément de la mesure du risque et du rendement financiers. Ces engagements sont d’abord porteurs de risque de réputation, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur ses activités et pourrait engendrer un risque juridique. Ces engagements supposent également des investissements, une prise de risque et la mise en œuvre de démarches qui peuvent ne pas se réaliser ou aboutir aux objectifs fixés. Ces éléments pourraient avoir un effet défavorable sur l’activité commerciale, et donc les résultats et la situation financière de La Banque Postale.
Pour de plus amples informations, se reporter à la section 1.4 « Plan stratégique 2030 » du présent document.
La mise en œuvre du projet de grand pôle financier public a été réalisée en plusieurs étapes concomitantes le 4 mars 2020 :
Celles-ci avaient été réalisées sur la base d’une valeur des fonds propres de La Poste avant apport de 7 milliards d’euros. Au terme de cette opération, La Poste est devenue majoritairement détenue par la Caisse des dépôts (à hauteur de 66 %) et à hauteur de 34 % par l’État. CNP Assurances, dont le modèle multi partenarial est réaffirmé dans le cadre de cette opération, a ainsi eu La Banque Postale comme actionnaire majoritaire.
En décembre 2021, La Banque Postale a acquis pour 2,4 milliards d’euros la totalité des 16,1 % du capital de CNP Assurances détenus par le groupe BPCE (5).
Enfin, le premier semestre 2022 a permis à La Banque Postale de poursuivre son rapprochement avec CNP Assurances : depuis le 20 juin 2022, elle détient 100 % du capital de CNP Assurances après la mise en œuvre d’une Offre publique d’achat simplifiée et la procédure de retrait obligatoire. Cette opération permet de parachever la construction d’un leader de la bancassurance en Europe au sein du grand pôle financier public français et de poursuivre le développement de CNP Assurances au sein d’un groupe de bancassurance, regroupant deux acteurs majeurs ayant des bases clients et assurés significatives : 20 millions de clients français au travers de la banque de détail et 44 millions de clients de CNP Assurances (6).
Toute opération de croissance externe conduit à un risque de mauvaise exécution des décisions stratégiques, liée à l’intégration de nouvelles activités et/ou entités au sein du dispositif de contrôle interne. D’une manière générale, une mauvaise exécution des chantiers opérationnels d’intégration pourrait affecter négativement les synergies attendues des opérations de croissance externe.
Pour les opérations significatives ou stratégiques, comme celle avec CNP Assurances, ce risque est maîtrisé par la mise en place d’un projet dédié d’intégration post-acquisition porté par le Directoire du groupe La Banque Postale, en coordination avec la Direction générale de CNP Assurances. Cela assure un partage des orientations et un alignement stratégique de l’ensemble des entités opérationnelles.
Depuis la finalisation de l’opération initiale, ayant eu lieu le 4 mars 2020, plusieurs chantiers d’envergure ont été menés en dépit des contraintes liées à la crise sanitaire et économique : mise en place d’une nouvelle gouvernance, poursuite des travaux d’intégration sur les fonctions régaliennes (finance, risques, conformité, contrôles), poursuite des chantiers du projet industriel notamment sur les volets offre, distribution, expérience client et SI.
Après d’importants travaux portant sur la fluidification de certains processus clés, le projet d’intégration de CNP Assurances continue dans sa deuxième phase d’industrialisation et d’automatisation. Compte tenu de la taille et de la complexité organisationnelle des activités de CNP Assurances, le risque d’intégration de ses activités au sein de La Banque Postale reste matériel, en dépit du dispositif de maîtrise des risques évoqué ci-dessus.
A cela s’ajoutent l’intégration et le renforcement de la filière risques avec les filiales du pôle LBP Assurances dans le sous-groupe assurantiel de La Banque Postale.
Les risques ESG correspondent aux effets que peuvent provoquer des évènements climatiques et environnementaux, des évolutions sociales et sociétales ou encore des défaillances de sa gouvernance sur le fonctionnement propre de La Banque Postale ou de ses activités. Les risques ESG présentent des défis et des enjeux inédits pour l’ensemble des acteurs du secteur financier, tant d’un point de vue de mises en œuvre stratégique et opérationnelle que d’un point de vue réglementaire et prudentiel.
La Banque Postale est très engagée en faveur de la transition juste. La maîtrise de ses risques ESG est ainsi un volet important pour être à la hauteur de ses engagements et de ses ambitions stratégiques.
La mise en œuvre d’un dispositif pertinent implique une transformation importante d’un grand nombre de pratiques et processus, l’élaboration de métriques dédiées sur bases de données externes ou internes de qualité et enfin l’accompagnement de l’ensemble des collaborateurs pour inscrire de façon pérenne cette dimension dans la gestion du groupe La Banque Postale. Au sein de La Banque Postale, cette transformation s’inscrit dans une feuille de route pluriannuelle prévoyant notamment un encadrement du risque climatique sur les activités et typologies de risque a priori les plus directement concernées et présentant un potentiel de transformation élevé.
La Banque Postale intègre et prend en compte progressivement la thématique des risques ESG et, plus particulièrement, du risque climatique au sein des thématiques de risques existantes en s’appuyant sur les dispositifs de maîtrise des risques dédié, En tant qu'institution financière, La Banque Postale est notamment exposée aux risques climatique et environnemental sur ses activités de financement et d'investissement à travers, par exemple, ses portefeuilles immobiliers qui peuvent subir l'effet de risques physiques comme les inondations ou encore ses portefeuilles de crédits aux entreprises qui peuvent être sensibles au risque de transition.
Compte tenu de l’ensemble de ces éléments et de la qualité actuelle de son portefeuille, La Banque Postale considère que le dispositif mis en place et en cours d’amélioration est en phase avec ses ambitions stratégiques et avec l’avancement de la réflexion générale au niveau du secteur bancaire sur le sujet des risques ESG. Ce dispositif a d'ailleurs été évalué par le superviseur européen comme « globalement conforme » aux exigences formalisées dans les « Principes de gestion du risque climatique » publiés par la BCE en novembre 2020.
Le cadre réglementaire définissant les exigences prudentielles des banques s’est développé et renforcé depuis la dernière crise financière de 2008, en introduisant progressivement des nouvelles contraintes en matière de solvabilité, de levier et de liquidité, et en définissant un cadre européen de gestion des crises bancaires comprenant un dispositif de rétablissement et de résolution des établissements bancaires.
Ainsi, depuis le 1er janvier 2014, La Banque Postale est soumise au respect de la réglementation prudentielle inspirée des accords de Bâle 3 et définie par la Directive n°2013/36/EU (CRD IV) et le Règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil (CRR), puis amendée notamment par la Directive (UE) n°2019/878 (CRD V) et le Règlement (UE) n° 2019/876 (CRR II). Certaines dispositions de CRR II ont vu leur calendrier d’application avancé à la suite de l’adoption du Règlement délégué (UE) n°2020/2176 (dit quick-fix).
Le cadre général s’appuie sur trois piliers :
Au titre de la solvabilité, trois exigences de fonds propres en fonction des actifs pondérés par le risque (Risk-Weighted Assets) doivent être respectées :
Ces exigences incluent des coussins de fonds propres qui ont pour objectif d’absorber les pertes en cas de difficultés. Ils comprennent :
Depuis l’entrée en vigueur de CRR II en juin 2021, le ratio de levier s’ajoute aux exigences de capital fondées sur les actifs pondérés par le risque. Il permet de calculer le rapport entre les fonds propres et l’exposition totale de la banque (bilan et hors bilan).
La Banque Postale est également assujettie à des exigences de Minimum Requirement for own funds and Eligible Liabilities (MREL) découlant du cadre de la résolution bancaire, défini notamment par la Directive (UE) n°2014/59/UE et le Règlement (UE) n°806/2014 et leurs amendements respectifs. Ces exigences sont notifiées par l’autorité de résolution et incluent :
Défini par le règlement (UE) n° 575/2013 (« CRR »), amendé par le règlement (UE) n° 2019/876 dit « CRR2 », le champ d’application du périmètre prudentiel relatif aux exigences de fonds propres est différent de celui du périmètre de consolidation comptable, dont la composition relève de l’application des normes IFRS.
Conformément à la réglementation, le périmètre défini aux fins de surveillance sur base consolidée des ratios de fonds propres se traduit par la consolidation dans le périmètre prudentiel par la méthode :
Méthode de consolidation réglementaire | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Nom de | Méthode de consolidation | Intégration | Intégration proportionnelle | Consolidation | Déduite | Description |
AEP3 SCI | Intégration Globale | AEP3 SCI | Bancassurance France | |||
AEP4 SCI | Intégration Globale | AEP4 SCI | Bancassurance France | |||
Assurbail Patrimoine | Intégration Globale | Assurbail Patrimoine | Bancassurance France | |||
Assurimmeuble | Intégration Globale | Assurimmeuble | Bancassurance France | |||
Assuristance | Intégration Globale | Assuristance | Bancassurance France | |||
CIMO | Intégration Globale | CIMO | Bancassurance France | |||
CNP Assur Trésorerie Plus | Intégration Globale | CNP Assur Trésorerie Plus | Bancassurance France | |||
CNP Assurances | Intégration Globale | CNP Assurances | Bancassurance France | |||
CNP Caution | Intégration Globale | CNP Caution | Bancassurance France | |||
CNP Immobilier | Intégration Globale | CNP Immobilier | Bancassurance France | |||
CNP OSTRUM ISR OBLI 12 MOIS | Intégration Globale | CNP OSTRUM ISR OBLI 12 MOIS | Bancassurance France | |||
CNP Retraite | Intégration Globale | CNP Retraite | Bancassurance France | |||
Coentreprise de Transport d'Electricité | Juste valeur par résultat | Coentreprise de Transport d'Electricité | Bancassurance France | |||
Ecureuil Profil 90 | Intégration Globale | Ecureuil Profil 90 | Bancassurance France | |||
Filassistance International | Intégration Globale | Filassistance International | Bancassurance France | |||
Infra-Invest France | Intégration Globale | Infra-Invest France | Bancassurance France | |||
Infra-Invest Holding | Intégration Globale | Infra-Invest Holding | Bancassurance France | |||
Issy Cœur de Ville (ICV) | Intégration Globale | Issy Cœur de Ville (ICV) | Bancassurance France | |||
La Banque Postale Assurance Santé | Intégration Globale | La Banque Postale Assurance Santé | Bancassurance France | |||
La Banque Postale Assurances IARD | Intégration Globale | La Banque Postale Assurances IARD | Bancassurance France | |||
La Banque Postale Prévoyance | Intégration Globale | La Banque Postale Prévoyance | Bancassurance France | |||
LBP Actifs Immo | Intégration Globale | LBP Actifs Immo | Bancassurance France | |||
MFPrévoyance SA | Intégration Globale | MFPrévoyance SA | Bancassurance France | |||
Montparvie V | Intégration Globale | Montparvie V | Bancassurance France | |||
OPCI AEP247 | Intégration Globale | OPCI AEP247 | Bancassurance France | |||
OPCI AEW Imcom 1 | Intégration Globale | OPCI AEW Imcom 1 | Bancassurance France | |||
OPCI MTP Invest | Intégration Globale | OPCI MTP Invest | Bancassurance France | |||
OPCI Raspail | Intégration Globale | OPCI Raspail | Bancassurance France | |||
Outlet Invest | Intégration Globale | Outlet Invest | Bancassurance France | |||
SAS Alleray | Intégration Globale | SAS Alleray | Bancassurance France | |||
SCI Lamartine | Intégration Globale | SCI Lamartine | Bancassurance France | |||
SCP Lamartine Euros | Intégration Globale | SCP Lamartine Euros | Bancassurance France | |||
SCP Lamartine monitoring Holding | Intégration Globale | SCP Lamartine monitoring Holding | Bancassurance France | |||
SICAC | Intégration Globale | SICAC | Bancassurance France | |||
Sogestop K | Intégration Globale | Sogestop K | Bancassurance France | |||
Univers CNP 1 FCP | Intégration Globale | Univers CNP 1 FCP | Bancassurance France | |||
Vivaccio ISR actions | Intégration Globale | Vivaccio ISR actions | Bancassurance France | |||
Caixa Seguradora Especializada Em Saúde SA | Intégration Globale | Caixa Seguradora Especializada Em Saúde SA | Bancassurance International | |||
Caixa Seguradora SA | Intégration Globale | Caixa Seguradora SA | Bancassurance International | |||
Caixa Vida e Previdência | Intégration Globale | Caixa Vida e Previdência | Bancassurance International | |||
CNP Asfalistiki | Intégration Globale | CNP Asfalistiki | Bancassurance International | |||
CNP Assurances Compañia de Seguros | Intégration Globale | CNP Assurances Compañia de Seguros | Bancassurance International | |||
CNP Assurances Latam Holding Ltda | Intégration Globale | CNP Assurances Latam Holding Ltda | Bancassurance International | |||
CNP Assurances Participações Ltda | Intégration Globale | CNP Assurances Participações Ltda | Bancassurance International | |||
CNP Capitalização SA | Intégration Globale | CNP Capitalização SA | Bancassurance International | |||
CNP Consórcio SA Administradora de Consórcios | Intégration Globale | CNP Consórcio SA Administradora de Consórcios | Bancassurance International | |||
CNP Cyprialife | Intégration Globale | CNP Cyprialife | Bancassurance International | |||
CNP Cyprus Insurance Holdings | Intégration Globale | CNP Cyprus Insurance Holdings | Bancassurance International | |||
CNP Cyprus Properties | Intégration Globale | CNP Cyprus Properties | Bancassurance International | |||
CNP Cyprus Tower Ltd | Intégration Globale | CNP Cyprus Tower Ltd | Bancassurance International | |||
CNP Europe Life | Intégration Globale | CNP Europe Life | Bancassurance International | |||
CNP Luxembourg | Intégration Globale | CNP Luxembourg | Bancassurance International | |||
CNP Participações Securitarias Brasil Ltda | Intégration Globale | CNP Participações Securitarias Brasil Ltda | Bancassurance International | |||
CNP Praktoriaki | Intégration Globale | CNP Praktoriaki | Bancassurance International | |||
CNP SA de Capitalización y Ahorro p/ fines determinados | Intégration Globale | CNP SA de Capitalización y Ahorro p/ fines determinados | Bancassurance International | |||
CNP Santander Insurance Europe Ltd | Intégration Globale | CNP Santander Insurance Europe Ltd | Bancassurance International | |||
CNP Santander Insurance Life Ltd | Intégration Globale | CNP Santander Insurance Life Ltd | Bancassurance International | |||
CNP Santander Insurance Services Ireland Ltd | Intégration Globale | CNP Santander Insurance Services Ireland Ltd | Bancassurance International | |||
CNP Seguros Holding Brasil SA | Intégration Globale | CNP Seguros Holding Brasil SA | Bancassurance International | |||
CNP Seguros Participações em Saúde Ltda | Intégration Globale | CNP Seguros Participações em Saúde Ltda | Bancassurance International | |||
CNP UniCredit Vita | Intégration Globale | CNP UniCredit Vita | Bancassurance International | |||
CNP Vita Assicura | Intégration Globale | CNP Vita Assicura | Bancassurance International | |||
CNP Vita Assicurazione | Intégration Globale | CNP Vita Assicurazione | Bancassurance International | |||
CNP Zois | Intégration Globale | CNP Zois | Bancassurance International | |||
Companhia de Seguros Previdencia Do Sul-Previsul | Intégration Globale | Companhia de Seguros Previdencia Do Sul-Previsul | Bancassurance International | |||
Fundo De Investimento Imobiliario Renda Corporativa Angico - FII | Intégration Globale | Fundo De Investimento Imobiliario Renda Corporativa Angico - FII | Bancassurance International | |||
Holding XS 1 SA | Intégration Globale | Holding XS 1 SA | Bancassurance International | |||
Infra-Invest | Intégration Globale | Infra-Invest | Bancassurance International | |||
Odonto Empresas Convênios Dentários Ltda | Intégration Globale | Odonto Empresas Convênios Dentários Ltda | Bancassurance International | |||
OPCVM Caixa Seguradora SA | Intégration Globale | OPCVM Caixa Seguradora SA | Bancassurance International | |||
OPCVM Caixa Vida e Previdência | Intégration Globale | OPCVM Caixa Vida e Previdência | Bancassurance International | |||
OPCVM CNP Capitalizacao SA | Intégration Globale | OPCVM CNP Capitalizacao SA | Bancassurance International | |||
OPCVM CNP Consórcio SA | Intégration Globale | OPCVM CNP Consórcio SA | Bancassurance International | |||
OPCVM Holding Caixa Seguros Holding SA | Intégration Globale | OPCVM Holding Caixa Seguros Holding SA | Bancassurance International | |||
XS2 Vida e Previdência SA | Intégration Globale | XS2 Vida e Previdência SA | Bancassurance International | |||
Youse Tecnologia e Assistencia em Seguros Ltda | Intégration Globale | Youse Tecnologia e Assistencia em Seguros Ltda | Bancassurance International | |||
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeurs comptables telles que déclarées dans les états financiers publiés | Valeurs comptables selon le périmètre de consolidation prudentielle | Valeurs comptables des éléments | ||||||
Soumis au cadre du risque de crédit | Soumis au cadre du RCC | Soumis au cadre de la titrisation | Soumis au cadre du risque de marché | Non soumis à des exigences de fonds propres ou soumis à des déductions des fonds propres | ||||
Ventilation par catégorie d'actifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés | ||||||||
1 | Caisses, Banques Centrales | 39 355 | 39 355 | 39 355 | 0 | 0 | 0 | 0 |
2 | Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 222 756 | 12 139 | 2 121 | 1 150 | 0 | 61 | 0 |
3 | Instruments dérivés de couverture | 1 139 | 1 020 | 0 | 8 | 0 | 0 | 0 |
4 | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 194 800 | 12 364 | 11 251 | 0 | 1 120 | 0 | 0 |
5 | Titres au coût amorti | 27 193 | 27 097 | 27 180 | 0 | 4 | 0 | 0 |
6 | Prêts et créances sur les établissements de crédit | 67 095 | 65 594 | 65 529 | 1 027 | 0 | 0 | 0 |
7 | Prêts et créances sur la clientèle | 129 645 | 127 369 | 125 309 | 319 | 0 | 0 | 0 |
8 | Ecarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 721 | 721 | 721 | 0 | 0 | 0 | 0 |
9 | Actifs d'impôts courants | 673 | 140 | 140 | 0 | 0 | 0 | 0 |
10 | Actifs d'impôts différés | 2 261 | 551 | 326 | 0 | 0 | 0 | 225 |
11 | Comptes de régularisation et actifs divers | 36 008 | 4 540 | 2 387 | 3 635 | 0 | 0 | 0 |
12 | Actifs non courants destinés à être cédés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
13 | Participation aux bénéfices différée | 9 692 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
14 | Participations dans les entreprises mises en équivalence | 1 108 | 15 234 | 15 234 | 0 | 0 | 0 | 0 |
15 | Immeubles de placement | 6 280 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
16 | Immobilisations corporelles | 1 308 | 840 | 840 | 0 | 0 | 0 | 0 |
17 | Immobilisations incorporelles | 5 454 | 750 | 281 | 0 | 0 | 0 | 589 |
18 | Ecarts d'acquisition | 156 | 120 | |||||
19 | Total actifs | 745 644 | 307 834 | 290 674 | 6 138 | 1 124 | 61 | 814 |
Ventilation par catégorie de passifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés | ||||||||
1 | Banques centrales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
2 | Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 13 393 | 11 499 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
3 | Instruments dérivés de couverture | 2 371 | 2 371 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
4 | Dettes représentées par un titre | 29 052 | 28 207 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
5 | Dettes envers les établissements de crédit | 26 445 | 25 765 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
6 | Dettes envers la clientèle | 233 363 | 216 145 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
7 | Ecarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 294 | 294 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
8 | Passifs d'impôts courants | 107 | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
9 | Passifs d'impôts différés | 804 | 107 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
10 | Comptes de régularisation & passifs divers | 22 784 | 3 650 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
11 | Passifs non courant destinés à être cédés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
12 | Provisions techniques des entreprises d'assurance et comptabilité de reflet | 383 656 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
13 | Provisions | 970 | 411 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
14 | Dettes subordonnées | 9 099 | 2 243 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
15 | Intérêts minoritaires | 6 247 | 79 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
16 | Capitaux propres part du Groupe | 17 061 | 17 061 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
17 | Total passifs | 745 644 | 307 834 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | ||
Total | Éléments soumis au | ||||||
Cadre du risque de crédit | Cadre des titrisations | Cadre du risque de crédit de contrepartie | Cadre du risque de marché | ||||
1 | Valeur comptable des actifs selon le périmètre de consolidation prudentielle (selon le modèle EU LI1) | 307 834 | 290 674 | 6 138 | 1 124 | 61 | |
2 | Valeur comptable des passifs selon le périmètre de consolidation prudentielle (selon le modèle EU LI1) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
3 | Montant total net selon le périmètre de consolidation prudentielle | 297 998 | 290 674 | 6 138 | 1 124 | 61 | |
4 | Montants hors bilan | 30 616 | 30 576 | 0 | 40 | 0 | |
5 | Différences de valorisation | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
6 | Différences dues à des règles de compensation différentes, autres que celles déjà incluses dans la ligne 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
7 | Différences dues à la prise en compte des provisions | 1 554 | 1 552 | 1 | 0 | 0 | |
8 | Différences dues à l’utilisation de techniques d’atténuation du risque de crédit (ARC) | 1 553 | 1 010 | 0 | 543 | 0 | |
9 | Différences dues aux facteurs de conversion du crédit | 13 473 | 13 441 | 0 | 32 | 0 | |
10 | Différences dues aux titrisations avec transfert de risque | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
11 | Autres différences | 27 | 25 | 0 | 0 | 2 | |
12 | Montants d’exposition pris en compte | 312 009 | 305 221 | 1 123 | 5 604 | 61 | |
Les prêts et créances sur les établissements de crédit intègrent les expositions au titre de l’épargne centralisée auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Les expositions de la CDC et de la Banque de France sont classées dans la rubrique « Prêts & créances sur les établissements de crédit et assimilés au coût amorti ». Cette segmentation diffère de la segmentation appliquée dans le cadre des RWA au titre du risque de crédit (traitement de ces expositions dans la catégorie « souverains »).
Les montants d’exposition réglementaires intègrent plusieurs éléments non pris en compte dans les valeurs comptables notamment :
Obstacle au transfert rapide de fonds propres ou au remboursement rapide d’engagements au sein du Groupe | Les statuts de La Banque Postale et de ses filiales ne contiennent pas de dispositions susceptibles de faire obstacle au transfert des fonds propres ou au remboursement de passifs par La Banque Postale. Le Groupe n’a pas connaissance d’actes législatifs réglementaires applicables, d’autres dispositions statutaires de filiales, d’accords d’actionnaires ou d’autre accord juridiquement contraignant contenant des dispositions susceptibles de faire obstacle de manière significative au transfert de fonds propres ou au remboursement de passifs par La Banque Postale. | |
Filiales non incluses dans le périmètre de consolidation dont les fonds propres effectifs sont inférieurs aux fonds propres réglementaires | Aucune filiale non incluse dans le périmètre de consolidation et assujettie à des exigences de solvabilité n’a un niveau de fonds propres inférieur à leurs exigences réglementaires. | |
Recours à la dérogation visée à l’article 7 du CRR | En vertu de l’article 7 du règlement 575/2013 dit CRR, et en tant qu’entités bancaires soumises à la surveillance de l’ACPR, les filiales La Banque Postale Leasing & Factoring, La Banque Postale Consumer Finance, Louvre Banque Privée, Ma French Bank et La Banque Postale Home Loan SFH bénéficient d’une exemption à l’application sur base individuelle des exigences de fonds propres. La Banque Postale, en tant qu’entité consolidatrice, bénéficie également d’une exemption à l’application sur base individuelle des exigences de fonds propres. | |
Montant total de la différence négative éventuelle entre les fonds propres réglementaires et les fonds propres effectifs de l’ensemble des filiales non incluses dans la consolidation | Néant |
Les fonds propres de base de catégorie 1 de La Banque Postale comprennent les capitaux propres comptables part du Groupe (capital, primes d’émission, réserves, bénéfices de l’année) minorés des éléments suivants :
Les fonds propres additionnels de catégorie 1 comprennent l’obligation perpétuelle rappelable après 7 ans émise en novembre 2019 et l’obligation perpétuelle rappelable après 7,5 ans émise en septembre 2021.
Les fonds propres de catégorie 2 comprennent les titres subordonnés émis en juin et octobre 2016, l’abondement de janvier 2017 sur la souche émise en juin de l’année précédente, les titres subordonnés émis en octobre 2020, en janvier 2021 et enfin l’émission réalisée en décembre 2022. L’émission de janvier 2021 a donné lieu à un abondement de souche en avril 2021.
En millions d'euros | a | b | c | |
|---|---|---|---|---|
Bilan dans les | Selon le périmètre | Référence | ||
31/12/2022 | 31/12/2022 | |||
Actifs - Ventilation par catégorie d'actifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés | ||||
1 | Caisse, banques centrales | 39 355 | 39 355 | |
2 | Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 222 756 | 12 139 | 4.1 |
3 | Instruments dérivés de couverture | 1 139 | 1 020 | |
4 | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 194 800 | 12 364 | 4.2 |
5 | Titres évalués au coût amorti | 27 193 | 27 097 | 4.3 |
6 | Prêts et créances sur les établissements de crédit et assimilés, au cout amorti | 67 095 | 65 594 | 4.4 |
7 | Prêts et créances sur la clientèle évalués au coût amorti | 129 645 | 127 369 | 4.5 |
8 | Ecarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 721 | 721 | |
9 | Actifs d'impôts courants | 673 | 140 | |
10 | Actifs d'impôts différés | 2 261 | 551 | |
11 | Comptes de régularisation et actif divers | 36 008 | 4 540 | 4.6 |
12 | Actifs non courants destinés à être cédés | - | - | 4.7 |
13 | Participation aux bénéfices différée | 9 692 | - | 4.13 |
14 | Participations dans les entreprises mises en équivalence | 1 108 | 15 234 | 4.8 |
15 | Immeubles de placement | 6 280 | - | |
16 | Immobilisations corporelles | 1 308 | 840 | |
17 | Immobilisations incorporelles | 5 454 | 750 | |
18 | Ecarts d'acquisition | 156 | 120 | 4.9 |
19 | Total des actifs | 745 644 | 307 834 | |
Passifs - Ventilation par catégorie de passifs conformément au bilan figurant dans les états financiers publiés | ||||
1 | Passifs financiers à la juste valeur par le résultat | 13 393 | 11 499 | |
2 | Instruments dérivés de couverture | 2 371 | 2 371 | |
3 | Dettes envers les établissements de crédit et assimilés | 26 445 | 25 765 | |
4 | Dettes envers la clientèle | 233 363 | 216 145 | |
5 | Dettes représentées par un titre | 29 052 | 28 207 | |
6 | Ecarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 294 | 294 | |
7 | Passifs d'impôts courants | 107 | 3 | |
8 | Passifs d'impôts différés | 804 | 107 | |
9 | Comptes de régularisation et passifs divers | 22 784 | 3 649 | |
10 | Dettes liées aux actifs non courant destinés à être cédés | - | - | |
11 | Provisions techniques des entreprises d'assurance et comptabilité reflet | 383 656 | - | |
12 | Provisions | 970 | 411 | |
13 | Dettes subordonnées | 9 099 | 2 243 | |
14 | Total des passifs | 722 336 | 290 694 | |
Capitaux propres | ||||
1 | Intérêts minoritaires | 6 247 | 79 | |
2 | Capitaux propres part du Groupe | 17 061 | 17 061 | |
3 | Capital | 6 585 | 6 585 | |
4 | Réserves consolidées et autres | 12 995 | 12 995 | |
5 | Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | (3 580) | (3 580) | |
6 | Résultat de l'exercice | 1 060 | 1 060 | |
7 | Total des capitaux propres | 23 308 | 17 140 | |
(en millions d'euros) | (a) | (b) | ||
|---|---|---|---|---|
Montants | Source basée sur les numéros/lettres de référence du bilan selon le périmètre de consolidation réglementaire | |||
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1): instruments et réserves | ||||
1 | Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents | 6 831 | ||
dont: Type d’instrument 1 | 6 831 | |||
dont: Type d’instrument 2 | ||||
dont: Type d’instrument 3 | ||||
2 | Résultats non distribués | 172 | ||
3 | Autres éléments du résultat global accumulés (et autres réserves) | 7 509 | ||
EU-3a | Fonds pour risques bancaires généraux | 0 | ||
4 | Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 3, du CRR et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des CET1 | 0 | ||
5 | Intérêts minoritaires (montant autorisé en CET1 consolidés) | 0 | ||
EU-5a | Bénéfices intermédiaires, nets de toute charge et de tout dividende prévisible, ayant fait l'objet d'un contrôle indépendant | 584 | ||
6 | Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) avant ajustements réglementaires | 15 097 | ||
Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1): ajustements réglementairess | ||||
7 | Corrections de valeur supplémentaires (montant négatif) | (348) | ||
8 | Immobilisations incorporelles (nettes des passifs d'impôt associés) (montant négatif) | (589) | ||
9 | Sans objet | 0 | ||
10 | Actifs d’impôt différé dépendant de bénéfices futurs à l’exclusion de ceux résultant de différences temporelles (nets des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif) | (225) | ||
11 | Réserves en juste valeur relatives aux pertes et aux gains générés par la couverture des flux de trésorerie des instruments financiers qui ne sont pas évalués à la juste valeur | (124) | ||
12 | Montants négatifs résultant du calcul des montants des pertes anticipées | 0 | ||
13 | Toute augmentation de valeur des capitaux propres résultant d'actifs titrisés (montant négatif) | 0 | ||
14 | Pertes ou gains sur passifs évalués à la juste valeur et qui sont liés à l'évolution de la qualité de crédit de l'établissement | 0 | ||
15 | Actifs de fonds de pension à prestations définies (montant négatif) | 0 | ||
16 | Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments CET1 (montant négatif) | 0 | ||
17 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments CET1 d'entités du secteur financier lorsqu'il existe une détention croisée avec l'établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l'établissement (montant négatif) | 0 | ||
18 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement ne détient pas d'investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
19 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement détient un investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
20 | Sans objet | 0 | ||
EU-20a | Montant des expositions aux éléments suivants qui reçoivent une pondération de 1 250 %, lorsque l’établissement a opté pour la déduction | 0 | ||
EU-20b | dont: participations qualifiées hors du secteur financier (montant négatif) | 0 | ||
EU-20c | dont: positions de titrisation (montant négatif) | 0 | ||
EU-20d | dont: positions de négociation non dénouées (montant négatif) | 0 | ||
21 | Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) (montant négatif) | 0 | ||
22 | Montant au-dessus du seuil de 17,65 % (montant négatif) | 0 | ||
23 | dont : détentions directes, indirectes et synthétiques, par l'établissement, d'instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquelles il détient un investissement important | 0 | ||
24 | Sans objet | 0 | ||
25 | dont : actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles | 0 | ||
EU-25a | Pertes de l'exercice en cours (montant négatif) | 0 | ||
EU-25b | Charges d’impôt prévisibles relatives à des éléments CET1, sauf si l’établissement ajuste dûment le montant des éléments CET1 dans la mesure où ces impôts réduisent le montant à concurrence duquel ces éléments peuvent servir à couvrir les risques ou pertes (montant négatif) | 0 | ||
26 | Sans objet | 0 | ||
27 | Déductions AT1 admissibles dépassant les éléments AT1 de l’établissement (montant négatif) | 0 | ||
27a | Autres ajustements réglementaires | (203) | ||
28 | Total des ajustements réglementaires des fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) | (1 489) | ||
29 | Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) | 13 608 | ||
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1): instruments | ||||
30 | Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1): instruments | 1 488 | ||
31 | dont : classés en tant que capitaux propres selon le référentiel comptable applicable | 1 488 | ||
32 | dont : classés en tant que passifs selon le référentiel comptable applicable | 0 | ||
33 | Montant des éléments éligibles visés à l’article 484, paragraphe 4, du CRR et comptes des primes d’émission y afférents soumis à exclusion progressive des AT1 | 0 | ||
EU-33a | Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1 | 0 | ||
EU-33b | Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 1, du CRR soumis à exclusion progressive des AT1 | 0 | ||
34 | Fonds propres de catégorie 1 éligibles inclus dans les fonds propres consolidés AT1 (y compris intérêts minoritaires non inclus dans la ligne 5) émis par des filiales et détenus par des tiers | 0 | ||
35 | dont instruments émis par des filiales soumis à exclusion progressive | 0 | ||
36 | Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) avant ajustements réglementaires | 1 488 | ||
Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1): ajustements réglementaires | ||||
37 | Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments AT1 (montant négatif) | 0 | ||
38 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments AT1 d'entités du secteur financier lorsqu'il existe une détention croisée avec l'établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l'établissement (montant négatif) | 0 | ||
39 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments AT1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
40 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments AT1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
41 | Sans objet | 0 | ||
42 | Déductions T2 admissibles dépassant les éléments T2 de l’établissement (montant négatif) | 0 | ||
42a | Autres ajustements réglementaires des fonds propres AT1 | 0 | ||
43 | Total des ajustements réglementaires des fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) | 0 | ||
44 | Fonds propres additionnels de catégorie 1 (AT1) | 1 488 | ||
45 | Fonds propres de catégorie 1 (T1 = CET1 + AT1) | 15 096 | ||
Fonds propres de catégorie 2 (T2) : instruments | ||||
46 | Instruments de fonds propres et comptes des primes d’émission y afférents | 2 489 | ||
47 | Montant des éléments éligibles visés à l'article 484, paragraphe 5, du CRR et des comptes des primes d'émission y afférents soumis à exclusion progressive des T2 conformément à l'article 486, paragraphe 4, du CRR | 0 | ||
EU-47a | Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 bis, paragraphe 2, du CRR soumis à exclusion progressive des T2 | 0 | ||
EU-47b | Montant des éléments éligibles visés à l’article 494 ter, paragraphe 2, du CRR soumis à exclusion progressive des T2 | 0 | ||
48 | Instruments de fonds propres éligibles inclus dans les fonds propres consolidés T2 (y compris intérêts minoritaires et instruments AT1 non inclus dans les lignes 5 ou 34) émis par des filiales et détenus par des tiers | 0 | ||
49 | dont : instruments émis par des filiales soumis à exclusion progressive | 0 | ||
50 | Ajustements pour risque de crédit | 0 | ||
51 | Tier 2 (T2) capital before regulatory adjustments | 2 489 | ||
Fonds propres de catégorie 2 (T2): ajustements réglementaires | ||||
52 | Détentions directes, indirectes et synthétiques, par un établissement, de ses propres instruments et emprunts subordonnés T2 (montant négatif) | 0 | ||
53 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments et emprunts subordonnés T2 d'entités du secteur financier lorsqu'il existe une détention croisée avec l'établissement visant à accroître artificiellement les fonds propres de l'établissement (montant négatif) | 0 | ||
54 | Détentions directes, indirectes et synthétiques d'instruments et d'emprunts subordonnés T2 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement ne détient pas d’investissement important (montant au-dessus du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
54a | Sans objet | 0 | ||
55 | Détentions directes, indirectes et synthétiques, par l’établissement, d'instruments et d'emprunts subordonnés T2 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement détient un investissement important (net des positions courtes éligibles) (montant négatif) | 0 | ||
56 | Sans objet | 0 | ||
EU-56a | Déductions admissibles d’engagements éligibles dépassant les éléments d’engagements éligibles de l’établissement (montant négatif) | 0 | ||
56b | Autres ajustements réglementaires des fonds propres T2 | 0 | ||
57 | Total des ajustements réglementaires des fonds propres de catégorie 2 (T2) | 0 | ||
58 | Fonds propres de catégorie 2 (T2) | 2 489 | ||
59 | Total des fonds propres (TC = T1 + T2) | 17 585 | ||
60 | Montant total d'exposition au risque | 92 775 | ||
Ratios et exigences de fonds propres, y compris les coussins | ||||
61 | Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) | 14,7 % | ||
62 | Fonds propres de catégorie 1 | 16,3 % | ||
63 | Total des fonds propres | 19,0 % | ||
64 | Exigences globales de fonds propres CET1 de l’établissement | 8,4 % | ||
65 | dont: exigence de coussin de conservation de fonds propres | 2,5 % | ||
66 | dont: exigence de coussin de fonds propres contracyclique | 0,0 % | ||
67 | dont: exigence de coussin pour le risque systémique | 0,0 % | ||
EU-67a | dont: exigence de coussin pour établissement d’importance systémique mondiale (EISm) ou pour autre établissement d’importance systémique (autre EIS) | 0,3 % | ||
EU-67b | dont: exigences de fonds propres supplémentaires pour faire face aux risques autres que le risque de levier excessif | 1,1 % | ||
68 | Fonds propres de base de catégorie 1 (en pourcentage du montant d’exposition au risque) disponibles après le respect des exigences minimales de fonds propres | 8,8 % | ||
Minima nationaux (si différents de Bâle III) | ||||
69 | Sans objet | |||
70 | Sans objet | |||
71 | Sans objet | |||
Montants inférieurs aux seuils pour déduction (avant pondération) | ||||
72 | Détentions directes et indirectes de fonds propres et d’engagements éligibles d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement ne détient pas d’investissement important (montant en dessous du seuil de 10 %, net des positions courtes éligibles) | 427 | ||
73 | Détentions directes et indirectes, par l’établissement, d'instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement détient un investissement important (montant en dessous du seuil de 17,65 %, net des positions courtes éligibles) | 115 | ||
74 | Sans objet | 0 | ||
75 | Actifs d’impôt différé résultant de différences temporelles (montant en dessous du seuil de 17,65 %, net des passifs d’impôt associés lorsque les conditions prévues à l’article 38, paragraphe 3, du CRR sont réunies) | 326 | ||
Plafonds applicables lors de l’inclusion de provisions dans les fonds propres de catégorie 2 | ||||
76 | Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche standard (avant application du plafond) | 0 | ||
77 | Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2 selon l’approche standard | 1 048 | ||
| Ajustements pour risque de crédit inclus dans les T2 eu égard aux expositions qui relèvent de l’approche fondée sur les notations internes (avant application du plafond) | 0 | ||
0 | ||||
0 | ||||
0 | ||||
79 | Plafond pour l’inclusion des ajustements pour risque de crédit dans les T2 selon l’approche fondée sur les notations internes | 0 | ||
Instruments de fonds propres soumis à exclusion progressive (applicable entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2022 uniquement) | ||||
80 | Plafond actuel applicable aux instruments CET1 soumis à exclusion progressive | 0 | ||
81 | Montant exclu des CET1 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances) | 0 | ||
82 | Plafond actuel applicable aux instruments AT1 soumis à exclusion progressive | 0 | ||
83 | Montant exclu des AT1 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances) | 0 | ||
84 | Plafond actuel applicable aux instruments T2 soumis à exclusion progressive | 0 | ||
85 | Montant exclu des T2 en raison du plafond (dépassement du plafond après remboursements et échéances) | 0 | ||
La Banque Postale n’applique pas les dispositions transitoires liées à la norme IFRS 9 ou aux modèles de pertes de crédit attendues (PCA) analogues et ses fonds propres, ses ratios de fonds propres et de levier reflètent déjà l’incidence totale de la norme IFRS 9 ou des PCA analogues.
La Banque Postale n’applique pas le traitement temporaire décrit à l’article 468 du CRR et ses fonds propres, ses ratios de fonds propres et de levier reflètent déjà l’incidence totale des plus-values et des pertes non réalisées mesurées à leur juste valeur par le biais d’autres éléments du résultat global.
a | ||||||
1 | Émetteur | La Banque Postale | La Banque Postale | La Banque Postale | ||
2 | ISIN | FR0013181898 | FR0013207354 | FR0013181898 | ||
2a | Placement public ou privé | Public | Public | Public | ||
3 | Droit régissant l’instrument | Droit français | Droit français | Droit français | ||
3a | Reconnaissance contractuelle des pouvoirs de dépréciation et de conservation des autorités de résolution | Non | Non | Non | ||
Traitement réglementaire | ||||||
4 | Traitement actuel compte tenu, le cas échéant, des règles transitoires du CRR | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | ||
5 | Règles CRR après transition | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | ||
6 | Éligible au niveau individuel/(sous-) consolidé/individuel et (sous-)consolidé | Consolidé | Consolidé | Consolidé | ||
7 | Type d’instruments | Titres subordonnés | Titres subordonnés | Titres subordonnés | ||
8 | Montant comptabilisé en fonds propres réglementaires ou engagements éligibles (monnaie en millions, à la dernière date de clôture) | 500 000 | 100 000 | 150 000 | ||
9 | Valeur nominale de l’instrument (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
EU-9a | Prix d’émission (en %) | 99,97 | 99,593 | 101,51 | ||
EU-9b | Prix de rachat (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
10 | Classification comptable | Passif - coût | Passif - coût | Passif - coût | ||
11 | Date d’émission initiale | 09.06.2016 | 05.10.2016 | 16.01.2017 | ||
12 | Perpétuel ou à durée déterminée | Durée déterminée | Durée déterminée | Durée déterminée | ||
13 | Échéance initiale | 09.06.2028 | 05.10.2028 | 09.06.2028 | ||
14 | Option de rachat de l'émetteur soumise à l'accord préalable de l'autorité de surveillance | Non | Non | Non | ||
15 | Date facultative d’exercice de l’option de rachat, dates d'exercice des options de rachat conditionnelles et prix de rachat | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
16 | Dates ultérieures d'exercice de l'option de rachat, s'il y a lieu | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
Coupons/Dividendes | ||||||
17 | Dividende/Coupon fixe ou flottant | Fixe | Fixe | Fixe | ||
18 | Taux du coupon et indice éventuel associé | 3,00 % | 2,25 % | 3,00 % | ||
19 | Existence d’un mécanisme de suspension des versements des dividendes (dividend stopper) | Non | Non | Non | ||
EU-20a | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obigatoire des versements | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire | ||
EU-20b | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obligatoire des versements | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire | ||
21 | Existence d’un mécanisme de hausse de la rémunération (step-up) ou une autre incitation au rachat | Non | Non | Non | ||
22 | Cumulatif ou non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | ||
23 | Convertible ou non convertible | Non convertible | Non convertible | Non convertible | ||
24 | Si convertible, déclencheur de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
25 | Si convertible, entièrement ou partiellement | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
26 | Si convertible, taux de conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
27 | Si convertible, caractère obligatoire ou facultatif de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
28 | Si convertible, type d’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
29 | Si convertible, émetteur de l’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
30 | Caractéristiques en matière de réduction du capital | Non | Non | Non | ||
31 | Si réduction du capital, déclencheur de la réduction | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
32 | Si réduction du capital, totale ou partielle | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
33 | Si réduction du capital, définitive ou provisoire | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34 | Si réduction provisoire du capital, description du mécanisme de réaugmentation du capital | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34a | Types de subordinnation (uniquement pour les engagements éligibles) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | - | - |
EU-34b | Rang de l'instrument dans une procédure normale d'insolvabilité | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
35 | Rang de l'instrument en cas de liquidation | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
36 | Carcatéristiques non conformes pendant la période de transition | Non | Non | Non | ||
37 | Dans l'affirmative, préciser les caractéristiques non conformes | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
EU-37a | Lien vers les conditions contractuelles complètes de l'instrument (balisage) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
a | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
1 | Émetteur | La Banque Postale | La Banque Postale | La Banque Postale | ||
2 | ISIN | FR0013461795 | FR00140009W6 | FR0014005O90 | ||
2a | Placement public ou privé | Public | Public | Public | ||
3 | Droit régissant l’instrument | Droit français | Droit français | Droit français | ||
3a | Reconnaissance contractuelle des pouvoirs de dépréciation et de conservation des autorités de résolution | Oui | Oui | Oui | ||
Traitement réglementaire | ||||||
4 | Traitement actuel compte tenu, le cas échéant, des règles transitoires du CRR | Fonds propres additionnels de catégorie 1 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres additionnels de catégorie 1 | ||
5 | Règles CRR après transition | Fonds propres additionnels de catégorie 1 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres additionnels de catégorie 1 | ||
6 | Eligible au niveau individuel/sous-consolidé/individuel et sous-consolidé | Consolidé | Consolidé | Consolidé | ||
7 | Type d’instruments | Titres super- subordonnés Tier 1 (art. 52) | Titres subordonnés | Titres super- subordonnés Tier 1 (art. 52) | ||
8 | Montant comptabilisé en fonds propres réglementaires ou engagements éligibles (monnaie en millions, à la dernière date de clôture) | 750 000 | 500 000 | 750 000 | ||
9 | Valeur nominale de l’instrument (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
EU-9a | Prix d’émission (en %) | 100 | 99,868 | 100 | ||
EU-9b | Prix de rachat (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
10 | Classification comptable | Capitaux propres | Passif - coût | Capitaux propres | ||
11 | Date d’émission initiale | 20.11.2019 | 26.10.2020 | 29.09.2021 | ||
12 | Perpétuel ou à durée déterminée | Perpétuel | Durée déterminée | Perpétuel | ||
13 | Échéance initiale | Pad d'échéance | 26.01.2031 | Pas d'échéance | ||
14 | Option de rachat de l'émetteur soumise à l'accord préalable de l'autorité de surveillance | Oui | Oui | Oui | ||
15 | Date facultative d’exercice de l’option de rachat, dates d'exercice des options de rachat conditionnelles et prix de rachat | 20.05.2026 | 26.10.2025 | 20.11.2028 | ||
16 | Dates ultérieures d'exercice de l'option de rachat, s'il y a lieu | Jusqu'au 20.11.2026 (inclus) et à chaque date ultérieure de paiement d'intérêt (inclus) | Jusqu'au 26.01.2026 (inclus) | Jusqu’au 20.05.2029 (inclus) | ||
Coupons/Dividendes | ||||||
17 | Dividende/Coupon fixe ou flottant | Fixe | Révisable | Fixe | ||
18 | Taux du coupon et indice éventuel associé | 3,875 % | 0,875 % | 3,00 % | ||
19 | Existence d’un mécanisme de suspension des versements des dividendes (dividend stopper) | Oui | Non | Oui | ||
EU-20a | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obigatoire des versements | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire | ||
EU-20b | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obligatoire des versements | Entièrement discrétionnaire | Obligatoire | Entièrement discrétionnaire | ||
21 | Existence d’un mécanisme de hausse de la rémunération (step-up) ou une autre incitation au rachat | Non | Non | Non | ||
22 | Cumulatif ou non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | ||
23 | Convertible ou non convertible | Non convertible | Non convertible | Non convertible | ||
24 | Si convertible, déclencheur de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
25 | Si convertible, entièrement ou partiellement | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
26 | Si convertible, taux de conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
27 | Si convertible, caractère obligatoire ou facultatif de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
28 | Si convertible, type d’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
29 | Si convertible, émetteur de l’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
30 | Caractéristiques en matière de réduction du capital | Non | Non | Non | ||
31 | Si réduction du capital, déclencheur de la réduction | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
32 | Si réduction du capital, totale ou partielle | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
33 | Si réduction du capital, définitive ou provisoire | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34 | Si réduction provisoire du capital, description du mécanisme de réaugmentation du capital | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34a | Types de subordinnation (uniquement pour les engagements éligibles) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | - | - |
EU-34b | Rang de l'instrument dans une procédure normale d'insolvabilité | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
35 | Rang de l'instrument en cas de liquidation | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
36 | Carcatéristiques non conformes pendant la période de transition | Non | Non | Non | ||
37 | Dans l'affirmative, préciser les caractéristiques non conformes | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
EU-37a | Lien vers les conditions contractuelles complètes de l'instrument (balisage) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
a | ||||||
1 | Émetteur | La Banque Postale | La Banque Postale | La Banque Postale | ||
2 | ISIN | FR0014001R34 | FR0014001R34 | FR001400DLD4 | ||
2a | Placement public ou privé | Public | Public | Public | ||
3 | Droit régissant l’instrument | Droit français | Droit français | Droit français | ||
3a | Reconnaissance contractuelle des pouvoirs de dépréciation et de conservation des autorités de résolution | Oui | Oui | Oui | ||
Traitement réglementaire | ||||||
4 | Traitement actuel compte tenu, le cas échéant, des règles transitoires du CRR | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | ||
5 | Règles CRR après transition | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | Fonds propres de catégorie 2 | ||
6 | Eligible au niveau individuel/sous-consolidé/individuel et sous-consolidé | Consolidé | Consolidé | Consolidé | ||
7 | Type d’instruments | Titres subordonnés | Titres subordonnés | Titres subordonnés | ||
8 | Montant comptabilisé en fonds propres réglementaires ou engagements éligibles (monnaie en millions, à la dernière date de clôture) | 500 000 | 250 000 | 500 000 | ||
9 | Valeur nominale de l’instrument (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
EU-9a | Prix d’émission (en %) | 99,39 | 97,99 | 99,89 | ||
EU-9b | Prix de rachat (en %) | 100 | 100 | 100 | ||
10 | Classification comptable | Passif - coût | Passif - coût | Passif - coût | ||
11 | Date d’émission initiale | 02.02.2021 | 27.04.2021 | 05.12.2022 | ||
12 | Perpétuel ou à durée déterminée | Durée déterminée | Durée déterminée | Durée déterminée | ||
13 | Échéance initiale | 02.08.2032 | 02.08.2032 | 05.03.2034 | ||
14 | Option de rachat de l'émetteur soumise à l'accord préalable de l'autorité de surveillance | Oui | Oui | Oui | ||
15 | Date facultative d’exercice de l’option de rachat, dates d'exercice des options de rachat conditionnelles et prix de rachat | 03.05.2027 | 03.05.2027 | 05.12.2028 | ||
16 | Dates ultérieures d'exercice de l'option de rachat, s'il y a lieu | Jusqu’au 02.08.2027 (inclus) | Jusqu’au 02.08.2027 (inclus) | Jusqu'au 05.03.2029 (inclus) | ||
Coupons/Dividendes | ||||||
17 | Dividende/Coupon fixe ou flottant | Révisable | Révisable | Révisable | ||
18 | Taux du coupon et indice éventuel associé | 0,750 % | 0,750 % | 5,500 % | ||
19 | Existence d’un mécanisme de suspension des versements des dividendes (dividend stopper) | Non | Non | Non | ||
EU-20a | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obigatoire des versements | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire | ||
EU-20b | Caractère entièrement ou partiellement discrétionnaire, ou obligatoire des versements | Obligatoire | Obligatoire | Obligatoire | ||
21 | Existence d’un mécanisme de hausse de la rémunération (step-up) ou d’une autre incitation au rachat | Non | Non | Non | ||
22 | Cumulatif ou non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | Non cumulatif | ||
23 | Convertible ou non convertible | Non convertible | Non convertible | Non convertible | ||
24 | Si convertible, déclencheur de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
25 | Si convertible, entièrement ou partiellement | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
26 | Si convertible, taux de conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
27 | Si convertible, caractère obligatoire ou facultatif de la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
28 | Si convertible, type d’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
29 | Si convertible, émetteur de l’instrument vers lequel a lieu la conversion | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
30 | Caractéristiques en matière de réduction du capital | Non | Non | Non | ||
31 | Si réduction du capital, déclencheur de la réduction | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
32 | Si réduction du capital, totale ou partielle | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
33 | Si réduction du capital, définitive ou provisoire | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34 | Si réduction provisoire du capital, description du mécanisme de réaugmentation du capital | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
34a | Types de subordinnation (uniquement pour les engagements éligibles) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | - | - |
EU-34b | Rang de l'instrument dans une procédure normale d'insolvabilité | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
35 | Rang de l'instrument en cas de liquidation | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
36 | Carcatéristiques non conformes pendant la période de transition | Non | Non | Non | ||
37 | Dans l'affirmative, préciser les caractéristiques non conformes | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
EU-37a | Lien vers les conditions contractuelles complètes de l'instrument (balisage) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | ||
L’approche standard est utilisée pour quantifier le montant global d’exigences de fonds propres au titre du pilier I pour :
L’approche générale est utilisée avec l’usage des paramétrages réglementaires pour appliquer les techniques de réduction du risque.
Les actifs pondérés par le risque (RWA) s’élèvent à 92,8 milliards d’euros au 31 décembre 2022 (contre 91,1 milliards d’euros au 31 décembre 2021), en augmentation de 1,8 %) :
CVA : Credit Value Adjustment
a | b | c | |||
|---|---|---|---|---|---|
(en milliers d'euros) | Montant total | Exigences | |||
Déc.-22 | Déc.-21 | Déc.-22 | |||
1 | Risque de crédit (hors CCR) | 82 692 | 79 363 | 6 615 | |
2 | Dont approche standard | 82 692 | 79 363 | 6 615 | |
3 | Dont approche NI simple (F-IRB) | 0 | 0 | 0 | |
4 | Dont approche par référencement | 0 | 0 | 0 | |
EU 4a | Dont actions selon la méthode de pondération simple | 0 | 0 | 0 | |
5 | Dont approche NI avancée (A-IRB) | 0 | 0 | 0 | |
6 | Risque de crédit de contrepartie - CCR | 1 235 | 1 807 | 99 | |
7 | Dont approche standard | 961 | 913 | 77 | |
8 | Dont méthode du modèle interne (IMM) | 0 | 0 | 0 | |
EU 8a | Dont expositions sur une CCP | 25 | 6 | 2 | |
EU 8b | Dont ajustement de l’évaluation de crédit — CVA | 256 | 303 | 20 | |
9 | Dont autres CCR | (8) | 584 | (1) | |
10 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
11 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
12 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
13 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
14 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
15 | Risque de règlement | 0 | 0 | 0 | |
16 | Expositions de titrisation dans le portefeuille hors négociation | 187 | 176 | 15 | |
17 | Dont approche SEC-IRBA | 0 | 0 | 0 | |
18 | Dont SEC-ERBA (y compris IAA) | 187 | 176 | 15 | |
19 | Dont approche SEC-SA | 0 | 0 | 0 | |
EU 19a | Dont 1 250 % / déduction | 0 | 0 | 0 | |
20 | Risques de position, de change et de matières premières | 364 | 813 | 29 | |
21 | Dont approche standard | 364 | 813 | 29 | |
22 | Dont approche fondée sur les modèles internes | 0 | 0 | 0 | |
EU 22a | Grands risques | 0 | 0 | 0 | |
23 | Risque opérationnel | 8 298 | 8 939 | 664 | |
EU 23a | Dont approche élémentaire | 0 | 0 | 0 | |
EU 23b | Dont approche standard | 8 298 | 8 939 | 664 | |
EU 23c | Dont approche par mesure avancée | 0 | 0 | 0 | |
24 | Montants inférieurs aux seuils de déduction | 814 | 793 | 65 | |
25 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
26 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
27 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
28 | Sans objet | 0 | 0 | 0 | |
29 | Total | 92 775 | 91 098 | 7 422 | |
Les données présentées dans le tableau ci-dessus intègrent les effets de substitution bâlois dans la classification des expositions. Ainsi, les encours cautionnés par des organismes relevant du segment bancaire ou entreprise figurent dans ces dernières catégories.
a | b | |||
|---|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Valeur exposée au risque | Montant exposé au risque | ||
1 | Instruments de fonds propres détenus dans des entreprises d’assurance ou de réassurance ou des sociétés | 15 234 | 15 234 |
La Banque Postale ne déduit pas ses investissements importants dans les entités du secteur assurance conformément à l’article 49 du règlement (UE) 575/2013 et les pondère conformément à l’article 133.
À la suite du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels (Supervisory Review and Evaluation Process – SREP) mené par la BCE, cette dernière a notifié à La Banque Postale son exigence de fonds propres (TSCR) sur base consolidée. Celle-ci n’est pas modifiée par rapport à 2022 et continue d’être applicable à partir du 1er janvier 2023. Cette exigence de fonds propres SREP s’élève à 10 %, dont :
En plus de ces exigences, la lettre SREP rappelle que La Banque Postale est tenue de satisfaire l’exigence globale de capital (EGC) qui inclut, outre l’exigence totale de capital SREP, l’exigence globale de coussins de fonds propres.
Pour rappel, cette exigence globale de coussin de fonds propres se compose, pour La Banque Postale, de :
L’exigence au titre du coussin contracyclique tient compte du relâchement intégral du coussin contracyclique applicable aux expositions pertinentes situées en France depuis le 2 avril 2020. Si la plupart des autorités pertinentes ont agi de même, des coussins demeurent applicables dans plusieurs juridictions : Bulgarie, Luxembourg, Norvège, République Tchèque, Royaume-Uni, Slovaquie et Hong-Kong.
Le taux de coussin contracyclique spécifique à La Banque Postale, en résultant, est de 0,02% au 31 décembre 2022.
Cette exigence n’inclut pas la recommandation de fonds propres additionnels au titre du pilier 2 (« Pillar 2 Guidance »).
Sur la base de cette notification, l’Exigence Globale de Capital (EGC) atteint 12,77 % (10 % auxquels s’ajoutent 2,77 % d’exigence globale de coussins de fonds propres).
31.12.2022 | 31.12.2021 | |
|---|---|---|
Exigence au titre du pilier 1 | 4,50 % | 4,50 % |
Exigence au titre du pilier 2 (Pillar II Requirement – P2R) | 1,125 % | 1,125 % |
Exigence au titre du coussin de conservation du capital (CCB) | 2,500 % | 2,500 % |
Exigence au titre du coussin pour « autre établissement systémique » | 0,250 % | 0,250 % |
Exigence au titre du coussin contracyclique (CcyB) | 0,02 % | 0,005 % |
Exigence minimale du ratio CET1 | 8,395 % | 8,380 % |
L’exigence globale de capital s’élève à 12,77 %, dont 1,875 % que La Banque Postale peut couvrir par des instruments de qualité AT1 (1,5 % au titre du pilier 1 et 0,375 % au titre du pilier 2) et 2,5 % par des instruments de qualité Tier 2 (2 % au titre du pilier 1 et 0,5 % au titre du pilier 2).
(en millions d’euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | m | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Expositions générales | Expositions de crédit pertinentes | Expositions de titrisation Valeur exposée au risque pour le portefeuille hors négociation | Valeur d'expo- sition totale | Exigences | Montants d'expo- sition pondérés | Pondé- rations des exigences de fonds propres (%) | Taux de coussin contra- cyclique (%) | |||||||
Valeur exposée au risque selon l’approche standard | Valeur exposée au risque selon l’approche NI | Somme des positions longues et courtes des expositions relevant du portefeuille de négociation pour l’approche standard | Valeur des expositions du portefeuille de négociation pour les modèles internes | Exposi- tions au risque de crédit perti- nentes risque de crédit | Exposi- tions de crédit perti- nentes - risque de marché | Expositions de crédit pertinentes positions de titrisation dans le portefeuille hors négociation | Total | |||||||
010 | Ventilation | |||||||||||||
ANDORRE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
EMIRATS ARABES UNIS | 10 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ARGENTINE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
AUTRICHE | 0 | 0 | 0 | 0 | 31 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
AUSTRALIE | 33 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BANGLADESH | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BELGIQUE | 143 | 0 | 0 | 0 | 0 | 9 | 9 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BURKINA FASO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BULGARIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BENIN | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
BRESIL | 6 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
CANADA | 1 092 | 0 | 0 | 0 | 0 | 10 | 10 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SUISSE | 71 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
CÔTE D’IVOIRE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
CHILI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
CAMEROUN | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
CHINE | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
COLOMBIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,5 % | 0,0 % | |
ALLEMAGNE | 338 | 0 | 0 | 0 | 104 | 26 | 23 | 0 | 3 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
DJIBOUTI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
DANEMARK | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2,0 % | 0,0 % | |
ALGÉRIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ESPAGNE | 248 | 0 | 0 | 0 | 254 | 12 | 8 | 0 | 4 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
FINLANDE | 20 | 0 | 0 | 0 | 41 | 2 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
FRANCE | 95 502 | 0 | 22 | 0 | 431 | 5 582 | 5 578 | 0 | 5 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
GABON | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ROYAUME-UNI | 1 667 | 0 | 0 | 0 | 39 | 85 | 85 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,0 % | 0,0 % | |
GAMBIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
GUINÉE-BISSAU | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
HONG KONG | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1,0 % | 0,0 % | |
HAÏTI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
INDONÉSIE | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
IRLANDE | 102 | 0 | 0 | 0 | 26 | 10 | 10 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ISRAËL | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
INDE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ISLANDE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2,0 % | 0,0 % | |
ITALIE | 239 | 0 | 0 | 0 | 0 | 19 | 19 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
JERSEY | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
JAPON | 326 | 0 | 0 | 0 | 0 | 20 | 20 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
KENYA | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
COMORES | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RÉPUBLIQUE DE CORÉE | 144 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
KOWEÏT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
LIBAN | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SRI LANKA | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
LUXEMBOURG | 628 | 0 | 0 | 0 | 36 | 54 | 52 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MAROC | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MONACO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MADAGASCAR | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MALI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MONTSERRAT | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ÎLE MAURICE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MEXIQUE | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
MALAISIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
PAYS-BAS | 2 171 | 0 | 0 | 0 | 153 | 71 | 70 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
NORVÈGE | 114 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2,0 % | 0,0 % | |
AUTRE | 0 | 0 | 31 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
PORTUGAL | 64 | 0 | 0 | 0 | 10 | 6 | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RÉUNION | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RUSSIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
RWANDA | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ARABIE SAOUDITE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SUÈDE | 91 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SINGAPOUR | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SÉNÉGAL | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
SYRIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
TCHAD | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
TOGO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
THAÏLANDE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
TUNISIE | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
TURQUIE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
TRINITE ET TOBAGO | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
UKRAINE | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
OUGANDA | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ETATS-UNIS D'AMERIQUE | 259 | 0 | 0 | 0 | 0 | 20 | 20 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
ILS VIERGES DES ETATS-UNIS | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
VIETNAM | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % | |
020 | Total | 103 294 | 0 | 53 | 0 | 1 124 | 5 940 | 5 925 | 0 | 15 | 0 | 0 | 0,0 % | 0,0 % |
a | ||
1 | Montant total d'exposition au risque | 92 775 |
2 | Taux de coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l’établissement | 0,02 % |
3 | Exigence de coussin de fonds propres contracyclique spécifique à l'établissement | 19 |
À fin décembre 2022, le ratio Common Equity Tier 1 (CET1) de La Banque Postale s’établit à 14,7 % contre 19,1 % à fin décembre 2021, soit une marge de 6,3 points au-dessus de l’exigence réglementaire fixée à 8,395 %.
Le résultat net part du groupe (+ 120 points de base) net de la provision de dividende prévisionnel (pay-out de 45 %) permet de financer la croissance organique des RWA et contribue ainsi à l’autofinancement de la croissance organique de La Banque Postale.
Le ratio CET1 enregistre un effet négatif de 440 points de base dont 410 points de base dû à la volatilité des actions et des taux impactant la valorisation des instruments à la juste valeur par les capitaux propres (Other Comprehensive Income).
Le ratio Tier 1 s’établit à 16,3 % et le ratio global de solvabilité de La Banque Postale s’élève à 19,0 %, en baisse de 4,7 points par rapport à fin 2021.
La Banque Postale se situe au-dessus de l’Exigence Globale de Capital (Total Capital) fixée à 12,77 %, avec une marge de 6,2 points.
(en %) | 31.12.2022 | 31.12.2021 |
|---|---|---|
Ratio de Common Equity Tier One (CET1) | 14,7 % | 19,1 % |
Ratio de Tier One (T1) | 16,3 % | 20,7 % |
Ratio de solvabilité | 19,0 % | 23,7 % |
Le ratio de levier rapporte les fonds propres Tier 1 (au numérateur) à la mesure de l'exposition ou somme des valeurs exposées au risques (au dénominateur), composée des éléments de bilan et d'éléments de hors bilan sans application d'une pondération en risque. Ce ratio vise à limiter tout endettement excessif des banques.
Ce ratio, auparavant calculé à titre d'information, doit respecter un niveau minimum depuis le 30 juin 2021 du fait de l'entrée en vigueur des dispositions afférentes du règlement (UE) 2019/876 (« CRR 2 »). L'exigence minimale est fixée à 3 % des fonds propres de catégorie 1.
L'article 429 bis du Règlement CRR 2 prévoit une exemption par nature de 100 % des expositions liées à l'épargne centralisée, contre 50 % auparavant sur le fondement d'une autorisation de la BCE.
Au 31 décembre 2022, le ratio de levier est de 5,6 %.
(en millions d’euros) | a | |
|---|---|---|
Montant applicable | ||
1 | Total de l’actif selon les états financiers publiés | 745 644 |
2 | Ajustement pour les entités consolidées d’un point de vue comptable mais qui n’entrent pas dans le périmètre de la consolidation prudentielle | (437 810) |
3 | (Ajustement pour les expositions titrisées qui satisfont aux exigences opérationnelles pour la prise en compte d’un transfert de risque) | 0 |
4 | (Ajustement pour l’exemption temporaire des expositions sur les banques centrales (le cas échéant)) | 0 |
5 | (Ajustement pour actifs fiduciaires comptabilisés au bilan conformément au référentiel comptable applicable mais exclus de la mesure totale de l’exposition au titre de l’article 429 bis, paragraphe 1, point i), du CRR) | 0 |
6 | Ajustement pour achats et ventes normalisés d’actifs financiers faisant l’objet d’une comptabilisation à la date de transaction | 0 |
7 | Ajustement pour les transactions éligibles des systèmes de gestion centralisée de la trésorerie | 0 |
8 | Ajustement pour instruments financiers dérivés | (6 807) |
9 | Ajustement pour les opérations de financement sur titres (OFT) | 2 210 |
10 | Ajustement pour les éléments de hors bilan (résultant de la conversion des expositions de hors bilan en montants de crédit équivalents) | 17 068 |
11 | (Ajustement pour les corrections de valeur à des fins d'évaluation prudente et les provisions spécifiques et générales qui ont réduit les fonds propres de catégorie 1) | 0 |
EU-11a | (Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point c), du CRR) | 0 |
EU-11b | (Ajustement pour expositions exclues de la mesure de l’exposition totale en vertu de l’article 429 bis, paragraphe 1, point j), du CRR) | (63 831) |
12 | Autres ajustements | 13 159 |
13 | Mesure de l’exposition totale | 269 633 |
a | b | ||
|---|---|---|---|
(en millions d’euros) | Expositions aux fins du ratio de levier en vertu du CRR | ||
Déc.-22 | Déc.-21 | ||
Expositions au bilan (excepté dérivés et OFT) | |||
1 |
| 304 260 | 300 509 |
2 |
| 315 | 215 |
3 |
| (1 159) | (161) |
4 |
| 0 | 0 |
5 |
| 0 | 0 |
6 |
| (1 364) | (1 080) |
7 | Total des expositions au bilan (excepté dérivés et OFT) | 302 052 | 299 483 |
Expositions sur dérivés | |||
8 |
| 276 | 323 |
EU-8a |
| 0 | 0 |
9 |
| 825 | 619 |
EU-9a |
| 0 | 0 |
EU-9b |
| 0 | 0 |
10 |
| 0 | 0 |
EU-10a |
| 0 | 0 |
EU-10b |
| 0 | 0 |
11 |
| 179 | 132 |
12 |
| (141) | (132) |
13 | Expositions totales sur dérivés | 1 139 | 942 |
Expositions sur opérations de financement sur titres (OFT) | |||
14 |
| 12 369 | 9 228 |
15 |
| (736) | 906 |
16 |
| 1 573 | 1 316 |
EU-16a |
| 0 | 0 |
17 |
| 0 | 0 |
EU-17a |
| 0 | 0 |
18 | Expositions totales sur opérations de financement sur titres | 13 206 | 11 451 |
Autres expositions de hors bilan | |||
19 |
| 100 128 | 101 807 |
20 |
| (83 060) | (85 463) |
21 |
| 0 | 0 |
22 | Expositions de hors bilan | 17 068 | 16 344 |
Expositions exclues | |||
EU-22a |
| 0 | 0 |
EU-22b |
| (63 831) | (64 602) |
EU-22c |
| 0 | 0 |
EU-22d |
| 0 | 0 |
EU-22e |
| 0 | 0 |
EU-22f |
| 0 | 0 |
EU-22g |
| 0 | 0 |
EU-22h |
| 0 | 0 |
EU-22i |
| 0 | 0 |
EU-22j |
| 0 | 0 |
EU-22k | (Total des expositions exemptées) | (63 831) | (64 602) |
Fonds propres et mesure de l'exposition totale | |||
23 |
| 15 096 | 18 855 |
24 | Mesure de l’exposition totale | 269 633 | 263 617 |
Ratio de levier | |||
25 |
| 5,60 % | 7,15 % |
EU-25 |
| 5,60 % | 7,15 % |
25a |
| 5,60 % | 7,15 % |
26 |
| 3,00 % | 3,00 % |
EU-26 |
| 0,00 % | 0,00 % |
EU-26b |
| 0,00 % | 0,00 % |
27 | Exigence de coussin lié au ratio de levier (%) | 0,00 % | 0,00 % |
EU-27 |
| 3,00 % | 3,00 % |
Choix des dispositions transitoires et expositions pertinentes | |||
28 |
| 21 861 | 18 725 |
29 |
| 11 633 | 10 135 |
30 |
| 279 861 | 272 208 |
30a |
| 279 861 | 272 208 |
31 |
| 0 % | 0 % |
31a |
| 0 % | 0 % |
(en millions d’euros) | a | |
|---|---|---|
Expositions aux fins du ratio de levier en vertu du CRR | ||
EU-1 | Total des expositions au bilan (excepté dérivés, OFT et expositions exemptées), dont : | 239 546 |
EU-2 | Expositions du portefeuille de négociation | 38 |
EU-3 | Expositions du portefeuille bancaire, dont: | 239 508 |
EU-4 | Obligations garanties | 1 865 |
EU-5 | Expositions considérées comme souveraines | 68 038 |
EU-6 | Expositions aux gouvernements régionaux, banques multilatérales de développement, organisations internationales et entités du secteur public non considérés comme des emprunteurs souverains | 6 808 |
EU-7 | Établissements | 7 455 |
EU-8 | Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier | 29 787 |
EU-9 | Expositions sur la clientèle de détail | 59 430 |
EU-10 | Entreprises | 45 338 |
EU-11 | Expositions en défaut | 1 274 |
EU-12 | Autres expositions (notamment actions, titrisations et autres actifs ne correspondant pas à des obligations de crédit) | 19 513 |
Les exigences de MREL (Minimum Requirement for own funds and Eligible Liabilities) correspondent à montant minimal de fonds propres et de passifs éligibles rapportés d’une part aux actifs pondérés des risques (RWA ou TREA) et d’autre part à l'exposition aux fins du ratio de levier (LRE). Les passifs éligibles au numérateur du ratio incluent les instruments subordonnés (senior non préféré) et les instruments non subordonnés (senior préféré).
Le Conseil de Résolution Unique fixe chaque année les exigences de MREL de La Banque Postale. Dans le cadre de la procédure contradictoire qui s’est déroulée fin 2022, La Banque Postale a pris connaissance des exigences qui lui seraient notifiées début 2023, à satisfaire à partir du 1er janvier 2024, et qui se composent :
Au 31 décembre 2022, La Banque Postale atteint un ratio MREL de 25,2% des RWA et 8,7% de la LRE.
La Banque Postale a mis en œuvre un dispositif de planification de son capital au niveau groupe, afin de veiller au respect des objectifs suivants :
La Banque Postale dispose également d’un processus d’évaluation de l’adéquation de son capital interne (ICAAP ou Internal Capital Adequacy Assessment Process), qui s’articule autour des éléments suivants :
Le processus ICAAP est de la responsabilité de la Direction financière mais également un processus transverse aux fonctions Risques et Finance. Il est mis à jour au moins annuellement et restitué en Comité Capital Management pour validation, puis en Directoire, en Comité des risques du Conseil de surveillance ainsi qu’en Conseil de surveillance.
Cette démarche de planification est mise en œuvre par la Direction financière et s’appuie sur le Comité de Gestion du Bilan (CGB), qui se réunit 5 à 6 fois par an sous la présidence du Président du Directoire. Ce Comité a pour mission de :
(a) | Méthode appliquée pour évaluer l’adéquation des fonds propres, eu égard aux activités actuelles et futures | Le groupe La Banque Postale évalue l’adéquation de ses fonds propres aux exigences réglementaires en examinant sa position et sa trajectoire de solvabilité tant selon l’approche normative que selon l’approche économique et au regard de l’appétit aux risques. Elle examine également l’évolution sur un horizon à moyen terme de la solvabilité selon l’approche normative, dans un scénario central et dans des scénarios adverses. Ces scénarios intègrent diverses hypothèses d’évolutions du périmètre d’activités et de la réglementation prudentielle. L’évaluation du besoin interne en capital induit par les principaux risques du Groupe est réalisée à partir de méthodologies propres à La Banque Postale. |
(b) | Résultat du processus d’évaluation interne de l’adéquation | Le groupe La Banque Postale ne s’est pas vu notifié par l’autorité compétente pertinente de publier le résultat du processus d’évaluation interne de l’adéquation des fonds propres. |
Le risque de levier excessif peut entraîner la prise de mesures correctives non prévues par la trajectoire financière et de capital, notamment la cession d’actifs.
Le ratio de levier s’inscrit dans le dispositif de maîtrise des risques avec la mise en œuvre d’une limite interne dans le Risk Appetite Statement (RAS) et un suivi en Comité de pilotage des risques groupe (CPRG) et en Comité de Gestion du Bilan (CGB).
Depuis l'entrée en vigueur du paquet législatif CRD V (règlement CRR2 et directive CRD5), des fonds propres supplémentaires peuvent être requis pour faire face au risque de levier excessif. Le niveau de fonds propres supplémentaires est fixé par les autorités après évaluation de la couverture du ratio de levier, des éléments de risque non pris en compte dans le ratio et de son évolution dans le temps. Aucune exigence supplémentaire de pilier 2 sur le ratio de levier (P2R-LR) n'a été notifiée à La Banque Postale.
En conformité avec les recommandations du superviseur national, La Banque Postale communique ci-dessous ses 10 indicateurs relatifs aux banques d’importance systémique mondiale. Ces données ont été établies selon les instructions spécifiques du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire et peuvent ne pas être directement comparables à d’autres informations publiées par La Banque Postale.
Indicateurs d’importance systémique mondiale
(en millions d'euros) | 31/12/2022 | ||
|---|---|---|---|
Taille | Total des actifs | 307 834 | |
Importance (y compris substituabilité/ | Valeur des opérations de paiement à échelle nationale | 200 850 | |
Dépôts du secteur privé effectués par des déposants de l’UE | 206 196 | ||
Prêts du secteur privé accordés à des bénéficiaires de l’UE | 112 679 | ||
Complexité/activités transfrontalières | Montant (notionnel) des dérivés de gré à gré | 188 043 | |
Passifs transfrontaliers | 10 780 | ||
Avoirs transfrontaliers | 23 602 | ||
Interconnexion | Passifs intra-système financier | 42 772 | |
Actifs intra-système financier | 55 419 | ||
Encours des titres de créance | 32 547 | ||
La Banque Postale est la maison-mère d’un groupe constitué essentiellement d’entreprises exerçant leurs activités dans le secteur financier régulé. À ce titre, chaque filiale ou participation du groupe La Banque Postale est soumise sur base individuelle aux règles propres à son secteur qu’il soit bancaire, assurantiel ou des services d’investissement. La Banque Postale est reconnue par les autorités de supervision comme formant un conglomérat financier avec ses filiales d’assurance et respecte la réglementation spécifique à cette surveillance complémentaire.
La réglementation applicable couvre à la fois les aspects de stabilité du secteur financier (dits prudentiels), ceux liés à la protection du consommateur et de l’investisseur ainsi que les dispositions au titre du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.
Le contrôle interne de La Banque Postale est régi par le Code monétaire et financier, l’Arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne et les orientations de l’Autorité bancaire européenne sur la gouvernance interne du 2 juillet 2021 (EGA/GL/2017/11).
La Banque Postale est soumise à la réglementation « prudentielle » européenne et française applicable aux établissements de crédit et aux conglomérats financiers.
Les activités du groupe La Banque Postale relèvent de secteurs strictement réglementés : les secteurs bancaires, services financiers et assurantiels. Le cadre réglementaire inhérent à ces activités a fait l’objet d’une évolution profonde et d’une complexité croissante ces dernières années.
Les principaux dispositifs réglementaires applicables à La Banque Postale (maison-mère et filiales) et ayant une incidence sur le dispositif de gestion des risques sont présentés ci-après :
La réglementation prudentielle intègre la notion « d’importance systémique » des établissements pour l’économie afin de moduler le niveau des obligations auxquelles ceux-ci doivent se soumettre en matière de gouvernance, de dispositif de gestion et de maîtrise des risques et d’exigences de fonds propres. Le groupe La Banque Postale est identifié comme « autre » établissement d’importance systémique.
La Banque Postale est supervisée directement par la BCE en tant que « établissement significatif », au sens du règlement (UE) n° 1024/2013 « SSM » et du Règlement Cadre « SSM ».
La Banque Postale est également soumise au cadre normatif sur le redressement et la résolution, établi par la directive 2014/59/UE (dite BRRD), transposée en droit français. Le Mécanisme de Résolution Unique (MRU), second pilier de l’Union bancaire, défini par le règlement (UE) n° 806/2014, complète BRRD et établit des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement. Le MRU organise le partage des compétences entre le Conseil de résolution unique (CRU) et les autorités de résolutions nationales (l’ACPR en France).
Les sociétés de financement, les établissements de monnaie électronique, les intermédiaires en opérations de banques et services de paiement et en assurances, sont soumises à la surveillance de l’ACPR.
Les sociétés de gestion de portefeuille sont sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui assure également la surveillance des entreprises d’investissement conjointement avec l’ACPR.
Les filiales et participations en assurance incluses dans le périmètre du conglomérat financier sont soumises sur base individuelle au contrôle de l’ACPR. La BCE a la responsabilité de l’organisation de la surveillance sur le conglomérat et de s’assurer du respect des obligations.
À ce jour, La Banque Postale applique, les accords de Bâle (Bâle 3) tels qu'approuvés en novembre 2010 et transposés en droit Européen au sein de la Directive (UE) n°2013/36 (CRD4) et du règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 (CRR) complétés en juin 2019 par la Directive (UE) n°2019/878 (CRD5) et le règlement (UE) n°2019/876 (CRR2), les exigences prudentielles définies par le règlement CRR, prévoyant notamment les :
Le règlement CRR2 et la directive CRD5, dont la majorité des dispositions sont entrées en application en juin 2021, ont largement revu les règles relatives aux risques de crédit, de contrepartie et de marché. Ils ont notamment introduit :
Les dispositions du “paquet bancaire” sont complétées par plusieurs textes de niveau 2. Les travaux de complétude du cadre réglementaire continuent via l’élaboration des textes de niveau 2 relevant des différents mandats confiés à l’EBA pour le risque de marché, les exigences de Pilier III et de reportings et les grands risques.
La Banque Postale étant soumise à toute cette réglementation, elle calibre ses indicateurs et fixe ses limites y afférents.
Depuis la publication du « paquet bancaire », le 7 juin 2019, plusieurs textes de niveau 2 ont été publiés concernant le risque de crédit de contrepartie (règlement délégué UE 2021/931 relatif à l’identification des facteurs de risque pour les opérations sur dérivés), et les grands risques (EBA/GL/2021/09 relatif aux critères d’évaluation pour les bris de limite, et EBA/RTS/2022/06 pour les critères d’identification des entités du shadow banking). D’autres travaux de complétude du cadre réglementaire continuent via l’élaboration des textes de niveau 2 relevant des différents mandats confiés à l’EBA pour le risque de marché, les exigences de Pilier III et de reporting et les grands risques.
D’une manière générale, un grand nombre de taxonomies et validation rules ont été publiés pour prendre en compte les nouveaux textes ou pour les aligner sur les textes modifiés, qu’il s’agisse de CRR, EMIR, MIF, SFT, etc.
Le règlement CRR II a aussi instauré de nouvelles exigences en matière de risques ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) (cf. partie infra « Application de la réglementation sur les risques ESG »).
Le cadre se met en place progressivement avec les règlements. Par ailleurs, d’autres textes cadres ont été publiés, auxquels La Banque Postale va se conformer :
Du fait de l’existence d’une filiale de financement participatif, La Banque Postale tiendra compte de la directive et du règlement relatifs au financement participatif publiés le 30 octobre 2020.
La Banque Postale applique le règlement EMIR pour être en mesure d’échanger les marges initiales pour les transactions sur dérivés OTC non compensés centralement pour la phase qui la concerne, l’échange des marges de variations étant déjà effectif.
La Banque Postale a réalisé le passage de l’Eonia à l’€STR(7) et s’est dotée de l’organisation nécessaire pour s’adapter à la future cessation des IBORs.
De même, La Banque Postale a pris les mesures nécessaires pour faire face au Brexit et reste dans l’attente d’un accord sur les mesures d’équivalence prudentielles entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
Le dispositif de gouvernance et de contrôle interne mis en œuvre par La Banque Postale est régi par les arrêtés du 3 novembre 2014 relatifs :
Ce cadre a fait l’objet d’une révision, avec la publication de nouvelles dispositions entrées en vigueur entre le 29 décembre 2020 et le 28 juin 2021 modifiant lesdits arrêtés du 3 novembre 2014.
L’organe de surveillance (le Conseil de surveillance dans le cas de La Banque Postale), tel que prévu dans les orientations sur la gouvernance interne de l’Autorité bancaire européenne (EBA), a la responsabilité :
L’arrêté modifié sur le contrôle interne précise le rôle de la gouvernance et son implication dans le dispositif de management des risques. Les sociétés de gestion de portefeuille sont sous le contrôle de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui assure également la surveillance des entreprises d’investissement conjointement avec l’ACPR.
Ce rôle implique que les membres du Conseil de surveillance disposent de connaissances, de compétences et d’une expertise qui leur permettent de comprendre et de suivre la stratégie et l’appétence en matière de risques du groupe La Banque Postale. À ce titre, les pouvoirs du Superviseur ont été renforcés sur la nomination et l’appréciation de la compétence des administrateurs et des dirigeants effectifs.
Conformément à la réglementation sur la surveillance complémentaire du conglomérat, le groupe La Banque Postale a renforcé son dispositif de gouvernance d’ensemble et de maîtrise des risques par la tenue d’un Comité stratégique assurance, étant un comité du Directoire de La Banque Postale. Son pilotage stratégique des sujets liés à la surveillance complémentaire est assuré par le Comité conglomérat.
Les filiales d’assurance du groupe La Banque Postale sont soumises au cadre légal et réglementaire mis en œuvre par les directives « Solvabilité 2 » et « FICOD » transposées en droit français.
L’ensemble des filiales et participations du groupe La Banque Postale appartenant au secteur de l’assurance doivent répondre à tout moment aux exigences réglementaires de ce secteur. En tant que tête de conglomérat financier, le groupe La Banque Postale s’assure du respect par chacune de ses filiales de ses exigences et, de manière générale, de la cohérence de la maîtrise des risques dans le cadre de la charte de sa Filière Risques.
Au-delà du cadre réglementaire susmentionné, un ensemble de mesures (non exhaustif) a été publié et/ou pris par les autorités de supervision afin d’atténuer les impacts de la pandémie du COVID-19, qui consistent en :
Particulièrement depuis l’évènement COP21 de Paris, il est estimé que le secteur bancaire a un rôle crucial à jouer dans le financement d’une économie plus responsable et durable. À ce titre, le Superviseur a publié un certain nombre de textes réglementaires.
La Banque Postale étudie avec attention les textes en cours et met en œuvre les actions nécessaires pour s’y conformer. D’autres textes réglementaires, en cours d’élaboration, sont également étudiés avec attention. Les principaux textes réglementaires sont les suivants :
La BCE a par ailleurs renforcé sa supervision des risques ESG en publiant son guide sur les attentes prudentielles en matière de gestion et de déclaration des risques liés au climat et à l’environnement (novembre 2020). Dans ce cadre, La Banque Postale a répondu au questionnaire d’autoévaluation annuel au premier trimestre 2022. Elle a également participé à l’exercice de stress test climatique mené par la BCE au premier semestre 2022.
Le contrôle interne vise à assurer la maîtrise des risques de l’ensemble des dispositifs mis en œuvre au sein du groupe La Banque Postale destinés à fournir une assurance raisonnable quant à la réalisation d’objectifs liés aux opérations, au reporting et à la conformité.
Le dispositif de contrôle interne est adapté à la nature et au volume des opérations de La Banque Postale. Il couvre l’ensemble des risques pris ou potentiels des entités du groupe La Banque Postale, définis dans le cadre d’appétence pour le risque Groupe. À ce titre, le dispositif de contrôle interne du Groupe s’applique :
Le dispositif de maîtrise des risques et son organisation s’appuient sur les trois niveaux de contrôle formant le cadre général de contrôle interne (conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne), tel que décrit dans la Charte de contrôle interne du groupe La Banque Postale. Cette charte définit l’organisation, les responsabilités et le périmètre d’intervention des différents acteurs en charge de la mise en œuvre du dispositif de contrôle interne et du respect de ce dernier.
Conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, les 1er et 2ème niveaux de contrôle constituent le contrôle permanent. Le 2ème niveau de contrôle est exercé par la Direction des risques et la Direction de la conformité.
L'organisation du contrôle permanent et de l'audit interne repose sur les chartes ci-après qui s’inscrivent dans le cadre de la Charte de contrôle interne du groupe La Banque Postale :
La règlementation impose aux établissements de crédits de définir et mettre en œuvre un dispositif de gestion des risques passant par l’élaboration d’un cadre normatif et son application. Pour autant, cette gestion ne peut être efficiente que si le cadre est connu de l’ensemble des collaborateurs et que ce dernier a une posture adaptée et des réflexes appropriés : c’est la culture risques, qui fait partie intégrante de notre culture d’entreprise.
La culture risques contribue à garantir une croissance saine et durable du groupe La Banque Postale. Le développement d’une culture risques performante est l’un des facteurs clés de succès pour atteindre les objectifs fixés à horizon 2030. Elle s’articule autour de 4 piliers opérationnels et 11 sous-piliers :
Le dispositif de gouvernance et le pilotage des risques du groupe La Banque Postale reposent sur un ensemble de comités, lui permettant de respecter, dès le plus haut niveau de responsabilité, les dispositions légales et réglementaires., et assurant une gestion saine et indépendante de l'ensemble des risques.
La séparation des pouvoirs est assurée par l'existence d'une part du Directoire, en charge de la réalisation des objectifs convenus avec le conseil et de la gestion quotidienne du Groupe et d'autre part du Conseil de surveillance, l'organe de surveillance du Groupe, en charge de la surveillance de l'action du Directoire.
Ces comités, comme présentés ci-dessous, ont vocation à :
Au niveau des organes de direction (Conseil de surveillance et Directoire)
Pour assurer leurs missions les deux composantes de l’organe de direction (Conseil de surveillance et Directoire) s’appuient sur les comités ci-après.
Les Comités du conseil de surveillance et du directoire sont présentés de manière plus détaillée dans le chapitre 3 - Gouvernement d'entreprise - section 3.1.2 Organes de direction et de surveillance.
Au niveau de la Direction des Risques Groupe
Pour assurer le pilotage des risques, la Filière Risque s’est dotée de comités opérationnels. Sans en être membre, la Direction des Risques Groupe peut également assister aux comités d’audit et des risques des filiales.
Les principaux comités de la fonction centralisée des risques sont indiqués ci-après. Ces comités font l’objet d’une présentation détaillée (missions, présidence, secrétariat, fréquence) dans la section 4.6.8 - Contrôle Interne - du présent document.
La cartographie des risques est constituée de 2 éléments : une taxonomie et la cotation des risques :
La cartographie des risques qui cote l’ensemble de ces risques permet de répondre aux exigences réglementaires (Arrêté du 3 novembre 2014 modifié relatif au contrôle interne, FICOD, publications du SSM, etc.). Elle permet par ailleurs d’informer les différents exercices transverses de gestion des risques (ICAAP, Appétence pour le risque, Examen de nouveaux produits, stress tests, etc.).
Dans la continuité de l’exercice réalisé fin 2021, ce processus a continué de se renforcer. La mise à jour de la cartographie renforce la dimension conglomérat et des points d’attention soulignés par la BCE en 2021 pour les risques opérationnels (sur la gestion des projets informatiques et les accords de distribution).
Les facteurs de risques sont décomposés en 8 familles.
La cartographie des risques 2023 a été validée par le Directoire de La Banque Postale le 19 septembre 2022. Les principales évolutions consistent en :
Le cadre général d’appétit aux risques est défini dans la déclaration d’appétit aux risques ou Risk Appetite Statement (RAS). Soutenu par une forte culture du risque au sein du groupe La Banque Postale, il spécifie : la stratégie de La Banque Postale concernant :
L’objectif de cette « déclaration d’appétence pour le risque » est de formaliser, au niveau du groupe La Banque Postale, son appétence ou non pour les risques auxquels il est et pourra être confronté dans ses activités quotidiennes au cours de l’année à venir. Elle exprime également la tolérance au risque du groupe La Banque Postale, c’est-à-dire le niveau maximal de risque qu’il accepte d’assumer.
Cette déclaration s’inscrit au sein du dispositif opérationnel d’appétit aux risques (ou RAF pour Risk Appetite Framework) du groupe La Banque Postale.
Les principes en matière de prise de décision, de gestion et de surveillance décrits, évoqués ou mentionnés dans la déclaration d’appétence aux risques sont considérés comme contraignants et applicables à l’ensemble des entités et collaborateurs du groupe La Banque Postale.
Le dispositif opérationnel d’appétit aux risques du groupe La Banque Postale ou Risk Appetite Framework (RAF) définit :
Ce cadre, élaboré par la Direction des risques groupe, est soumis au Directoire et au Conseil de surveillance, en charge de définir l’appétence pour le risque du groupe La Banque Postale et les limites associées.
Le suivi de l’évolution du profil de risque du groupe La Banque Postale, ainsi que le respect de la conformité au cadre fixé sont assurés :
Le profil de risque souhaité par La Banque Postale est encadré par un dispositif de limites (qualitatives et quantitatives) hiérarchisées en trois niveaux de fixation et de surveillance. Les limites globales exprimées dans le RAS et le tableau des limites associé (Risk Appetite Dashboard – RAD) forment le 1er niveau de limites pour le groupe La Banque Postale.
Ces limites sont déclinées et complétées opérationnellement par des limites fixées et surveillées par le Directoire et décrites dans la Politique Opérationnelle de Maîtrise des Risques (2ème niveau) et par des règles de gestion des risques (3ème niveau), sous la responsabilité de la Direction des risques groupe.
Les limites de 1er et 2ème niveaux et leur surveillance font l’objet d’une information au Comité des risques du Conseil de surveillance.
Les principes en matière de prise de décision, de gestion et de surveillance décrits, évoqués ou mentionnés dans le RAS sont considérés comme contraignants et applicables à l’ensemble des entités et collaborateurs du groupe La Banque Postale.
En 2022, la Direction des risques groupe (DRG) a poursuivi les travaux de mise en cohérence « verticale » de l’ensemble du dispositif de maîtrise des risques qui s’articulent autour d’unRisk Appetite Statement(RAS), validé par le Conseil de surveillance en décembre 2022 et de son tableau des limites associées (Risk Appetite Dashboard– RAD) qui ont fait l’objet d’évolutions cohérentes avec l’exercice budgétaire.
La maîtrise des risques se définit comme l’identification, la mesure, la gestion et la surveillance des risques :
En complément de la maîtrise assurée par nature de risque, activité et entité, l’analyse, la mesure et la surveillance sont aussi appréhendées de manière transversale et prospective :
Pour assurer la cohérence dans la prise de décision, la mesure, la gestion et la surveillance, les concepts et normes applicables à l’ensemble des entités et métiers du groupe La Banque Postale, notamment ceux afférents à la réglementation dite prudentielle, font l’objet d’une définition par la Direction des risques groupe et d’une validation par le Comité de validation des règles de gestion des risques (CVRGR). La Direction des risques groupe se charge de leur diffusion et de leur mise à disposition dans le référentiel documentaire de la Filière Risques (DocRisk) et s’assure de leur bonne déclinaison opérationnelle.
Pour ses besoins de gestion et notamment de maîtrise des risques, le groupe La Banque Postale développe et met en œuvre un certain nombre de modèles basés notamment sur des données internes. Ces outils entrant dans la prise de décisions de gestion, de ses activités, un dispositif est mis en place pour s’assurer de la maîtrise du risque liée aux modèles (i.e. erreurs lors de conception, mise en œuvre ou utilisation). Ce dispositif est formalisé dans les règles de gestion des risques relatives au risque de modèle, disposant en particulier que des modèles significatifs, après revue indépendante, doivent être approuvés annuellement par le Comité de gestion du risque de modèle (CGRM), ou dans un comité de la Filière Risques ayant reçu délégation.
Afin d’assurer l’information des différentes instances en charge de la gestion et de la surveillance du groupe La Banque Postale et de leur permettre de suivre son profil de risque, le respect de l’appétence pour le risque et des obligations de reportings prudentiels « risques » vers les autorités compétentes (COREP, Grands Risques, Engagements Internationaux, LCR, NSFR, ALMM, STE, CONGLOMER, etc.), la Direction des risques groupe centralise la diffusion des états de surveillance des risques, notamment en matière de limites globales et opérationnelles à destination du Comité des risques du Conseil de surveillance (CRCS), du CPRG, du Comité de validation du ratio de solvabilité et de l’ensemble des comités en charge de la surveillance des risques par nature et ou par métier.
Afin de mieux répondre aux enjeux internes et externes de qualité et cohérence intra et inter reporting (BCBS 239), de productivité et de réduction de délais de remise, une nouvelle direction Risques-Finance (composée des filières de reporting réglementaires issues de la Direction financière et de la Direction des risques groupe de La Banque Postale) a été constituée en novembre 2021. Son directeur, responsable de la production des états réglementaires risque et finance du groupe La Banque Postale, est hiérarchiquement rattaché au Directeur financier du groupe La Banque Postale et fonctionnellement au Directeur des risques groupe.
Plus particulièrement sur BCBS239, à l’issue d’une phase d’analyse détaillée portant sur la gouvernance, les processus autour des reportings catégorisés BCBS239 P1 à l’aune des 11 principes BCBS239, une liste d’écarts a été identifiée, avec un plan d’actions établi, en collaboration avec les filières de reporting. Ces actions ont été priorisées et positionnées sur une roadmap globale pluriannuelle, qui a débuté dès 2021.
Les reportings internes qui alimentent la Filière Risques sont produits, pour l’essentiel, de manière centralisée et utilisent les mêmes systèmes sources que ceux utilisés pour les déclarations réglementaires. Les contrôles de qualité des données et l’administration de référentiels sont assurés en lien avec les équipes Data Quality Management du groupe La Banque Postale.
De manière générale, le groupe La Banque Postale est doté d’un dispositif de veille chargé de suivre l’élaboration des textes législatifs et réglementaires pouvant avoir une incidence sur son activité et/ou sa stratégie lors de leur entrée en vigueur. L’objectif est que, quel que soit le champ d’application (protection du consommateur, LCB-FT, stabilité du secteur financier, comptabilité, etc.), La Banque Postale anticipe les impacts, procède aux actions d’adaptation et soit en mesure de remplir ses obligations au moment venu.
La Banque Postale participe également aux réunions de « Place », avec les principaux établissements français, afin d’échanger sur les évolutions réglementaires et les potentiels impacts à prévoir.
En matière de stabilité du secteur financier, le groupe La Banque Postale suit les consultations menées par les instances internationales que sont notamment le Financial Stability Board (FSB) ou le Comité de Bâle, en amont d’une éventuelle transposition dans le droit de l’Union européenne.
Les analyses d’impact, en matière de besoin de fonds propres, de concentration des risques ou de liquidité sont intégrées dans les processus d’ICAAP (Internal Capital Adequacy Assessment Process), incluant notamment la planification du capital de La Banque Postale, et d’ILAAP (Internal Liquidity Adequacy Assessment Process), et celles sur la gestion des risques et les systèmes d’information sont prises en compte dans les planifications de projets.
Les travaux de stress testing participent à la construction d’un dispositif de pilotage conjoint Risques-Finance et sont conçus pour être cohérents avec l’appétit au risque et la stratégie de La Banque Postale.
Les objectifs poursuivis par la démarche de stress test visent à contribuer à la définition et à l’évaluation dans le temps :
Le dispositif de stress test a vocation à couvrir deux grandes catégories de travaux :
L’intégration des stress tests dans le Capital Planning de La Banque Postale est assurée par ailleurs, notamment au travers du Comité de gestion du bilan (CGB), où les résultats des exercices de stress de solidité financière peuvent être présentés avant transmission éventuelle au groupe La Poste et au Groupe Caisse des dépôts.
La Direction des risques de crédit (DRC) est en charge de définir, dans le cadre d’appétit aux risques, le dispositif de maîtrise du risque de crédit lié aux opérations de financement et d’investissement. Les principales composantes du dispositif sont :
Cette direction dispose d’équipes en région. La description du dispositif de maîtrise des risques de crédit est détaillée dans la section 6.4 « Risque de crédit et de contrepartie » du présent document.
La Direction des risques financiers, au sein de la Direction des risques groupe, est responsable de la maîtrise des risques financiers, qui s’entendent à La Banque Postale comme :
Les risques financiers recouvrent les risques dus aux évolutions des marchés financiers. La Banque Postale est notamment sensible aux évolutions des marchés de taux et de dette. Les évolutions de ces derniers peuvent affecter le produit net bancaire (PNB) des années en cours ou ultérieures, ou bien le bilan du groupe La Banque Postale et donc sa solvabilité, immédiatement ou à une date future.
La prise de risque financier doit être autorisée par une délégation du Directoire, ou par une autorité jouissant de cette délégation. La délégation fait l’objet d’un contrôle et d’un reporting. Le montant de la prise de risque doit être commensurable aux fonds propres du groupe La Banque Postale.
La Banque Postale attache une grande importance à la sécurité opérationnelle des opérations financières. Le processus d’autorisation des nouveaux instruments et produits est normalisé.
Le descriptif de maîtrise des risques financiers est détaillé dans la section 6.5 - Risques financiers - du présent document.
La Direction des risques groupe est responsable, vis-à-vis du Directoire, du dispositif de maîtrise et de surveillance des risques opérationnels du groupe La Banque Postale. Le dispositif de maîtrise des risques opérationnels s’insère dans le cadre du dispositif de maîtrise des risques du groupe La Banque Postale. La Direction des Risques Opérationnels, sous la responsabilité de la Direction des risques groupe, rapporte au Comité de pilotage des risques groupe (CPRG) pour l’élaboration et la mise en œuvre du dispositif de maîtrise et de surveillance des risques opérationnels.
Dans le cadre de la surveillance des risques de toute nature, associés aux opérations (titre V de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne), les principales missions de la Direction des Risques Opérationnels sont de :
La Direction des Risques Opérationnels dispose d’une filière dédiée pour assurer ses missions.
Le cadre organisationnel du risque opérationnel, mis en place au sein du groupe La Banque Postale, repose sur les principes définis dans la Politique Opérationnelle de maîtrise des risques (POMR) et la charte de la Filière Risques du groupe La Banque Postale.
Le dispositif de gestion des risques opérationnels du groupe La Banque Postale repose sur le principe de responsabilisation des métiers dans l’identification, la mesure, la gestion et la surveillance de leurs risques.
Le cadre de gestion des risques opérationnels est fixé par la Direction des Risques Opérationnels, garante de sa déclinaison et de son respect sur l’ensemble du périmètre des métiers du groupe La Banque Postale et des entités travaillant au nom et pour le compte de La Banque Postale, via la filière risque opérationnel.
Concernant les risques de non-conformité, la définition et la mise en œuvre des dispositifs de maîtrise des risques est sous la responsabilité de la Direction de la conformité.
La Direction des Risques Opérationnels a la responsabilité de s’assurer que les risques font l’objet d’une cartographie actualisée a minima annuellement et sont classés sur un axe double probabilité/impact afin de déterminer leur criticité (mineur, modéré, majeur ou critique). Le Comité des risques du Conseil de surveillance (CRCS) valide les seuils de mesure de l’impact et de la fréquence des risques critiques et majeurs pour le groupe La Banque Postale.
Concernant le groupe CNP Assurances, la gestion des risques opérationnels fait l’objet d’une politique dédiée, validée annuellement par son Conseil d’administration et déclinée dans chacune de ses filiales. Cette politique décrit la gouvernance, les méthodes et les processus de gestion des risques opérationnels de CNP Assurances.
La cartographie des risques opérationnels est construite en vision conglomérat, en prenant en compte les risques opérationnels du groupe CNP Assurances.
Le dispositif de maîtrise des risques opérationnels est détaillé dans la section 6.6 - Risques opérationnels - du présent document.
Le descriptif de dispositif de maîtrise des risques est détaillé dans la section 6.8.2 - Risque de non-conformité - du présent document. Il est précisé, que les risques de non-conformité sont considérés comme une catégorie de risques opérationnels, et, à ce titre, disposent a minima de ce cadre de gestion.
La Politique de maîtrise des risques assurance est déclinée, en s’appuyant notamment sur le cadre légal et réglementaire mis en œuvre par les directives « Solvabilité 2 » et « FICOD » transposées en droit français. Cette Politique énonce les stratégies, les principes et les processus permettant d’identifier, de mesurer, de gérer et de surveiller les risques auxquels sont exposées les activités d’assurance du groupe La Banque Postale, y compris celles confiées à ses partenaires du secteur assurance.
Le dispositif en matière de risque assurance fait l’objet d’informations supplémentaires dans la section 6.7 « Risques d’assurances et la surveillance complémentaire du conglomérat » du présent document.
Au-delà de l’ensemble des travaux réalisés par La Banque Postale en matière de RSE depuis sa création, le Groupe s’est également engagé, depuis la conclusion de l’Accord de Paris en 2015, à prendre sa part dans la transformation de l’environnement financier, afin que celui-ci contribue à une transition juste. Ces engagements portés au niveau de la banque par la Direction de l’Engagement Citoyen et l’ensemble des lignes Métiers de La Banque Postale, trouvent une répercussion immédiate dans le dispositif de gestion des risques de la Banque. Les risques Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) sont identifiés au sein du groupe La Banque Postale comme une thématique de risque à part entière mais aussi comme facteur de risque pour les thématiques de risques existantes (crédit, opérationnel, marché, etc.).
D'un point de vue prudentiel, les risques ESG correspondent à la matérialisation négative des facteurs ESG sur les performances financières ou la solvabilité d’une institution financière en raison des impacts actuels ou futurs de ces facteurs sur les contreparties ou actifs de l’institution. Les risques ESG correspondent donc aux risques de pertes que peuvent provoquer des évènements climatiques et environnementaux, des évolutions sociales et sociétales ou encore des défaillances de la gouvernance sur le fonctionnement propre de La Banque Postale ou de ses activités.
La maîtrise des risques ESG s’appuie sur un cadre règlementaire national et européen qui s’étoffe progressivement. Le guide BCE, publié en novembre 2020, définit les attentes prudentielles en matière de gestion et de déclaration des risques liés au climat et à l’environnement. En complément, l’Autorité Bancaire Européenne a publié un rapport sur la gestion et la supervision des risques ESG en juin 2021.
La qualité d’entreprise à mission de La Banque Postale, obtenu en février 2022, a renforcé l’intégration des enjeux ESG dans sa gouvernance. Ses statuts comprennent désormais des objectifs environnementaux et sociaux visant à accompagner une transition juste et à contribuer à l’atténuation des risques ESG.
Ainsi, les risques ESG sont une thématique majeure intégrée par le Conseil de Surveillance et le Directoire dans la définition de la stratégie de La Banque Postale, ses objectifs opérationnels et son dispositif de gestion des risques. Le Directoire ainsi que le Conseil de surveillance sont régulièrement informés des enjeux en matière de risques ESG pour La Banque Postale et prennent en compte ce volet dans leur prise de décision. Enfin, une information mensuelle est adressée au Comité Exécutif et au Comité de pilotage des Risques Groupe (CPRG).
La Direction de l’engagement citoyen, rattachée directement au Président du Directoire, a la responsabilité du pilotage de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique sur le volet ESG. Elle siège au Comité Exécutif et s'intègre dans les instances existantes de la Banque Postale. Elle contribue notamment à la bonne prise en compte de ces thématiques au sein des différentes entités de La Banque.
Depuis 2021, La Banque Postale a intégré les risques ESG dans la gouvernance des risques du groupe. Afin de favoriser leur prise en compte dans l’ensemble des dispositifs de maitrise et de gestion des risques du groupe et de garantir un pilotage optimal, cette catégorie de risque s’insère dans les organisations et instances existantes, et non dans des instances dédiées. Les principes applicables dans le cadre du dispositif opérationnel d’appétit aux risques du groupe La Banque Postale sont donc valables en ce qui concerne la gestion des risques ESG.
Les risques ESG sont encadrés, au même titre que les autres risques. Le dispositif en matière de risques ESG fait l’objet d’informations supplémentaires dans la section 6.8« Risques ESG » du présent document.
La Direction du Contrôle Permanent est rattachée à la Direction des risques groupe (DRG). Cette direction est en charge de l’animation opérationnelle des contrôles de 2ème niveau sur les risques identifiés dans la cartographie du conglomérat La Banque Postale (y compris les risques de non-conformité).
La Direction du Contrôle Permanent conjointement avec des équipes de contrôleurs de 2ème niveau des filiales et des Directions de la maîtrise des risques des entités du siège de La Banque Postale, est en charge de la réalisation effective des contrôles de 2nd niveau des fonctions centralisées de la Direction des risques groupe et à ce titre :
Elle contribue également aux contrôles de 1er niveau, notamment par la mise à disposition d’outils permettant la formalisation des contrôles et par la transmission d’Indicateurs risques et contrôles (IRC), définis en liaison étroite avec les autres directions de la DRG.
Pour assurer ses missions de pilotage du contrôle de 2nd niveau et assurer sa contribution à ceux de 1er niveau, la Direction du Contrôle Permanent :
Le Directeur du Contrôle Permanent est rattaché directement au Directeur des risques groupe. Il n’exerce pas parallèlement de rôle de responsable des risques ou du contrôle périodique et n’est pas responsable de la conformité, conformément à l’arrêté du 6 janvier 2021 relatif au dispositif et au contrôle interne en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de gel des avoirs et d’interdiction de mise à disposition ou d’utilisation des fonds ou ressources économiques entré en vigueur le 1er mars 2021. Il a été désigné par le Directoire « Responsable du contrôle permanent des dispositifs LCB-FT et Gel » et dispose d’une compétence pleine et entière d’animation fonctionnelle ou hiérarchique de la filière. Cette compétence s’exerce en particulier dans la gestion des carrières selon des dispositions adaptées à chacune des organisations.
Deux Directeurs du contrôle permanent (DCP) Adjoints sont responsables du pilotage des 2 principales filières :
Un département Conception, pilotage et reporting au sein de la Filière Contrôle Permanent, dont le responsable est rattaché hiérarchiquement au Directeur du Contrôle Permanent, est en charge du pilotage fonctionnel du contrôle permanent : mise en place d’un dispositif de contrôle harmonisé et efficient dans l’ensemble du groupe La Banque Postale.
La Direction du Contrôle Permanent exerce un rôle de pilotage fonctionnel de l’ensemble des corps de contrôle permanent de 2nd niveau du groupe La Banque Postale :
Les responsables des Directions de la maîtrise des risques des entités auxquelles appartiennent les Contrôleurs sont rattachés hiérarchiquement au Directeur des risques groupe (BFI, Réseau et Banque de détail) ou au Directeur des Risques Opérationnels. Les Responsables des risques des filiales bancaires sont rattachés au Directeur des Risques des Filiales Bancaires, de gestion d’actifs et des projets stratégiques.
À la suite du rapprochement avec CNP Assurances, et après une phase « transitoire » de quelques mois pendant laquelle des travaux ont été menés afin de définir les modalités opérationnelles de l’application des chartes de la Filière Risques et du Contrôle Permanent auprès de CNP Assurances, les travaux de convergence des dispositifs de contrôle permanent de La Banque Postale et de CNP Assurances se poursuivent en vue de la déclinaison progressive des contrôles génériques proposés par La Banque Postale (notamment pour ce qui concerne les risques critiques et majeurs). En parallèle, les équipes de contrôle permanent de CNP Assurances sont intégrées dans les différents dispositifs de coordination et d’échange organisés par la Direction du Contrôle Permanent. Un dispositif de reporting trimestriel est en place en vue de la production des rapports d’activité consolidés au niveau du conglomérat.
En ligne avec la feuille de route relative aux travaux d’intégration en matière de contrôle interne entre La Banque Postale et CNP Assurances, la mise en place de l’organisation de la filière Contrôle est en cours de finalisation et des tests de fiabilité indépendants sont réalisés par les équipes de la filière risques de CNP Assurances, pour la cotation des risques. Les travaux d’intégration des filiales dans le dispositif de contrôle du groupe La Banque Postale se poursuivent également : un plan de revue des principales filiales internationales est prévu pour enrichir les contrôles de 1er et 2nd niveau existants.
Enfin, conformément à la réglementation bancaire et aux guidances EBA, la Direction du Contrôle Permanent de La Banque Postale organise des contrôles de 2nd niveau sur les Prestations Critiques et Importantes (PCI) du groupe La Banque Postale. Une campagne annuelle de contrôles de 2nd niveau sur la maîtrise de l’activité essentielle externalisée est mise en œuvre par les différents corps de contrôle des filiales et des Directions de la maîtrise des risques des entités du Siège de La Banque Postale (pour celles qui sont concernées). La Direction du Contrôle Permanent consolide les résultats de ces contrôles de 2nd niveau en coordination avec la Direction des Risques Opérationnels, chargée de la mise à jour annuelle de la liste des prestations de services essentielles externalisées et PCI.
Au travers de ce dispositif de contrôle permanent, La Banque Postale assure une homogénéité des contrôles sur l’ensemble des activités du Groupe qui lui permet de formaliser un plan de contrôle intégrant dans un même document l’ensemble des programmes de contrôle : réseaux de distribution, centres de relation et expertise client, informatique, services d’investissements, siège et filiales.
La Direction des risques groupe rapporte au Comité de pilotage des risques groupe (CPRG), pour l’élaboration et la mise en œuvre du dispositif de surveillance et de maîtrise des risques de crédit liés à l’activité particuliers et personnes morales, conformément à l’Arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne.
Elle définit des indicateurs mensuels de suivi des risques de crédit validés par le CPRG.
La Direction des risques groupe couvre le risque de crédit, à savoir le risque encouru en cas de défaillance d’une contrepartie ou de contreparties considérées comme un même bénéficiaire au sens du Règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement (CRR), amendé par le Règlement (UE) n° 2019/876 dit (CRR2).
L’appétence pour le risque et la Politique opérationnelle de maîtrise des risques (POMR), de même que la charte de la Filière Risques, sont déclinées par des règles opérationnelles en matière de gestion des risques des produits par activités/clientèles ou contrepartie métiers. Ces règles de gestion, déclinées par nature de produit et de client, prennent en compte les évolutions de La Banque Postale. Elles sont validées par le Comité de validation des règles de gestion des risques (CVRGR).
Ce développement des produits et de la clientèle s’accompagne également d’une transformation du réseau commercial. La Banque Postale continue d’étendre les délégations d’octroi de crédit auprès des équipes commerciales, conformément à l’article 112 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne. Le principe est que les décisions d’engagement sont prises par la ligne commerciale bancaire, avec un double regard de la fonction risques lorsque le niveau de risques ou le montant du financement le requiert. La Filière Risques a été complètement déployée au niveau des régions et elle dispose de tableaux de bord régionalisés pour suivre et piloter ses risques en étant à proximité des équipes opérationnelles. Ces tableaux de bord sont aussi repris au niveau centralisé et permettent une fluidité des échanges entre les fonctions centralisées et les fonctions régionales de ladite Filière.
La prise en compte des modèles de notation interne dans les processus d’octroi, du schéma délégataire et de pilotage quotidien a permis de renforcer encore la maîtrise des risques sur les particuliers.
En matière de financements aux particuliers, les activités du groupe La Banque Postale générant un risque de crédit comprennent :
L’activité de crédit à la clientèle de détail est fortement concentrée sur la zone France.
Concernant les activités de crédit à la clientèle particuliers, la Direction des risques groupe est chargée, au niveau du groupe La Banque Postale, de :
Elle fait évoluer les règles d’octroi et d’engagement des crédits.
La Direction des risques de crédit assure notamment l’animation du Comité groupe crédits aux particuliers de La Banque Postale, qui est l’instance délégataire la plus élevée au sein du groupe La Banque Postale pour l’octroi des crédits aux particuliers.
S’agissant de la gestion du risque né, la Direction des risques groupe est responsable des règles relatives au recouvrement, en liaison avec la Direction juridique et la Direction de la Relation et de l'Expérience Client et de celles relatives au provisionnement des créances, en liaison avec la Direction comptable.
Au-delà de ses limites de compétences propres, elle fait valider les règles applicables en Comité de pilotage des risques groupe (CPRG – présidé par un membre du Directoire) ou en Directoire sur demande du Président du CPRG. Après validation, la Direction des risques de crédit aux particuliers s’assure de la mise en œuvre et suit la correcte application de ces règles tout au long du processus crédit.
Concernant les filiales, les Directeurs des risques de La Banque Postale Consumer Finance, Louvre Banque Privée et SOFIAP sont rattachés au Directeur des risques des filiales.
Les activités de financement et d’investissement de La Banque Postale sur le périmètre des Personnes Morales sont conduites depuis le 1er janvier 2022 via la Banque de Financement et d’Investissement (BFI), et sa filiale de crédits crédit-bail et d’affacturage (La Banque Postale Leasing & Factoring – LBP L&F). Dans le cadre de son activité commerciale de financement de l’économie, La Banque Postale sert les segments de clientèle suivants : les Entreprises, les Associations, les Grands Clients, le Secteur Public Local (Collectivités Locales, Établissements Publics de Santé, Bailleurs Sociaux).
La Banque Postale, via la BFI, conduit ou participe également à des opérations de financements d’actifs et de projets, de placements privés ; sur les marchés financiers. Elle gère les instruments financiers suivants : titres de dette, organismes de placement collectif, fonds communs de titrisation, dérivés (swaps, capfloors, options, forex, futures, dérivés de crédit, dérivés de change), opérations de prise/mise en pension de titres, engagements de performances, titrisation (depuis septembre 2019).
Ces activités se matérialisent sous forme d’engagements au bilan, mais aussi hors-bilan (garanties, collatéral, partie non tirée des crédits accordés, etc.).
Au 1er janvier 2022, la clientèle des Professionnels est transférée à la Direction de la banque de détail (DBD).
Le processus d’instruction et de décision d’octroi repose sur des conditions d’éligibilité, une analyse et la détermination d’une note financière spécifiques à chaque segment de clientèle.
Le dispositif de maîtrise des risques retenu pour l’activité de financement des Personnes Morales a pour objectif de permettre de détecter les risques à tous les niveaux sur chacun des processus de l’activité (octroi, gestion, recouvrement et provisionnement). Il s’appuie sur les éléments suivants :
Les financements proposés aux différents segments de clientèle sont encadrés par des :
En matière d’investissement, les tiers sont systématiquement notés et pourvus d’une limite individuelle visant à borner le montant total d’engagement. Ces limites individuelles sont le cas échéant complétées par des limites dites de groupe, encadrant les expositions sur un ensemble de tiers jugés comme appartenant au même groupe d’affaires.
La politique d’investissement de La Banque Postale pour les Souverains, les Établissements de crédit, les Entreprises d’assurance, les Grandes entreprises, et plus récemment les positions de titrisation, est limitée aux émetteurs et aux contreparties de la catégorie Investment Grade, sauf autorisation de la Direction des risques groupe.
La Banque Postale ne peut réaliser avec des institutions financières autres que des sociétés de financement de l’habitat (SFH), des sociétés de crédit foncier (SCF), des opérations de pension ou d’instruments financiers à terme l’exposant à un risque de contrepartie que s’il existe, au préalable, une Convention Cadre ISDA ou FBF, assortie de clauses de collatéralisation. Les aspects quantitatifs renseignés dans ces conventions (instruments concernés, seuil et fréquence des appels de marge, franchises, etc.) font l’objet d’une validation par la Direction des risques groupe.
Les limites individuelles sont complétées par un jeu de limites visant à limiter les risques de concentration sur des groupes de contreparties classées en fonction de leur zone géographique, de leur secteur d’activité, du type d’établissement et de leur notation interne.
Le Comité de pilotage des risques groupe (CPRG) valide également une liste de pays autorisés.
En cas de dégradation significative du risque, les émetteurs et contreparties concernées font l’objet d’un suivi attentif en Monitoring List avec information au Comité de pilotage des risques groupe.
En matière de financement, les limites sont définies selon les principaux axes décrits ci-dessous :
La Direction des risques groupe est responsable :
(en millions d'euros) | a | b | |
|---|---|---|---|
Valeur nette des expositions | Expositions moyennes nettes | ||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 0 | 0 |
2 | Établissements | 0 | 0 |
3 | Entreprises | 0 | 0 |
4 |
| 0 | 0 |
5 |
| 0 | 0 |
6 | Clientèle de détail | 0 | 0 |
7 |
| 0 | 0 |
8 | PME | 0 | 0 |
9 | Non-PME | 0 | 0 |
10 |
| 0 | 0 |
11 |
| 0 | 0 |
12 | PME | 0 | 0 |
13 | Non-PME | 0 | 0 |
14 | Actions | 0 | 0 |
15 | Total approche NI | 0 | 0 |
16 | Administrations centrales ou banques centrales | 142 899 | 147 605 |
17 | Administrations régionales ou locales | 11 358 | 11 937 |
18 | Entités du secteur public | 1 251 | 1 307 |
19 | Banques multilatérales de développement | 10 | 4 |
20 | Organisations internationales | 8 | 8 |
21 | Établissements | 48 621 | 46 892 |
22 | Entreprises | 37 050 | 34 703 |
23 |
| 6 700 | 6 397 |
24 | Clientèle de détail | 21 224 | 22 181 |
25 |
| 1 933 | 1 777 |
26 | Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier | 31 184 | 30 231 |
27 |
| 5 816 | 5 419 |
28 | Expositions en défaut | 925 | 530 |
29 | Éléments présentant un risque particulièrement élevé | 766 | 731 |
30 | Obligations garanties | 1 865 | 1 594 |
31 | Créances sur des établissements et des entreprises faisant l’objet d’une des entreprises faisant l’objet d’une évaluation de crédit à court terme | 555 | 422 |
32 | Titres d’organism es de placement collectif | 406 | 447 |
33 | Expositions sur actions | 16 371 | 16 577 |
34 | Autres expositions | 5 208 | 4 655 |
35 | Total approche standard | 319 700 | 319 822 |
36 | Total | 319 700 | 319 822 |
Les données présentées dans le tableau ci-dessus intègrent les effets de substitution bâlois dans la classification des expositions : ainsi, les encours cautionnés par des organismes relevant du segment bancaire ou entreprise figurent dans ces dernières catégories. Au 31 décembre 2022, le portefeuille de La Banque Postale est de 45 % d’expositions sur Administrations Centrales et Banques Centrales, en intégrant l’exposition de crédit de La Banque Postale sur la Caisse des dépôts au titre de la centralisation de l’épargne « réglementée » (Livret A, LEP, LDDS).
Les principales autres expositions du portefeuille relèvent essentiellement du cœur de métier traditionnel de La Banque Postale, avec 21 milliards d’euros d’expositions directes sur la clientèle de détail (notamment des expositions de crédits à la consommation, tenue de comptes courant), auxquelles il convient d’ajouter le portefeuille bancaire, comprenant pour une large partie les expositions de crédit immobilier de La Banque Postale cautionnés par le Crédit Logement (38 milliards d’euros). Parmi les expositions garanties par un bien immobilier figurent les portefeuilles de prêts à l’habitat néerlandais, pour 2,7 milliards d’euros.
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | h | i | j | k | l | m | n | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur nette | ||||||||||||||
Zone | Pays France | Pays Allem- | Pays Autre | Zone Amér- | Pays Etats- | Pays Canada | Pays Autre | Zone Asie | Japon | Pays Autre | Autres zones géogra- | Total | ||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
2 | Établissements | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
3 | Entreprises | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
4 | Clientèle de détail | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
5 | Actions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
6 | Total approche NI | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
7 | Administrations centrales ou banques centrales | 142 429 | 133 446 | 1 403 | 7 580 | 245 | 5 | 240 | 0 | 200 | 92 | 108 | 25 | 142 899 |
8 | Administrations régionales ou locales | 11 317 | 11 317 | 0 | 0 | 40 | 2 | 38 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 358 |
9 | Entités du secteur public | 1 251 | 1 251 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 251 |
10 | Banques multilatérales de développement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 10 | 10 | 0 | 0 | 10 |
11 | Organisations internationales | 8 | 7 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 8 |
12 | Établissements | 46 731 | 44 790 | 152 | 1 789 | 1 789 | 1 716 | 73 | 0 | 89 | 72 | 18 | 13 | 48 621 |
13 | Entreprises | 36 298 | 33 203 | 474 | 2 621 | 667 | 665 | 2 | 0 | 46 | 41 | 5 | 39 | 37 050 |
14 | Clientèle de détail | 21 208 | 21 126 | 0 | 81 | 4 | 2 | 0 | 1 | 3 | 0 | 3 | 10 | 21 224 |
14 | Clientèle de détail Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier | 31 149 | 28 422 | 1 | 2 727 | 15 | 8 | 0 | 7 | 10 | 0 | 10 | 9 | 31 184 |
15 | Expositions en défaut | 913 | 899 | 0 | 14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 12 | 12 | 0 | 0 | 925 |
16 | Éléments présentant un risque particulièrement élevé | 766 | 546 | 0 | 220 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 766 |
17 | Obligations garanties | 716 | 420 | 0 | 296 | 895 | 0 | 895 | 0 | 229 | 85 | 144 | 23 | 1 865 |
18 | Créances sur des établissements et des entreprises faisant l'objet d'une évaluation de crédit à court terme | 370 | 236 | 0 | 133 | 185 | 0 | 185 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 555 |
19 | Titres d’organismes de placement collectif | 406 | 352 | 0 | 54 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 406 |
20 | Expositions sur actions | 16 293 | 16 191 | 0 | 102 | 68 | 68 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 9 | 16 371 |
21 | Autres expositions | 5 208 | 5 208 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 208 |
22 | Total approche standard | 315 063 | 297 415 | 2 030 | 15 618 | 3 909 | 2 466 | 1 435 | 8 | 599 | 311 | 288 | 128 | 319 700 |
23 | Total | 315 063 | 297 415 | 2 030 | 15 618 | 3 909 | 2 466 | 1 435 | 8 | 599 | 311 | 288 | 128 | 319 700 |
Des expositions sectorielles sont constatées sur les classifications « Administrations Centrales » ou « Établissements » car les données présentées dans le tableau ci-dessus intègrent les effets de substitution bâlois : ainsi, les encours cautionnés par des organismes relevant du segment bancaire ou Administrations Centrales (FGAS) figurent parmi les secteurs Particuliers.
Au 31 décembre 2022, le portefeuille de crédit de La Banque Postale demeure très concentré sur le marché domestique Français (pour 93% des expositions totales), en raison de la nature même de son cœur de métier historique (le financement de la clientèle de détail en France).
Les expositions internationales de La Banque Postale restent quant à elles concentrées sur les pays de la Zone euro (98,5 % des expositions totales, soit 315 milliards d’euros). Ces expositions sont principalement attribuables à la détention de titres souverains et de titres bancaires ou de grandes entreprises européennes, ainsi qu’aux portefeuilles de prêts à l’habitat néerlandais.
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur exposée au risque nette | ||||||||
à la demande | >= 1 an | > 1 an | > 5 ans | Aucune échéance déclarée | Total | |||
1 | Prêts et avances | 108 474 | 10 471 | 21 016 | 119 892 | 0 | 259 853 | |
2 | Titres de créance | 37 | 3 133 | 26 739 | 24 211 | 0 | 54 119 | |
3 | Total | 108 512 | 13 604 | 47 754 | 144 102 | 0 | 313 972 | |
Les données présentées dans le tableau ci-dessus intègrent les effets de substitution bâlois dans la classification des expositions : ainsi, les encours cautionnés par des organismes relevant du segment bancaire ou entreprise figurent dans ces dernières catégories.
Au 31 décembre 2022, la répartition des expositions de La Banque Postale en fonction de leur maturité résiduelle est le reflet de son activité historique de financement de la clientèle de détail et de collecteur d’épargne réglementée, centralisée auprès de la Caisse des dépôts. Ainsi, 34,6% des expositions sur administrations et banques centrales de La Banque Postale sont considérées comme étant « à la demande ».
(en millions d’euros) | a | b | c | d | e | f | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute | Dépréciation cumulée | Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes | |||||
Dont non performantes | Dont prêts et avances soumis à dépréciation | ||||||
Dont en défaut | |||||||
010 | Agriculture, sylviculture et pêche | 38 | - | - | 38 | (1) | - |
020 | Industries extractives | 12 | - | - | 12 | - | - |
030 | Industrie manufacturière | 975 | 89 | 89 | 975 | (27) | - |
040 | Production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné | 1 235 | 3 | 3 | 1 235 | (18) | - |
050 | Production et distribution d’eau | 186 | - | - | 186 | - | - |
060 | Construction | 1 497 | 20 | 20 | 1 497 | (13) | - |
070 | Commerce | 1 768 | 48 | 48 | 1 768 | (40) | - |
080 | Transport et stockage | 1 221 | 21 | 21 | 1 221 | (31) | - |
090 | Hébergement et restauration | 360 | 52 | 52 | 360 | (24) | - |
100 | Information et communication | 782 | 7 | 7 | 782 | (8) | - |
110 | Activités financières et d’assurance | 2 240 | 38 | 38 | 2 240 | (105) | - |
120 | Activités immobilières | 19 254 | 236 | 236 | 19 254 | (142) | - |
130 | Activités spécialisées, scientifiques et techniques | 2 800 | 282 | 282 | 2 800 | (124) | - |
140 | Activités de services administratifs et de soutien | 1 229 | 60 | 60 | 1 229 | (30) | - |
150 | Administration publique et défense, sécurité sociale obligatoire | 145 | - | - | 145 | - | - |
160 | Enseignement | 118 | 2 | 2 | 118 | (1) | - |
170 | Santé humaine et action sociale | 244 | 9 | 9 | 244 | (2) | - |
180 | Arts, spectacles et activités récréatives | 146 | 5 | 5 | 146 | (7) | - |
190 | Autres services | 54 | 1 | 1 | 54 | (1) | - |
200 | Total | 34 303 | 873 | 873 | 34 303 | (574) | - |
a | b | c | d | e | f | g | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable / montant nominal brut | Dépréciation cumulée | Provisions sur engagements hors bilan et garanties financières données | Variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit sur expositions non performantes | |||||
Dont non performantes | Dont soumises à dépréciation | |||||||
Dont en défaut | ||||||||
010 | Expositions au bilan | 233 370 | 2 116 | 2 116 | 233 069 | (1 526) | - | - |
020 | France | 210 308 | 2 038 | 2 038 | 210 060 | (1 462) | - | - |
030 | Italie | 849 | - | - | 849 | (1) | - | - |
040 | Japon | 594 | 22 | 22 | 594 | (27) | - | - |
050 | Allemagne | 2 071 | 2 | 2 | 2 071 | (5) | - | - |
060 | Espagne | 4 855 | 1 | 1 | 4 855 | (4) | - | - |
070 | Grande-Bretagne | 1 437 | 1 | 1 | 1 437 | - | - | - |
080 | Etats-Unis | 1 956 | - | - | 1 956 | (4) | - | - |
090 | Pays-Bas | 4 474 | 9 | 9 | 4 474 | (6) | - | - |
100 | Belgique | 1 611 | 1 | 1 | 1 611 | (1) | - | - |
110 | Suisse | 399 | 2 | 2 | 399 | (1) | - | - |
120 | Luxembourg | 787 | 1 | 1 | 734 | (4) | - | - |
130 | Canada | 1 408 | - | - | 1 408 | - | - | - |
140 | Irlande | 296 | 36 | 36 | 296 | (2) | - | - |
150 | Qatar | 1 | - | - | 1 | - | - | - |
160 | Suède | 103 | - | - | 103 | (6) | - | - |
170 | Portugal | 1 516 | 1 | 1 | 1 516 | (2) | - | - |
180 | Autriche | 4 | - | - | 4 | - | - | - |
190 | Norvège | 123 | - | - | 123 | - | - | - |
200 | Egypte | - | - | - | - | - | - | - |
210 | Israël | 29 | - | - | 29 | - | - | - |
220 | Iles Caïmans | - | - | - | - | - | - | - |
230 | Panama | - | - | - | - | - | - | - |
240 | Russie | - | - | - | - | - | - | - |
250 | UKRAINE | - | - | - | - | - | - | - |
260 | Autres pays | 549 | 2 | 2 | 549 | (1) | - | - |
270 | Expositions hors bilan | 62 042 | 49 | 49 | 120 | |||
280 | France | 60 952 | 49 | 49 | 114 | |||
290 | Italie | 39 | - | - | - | |||
300 | Japon | - | - | - | - | |||
310 | Allemagne | 177 | - | - | - | |||
320 | Espagne | 5 | - | - | - | |||
330 | Grande-Bretagne | 86 | - | - | - | |||
340 | Etats-Unis | 3 | - | - | - | |||
350 | Pays-Bas | 314 | - | - | 5 | |||
360 | Belgique | 26 | - | - | 1 | - | ||
370 | Suisse | 37 | - | - | - | |||
380 | Luxembourg | 357 | - | - | - | |||
390 | Canada | 2 | - | - | - | |||
400 | Irelande | - | - | - | - | |||
410 | Quatar | - | - | - | - | |||
420 | Suède | - | - | - | - | |||
430 | Portugal | 29 | - | - | - | |||
440 | Autriche | - | - | - | - | |||
450 | Norvège | 1 | - | - | - | |||
460 | Egypte | - | - | - | - | |||
470 | Israël | 1 | - | - | - | |||
480 | Iles Caïmans | - | - | - | - | |||
490 | Panama | - | - | - | - | |||
500 | Russie | - | - | - | - | |||
510 | UKRAINE | - | - | - | - | |||
520 | Autres pays | 13 | - | - | - | |||
530 | Total | 295 412 | 2 165 | 2 165 | 233 069 | (1 526) | 120 | |
Catégories d'expositions (en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pondération de risque | ||||||||
0 % | 2 % | 4 % | 10 % | 20 % | 35 % | 50 % | ||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 75 049 | 0 | 0 | 0 | 25 | 0 | 0 |
2 | Administrations régionales ou locales | 301 | 0 | 0 | 0 | 10 667 | 0 | 0 |
3 | Entités du secteur public | 67 605 | 0 | 0 | 0 | 1 223 | 0 | 13 |
4 | Banques multilatérales de développement | 10 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
5 | Organisations internationales | 7 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
6 | Établissements | 3 | 3 458 | 0 | 0 | 42 176 | 0 | 6 746 |
7 | Entreprises | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 628 | 0 | 9 421 |
8 | Clientèle de détail | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
9 | Expositions garanties par | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 24 535 | 5 200 |
10 | Expositions en défaut | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
11 | Expositions présentant | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
12 | Obligations garanties | 0 | 0 | 0 | 1 865 | 0 | 0 | 0 |
13 | Établissements et entreprises faisant l’objet | 0 | 0 | 0 | 0 | 411 | 0 | 49 |
14 | Organismes de placement collectif | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
15 | Actions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
16 | Autres éléments | 1 004 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
17 | TOTAL | 143 978 | 3 458 | 0 | 1 865 | 59 130 | 24 535 | 21 429 |
Catégories d'expositions (en millions d'euros) | h | i | j | k | l | m | n | o | p | q | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pondération de risque | Total | Dont non notées | |||||||||
70 % | 75 % | 100 % | 150 % | 250 % | 370 % | 1 250 % | Autres | ||||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 75 073 | 0 |
2 | Administrations régionales ou locales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 10 968 | 0 |
3 | Entités du secteur public | 0 | 0 | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 68 846 | 0 |
4 | Banques multilatérales de développement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 10 | 0 |
5 | Organisations internationales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 7 | 0 |
6 | Établissements | 0 | 0 | 40 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 52 424 | 0 |
7 | Entreprises | 0 | 0 | 17 284 | 1 144 | 0 | 0 | 0 | 0 | 32 477 | 0 |
8 | Clientèle de détail | 0 | 14 530 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 14 530 | 0 |
9 | Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier | 0 | 23 | 564 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 30 322 | 0 |
10 | Expositions en défaut | 0 | 0 | 573 | 293 | 0 | 0 | 0 | 0 | 866 | 0 |
11 | Expositions présentant un risque particulièrement élevé | 0 | 0 | 0 | 692 | 0 | 0 | 0 | 0 | 692 | 0 |
12 | Obligations garanties | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 865 | 0 |
13 | Établissements et entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme | 0 | 0 | 108 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 569 | 0 |
14 | Organismes de placement collectif | 0 | 0 | 0 | 23 | 0 | 0 | 11 | 372 | 406 | 0 |
15 | Actions | 0 | 0 | 15 922 | 0 | 449 | 0 | 0 | 0 | 16 371 | 0 |
16 | Autres éléments | 0 | 0 | 4 192 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 196 | 0 |
17 | TOTAL | 0 | 14 553 | 38 688 | 2 152 | 449 | 0 | 11 | 372 | 310 621 | 0 |
La Banque Postale n’est pas soumis à la déclaration des templates ci-dessous, étant sous le seuil de déclaration :
(en millions d’euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute / Montant nominal | Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées | Sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions | |||||||
Renégociées performantes | Renégociées non performantes | Sur des expositions renégociées performantes | Sur des expositions renégociées non performantes | dont sûretés reçues et garanties financières reçues pour des expositions non performantes faisant l'objet de mesures de renégociation | |||||
Dont en défaut | Dont dépréciées | ||||||||
005 | Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue | - | - | - | - | - | - | - | - |
010 | Prêts et avances | 344 | 391 | 391 | 391 | (8) | (199) | 354 | 107 |
020 | Banques centrales | - | - | - | - | - | - | - | - |
030 | Administrations publiques | - | - | - | - | - | - | - | - |
040 | Établissements de crédit | - | - | - | - | - | - | - | - |
050 | Autres entreprises financières | - | - | - | - | - | - | - | - |
060 | Entreprises non financières | 86 | 94 | 94 | 94 | (4) | (35) | 45 | 30 |
070 | Ménages | 258 | 297 | 297 | 297 | (4) | (165) | 309 | 77 |
080 | Titres de créance | - | - | - | - | - | - | - | - |
090 | Engagements de prêt donnés | - | 8 | 8 | 8 | - | - | - | - |
100 | Total | 344 | 399 | 399 | 399 | (8) | (199) | 354 | 107 |
(en millions d’euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | |
Valeur comptable brute / Montant nominal | |||||||||||||
Expositions performantes | Expositions non performantes | ||||||||||||
Pas en souffrance ou en souffrance | En | Paiement improbable | En souffrance > 90 jours | En souffrance > 180 jours ≤ 1 an | En souffrance > 1 an | En souffrance > 2 ans | En souffrance > 5 ans | En souffrance > 7 ans | Dont en défaut | ||||
005 | Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue | 38 740 | 38 740 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
010 | Prêts et avances | 191 947 | 191 730 | 218 | 2 086 | 1 524 | 145 | 134 | 132 | 72 | 25 | 53 | 2 086 |
020 | Banques centrales | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
030 | Administrations publiques | 72 858 | 72 824 | 35 | 116 | 115 | - | 1 | - | - | - | - | 116 |
040 | Établissements de crédit | 272 | 272 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
050 | Autres entreprises financières | 4 480 | 4 479 | - | 15 | - | 14 | - | - | - | - | - | 15 |
060 | Entreprises non financières | 33 430 | 33 349 | 81 | 873 | 687 | 39 | 47 | 80 | 16 | 1 | 3 | 873 |
070 | Dont PME | 9 308 | 9 292 | 17 | 268 | 176 | 21 | 43 | 16 | 12 | - | - | 268 |
080 | Ménages | 80 907 | 80 806 | 101 | 1 082 | 722 | 92 | 86 | 52 | 56 | 24 | 50 | 1 082 |
090 | Titres de créance | 39 314 | 39 314 | - | 30 | 30 | - | - | - | - | - | - | 30 |
100 | Banques centrales | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
110 | Administrations publiques | 26 087 | 26 087 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
120 | Établissements de crédit | 9 810 | 9 810 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
130 | Autres entreprises financières | 2 750 | 2 750 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
140 | Entreprises non financières | 666 | 666 | - | 30 | 30 | - | - | - | - | - | - | 30 |
150 | Expositions hors bilan | 65 149 | - | - | 49 | - | - | - | - | - | - | - | 49 |
160 | Banques centrales | 8 825 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
170 | Administrations publiques | 5 044 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
180 | Établissements de crédit | 26 465 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
190 | Autres entreprises financières | 3 477 | - | - | 1 | - | - | - | - | - | - | - | 1 |
200 | Entreprises non financières | 9 683 | - | - | 24 | - | - | - | - | - | - | - | 24 |
210 | Ménages | 11 655 | - | - | 25 | - | - | - | - | - | - | - | 25 |
220 | Total | 296 411 | 231 044 | 218 | 2 165 | 1 554 | 145 | 134 | 132 | 72 | 25 | 53 | 2 165 |
(en millions d’euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | m | n | o | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute / Montant nominal | Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions | Sorties partielles du bilan cumulées | Sûretés et garanties financières reçues | |||||||||||||
Expositions | Expositions | Expositions performantes - Dépréciations cumulées | Expositions non performantes – Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions | Sur les expositions performantes | Sur les antes | |||||||||||
Dont | Dont bucket 2 | Dont bucket 2 | Dont bucket 3 | Dont bucket 1 | Dont bucket 2 | Dont bucket 2 | Dont bucket 3 | |||||||||
005 | Comptes à vue auprès de banques centrales et autres dépôts à vue | 38 740 | 38 740 | - | - | - | - | (0) | (0) | - | - | - | - | - | - | - |
010 | Prêts et avances | 191 947 | 166 645 | 25 302 | 2 086 | - | 2 086 | (699) | (108) | (591) | (761) | - | (761) | (761) | 77 461 | 512 |
020 | Banques centrales | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
030 | Administrations publiques | 72 858 | 72 764 | 95 | 116 | - | 116 | (4) | (4) | (1) | (16) | - | (16) | (16) | 410 | - |
040 | Établissements de crédit | 272 | 272 | - | - | - | - | (0) | (0) | - | - | - | - | - | 26 | - |
050 | Autres entreprises financières | 4 480 | 4 089 | 390 | 15 | - | 15 | (45) | (4) | (41) | (0) | - | (0) | (0) | 42 | - |
060 | Entreprises non financières | 33 430 | 28 996 | 4 435 | 873 | - | 873 | (358) | (59) | (299) | (216) | - | (216) | (216) | 12 926 | 165 |
070 | Dont PME | 9 308 | 8 098 | 1 210 | 268 | - | 268 | (95) | (34) | (61) | (73) | - | (73) | (73) | 4 645 | 76 |
080 | Ménages | 80 907 | 60 525 | 20 382 | 1 082 | - | 1 082 | (291) | (41) | (250) | (529) | - | (529) | (529) | 64 056 | 347 |
090 | Titres de créance | 39 314 | 38 717 | 296 | 30 | - | 30 | (43) | (16) | (26) | (25) | - | (25) | (25) | - | - |
100 | Banques centrales | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
110 | Administrations publiques | 26 087 | 26 045 | - | - | - | - | (4) | (4) | - | - | - | - | - | - | - |
120 | Établissements de crédit | 9 810 | 9 807 | 3 | - | - | - | (0) | (0) | (0) | - | - | - | - | - | - |
130 | Autres entreprises financières | 2 750 | 2 359 | 132 | - | - | - | (21) | (10) | (11) | - | - | - | - | - | - |
140 | Entreprises non financières | 666 | 506 | 160 | 30 | - | 30 | (18) | (2) | (16) | (25) | - | (25) | (25) | - | - |
150 | Off-balance sheet exposures | 65 149 | 61 544 | 3 605 | 49 | - | 49 | 111 | 34 | 76 | 11 | - | 11 | - | 992 | - |
160 | Banques centrales | 8 825 | 8 825 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
170 | Administrations publiques | 5 044 | 5 044 | - | - | - | - | 3 | 3 | - | - | - | - | - | 100 | - |
180 | Établissements de crédit | 26 465 | 26 465 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
190 | Autres entreprises financières | 3 477 | 3 233 | 243 | 1 | - | 1 | 13 | 3 | 10 | - | - | - | - | - | - |
200 | Entreprises non financières | 9 683 | 8 369 | 1 314 | 24 | - | 24 | 61 | 12 | 50 | 9 | - | 9 | - | 832 | - |
210 | Ménages | 11 655 | 9 607 | 2 048 | 25 | - | 25 | 34 | 17 | 17 | 2 | - | 2 | - | 60 | - |
220 | Total | 296 411 | 266 906 | 29 203 | 2 165 | - | 2 165 | (631) | (90) | (541) | (775) | - | (775) | (786) | 78 453 | 512 |
Evolution des expositions en bucket 2 sur la clientèle de détail du groupe La Banque Postale au 31 décembre 2022
Sur le portefeuille de crédit retail de LBP, le fait marquant essentiel de l’année 2022 est l’augmentation importante des expositions classées en bucket 2, jusqu’à représenter 21,6 milliards d'euros et 24 % des encours. Cette évolution s’explique essentiellement par deux éléments :
La forte augmentation des expositions en bucket 2 se traduit en conséquence pas une dégradation observée de la qualité de crédit du portefeuille retail du groupe LBP, mais une approche de prudence, et les provisions passées ont vocation à s’amortir progressivement, à l’aune de l’amortissement du portefeuille et de l’évolution des modèles de la banque.
Sur la même période, la Direction des Risques Groupe a procédé à une mise à jour de l’ensemble de ses modèles et scénarios utilisés dans le cadre du processus de provisionnement, en y retirant les ajustements exceptionnels liés à la pandémie COVID19.
In fine, les décisions de provisionnement prises et l’ajustement des modèles ayant des effets contraires, si le volume des expositions en bucket 2 a considérablement augmenté sur la clientèle de détail en 2022 (+16 milliards d'euros), la part des expositions performantes (bucket 1 + bucket 2) est stable entre 2022 et 2021 (98,8 %), avec un taux de couverture du risque identique (respectivement 0,36 % et 0,39 % de l’actif performant), matérialisant l’absence de dégradation du portefeuille constatée par ailleurs sur le bucket 3 (stabilité du taux de défaut à 1,23 % hors centralisation et encours Banque de France).
L'évolution des expositions non performante est indiquée dans le présent document section 6.1.3.1 - Facteurs de risques 1.
En mars 2020, l’OMS déclare l’épidémie de COVID-19 en pandémie et, dès lors, le gouvernement français annonce le renforcement immédiat des mesures sanitaires en vigueur avec notamment le confinement de la population, la fermeture des lieux recevant du public « non-essentiels » et l’annulation de tous les évènements culturels et sportifs. Ces mesures ont des conséquences significatives sur l’économie, entraînant notamment des difficultés de trésorerie pour les entreprises.
Dans ces circonstances, La Banque Postale s’est mobilisée aux côtés des pouvoirs publics pour soutenir ses clients face aux difficultés conjoncturelles rencontrées. De façon concrète, plusieurs mesures, articulées avec les dispositifs publics exceptionnels de soutien aux entreprises, ont été mises en place :
La Banque Postale a proposé un dispositif d’accompagnement de ses clients, particuliers, entreprises et professionnels, fragilisés par la situation de confinement, l’arrêt total ou partiel de leur activité professionnelle.
Il s’est traduit notamment par un mécanisme de report d’échéances des prêts pour une durée maximale de 6 mois, construit autour de deux approches :
Ce dispositif a été mis en place pour les prêts immobiliers et/ou à la consommation des clients particuliers.
Pour les crédits à la consommation, les reports ont été principalement mis en place sur demande des clients en vertu d’une disposition contractuelle.
Pour les crédits immobiliers, le report a été mis en place à la demande du client ou sur initiative de La Banque Postale, selon que les revenus du client étaient potentiellement affectés ou non par la crise (en fonction de sa catégorie socioprofessionnelle).
Ce dispositif a ainsi visé à cibler les clients fragiles dont la situation risquait de se dégrader, ainsi que ceux dont les revenus étaient particulièrement sensibles à la dégradation de la conjoncture économique (par exemple les commerçants, artisans et autoentrepreneurs).
Les reports ont été réalisés sur une durée de 2 à 6 mois (en fonction des cibles clients définies et des entités du groupe La Banque Postale) avec une suspension des échéances en capital et intérêts et maintien du paiement des primes d’assurance. Les échéances ainsi suspendues ont été reportées à la fin du contrat.
Ce dispositif de reports d’échéances a été arrêté à partir de fin juin 2021.
La Banque Postale a accordé des moratoires (non contractuels) sur un ensemble de prêts dont le capital restant dû (CRD) global est de 1 464,2 millions d’euros. Au 31 décembre 2022, aucun encours de prêt n’est encore sous moratoire. Les sorties de moratoires ont conduit à une matérialisation limitée du risque puisque seulement 46,6 millions d’euros d’encours de prêts sont passés en défaut, suite à la reprise des échéances.
Sur le périmètre des Personnes Morales, La Banque Postale a mis en place pour sa clientèle d’entreprises et professionnels un dispositif s’inscrivant dans les principes appliqués par la place bancaire française.
Pour les marchés et produits à forte volumétrie et aux montants modestes (Professionnels, PME, Crédit-bail mobilier, etc.), un report de la totalité des mensualités a été accordé de manière unilatérale par La Banque Postale (sauf refus exprimé par le client) jusqu’au 30 septembre 2020. Cela a consisté à différer l’amortissement de 6 mois tout en allongeant la durée du crédit, sans modification du taux facial. Dans certains cas, La Banque Postale a renoncé aux intérêts intercalaires courus pendant la période du moratoire.
Pour les dossiers significatifs et/ou structurés (Grands Comptes, Immobilier, BFI, etc.), les demandes ont été traitées au cas par cas, tous en respectant les critères d’un moratoire d’une durée inférieure ou égale à 6 mois sans renonciation aux intérêts intercalaires.
Enfin, il convient de souligner que, avant la crise, les contreparties classées en Bucket 2 et Bucket 3 au sens d’IFRS 9 ont fait l’objet d’un examen au cas par cas avec avis de la Direction des affaires spéciales.
Dès la publication des orientations EBA (EBA/GL/2020/08) et à la demande du client, des allongements de moratoires pour 6 mois supplémentaires ont été accordés, sur les secteurs d’activité touristiques tels que publiés au Journal Officiel, Annexe 7 de l’arrêté du 13 juillet 2020 portant modification de l’arrêté du 23 mars 2020. La durée maximale de moratoire n’a pas excédé un total de 12 mois.
S’agissant des dispositions publiées le 2 décembre 2020, permettant la mise en place de moratoires jusqu’au 31 mars 2021 et s’appliquant aux crédits octroyés avant le 2 décembre 2020, ainsi qu’aux crédits ayant déjà bénéficié de moratoires jusqu’au 30 septembre 2020 (moratoires ne pouvant pas dépasser 9 mois), aucune opération n’a été réalisée sur la fin d’année 2020 et au 1er trimestre 2021.
De plus, le Dispositif de Recouvrement de la clientèle des Personnes Morales a été renforcé depuis 2020 pour améliorer l’identification des risques et le pilotage du portefeuille impacté par la crise COVID-19.
La Banque Postale a accordé des moratoires pour environ 4 300 clients depuis la mise en place du dispositif, pour une exposition cumulée de près de 2,7 milliards d’euros (90 % sur les Entreprises, 8 % sur les TPE/Professionnels et 2 % sur le Secteur Public Local). Au 31.décembre 2022, 99,5 % des moratoires (en montant) sont arrivés à échéance avec un taux d’impayé et un taux de provisionnement spécifique limités. À cette date, il restait seulement 9,1.millions d’euros d’exposition de prêts sous moratoires non échus. Les moratoires non échus ont une durée restante à courir supérieure à 1 an.
Valeur comptable brute | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Performante | Non performante | ||||||
Dont : Expositions avec mesure d'abstention | Dont : Instruments présentant une augmentation significative du risque de crédit depuis leur comptabilisation initiale mais non altérés par le crédit (phase 2) | Dont : Expositions avec mesure d'abstention | Dont : Faible probabilité de paiement sans retard de remboursement ou avec retard de moins de 90 jours | ||||
Prêts et avances soumis à moratoire | 9.146.381 | 9.146.381 | - | 9.146.381 | - | - | - |
dont : Ménages | - | - | - | - | - | - | - |
dont : Garantis par des biens immobiliers résidentiels | - | - | - | - | - | - | - |
dont : entreprises non financières | 9.146.381 | 9.146.381 | - | 9.146.381 | - | - | - |
dont : PME et ETI | - | - | - | - | - | - | - |
dont : Garantis par des biens immobiliers commerciaux | - | - | - | - | - | - | - |
Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur | Valeur comptable brute | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Performante | Non performante | Flux vers les expositions non perforantes | ||||||
Dont : Expositions avec mesure d'abstention | Dont : Instruments présentant une augmentation significative du risque de crédit depuis leur comptabilisation initiale mais non altérés par le crédit (phase 2) | Dont : Expositions avec mesure d'abstention | Dont : Faible probabilité de paiement sans retard de remboursement ou avec retard de moins de 90 jours | |||||
Prêts et avances soumis à moratoire | (2.299.338) | (2.299.338) | - | (2.299.338) | - | - | - | - |
dont : Ménages | - | - | - | - | - | - | - | - |
dont : Garantis par des biens immobiliers résidentiels | - | - | - | - | - | - | - | - |
dont : entreprises non financières | (2.299.338) | (2.299.338) | - | (2.299.338) | - | - | - | - |
dont : PME et ETI | - | - | - | - | - | - | - | - |
dont : Garantis par des biens immobiliers commerciaux | - | - | - | - | - | - | - | - |
Nombre de débiteurs | Valeur comptable brute | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dont : moratoire législatif | Dont : expiré | Durée résiduelle des moratoires | |||||||
<= 3 mois | > 3 mois <= 6 mois | > 6 mois <= 9 mois | > 9 mois <= 12 mois | > 1 an | |||||
Prêts et avances pour lesquels un moratoire a été proposé | 22 240 | - | |||||||
Prêts et avances soumis à un moratoire (accordés) | 21.514 | 3.200.895.353 | 9.146.381 | 3.191.748.971 | - | - | - | - | 9.146.381 |
dont : ménages | 1.464.211.774 | - | 1.464.211.774 | - | - | - | - | - | |
dont : garantis par des biens immobiliers résidentiels | 1.460.202.971 | - | 1.460.202.971 | - | - | - | - | - | |
dont : Sociétés non financières | 1.599.083.623 | 9.146.381 | 1.589.937.242 | - | - | - | - | 9.146.381 | |
dont : petites et moyennes entreprises | 478.841.529 | - | 478.841.529 | - | - | - | - | - | |
dont : garantis par des biens immobiliers commerciaux | 691.464.521 | - | 691.464.521 | - | - | - | - | - | |
Le 16 mars 2020, le gouvernement français a annoncé la mise en place d’un dispositif de garantie de l’État de prêts accordés spécifiquement aux entreprises pour faire face à la crise économique et sanitaire liée à la COVID-19. Ces Prêts Garantis par l’État (PGE) sont distribués par les grands établissements bancaires français, dont La Banque Postale depuis le 16 mars 2020 et jusqu’au 30 juin 2022.
Ces PGE sont des prêts de trésorerie d’un an, comportant un différé d’amortissement sur cette durée. À l’issue de la première année, le client emprunteur peut choisir de rembourser ou d’amortir le prêt sur une durée supplémentaire ne pouvant excéder 5 ans. Le prêt bénéficie d’une garantie de l’État entre 70 % et 90 %, selon la taille de l’entreprise. Cette garantie couvre le montant du capital, les intérêts et accessoires dus de la créance jusqu’à son terme, sauf si elle est appelée avant lors d’un évènement de crédit. Le coût du prêt est constitué du coût de financement propre à chaque banque (taux d’intérêt), sans marge, auquel s’ajoute le coût de la garantie de l’État dont le barème est fixé légalement.
Il est également à noter qu' à la suite des annonces gouvernementales du 14 janvier 2021, cette période de différé d’amortissement peut être rallongée d’un an, si le client le demande.
Un délai de carence de 2 mois court à partir de l’octroi pour validité de la garantie.
Au 31.décembre 2022, les PGE représentent un encours résiduel de 840 millions d’euros, dont 17,8 % sur les Professionnels et Très Petites Entreprises (TPE) et 82,2 % sur les autres entreprises. Les prêts sont actuellement en phase de consolidation, les clients décidant à l’échéance de la première année de leur prêt soit de le rembourser intégralement, soit d’étaler son remboursement sur un délai maximum de 5 ans. La tendance majoritaire est de demander un étalement du remboursement sur des durées plutôt longues (dans la limite de 5 ans).
Valeur | Montant maximum de la garantie qui peut être pris en compte | Valeur comptable brute | ||
|---|---|---|---|---|
dont : | Garanties | Flux vers les expositions non performantes | ||
Prêts et avances nouvellement créés soumis à des systèmes de garantie publique | 839.744.021 | - | 756.029.421 | 29.910.788 |
dont : ménages | - | - | ||
dont : garantis par des biens immobiliers résidentiels | - | - | ||
dont : sociétés non financières | 594.606.412 | - | 535.145.771 | 11.910.440 |
dont : petites et moyennes entreprises | 256.127.169 | 6.906.217 | ||
dont : garantis par des biens immobiliers commerciaux | 11.680.938 | - | ||
Le dispositif des Prêts Participatifs soutenus par l’État (PPSE), devenus ensuite les Prêts Participatifs de Relance (PPR) a été acté dans le Plan de Relance gouvernemental et la Loi de Finance 2021. Cet instrument de financement des PME (à partir de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires) et des ETI (jusqu’à 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) en bonne santé financière est disponible jusqu’au 31 décembre 2023 (et au-delà en cas de prorogation de ce dispositif).
Les PPR sont des prêts subordonnés de maturité 8 ans avec un différé d’amortissement de 4 ans minimum. Le montant unitaire du prêt est plafonné à 12,5 % du chiffre d’affaires pour les PME et 8,4 % pour les ETI. Le prêt est destiné à renforcer la structure financière et accompagner la croissance de l’entreprise bénéficiaire et à financer ses dépenses d’investissement, dont ceux favorisant la transition écologique ou numérique.
Les prêts sont originés par La Banque Postale et ensuite cédés à 90 % à un fonds qui bénéficie de la garantie de l’État. Les 10 % qui sont conservés par La Banque Postale ne bénéficient pas de la garantie de l’État.
Au 31 décembre 2022, les prêts accordés représentent 11,5 millions d’euros sur 43 contreparties. Compte tenu du différé d’amortissement, l’encours total des PPR au 31.décembre 2022 s’élève également à 11,5 millions d’euros.
La Banque Postale cherche à minimiser son risque de crédit. Pour cela, en plus de la qualité du dossier et de la contrepartie qui sont les éléments essentiels de la prise de décision, La Banque Postale cherche à disposer de garanties pour limiter sa perte en cas de défaut de la contrepartie.
Pour cela, La Banque Postale dispose d’un référentiel de types de garanties, d’une norme et de règles de sélection des garants qu’elle accepte de prendre.
Le principe général est que tout financement doit être couvert à 100 % par une garantie offrant un niveau de couverture suffisant et conforme à la Politique de maîtrise des risques du groupe La Banque Postale, soit :
La Banque Postale a recours à 3 principaux organismes/collatéraux :
Par exception aux principes précédents, certains prêts travaux de faible montant sont consentis sans garantie.
Les crédits relais peuvent être consentis sans ou avec des garanties moindres lorsque le compromis de vente ou la promesse de vente sur le bien objet du crédit sont signés et que les conditions suspensives bénéficiant à l’acheteur de ce bien sont levées. Dans ce cas, La Banque Postale peut ne prendre qu’une simple promesse d’affectation hypothécaire (PAH) sur le bien à vendre.
Si la qualité du dossier le justifie, La Banque Postale peut accorder un prêt sans garantie, à condition que l’ensemble des prêts octroyés sans garantie à un même client ne dépasse pas le plafond fixé par les conditions d’octroi.
La Banque Postale peut accepter, si la qualité du dossier le justifie, la caution d’une personne physique à titre de garantie principale, dans les limites fixées dans les conditions d’octroi.
La valeur de réalisation des sûretés immobilières fait l’objet d’une revue trimestrielle sur la base de la mise à jour des indices notariés.
Toutefois, la qualité de la garantie ne justifie pas à elle seule de l’octroi du crédit.
En vertu de la décision du collège de l’ACPR du 19 juin 2014, prenant en compte les spécificités du mécanisme de garantie du FGAS, le traitement prudentiel sous CRR des encours garantis par le FGAS pour les établissements utilisant l’approche standard de mesure du risque de crédit est le suivant : pour les générations postérieures à 2007, les garanties reçues de l’État peuvent être prises en compte par les établissements à hauteur de 50 %, sous réserve d’une sinistralité inférieure aux seuils de référence applicables.
WEW (Waarborgfond Eigen Woningen) ; soit le « Fonds de garantie pour le logement » en néerlandais), organisme bénéficiant du soutien de l’État néerlandais et gérant le système public de garantie NHG (noté AAA), prend en charge 90 % de la perte finale.
Les prêts à la consommation sont, quant à eux, accordés généralement sans garantie ou collatéral.
En matière de prise de garantie et de technique d’atténuation du Risque de Crédit attaché aux personnes morales, La Banque Postale s’appuie sur les principes suivants :
En matière de technique d’atténuation du Risque de Crédit au titre des activités de marchés, la norme du groupe La Banque Postale prévoit la prise en compte des collatéraux des opérations de pensions livrées en tant que sûretés dès lors que l’ensemble des critères d’éligibilité suivants sont respectés :
La Banque Postale s’est dotée de critères internes d’éligibilité en tant que sûreté d’une opération de pensions livrées.
(en millions d'euros) | Valeur comptable | Valeur comptable garantie | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Dont garantie | Dont garantie | |||||
Dont garantie | ||||||
a | b | c | d | e | ||
1 | Prêts et avances | 154 801 | 77 973 | 33 350 | 44 623 | - |
2 | Titres de créance | 39 344 | - | - | - | |
3 | Total | 194 145 | 77 973 | 33 350 | 44 623 | - |
4 | Dont expositions non performantes | 1 604 | 512 | 217 | 295 | - |
EU-5 | Dont en défaut | |||||
Les expositions non garanties intègrent des expositions au titre de l’épargne centralisée auprès de la Caisse des dépôts.
a | b | c | d | e | f | ||
(en millions d'euros) | Expositions avant | Expositions après | RWA et densité | ||||
Expositions | Expositions hors bilan | Expositions | Expositions hors bilan | RWA | Densité des RWA (%) | ||
catégories d'expositions | |||||||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 64 910 | 41 | 75 048 | 26 | 5 | 0,0 % |
2 | Administrations régionales ou locales | 5 956 | 2 666 | 8 967 | 1 863 | 2 101 | 19,4 % |
3 | Entités du secteur public | 67 798 | 1 571 | 67 891 | 954 | 256 | 0,4 % |
4 | Banques multilatérales de développement | 9 | 0 | 10 | 0 | 0 | 0,0 % |
5 | Organisations internationales | 6 | 2 | 6 | 1 | 0 | 0,0 % |
6 | Établissements | 7 248 | 2 010 | 45 098 | 2 799 | 11 868 | 24,8 % |
7 | Entreprises | 27 900 | 11 970 | 24 774 | 6 995 | 22 795 | 71,8 % |
8 | Clientèle de détail | 59 407 | 11 322 | 11 474 | 3 056 | 10 676 | 73,5 % |
9 | Expositions garanties par une hypothèque sur un bien immobilier | 29 781 | 609 | 29 716 | 605 | 11 360 | 37,5 % |
10 | Expositions en défaut | 1 249 | 43 | 847 | 19 | 1 013 | 116,9 % |
11 | Expositions présentant un risque particulièrement élevé | 567 | 205 | 561 | 129 | 1 039 | 150,5 % |
12 | Obligations garanties | 1 865 | 0 | 1 865 | 0 | 186 | 10,0 % |
13 | Établissements et entreprises faisant l’objet | 555 | 0 | 555 | 0 | 215 | 38,8 % |
14 | Organismes de placement collectif | 353 | 53 | 353 | 53 | 901 | 222,0 % |
15 | Actions | 16 371 | 0 | 16 371 | 0 | 17 045 | 104,1 % |
16 | Autres éléments | 5 187 | 19 | 5 187 | 10 | 4 192 | 80,7 % |
17 | TOTAL | 289 159 | 30 512 | 288 722 | 16 509 | 83 653 | 27,4 % |
Au 31 décembre 2022, la pondération moyenne (densité APR) du portefeuille de crédit de La Banque Postale s’établit à 27,4 % en méthode Standard, reflétant ainsi le niveau de risque très modéré de son portefeuille, composé pour une large part d’expositions Souveraines disposant de la pondération préférentielle à 0 % (CRR art 114-4), d’expositions bancaires disposant de bons niveaux de notation ou encore de Crédits Immobiliers cautionnés par des organismes comme Crédit Logement, disposant également d’une bonne qualité de crédit.
Il convient toutefois de mentionner la part croissante des expositions sur Entreprises, en raison du fort développement de La Banque Postale sur ce marché. Ces expositions reçoivent des pondérations moins favorables en approche standard, à notation équivalente.
Dans le cadre de ses activités de crédit à la clientèle personnes morales, La Banque Postale fait appel à des organismes externes de notation. En 2022, quatre organismes externes ont été retenus par La Banque Postale pour déterminer la notation externe retenue pour les contreparties : Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch et FIBEN (Fichier Bancaire des ENtreprises, géré par la Banque de France).
Ces quatre organismes sont consultés afin de déterminer l’échelon de qualité de crédit applicable à la contrepartie. Conformément à la réglementation en vigueur, l’échelon retenu pour l’évaluation du risque de crédit, correspond à la deuxième note la plus défavorable, en cas d’absence de consensus entre les quatre organismes.
Les tables de correspondance prudentielle de l’EBA sont appliquées afin de déterminer les pondérations pour risque de crédit, dans le cadre de la méthode standard d’évaluation des actifs pondérés du risque.
Le risque de crédit de contrepartie naît principalement des opérations sur instruments financiers à terme. L’exposition est mesurée par la méthode de la valeur présente.
Le risque de contrepartie est généré par tous les produits dérivés détenus dans les portefeuilles bancaires ou de négociation de La Banque Postale. Ce risque est systématiquement calculé lorsque la Banque de Financement et d’Investissement conclut un contrat de dérivé, de type ISDA (International Swaps and Derivatives Association) ou FBF (Fédération Bancaire Française), avec un tiers.
Ce risque est limité par le fait que ces opérations ont lieu principalement avec des institutions financières de premier plan et qu’elles sont systématiquement réalisées dans le cadre de conventions prévoyant la mise en place d’accords de compensation avec appels de marge réguliers. Par ailleurs, les instruments utilisés sont principalement des swaps de taux plain vanilla.
De plus, La Banque Postale peut conclure des opérations de dérivés avec des clients personnes morales. Des équivalents risques de crédit sont déterminés pour chaque dérivé en portefeuille.
Enfin, le risque de contrepartie est également généré par toutes les positions de prêts/emprunts de titres (ou assimilés) qui ont généralement comme sous-jacent des obligations, et peuvent être couverts par des contrats de type GMRA (Global Master Repurchase Agreement) ou FBF (Fédération Bancaire Française).
Les risques de contrepartie sont soumis à une limite et font l’objet d’un suivi périodique par la Direction des risques de crédit (DRC).
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Coût de remplacement (RC) | Exposition future potentielle (PFE) | EEPE | Facteur Alpha utilisé pour calculer l’exposition réglementaire | Valeur exposée au risque avant ARC | Valeur exposée au risque après ARC | Valeur exposée au risque | Montant d’exposition pondéré (RWEA) | ||
EU1 | UE - Méthode de l’exposition initiale (pour les dérivés) | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU2 | UE - SA-CCR simplifiée | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
1 | SA-CCR (pour les dérivés) | 123 | 337 | 1 | 1 209 | 644 | 644 | 280 | |
2 | IMM (pour les dérivés et les OFT) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
2a | Dont ensembles de compensation d’opérations de financement sur titres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
2b | Dont ensembles de compensation de dérivés et opérations à règlement différé | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
2c | Dont issues d'ensembles de compensation de conventions multiproduits | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
3 | Méthode simple fondée sur les sûretés financières (pour les OFT) | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
4 | Méthode générale fondée sur les sûretés financières (pour les OFT) | 1 830 | 1 287 | 1 287 | 612 | ||||
5 | VaR pour les OFT | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
6 | Total | 3 039 | 1 931 | 1 931 | 892 |
Approche standard - Exposition au CCR par catégorie d'expositions réglementaires et pondération de risque (EU CCR3)
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pondération de risque | Valeur d'exposition totale | ||||||||||||
0 % | 2 % | 4 % | 10 % | 20 % | 50 % | 70 % | 75 % | 100 % | 150 % | Autres | |||
Catégories d'expositions | |||||||||||||
1 | Administrations centrales ou banques centrales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
2 | Administrations régionales ou locales | 0 | 0 | 0 | 0 | 138 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 138 |
3 | Entités du secteur public | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
4 | Banques multilatérales de développement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
5 | Organisations internationales | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
6 | Établissements | 0 | 3 458 | 0 | 0 | 167 | 935 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 559 |
7 | Entreprises | 0 | 0 | 0 | 0 | 131 | 485 | 0 | 0 | 81 | 18 | 0 | 715 |
8 | Clientèle de détail | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
9 | Établissements et entreprises faisant l’objet d’une évaluation du crédit à court terme | 0 | 0 | 0 | 0 | 14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 14 |
10 | Autres éléments | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 0 | 2 |
11 | Valeur d'exposition totale | 1 | 3 458 | 0 | 0 | 450 | 1 420 | 0 | 0 | 81 | 20 | 0 | 5 429 |
Prudentiellement, les contreparties centrales sont assimilées à des établissements.
(en millions d'euros) | a | b | |
|---|---|---|---|
Valeur exposée | Montant d’exposition pondéré (RWEA) | ||
1 | Expositions aux contreparties centrales éligibles (total) | 25 | |
2 | Expositions pour les opérations auprès de contreparties centrales éligibles (à l'exclusion des marges initiales et des contributions au fonds de défaillance); dont | 376 | 8 |
3 | i) Dérivés de gré à gré | 32 | 1 |
4 | ii) Dérivés négociés en bourse | 0 | 0 |
5 | iii) Opérations de financement sur titres | 343 | 7 |
6 | iv) Ensembles de compensation pour lesquels la compensation multiproduits a été approuvée | 0 | 0 |
7 | Marge initiale faisant l'objet d'une ségrégation | 3 082 | |
8 | Marge initiale ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | 0 | 0 |
9 | Contributions préfinancées au fonds de défaillance | 207 | 18 |
10 | Contributions non financées au fonds de défaillance | 0 | 0 |
11 | Expositions aux contreparties centrales non éligibles (total) | 0 | |
12 | Expositions pour les opérations auprès de contreparties centrales non éligibles (à l'exclusion des marges initiales et des contributions au fonds de défaillance); dont | 0 | 0 |
13 | i) Dérivés de gré à gré | 0 | 0 |
14 | ii) Dérivés négociés en bourse | 0 | 0 |
15 | iii) Opérations de financement sur titres | 0 | 0 |
16 | iv) Ensembles de compensation pour lesquels la compensation multiproduits a été approuvée | 0 | 0 |
17 | Marge initiale faisant l'objet d'une ségrégation | 0 | |
18 | Marge initiale ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | 0 | 0 |
19 | Contributions préfinancées au fonds de défaillance | 0 | 0 |
20 | Contributions non financées au fonds de défaillance | 0 | 0 |
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Sûretés utilisées dans des opérations sur dérivés | Sûretés utilisées dans des OFT | ||||||||
Juste valeur | Juste valeur | Juste valeur | Juste valeur | ||||||
Faisant | Ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | Faisant | Ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | Faisant | Ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | Faisant | Ne faisant pas l'objet d'une ségrégation | ||
1 | Espèces — monnaie nationale | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 530 | 0 | 0 |
2 | Espèces — autres monnaies | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
3 | Dette souveraine nationale | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
4 | Autre dette souveraine | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 082 | 27 184 |
5 | Dette des administrations publiques | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 22 |
6 | Obligations d’entreprise | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 48 |
7 | Actions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 626 | 0 | 0 |
8 | Autres sûretés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 9 853 | 0 | 1 243 |
9 | Total | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 009 | 3 082 | 28 497 |
(en millions d'euros) | a | b | |
Protection achetée | Protection vendue | ||
Montants notionnels | |||
1 | CDS mono-émetteurs | 54 | 67 |
2 | CDS indiciels | 141 | 141 |
3 | Total contrats d'échange | 0 | 0 |
4 | Options de crédit | 0 | 0 |
5 | Autres dérivés de crédit | 0 | 0 |
6 | Total montants notionnels | 194 | 208 |
7 | Justes valeurs | ||
8 | Juste valeur positive (actif) | 1 | 1 |
9 | Juste valeur négative (passif) | (2) | (3) |
La Banque Postale a une exposition de 1 123 millions d’euros sur les titrisations au 31 décembre 2022, au sens de la définition de la réglementation.
L’univers d’investissement de La Banque Postale sur les titrisations est limité à certains pays européens et au Royaume-Uni.
Les types de créances sous-jacentes sont des créances sur la clientèle de détail au sens de l’article 123 de la CRR.
La Banque Postale privilégie les programmes de titrisations bénéficiant du label européen STS (Simple, Transparent, Standardisé).
Le portefeuille est de bonne qualité, en très grande partie composé de tranches Senior avec des notations de rang 1.
La Banque Postale n’effectue pas d’opérations liées aux templates ci-dessous, n’y étant donc pas assujettie :
(en millions d'euros) | a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
L’établissement agit | L’établissement agit | L’établissement agit | |||||||||||
Classiques | Synthé- | Sub | Classiques | Synthé- | Sub | Classiques | Synthé- | Sub | |||||
STS | Non | STS | Non- | STS | Non- | ||||||||
1 | Total des expositions | 1 081 | 42 | 1 123 | |||||||||
2 | Clientèle de détail (total) | 644 | 42 | 686 | |||||||||
3 | prêts hypothécaires résidentiels | 0 | 29 | 29 | |||||||||
4 | cartes de crédit | 81 | 0 | 81 | |||||||||
5 | autres expositions sur la clientèle de détail | 563 | 13 | 577 | |||||||||
6 | retitrisation | 0 | 0 | 0 | |||||||||
7 | Clientèle de gros (total) | 437 | 0 | 437 | |||||||||
8 | prêts aux entreprises | 0 | 0 | 0 | |||||||||
9 | prêts hypothécaires commerciaux | 437 | 0 | 437 | |||||||||
10 | contrats de location et créances à recevoir | 0 | 0 | 0 | |||||||||
11 | autres expositions sur la clientèle de gros | 0 | 0 | 0 | |||||||||
12 | retitrisation | 0 | 0 | 0 | |||||||||
Au 30 juin 2022, comme prévu par les nouvelles dispositions de l’article 400 (2)(k) du CRR, tel que révisé par CRR2, et suite à la publication dans le journal officiel de l’Union européenne le 30 mars 2022 du règlement 2022/504 modifiant le règlement BCE n° 2016/455 relatif à l’exercice des options et pouvoirs discrétionnaires, les encours de prêts immobiliers résidentiels cautionnés par Crédit Logement sont exemptés de la limite au titre des Grands Risques de 25 % des fonds propres Tier 1.
(en millions d'euros) | a | b | |
|---|---|---|---|
Valeur exposée | Montant d’exposition pondéré (RWEA) | ||
1 | Total des opérations soumises à la méthode avancée | 0 | 0 |
2 | (i) composante VaR (y compris le multiplicateur 3×) | 0 | |
3 | (ii) composante VaR en situation de tensions (y compris le multiplicateur 3×) | 0 | |
4 | Opérations soumises à la méthode standard | 1 105 | 256 |
EU4 | Opérations soumises à l’approche alternative | 0 | 0 |
5 | Total des opérations soumises aux exigences | 1 105 | 256 |
Les risques financiers sont présentés dans cette section en deux parties :
Le Comité de gestion du bilan, principal organe de décision en matière de gestion financière de La Banque Postale, est un Comité du directoire, présidé par le Président du directoire. Les principales missions de ce comité sont les suivantes :
Le Comité ALM et trésorerie décline opérationnellement les décisions prises au sein du Comité de gestion du bilan. Il est présidé par le Directeur financier. Il organise également l’interface entre l’ALM, la trésorerie et les pôles mandatés pour procéder aux opérations de couverture en taux et liquidité.
Les missions du Comité ALM et trésorerie sont :
Ce Comité du directoire suit les sujets relatifs au pilotage des fonds propres, aux risques pondérés des actifs et aux indicateurs associés. À ce titre, il définit les objectifs en matière de gestion du capital (ratio, cibles, etc.) :
Ce comité, qui regroupe la Direction de la gestion du bilan, et les Directions métiers (Banque de Financement, Banque de détail), a pour objectif de décliner les indicateurs de gestion ALM par métier et permet de proposer des orientations stratégiques afin d’optimiser les ressources de La Banque Postale.
Comité du directoire, et présidé par le Directeur des risques groupe, il valide l’ensemble du dispositif d’encadrement des risques au travers de seuils d’alerte et de limites Il autorise et valide les instruments utilisés pour la gestion financière (ALM, Salle des marchés). Les consommations de limites des indicateurs ALM sont communiquées à chaque comité avec une notification des dépassements éventuels et le plan d’action associé pour respecter le cadre préalablement validé.
Ce comité a pour rôle de valider les modèles significatifs utilisés pour le Groupe, et notamment ceux qui concernent l’écoulement de certains produits ne disposant pas d’échéances contractuelles ou comportant des options, utilisés dans le calcul des indicateurs ALM.
Ce comité est en charge de la validation des règles de gestion des risques du groupe La Banque Postale, et est un sous-comité du CPRG. Entre autres, le rôle de ce dernier consiste à valider l’identification des risques ALM, leur matérialité, et les règles associées à la mesure et au suivi de ces risques.
Ce comité restitue les résultats des contrôles de second niveau effectués par la Direction des risques financiers, qui peuvent donner lieu à des demandes d’évolution afin de s’assurer du respect de la mesure et de l’encadrement des risques.
L’unité en charge de la surveillance et de la gestion du risque de taux d’intérêt global est la Direction des risques financiers, Département des risques de bilan (DRF-RB), qui est rattachée à la Direction des risques groupe de La Banque Postale.
Le département assume plusieurs missions :
Ce risque est suivi via des indicateurs de sensibilité des marges futures et de la Valeur Économique aux taux d’intérêt ainsi que via des scénarios permettant d’évaluer la capacité de l’établissement à résister à des chocs exogènes.
Les mouvements de taux envisagés affectent aussi bien les flux incertains des produits financiers que les résultats des opérations de la banque de détail, via les modèles comportementaux, en particulier les options implicites dont disposent les clients.
La supervision du risque de taux relève du Comité ALM et trésorerie qui suit les indicateurs, anticipe leur évolution en fonction des orientations de la politique commerciale et de l’observation des comportements des clients. Les indicateurs de risque de taux sont également revus en CPRG. La fréquence de revue des risques de taux est essentiellement mensuelle.
Le risque de taux est piloté de manière à couvrir la sensibilité de la marge nette d’intérêt future de La Banque Postale sous contrainte du respect des indicateurs de sensibilité de la valeur. Ce pilotage est réalisé en dynamique, sur la base du plan d’affaires, au travers de la mise en place de dérivés de taux (couvertures) ou d’inflexion de la politique commerciale.
Le bilan comporte des optionalités implicites et explicites, conduisant à une non-linéarité de la valeur économique en fonction des taux. Dans cette perspective, l’ALM propose un rééquilibrage régulier des positions structurelles au travers d’instruments de marché.
Comme requis par le Comité de Bâle, les risques de taux significatifs présents dans le portefeuille bancaire sont identifiés et mesurés. Certains d’entre eux peuvent donner lieu à un dispositif de suivi spécifique.
Le risque de taux est mesuré par maturité, par type d’index pour les produits dépendant de taux variable ou révisable (Euribor, Inflation, Estr, etc.) en tenant compte de conventions d’écoulement probables, elles-mêmes fonctions des situations de marché. Il recouvre plusieurs facteurs de risques :
Dans ce cadre, la variation de marge nette d’intérêt est mesurée en fonction de plusieurs scénarios de taux. Le risque de taux d’intérêt présent dans le bilan est simulé de manière dynamique, en tenant compte des variations futures d’encours (remboursements anticipés, productions nouvelles, etc.) conformément aux modèles comportementaux développés et au plan d’affaires.
Les opérations du portefeuille de négociation de la Salle des marchés ne rentrent pas dans le risque de taux global, leur risque étant suivi et encadré par les limites propres à chaque portefeuille. Ces portefeuilles, relevant de la Salle des marchés, sont encadrés par des limites de type risques de marché.
Les méthodologies d’évaluation, d’impasse et de sensibilité de taux sont déterminées en fonction des types d’actifs (ou passifs) composant le bilan :
Les opérations sans échéance contractuelle (dont les dépôts et livrets de la clientèle) sont intégrées conformément aux conventions d’écoulement validées par le Comité de gestion du bilan et par la Direction des risques groupe.
Les opérations hors-bilan sont intégrées en prenant en compte des hypothèses de tirage.
Pour une devise donnée, le gap de taux nominal est calculé pour les opérations à taux fixe et les opérations à taux variable et révisable jusqu’à leur prochaine date de révision ou fixation. Le gap de taux nominal ne prend pas en compte les tombées d’intérêts.
Le gap de taux est la différence entre les montants moyens des ressources à taux fixe et les montants moyens des emplois à taux fixe incluant les effets des éléments de hors-bilan par maturité.
(Montant négatif = Excédent d’emplois à taux fixe)
(en millions d’euros) | Impasses moyennes spot | |||
|---|---|---|---|---|
0 à 1 an | 1 à 5 ans | 5 à 10 ans | > 10 ans | |
Emplois | (189 195) | (124 625) | (66 504) | (8 778) |
Ressources | 190 545 | 122 955 | 62 258 | 5 466 |
Hors-Bilan | (7 968) | (8 287) | (1 983) | 631 |
Gap de taux 31.12.2022 | (6 618) | (9 916) | (6 228) | (2 681) |
Gap de taux 31.12.2021 | 2 564 | 8 694 | 3 197 | (1 891) |
Écarts | (9 182) | (18 609) | (9 425) | (790) |
La position de La Banque Postale a fortement évolué à la baisse lors de l'année 2022. En effet, profitant de la hausse des taux, La Banque Postale a investi à taux fixe, transformant ainsi à long terme l'ecédent de ressources structurelles (dépôt à vue) accumulé pendant la période Covid.
De plus certains modèles ou conventions ont été revus cette année modifiant également la position en taux la représentation de l'épargne réglementée indexée sur le taux du Livret A a évolué, distinguant la composante inflation historiquement représenté à taux fixe, et la composante taux court. L'impact de cette nouvelle reprsentation sur le gap de taux fixe est d'environ 10 milliards.
Elle correspond à la variation de la valeur économique consécutive à différents scénarios de choc. Celle-ci est calculée de manière statique à partir des échéanciers contractuels des éléments de bilan en stock en prenant en compte les modèles comportementaux et les conventions d’écoulement des opérations sans échéances contractuelles. Les scénarios de choc sont les suivants :
À noter qu’un floor réglementaire sur le taux sans risque après choc est prescrit par l’EBA. Ce floor commence à - 1 % et est augmenté de 0,05 % jusqu’à atteindre 0 % à 20 ans.
(en millions d’euros) | (200) | 200 | Aplatissement | Pentification | Hausse TC | Baisse TC |
|---|---|---|---|---|---|---|
Sensibilité EVE au 31.12.2021 | (100) | (769) | (117) | 43 | (111) | (29) |
Sensibilité EVE/Fonds Propres T1 au 31.12.2021 | - 0,52 % | - 4,00 % | - 0,92 % | 0,22 % | - 0,57 % | - 0,15 % |
Sensibilité EVE au 31.12.2022 | 1 683 | (1 715) | 261 | (524) | (201) | 348 |
Sensibilité EVE/Fonds Propres T1 au 31.12.2022 | 11,33 % | - 11,55 % | 1,76 % | - 3,53 % | - 1,35 % | 2,34 % |
Le scénario de taux le plus défavorable pour La Banque Postale est une hausse parallèle de 200 pbs de la courbe (baisse de 1 715 millions d’euros de l’EVE, soit - 11,55 % de sensibilité de l’EVE rapportée aux fonds propres Tier 1). La limite réglementaire est de - 15 % (seuil d’alerte interne de - 13 %).
Sur l'année 2022, la sensibilité de l’EVE est en hausse pour un choc de + 200 pbs, principalement liée aux investissements réalisés à taux fixe et à taux indexé à l'inflation.
La sensibilité de la MNI se définit comme étant la différence de MNI entre un scénario de taux modifié par rapport à un scénario de taux de référence.
Cette sensibilité de la MNI se calcule pour chaque scénario de taux en prenant en compte les modèles comportementaux dépendants des taux, et en maintenant les niveaux de nouvelle production et de collecte des activités commerciales, ainsi que les hypothèses relatives aux opérations financières équivalentes au scénario de référence.
Seuls les modèles comportementaux et les opérations à taux variable réagissent au scénario de choc de taux. Leurs impacts en encours modifient le niveau de financement à court terme.
Liste des différents scénarios de taux avec choc instantané par rapport à la courbe de référence :
À noter qu’un floor réglementaire sur le taux sans risque après choc est prescrit par l’EBA. Ce floor commence à - 1 % est augmenté de 0,05 % jusqu’à atteindre 0 % à 20 ans.
(en millions d’euros) | 31.12.2021 | 31.12.2022 |
|---|---|---|
Translation + 1 | 109 | 48 |
Translation – 1 | (86) | (67) |
Pentification | 53 | 60 |
Aplatissement | 182 | (48) |
Hausse Taux Courts | 307 | (9) |
Baisse Taux Longs | (58) | (3) |
Le scénario le plus défavorable à 1 an pour La Banque Postale est le scénario baisse des taux de -1% avec une perte de MNI de 67 millions d’euros, soit environ 4,3 % de la MNI sur un an glissant.
Les systèmes de déclaration des risques de liquidité couvrent l’ensemble du groupe La Banque Postale, au niveau prudentiel. Certaines des limites et indicateurs utilisés en gestion font référence à des unités sociales du Groupe, notamment La Banque Postale, entité la plus importante du Groupe.
La Banque Postale dispose d’une forte position de liquidité assise sur :
Les ressources issues de la clientèle étant pour la plupart sans échéance et exigibles à tout moment (dépôts, livrets), leur écoulement est modélisé afin d’en déterminer le profil dans le temps. La Banque Postale a retenu une approche conservatrice sur ses évaluations de liquidité.
La responsabilité du pilotage du risque de liquidité incombe au Comité de gestion du bilan, dans le respect des principes et limites validés par le Comité de pilotage des risques groupe (CPRG). Cette responsabilité est partiellement déléguée au Comité ALM et Trésorerie pour le risque de liquidité.
Opérationnellement, La Banque Postale a mis en place un dispositif d’évaluation interne de la liquidité, ou ILAAP (Internal Liquidity Adequacy Assessment Process), qui regroupe l’ensemble des dispositifs de limites, d’évaluation, de suivi, de reporting et de pilotage de sa liquidité. Ces dispositifs comprennent notamment :
Les systèmes de déclaration prudentielle des risques de liquidité couvrent l’ensemble du périmètre de consolidation prudentielle. Certaines entités du groupe La Banque Postale sont également assujetties au niveau individuel.
Ci-dessous un inventaire des indicateurs principaux du risque de liquidité.
Le LCR est un ratio mensuel de liquidité à court terme qui mesure la capacité de La Banque Postale à résister pendant 30 jours à une dégradation sévère de sa situation dans d’un scénario de crise globale.
Le LCR doit être supérieur à 100 %, limite réglementaire respectée par La Banque Postale (qui se fixe une cible interne plus élevée : seuil d’alerte à 120 % et limite à 110 % dontle LCR atteint le niveau de 147 % à fin 2022.
Ce ratio est calculé en divisant la somme des actifs liquides de qualité et libres de tout engagement par le besoin de liquidités sous stress à horizon de 30 jours. A fin des s'assurer de sisposer à tout moment d'un coussin de liquidité suffisant via une mesure quiotidienne interne du risque de liquidité, un proxy du LCR est calculé quotidiennement.
a | b | c | d | e | f | g | h | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur totale non pondérée (moyenne) | Valeur totale pondérée (moyenne) | ||||||||
EU 1a | 31 déc-22 | 30 sept-22 | 30 juin-22 | 31 mars-22 | 31 déc-22 | 30 sept-22 | 30 juin-22 | 31 mars-22 | |
EU 1b | Nombre de points de données utilisés pour le calcul des moyennes | ||||||||
ACTIFS LIQUIDES DE QUALITÉ ÉLEVÉE (HQLA) | |||||||||
1 | Total des actifs liquides de qualité élevée (HQLA) | 52 705 | 54 826 | 57 805 | 58 895 | ||||
SORTIES DE TRÉSORERIE | |||||||||
2 | Dépôts de la clientèle de détail et dépôts de petites entreprises clientes, dont: | 198 063 | 196 744 | 195 402 | 194 116 | 12 871 | 12 770 | 12 655 | 12 538 |
3 | Dépôts stables | 142 187 | 141 543 | 141 124 | 140 825 | 7 109 | 7 077 | 7 056 | 7 041 |
4 | Dépôts moins stables | 55 847 | 55 174 | 54 250 | 53 253 | 5 759 | 5 690 | 5 596 | 5 494 |
5 | Financements de gros non garantis | 18 683 | 18 511 | 18 534 | 17 403 | 11 184 | 10 898 | 11 173 | 10 477 |
6 | Dépôts opérationnels (toutes contreparties) et dépôts dans des réseaux de banques coopératives | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
7 | Dépôts non opérationnels (toutes contreparties) | 14 184 | 14 609 | 14 259 | 13 522 | 6 685 | 6 997 | 6 898 | 6 596 |
8 | Créances non garanties | 4 499 | 3 902 | 4 275 | 3 882 | 4 499 | 3 902 | 4 275 | 3 882 |
9 | Financements de gros garantis | 2 730 | 2 644 | 2 303 | 1 654 | ||||
10 | Exigences complémentaires | 25 554 | 26 042 | 25 865 | 25 213 | 4 384 | 4 699 | 4 896 | 4 544 |
11 | Sorties liées à des expositions sur dérivés et autres exigences de sûretés | 1 977 | 2 207 | 2 408 | 2 072 | 1 977 | 2 207 | 2 408 | 2 072 |
12 | Sorties liées à des pertes de financement sur des produits de créance | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
13 | Facilités de crédit et de liquidité | 23 577 | 23 835 | 23 457 | 23 142 | 2 406 | 2 492 | 2 488 | 2 473 |
14 | Autres obligations de financement contractuelles | 6 580 | 6 447 | 6 593 | 6 799 | 6 579 | 6 447 | 6 593 | 6 799 |
15 | Autres obligations de financement éventuel | 2 127 | 1 839 | 1 710 | 1 605 | 1 958 | 1 617 | 1 472 | 1 378 |
16 | TOTAL SORTIES DE TRÉSORERIE | 39 705 | 39 075 | 39 092 | 37 392 | ||||
ENTRÉES DE TRÉSORERIE | |||||||||
17 | Opérations de prêt garanties (par exemple, prises en pension) | 5 782 | 6 686 | 7 339 | 8 034 | 119 | 108 | 98 | 90 |
18 | Entrées provenant d’expositions pleinement performantes | 2 118 | 1 820 | 1 724 | 1 695 | 1 370 | 1 225 | 1 162 | 1 140 |
19 | Autres entrées de trésorerie | 65 597 | 65 529 | 65 763 | 66 474 | 6 396 | 6 210 | 6 064 | 6 133 |
EU-19a | (Différence entre le total des entrées de trésorerie pondérées et le total des sorties de trésorerie pondérées résultant d’opérations effectuées dans des pays tiers où s'appliquent des restrictions aux transferts, ou libellées en monnaie non convertible) | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
EU-19b | (Excédent d’entrées de trésorerie provenant d’un établissement de crédit spécialisé lié) | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
20 | TOTAL ENTRÉES DE TRÉSORERIE | 73 496 | 74 036 | 74 825 | 76 203 | 7 884 | 7 543 | 7 324 | 7 364 |
EU-20a | Entrées de trésorerie entièrement exemptées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
EU-20b | Entrées de trésorerie soumises au plafond de 90 % | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
EU-20c | Entrées de trésorerie soumises au plafond de 75 % | 73 496 | 74 036 | 74 825 | 76 203 | 7 884 | 7 543 | 7 324 | 7 364 |
VALEUR AJUSTÉE TOTALE | |||||||||
21 | COUSSIN DE LIQUIDITÉ | 52 705 | 54 826 | 57 805 | 58 895 | ||||
22 | TOTAL SORTIES DE TRÉSORERIE NETTES | 31 821 | 31 531 | 31 768 | 30 028 | ||||
23 | RATIO DE COUVERTURE | 166 % | 174 % | 183 % | 197 % | ||||
Le ratio moyen pondéré du LCR passe de 205 % à fin décembre 2021 à 166 % à fin décembre 2022, soit une baisse de 39 points. Au 31 décembre 2022, le ratio LCR est de 147 %, versus 186 % à fin décembre 2021, soit une baisse de 39 points. Cette évolution (-11,9 milliards d’euros(8) par rapport à 2021) s'explique essentiellement par la diminiution des excédents de liquidité (actifs de hautes qualité - HQLA) auprès de la Banque de France dans le coussin d’actifs liquides.
Cet indicateur permet de mesurer le nombre de jours, en situation de crise, durant lesquels La Banque Postale resterait capable de faire face à ses échéances de paiements en utilisant uniquement ses coussins de liquidité, et dans l’hypothèse d’une continuité de son activité (i.e. sans action managériale extraordinaire comme l’arrêt des activités de crédit).
Il est déterminé à partir des gaps stressés dynamiques calculés pour chaque scénario de crise (systémique, idiosyncratique, combiné) et correspond à l’horizon constaté dans le scénario le plus défavorable pour La Banque Postale.
L’horizon de survie est exprimé en nombre de mois (sans excéder 6 mois qui correspond à l’horizon du scenario de crise), complété du montant constaté d’excédent ou de déficit de liquidité correspondant aux horizons fixés dans le cadre de l’encadrement en risque.
La Banque Postale évalue son niveau de liquidité long terme par un gap de liquidité. Celui-ci comporte les projections de gaps statiques par échéance et des limites définies sur les horizons de 1, 3 et 5 ans. Les hypothèses prises en compte correspondent à une approche stressée, résultant en une vision conservatrice de la position de liquidité du groupe La Banque Postale.
Les méthodologies d’évaluation d’impasse de liquidité sont déterminées en fonction des types d’actif (ou passifs) composant le bilan :
Les opérations sans échéance contractuelle (dont les dépôts et livrets de la clientèle) sont intégrées conformément aux conventions d’écoulement validées par le Comité de gestion du bilan et par la Direction des risques groupe.
Les opérations hors-bilan sont intégrées en prenant en compte des hypothèses de tirage.
Le caractère cessible de certaines opérations peut le cas échéant être pris en compte.
(en millions d’euros) | 1 an | 3 ans | 5 ans |
|---|---|---|---|
Emplois | (193 626) | (141 072) | (101 082) |
Ressources | 213 099 | 171 243 | 131 109 |
Hors-Bilan | 32 | 29 | 5 |
Gap de liquidité 31.12.2022 | 19 505 | 30 199 | 30 032 |
Gap de liquidité 31.12.2021 | 26 790 | 28 417 | 26 482 |
Écarts | (7 284) | 1 782 | 3 550 |
Le gap de liquidité (excédent de ressource) est en légère augmentation en 2022, résultant de changement de modélisation sur les ressources (allongement des lois d'écoulement de l'épargne).
Le NSFR correspond au montant du financement stable disponible rapporté à celui du financement stable exigé. Ce ratio devrait, en permanence, être au moins égal à 100 %. Le « financement stable disponible » (Available Stable Funding – ASF) désigne la part des ressources qui ne sont pas exigibles à l’horizon temporel pertinent, soit 1 an dans le cadre du NSFR. Le montant du « financement stable exigé » (Required Stable Funding – RSF) d’un établissement est fonction des caractéristiques de liquidité et de la durée résiduelle des actifs (et positions de hors-bilan) détenus.
Au 31 décembre 2022, et dans le cadre des exercices réglementaires de liquidité réalisés pour la BCE, le ratio NSFR s’établit à 129 %.
(en devise) | a | b | c | d | e | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur non pondérée par échéance résiduelle | Valeur | ||||||||
Pas | < 6 mois | 6 mois | ≥ 1an | ||||||
Éléments du financement stable disponible (ASF) | |||||||||
1 | Éléments et instruments de fonds propres | 15 096 | 0 | 0 | 2 489 | 17 585 | |||
2 | Fonds propres | 15 096 | 0 | 0 | 2 489 | 17 585 | |||
3 | Autres instruments de fonds propres | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
4 | Dépôts de la clientèle de détail | 134 515 | 0 | 2 | 125 109 | ||||
5 | Dépôts stables | 80 866 | 0 | 0 | 76 823 | ||||
6 | Dépôts moins stables | 53 648 | 0 | 2 | 48 285 | ||||
7 | Financement de gros: | 61 438 | 1 461 | 18 782 | 25 488 | ||||
8 | Dépôts opérationnels | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
9 | Autres financements de gros | 61 438 | 1 461 | 18 782 | 25 488 | ||||
10 | Engagements interdépendants | 64 854 | 0 | 0 | 0 | ||||
11 | Autres engagements: | 534 | 8 664 | 0 | 0 | 0 | |||
12 | Engagements dérivés affectant le NSFR | 534 | |||||||
13 | Tous les autres engagements et instruments de fonds propres non inclus dans les catégories ci-dessus. | 8 664 | 0 | 0 | 0 | ||||
14 | Financement stable disponible total (ASF) | 168 181 | |||||||
(en devise) | a | b | c | d | e | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur non pondérée par échéance résiduelle | Valeur pondérée | |||||
Pas | < 6 mois | 6 mois | ≥ 1an | |||
Éléments du financement stable disponible (RSF) | ||||||
15 | Total des actifs liquides de qualité élevée (HQLA) | 1 273 | ||||
EU-15a | Actifs grevés pour une échéance résiduelle d'un an ou plus dans un panier de couverture | 0 | 0 | 0 | 0 | |
16 | Dépôts détenus auprès d’autres établissements financiers à des fins opérationnelles | 0 | 0 | 0 | 0 | |
17 | Prêts et titres performants: | 14 418 | 7 009 | 138 286 | 114 593 | |
18 | Opérations de financement sur titres performantes avec des clients financiers garanties par des actifs liquides de qualité élevée de niveau 1 soumis à une décote de 0 %. | 6 047 | 2 984 | 0 | 1 492 | |
19 | Opérations de financement sur titres performantes avec des clients financiers garanties par d’autres actifs et prêts et avances aux établissements financiers | 160 | 4 | 289 | 309 | |
20 | Prêts performants à des entreprises non financières, prêts performants à la clientèle de détail et aux petites entreprises, et prêts performants aux emprunteurs souverains et aux entités du secteur public, dont: | 7 779 | 3 046 | 36 458 | 30 408 | |
21 | Avec une pondération de risque inférieure ou égale à 35 % selon l’approche standard de Bâle II pour le risque de crédit | 6 879 | 2 655 | 29 971 | 24 248 | |
22 | Prêts hypothécaires résidentiels performants, dont: | 84 | 259 | 76 384 | 59 421 | |
23 | Avec une pondération de risque inférieure ou égale à 35 % selon l’approche standard de Bâle II pour le risque de crédit | 80 | 248 | 72 225 | 55 825 | |
24 | Autres prêts et titres qui ne sont pas en défaut et ne sont pas considérés comme des actifs liquides de qualité élevée, y compris les actions négociées en bourse et les produits liés aux crédits commerciaux inscrits au bilan | 348 | 716 | 25 154 | 22 963 | |
25 | Actifs interdépendants | 64 854 | 0 | 0 | 0 | |
26 | Autres actifs: | 5 820 | 19 | 9 396 | 11 682 | |
27 | Matières premières échangées physiquement | 0 | 0 | |||
28 | Actifs fournis en tant que marge initiale dans des contrats dérivés et en tant que contributions aux fonds de défaillance des CCP | 315 | 268 | |||
29 | Actifs dérivés affectant le NSFR | 0 | 0 | |||
30 | Engagements dérivés affectant le NSFR avant déduction de la marge de variation fournie | 1 779 | 89 | |||
31 | Tous les autres actifs ne relevant pas des catégories ci-dessus | 3 726 | 19 | 9 396 | 11 325 | |
32 | Éléments de hors bilan | 2 054 | 2 584 | 48 785 | 2 717 | |
33 | Total RSF | 130 265 | ||||
34 | Ratio de financement stable net (%) | 129,1 % | ||||
La réserve de liquidité a pour objectif de quantifier le montant de cash ainsi que la liquidité disponible rapidement par la cession ou la mise en pension de titres afin de faire face à une crise de liquidité.
La réserve de liquidité est composée :
(en millions d’euros) | 31.12.2022 |
|---|---|
Cash et Banque Centrale | 37 360 |
Titres éligibles BCE notés au moins BBB- | 5 872 |
Total réserve de liquidité | 43 232 |
La Banque Postale serait aussi en mesure d’émettre 7 milliards d’euros de covered bonds éligibles à un refinancement en banque centraleconformément aux autorisations données dans son Plan de Financement, en collatéralisant ses prêts immobiliers.
Le Plan de financement d’urgence est destiné à être suivi par les instances de gouvernance (Comité ALM et Trésorerie, Comité barèmes et refinancements « CBR », CPRG) et exécuté opérationnellement par la Banque de Financement et d’Investissement.
Le PFU fait partie du processus d’évaluation interne de la liquidité dont La Banque Postale rend compte de façon annuelle. Le PFU présente les indicateurs avancés retenus pour apprécier la santé des marchés (financiers ou bancaires) sur lesquels la liquidité de La Banque Postale est exposée. Ces indicateurs sont décomposés en deux grandes familles :
Pour chaque indicateur est défini un niveau de seuil (confort, vigilance ou alerte).
Le PFU prévoit également des dispositifs à mettre en œuvre, en cas de crise avérée, qu’elle soit systémique ou idiosyncratique. Ce dispositif se présente principalement sous la forme d’un recensement des différentes sources de financements (ou liquidités) accessibles par La Banque Postale, en fonction des montants représentés et de la rapidité de mise en œuvre. Le PFU prévoit également une gouvernance précise au travers de comités, dans lesquels sont suivis les indicateurs avancés. Cette gouvernance a pour vocation d’assurer la surveillance accrue du risque de liquidité. La présentation, en période normale, des indicateurs est réalisée au cours du Comité ALM et Trésorerie et périodiquement au CPRG. Ces indicateurs font également l’objet d’un suivi hebdomadaire dans le cadre du CBR. Enfin, les indicateurs choisis ainsi que les dispositifs d’actions proposés sont testés sur les marchés afin de pouvoir apprécier la pertinence de ces derniers et la liquidité du marché.
Le test de financement consiste à tester le marché en procédant à des emprunts à court terme. L’objectif de ce type de test est de vérifier régulièrement l’aptitude de La Banque Postale à se procurer rapidement des fonds sur les marchés pour s’assurer que les estimations sur la capacité de La Banque Postale à emprunter restent valides.
La fréquence envisagée pour ce genre de test est au minimum de deux fois par an.
Dans le cadre de la gestion saine et prudente de la liquidité mise en œuvre par le Comité ALM et Trésorerie et le CPRG, La Banque Postale est dotée de sources de financement diversifiées :
La Banque Postale a également accès à un véhicule de financement sécurisé via la Caisse de Financement Local (CAFFIL), à qui La Banque Postale cède régulièrement des prêts distribués aux entités du Secteur public local.
(en milliers d’euros) | Valeur comptable | Juste valeur | Valeur comptable | Juste valeur | |||||
dont EHQLA | dont EHQLA | dont EHQLA | dont EHQLA | ||||||
010 | 030 | 040 | 050 | 060 | 080 | 090 | 100 | ||
010 | Actifs de l’établissement publiant les informations | 115 780 342 | 22 994 452 | 195 283 474 | 4 275 349 | ||||
030 | Instruments de capitaux propres | 188 517 | - | - | - | 300 285 | - | 300 285 | - |
040 | Titres de créance | 24 786 816 | 22 994 452 | 21 881 180 | 20 059 381 | 14 247 762 | 4 275 349 | 14 234 435 | 4 326 178 |
050 | dont: obligations garanties | 446 583 | 446 583 | 440 653 | 413 597 | 1 323 118 | 1 078 050 | 1 262 572 | 1 022 361 |
060 | dont: titrisations | - | - | - | - | 1 171 193 | 546 578 | 1 166 046 | 544 843 |
070 | dont: émis par des administrations publiques | 21 724 522 | 21 718 770 | 19 252 959 | 19 207 501 | 3 896 155 | 2 103 330 | 4 161 040 | 2 170 893 |
080 | dont: émis par des sociétés financières | 2 361 865 | 799 813 | 2 354 715 | 745 998 | 10 052 585 | 1 898 507 | 9 812 821 | 1 878 408 |
090 | dont: émis par des sociétés non financières | 273 495 | 247 063 | 273 506 | 105 883 | 736 084 | 219 541 | 727 114 | 219 170 |
120 | Autres actifs | 91 682 599 | - | 181 577 387 | - | ||||
(en milliers d’euros) | Juste valeur des sûretés grevées reçues ou des propres titres de créance grevés émis | Non grevé | |||
Juste valeur des sûretés reçues ou des propres titres de créance émis pouvant être grevés | |||||
dont EHQLA et HQLA théoriquement éligibles | dont EHQLA | ||||
010 | 030 | 040 | 060 | ||
130 | Sûretés reçues par l’établissement publiant les informations | 7 839 023 | 7 839 023 | 2 144 799 | 2 144 799 |
140 | Prêts à vue | - | - | - | - |
150 | Instruments de capitaux propres | - | - | - | - |
160 | Titres de créance | 7 839 023 | 7 839 023 | 2 144 799 | 2 144 799 |
170 | dont: obligations garanties | - | - | - | - |
180 | dont: titrisations | - | - | 293 783 | 293 783 |
190 | dont: émis par des administrations publiques | 7 542 216 | 7 542 216 | 1 566 647 | 1 566 647 |
200 | dont: émis par des sociétés financières | 199 200 | 199 200 | 314 159 | 314 159 |
210 | dont: émis par des sociétés non financières | 96 443 | 96 443 | 117 056 | 117 056 |
220 | Prêts et avances autres que prêts à vue | - | - | - | - |
230 | Autres sûretés reçues | - | - | - | - |
240 | Propres titres de créance émis autres que propres obligations garanties ou titrisations | - | - | - | - |
241 | Propres obligations garanties et titrisations émises et non encore données en nantissement | - | - | ||
250 | TOTAL SÛRETÉS REÇUES ET PROPRES TITRES DE CRÉANCE ÉMIS | 123 733 366 | 31 772 846 | ||
(en milliers d’euros) | 010 | 030 | |
|---|---|---|---|
Passifs correspondants, passifs éventuels ou titres prêtés | Actifs, sûretés reçues et propres titres de créance émis, autres qu’obligations garanties et titrisations, grevés | ||
010 | Valeur comptable de passifs financiers sélectionnés | 124 599 829 052 | 122 557 346 128 |
Les actifs grevés portés par La Banque Postale sont les suivants :
Le risque de change opérationnel, notamment lié aux virements et aux activités financières, est modéré.
Le bilan des activités bancaires de La Banque Postale est géré quasi exclusivement en euros. Les activités de marché en devise de la trésorerie et des portefeuilles sont systématiquement couvertes et converties en euros au-delà d’une limite de position de change.
Le risque de change résiduel provenant du résultat de ces opérations est retranscrit à travers la position de change comptable, faisant l’objet d’un reporting quotidien. Ces positions sont encadrées par des limites, de manière à réduire les risques liés en les soldant au moins mensuellement avec la Trésorerie.
L’activité en devises sur la banque de détail concerne principalement les virements, et est relativement réduite.
Au 31 décembre 2022, la position de change de La Banque Postale représentait 82 millions d’euros, dont environ 89 % en dollars US.
Les Risques de marché couvrent les risques de pertes engendrées par des variations défavorables de paramètres (taux, changes, spreads, volatilités, etc.) sur la valeur des instruments financiers au bilan ou engagements portés par La Banque Postale.
Au sein de la Direction des risques groupe (DRG), le contrôle des risques de marchés incombe à la Direction des Risques Financiers (DRF), et en particulier au Département Risques de marché.
Afin d’assurer un suivi complet des risques de marchés, le périmètre de surveillance du Département des risques de marchés est élargi à l’ensemble des opérations en juste valeur.
La Direction des risques financiers, sous la responsabilité de la Direction des risques groupe, rapporte au Comité de pilotage des risques groupe (CPRG) pour l’élaboration et la mise en œuvre du dispositif de gestion et de surveillance des risques financiers. Elle rend aussi compte mensuellement au CPRG du suivi des risques de marchés et l’informe de ses principales activités.
Les limites globales de marché, telles que définies dans le Risk Appetite Statement (RAS), et son tableau des limites associé sont validés par le Conseil de surveillance. Les limites de marchés, de niveau Politique de maîtrise des risques groupe, sont validées par le Directoire. Les limites opérationnelles, de niveau Règles de gestion des risques, sont validées en Comité des risques de marché.
Les risques de marché concernent notamment tous les éléments de bilan et de hors-bilan valorisés à la juste valeur. Ceux-ci sont présents au sein de La Banque Postale ainsi que dans plusieurs filiales du Groupe, à savoir :
Le Département risques de marché, au sein de la Direction des risques financiers, est en charge de la surveillance des risques de marchés de La Banque Postale et de la surveillance consolidée au niveau du Groupe.
Au sein de la DRF, les missions affectées au Département risques de marché s’organisent selon quatre axes principaux.
Les risques de perte sont encadrés par des limites d’engagement ou d’exposition, ainsi que par l’établissement d’une liste de produits financiers autorisés. La DRF est donc chargée :
La valorisation officielle des opérations de marché à la juste valeur est assurée par la DRF. Une des sources de perte potentielle découle de la possible mauvaise évaluation du prix des actifs financiers en portefeuille. La Direction des risques financiers cherche donc à ce que la valeur de ces actifs représente, avec le moins d’incertitude possible, une juste valeur de marché. À cette fin, la DRF :
Afin d’encadrer la prise de risque, la Direction des risques financiers doit être en mesure de donner une représentation fidèle des risques auxquels La Banque Postale est exposée. Elle est donc en charge :
Le Département risques de marché, au sein de la Direction des risques financiers, établit un plan de contrôles afin d’assurer la bonne exécution de ses missions et la qualité des données produites.
Les sensibilités permettent de mesurer l’exposition du portefeuille de La Banque Postale à une variation des facteurs de risques.
La Direction des Risques Financiers valide la méthodologie de calcul des sensibilités et s’assure de la prise en compte exhaustive des facteurs de risques identifiés comme pertinents et matériels.
La VaR (Value at Risk) est un indicateur du risque de perte auquel La Banque Postale est confrontée. Il donne une estimation de la perte maximale potentielle à un horizon donné avec une probabilité donnée. Toutefois, cet indicateur ne donne aucune indication quant aux niveaux de pertes potentielles découlant d’événements peu fréquents.
Cet indicateur est calculé d’une part sur les portefeuilles de négociation et, d’autre part, sur certains portefeuilles bancaires. Une VaR globale comprenant l’ensemble des positions à la juste valeur est également calculée.
La VaR est déclinée pour chacune des activités incluses dans le portefeuille de marché.
Par souci de prudence, La Banque Postale a décidé d’encadrer l’ensemble de ses positions marquées au marché par une VaR (99 %, 1 jour). La VaR mise en œuvre à La Banque Postale est une VaR paramétrique, calculée à partir d’une matrice de variance-covariance couvrant les risques de taux, spread, change, volatilité et action auxquels La Banque Postale est exposée.
La VaR ainsi calculée couvre partiellement les risques optionnels, les risques de second ordre n’étant pas pris en compte. Le développement de positions optionnelles, peu significatives à date au regard des positions globales, pourrait amener la Direction des risques groupe à déployer une méthodologie plus adaptée. Des indicateurs dédiés à la surveillance du risque optionnel sont par ailleurs implémentés.
La Direction des risques groupe procède à une analyse ex post (backtesting) des résultats du modèle mis en œuvre pour le calcul de la VaR afin d’en mesurer la qualité.
L’estimation de la VaR, faite sur l’hypothèse d’une loi de distribution normale, est effectuée dans des conditions normales de marché et ne donne aucune information sur le montant de la perte potentielle lorsque la VaR est dépassée. Il est donc nécessaire de pouvoir estimer les pertes potentielles en supposant des conditions de marchés exceptionnelles (attentats, faillite d’un grand groupe, etc.). Dans cette optique, sont implémentés des scénarios de stress.
Un scénario de stress consiste à simuler une situation extrême afin d’évaluer les conséquences financières sur le résultat ou les fonds propres de La Banque Postale. Le recours à ces scénarios est un outil d’analyse et de maîtrise pour mieux appréhender les risques de marchés.
La Banque Postale a vocation à traiter sur tous les marchés (fonds OPCVM, change, taux, crédit, dérivés). Cependant, La Banque Postale traite aujourd’hui en directionnel essentiellement des produits de taux et de crédit. Ainsi, les scénarios de crises envisagés affectent principalement les courbes de taux et les spreads de crédit, les autres paramètres étant également pris en compte mais leurs impacts sont limités.
On distingue deux grandes familles de stress, étant les stress historiques et les stress hypothétiques :
Un scénario de stress historique est initié par un événement brutal affectant un ensemble de facteurs. Le but étant de prévoir le pire, les horizons retenus sont ceux correspondant à la première phase de propagation de la crise jusqu’à une première stabilisation des cours, dans la mesure où plusieurs jours de trading sont nécessaires pour solder les positions les plus risquées.
Un stress hypothétique s’applique sur une catégorie donnée de risques de marché. La Banque Postale réalise des stress hypothétiques sur les principaux risques auxquels elle est exposée.
Au niveau Groupe, un stress test est par ailleurs réalisé à une fréquence trimestrielle sur le périmètre en Juste Valeur (incluant les filiales d’assurance). Cet indicateur est calculé à partir du scénario historique d’horizon 3 mois, déterminé comme le plus défavorable pour le groupe La Banque Postale sur une profondeur d’au moins 10 ans et à un seuil de confiance de 99,5 %.
On distingue trois niveaux de limites de risques de marché correspondant à trois niveaux d’escalade :
La mise en œuvre de ces limites et le suivi de leur respect par les opérateurs font l’objet d’informations régulières en CPRG et en Comité des risques du Conseil de surveillance.
La déclinaison des limites répond à l’organisation de la sphère financière de La Banque Postale. Ainsi, des limites sont déclinées par activité au sein de la Salle des marchés, et tiennent compte de l’intention de gestion des opérations et de leur impact sur le résultat ou les fonds propres de La Banque Postale.
Les limites sont appliquées aux mesures de risque pertinentes pour encadrer les impacts potentiels d’évolution défavorable des marchés sur le résultat et les fonds propres de La Banque Postale.
L’objectif est également de s’assurer que chaque activité reste dans le cadre de gestion prévu et n’intervienne que sur des instruments de marché que les systèmes internes utilisés par La Banque Postale sont opérationnellement capables de gérer.
Les limites font l’objet d’une revue annuelle en coordination avec le Front Office. Il s’agit d’assurer le maintien de la cohérence entre les limites attribuées, l’évolution des marchés financiers et de celle de l’activité de La Banque Postale.
Celles-ci peuvent également être revues ponctuellement, sur demande du Front Office ou à l’initiative de la Direction des risques financiers.
Les dépassements des limites de niveau Conseil de surveillance ou Directoire font l’objet d’une procédure d’alerte définie dans la norme relative à la gestion des dépassements de limites, validée par le Comité des règles de gestion des risques de la Direction des Risques Groupe. Les dépassements de limites de niveau DRG sont gérés selon une procédure dédiée du Dispositif de Gestion des Risques de Marché.
Les dépassements de limites (dont la durée est supérieure ou égale à 3 jours, en ce qui concerne les limites de niveau DRG) sont notifiés mensuellement en CPRG. Les dépassements inférieurs à 3 jours sont notifiés mensuellement en Comité des risques de marché.
La Direction des risques financiers établit une liste des produits et devises autorisés, validée par le Comité des risques de marché.
La Direction des risques financiers s’assure du respect de cette liste, et de la capacité opérationnelle à gérer ces produits et devises, notamment en termes de calcul de risques.
Les opérations du périmètre risques de marché s’appuient sur des instruments très classiques, parmi les plus courants des marchés financiers. On peut, de manière non exhaustive, citer les produits suivants :
La Banque Postale est exposée aux risques de marché du fait de ses activités de gestion de trésorerie, de gestion des excédents de liquidités (portefeuille d’actifs disponibles à la vente et opérations de couverture), et à travers la réalisation des opérations pour le compte de la clientèle.
Le périmètre de suivi des risques de marché englobe non seulement le portefeuille de négociation, mais également des opérations du portefeuille bancaire enregistrées à la Juste Valeur, dont les titres disponibles à la vente et certaines opérations de prêts/emprunts.
En matière de gestion des risques de marché, La Banque Postale est avant tout exposée au risque de taux, de spread de crédit et aux marchés actions. Les risques de change, notamment liés aux activités de mandats internationaux et aux activités financières, et les risques sur volatilité sont modérés.
La VaR de la SDM en juste valeur par résultat a évolué entre 1,6 million d’euros et 5,2 millions d’euros sur l'année 2022. Les variations observées s’expliquent principalement par des ajustements de couverture de taux.
À fin 2022, la sensibilité taux du portefeuille de négociation est légèrement négative et reste bien inférieure aux limites autorisées (+/- 800 000 euros/pb).
La sensibilité crédit du portefeuille de négociation est proche de 0 sur l’année 2022 et reste très en deçà de sa limite.
La sensibilité aux indices action a fortement diminué suite à la cession de positions OPCVM. L’exposition à l’action Visa (indice SP500) reste la seule position significative.
Un stress adverse calibré au quantile 99,5 % est réalisé sur le groupe La Banque Postale. Le scénario résultant de cette calibration correspond aux chocs observés sur la période entre le 17 février 2020 et le 14 mai 2020. Les impacts sont significativement plus importants sur le périmètre des assurances, en particulier sur la filiale CNP Assurances.
L’impact du stress-test a diminué à partir du second trimestre 2022 du fait de la prise en compte d’impôts différés actifs sur le périmètre CNP.
L’impact sur le périmètre CNP Assurances provient principalement du risque :
(en millions d’euros/% ou /bp) | Banque | Assurance | Groupe |
|---|---|---|---|
Taux (M€/BP) | (0,23) | (13,83) | (14,06) |
Crédit (M€/BP) | (2,87) | (17,47) | (20,34 |
Action (M€/%) | 4,46 | 43,77 | 48,23 |
Change (M€/%) | (0,56) | (22,10 | (22,66) |
Immobilier (M€/%) | (0,56) | (16,84) | (17,40) |
Les sensibilités aux risques de marché du groupe La Banque Postale sont significativement concentrées sur le périmètre Assurance.
(en millions d'euros) | a | |
|---|---|---|
RWEAs | ||
PRODUITS FERMES | ||
1 | Risque de taux d’intérêt (général et spécifique) | 239 |
2 | Risque sur actions (général et spécifique) | 31 |
3 | Risque de change | 92 |
4 | Risque sur matières premières | 0 |
Options | ||
5 | Méthode simplifiée | 0 |
6 | Méthode delta-plus | 2 |
7 | Méthode par scénarios | 0 |
8 | Titrisation (risque spécifique) | 0 |
9 | Total | 364 |
a | b | c | d | e | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
Catégorie de risque | ||||||
AVA de catégorie | Actions | Taux d'intérêt | Change | Crédit | Matières premières | |
1 | Incertitude sur les prix du marché | 63 089 | 4 293 988 | 376 | 2 787 114 | - |
2 | Sans objet | |||||
3 | Coûts de liquidation | 410 824 | 10 159 919 | 1 825 | 218 416 | - |
4 | Positions concentrées | 193 425 | - | - | 80 382 280 | - |
5 | Résiliation anticipée | - | - | - | - | - |
6 | Risque lié au modèle | - | 5 520 | - | - | - |
7 | Risque opérationnel | 47 391 | 1 445 391 | 220 | 300 553 | - |
8 | Sans objet | |||||
9 | Sans objet | |||||
10 | Frais administratifs futurs | - | - | - | - | - |
11 | Sans objet | |||||
12 | Total des corrections de valeur supplémentaires (AVA) | |||||
EU e1 | EU e2 | f | g | h | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
AVA de catégorie — Incertitude d’évaluation | AVA de catégorie totale après diversification | |||||
AVA de catégorie | AVA relatives aux écarts de crédit constatés d'avance | AVA relatives aux coûts d’investissement et de financement | Dont: Total approche principale dans le portefeuille de négociation | Dont: Total approche principale dans le portefeuille bancaire | ||
1 | Incertitude sur les prix du marché | 2 067 579 | 866 046 | 5 039 097 | 2 357 879 | 2 681 218 |
2 | Sans objet | |||||
3 | Coûts de liquidation | 284 138 | 710 368 | 5 892 745 | 1 438 596 | 4 454 149 |
4 | Positions concentrées | NA | NA | 80 575 704 | 233 065 | 80 342 640 |
5 | Résiliation anticipée | NA | NA | - | - | - |
6 | Risque lié au modèle | 277 109 | 1 194 029 | 738 329 | 738 329 | - |
7 | Risque opérationnel | NA | NA | 1 793 555 | 379 647 | 1 413 908 |
8 | Sans objet | |||||
9 | Sans objet | |||||
10 | Frais administratifs futurs | NA | NA | - | - | - |
11 | Sans objet | |||||
12 | Total des corrections de valeur supplémentaires (AVA) | 347 737 041 | 5 147 516 | 342 589 525 | ||
(en millions d’euros) | a |
|---|---|
Actifs Pondérés par les Risques | |
Titres de participation | 16 375 |
Titres Subordonnés | 267 |
Autres | 0 |
Total Risque Action | 16 609 |
Les titres de participations consolidés sont principalement constitués par la participation La Banque Postale au sein de CNP Assurances.
Les plus ou moins-values latentes, et les plus ou moins-values de cession sont présentées dans les notes « 4.4 Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres » et « 5.3 Gains et pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » en annexe des comptes consolidés au 31 décembre 2022.
En 2022, le montant des pertes nettes actualisées au titre du risque opérationnel s’élève à 80,2 millions d’euros, incluant les pertes opérationnelles subies par CNP Assurances ; en vision prudentielle (incidents > 5 000 euros, hors assurance), le montant est de 40 millions d’euros.
Le seuil d’incident significatif, au sens de l’article 98 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, n’a pas été dépassé sur 2022.
Les données ci-après représentent les pertes brutes en vision prudentielle (pertes de risques opérationnels supérieures à 5 000 euros, excluant celles liées aux métiers de l’Assurance), moyennées sur cinq ans, et les volumes correspondants.
Incidents liés aux risques opérationnels en valeur
(moyenne de 2018 à 2022 en %)
Concernant les incidents « Clients, produits et pratiques commerciales », d'importantes reprises de provision en 2018 (pertes brutes de -18 millions d'euros) explique la valeur négative de cette catégorie d'incident.
Incidents liés aux risques opérationnels en nombre
(moyenne de 2018 à 2022 en %)
La famille « Fraude externe » représente toujours la principale exposition du groupe La Banque Postale, pesant pour 45 % des pertes brutes. Toutefois, une évolution sensible est à noter cette année, consécutivement aux mesures correctrices enclenchées depuis deux années par La Banque Postale, avec une diminution des pertes brutes et des pertes nettes liées à la fraude externe (aussi bien en vision prudentielle qu’en vision métier). Ainsi, en vision métier, les pertes brutes comme nettes sont en baisse d’environ 7 %.
La catégorie « Exécution, livraison et gestion des processus » représente toujours la deuxième plus importante exposition du groupe, en valeur (30 %) et en volume (12 %). Elle est notamment liée à la survenance d’incidents à forts impacts unitaires en 2020 et 2022.
La troisième famille en termes d’exposition reste celle liée aux « Pratiques en matière d’emploi et de sécurité sur le lieu du travail », en raison de la forte augmentation liée à la valorisation des pertes induites par la crise sanitaire en 2020. Les montants liés à cette famille sont revenus à des valeurs plus en phase avec l’historique sur les deux dernières années.
Répartition par lignes métiers en valeur (moyenne de 2018 à 2022) | |
|---|---|
Financement des entreprises | 0% |
Négociation et vente | 0% |
Courtage de détail | 1% |
Banque commerciale | 19% |
Banque de détail | 43% |
Paiement et règlement | 25% |
Services d'agence | 0% |
Gestion d'actifs | 3% |
Eléments d'entreprises | 9% |
La répartition des pertes brutes par ligne métier est cohérente avec le profil de La Banque Postale : la ligne métier « Banque de détail » représente 43% des pertes, et celle liée au « Paiement et règlement » 25% en raison principalement des fraudes externes générées par cette activité.
Conformément au règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 (CRR) modifié par le règlement (UE) 2019/876 du Parlement Européen et du Conseil du 20 mai 2019 (CRR 2), ainsi qu’à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié dernièrement par l’arrêté du 25 février 2021, la définition du risque opérationnel retenue par La Banque Postale, validée par le Comité de pilotage des risques groupe du 26 février 2015, recouvre le « risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d’événements extérieurs. Le risque opérationnel inclut notamment les risques liés à des événements de faible probabilité d’occurrence mais à fort impact, les risques de fraude interne et externe, les risques juridiques, les risques de non-conformité (dont l’atteinte à la réputation), et les risques liés aux modèles mais exclut les risques stratégiques ».
Le dispositif d’identification et d’évaluation des risques opérationnels s’applique à l’ensemble des activités :
Le dispositif de gestion des risques opérationnels repose sur le principe de responsabilisation des métiers dans l’identification, la mesure, la couverture et la surveillance de leurs risques.
Les travaux d’intégration de CNP Assurances dans le dispositif de gestion des risques opérationnels du groupe La Banque Postale se poursuivent en 2023, et portent notamment sur :
De plus, pour la 3ème année consécutive, la cartographie des risques opérationnels du conglomérat intègre le groupe CNP Assurances.
La DRG est responsable vis-à-vis du Directoire, du dispositif de gestion et de surveillance des risques opérationnels du groupe La Banque Postale.
Dans ce cadre, la Direction des risques opérationnels, sous la responsabilité de la DRG, rapporte au Comité de pilotage des risques groupe (CPRG) pour l’élaboration et la mise en œuvre du dispositif de gestion et de surveillance des risques opérationnels.
Missions de la Direction des risques opérationnels
Dans le cadre de la surveillance des risques de toute nature associée aux opérations (titre V de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne), les principales missions de la Direction des risques opérationnels sont de :
Les rôles et responsabilités respectifs des acteurs du groupe La Banque Postale en matière de gestion des risques opérationnels sont formalisés au sein de la politique opérationnelle de maîtrise des risques Groupe. Ce dispositif, validé par le Comité de pilotage des risques groupe est diffusé au sein des différentes entités du Groupe et entités agissant au nom et pour le compte de La Banque Postale (le Réseau La Poste).
La déclinaison du dispositif de maîtrise des risques Groupe s’effectue au travers de Règles de gestion des risques et de modes opératoires du référentiel documentaire de gestion des risques opérationnels.
Le principe majeur est la responsabilisation des métiers sur les risques auxquels leur activité est exposée. Les responsables d’entité s’appuient, pour exercer leurs missions dans le cadre du dispositif de maîtrise des risques, sur des collaborateurs de la filière risque, hiérarchiquement rattachés à la DRG, nommément désignés et appelés Risk Managers (RM).
Sur leur périmètre respectif, les RM :
La Direction des risques opérationnels anime l’ensemble des acteurs de la filière, pour ce qui relève de la maîtrise des risques opérationnels, en s’appuyant sur une feuille de route fixant pour chaque année les priorités d’actions, les livrables à produire ainsi que le calendrier de production associé.
La Direction des risques opérationnels participe, autant que nécessaire, au CPRG. Les principales missions de ce comité sont de valider le profil de risque opérationnel du groupe, et de prendre connaissance et d'arbitrer les dispositifs de maîtrise de risque dans le cadre de post-mortem relatifs à des incidents risque opérationnel marquants.
Par ailleurs, chaque entité doit organiser, a minima deux fois par an, un Comité risques et conformité (CRC) ou un Comité de pilotage des risques (CPR) dont l’objectif est de donner une vision consolidée de l’efficacité du dispositif de maîtrise des risques opérationnels et des contrôles associés. Enfin, la Direction des risques opérationnels réunit les RM, au moins une fois par an, dans le cadre de la journée de maîtrise des risques opérationnels. Ces rencontres permettent notamment de coordonner les actions impulsées au sein de la filière, de partager les bonnes pratiques et les évolutions à apporter au dispositif de maîtrise des risques opérationnels.
Les risques opérationnels sont classés selon le référentiel des catégories et sous-catégories de risques proposé par le Comité de Bâle et repris dans l’article 324 du règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement règlement (UE).
La Direction des risques opérationnels pilote la mise en place d’un dispositif d’analyse, de mesure et de gestion des risques opérationnels conforme à l’arrêté du 20 février 2007 relatif aux exigences de fonds propres applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et du règlement n° 575/2013.
Ce dispositif s’appuie notamment sur :
Le dispositif mis en œuvre vise à assurer au groupe La Banque Postale, ainsi qu’à l’ensemble des entités agissant en son nom et pour son compte, une organisation lui permettant d’identifier, d’évaluer et de suivre en permanence ses risques opérationnels, afin de mettre en œuvre les mesures préventives ou correctives appropriées.
Toute activité criminelle ciblant ou utilisant un ordinateur, un réseau informatique ou un appareil mis en réseau tel que le sabotage, l'exfiltration de données, la fraude ou encore la cybercriminalité revêt de multiples aspects. Si toutes les organisations sont aujourd’hui exposées au risque cyber, le secteur bancaire est davantage exposé au risque de cybersécurité.
Le risque de cybersécurité se définit comme tout risque de perte financière, d’interruption des activités ou d’atteinte à la réputation de l’entreprise en raison d’une défaillance des systèmes d’information et/ou d’une erreur humaine affectant la sécurité des systèmes d’information.
Consciente de cette menace et régulée par des autorités de plus en plus exigeantes, La Banque Postale accorde une importance particulière à la maîtrise de ce risque, qui constitue dorénavant une préoccupation sociétale. À cette fin, La Banque Postale s’est dotée d’une stratégie Cybersécurité pluriannuelle qui doit préparer le Groupe aux nombreux défis à venir dans ce domaine et être un accélérateur de la transformation digitale de l’entreprise. Cette stratégie est axée principalement sur :
Pour cela, la Banque Postale se donne les moyens de ses ambitions en allouant un budget significatif au dispositif de lutte contre la cybercriminalité, en ligne avec les standards de place.
Le cadre défini du plan d’urgence et de poursuite de l’activité, et de la sécurité des personnes et des biens du groupe La Banque Postale vise à minimiser autant que possible les impacts d’éventuels sinistres sur les clients, le personnel, les activités ou les infrastructures, dans le but de préserver la réputation et la survie du groupe La Banque Postale.
La démarche mise en œuvre a pour objectif l’optimisation des dispositifs de continuité d’activité et de résilience physique de toutes les entités du groupe La Banque Postale. Elle s’appuie sur une méthodologie consistant à :
La Banque Postale a retenu 5 scénarios d’interruption pouvant combiner :
La Direction résilience et protection (DRO/DRP) a construit une feuille de route sur 3 ans pour faire progresser la résilience opérationnelle au sein du Groupe. En 2022, la priorité a été portée à la réactualisation du cadre de référence et au lancement ou l’accompagnement de chantiers structurants : définition des processus vitaux et plan de reprise d’activité régional. Les années 2023 et 2024 verront la DRP investir dans l’animation et la montée en compétence de sa filière afin d’assurer une parfaite déclinaison opérationnelle.
La DRP a également la charge du dispositif de gestion de crise du groupe La Banque Postale, à travers la Cellule de Remontée des Événements Majeurs (CREM). Ce dispositif, organisé en 24h/7j, s’articule avec les cellules de crise des différentes entités et filiales du Groupe. Il assure la remontée et la qualification de l’information, ainsi que la coordination des actions en cas de crise majeure, en lien avec les fonctions spécialisées (notamment Informatique et Communication) et en cohérence avec les dispositifs existant au niveau du groupe La Poste et de la Caisse des dépôts et consignations.
Le dispositif de gestion de crise a également été réactualisé en 2022. Il reprend les évolutions ayant démontré leur pertinence. Ces événements ont démontré la robustesse du dispositif existant.
Le groupe La Banque Postale est exposé au risque lié à l’externalisation de ses activités. L’encadrement de ce risque est assuré par une gouvernance et un dispositif spécifique :
La politique d’externalisation, revue en 2022, vise à couvrir toutes les phases liées à l’externalisation et à préciser les règles, les rôles et les responsabilités en matière d’identification, de qualification, de contractualisation, de suivi et de contrôle des prestataires du groupe La Banque Postale en tenant compte des enjeux propres à chaque prestation.
Elle s’applique aux activités externalisées auprès de prestataires externes au groupe La Banque Postale et aussi à celles externalisées au sein du groupe La Banque Postale (accords intra-groupes d’externalisation entre La Banque Postale et une de ses filiales, accords d’externalisation entre filiales du Groupe). La politique d’externalisation s’applique à tout type d’externalisation, et notamment :
Elle couvre l’ensemble des activités du groupe La Banque Postale dans le respect des spécificités réglementaires propres à chaque activité, sur une base individuelle.
Un dispositif de maîtrise et de surveillance des risques spécifique a été mis en œuvre, qui s’appuie sur :
un dispositif de contrôle permanent dédié et complet qui s’applique à toutes les prestations critiques ou importantes (PCI) extra groupe identifiées par chaque entité du groupe La Banque Postale.
Le dispositif de maîtrise des risques liés à l’externalisation est déployé dans toutes les entités du groupe La Banque Postale, sous le pilotage de la Direction des risques groupe qui en assure la surveillance et le reporting.
La Banque Postale poursuit ses travaux d’encadrement des prestations Intra Groupe. Les PCI (incluant CNP Assurances) ont été identifiées, mises en conformité contractuelle et mises sous pilotage formalisé.
Est prévu en 2023, le suivi du déploiement du cadre (indicateurs, contrôles) ainsi que la bonne articulation opérationnelle avec les processus des entités concourant à l’externalisation (achats, juridique, DSI, …).
Le dispositif de gestion des prestations « cœur de métier » en extra-groupe sera renforcé et le déploiement du dispositif pour les prestations en intra-groupe finalisé.
L’ensemble du groupe La Banque Postale met en œuvre un calcul d’exigences en fonds propres selon la méthode standard conformément aux articles 317 à 320 du règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013
Le calcul des actifs pondérés est obtenu en multipliant les exigences de fonds propres par 12,5.
Données au 31.12.2022
a | b | c | d | e | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
Activités bancaires (en millions d’euros) | Indicateur pertinent | Exigences de fonds propres | Montant d’exposition | |||
Exercice n-3 | Exercice n-2 | Exercice n-1 | ||||
1 | Activités bancaires en approche élémentaire (BIA) | |||||
2 | Activités bancaires en approche standard (TSA)/en approche standard de remplacement (ASA) | 5 142 | 4 932 | 4 822 | 664 | 8 298 |
3 | En approche standard (TSA) | 5 142 | 4 932 | 4 822 | ||
4 | En approche standard de remplacement (ASA) | |||||
5 | Activités bancaires en approche par mesure avancée (AMA) | |||||
Dans la nouvelle structure du groupe La Banque Postale, les activités d’assurance ont un poids prépondérant, les risques d’assurance étant portés principalement par CNP Assurances, en complément des trois filiales historiques du Pôle Assurance de La Banque Postale (La Banque Postale Assurances IARD (LBPAI), La Banque Postale Prévoyance (LBPP), la Banque Postale Assurance Santé (LBPAS).
L’activité d’assurance permet de compléter l’offre de produits bancaires par une offre étendue et innovante de produits d’assurances, respectant les valeurs d’accessibilité et de confiance que le groupe La Banque Postale incarne.
Pour le groupe La Banque Postale, le développement de l’activité d’assurance pour ses clients ainsi que celui des offres de CNP Assurances, dans son modèle multi partenarial, font partie des axes stratégiques définis afin de fournir aux marchés visés les produits les plus adaptés tout en garantissant la solidité financière du groupe La Banque Postale.
CNP Assurances commercialise ses contrats d’assurance à d’autres clients que ceux de La Banque Postale, au travers des réseaux de distribution de ses partenaires ou directement auprès des souscripteurs en assurance collective, en France et à l’international.
L’ensemble des filiales du groupe La Banque Postale, appartenant au secteur de l’assurance, doivent répondre à tout moment aux exigences réglementaires qui leur sont propres. En effet, le groupe La Banque Postale s’assure en sa qualité de tête de conglomérat financier du respect par chacune de ses filiales de leurs exigences réglementaires respectives. De manière générale, pour l’ensemble de ses activités d’assurance, le groupe La Banque Postale veille à ce que les dispositifs de maîtrise des risques mis en œuvre soient cohérents, avec notamment les principes de la politique opérationnelle de maîtrise des risques (POMR) issus du Risk Appetite Statement (RAS) et la charte de la filière risques du groupe La Banque Postale. Les limites de risques sont fixées en cohérence avec l’appétit pour le risque au niveau de chaque filiale et validées par le Conseil d’administration. Elles encadrent strictement les activités de gestion et de sélection des risques.
Depuis sa prise de contrôle par La Banque Postale, CNP Assurances est pleinement associée à la définition et la mise en œuvre opérationnelle du cadre général de gestion du risque, au travers des travaux de rapprochement - normes, méthodes et outils en cours, de mesures organisationnelles (rattachement fonctionnel au Directeur des Risques du Groupe LBP de la Direction des Risques de CNP Assurances) et d’autres dispositifs (encadrement des investissements par exemple).
Pour les filiales du pôle Assurance de LBP, par délégation de la Direction des Risques du Groupe La Banque Postale, la mise en œuvre du dispositif de pilotage, de maîtrise et de surveillance gestion des risques au titre des activités d’assurance exercées par ce pôle était assurée par la Direction Risques du Pôle Assurance jusqu’à fin 2022. Des changements organisationnels seront effectifs courant 2023.
Ces dispositifs de maîtrise des risques assurance permettent au Groupe d’avoir une vision sous-consolidée au niveau du métier Assurance des risques pris et potentiels et de s’assurer à tout moment qu’ils sont compatibles avec l’appétit pour le risque Groupe. De la même manière ce dispositif permet une surveillance sur une base consolidée au niveau du Groupe.
Les risques au sein de l’activité assurance du groupe La Banque Postale sont regroupés en huit familles de risques en cohérence avec la classification des risques de la réglementation Solvabilité II et la cartographie des risques conglomérat :
Certains risques communs à l’ensemble du Groupe sont décrits dans le présent chapitre (ainsi que dans l’URD de CNP Assurances) et ne sont pas repris dans la section dédiée aux compagnies d’assurance. Il s’agit :
Les risques résultant des évolutions réglementaires sur le périmètre bancaire sont rappelés dans la section 6.1.3.2 (Les risques liés au cadre législatif et réglementaire). Concernant le périmètre des assurances, les nouvelles normes comptables IFRS 17 (en remplacement des normes IFRS 4), entrées en vigueur en 2023, et IFRS 9, modifieront la présentation des indicateurs d’activité publiés chaque trimestre et pourraient avoir un impact sur la stratégie d’investissement. La norme IFRS 17 a pour objectif d’harmoniser la valorisation des engagements d’assurance et de favoriser la cohérence avec les autres normes IFRS. Le périmètre d’application concerne les contrats d’assurance et les contrats de réassurance, les contrats d’investissement avec participation aux bénéfices discrétionnaire.
Du fait de leurs activités d’assurance, les compagnies d’assurance du Groupe La Banque Postale sont exposées à des risques sectoriels spécifiques : les risques techniques d’assurance correspondent aux risques de perte ou de changement défavorable de la valeur des engagements d’assurance et au risque de frais, incluant :
Selon la catégorie, ces risques évoluent en fonction des évolutions macroéconomiques, des caractéristiques des portefeuilles assurés et des changements de comportement des clients, des évolutions climatiques, de la survenance d’accidents ou encore de décisions de santé publique ou règlementaires (dont l’entrée en vigueur de la Loi Lemoine avec un risque accru des taux de rachat sur le périmètre emprunteur).
Risque de rachat
Le nouvel environnement économique lié à la montée de l’inflation et la hausse des taux d’intérêt a conduit à une évolution de l’exposition au risque de taux, le bilan étant désormais exposé plus fortement au risque de hausse de taux qu’à celui d’une baisse, la matérialisation de ce risque pouvant se traduire par une hausse des rachats au-delà des volumes anticipés. La politique de distribution de la participation aux bénéfices a été adaptée dans ce nouvel environnement économique pour être en ligne avec les attentes de marché et soutenir ainsi la collecte et limiter le risque de rachat. Par ailleurs, le suivi du risque de rachat est renforcé avec un encadrement permettant d’anticiper la réalisation du risque en cas de dérive des niveaux de rachats du portefeuille.
Les produits d’épargne proposent une option de rachat par les assurés à une valeur fixée contractuellement. Ces rachats dépendent de la performance des marchés financiers, du rendement offert par d’autres placements financiers concurrents, du comportement et de la confiance de nos clients et de la fiscalité applicable à ces opérations.
Pour les contrats de retraite collective, le risque de rachat se matérialise principalement comme un risque de transfert demandé par le souscripteur, dans un contexte où la loi PACTE, entrée en vigueur en 2019, a introduit l’obligation de prévoir ce type de transfert pour chacun des contrats.
Avec un encours moyen en épargne/retraite (en euros et UC) de 282 milliards d’euros en France uniquement, le risque de rachat est important pour CNP Assurances. Des rachats élevés pourraient avoir des impacts importants sur les résultats ou la solvabilité dans certains environnements défavorables.
Pour l’assurance des emprunteurs, il existe de plus un risque de rachat des contrats, soit dans le cadre du rachat anticipé ou de la renégociation du crédit sous-jacent (qui est favorisée dans les périodes de baisse des taux d’intérêt), soit dans le cadre d’une résiliation. L'existence de rachats dans des proportions non anticipées vient modifier la duration des contrats et peut pénaliser leur rentabilité. En tant que premier assureur du marché français en assurance emprunteur(9), CNP Assurances est significativement exposée au risque de résiliation, qui pourrait avoir des impacts importants sur son résultat.
Au niveau des filiales de CNP Assurances, ce risque est considéré majeur compte tenu de la dominante de l’activité épargne en Italie, ainsi qu’au Brésil sur les produits de retraite, avec la possibilité de transfert de contrats vers la concurrence. L’intégration des nouvelles filiales en Italie a accentué l’exposition au risque de rachat sur cette zone. Au Brésil, les produits de prévoyance ainsi que les produits associés à des prêts immobiliers et à la consommation présentent également un risque de résiliation important;
Aucune modification importante de la tendance des rachats n’a été constatée au 31 décembre 2022, avec une stabilité des taux de rachats observés sur les principales zones géographiques pour les portefeuilles emprunteur et épargne.
Les risques financiers restent les plus significatifs pour l’entreprise. Le dispositif de surveillance avait été renforcé à la suite de l’émergence de la crise sanitaire de 2020.
Risque lié aux taux d’intérêt
Une évolution des taux d’intérêt a un impact sur la valeur de marché des instruments financiers et peut affecter le compte de résultat et/ou la solvabilité de l’entreprise. Elle agit également sur la profitabilité de CNP Assurances en lien avec les conditions financières de réinvestissement et/ou de refinancement, ainsi que les comportements d’arbitrage des clients entre produits financiers ou d’exercice d’options contractuelles.
Le Groupe dispose en France et en Europe hors France, d’engagements avec garanties en euros, qui représentent 262 milliards d'euros et 95 % des encours moyens en 2022, hors unités de compte. Le portefeuille obligataire (hors unités de compte) représente 76 % des actifs du groupe CNP Assurances, soit près de 236 milliards d'euros en valeur bilan (normes IFRS).
Il existe deux principaux risques de taux :
Le contexte des taux bas a perduré jusqu’en février 2022. Pendant cette période de taux d’intérêt bas, CNP Assurances a subi une baisse des taux de réinvestissement, entraînant une baisse progressive des taux de rendement de son portefeuille obligataire. Etant exposé à la baisse des taux (actifs plus courts que le passif), une baisse des taux de référence pour l'établissement du bilan économique a conduit à une diminution des fonds propres économiques et donc le Groupe a fait face à la diminution du taux de couverture Solvabilité 2.
Dans le courant de l’année 2022, la sensibilité aux taux de CNP Assurances (dans la norme Solvabilité 2 du ratio de solvabilité) s’est fortement réduite, CNP Assurances s’est nettement rapprochée de la neutralité. Ce phénomène est notamment dû à la hausse des taux combinée à la nature de l’activité d’assureur vie de CNP Assurances.
Le taux de couverture du SCR Groupe, qui s'établit à 230 % au 31 décembre 2022 augmenterait de 4 points en cas de baisse de 50 points de base des taux d'intérêt européens.
Risque lié à la valorisation et aux rendements des actions
Les investissements en actions constituent un levier de diversification utilisé de manière relativement importante au sein du portefeuille d’investissements de CNP Assurances, soit en achetant directement des actions, soit au travers de fonds. Ils concernent ainsi 17 % des actifs de CNP Assurances (52 milliards en valeur bilan normes IFRS hors unités de compte), dont plus de 75 % sur des titres cotés, le reste concernant le capital investissement (ou private equity) et les investissements en infrastructure. La valeur au bilan IFRS des actions dans les portefeuilles en unités de compte s’élève à 1,5 milliard d'euros à fin décembre 2022.
Les variations défavorables des paramètres de marché liés aux actions (cours, volatilité, etc.) représentent un risque de perte pour l’entreprise.
CNP Assurances est ainsi sensible à deux types de risques :
Au titre de 2022, les revenus du compte propre s’élèvent à 797 millions d'euros soit une diminution de -5,1 % en lien avec les cessions obligataires réalisées pour améliorer le taux de rendement du portefeuille compensé en parti avec la réalisation de plus-values actions.
Le taux de couverture du SCR Groupe, qui s'établit à 230 % au 31 décembre 2022, baisserait de 20 points en cas de baisse de 25 % des marchés actions
Le Groupe a mis en œuvre depuis de nombreuses années un programme de couverture, visant entre autres, à limiter l’impact de la baisse des actions. Le cumul des couvertures optionnelles en stock au 31 décembre 2022 s’élève à 10,4 milliards d'euros de notionnel, et les couvertures optionnelles protégeant le portefeuille action d’une éventuelle baisse des marchés, sont de 1,5 milliard d'euros de notionnel à fin 2022.
Autres informations sur les risques financiers au 31 décembre 2022
Projections de paiements par échéance au 31 décembre 2022
(en millions d’euros) | Inférieur | Entre | Entre | Entre | Plus de |
|---|---|---|---|---|---|
Passifs liés à des contrats d’assurance | 28 287,2 | 82 478,8 | 67 774,4 | 44 821,8 | 128 343,2 |
Projections de flux futurs des actifs Assurance au 31 décembre 2022
Intention de gestion (en millions d’euros) | Inférieur | Entre | Entre | Plus de |
|---|---|---|---|---|
Actifs à la JV par résultat | 12 173 | 4 492 | 4 365 | 4 935 |
Risque de liquidité – Actifs à la JV par résultat | 688 | 2 927 | 1 033 | 400 |
Actifs à la JV par OCI Recyclable | 27 270 | 58 470 | 72 928 | 62 917 |
Actifs au coût amorti | 1 | 3 | 83 | 12 |
Total – Risque de liquidité – Flux futurs d’actifs | 40 132 | 65 892 | 78 409 | 68 263 |
Passifs immédiatement rachetables au 31 décembre 2022
(en millions d’euros) | 31.12.2022 |
|---|---|
Passifs immédiatement rachetables | 285 257 |
Passifs non rachetables immédiatement | 94 003 |
Risque de crédit réassureurs au 31 décembre 2022
Provisions cédées | 31.12.2022 | |
|---|---|---|
Notation de crédit | Montants (en millions d’euros) | % |
AAA | - | 0,0 % |
AA+ | 4,8 | 0,02% |
AA | - | 0,0 % |
AA- | 36,3 | 0,18 % |
A+ | 19 378,9 | 95,02 % |
A | 710,8 | 3,49 % |
A- | 7,8 | 0,04 % |
BBB+ | 27,5 | 0,14 % |
BBB | - | 0,0 % |
Non noté | 228,0 | 1,12 % |
Total | 20 394,2 | 100,0 % |
b) Facteurs de risque de crédit et de contrepartie
Risque de crédit et de contrepartie corporate ou souveraine
Le risque de crédit et de contrepartie est notamment porté par le risque de défaut de la contrepartie, qu’elle soit une entreprise privée ou un souverain, soit le risque de perte lié aux caractéristiques de la contrepartie.
Obligations souveraines et assimilées
Le bilan de CNP Assurances, largement investi en titres européens et en particulier français, est naturellement sensible à un élargissement des spreads des États de la zone euro considérés comme relativement exposés. Une hausse de ces spreads couplée à une vague de rachats des contrats d’épargne des assurés déclencherait des réalisations de moins-values obligataires qui pourraient avoir un impact sur les fonds propres de l’entreprise.
Suite à la guerre en Ukraine, l'envolée de l’inflation et la hausse des taux causée par le durcissement des politiques monétaires appliquées par les banques centrales, les spreads se sont fortement écartés en 2022 dans le cadre d’un accroissement des risques de récession et des craintes sur la soutenabilité de la dette dans certains pays tels que l’Italie.
Le taux de couverture du SCR Groupe, qui s'établit à 230 % au 31 décembre 2022 baisserait de 13 points en cas d’écartement de + 50 points des spreads d'obligations souveraines.
Le risque de défaut peut également être mesuré par les SCR de spread et de contrepartie, représentant un impact respectif de 21 points et de 6 points à fin décembre 2022.
Obligations émises par les entreprises privées (dites corporate)
En tant qu'investisseur long terme, le groupe CNP Assurances détient sur ses portefeuilles hors unités de compte près de 100 milliards d'euros (en valeur de marché) d'obligations émises par des entreprises privées, soit plus de 52 % des investissements obligataires hors unités de compte au 31 décembre 2022. En conséquence, CNP Assurances est sensible à une variation du spread de crédit de ces obligations.
Ce risque dépend de la santé financière de l’émetteur, de sa qualité de crédit. 70 % du portefeuille d’obligations privées a une notation A ou supérieure et les groupes d’émetteurs notés BBB représentent 26 % du portefeuille (en valeur de marché). Les investissements se répartissent par ailleurs sur des émetteurs bancaires (à 42 % en valeur de marché) et sur un mix sectoriel diversifié concernant les autres entreprises.
En 2022, le portefeuille de crédit a été confronté à une hausse significative des spreads liée aux craintes relatives à la guerre en Ukraine, à l’impact négatif de la hausse des taux et de l’inflation sur les profils de crédit des émetteurs ainsi qu’aux risques accrus de récession. Le portefeuille ne subit pas de dégradations de notation importantes, soutenu par sa bonne qualité de crédit et par un programme d’investissement majoritairement réalisé sur des émetteurs notés A. Les expositions sectorielles sur les activités jugées les plus à risque depuis l'épisode du Covid-19 et de la guerre en Ukraine restent très mesurées.
Néanmoins, une nouvelle sensibilité du taux de couverture a été introduite en 2020 afin de compléter la mesure des impacts du risque de crédit. La sensibilité ajoutée consiste à dégrader 20 % du portefeuille obligataire d’une note complète. L’impact de cette sensibilité au 31 décembre 2022 reste limité : baisse du taux de couverture de - 3 points en cas de dégradation de 20 % du portefeuille obligataire.
CNP Assurances a maintenu en 2022 la couverture du risque de spread de crédit dans son programme de couverture. Au 31 décembre 2022, celle visant à protéger le portefeuille obligataire en cas de hausse des spreads corporate, s’élève à 1,5 milliard d’euros de notionnel.
Ventilation du portefeuille obligataire par notation des émetteurs
Notation de crédit (montants en millions d’euros) | Portefeuille obligataire | % |
|---|---|---|
AAA | 12 985,3 | 5,4 % |
AA | 88 257,1 | 37 % |
A | 56 443,0 | 23,6 % |
BBB | 50 975,8 | 21,3 % |
< BBB | 25 289,7 | 10,6 % |
Non noté | 4 905 | 2,2 % |
Total | 238 856 | 100,0 % |
Risque de concentration sur le crédit et les contreparties
Ce risque résulte des expositions individuelles importantes liées, ou des expositions significatives sur des groupes de contreparties considérés comme un bénéficiaire unique, ou des contreparties opérant dans un même secteur d’activité, ou une même zone géographique.
CNP Assurances, investit de façon importante dans les souverains, représentant 35 % des encours hors unités de compte à fin 2022. La majorité des investissements sont réalisés dans des zones relativement stables : en France à hauteur de 47 % et en Europe, pour 18 % (pays ayant une notation comprise en AAA et A).
Un suivi au niveau consolidé (Groupe La Banque Postale) est réalisé mensuellement.
Les valeurs concernent La Banque Postale Prévoyance, La Banque Postale Assurances IARD et La Banque Postale Assurance Santé.
Risque de marché
Actifs hors réévaluation et hors unité de comptes (normes IFRS, en millions d’euros) | 31.12.2019 | 31.12.2020 | 31.12.2021 | 30.06.2022 | 31.12.2022 |
|---|---|---|---|---|---|
Obligation et assimilés | 2 034 | 2 217 | 2 417 | 2 399 | 2 464 |
Actions et assimilés | 93 | 74 | 63 | 58 | 36 |
Immobilier et participations | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Prêts, créances et avances immobilières | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Instruments financiers à terme | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres prêts, créances et avances | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total | 2 127 | 2 292 | 2 480 | 2 457 | 2 499 |
Les risques de marché auxquels sont exposées les filiales d’assurance comprennent les risques suivants :
Risque de taux
L’essentiel du portefeuille étant composé de produits de taux, le portefeuille d’actifs est principalement exposé au risque de taux : une hausse des taux d’intérêt entraînerait une répercussion immédiate sur le niveau des plus ou moins-values latentes sur les actifs obligataires ; une baisse des taux entraînerait une dilution du taux de rendement global de l’actif induit par des taux actuariels à l’achat des obligations plus faibles.
Risque sur les actions
Le risque sur les actions est le risque de perte résultant de variations défavorables des paramètres de marché liés aux actions (cours des actions, volatilité des actions, etc.).
Risque sur l’immobilier
Le risque sur l’immobilier correspond au risque de changement de valeur d’investissements immobiliers hors exploitation (investissement dans des fonds FCPI).
Au travers des investissements en actions directes et en fonds d’investissement actions, le portefeuille de type actions est sensible aux fluctuations que peuvent connaître les marchés actions et au risque de perte de valeur induit par la baisse des prix des actifs de type immobilier et infrastructure.
Risque de spread de crédit
Le risque de spread de crédit correspond au risque de perte résultant de variations défavorables des paramètres de marché liés au crédit (spread de crédit, volatilité des spreads, etc.).
Risque de change
Une exposition indirecte au risque de change peut provenir des encours placés sur des fonds d’investissement, qui ont la possibilité de réaliser des investissements dans des titres libellés en devise étrangère. Le risque de change correspond au risque de :
Risque de concentration sur les sous-jacents
Le risque de concentration sur les sous-jacents correspond au risque de pertes résultant de variations défavorables des paramètres de marché liés à une combinaison d’expositions concentrées sur un même segment de marché (titre, émetteur, facteur de risque, etc.).
Risque de liquidité
Le risque de liquidité, pour les filiales d’assurance, est le risque de ne pas pouvoir réaliser leurs investissements et autres actifs en vue d’honorer leurs engagements financiers au moment où ceux-ci deviennent exigibles.
Projection de paiements par échéance par le Pôle Assurance au 31 décembre 2022
(en millions d’euros) | Inférieur à 1 an | Entre | Entre 5 à 10 ans | Entre 10 à 15 ans | Plus de |
|---|---|---|---|---|---|
Passifs liés à des contrats d’assurance et d’investissement | 150,4 | 538,3 | 352,4 | 308,6 | 730,6 |
Projection de flux futurs des actifs Assurance pour le Pôle Assurance au 31 décembre 2022
Intention de gestion (en millions d’euros) | Inférieur | Entre | Entre | Entre 10 à 15 ans |
|---|---|---|---|---|
AFS | 478,9 | 707,2 | 946,7 | 306,7 |
Trading et FVOCI | 52,2 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
HTM | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
Prêts et créances | 0,0 | 0,0 | 0,0 | 0,0 |
Passifs immédiatement rachetables du Pôle Assurance au 31 décembre 2022
(en millions d’euros) | 30.06.2022 | 31.12.2022 |
|---|---|---|
Passifs immédiatement rachetables | 806,4 | 802,1 |
Passifs non rachetables immédiatement | 1 093,8 | 1 101,6 |
Risque de contrepartie
Le périmètre des risques de contrepartie inclut les contrats permettant une atténuation des risques tels que les accords de réassurance, les titrisations et les instruments dérivés, et les créances à recevoir des intermédiaires et des assurés. Pour faire face aux risques de marché, les orientations d’allocation stratégique puis tactique d’investissement sont définies annuellement par les filiales d’assurance du pôle Assurance Non-Vie de La Banque Postale. Ces orientations précisent la répartition cible des portefeuilles par classe d’actifs, les maturités et les niveaux de taux à privilégier pour les investissements obligataires ainsi que les objectifs en termes de couverture des risques financiers.
Un suivi de la mise en œuvre de ces orientations est réalisé, consistant à évaluer le respect des limites par classe d’actifs, la sensibilité du portefeuille et l’adéquation du niveau de liquidité.
Risque de crédit des réassureurs au 31 décembre 2022
Notation de crédit | Montants (en millions d’euros) | % |
|---|---|---|
AAA | 0 | 0,0 % |
AA+ | 0 | 0,0 % |
AA | 46 | 9,9 % |
AA- | 0 | 0,0 % |
A+ | 0 | 0,0 % |
A | 408 | 88,9 % |
A- | 0 | 0,0 % |
BBB | 0 | 0,0 % |
Non noté | 5 | 1,1% |
Total | 459 | 100,0 % |
Risque de crédit sur les obligations souveraines et assimilés au 31 décembre 2022
Notation de crédit (en millions d’euros) | Portefeuille obligataire | % |
|---|---|---|
AAA | 187,3 | 18,7 % |
AA | 696,8 | 69,6 % |
A | 86,4 | 8,6 % |
BBB | 31,2 | 3,1 % |
< BBB | 0,0 | 0,0 % |
Total | 1 001,8 | 100,0 % |
Les valeurs concernent La Banque Postale Prévoyance, La Banque Postale Assurances IARD et La Banque Postale Assurance Santé.
Décomposition du portefeuille d’actifs du Pôle Assurance au 31 décembre 2022
Actifs hors réévaluation et hors unité de comptes (normes IFRS, en millions d’euros) | 31.12.2021 | 31.12.2022 | Variation |
|---|---|---|---|
Obligations et assimilés | 2 417 | 2 464 | 47 |
Actions et assimilés | 63 | 36 | (27) |
OPCVM | 310 | 321 | 11 |
Immobilier et participations | 0 | 0 | 0 |
Prêts, créances et avances immobilières | 0 | 0 | 0 |
Instruments financiers à terme | 0 | 0 | 0 |
Autres prêts, créances et avances | 0 | 0 | 0 |
Total | 2 790 | 2 821 | 31 |
Les valeurs concernent La Banque Postale Prévoyance, La Banque Postale Assurances IARD et La Banque Postale Assurance Santé.
Répartition par notation du portefeuille obligataire du Pôle Assurance au 31 décembre 2022
Notation de crédit | Portefeuille obligataire (en millions d’euros) | % |
|---|---|---|
AAA | 214,2 | 9,9 % |
AA | 878,7 | 40,7 % |
A | 725,8 | 33,7 % |
BBB | 337,6 | 15,7 % |
< BBB | 0,0 | 0,0 % |
Total | 2 156,3 | 100,0 % |
Le groupe La Banque Postale identifié comme « Conglomérat Financier » est soumis à une surveillance complémentaire au titre du conglomérat financier, en application de la Directive européenne 2002/87/UE (FICOD) complétée du Règlement 342/2014 de la Commission européenne et transposée en droit français par l’arrêté du 3 novembre 2014.
Depuis le 1er janvier 2014, La Banque Postale bénéficie de l’exemption au titre de l’article 49 du règlement UE (575/2013), qui lui permet de ne pas déduire de ses fonds propres sur base consolidée les participations dans ses sociétés d’assurance CNP Assurances, La Banque Postale Prévoyance, La Banque Postale Assurances IARD, La Banque Postale Assurance Santé et de les traiter en tant qu’expositions pondérées sous conditions que son dispositif de gestion des risques et de contrôle interne présente un niveau d’intégration approprié.
Chaque entité est soumise sur base individuelle au respect de la réglementation du secteur auquel elle appartient (CRR et arrêté de Contrôle interne pour les établissements de crédit et arrêtés liés à Solvabilité II pour le secteur des assurances) et à la réglementation sur la surveillance complémentaire.
Les fonds propres du conglomérat couvrent les exigences réglementaires relatives aux activités bancaires et aux activités d’assurance. Au 30 juin 2022, le ratio conglomérat s’établit à 138 %.
En sa qualité de tête de conglomérat, La Banque Postale a mis en œuvre une gouvernance adaptée, au sein d’un dispositif plus large, permettant de garantir la surveillance de ses activités d’assurance.
Les risques assurance sont suivis notamment par les instances suivantes :
Par ailleurs, le Comité conglomérat permet de réaliser un suivi spécifique transversal sur les fonctions de contrôles (risques, conformité, contrôle interne et contrôle périodique) ainsi que des fonctions finance et d’assurer la surveillance complémentaire requise au niveau du conglomérat.
Le Comité conglomérat s’est réuni à sept reprises en 2022. Cette année, les principaux sujets évoqués lors du comité ont concerné les sujets régaliens des fonctions de contrôle.
La gouvernance de La Banque Postale est présentée dans le chapitre 2 « Gouvernement d’entreprise » et sa gestion des risques et du contrôle interne dans le chapitre 4 « Facteurs de risques ».
La gouvernance et la gestion des risques et du contrôle interne de CNP Assurances sont décrites plus spécifiquement dans son Document d’enregistrement universel 2022.
Conformément à la règlementation FICOD, le groupe La Banque Postale, fait l’objet d’une surveillance complémentaire, en particulier sur les domaines suivants :
Le suivi de la surveillance complémentaire du conglomérat financier du groupe La Banque Postale a fait l’objet de la mise à jour de la norme interne conglomérat du Groupe, qui a été validée par le Comité de validation des règles de gestion des risques en mai 2020 et applicable à partir de la même année.
Les fonds propres du Conglomérat financier couvrent les exigences de solvabilité relatives aux activités bancaires et aux activités d’assurance. Le ratio du conglomérat était à 138 % au 30 juin 2022.
(en millions d’euros) | 30.06.2022 | 31.12.2021 | 30.06.2021 |
|---|---|---|---|
Exigences complémentaires de fonds propres | 25 973 | 24 305 | 21 100 |
Ratio d’adéquation des fonds propres du conglomérat financier (en %) | 138 % | 151 % | 159 % |
La Banque Postale doit s’assurer de l’exhaustivité de l’information afin d’assurer le suivi du risque de concentration.
Conformément à l’exigence de surveillance sur le conglomérat, La Banque Postale doit identifier et surveiller les concentrations de risques par le biais d’un dispositif de maîtrise des risques spécifique qui s’inscrit dans le Reporting Conglomer spécifique aux conglomérats financiers. À ce titre, La Banque Postale surveille le risque de concentration qui peut naître des expositions détenues par les entités composant le conglomérat sur une contrepartie. Cette surveillance est réalisée par le biais d’un dispositif de maîtrise des risques spécifique qui s’inscrit dans le Reporting Conglomer.
La Banque Postale s’assure du suivi des positions intragroupes entre les entités des secteurs de l’assurance et les établissements de crédit.
Les expositions intragroupes se limitent à des garanties données par CNP Assurances ou ses filiales (CNP Caution) sur l’activité crédit immobiliers et aux montants de commissions perçues. Il n’existe pas de dépendance de refinancements (senior ou subordonnées) entre les deux secteurs.
Les facteurs ESG regroupent l’ensemble des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance pouvant impacter négativement ou positivement la performance financière ou la solvabilité d'une entreprise, d'une entité, d'un souverain ou d'un individu.
D'un point de vue prudentiel, les risques ESG correspondent à la matérialisation négative des facteurs ESG sur les performances financières ou la solvabilité d’une institution financière en raison des impacts actuels ou futurs de ces facteurs sur les contreparties ou actifs de l’institution. Les risques ESG correspondent donc aux risques de pertes que peuvent provoquer des évènements climatiques et environnementaux, des évolutions sociales et sociétales ou encore des défaillances de la gouvernance sur le fonctionnement propre de La Banque Postale ou de ses activités.
La maîtrise des risques ESG s’appuie sur un cadre règlementaire national et européen qui s’étoffe progressivement. Le guide de la Banque Centrale Européenne (BCE), publié en novembre 2020, définit les attentes prudentielles en matière de gestion et de déclaration des risques liés au climat et à l’environnement. En complément, l’Autorité bancaire européenne (ABE) a publié un rapport sur la gestion et la supervision des risques ESG en juin 2021.
À ces règlements s’ajoutent deux principales exigences de reporting :
Outre la réglementation européenne, la règlementation française encadre les volets sociaux et de gouvernance. Il s’agit principalement de la réglementation en matière d’éthique des affaires (devoir de vigilance, loi Sapin 2, etc.) et du Code de gouvernement des entreprises cotées, publiés en 2020 par l’Association française des entreprises privées.
Les risques ESG peuvent être identifiés comme une catégorie de risque à part entière ou comme un facteur impactant les catégories de risques traditionnelles (risque de crédit, risque de marché, risque opérationnel, risque de liquidité …) à travers différents canaux de transmission. Ils peuvent notamment :
Les chaines de contagion sont alors à différencier en fonction de la classe d’actif étudiée :
Plus globalement, les risques ESG s’appréhendent dans une perspective de double matérialité :
Le changement climatique et la dégradation de l’environnement impactent les activités économiques et menacent la stabilité financière. Le risque environnemental associé entraîne d’éventuelles pertes découlant de l’impact de ces changements sur les contreparties de La Banque Postale ou sur ses actifs investis. Il est communément décomposé en deux types de risques :
On distingue également le risque climatique du risque lié à la nature.
Les changements climatiques correspondent à des variations de températures et des conditions météorologiques sur un horizon de temps long. Ils peuvent être naturels ou d’origine anthropique. Depuis le XIXème siècle, les changements climatiques observés sont directement liés à l’activité humaine et au recours massif aux énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz), fortement émissives.
Les principales conséquences du changement climatique observées à l’heure actuelle sont les suivantes : sécheresses, inondations, pénuries d’eau, incendies, fonte des glaces, élévation du niveau de la mer, tempêtes et déclin de la biodiversité.
Le changement climatique induit des changements structurels qui impactent à leur tour l’activité économique, puis le système financier :
Le risque climatique peut notamment se manifester par l’apparition d’actifs échoués (stranded assets) au sein des portefeuilles. Ces actifs sont menacés de dépréciation ou d’une baisse des rendements attendus avant l’atteinte de leur échéance en raison d’évolutions réglementaires, technologiques ou encore de marché, elles-mêmes liées à la matérialisation d’un risque climatique physique ou de transition.
La Banque Postale identifie plusieurs catégories d’actif susceptibles de se convertir en actifs échoués à moyen ou long terme :
La Taskforce on Nature-related Financial Disclosure (TNFD)(10) définit la nature comme la construction de quatre domaines : la terre, l’océan, l’eau douce et l’atmosphère. Elle est constituée par les actifs environnementaux, c’est-à-dire les éléments naturels vivants et non vivants (forêts, zones humides, zones agricoles, etc.) à l’origine des services écosystémiques qui fournissent des avantages aux entreprises, ainsi que par la biodiversité, caractéristique essentielle de la nature et déterminante pour le maintien de la qualité, de la résilience et de la quantité des actifs écosystémiques et la fourniture des services écosystémiques dont dépendent les entreprises et la société.
Les risques liés à la nature correspondent aux menaces potentielles posées à une organisation du fait de ses relations de dépendance et d’impact sur la nature. Ces risques doivent être appréhendés dans une perspective de double matérialité puisqu’on distingue :
Dans le cas de la biodiversité, s'ajoutent au risque physique et au risque de transition les risques systémiques présentés ci-dessous :
La Banque Postale fait également face aux risques découlant d’enjeux sociaux et sociétaux.
L’ABE définit les facteurs sociaux comme l’ensemble des enjeux sociaux susceptibles d’impacter positivement ou négativement la performance financière ou la solvabilité d'une entité, d'un souverain ou d'un individu. Les facteurs sociaux sont multiples. Ils peuvent faire référence aux droits, au bien-être et aux intérêts des personnes et des communautés, ou aux enjeux relatifs aux inégalités, à la santé, à l'inclusion, aux relations de travail, à la santé et sécurité au travail, au capital humain et aux communautés. Le risque social correspond à la matérialisation négative actuelle ou future des facteurs sociaux sur les contreparties ou actifs de La Banque Postale. Dans le cadre des activités de La Banque Postale, le risque social peut faire référence à la défaillance des pratiques du Groupe en matière d’emploi, de santé et de sécurité ou encore de protection des données à caractère personnel.
Les risques sociétaux correspondent aux risques de pertes financières qui peuvent découler d’évolutions réglementaires plus ou moins rapides face aux injustices sociales, d’évolutions de comportements de consommation ou encore d’évolution des marchés.
L’ABE définit les facteurs de gouvernance comme l’ensemble des enjeux relatifs aux mesures, règles, organes de décision, d’information et de surveillance susceptibles d'avoir un impact positif ou négatif sur les performances financière ou la solvabilité d'une entité, d'un souverain ou d'un individu. Les facteurs de gouvernance couvrent les pratiques de gouvernance (leadership et rémunération des dirigeants, audits, contrôles internes, évasion fiscale, indépendance du Conseil d'administration, droits des actionnaires, corruption et tout autre sujet de conformité), ainsi que la manière dont les entreprises ou les entités intègrent les facteurs environnementaux et sociaux dans leurs politiques et procédures. Le risque de gouvernance correspond à la matérialisation négative actuelle ou future des facteurs de gouvernance sur les contreparties ou actifs de La Banque Postale. Dans le cadre des activités de La Banque Postale, il désigne le risque de pertes financières et/ou d'image liés à la défaillance des règles et des procédures mises en œuvre afin de gérer, d'administrer et de contrôler sainement le Groupe.
La Banque Postale distingue ici :
La qualité d’entreprise à mission de La Banque Postale, obtenue en février 2022, a renforcé l’intégration des enjeux ESG dans sa gouvernance. Ses statuts comprennent désormais des objectifs environnementaux et sociaux visant à accompagner une transition juste et à contribuer à l’atténuation des risques ESG.
Ainsi, les risques ESG sont une thématique majeure intégrée par le Conseil de surveillance et le Directoire dans la définition de la stratégie de La Banque Postale, ses objectifs opérationnels et son dispositif de gestion des risques. Le Directoire ainsi que le Conseil de surveillance sont régulièrement informés des enjeux en matière de risques ESG pour La Banque Postale et prennent en compte ce volet dans leur prise de décision. Enfin, une information régulière est adressée au Comité exécutif et au Comité de Pilotage des Risques Groupe (CPRG).
La Direction de l’engagement citoyen, rattachée directement au Président du Directoire, a la responsabilité du pilotage de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique sur le volet ESG. Elle siège au Comité exécutif et s'intègre dans les instances existantes de la Banque Postale. Elle contribue notamment à la bonne prise en compte de ces thématiques au sein des différentes entités de La Banque Postale.
Depuis 2020, La Banque Postale a intégré les risques ESG dans la gouvernance des risques du groupe en créant un département dédié à la gestion et à la coordination des actions autour de la thématique. Afin de favoriser leur prise en compte dans l’ensemble des dispositifs de maitrise et de gestion des risques du groupe et de garantir un pilotage optimal, cette catégorie de risque s’insère dans les organisations et instances existantes, et non dans des instances dédiées. Les principes applicables dans le cadre du dispositif opérationnel d’appétit aux risques du groupe La Banque Postale sont donc valables en ce qui concerne la gestion des risques ESG.
Les risques ESG sont encadrés, au même titre que les autres risques, de la manière suivante :
La Direction conformité groupe (DCG) accompagne le suivi des risques ESG sur les parties S et G, notamment par l’identification et l’évaluation des risques de non-conformité et de réputation, la mise en place des dispositifs de maitrise des risques, la production du corpus procédural de conformité et la réalisation de contrôles de conformité. La DCG a également la charge du dispositif de conformité déployé par le groupe La Banque Postale, dont l’objectif est de garantir le respect des règlementations portant notamment sur : la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; la lutte contre la fraude, la déontologie et la lutte contre la corruption ; la protection de la clientèle ; la conformité des services d’investissements et la réalisation des formations règlementaires obligatoires.
Outre ces différentes Directions en charge d’identifier et de piloter les risques ESG, l’ensemble des collaborateurs du Groupe est sensibilisé à ces enjeux, y compris au sein de l’organe de Direction. Plusieurs formations sont ainsi proposées. Les collaborateurs ont notamment accès à une formation sur les risques climatique et environnemental créée par la Direction des risques groupe de La Banque Postale, à « La Fresque du Climat », proposée à l’ensemble des collaborateurs afin de permettre une meilleure compréhension du changement climatique et de ses impacts sur le Groupe, ou encore à l’ensemble des formations spécifiques aux équipes commerciales.
Les filiales du groupe La Banque Postale définissent leur cadre de gestion des risques ESG conformément à celui de La Banque Postale, en l’adaptant aux spécificités de leur activité. Celles-ci contribuent aux reportings consolidés du Groupe et participent à la construction d’un dispositif harmonisé. Un pilotage Groupe est mis en place sur des thématiques spécifiques comme la mise en œuvre de la taxonomie verte européenne.
Les risques ESG présentent des défis et des enjeux inédits auxquels tous les acteurs du système financier sont confrontés. La Banque Postale, très engagée en faveur de la transition juste, place la maîtrise de ces risques au premier plan de ses priorités. Afin de mettre en place un cadre de gestion des risques efficace, il convient tout d’abord de les identifier.
L’identification des risques ESG est le résultat d’une veille globale sur l’environnement externe de La Banque Postale (réglementaire, législatif, économique…), sur son portefeuille d’activité et son fonctionnement interne (financements, investissements, processus internes…), ainsi que sur ses orientations stratégiques. Ces dernières tiennent compte des orientations de la société civile, notamment de celles des organisations non gouvernementales spécialisées sur le sujet.
Plus particulièrement, le facteur risque climatique doit être identifié dès la phase d’octroi des financements, afin d'anticiper les éventuels impacts du changement climatique sur l’avenir de l’activité, la solvabilité du client ou encore sur les garanties (notamment hypothécaires) qu'il présente. Les engagements pris par La Banque Postale ont pour but de guider les financements vers les secteurs et activités les moins soumis aux risques ESG. Afin de renforcer son portefeuille d’actif face au risque de transition, La Banque Postale s’est par exemple engagée dans le financement de la transition énergétique : les financements de projets liés à l’énergie excluent formellement tout nouveau projet relatif aux énergies fossiles et s’orientent exclusivement sur les énergies renouvelables.
L’intégration des risques ESG au sein des thématiques de risques existantes s’appuie sur les dispositifs de maîtrise des risques dédiés :
Les risques ESG sont identifiés et déclinés au sein de la cartographie des risques du groupe La Banque Postale afin de garantir une vision d’ensemble et de permettre une gestion complète de ce risque. La cartographie des risques ESG est mise à jour chaque année afin d’évaluer sa criticité grâce à une règle commune appliquée à l'ensemble des catégories de risques dans le Groupe. Cette criticité est le résultat de la combinaison de la mesure de l’impact et de la fréquence. Elle est évaluée sur une échelle de 1 à 4 (risque mineur, modéré, majeur, critique).
En 2022, la cartographie des risques a évolué pour intégrer davantage les dimensions sociales, sociétales et de gouvernance du risque ESG. Compte tenu des effets désormais visibles et quantifiables du changement climatique, des attentes réglementaires pesant sur cette thématique et de la volonté d’exemplarité du groupe La Banque Postale en la matière, la cotation de cette catégorie de risque a été renforcée et atteint le niveau de risque « majeur ».
La cartographie des risques Groupe a fait l’objet d’une démarche d’harmonisation à un niveau conglomérat afin d’intégrer les risques liés aux activités d'assurances.
La thématique ESG est une catégorie à part entière de la cartographie des risques Groupe et contient les risques suivants :
Familles de risques | Risques identifiés | Traitement du risque | Indicateurs de suivi(11) | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Risques ESG | Risques pouvant affecter la performance financière ou la solvabilité de La Banque Postale et découlant de facteurs environnementaux, sociaux ou de gouvernance impactant La Banque Postale, ses contreparties ou ses actifs investis | |||||
1. Risques environnementaux | Risques financiers induits par des évènements climatiques et un accroissement de contraintes externes liées à l'environnement impactant directement La Banque Postale et indirectement par le biais de ses expositions | |||||
1.1 Risques climatiques et environnementaux physiques | Risques qui font référence aux effets financiers du changement climatique (notamment multiplication des événements climatiques extrêmes et modifications progressives du climat) et de la dégradation de l’environnement (comme la pollution de l’air, de l’eau et de la terre, le stress hydrique, la perte de biodiversité et la déforestation) | 2.3.2.1 Accompagement de la rénovation énergétique 2.3.2.6 Démocratiser l'accès au calcul de l'empreinte carbone avec CARBO 2.3.8 Favoriser l'émergence de l'économie circulaire 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclusion exigeantes 2.4.1.4 Réduction de l'empreinte environnementale de La Banque Postale 2.4.1.5 Une politique d'achat engagé auprès de nos fournisseurs | Exposition des financements immobiliers aux risques physiques (inondations et sècheresses) * | |||
1.2 Risques climatiques et environnementaux de transition | Risques de perte financière qu’un établissement peut encourir, directement ou indirectement, du fait du processus d’adaptation à une économie sobre en carbone et plus soutenable d’un point de vue environnemental. Ces risques peuvent provenir, par exemple, de l’adoption relativement brutale de politiques climatiques et environnementales, du progrès technologique ou de variations du sentiment et des préférences de marché | 2.2.2.4 Formation des collaborateurs aux enjeux de RSE et de finance durable 2.3.2.1 Accompagement de la rénovation énergétique 2.3.2.6 Démocratiser l'accès au calcul de l'empreinte carbone avec CARBO 2.3.8 Favoriser l'émergence de l'économie circulaire 2.4.1.1 Engagement pour la lutte contre le changement climatique 2.4.1.2 Engagement en faveur de la biodiversité 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclsion exigeantes 2.4.1.4 Réduction de l'empreinte environnementale de La Banque Postale 2.4.1.5 Une politique d'achat engagé auprès de nos fournisseurs 2.4.4.1 Le dialogue avec les parties prenantes | Taux de réduction des émissions de GES sur les scopes 1 & 2 Niveau d’alignement des portefeuilles avec la trajectoire SBT Expositions nettes aux énergies fossiles Résultats du Stress Test climatique de la Banque centrale européenne (BCE) | |||
2 Risques sociaux et sociétaux | Risques découlant d'enjeux sociaux qui peuvent avoir un impact négatif sur la performance financière ou la solvabilité de La Banque Postale | |||||
2.1 Risque social (pratiques en matière d’emploi et sécurité) | Risque RH portant sur la défaillance des pratiques du Groupe en matière d'emploi, de santé et sécurité | 2.2.4.1 Accompagner la progression professionnelle 2.2.4.2 Nourrir un dialogue social positif au service des transformations 2.2.4.3 Favoriser la qualité de vie au travail 2.2.4.4 Les nouveaux modes de travail et expérience collaborateur | Nombre de postes dont le temps de vacances est supérieur à 4 mois* Index d’égalité hommes femmes * Taux d’absentéisme Taux de formation sur les risques psycho-sociaux * Taux de turnover | |||
2.2 Risque sociétal (clients et fournisseurs) | Risques de perte financière liés à la transition vers une société plus équitable et inclusive : évolutions réglementaires plus ou moins rapides face aux injustices sociales, évolutions de comportements de consommation et des marchés | 2.3.3.1.1 La mission d’accessibilité bancaire de La Banque Postale 2.3.5.3 À l’écoute des clients 2.3.4 Accompagnement des populations en situation de fragilité financière 2.3.4.1 Lutter contre l'exclusion bancaire avec les acteurs publics et associatifs 2.3.4.2 L’Appui, plateforme d’accompagnement budgétaire au service des clients connaissant des difficultés financières 2.4.1.5.1 Une charte Achats responsables et éthiques 2.4.5.2 Lutte contre l’évasion fiscale 2.4.5.3 Protéger les données à caractère personnel et renforcer la cybersécurité | Taux de conformité des contrats (présence des annexes Devoir de vigilance) Nombre de contrats fournisseurs couverts par la Charte Achats Responsables | |||
2.2 Risque sociétal (produits et services) | Risques de perte financière liés à la transition vers une société plus équitable et inclusive : évolutions réglementaires plus ou moins rapides face aux injustices sociales, évolutions de comportements de consommation et des marchés... | 2.2.3 Intégrer la mesure de l'impact dans les activités de bancassurance 2.3.2 Une offre de produits permettant à nos clients d'être acteurs de la transition juste 2.3.1.1 Prise en compte des critères ESG dans la conception des offres de produits et services 2.3.3.1.1 La mission d’accessibilité bancaire de La Banque Postale 2.3.5.3 À l’écoute des clients 2.3.4 Accompagnement des populations en situation de fragilité financière 2.3.4.2 L’Appui, plateforme d’accompagnement budgétaire au service des clients connaissant des difficultés financières 2.4.1.5.1 Une charte Achats responsables et éthiques 2.4.5.2 Lutte contre l’évasion fiscale 2.4.5.3 Protéger les données à caractère personnel et renforcer la cybersécurité | Pourcentage des offres labelisées « Citoyennes » | |||
3. Risques de gouvernance | Risques de perte financière et/ou d'image de La Banque Postale liés à la défaillance des règles et des procédures mises en œuvre afin de gérer, d'administrer et de contrôler sainement le Groupe en matière environnementale et sociale | |||||
3.1 Défaillance de la prise en compte des risques ESG dans la gouvernance du Groupe | Risques de perte financière engendré par la non prise en compte des risques environnementaux et sociaux dans la stratégie et l'organisation du Groupe | 2.1.3 Gouvernance de l'entreprise à mission 2.2.2.3 Une gouvernance de l’engagement citoyen au service de la culture de l’impact 2.2.3. Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la Banque 2.3.1 Intégration des enjeux ESG dans les activités de bancassurance 2.4.2.3.2 La parité | Part des femmes parmi les cadres, les cadres stratégiques, au Comité exécutif et au Conseil de surveillance* | |||
3.2 Risques lié au non-respect des engagements ESG du Groupe | Risques d'image et de réputation lié à la non tenue des engagements pris par La Banque Postale découlant d'une mauvaise déclinaison de la stratégie décidée par le Groupe et ses filiales et de déficience des process de contrôle s'assurant de la correcte mise en œuvre de celle-ci | 2.2.2.3 Une gouvernance de l’engagement citoyen au service de la culture de l’impact 2.4.4.1.3 Un dialogue régulier avec les agences de notation extra-financière | Taux d’engagements sous pilotage et contrôle | |||
3.3 Risque de réputation | Risque d'atteinte à la réputation de La Banque Postale suite à son association à des conflits sociaux ou à des polémiques environnementales | 2.2.3. Intégrer la mesure de l’impact dans les activités de la Banque 2.3.1.4.1 L’intégration des enjeux ESG dans la gestion d’actifs de LBPAM 2.4.1.3 Mise en œuvre de politiques d'exclusion exigeantes | Cotation Risques Opérationnels** | |||
3.4 Risque de non-conformité (Ethique et déontologie ) | 2.4.1.3.1 Charte de financement et d'investissement responsables 2.4.1.5.3 Conformité Sapin II et devoir de vigilance 2.4.5.1 Ethique et déontologie : une meilleure maîtrise des risques dans la conduite des affaires 2.4.5.2 Lutte contre l’évasion fiscale | Cotation Risques Opérationnels** | ||||
* Indicateurs intégrés au dispositif d’appétit au risque de La Banque Postale ; ** La cotation du risque est réalisée au niveau des risques opérationnels et non des risques ESG. | ||||||
Afin d’encadrer les risques ESG à la fois sur son périmètre opérationnel et sur ses activités bancaires, La Banque Postale a défini plusieurs métriques à différents niveaux de l’organisation.
L’indicateur relatif à sa notation extra-financière est ainsi intégré au dispositif d’appétit au risque depuis 2021. La Banque ayant pour objectif de demeurer leader en matière de performance extra-financière, il est en conséquence attendu que les notations dont elle dispose sur ce volet reflètent cette ambition et qu’en moyenne La Banque Postale se situe au niveau du premier centile dans les différents classements d’agence.
Les impacts du changement climatique et de la défaillance dans la gestion de ces thématiques de risque peuvent générer un risque de réputation pour La Banque Postale. Ce risque est traité au sein d’un dispositif global au niveau Groupe dans le cadre de la cartographie des risques opérationnels. Il couvre le risque lié à toutes les actions ayant un impact potentiel direct ou indirect sur la réputation du Groupe auprès du public, de ses actionnaires, de régulateurs ou du marché.
Outre ces indicateurs globaux de mesure des risques ESG, La Banque Postale a développé des indicateurs spécifiques de suivi des risques climatiques d’une part, et des risques sociaux et sociétaux d’autre part. Le calcul de ces indicateurs repose sur des méthodologies définies par La Banque Postale en s’appuyant notamment sur les réglementations en vigueur, les meilleures pratiques de place ainsi que sur les données disponibles à date. Ainsi, des estimations ont été calibrées afin d’optimiser le niveau de couverture de certains portefeuilles lorsque les données sont absentes ou de mauvaise qualité. Les méthodologies, les données utilisées ainsi que les hypothèses prises font l’objet d’un processus d’amélioration continue afin d’aboutir aux calculs et aux évaluations les plus précis possibles.
Ces indicateurs sont présentés ci-dessous.
Le changement climatique expose directement La Banque Postale en tant qu’entreprise et indirectement par le biais des contreparties (entreprises et particuliers) qu'elle finance à un risque physique.
Afin de mesurer ce risque, La Banque Postale pilote deux indicateurs :
Une mesure plus générale de l’exposition des financements de La Banque Postale aux risques physiques (inondations, feux de forêts, cyclones/ouragans, hausse du niveau des mers et océans, stress hydriques, sécheresse/vague de chaleur) a été réalisée sur le périmètre des financements aux entreprises et des financements immobiliers (cf sections 6.8.8 - Indicateurs du risque physique potentiellement lié au changement climatique).
La Banque Postale mesure son exposition au risque de transition à travers cinq indicateurs.
L’ensemble de ces indicateurs sont présents dans un tableau de bord et remontés régulièrement au Comité de Pilotage des Risques Groupe.
La Banque Postale veille au respect de ses engagements envers ses clients et ses collaborateurs et à ce titre intègre dans son dispositif d’appétit au risque un certain nombre d’indicateurs sociaux et sociétaux. Ces thématiques de risque présentent de fortes adhérences avec les dispositifs mis en place dans le cadre de gestion des risques opérationnels et de non-conformité :
La Banque Postale intègre dans son appétit au risque les indicateurs suivants :
Le risque de Gouvernance a également été intégré au dispositif d’appétit au risque de La Banque Postale. Les risques de gouvernance sont en forte adhérence avec la catégorie de risques opérationnels clients, produits et pratiques commerciales incluant les risques de non-conformité, et donc avec les dispositifs mis en place dans le cadre de gestion des risques opérationnels et de non-conformité.
La Banque Postale intègre dans son appétit au risque les indicateurs suivants :
Le risque de gouvernance fait également l’objet d’un développement dans la Politique Opérationnelle de Maitrise des Risques de La Banque Postale depuis 2022.
Afin de suivre les risques ESG sur différents horizons temporels, une politique de maîtrise de ces risques a été définie par la Direction des risques groupe. L’objectif est double : maîtriser d’une part, l’impact du changement climatique sur les activités de La Banque Postale, et d’autre part, l’impact de La Banque Postale et de ses activités sur l’environnement et la transition vers une économie plus durable, conformément au principe de double matérialité. Des plans de remédiations sont ainsi définis afin de maîtriser les impacts potentiels identifiés. La mesure et l’évaluation des risques ESG s’appuient selon les risques quantifiés sur les dispositifs de mesure existants, mais aussi sur des dispositifs dédiés.
Ils peuvent prendre la forme de politiques sectorielles, de revue et d’ajustements des processus internes de La Banque Postale, ou encore de renforcement des dispositifs de contrôle et de surveillance. A ce titre, La Banque Postale a défini ses politiques sectorielles de sortie du charbon, du pétrole et du gaz à horizon 2030. A cela s’ajoute la politique aéronautique, adoptée en 2022, permettant de définir la politique de financement et d’investissement de la banque dans ce secteur clé de la transition.
Outre ces politiques sectorielles, La Banque Postale a participé aux deux exercices de stress-test climatique menés respectivement par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en 2020, puis par la BCE au premier semestre 2022. Ces exercices ont mis en exergue les impacts des risques étudiés sur différents horizons temporels (court et long termes).
L’exercice pilote climatique, conduit par l’ACPR de juillet 2020 à avril 2021, a permis à La Banque Postale de mesurer pour la première fois son risque de transition et son risque physique, par secteur économique et sur un horizon de temps long (30 ans). L’objectif était de sensibiliser les établissements financiers au risque climatique et de réaliser une première mesure de la vulnérabilité des établissements face à ce risque (impact sur le risque de crédit, le risque de marché et le risque souverain).
Cet exercice a été suivi et complété par un exercice mené par la BCE sur l’année 2022. Ce dernier avait pour objectif d’évaluer le niveau de préparation des banques européennes face aux risques climatiques à travers un questionnaire qualitatif, un reporting quantitatif et un exercice d’analyse de scénarios. La Banque Postale a ainsi été évaluée sur son dispositif interne de stress-test, sur son exposition aux secteurs émissifs (en termes de revenus) et sur sa capacité à faire face aux chocs climatiques selon plusieurs scenarii (scenarii de transition NGFS, période de sécheresse sévère et inondation).
Les résultats de ces exercices positionnent La Banque Postale au global dans la moyenne des banques de la zone euro. Son portefeuille est d’une part, peu exposé aux secteurs les plus carbo-intensifs et, d’autre part, peu concentré sur les contreparties les plus émettrices de gaz à effet de serre. L’exercice de simulation de crise a permis de collecter des données additionnelles sur l’exposition au risque climatique selon des horizons temporels et des scenarii différents.
Un cadre de stress-test interne a été développé en capitalisant sur l’expérience acquise lors de ces exercices tout en les adaptant progressivement au contexte propre à La Banque Postale et à ses engagements.
Ces données, associées aux travaux de pilotage des risques ESG, nourrissent les réflexions autour de l'intégration de la thématique ESG au cadre d’évaluation de l’adéquation du capital interne de La Banque Postale (ICAAP).
L’ensemble des activités de La Banque Postale sont menées dans le respect strict de la stratégie Finance durable définie au niveau du Groupe afin de garantir l’atténuation des risques sociaux et environnementaux. En tant qu’Entreprise à mission, La Banque Postale s’est engagée à :
La Banque Postale s’est dotée d’une raison d’être intégrant la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux de ses activités dans ses statuts. Dans ce cadre, plusieurs indicateurs permettant de piloter cet engagement font ou feront l’objet d’un suivi régulier en comité de mission (cf section 2.1 - La Banque Postale adopte la qualité d’entreprise à mission).
Les risques identifiés font l’objet de plans de remédiation afin de maitriser leurs impacts potentiels sur l’activité de La Banque Postale à court, moyen et long terme. Ces plans de remédiation peuvent prendre la forme de Politiques sectorielles de maitrise des risques, de revue et ajustement des processus internes de la banque, ou encore de renforcement des dispositifs de contrôle et de surveillance.
A titre d’exemple, La Banque Postale s’est dotée de Politiques sectorielles dans le secteur du Charbon et du Pétrole & Gaz.
Politique Charbon | Politique Pétrole & Gaz |
|---|---|
La politique charbon de La Banque Postale a pour objectif de définir les principes applicables au niveau de La Banque Postale pour atteindre un engagement de sortie totale du charbon à horizon 2030. La Banque Postale s’engage à ne pas financer/investir et à désinvestir le cas échéant dans les entreprises des secteurs d’industries extractives, d’énergie et autres secteurs connexes liés au charbon selon les critères décrits dans la Politique de maitrise des risques – Secteur Charbon. Une exception s'applique si celles-ci ont adopté une stratégie publique, crédible et détaillée par actif, de sortie du charbon conforme avec les ambitions de l’Accord de Paris. | La politique pétrole & gaz de La Banque Postale a pour objectif de définir les principes applicables au niveau de La Banque Postale pour atteindre un engagement de sortie totale des secteurs du pétrole et du gaz à horizon 2030 pour les acteurs ne disposant pas d’un plan de transition solide de sortie des secteurs du pétrole et du gaz avant 2040. Pour tenir cet engagement, La Banque Postale s’engage selon les critères énoncés dans la politique à : ▪ Ne pas financer de projet énergétique basé sur le pétrole et le gaz ; ▪ Ne plus fournir de services financiers (crédits, tenue de compte, moyens de paiements, affacturage…) et gérer en extinction les encours et services existants, le cas échéant ; ▪ Ne pas investir et désinvestir progressivement de ces entreprises jusqu’en 2030 au plus tard. |
Par ailleurs, La Banque Postale intègre les risques liés au climat et à l’environnement dans sa stratégie et son modèle grâce à ses nombreux engagements : Principles for Responsible Banking (PRB), Finance for Biodiversity Pledge ou encore trajectoires de décarbonation. Elle est la 1ère banque européenne et l'une des trois premières au monde à disposer de trajectoires d'alignement de ses portefeuilles sur l'ambition de l'Accord de Paris validées par la Science Based Targets initiative (SBTi). Ces trajectoires lui permettent d’identifier ses expositions les plus carbo-intensives et de déployer des plans d’action. Plus précisément, elle s’engage, au travers de la validation de ses trajectoires à :
La politique de rémunération constitue un autre levier de prise en compte des risques sociaux et environnementaux dans le modèle de la banque. La Banque Postale est soucieuse de proposer un dispositif de rémunération équitable, associant l’ensemble des collaborateurs aux performances de l’entreprise et à sa contribution en faveur du développement durable. Un budget est ainsi alloué à la réduction des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, à situation professionnelle comparables (cf section 2.4.2.3.2 - La Parité). De plus, depuis 2021, l’intéressement versé aux salariés est calculé selon une méthodologie prenant en compte la notation extra-financière de La Banque Postale (à hauteur de 25 %).
Afin d’atteindre ces objectifs ambitieux, la Direction de l’engagement citoyen, avec l’appui de la Direction des risques groupe, est responsable de piloter la déclinaison opérationnelle du plan stratégique sur le volet citoyen de manière générale, notamment sur le volet ESG, en accompagnant les métiers dans la mise en place d'une offre adaptée.
La Banque Postale développe de nouveaux outils et produits bancaires. Pour ce faire, elle travaille à la construction d’une offre citoyenne sur tous les produits bancaires pour accompagner ses clients vers la transition juste (cf section 2.3 - Développer et promouvoir des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux). Elle s’applique à éco-concevoir son offre à l’aide d’indicateurs spécifiques. La « checklist ESG » permet ainsi de prendre en compte les enjeux ESG dans la conception de tous ses produits. Elle constitue un document obligatoire à présenter au Comité d'Examen des Produits. Plus précisément, elle permet de mesurer la contribution de l'offre à l'accompagnement de la transition juste (réduction des inégalités, éco-système plus vertueux, mesure des impacts positifs & contributifs, amélioration de la citoyenneté & responsabilité des clients) pour l’ensemble des produits mis en marché.
L'intégration de l'Indice d’Impact Global (IIG), en cours de développement, viendra renforcer l’analyse de l’impact environnemental et social des crédits octroyés. Il aura en effet pour vocation d’éclairer les conseillers bancaires au moment des octrois de crédit pour les clients particuliers et pour les clients personnes morales (cf section 2.3 - Développer et promouvoir des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux).
Enfin, un outil de mesure de l’impact carbone, développé en partenariat avec la start-up Carbo et incubée par Platform58, est proposé à tous les clients afin de mesurer l’impact de leurs transactions et de prendre des mesures de compensation éventuelles via l’application de Carbo et dans la banque en ligne.
Concernant les produits proposés, La Banque Postale a développé une offre complète de financement des travaux de rénovation énergétique à destination des particuliers. Elle prend notamment la forme du Prêt Avance Rénovation permettant de conjuguer action pour le climat et inclusion sociale.
Le crédit consommation à impact, une première sur le marché, compense quant à lui l’usage du bien. La Banque Postale propose également des produits d’épargne solidaire permettant aux clients de mettre leur épargne au service d’associations ou d’acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Pour les entreprises ou les collectivités locales, La Banque Postale propose des prêts verts dédiés à des projets en faveur de l’environnement et des crédits à impact dont le taux est indexé sur la performance extra-financière.
Enfin, La Banque Postale, par l’intermédiaire de sa société de gestion d’actif La Banque Postale Asset Management, propose une gamme de placements d’investissement socialement responsable (ISR) aux investisseurs souhaitant concilier développement durable et potentiel de performance. Pour se faire, elle a développé sa propre méthodologie intitulé GREaT (cf section 2.3 - Développer et promouvoir des produits et services répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et territoriaux).
Le contrôle interne et la surveillancedes risques ESG au sein de La Banque Postale repose sur le modèle des trois lignes de défense.
1ère ligne de défense
La responsabilité première de la maîtrise des risques ESG est confiée à chaque entité du Groupe, dont les dirigeants ont la responsabilité de mettre en œuvre un dispositif de maîtrise des risques conformes aux exigences internes et externe. D’autre part, chaque collaborateur, à son niveau, est garant de la bonne gestion du risque par ses connaissances, son expérience, son analyse et le respect des règles mises en place au sein de chaque entité. La Direction de l’engagement citoyen, avec l’appui de la Direction des risques groupe, est également responsable du pilotage de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique sur le volet ESG. A ce titre, les métiers opérationnels et les experts ESG constituent la 1ère ligne de défense.
2ème ligne de défense
La Direction des risques groupe, en particulier le département dédié aux risques ESG, vérifie la bonne mise en œuvre du cadre général de gestion du risque ESG en second niveau, mène des études et analyses visant à certifier que l’exposition à ces risques est acceptable et conforme aux engagements pris par La Banque Postale, et en rend compte au Directoire et au Conseil de surveillance de La Banque Postale. Il veille également à la coordination et à l’harmonisation des travaux autour du dispositif de gestion des risques avec les filiales et au sein du Groupe. La Direction conformité groupe (DCG) accompagne le suivi des risques ESG sur les parties S et G (se référer à la partie 2 sur la gouvernance pour plus de détail).
3ème ligne de défense
L’Inspection générale représente l’ultime ligne de défense en assurant le contrôle périodique de l’ensemble des entités du Groupe. Ce dispositif est précisé dans la Charte du Contrôle Périodique du groupe La Banque Postale. Les risques ESG font partie intégrante du programme de contrôle de l’Inspection générale.
Les risques ESG font partie des engagements inscrits dans le dispositif d’appétit au risque de La Banque Postale et fait à ce titre l’objet d’un reporting interne dans le cadre du tableau de bord remonté lors du Comité de Pilotage des Risques Groupe. Ce reporting permet d’éclairer l’exposition de La Banque Postale aux risques physiques et de transition selon les indicateurs mis en place. Par ailleurs, des analyses globales sur les portefeuilles de La Banque Postale sont menées pour évaluer et piloter de manière consolidée l’exposition de la banque aux risques ESG. Enfin, des études ponctuelles ad hoc sont menées sur les portefeuilles de la banque afin de répondre à des besoins spécifiques d’éclairage sur la thématique.
D’autre part, les publications externes sont communiquées par La Banque Postale conformément aux exigences réglementaires et permettent de garantir la transparence de ses activités et de son exposition aux risques ESG. La Banque Postale participe par ailleurs aux exercices de place menés par les corps de supervision mais aussi par des initiatives interbancaires (stress-tests, exercices de mesure d’alignement des portefeuilles…), et communique dans ce cadre les reporting nécessaires.
L’accès à la donnée est déterminant dans le cadre de la réalisation de l’ensemble de ces reporting. Pour mener à bien ces exercices, La Banque Postale s’appuie sur différents fournisseurs externes afin d’obtenir des informations fiables et en quantité suffisante. Un projet de plateforme ESG a également été lancé pour centraliser l’ensemble des données relatives au sujet ESG et garantir une homogénéité dans les usages qui en sont faits.
Cette section couvre les tableaux requis dans le cadre des textes réglementaires liés au pilier 3 sur la thématique ESG. Les formats ainsi que le contenu correspondent aux modèles définis par le régulateur sur le sujet. Les éléments présentés ont fait l’objet d’une interprétation interne des textes, mais aussi de partage au niveau de la place française afin de tendre au maximum vers une homogénéité de ce qui y figure, et donc de favoriser l’exercice de transparence et de comparabilité entre les différents établissements.
Par ailleurs, pour répondre à l’ensemble de ces exigences, des estimations et des hypothèses ont dues être prises pour compenser le manque de données et l’absence de référentiels communs sur certaines notions. La méthodologie utilisée est expliquée et l’utilisation d’estimations a été précisée pour chacun des tableaux suivants.
Ce tableau a pour objectif d’évaluer les expositions de La Banque Postale aux entreprises non-financières au regard du risque de transition. On y retrouve les prêts et avances, les instruments de dettes et capitaux propres. Les principaux axes analysés sont dans un premier temps la qualité du portefeuille et la part des entreprises qui seraient exclues de l’indice de référence lié au respect de l’Accord de Paris (Paris-Aligned Benchmark).
Les expositions durables sur le plan environnemental (colonne c) et les émissions de gaz à effet de serre financées (colonnes i, j et k) seront renseignées ultérieurement conformément à la phase de transition prévue par la réglementation.
Ce reporting vise en particulier dans un premier temps à mettre en évidence les expositions de La Banque Postale à des entreprises dont l’activité n’est pas compatible avec l’Accord de Paris (exclues du Paris-Aligned Benchmark). Cette exclusion s’appuie des données relatives à la part des revenus sectoriels des entreprises non-financières tels que spécifiées par les points (d) à (g) de l’Article 12.1 et l’Article 12.2 du Climate Benchmark Standards Regulation (règlement délégué (UE) 2020/1818)(14).
En raison de l’absence d’une liste de référence ou de données précises qui permettraient d’identifier précisément ces entreprises, La Banque Postale a mis en place une méthodologie permettant de se rapprocher de cet objectif et procède à l’identification de ces entreprises en deux étapes :
Ainsi, cette méthodologie permet d’identifier une exposition totale aux entreprises exclues du Paris-Aligned Benchmark de 573 millions d'euros, dont 415 millions d'euros correspondent au financement d'activités liées à la transition énergétique (énergies renouvelables).
Enfin, concernant le calcul des émissions de gaz à effet de serre au niveau de granularité requis par ce reporting, La Banque Postale se met en ordre de marche pour être en capacité de le produire conformément au calendrier règlementaire. La Banque Postale s’appuiera notamment sur les données d’émissions publiées par ses contreparties, mais également sur des estimations de ces émissions, afin de couvrir au maximum le portefeuille concerné par l’analyse.
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Secteur/Sous-secteur | Valeur comptable brute | Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions (en millions d’euros) | Emissions de GES financées (émissions des catégories | |||||||||||||||
Dont expositions sur | Dont | Dont | Dont | Dont | Dont | Dont émissions financées de catégorie 3 | Emissions de GES | <= 5 ans | > 5 ans | > 10 ans | > 20 ans | Échéance moyenne pondérée | ||||||
1 | Expositions sur des secteurs contribuant fortement au changement climatique | 21 200 | 469 | 2 604 | 306 | (272) | (164) | (79) | ||||||||||
2 | A – Agriculture, sylviculture et pêche | 24 | - | 5 | 0 | (1) | (0) | (0) | 17 | 5 | 1 | 0 | 5,2 | |||||
3 | B – Industries extractives | 13 | 0 | 0 | - | (0) | (0) | - | 11 | 2 | - | 0 | 4,6 | |||||
4 | B.05 – Extraction de houille et de lignite | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | |||||
5 | B.06 – Extraction d’hydrocarbures | 0 | 0 | - | - | - | - | - | 0 | - | - | 0 | - | |||||
6 | B.07 – Extraction de minerais métalliques | 0 | - | - | - | (0) | - | - | 0 | - | - | 0 | 4,0 | |||||
7 | B.08 – Autres industries extractives | 13 | - | 0 | - | (0) | (0) | - | 11 | 2 | - | 0 | 4,6 | |||||
8 | B.09 – Services de soutien aux industries extractives | 0 | - | - | - | - | - | - | 0 | - | - | 0 | 5,0 | |||||
9 | C – Industrie manufacturière | 1 354 | 8 | 238 | 66 | (31) | (9) | (19) | 1 068 | 185 | 81 | 19 | 3,7 | |||||
10 | C.10 – Industries alimentaires | 186 | 0 | 10 | 3 | (2) | (0) | (1) | 130 | 45 | 8 | 3 | 4,5 | |||||
11 | C.11 – Fabrication de boissons | 106 | - | 0 | 1 | (0) | (0) | (0) | 74 | 30 | 0 | 2 | 3,6 | |||||
12 | C.12 – Fabrication de produits à base de tabac | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | |||||
13 | C.13 – Fabrication de textiles | 6 | - | - | 0 | (0) | - | (0) | 3 | 3 | - | 0 | 5,0 | |||||
14 | C.14 – Industrie de l’habillement | 28 | - | 0 | - | (0) | (0) | - | 28 | 0 | - | 0 | 2,0 | |||||
15 | C.15 – Industrie du cuir et de la chaussure | 2 | - | 0 | - | (0) | (0) | - | 1 | 1 | - | 0 | 3,9 | |||||
16 | C.16 – Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège, à l’exception des meubles ; fabrication d’articles en vannerie et sparterie | 30 | - | 2 | 0 | (0) | (0) | (0) | 20 | 8 | 2 | 0 | 4,9 | |||||
17 | C.17 – Industrie du papier et du carton | 39 | - | 3 | 0 | (0) | (0) | (0) | 30 | 8 | - | 1 | 3,1 | |||||
18 | C.18 – Imprimerie et reproduction d’enregistrements | 45 | - | 30 | 0 | (0) | (0) | (0) | 44 | 0 | - | 1 | 1,3 | |||||
19 | C.19 – Cokéfaction et raffinage | 1 | 1 | 0 | - | (0) | (0) | - | 1 | - | - | 0 | 2,1 | |||||
20 | C.20 – Industrie chimique | 38 | 1 | 2 | - | (1) | (0) | - | 33 | 4 | - | 1 | 2,7 | |||||
21 | C.21 – Industrie pharmaceutique | 67 | - | 0 | 10 | (5) | (0) | (5) | 53 | 11 | 1 | 1 | 2,6 | |||||
22 | C.22 – Fabrication de produits en caoutchouc | 46 | 6 | 8 | 1 | (1) | (0) | (0) | 34 | 12 | - | 1 | 3,6 | |||||
23 | C.23 – Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques | 36 | - | 1 | 0 | (0) | (0) | (0) | 25 | 10 | - | 1 | 3,6 | |||||
24 | C.24 – Métallurgie | 19 | - | 0 | 14 | (2) | (0) | (2) | 18 | 1 | - | 0 | 3,7 | |||||
25 | C.25 – Fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements | 89 | - | 8 | 15 | (5) | (0) | (5) | 77 | 10 | 1 | 1 | 3,4 | |||||
26 | C.26 – Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques | 50 | - | 11 | - | (1) | (1) | - | 36 | 10 | 3 | 1 | 3,9 | |||||
27 | C.27 – Fabrication d’équipements électriques | 17 | 0 | 2 | 0 | (0) | (0) | (0) | 15 | 0 | 2 | 0 | 4,0 | |||||
28 | C.28 – Fabrication de machines et équipements n.c.a | 75 | - | 12 | 2 | (2) | (0) | (1) | 40 | 2 | 32 | 1 | 7,7 | |||||
29 | C.29 – Industrie automobile | 249 | - | 140 | 15 | (9) | (6) | (2) | 234 | 12 | - | 4 | 2,7 | |||||
30 | C.30 – Fabrication d’autres matériels de transport | 88 | - | 0 | 1 | (0) | (0) | (0) | 86 | 0 | - | 1 | 2,4 | |||||
31 | C.31 – Fabrication de meubles | 8 | - | - | 0 | (0) | - | (0) | 8 | 0 | - | 0 | 2,5 | |||||
32 | C.32 – Autres industries manufacturières | 38 | 0 | 1 | 0 | (0) | (0) | (0) | 37 | 1 | - | 1 | 1,4 | |||||
33 | C.33 – Réparation et installation de machines et d’équipements | 88 | 0 | 7 | 0 | (0) | (0) | (0) | 43 | 12 | 31 | 1 | 7,2 | |||||
34 | D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné | 1 937 | 379 | 331 | 3 | (42) | (37) | (0) | 593 | 408 | 715 | 221 | 10,2 | |||||
35 | D35.1 – Production, transport et distribution d’électricité | 1 007 | 290 | 169 | 3 | (8) | (5) | (0) | 333 | 163 | 365 | 145 | 10,2 | |||||
36 | D35.11 – Production d’électricité | 955 | 284 | 169 | 0 | (8) | (5) | (0) | 302 | 151 | 360 | 141 | 10,5 | |||||
37 | D35.2 – Fabrication de gaz ; distribution par conduite de combustibles gazeux | 175 | 15 | 3 | - | (0) | (0) | - | 157 | - | 15 | 3 | 3,1 | |||||
38 | D35.3 – Production et distribution de vapeur et d’air conditionné | 33 | 6 | - | - | (0) | - | - | 7 | 1 | 25 | 1 | 13,0 | |||||
* Conformément au règlement (UE) 2020/1818 de la Commission complétant le règlement (UE) 2016/1011 par des normes minimales pour les indices de référence « transition climatique » de l’Union et les indices de référence « Accord de Paris » de l’Union – règlement sur les indices de référence en matière de climat – considérant 6 : les secteurs énumérés à l’annexe I, sections A à H et section L, du règlement (CE) n° 1893/2006. | ||||||||||||||||||
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Secteur/Sous-secteur | Valeur comptable brute | Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions (en millions d’euros) | Emissions de GES financées (émissions des catégories | |||||||||||||||
Dont expositions sur | Dont | Dont | Dont | Dont | Dont | Dont émissions financées de catégorie 3 | Emissions de GES | <= 5 ans | > 5 ans | > 10 ans | > 20 ans | Échéance moyenne pondérée | ||||||
39 | E – Production et distribution d’eau ; assainissement ; gestion des déchets et dépollution | 260 | 0 | 11 | 0 | (0) | (0) | (0) | 66 | 63 | 64 | 67 | 13,1 | |||||
40 | F – Services de bâtiments et travaux publics | 1 480 | 12 | 139 | 9 | (9) | (4) | (2) | 1 050 | 191 | 134 | 105 | 6,0 | |||||
41 | F.41 – Construction de bâtiments | 727 | - | 120 | 2 | (6) | (3) | (1) | 450 | 77 | 106 | 94 | 8,2 | |||||
42 | F.42 – Génie civil | 538 | 11 | 7 | 1 | (1) | (0) | (0) | 407 | 101 | 22 | 8 | 4,0 | |||||
43 | F.43 – Travaux de construction spécialisés | 210 | 1 | 12 | 6 | (2) | (0) | (1) | 193 | 13 | 0 | 3 | 3,2 | |||||
44 | G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles | 1 915 | 40 | 320 | 32 | (40) | (22) | (14) | 1 450 | 378 | 60 | 27 | 4,0 | |||||
45 | H – Transport et entreposage | 1 683 | 1 | 505 | 57 | (50) | (45) | (2) | 732 | 533 | 325 | 92 | 7,4 | |||||
46 | H.49 – Transports terrestres et transports par conduites | 772 | 1 | 65 | 3 | (15) | (12) | (1) | 447 | 157 | 141 | 27 | 6,5 | |||||
47 | H.50 – Transports par eau | 61 | - | 58 | 0 | (0) | (0) | (0) | 22 | 38 | - | 1 | 6,0 | |||||
48 | H.51 – Transports aériens | 376 | 0 | 316 | 54 | (30) | (28) | (1) | 107 | 207 | 57 | 5 | 6,9 | |||||
49 | H.52 – Entreposage et services auxiliaires des transports | 441 | 0 | 64 | 0 | (5) | (4) | (0) | 124 | 131 | 127 | 59 | 10,1 | |||||
50 | H.53 – Activités de poste et de courrier | 33 | - | 1 | - | (0) | (0) | - | 32 | - | - | 0 | 2,0 | |||||
51 | I – Hébergement et restauration | 283 | - | 122 | 27 | (19) | (10) | (8) | 130 | 48 | 65 | 39 | 9,6 | |||||
52 | L – Activités immobilières | 12 252 | 29 | 932 | 112 | (80) | (36) | (33) | 4 108 | 1 585 | 3 901 | 2 657 | 12,2 | |||||
53 | Expositions sur des secteurs autres que ceux contribuant fortement au changement climatique* | 8 547 | 104 | 1 572 | 355 | (296) | (157) | (116) | 5 422 | 1 615 | 971 | 539 | 5,9 | |||||
54 | K – Activités financières et d’assurance | 3 201 | 33 | 723 | 35 | (125) | (93) | (23) | 2 159 | 670 | 235 | 136 | 4,6 | |||||
55 | Expositions sur d’autres secteurs [codes NACE J, M à U] | 5 346 | 71 | 849 | 321 | (171) | (64) | (93) | 3 263 | 945 | 735 | 403 | 6,6 | |||||
56 | TOTAL | 35 051 | 573 | 4 176 | 661 | (567) | (321) | (195) | 14 647 | 5 014 | 6 319 | 7 638 | 8,8 | |||||
* Conformément au règlement (UE) 2020/1818 de la Commission complétant le règlement (UE) 2016/1011 par des normes minimales pour les indices de référence « transition climatique » de l’Union et les indices de référence « Accord de Paris » de l’Union – règlement sur les indices de référence en matière de climat – considérant 6 : les secteurs énumérés à l’annexe I, sections A à H et section L, du règlement (CE) n° 1893/2006. | ||||||||||||||||||
Ce tableau a pour objectif d’évaluer l’exposition des portefeuilles financements immobiliers de La Banque Postale au regard du risque de transition. L’analyse repose ici sur les étiquettes de performances énergétiques et la consommation énergétique de chaque bien.
Pour ce tableau, le périmètre considéré est celui de l’ensemble des crédits et financements immobiliers octroyés par La Banque Postale auprès des clients particuliers ou entreprises. Afin de refléter la spécificité du marché du crédit immobilier en France et pour garantir une cohérence de traitement avec ce qui a été réalisé pour le reporting relatif à la taxonomie verte européenne, il a été décidé d’aller au-delà de l’exigence de l’ABE dans ce reporting et de considérer les financements immobiliers quel qu’en soit le type de garantie (y compris ceux garanties par Crédit Logement). Cela représente un total d’environ 84 milliards d'euros pour La Banque Postale.
Les étiquettes de performance énergétiques ont été obtenues via deux sources de données différentes :
Il est à noter que toutes les données de DPE rapprochées, estimées ou réelles, correspondent à la version de DPE Logement en vigueur avant le 1er juillet 2021. Des travaux seront menés pour faire évoluer cette analyse sur la nouvelle méthodologie.
Au 31 décembre 2022, les étiquettes DPE ont été :
Les consommations énergétiques des bâtiments exprimées en kWh/an ont toutes été estimées à partir des étiquettes collectées ou estimées.
a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | m | n | o | p | ||
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Secteur de la contrepartie | Valeur comptable brute totale (en millions d’euros) | ||||||||||||||||
Niveau d’efficacité énergétique (performance énergétique en kWh/m2 des sûretés) | Niveau d’efficacité énergétique (label du certificat de performance énergétique des sûretés) | Sans le label du certificat de performance énergétique des sûretés | |||||||||||||||
0 ; <= 100 | > 100 ; <= 200 | > 200 ; <= 300 | > 300 ; <= 400 | > 400 ; <= 500 | > 500 | A | B | C | D | E | F | G | Dont niveau d’efficacité énergétique (performance énergétique en kWh/m2 des sûretés) estimés | ||||
1 | Total UE | 84 423 | 4 443 | 33 015 | 17 023 | 3 932 | 101 | 1 262 | 854 | 1 616 | 6 247 | 11 289 | 6 298 | 1 837 | 850 | 55 431 | 53% |
2 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux | 7 037 | 214 | 1 549 | 657 | 189 | - | 205 | - | - | - | - | - | - | - | 7 037 | 40% |
3 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels | 77 386 | 4 228 | 31 465 | 16 366 | 3 743 | 101 | 1 056 | 854 | 1 616 | 6 247 | 11 289 | 6 298 | 1 837 | 850 | 48 395 | 55% |
4 | Dont sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
5 | Dont niveau d’efficacité énergétique (performance énergétique en kWh/m2 des sûretés) estimé | 84 423 | 4 443 | 33 015 | 17 023 | 3 932 | 101 | 1 262 | 32 192 | - | |||||||
6 | Total non-UE | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
7 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
8 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
9 | Dont sûretés obtenues par saisie : biens immobiliers résidentiels et commerciaux | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
10 | Dont niveau d’efficacité énergétique (performance énergétique en kWh/m2 des sûretés) estimé | - | - | - | - | - | - | - | - | - | |||||||
La Banque Postale est devenue membre fondateur de la Net Zero Banking Alliance (NZBA) en avril 2021 et a déjà calculé des trajectoires de décarbonation sur plusieurs secteurs identifiés comme prioritaires (immobilier, transport, énergie).
A date, les méthodologies de calculs ne permettent pas de compléter le reporting conformément aux exigences de l’ABE, notamment en ce qui concerne la temporalité de ces trajectoires. Des travaux seront menés pour être en capacité de le produire selon l’agenda réglementaire requis (30 juin 2024). Toutefois, ces trajectoires sont présentées de manière détaillée dans le chapitre 2 du présent document.
L’objectif de ce reporting est d’identifier l’exposition de La Banque Postale envers les 20 entreprises les plus intensives en carbone à l’échelle mondiale. Ce reporting couvre le périmètre des entreprises non-financières financées par La Banque Postale. On y retrouve les prêts et avances, les instruments de dettes et capitaux propres. Au total, le périmètre couvert représente un total d’environ 35 milliards d'euros.
Il n’existe à ce jour aucune liste commune ou de référence permettant l’identification de ces entreprises. La liste retenue pour l’exercice au 31 décembre 2022 par La Banque Postale est celle proposée par le Climate Accountability Institute(17).
Sur la base de cette liste, une entreprise est identifiée dans le portefeuille La Banque Postale, pour un montant total de 65 millions d'euros, soit 0,2 % des actifs couverts par l’analyse. 96 % de ce montant correspond à des activités qualifiées de « durables sur le plan environnemental » (financement dédiés à la transition énergétique et projets de type énergies renouvelables). La définition de "durable" proposée dans le cadre de ce reporting a vocation à s’aligner à celle de la taxonomie verte européenne dès que cette analyse sera aboutie au niveau de La Banque Postale.
(En millions d'euros)
a | b | c | d | e | |
|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute (agrégée) | Valeur comptable brute de l’exposition sur les contreparties par rapport à la valeur comptable brute totale (agrégée)* | Dont durable sur le plan environnemental (CCM)** | Échéance moyenne pondérée | Nombre d’entreprises faisant partie des 20 plus grandes entreprises polluantes incluses | |
1 | 65 | 0,2 % | 63 | 9,8 | 1 |
* Pour les contreparties figurant parmi les 20 entreprises qui émettent le plus de carbone dans le monde ** Financement dédiés à la transition énergétique et projets de type énergies renouvelables | |||||
Dans le cadre du Pilier 3 ESG pour l’évaluation du risque physique, l’analyse porte sur le portefeuille Entreprises de La Banque Postale ainsi que sur les portefeuilles de Crédits Immobiliers (résidentiel et commercial).
Compte tenu des recommandations du GIEC sur les risques physiques s’appliquant aux infrastructures(18), les catégories de risques physiques considérées dans ce reporting sont les suivantes :
Evènements extrêmes | Risques physiques chroniques |
|---|---|
Inondations | Hausse du niveau des mers et océans |
Feux de forêts | Stress hydrique |
Cyclones / Ouragans | Sécheresse |
La Banque Postale s’est appuyée sur des données externes pour l’évaluation du risque physique :
Au 31 décembre 2022, La Banque Postale est soumise au risque physique à hauteur de :
a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | m | n | o | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Valeur comptable brute (en millions d’euros) | |||||||||||||||
dont expositions sensibles aux effets d’événements physiques liés au changement climatique | |||||||||||||||
Ventilation par tranche d’échéance | dont expositions sensibles aux effets d’événements liés au changement climatique chroniques | dont expositions sensibles aux effets d’événements liés au changement climatique aigus | dont expositions sensibles aux effets d’événements liés au changement climatique tant chroniques qu’aigus | dont expositions de stade 2 | dont expositions non performantes | Dépréciations cumulées, variations négatives cumulées de la juste valeur dues au risque de crédit et provisions | |||||||||
<= 5 ans | > 5 ans <= 10 ans | > 10 ans <= 20 ans | > 20 ans | Échéance moyenne pondérée | dont expositions de stade 2 | dont expositions non performantes | |||||||||
1 | A – Agriculture, sylviculture et pêche | 24 | 0 | - | - | - | 1,7 | 0 | 0 | 0 | - | - | - | - | - |
2 | B – Industrie extractive | 13 | 0 | - | - | - | 4,2 | 0 | - | - | - | - | (0) | - | - |
3 | C – Industrie manufacturière | 1 354 | 87 | 55 | 3 | - | 4,9 | 145 | 0 | 0 | 4 | 2 | (1) | (0) | (1) |
4 | D – Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné | 1 937 | 256 | 52 | 46 | - | 4,7 | 354 | 3 | 3 | 33 | - | (8) | (8) | - |
5 | E – Production et distribution d’eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution | 260 | 17 | 16 | - | - | 4,7 | 33 | - | - | - | - | (0) | - | - |
6 | F – Services de bâtiments et travaux publics | 1 480 | 1 | - | - | - | 1,0 | 1 | - | - | - | - | (0) | - | - |
7 | G – Commerce de gros et de détail ; réparation d’automobiles et de motocycles | 1 915 | 55 | 14 | - | - | 4,0 | 63 | 23 | 17 | 14 | 1 | (1) | (0) | (0) |
8 | H – Transports et entreposage | 1 683 | 110 | 86 | 66 | - | 6,9 | 260 | 3 | - | 139 | 1 | (19) | (19) | (0) |
9 | L – Activités immobilières | 12 252 | 1 | - | - | - | 2,0 | 1 | - | - | 1 | - | (0) | (0) | - |
10 | Prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels | 77 386 | 2 169 | 2 949 | 11 109 | 5 608 | 15,3 | 16 219 | 6 901 | 1 285 | 4 868 | 186 | (108) | (43) | (58) |
11 | Prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux | 7 037 | 160 | 169 | 288 | - | 9,1 | 527 | 96 | 5 | 128 | 23 | (12) | (2) | (9) |
12 | Sûretés saisies | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
L’article 8 du règlement relatif à la taxonomie verte européenne (règlement (UE) 2020/852 du 18 juin 2020) prévoit la publication d’indicateurs sur les informations relatives à la contribution des investissements sous-jacents aux produits financiers à l’un ou plusieurs des six objectifs environnementaux : (i) atténuation du changement climatique, (ii) adaptation au changement climatique, (iii) utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines, (iv) transition vers une économie circulaire, (v) prévention et réduction de la pollution, (vi) protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
Le règlement délégué (UE) 2021/2178 du 06 juillet 2021 précise le périmètre, la nature et le format des informations à publier. Ce dernier prévoit que les entreprises publient pour les arrêtés au 31 décembre 2021 et 31 décembre 2022 la part de leurs activités éligibles et non éligibles à la taxonomie, ainsi que la proportion de certains postes exclus du calcul. À compter du 31 décembre 2023, les entreprises publieront en plus des informations précédentes, la proportion des actifs alignés avec les critères établis par l’acte délégué du 9 décembre 2021 s’agissant des deux premiers objectifs environnementaux. Pour les banques, le principal indicateur sur le niveau d’alignement des actifs est le ratio d’actifs verts.
Le groupe La Banque Postale suit ce calendrier pour ses activités identifiées comme éligibles à la taxonomie verte européenne et s’appuiera sur l’ensemble des informations communiquées par les contreparties soumises au règlement pour analyser l’alignement des activités financées dans ses portefeuilles. Ainsi, pour calculer les ratios d’alignement à la taxonomie verte européenne, La Banque Postale :
La Banque Postale accompagne ses clients dans une meilleure compréhension et prise en compte de la taxonomie verte européenne à travers des produits dédiés qui s’appuient sur les principes de cette réglementation.
Ainsi au 31 décembre 2022, le groupe La Banque Postale a analysé la part de ses financements et investissements identifiés comme éligibles aux objectifs environnementaux d’adaptation et d’atténuation du changement climatique selon les critères de cette taxonomie européenne. Les résultats de cette analyse, ainsi que l’ensemble des informations qualitatives exigées par l’annexe XI, sont détaillés dans la présente section.
Il est à noter que cette analyse a été réalisée en s’appuyant sur les textes réglementaires connus à date et sur des échanges de place, afin de partager l’interprétation des textes. Cependant, compte tenu des incertitudes demeurant quant à l’interprétation de certains aspects du règlement taxonomie et des estimations qui ont été réalisées pour compenser l'indisponibilité de données réelles pour évaluer le niveau d'éligibilité de certains actifs, les informations publiées par La Banque Postale seront amenées à être précisées dans les prochaines publications.
Les portefeuilles analysés couvrent au numérateur les encours consolidés au bilan du Groupe auprès des entreprises financières et non-financières soumises à la Non Financial Reporting Directive (NFRD), des ménages ainsi que des collectivités locales. À ces encours s’ajoutent au dénominateur les entreprises non soumises à la NFRD (PME/TPE et contreparties hors UE), les dérivés, les prêts interbancaires sur demande, les autres actifs ainsi que la trésorerie et équivalent trésorerie. Sont exclus de ces analyses les expositions aux gouvernements centraux, banques centrales et supranationales ainsi que les expositions du portefeuille de négociation.
Conformément aux recommandations de la Commission européenne, La Banque Postale distingue dans son reporting ce qui relève des publications obligatoires des publications sur base volontaire. Ainsi, seuls les actifs ayant été identifiés comme éligibles sans recours à des estimations sont retenus dans le ratio obligatoire de l’éligibilité. Ceci concerne donc les expositions vis-à-vis des ménages et des entreprises financières et non-financières pour lesquelles un ratio a été publié, ou dont le financement est dédié à un actif ou un projet dont l'activité est éligible.
Néanmoins, dans un objectif de transparence, La Banque Postale a complété les publications obligatoires avec des ratios volontaires intégrant les actifs éligibles déterminés à partir d’estimations.
Les principes suivants ont été appliqués pour l’analyse du caractère éligible des expositions (les nouveautés par rapport à l’exercice au 31 décembre 2021 sont indiquées en italique) :
Nature des contreparties | Principes retenus | Ratio obligatoire | Ratio volontaire |
|---|---|---|---|
Ménages | Les produits suivants sont considérés comme éligibles : crédits immobiliers, prêts à la rénovation ou financements de véhicules à moteur accordés après le 1er janvier 2022. | ✓ | |
Contreparties non financières | Les activités éligibles à la taxonomie sont obtenues en croisant le code NACE des entreprises avec les activités listées dans les critères techniques du règlement taxonomie | ✓ | |
En déterminant si l'activité est éligible dans le cas de financements spécialisés | ✓ | ||
Ou en collectant leur ratio d’éligibilité si ce dernier est disponible. | ✓ | ||
Contreparties financières | Toutes les expositions envers des contreparties financières soumises à NFRD sont considérées partiellement éligibles si on ne dispose d’aucune information ou si un ratio d’éligibilité volontaire a été collecté | ✓ | |
Et si un ratio d’éligibilité obligatoire est disponible. | ✓ |
Sur cette base, la part des expositions à des activités éligibles et non éligibles représentent respectivement 50 % et 2 % des actifs couverts pour le groupe La Banque Postale en vision « obligatoire » et 3 % et 28 % en vision « volontaire » , soit 53 % et 30 % au total.
Méthodologie de calcul du ratio d'alignement taxonomique
Obligatoire | Volontaire | Total | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Indicateurs relatifs aux expositions en pourcentage (critères d’atténuation et d’adaptation au changement climatique) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | |
Part des expositions relatives à des activités éligibles dans le total des actifs couverts | j / d | 33 % | 50 % | 50 % | 18 % | 3 % | 3 % | 52 % | 53 % | 53 % |
Part des expositions relatives à des activités non éligibles dans le total des actifs couverts | i / d | 3 % | 2 % | 2 % | 7 % | 28 % | 28 % | 10 % | 30 % | 30 % |
Part des postes exclus du numérateur (*) | (e+f+g+h) / d | 38 % | 17 % | 17 % | ||||||
(*) Expositions envers les contreparties non soumises à NFRD, dérivés, trésorerie et équivalents de trésorerie, prêts interbancaires sur demande, autres actifs. | ||||||||||
(*) Expositions envers les contreparties non soumises à la NFRD, dérivés, trésorerie et équivalents de trésorerie, prêts interbancaires sur demande et autres actifs. |
|---|
Obligatoire | Volontaire | Total | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Indicateurs relatifs aux expositions en valeur absolue (critères d’atténuation et d’adaptation au changement climatique) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | 2021 | 2022 (CA) | 2022 (CAPEX) | |
Montant des expositions relatives à des activités éligibles dans le total des actifs couverts (M€) | j | 69 951 | 82 062 | 82 490 | 38 372 | 5 602 | 5 602 | 108 323 | 87 664 | 88 092 |
Montant des expositions relatives à des activités non éligibles dans le total des actifs couverts (M€) | i | 6 730 | 3 365 | 3 423 | 15 122 | 46 272 | 45 786 | 21 852 | 49 637 | 49 209 |
Montant des postes exclus du numérateur (M€) | e+f+g+h | 79 068 | 28 172 | 28 172 | ||||||
Le ratio d'éligibilité de La Banque Postale est relativement stable. Deux observations sont à noter :
- Le ratio d'éligibilité sur le périmètre volontaire baisse au profit du ratio d'éligibilité sur le périmètre obligatoire. Ce résultat s'explique par la collecte des ratios d'éligibilité publiés par les contreparties auparavant considérées comme 100 % éligibles sur l'hypothèse de leur activité principale.
- Le montant total d'actifs éligibles baisse en raison de l'adoption d'estimations des ratios d'éligibilités sur base sectorielle pour se rapprocher au maximum des valeurs réelles à venir sur le périmètre volontaire, et de la collecte des ratios d'éligibilités publiés par les contreparties.
Evolution du ratio d'éligibilité taxonomique*
Par ailleurs, les parts des exclusions dans le total actif au 31 décembre 2021 et au 31 décembre 2022 telles que requises par l’acte délégué de l’article 8 sont présentées ci-après :
Indicateurs relatifs aux expositions en pourcentage | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Part des expositions relatives à des gouvernements centraux, banques centrales et supranationales | b / a | 30 % | 42 % |
Part du portefeuille de négociation dans le total des actifs | c / a | 1 % | 4 % |
Part du portefeuille de prêts interbancaires sur demande dans le total des actifs | g / a | 0 % | 0 % |
Part du portefeuille de dérivés (de couverture) dans le total des actifs | e / a | 0 % | 0 % |
Part des encours dans des entreprises qui ne sont pas tenues de publier des informations extra-financières en vertu des articles 19 bis ou 29 bis de la directive 2013/34/UE | f / a | 7 % | 6 % |
Elles correspondent aux montants suivants :
Indicateurs relatifs aux expositions en valeur absolue | 2021 | 2022 | |
|---|---|---|---|
Montant des expositions relatives à des gouvernements centraux, banques centrales et supranationales (M€) | b | 92 243 | 130 597 |
Montant du portefeuille de négociation dans le total des actifs (M€) | c | 2 125 | 11 764 |
Montant du portefeuille de prêts interbancaires sur demande dans le total des actifs (M€) | g | 475 | 389 |
Montant du portefeuille de dérivés de couverture dans le total des actifs (M€) | e | 224 | 1 020 |
Montant des encours dans des entreprises qui ne sont pas tenues de publier des informations extra-financières en vertu des articles 19 bis ou 29 bis de la directive 2013/34/UE (M€) | f | 15 022 | 17 462 |
En outre, La Banque Postale œuvre à l’alignement de sa stratégie avec la taxonomie par des actions de différents niveaux, comme l’adaptation de son offre (alignement du cadre des prêts verts à la taxonomie, mise en place d’un cadre de référence taxonomie), le déploiement de process IT (collecte et adaptation des outils) et le développement des reportings (collecte d’information et transparence).
Conformément aux exigences de l’acte délégué complémentaire sur les critères techniques relatifs au climat de la taxonomie, une analyse de l'exposition de La Banque Postale aux secteurs du gaz et du nucléaire a été réalisée. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant :
Activités liées à l’énergie nucléaire | ||
|---|---|---|
1 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de recherche, de développement, de démonstration et de déploiement d’installations innovantes de production d’électricité à partir de processus nucléaires avec un minimum de déchets issus du cycle du combustible. | Oui |
2 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction et d’exploitation sûre de nouvelles installations nucléaires de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d’hydrogène, y compris leurs mises à niveau de sûreté, utilisant les meilleures technologies disponibles. | Oui |
3 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités d’exploitation sûre d’installations nucléaires existantes de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d’hydrogène, à partir d’énergie nucléaire, y compris leurs mises à niveau de sûreté. | Oui |
Activités liées au gaz fossile | ||
4 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction ou d’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. | Oui |
5 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état et d’exploitation d’installations de production combinée de chaleur/froid et d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. | Oui |
6 | L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état ou d’exploitation d’installations de production de chaleur qui produisent de la chaleur/du froid à partir de combustibles fossiles gazeux. | Oui |
La Banque Postale est exposée aux secteurs du gaz et du nucléaire par le biais de financements non-dédiés à des entreprises de ces secteurs, dont les principales sont engagées auprès de la Science Based Target initiative (SBTi) dans trajectoires de décarbonation.
En complément de ce tableau qualitatif, le règlement délégué 2022/1214 portant sur les activités relatives au nucléaire et au gaz fossile prévoit également la publication d’indicateurs quantitatifs détaillant l’alignement taxonomique des expositions de la banque envers ces activités. En l’absence d’informations détaillées publiées par les contreparties sur ces activités et en cohérence avec la période de transition prévue concernant l’analyse d’alignement taxonomique, la banque publiera ces informations lorsqu’elles seront disponibles.
Les activités d’assurance sont prises en compte dans les indicateurs Groupe au travers des titres mis en équivalence des filiales. En complément, sont présentés ci-dessous les indicateurs spécifiques sur les activités d’assurance tels que prévus par l’acte délégué qui ne sont pas requis dans le cadre de la publication des indicateurs du groupe La Banque Postale :
S’agissant de l’assurance non-vie, ont été considérées comme éligible à la taxonomie les primes émises brutes des lignes d’activité pouvant offrir une couverture d’assurance explicite contre les aléas climatiques. Elles sont relatives aux trois lignes d’activité suivantes, conformément à la position de place retenue par la Fédération Française de l’Assurance : a) assurance incendie et autres dommages aux biens ; b) autre assurance des véhicules à moteur ; c) assurance maritime, aérienne et transport.
2021 | 2022 | |||
|---|---|---|---|---|
Indicateurs relatifs à la souscription pour l’activité d’assurance non-vie (critère d’adaptation au changement climatique) | en milliard d'euros | en % | en milliard d'euros | en % |
Primes émises brutes en assurance non-vie | 2,31 | 100 % | 2,4 | 100 % |
Primes émises brutes éligibles relatives aux lignes d'activité pouvant offrir une couverture d'assurance explicite contre les aléas climatiques | 0,40 | 17 % | 0,44 | 18 % |
Les indicateurs relatifs aux investissements couvrent les objectifs environnementaux d’adaptation au changement climatique et d’atténuation du changement climatique. Ils portent sur le périmètre des portefeuilles en euros et en unités de compte du groupe CNP Assurances. Le reporting règlementaire publié ci-dessous repose sur les principes suivants :
Pour plus d’informations sur ces indicateurs, se référer au reporting DPEF du groupe CNP Assurances.
2021 | 2022 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
en milliard d'euros | % des encours d’investissement | en milliard d'euros | % des encours | |||||
Indicateurs relatifs aux investissements pour CNP seulement (critères d’atténuation et d’adaptation au changement climatique) | Chiffre d'affaires | Dépenses d'investiss- | Chiffre d'affaires | Dépenses d'investis- | Chiffre d'affaires | Dépenses d'investis- | Chiffre d'affaires | Dépenses d'investis- |
Encours d’investissements | 445 | 100 % | 400 | 100 % | ||||
Part des investissements – hors dettes souveraines et produits dérivés – dans des activités économiques éligibles à la taxonomie | 21 | 21 | 5 | 5 | 31 | 37 | 8 | 9 |
Part des investissements – hors dettes souveraines et produits dérivés – dans des activités économiques non-éligibles à la taxonomie | 0 | 0 | 0 | 0 | 54 | 49 | 14 | 12 |
Ce tableau a pour objectif de présenter les actions mises en place par La Banque Postale en réponse au changement climatique, mais ne s’inscrivant pas dans le cadre de la taxonomie verte européenne. Ces actions s’étendent aux portefeuilles d’obligations et de prêts aux personnes morales et physiques ayant un impact sur l’atténuation du risque climatique de transition et physique.
L’analyse de l’alignement taxonomique des actifs de La Banque Postale est en cours, conformément à l’échéance réglementaire prévue au 31 décembre 2023. Ainsi, pour cette année, ce tableau couvre les actifs dont le caractère vert ou durable a été qualifié en interne pour d’autres besoins (Green bond framework, produits verts, reporting réglementaire Banque de France concernant l’emploi de l’épargne réglementée…). On retrouve ainsi en première partie de tableau les obligations vertes acquises auprès de tiers et en deuxième partie les prêts associés à des produits comme les crédits immobiliers Eco-PTZ et les crédits de travaux de rénovation énergétique, le financement de projets d'énergies renouvelables et des crédits automobile verts. Par ailleurs, La Banque Postale a également indiqué dans ce tableau les financements de biens immobiliers respectant la réglementation thermique 2012. Les offres de produits verts ou durables proposées par la banque à ses clients sont décrits dans le chapitre 2 du présent document dédiés aux informations extra-financières.
a | b | c | d | e | f | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Type d’instrument financier | Catégorie de contrepartie | Valeur | Type de risque atténué (risque de transition lié au changement) | Type de risque atténué (risque physique lié au changement climatique) | Informations qualitatives sur la nature des mesures d’atténuation | |
1 | Obligations (par ex. vertes, durables, liées à la durabilité en vertu de normes autres que les normes de l’UE) | Entreprises financières | 105 | oui | - | Obligations vertes et liées à la durabilité |
2 | Entreprises non financières | 25 | oui | - | Obligations vertes | |
3 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux | oui | - | |||
4 | Autres contreparties | 323 | oui | - | Obligations vertes émises par des souverains | |
5 | Prêts (par ex. verts, durables, liées à la durabilité en vertu de normes autres que les normes de l’UE) | Entreprises financières | 45 | oui | - | |
6 | Entreprises non financières | 2 682 | oui | - | Financement d'actifs et de projets ENR, prêts verts | |
7 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers commerciaux | 135 | oui | - | ||
8 | Ménages | 11 380 | oui | - | Crédits auto verts Prêt éco PTZ, crédit immobilier neuf ou construction RT2012 (post 2014) Crédits consommation rénovation vert, travaux transition énergétique | |
9 | Dont prêts garantis par des biens immobiliers résidentiels | 11 120 | oui | - | ||
10 | Dont prêts à la rénovation de bâtiments | 193 | oui | - | ||
11 | Autres contreparties | 4 | oui | - | ||
Au titre de la maîtrise des risques juridiques, la Direction juridique groupe a un double rôle. D’une part, fournir une prestation de conseil aux Directions de La Banque Postale leur permettant de mesurer les risques juridiques inhérents à leur activité et d’autre part, assurer la défense des intérêts du groupe La Banque Postale.
La maîtrise des risques juridiques est étendue au sein du groupe La Banque Postale, par l’organisation d’une filière juridique au niveau du Groupe. En 2020, le périmètre du groupe La Banque Postale et de la filière juridique groupe a été étendu à la filiale CNP Assurances à la suite de la prise de contrôle, en date du 4 mars 2020. À travers le rattachement fonctionnel des responsables juridiques des filiales au Directeur juridique du groupe La Banque Postale, la filière juridique permet d’assurer une information et un pilotage consolidés des risques juridiques significatifs susceptibles d’impacter les filiales.
Par ailleurs, la Direction juridique groupe contribue aux travaux de différents comités de La Banque Postale :
Au titre de l'année 2022, les décisions et actions principales en matière de risque juridique sont les suivantes :
Il n’existe pas d’autre procédure administrative, judiciaire ou d’arbitrage, y compris toute procédure dont la Société ait connaissance, qui soit en suspens ou dont elle est menacée, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des 12 derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Société et/ou du Groupe. Concernant la filiale CNP Assurances, ses risques juridiques sont présentés dans son Document d’enregistrement universel 2022.
Les risques fiscaux de La Banque Postale sont sous la responsabilité de la Direction fiscale, rattachée à la Direction financière du Groupe. Cette direction assure la gestion fiscale de La Banque Postale et, de manière centralisée, le conseil fiscal pour l’ensemble des différents métiers de La Banque Postale ainsi que des filiales du Groupe. Elle assiste ces différents interlocuteurs dans la prévention et le contrôle des risques fiscaux.
La Direction fiscale participe et émet un avis dans le cadre de différents comités internes à savoir, notamment :
Au 31/12/2022, au niveau du groupe La Banque Postale, il n’existe pas de faits marquants révélant un risque fiscal significatif.
Le risque de non-conformité est défini par l’arrêté du 3 novembre 2014 comme « le risque de sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière significative ou d’atteinte à la réputation, qui naît du non-respect de dispositions propres aux activités bancaires et financières, qu’elles soient de nature législative ou réglementaire, nationales ou européennes directement applicables, ou qu’il s’agisse de normes professionnelles et déontologiques, ou d’instructions des dirigeants effectifs prises notamment en application des orientations de l’organe de surveillance ».
La Direction de la conformité groupe est responsable des dispositifs de maîtrise des risques de non-conformité permettant de répondre aux exigences de la réglementation. À ce titre, elle définit et met en œuvre les dispositifs, le pilotage et l’anticipation de ces risques, communique des conseils de conformité sur les thématiques de déontologie, de la lutte contre la corruption, de sécurité financière (lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme – LCB-FT, respect des mesures de gel des avoirs et des sanctions internationales), de lutte contre la fraude, de protection de la clientèle et de conformité des services d’investissement. Elle pilote également les programmes de KYC et de formations réglementaires.
Ce dispositif est régulé par l’ACPR sur la partie activités bancaires et d’assurance, par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur la partie services d’investissement et par l’Agence française anticorruption (AFA) en matière de lutte contre la corruption.
Le dispositif de gestion du risque de non-conformité repose également sur le principe de responsabilité des métiers sur l’identification, la mesure, la couverture et la surveillance de leurs risques de non-conformité. Il s’appuie sur des responsables de conformité métiers (BFI, Banque de détail, Fonctions Sièges, Filiales).
Par ailleurs, la Direction de la conformité groupe participe à la maîtrise du risque de comportement, introduit en 2017 dans la Politique de maîtrise des risques, et défini comme le risque actuel ou potentiel de pertes résultant de la prestation inappropriée de services financiers, y compris les cas de mauvaise conduite volontaire ou négligente.
Un dispositif de surveillance, fondé sur des indicateurs qualitatifs et quantitatifs alimenté à plusieurs sources, a été mis en place. Il agrège les notations financières et extra-financières, les réclamations, l’étude des contentieux, des études clients et réseaux sociaux, l’analyse des fraudes, les sanctions et est complété d’un éclairage externe avec les problèmes rencontrés par les pairs.
Enfin, ce risque est considéré comme faisant partie intégrante de la famille des risques opérationnels, et à ce titre, s’inscrit dans ce cadre de gestion.
La Direction de la conformité groupe exerce sa mission au travers de :
Pour ce faire, la Direction de la conformité du groupe La Banque Postale s’est organisée autour de directions Conformité métiers (BFI, Banque de détail, Fonctions siège, Filiales). Ces directions sont confortées par des directions Conformité thématiques (sécurité financière, services financiers, services bancaires, anticorruption/déontologie, fraude). L’ensemble est placé sous l’autorité hiérarchique du directeur Conformité Groupe.
Le Directeur de la conformité groupe, en charge de l’animation de cette filière est rattaché, depuis novembre 2021, à la Directrice générale adjointe en charge des risques, de la conformité et de la supervision du conglomérat.
Afin de maîtriser au mieux le risque de non-conformité, la Direction de la conformité groupe a choisi de s’organiser autour de 3 axes :
Enfin, la Direction de la conformité groupe pilote également les deux programmes suivants :
À fin 2022, la filière conformité groupe compte 401 collaborateurs (y compris CNP Assurances).
Pour identifier et maîtriser le risque de non-conformité, la Direction de la conformité groupe s’est enfin organisée autour de 7 piliers :
Le risque de corruption est identifié au sein des risques opérationnels et fait l’objet d’une cartographie spécifique depuis l’entrée en application de la Loi Sapin 2 en 2017. À partir de situations de risque de corruption pré-identifiées par la Direction de la conformité groupe et la Direction des Risques Opérationnels, les directions du Siège et les filiales précisent, complètent et documentent les risques liés à leurs activités et les dispositifs de maîtrise associés. L’ensemble des risques validés par chaque entité est réuni chaque année dans une cartographie de niveau national, soumise à l’examen de la Direction de la conformité groupe. La cartographie des risques de corruption et de trafic d’influence groupe La Banque Postale vise à identifier les principales zones de risque (risques bruts), les dispositifs de maîtrise existants et permet donc d’identifier et de coter les risques résiduels. Lorsque cela est pertinent, des actions nationales sont mises en place.
Les principaux risques identifiés font l’objet de travaux récurrents d’approfondissement.
Le Comité lutte anticorruption examine la conformité du dispositif aux règles de la loi Sapin 2. Il veille au suivi et à la bonne mise en œuvre des plans d’actions issus des exigences en matière de lutte anticorruption et de lutte contre les conflits d’intérêts, rappelées par le Président du Directoire de La Banque Postale dans sa lettre aux membres du Comité exécutif du 18 janvier 2021. Il veille également au suivi des plans d’action issus des recommandations des audits internes ou externes (Inspection générale de La Banque Postale, Caisse des dépôts, La Poste, etc.).
Ce comité est présidé par le Directeur anticorruption et déontologue du groupe. Il réunit les référents anticorruptions désignés dans les métiers et directions de La Banque Postale, ainsi que dans les filiales. En 2022, il est prévu une fréquence quadrimestrielle de réunion du Comité Lutte anticorruption.
Les travaux du comité sont régulièrement suivis par l’instance dirigeante. Pour ce faire, un état d’avancement des principaux plans d’actions est présenté périodiquement aux instances (Conseil de surveillance et Directoire).
Au cours de l’année 2022, le corpus normatif de La Banque Postale sur ce sujet a été renforcé par la publication et la diffusion au sein du Groupe de la Politique d’évaluation des Tiers.
Par ailleurs, des sessions de formation et de sensibilisation ont été déployées auprès des collaborateurs concernés. Deux sessions de formation en e-learning relatifs à la Déontologie et à la lutte contre la corruption ont également été mis en place : l’un visant l’ensemble des collaborateurs de La Banque Postale et l’autre les collaborateurs les plus exposés aux risques de corruption.
Le Code de conduite, incluant le Code de conduite anticorruption, regroupe et détaille l’ensemble des principes et règles applicables en la matière, et encadre l’ensemble des collaborateurs de La Banque Postale et des personnels de La Poste agissant en son nom et pour son compte. Le Code de conduite a été mis à jour en 2021 et diffusé à l’ensemble des collaborateurs. Par ailleurs, La version publique du Code de Conduite a été publiée sur le site internet institutionnel de La Banque Postale. Le Code de conduite de La Banque Postale constitue un référentiel clé pour guider les actions et décisions dans le respect des règles de probité. Les filiales de La Banque Postale s’appuient, entre autres, sur ce Code pour déployer leur propre corpus documentaire.
Les risques liés à la Déontologie sont cartographiés par les Directions métiers et les filiales selon le même principe que les risques de corruption, à partir des 4 thèmes identifiés par la Direction de la conformité groupe. L’ensemble des risques validés par chaque entité est réuni dans la cartographie de La Banque Postale. Lorsque cela est pertinent, des actions nationales sont mises en place.
La gouvernance de la Déontologie est organisée autour du Comité déontologie et lutte anticorruption qui regroupe le Réseau La Poste, les Services Financiers, les Directions de La Banque Postale et les filiales. Ce comité traite des sujets déontologiques et lutte anticorruption d’actualité et des chantiers divers.
Le dispositif de prévention et de gestion des conflits d’intérêts, repris dans le Code de conduite, permet d’identifier les situations susceptibles de donner lieu à un conflit d’intérêts vis-à-vis des clients, de l’employeur et des tiers. Il prévoit les règles de prévention applicables aux personnes qui agissent au nom ou pour le compte de La Banque Postale.
Lorsque le conflit d’intérêts concerne un ou plusieurs clients, et que les mesures prises ne suffisent pas à garantir que le risque de porter atteinte aux intérêts des clients sera évité, La Banque Postale informe clairement le ou les clients de la nature et de l’origine de ces conflits d’intérêts.
Les conflits d’intérêts avérés ou potentiels concernant des collaborateurs sont signalés au Déontologue qui en tient le registre et les conseille sur la marche à suivre. Les conflits d’intérêts pouvant porter atteinte à l’image ou à la réputation de La Banque Postale sont examinés avec le Directoire. Le collaborateur concerné est tenu d’observer strictement la décision qui lui est notifiée.
Une nouvelle politique de prévention et de gestion des conflits d’intérêts, applicable à l’ensemble des collaborateurs ainsi qu’aux instances dirigeantes, a été validée fin 2020 et déployée dès janvier 2021.
Cette politique a été déclinée en plusieurs procédures visant différents domaines d’activités : les services d’investissement, la distribution d’assurance et la banque. Ces procédures ont pour objet de définir les situations et sources potentielles des conflits d’intérêts, présenter les rôles et responsabilité des Métiers et de la Conformité en matière de détection et gestion de ces conflits et le processus de traitement de ces conflits. Une procédure dédiée à la prévention et à la gestion des conflits d’intérêts des membres du Conseil de surveillance est en cours de rédaction.
Par ailleurs, ont été élaborées deux cartographies qui visent à identifier :
Ces Risks Assesments sont intégrés dans celui du risque de non-conformité.
Enfin un registre des conflits d’intérêts, commun à la Conformité et au Déontologue permettant :
L’outil Approval Manager, déployé en avril 2022, permet également de générer le reporting des conflits d’intérêts pour le Directoire et le Conseil de surveillance, a minima une fois par an.
Le dispositif de maîtrise des risques liés au non-respect des règles de déontologie s’articule autour de processus majeurs :
La Direction de la Sécurité Financière définit le dispositif Groupe de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et de mise en œuvre des obligations de gel des avoirs et des sanctions internationales. Elle pilote le dispositif de traitement des alertes Sanctions financières et LCB-FT avec une démarche d’optimisation et d’anticipation en ayant recours au big data et à l’intelligence artificielle. Elle est répartie en 3 départements : Risques et Normes, LCB-FT et Sanctions financières.
Ce département a notamment la responsabilité de la classification et de la cartographie des risques LCB-FT ainsi que de la rédaction des politiques et procédures LCB-FT Groupe, et de la validation de leurs déclinaisons par les métiers et filiales.
Ce département réunit les collaborateurs en charge des analyses des opérations faisant l’objet d’un doute en matière de LCB-FT, de la rédaction et transmission des déclarations de soupçon à Tracfin, des réponses aux droits de communication et aux appels à vigilance, de l’accompagnement des métiers dans la mise en œuvre du dispositif LCB-FT, de l’évolution des scenarii et des outils contribuant à la maîtrise du risque LCB-FT.
Ce département pilote de manière opérationnelle la mise en œuvre des obligations relatives aux Sanctions financières et à la détection des « Personnes Politiquement Exposées » (PPE).
Compte tenu du risque présenté par cette typologie de clientèle et conformément à la réglementation, La Banque Postale a mis en place un dispositif dédié pour l’entrée en relation d’affaires avec les Personnes Politiquement Exposées (PPE) et le suivi des relations avec ces dernières. Ainsi, un dispositif est mis en place afin de détecter les PPE en amont de la finalisation de l’entrée en relation d’affaires ainsi que celles qui le deviendraient en cours de relation. Ceci permet de mener des diligences complémentaires afin que l’entrée en relation d’affaires (ou le maintien de celle-ci) puisse être validée par le Directeur de la conformité groupe, sur délégation du Directoire. Ces clients font ensuite l’objet d’une vigilance accrue.
La Banque Postale a dédié une entité au sein de la Direction de la conformité du groupe La Banque Postale, la Direction lutte contre la fraude (DLCF), pour porter la responsabilité du pilotage et de la surveillance opérationnelle du Dispositif de Maîtrise des risques de fraude s’appliquant à toutes les directions et filiales du groupe La Banque Postale.
Pour animer le dispositif de maîtrise des risques de Fraude, la DLCF opère sur un large périmètre s’adressant aux personnes physiques comme aux personnes morales et s’appuie sur un réseau de Correspondants Fraude implantés dans les métiers, les différents canaux de distribution (Réseau, Centres Financiers) ainsi que dans les filiales.
Les principales Missions de la Direction lutte contre la fraude, exercées au travers des 5 départements (Cellule Lutte antifraude personnes physiques ; Cellule Lutte antifraude personnes morales ; Animation et Pilotage PGF ; Prévention & Formation ; Études et outils) sont :
La Direction de la conformité des Services Bancaires (DCSB) définit les normes du groupe La Banque Postale, contribue à l’identification, à la maîtrise et à la surveillance des risques de non-conformité en matière de protection de la clientèle, s’agissant des activités bancaires et assurantielles. À ce titre, elle est responsable des trois missions principales suivantes : la gouvernance des produits bancaires et assurantiels, l’examen des supports commerciaux et l’exploitation des réclamations émises par les clients.
En application de l’article 35 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié par l’arrêté du 25 février 2021, mais aussi de MIF 2, DDA et des orientations de l’EBA sur la gouvernance et la surveillance des produits bancaires, les produits nouveaux ou les produits ayant été affectés par des transformations significatives conçus et/ou distribués par La Banque Postale font l’objet d’un avis du Comité d’examen des produits.
Le Comité d’examen des produits traite :
Le comité de surveillance des produits a été mis en place en 2021, il analyse ex post la bonne commercialisation des produits au marché cible défini lors du processus d’approbation des produits.
Dans le cadre de la maîtrise du risque de réputation, La Banque Postale reste très vigilante à la qualité de sa communication vis-à-vis de sa clientèle. La DCSB, en coordination avec la Direction juridique, assure une revue des supports commerciaux, publicitaires. Au-delà de la vérification du respect des règles législatives et réglementaires, le Département s’assure de la cohérence du message véhiculé à travers les supports publicitaires avec les valeurs affichées de La Banque Postale.
Par ailleurs, La Direction Conformité Services Bancaires accompagne les différents métiers dans les projets ayant un impact au titre de la protection de la clientèle et dans la mise en œuvre opérationnelle des textes et recommandations émanant des autorités de tutelle.
L’analyse des réclamations est également un axe important du dispositif de maîtrise des risques de non-conformité et de réputation. La DCSB traite ainsi toutes les réclamations de la clientèle transmises par l’ACPR et travaille en relation étroite avec la Direction de l’Expérience Client, qui coordonne la gestion de l’ensemble des réclamations clientèle de La Banque Postale.
Celle-ci mène également chaque année des travaux de fonds, avec les Directions métiers, ayant pour objectifs l’amélioration et la correction des dysfonctionnements qui ont pu engendrer des réclamations clients.
Ces démarches s’inscrivent dans le respect de la recommandation ACPR en matière d’exploitation des réclamations.
Dans ce cadre, le Groupe Contrôle Conformité et Réclamations (GCCR), sous le pilotage de la Direction de la conformité, suit spécifiquement les réclamations transmises par l’ACPR, le Médiateur de La Banque Postale et celui de l’AMF et plus largement à l’ensemble des réclamations clients.
La Direction de la conformité des services d’investissement (DCSI) est composée de RCSI. Ces derniers sont les garants du respect par La Banque Postale des obligations réglementaires décrites par le Code monétaire et financier, le règlement général de l’AMF et les règlements associés (MIF 2, MAR/MAD, etc.). Leurs principales missions sont de :
Contrairement aux autres directions, du fait de ses missions, la Direction de conformité des services d’investissement dispose d’une équipe dédiée aux contrôles de second niveau et s’appuie sur la Direction du contrôle permanent s’agissant du Réseau La Poste, des centres d’affaires et de « LBP Chez Soi ».
Le début d’année 2022 a été marquée par :
Cette direction est en charge des projets et des outils de la Direction de la conformité groupe. Afin de renforcer la maîtrise du risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, cette direction poursuit le développement de l’outil interne ComplIAnce 2.0 adossé au Big Data et recourant à l’intelligence artificielle.
La Banque Postale a estimé que, dans un contexte de renforcement des exigences des régulateurs en matière de contrôle de la conformité, les processus liés aux formations réglementaires devaient gagner en fluidité et en fiabilité.
Aussi La Banque Postale dispose d’un Programme Formations Réglementaires, mené par un Process Owner issu de la Direction de la conformité groupe, réunissant les acteurs de l’École de la banque et du réseau (EBR), de la Direction des ressources humaines (DRH) et des différents métiers.
Par ailleurs, au-delà du suivi formel des formations réglementaires, dans la formation générale des collaborateurs de sa Ligne Conseil Bancaire, La Banque Postale veille, au-delà de l’aspect commercial, à leur fournir une bonne connaissance des fondamentaux des règles de conformité (notamment s’agissant de la connaissance client, de la primauté de l’intérêt du client, de la formalisation de la relation et de la traçabilité des conseils).
La Direction juridique réalise la veille réglementaire du groupe La Banque Postale contribuant à la culture du risque de La Banque Postale en sensibilisant ses collaborateurs et dirigeants aux évolutions réglementaires et en permettant leurs mises en œuvre et prises en compte dans la cartographie des risques. Ce dispositif de veille s’exerce au bénéfice de La Banque Postale SA, de ses filiales consolidées et de sa succursale monégasque. L’activité de veille couvre les lois, les réglementations, les normes de droit souple, de droit international, européennes et françaises dans l’ensemble des domaines concernant l’activité du groupe La Banque Postale.
Le dispositif de veille réglementaire s’articule en 4 étapes qui sont :
En raison des activités très diverses du groupe La Banque Postale, le dispositif s’articule autour de « comités de veille réglementaire métiers » bimestriels (à l’exception du comité de veille numérique qui est trimestriel) :
Les informations liées à la politique de rémunération sont spécifiquement présentées dans le chapitre 3; du présent document - section 3.2 « Rémunérations ».
Conformément au Règlement (UE) n° 2019/876 dit « CRR2 », certaines informations quantitatives liées à la politique de rémunération sont également illustrées dans les tableaux ci-dessous. Ces donnéesne comprennent pas les rémunérations variables attribuées en 2023 au titre de l'exercice 2022, indisponibles en date de publication du présent document.
a | b | c | d | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
(en euros) | Conseil de surveillance | Directoire | Autres membres de la Direction générale | Autres membres du personnel identifiés | ||
1 | Rémunération fixe | Nombre de membres du personnel identifiés | 15 | 4 | 42 | 136 |
2 | Rémunération fixe totale | 379 093 | 1 880 521 | 9 568 813 | 17 438 958 | |
3 | Dont : en numéraire | 0 | 0 | 0 | 0 | |
4 | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-4a | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | 0 | 0 | 0 | |
5 | Dont : autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | |
6 | Sans objet | |||||
7 | Dont : autres formes | 0 | 0 | 0 | 0 | |
9 | Rémunération variable | Nombre de membres du personnel identifiés | 15 | 4 | 42 | 136 |
10 | Rémunération variable totale | ND | ND | ND | ND | |
11 | Dont : en numéraire | ND | ND | ND | ND | |
12 | Dont : différée | ND | ND | ND | ND | |
EU-13a | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-14a | Dont : différée | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-13b | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-14b | Dont : différée | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-14x | Dont : autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | |
EU-14y | Dont : différée | 0 | 0 | 0 | 0 | |
15 | Dont : autres formes | 0 | 0 | 0 | 0 | |
16 | Dont : différée | 0 | 0 | 0 | 0 | |
17 | Rémunération totale | ND | ND | ND | ND | |
a | b | c | d | ||
|---|---|---|---|---|---|
(en euros) | Conseil de surveillance | Directoire | Autres membres de la Direction générale | Autres membres du personnel identifiés | |
Rémunérations variables garanties octroyées | |||||
1 | Nombre de membres du personnel identifiés | 0 | 0 | 3 | 5 |
2 | Montant total | 0 | 0 | 316 000 | 323 666 |
3 | Dont rémunérations variables garanties octroyées qui ont été versées au cours de l’exercice et qui ne sont pas prises en compte dans le plafonnement des primes | 0 | 0 | 316 000 | 323 666 |
Indemnités de départ octroyées au cours des périodes antérieures qui ont été versées au cours de l’exercice | |||||
4 | Nombre de membres du personnel identifiés | 0 | 0 | 0 | 0 |
5 | Montant total | 0 | 0 | 0 | 0 |
Indemnités de départ octroyées au cours de l’exercice | |||||
6 | Nombre de membres du personnel identifiés | 0 | 0 | 3 | 2 |
7 | Montant total | 0 | 0 | 1 575 075 | 274 350 |
8 | Dont : Versées au cours de l’exercice | 0 | 0 | 1 575 075 | 274 350 |
9 | Dont : Différées | 0 | 0 | 0 | 0 |
11 | Dont : Indemnités de départ versées au cours de l’exercice qui ne sont pas prises en compte dans le plafonnement des primes | 0 | 0 | 1 575 075 | 274 350 |
12 | Dont : Indemnités les plus élevées octroyées à une seule personne | 0 | 0 | 632 065 | 151 000 |
Rémunérations différées et retenues | a | b | c | d | e | f | EU-g | EU-h | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
(en euros) | Montant total de la rémunération différée attribuée au titre des périodes de performance des années précéentes | Dont montant à acquérir au cours de l’exercice 2022 | Dont montant à acquérir cours des années suivantes | Monatnt de l'ajustement de performance effectué au cours de l'exercice sur la rémunération différée à acquérir au cours de l'exercice 2022 | Montant de l'ajustement de performance effectué au cours de l'exercice sur la rémunération différée à acquérir au cours des années suivantes | Montant total de l’ajustement au cours de l’exercice dû aux ajustements implicites ex post (i.e. dûs aux changements de prix des instruments) | Montant total des rémunérations différées attribuées avant l’exercice effectivement versées au cours de l’exercice | Total du montant de la rémuné-ration différée attribuée pour les périodes de performance précédente qui a été acquise mais est soumise à des périodes de rétention | |
1 | Conseil de surveillance | 0 | |||||||
2 | Dont : en numéraire | 0 | 0 | ||||||
3 | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | |||||||
4 | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | |||||||
5 | Dont : autres instruments | 0 | |||||||
6 | Dont : autres formes | 0 | |||||||
7 | Directoire | 0 | |||||||
8 | Dont : en numéraire | 41 650 | 0 | 41 650 | |||||
9 | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | |||||||
10 | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | |||||||
11 | Dont : autres instruments | 0 | |||||||
12 | Dont : autres formes | 0 | |||||||
13 | Autres membres de la Direction générale | 0 | |||||||
14 | Dont : en numéraire | 1 028 858 | 105 600 | 923 258 | 105 600 | ||||
15 | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | |||||||
16 | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | |||||||
17 | Dont : autres instruments | 0 | |||||||
18 | Dont : autres formes | 0 | |||||||
19 | Autres membres du personnel identifiés | 0 | |||||||
20 | Dont : en numéraire | 377 248 | 0 | 377 248 | |||||
21 | Dont : actions ou droits de propriété équivalents | 0 | |||||||
22 | Dont : instruments liés à des actions ou instruments non numéraires équivalents | 0 | |||||||
23 | Dont : autres instruments | 0 | |||||||
24 | Dont : autres formes | 0 | |||||||
25 | Montant total | 1 447 756 | 105 600 | 1 342 156 | 0 | 0 | 0 | 105 600 | 0 |
a | ||
(en unités ; euros) | Nombre de membres du personnel recensés qui ont été rémunérés à hauteur d’un million d’euros ou plus par exercice financier* | |
1 | de 1 000 000 à moins de 1 500 000 | 0 |
2 | de 1 500 000 à moins de 2 000 000 | 0 |
3 | de 2 000 000 à moins de 2 500 000 | 0 |
4 | de 2 500 000 à moins de 3 000 000 | 0 |
5 | de 3 000 000 à moins de 3 500 000 | 0 |
6 | de 3 500 000 à moins de 4 000 000 | 0 |
7 | de 4 000 000 à moins de 4 500 000 | 0 |
8 | de 4 500 000 à moins de 5 000 000 | 0 |
9 | de 5 000 000 à moins de 6 000 000 | 0 |
10 | de 6 000 000 à moins de 7 000 000 | 0 |
11 | de 7 000 000 à moins 8 000 000 | 0 |
* Identifiés comme à hauts revenus conformément à l’article 450, point i), du CRR.
a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Organe de direction | Domaines d’activité | ||||||||||||
(en euros) | Conseil de sur- | Directoire | Total | Banque d’inves- | Banque de détail | Gestion d’actifs | Fonctions trans- | Fonctions de contrôle interne indé- | Autres | Total | |||
1 | Nombre total de membres du personnel identifiés | 15 | 4 | 19 | 37 | 62 | 2 | 24 | 51 | 2 | 197 | ||
2 | Dont : membres de l’organe de direction | 15 | 4 | 19 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 19 | ||
3 | Dont : autres membres de la Direction générale | 0 | 0 | 0 | 7 | 13 | 1 | 12 | 7 | 2 | 42 | ||
4 | Dont : autres membres du personnel identifiés | 0 | 0 | 0 | 30 | 49 | 1 | 12 | 44 | 0 | 136 | ||
5 | Rémunération totale des membres du personnel identifiés | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ||
6 | Dont : rémunération variable | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ND | ||
7 | Dont : rémunération fixe | 379 093 | 1 880 521 | 2 259 614 | 5 948 551 | 8 786 107 | 611 481 | 4 563 232 | 6 576 463 | 521 938 | 29 267 385 | ||
Article CRR | Thème | Chapitre 6– Facteurs de risques | Section |
|---|---|---|---|
431 | Exigences et politiques en matière de publication d’informations | Responsabilité du Document d'enregistrement universel | 8.2 |
435 | Objectifs et politiques de gestion des risques | Dispositif de gestion des risques | 6.3 |
436 | Champ d’application | Champ d’application | 6.2.2 |
437 | Fonds propres | Fonds propres prudentiels | 6.2.4.2 |
438 | Exigences de fonds propres | Cadre réglementaire | 6.2.1 |
439 | Exposition au risque de crédit et de contrepartie | Exposition au risque de crédit | 6.4.3 |
440 | Coussins de fonds propres | Cadre réglementaire | 6.2.1 |
441 | Indicateurs d’importance systémique mondiale | Les indicateurs d’importance systémique mondiale | 6.2.9 |
442 | Ajustements pour risque de crédit | Répartition des expositions en défaut | 6.4.3.2 |
443 | Actifs non grevés | Actifs grevés/non grevés | 6.5.1.4 |
444 | Recours aux OEEC | Recours aux organismes d’évaluation externe de crédit (OEEC) | 6.4.8 |
445 | Exposition au risque de marché | Les risques de marché | 6.5.2 |
446 | Risque opérationnel | Risques opérationnels | 6.6 |
447 | Exposition sur actions du portefeuille hors négociation | Exposition aux actions du portefeuille hors négociation | 6.5.3 |
448 | Expositions au risque de taux d’intérêt pour des positions du portefeuille hors négociation | Risque de taux du portefeuille bancaire | 6.5.1.2 |
449 | Exposition aux positions de titrisation | Titrisation | 6.4.10 |
450 | Politique de rémunération | 6.10 | |
451 | Levier | Ratio de levier | 6.2.6 |
452 | Utilisation de l’approche NI pour le risque de crédit | N/A | N/A |
453 | Utilisation des techniques d’atténuation du risque de crédit | Technique d’atténuation du risque de crédit | 6.4.7 |
454 | Utilisation des approches par mesure avancée pour le risque opérationnel | N/A | N/A |
455 | Utilisation de modèles internes pour risque de marché | N/A | N/A |
449 bis | Risques extra-financiers | Risques Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance | 6.8 |
Les statuts de La Banque Postale peuvent être consultés sur le site internet www.labanquepostale.com. Ils sont à jour à la date du dépôt du présent document.
La Société a été constituée sous la forme de société anonyme à conseil d'administration et immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris.
Elle a été transformée en société anonyme à directoire et conseil de surveillance par décision de l'assemblée générale mixte des actionnaires en date du 12 décembre 2005.
La Société est régie par les lois et règlements en vigueur et notamment les dispositions qui lui sont applicables :
La raison d’être de la Société est la suivante :
« Parce qu’elle est née avec une vocation citoyenne, La Banque Postale est convaincue qu’il n’y a pas de création de valeur durable sans partage, pas de dynamisme économique sans vitalité des territoires, pas de développement pérenne sans respect des limites planétaires.
En proposant des services performants et accessibles, notre mission est de permettre à chacun de s’accomplir et de contribuer, par ses choix d’investissement et d’épargne, d’assurance et de consommation, à construire une société plus attentive à la planète et à tous ceux qui l’habitent. Banquier et assureur engagé, nous voulons œuvrer à cette transition juste, avec tous nos clients et tous nos collaborateurs. »
Les objectifs sociaux et environnementaux que la Société se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité, au sens du 2° de l’article L. 210-10 du Code de commerce, sont les suivants :
La Société a pour dénomination sociale « La Banque Postale ».
Dans tous les actes et documents émanant de la Société et destinés aux tiers, notamment les lettres, factures, annonces et publications diverses, la dénomination sociale doit toujours être suivie immédiatement et lisiblement des mots écrits en toutes lettres « société anonyme à directoire et conseil de surveillance », de l'énonciation du montant du capital social, du lieu et du numéro d'immatriculation de la Société au registre du commerce et des sociétés.
Le siège social est fixé 115, rue de Sèvres – 75275 Paris Cedex 06.
Il peut être transféré en tout autre endroit du territoire français par simple décision du conseil de surveillance qui sera soumise à la ratification de la prochaine assemblée générale ordinaire.
Dans ce cas, le conseil de surveillance est également autorisé à modifier les statuts en conséquence.
La durée de la Société est de 99 ans à compter de la date de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, sauf en cas de dissolution, ou de prorogation décidée par l'assemblée générale extraordinaire.
Le capital social est fixé à la somme de six milliards cinq cent quatre-vingt-cinq millions trois cent cinquante mille deux cent dix-huit (6.585.350.218) euros.
Il est divisé en quatre-vingts millions trois cent neuf mille cent quarante-neuf (80.309.149) actions de 82 euros de valeur nominale chacune, d'une seule catégorie, libérées intégralement.
Conformément aux dispositions de l'article 16-II-1 de la loi n°2005-516 du 20 mai 2005, relative à la régulation des activités postales, La Poste détient la majorité du capital de la société.
Le capital social pourra être augmenté, réduit ou amorti conformément aux lois et règlements en vigueur.
Les actions sont libérées dans les conditions prévues par les lois et les règlements en vigueur.
Les sommes restant à verser sur les actions à libérer en espèces sont appelées par le directoire. Les souscripteurs et actionnaires pourront toutefois, s'ils le désirent, effectuer le versement total ou partiel desdites sommes par anticipation.
Les appels de fonds sont portés à la connaissance des souscripteurs et actionnaires par tous moyens, quinze jours au moins avant la date fixée pour chaque versement.
L'actionnaire qui n'effectue pas, à leur échéance, les versements exigibles sur les actions dont il est titulaire, est de plein droit redevable à la Société d'un intérêt de retard au taux légal.
Outre le droit de vote, chaque action donne droit, dans la propriété de l'actif social, dans le partage des bénéfices et dans le boni de liquidation, à une quotité proportionnelle au nombre des actions existantes.
Chaque fois qu'il est nécessaire de posséder plusieurs actions pour exercer un droit quelconque, les titres isolés ou en nombre inférieur à celui requis, ne donnent aucun droit à leurs propriétaires contre la Société, les actionnaires ayant à faire, dans ce cas, leur affaire personnelle du groupement du nombre d'actions nécessaires.
Les actions sont nominatives.
Elles donnent lieu à une inscription en comptes individuels dans les conditions et selon les modalités prévues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur.
La propriété des actions résulte de leur inscription en compte individuel au nom du ou des titulaires sur les registres tenus à cet effet au Siège social de la Société.
Les transferts des actions s’opèrent par virement de compte à compte.
Sauf en cas de :
dans lesquels la cession est libre,
la cession d'action à un tiers non actionnaire, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit, est soumise, outre au respect de l’arrêté du 4 décembre 2017 relatif à l’agrément, aux modifications de situation et au retrait d’agrément des établissements de crédit et aux dispositions éventuellement applicables aux entreprises du secteur public, à l'agrément du conseil de surveillance, conformément aux dispositions de l'article L.228-24 du Code de commerce, dans les conditions suivantes :
Les actions de numéraire et les actions représentatives d'apports en nature ne sont négociables qu'après l'immatriculation de la Société au registre du commerce et des sociétés et dès la réalisation d'une opération d'augmentation de capital.
La Société est dirigée par un directoire qui exerce ses fonctions sous le contrôle d'un conseil de surveillance.
Le directoire est composé de deux membres au moins et de cinq membres au plus, nommés par le conseil de surveillance.
Les membres du directoire sont obligatoirement des personnes physiques qui peuvent être choisies en dehors des actionnaires de la Société, même parmi le personnel salarié de la Société. Les membres du directoire doivent remplir les conditions d'honorabilité, de connaissance, de compétence et d'expérience nécessaires à l’exercice de leurs fonctions exigées par la réglementation applicable aux sociétés exerçant les activités décrites à l'article 2 des présents statuts.
Si un membre du conseil de surveillance est nommé au directoire, son mandat au conseil de surveillance prend fin dès son entrée en fonction.
En cas de vacance d’un siège, le conseil de surveillance doit le pourvoir, dans un délai de deux mois. Le remplaçant est nommé pour le temps qui reste à courir jusqu’au renouvellement du directoire.
A défaut, tout intéressé peut demander au Président du Tribunal de Commerce, statuant en référé, de procéder à cette nomination à titre provisoire.
Les membres du directoire sont nommés pour une durée de cinq ans par le conseil de surveillance, expirant lors de la première réunion du conseil de surveillance tenue après le cinquième anniversaire de cette nomination. A l'expiration du délai de cinq ans, le directoire est entièrement renouvelé.
Les membres du directoire sont rééligibles.
Tout membre du directoire peut être révoqué par le conseil de surveillance ou par l'assemblée générale. Au cas où l'intéressé aurait conclu avec la Société un contrat de travail, la révocation de ses fonctions de membre du directoire n'a pas pour effet de mettre fin à ce contrat.
Aucune personne physique ayant atteint l’âge de 65 ans ne peut être nommée membre du directoire, ou renouvelée dans ces fonctions.
Lorsqu’un membre du directoire atteint l’âge de 65 ans, il est réputé démissionnaire d'office à compter de la date de la prochaine réunion du conseil de surveillance, lequel pourvoit à son remplacement.
Le conseil de surveillance confère à l’un des membres du directoire la qualité de président.
Le président exerce ses fonctions pendant la durée de son mandat de membre du directoire.
Le président représente la Société dans ses rapports avec les tiers.
Le conseil de surveillance peut révoquer, à la majorité des voix des membres présents ou représentés, à tout moment, le président du directoire de ses fonctions de président.
Le conseil de surveillance peut attribuer le même pouvoir de représentation à un ou plusieurs membres du directoire, qui portent alors le titre de directeur général.
Le conseil de surveillance peut révoquer le ou les directeurs généraux de leurs fonctions de directeurs généraux.
Le conseil de surveillance peut retirer aux directeurs généraux leurs pouvoirs de représentation à l'égard des tiers dans les mêmes conditions.
La fonction de dirigeant effectif prévue à l’article L.511-13 du Code monétaire et financier est exercée par tous les membres du directoire. Ceux-ci assument les missions mises à la charge des dirigeants effectifs par la règlementation bancaire et doivent respecter les conditions d'honorabilité, de connaissance, de compétence et d'expérience énoncées à l'article L.511-51 du code précité.
Vis-à-vis des tiers, tous actes engageant la Société sont valablement accomplis par le président du directoire ou tout membre ayant reçu du conseil de surveillance le titre de directeur général.
Le président du directoire, et, le cas échéant, le ou les directeurs généraux sont autorisés à substituer partiellement dans leurs pouvoirs tous mandataires spéciaux qu’ils aviseront. Ils pourront notamment déléguer tout pouvoir à l’effet de représenter et d’engager la Société dans ses rapports avec les tiers quels qu’ils soient, à un membre du directoire dans ses domaines de compétences, tels qu’ils résulteraient de la répartition des fonctions visée en 13.5.
Avec l’autorisation du conseil de surveillance, les membres du directoire peuvent répartir entre eux les tâches de la direction. Cette répartition de pouvoirs ne peut cependant pas empêcher les dirigeants effectifs, au sens de la réglementation bancaire, d'assurer leurs missions et obligations définies par le Code monétaire et financier. Elle ne peut non plus avoir pour effet de retirer au directoire le caractère d’organe assurant collégialement la direction. Les dirigeants effectifs devront assurer la direction effective de l’activité de la Société. Ils présenteront également au conseil de surveillance la répartition de leurs pouvoirs respectifs. Les actes pris individuellement par chaque membre du directoire dans sa sphère de compétence seront réputés avoir été accomplis collégialement et engageront le directoire tout entier.
Toutefois, le directoire peut décider que tout acte engageant la Société au-delà d’un montant qu’il déterminera périodiquement devra être autorisé préalablement par lui-même sous peine d’engager la responsabilité de son auteur vis-à-vis de la Société et des actionnaires.
Les membres du directoire assurent collégialement la direction de la Société.
Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société. Il les exerce dans la limite de l’objet social et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi et par les présents statuts au conseil de surveillance et aux assemblées d’actionnaires. Il détermine les orientations de l'activité de la société et veille à leur mise en œuvre, conformément à son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Il prend également en considération, s'il y a lieu, la raison d'être de la Société définie en application de l'article 1835 du code civil.
Dans les rapports avec les tiers, la Société est engagée même par les actes du directoire qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.
Sont soumises à l’autorisation préalable du conseil de surveillance les opérations et décisions suivantes de la Société :
A la demande du Membre CDC mentionné à l’article 19.1.1, le sens des votes que la Société ou ses filiales qu’elle consolide par intégration globale envisagent d’exercer dans les assemblées générales de CNP Assurances est soumis pour autorisation préalable au conseil de surveillance, dans les conditions prévues par son règlement intérieur.
Une fois par trimestre, au moins, le directoire présente un rapport au conseil de surveillance sur la marche de la Société.
Dans les trois mois de la clôture de chaque exercice, le directoire arrête et présente au conseil de surveillance, aux fins de vérification et de contrôle, les comptes annuels et, le cas échéant, les comptes consolidés et le rapport de gestion y afférent. Il propose l'affectation des résultats de l'exercice écoulé.
Le directoire convoque les assemblées générales des actionnaires, fixe leur ordre du jour et exécute leurs décisions.
Le directoire se réunit aussi souvent que l'intérêt de la Société l'exige sur convocation de son président, de son directeur général s’il existe, ou de la moitié au moins de ses membres, soit au siège social, soit en tout autre endroit indiqué dans la convocation.
L'ordre du jour est fixé par l’auteur de la convocation au plus tard la veille de la date de réunion prévue. Toutefois, en cas d’urgence, l’ordre du jour peut n'être fixé qu'au moment de la réunion.
La convocation est faite par tous moyens.
Les commissaires aux comptes sont convoqués aux séances du directoire au cours desquelles sont examinés ou arrêtés les comptes annuels ou intermédiaires.
Un membre du directoire peut se faire représenter par un autre membre.
Le président, ou en son absence, un membre présent désigné par le directoire, qui prendra pour le temps de la séance le titre de président, préside les séances.
Pour la validité des délibérations, la présence effective de la moitié au moins des membres est nécessaire, ou des deux membres si le directoire est composé de deux membres uniquement. Pour le calcul du quorum et de la majorité, sont réputés présents, sauf pour l’arrêté des comptes annuels et consolidés et du rapport de gestion, les membres qui participent à la réunion du directoire par des moyens de visioconférence répondant à des caractéristiques techniques qui garantissent une participation effective à la réunion du directoire dont les délibérations doivent être retransmises de façon continue.
En cas de partage des voix, la voix du président est prépondérante.
Les délibérations du directoire, quel qu’en soit leur mode, sont constatées par des procès-verbaux établis sur un registre spécial ou sur des feuilles mobiles numérotées. Ces feuilles ou registre sont tenus au siège de la Société. Ils sont signés par le président et tous les membres présents du directoire et sont transmis à tous les membres du directoire.
Les copies ou extraits des procès-verbaux des délibérations sont valablement certifiés par le président du directoire, un des membres du directoire ou un chargé de pouvoir habilité à cet effet par le directoire.
Le directoire arrête, le cas échéant, un règlement intérieur précisant les modalités de son fonctionnement.
Le conseil de surveillance fixe le mode et le montant de la rémunération de chacun des membres du directoire conformément aux dispositions légales et règlementaires en vigueur.
Les membres du directoire doivent se conformer aux règles de cumul de mandats telles qu'elles sont définies par les règles législatives et réglementaires en vigueur, notamment par les dispositions du Code de commerce et du Code monétaire et financier.
Toute personne physique qui, lorsqu’elle accède à un nouveau mandat, se trouve en infraction avec les dispositions ci-dessus, doit, dans les trois mois de sa nomination, se démettre de l’un de ses mandats.
Sans préjudice de la responsabilité particulière pouvant découler de l’admission au redressement judiciaire de la Société, les membres du directoire sont responsables, individuellement ou solidairement selon les cas, envers la Société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés anonymes, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion.
19.1.1 – Le Conseil de surveillance est composé de trois membres au moins et de dix-huit membres au plus, en ce compris, un tiers de membres représentant les salariés et le cas échéant un représentant désigné par l’État conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, ainsi qu’un membre du Conseil d’administration de La Poste nommé sur proposition de la Caisse des dépôts et consignations par l’Assemblée générale (le « Membre CDC »).
Les membres du Conseil de surveillance doivent remplir les conditions de capacité, compétence et honorabilité exigées par la réglementation applicable aux sociétés exerçant les activités décrites à l’article 2 des présents statuts.
Les membres du Conseil de surveillance autres que ceux représentant les salariés sont nommés parmi les personnes physiques ou morales, par l’Assemblée générale ordinaire.
L’Assemblée générale peut révoquer à tout moment les membres du Conseil de surveillance qu’elle a nommés.
19.1.2 – Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés sont élus dans les conditions prévues par les dispositions des articles 7 à 9 de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de La Poste et à France Télécom).
Tout représentant des salariés peut être révoqué, pour faute grave dans l’exercice de son mandat de membre du Conseil de surveillance, par jugement du Président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond à la demande de la majorité des membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance doivent se conformer aux règles de cumul de mandats telles qu’elles sont définies par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment les dispositions du Code de commerce et du Code monétaire et financier.
Toute personne physique qui, lorsqu’elle accède à un nouveau mandat, se trouve en infraction avec les dispositions ci-dessus, doit, dans les trois mois de sa nomination, se démettre de l’un de ses mandats.
Conformément aux dispositions légales, le nombre des membres du Conseil de surveillance liés à la Société par un contrat de travail ne peut dépasser le tiers des membres en fonction. Les membres du Conseil de surveillance représentant les salariés ne sont pas comptés pour la détermination de ce nombre.
L’accomplissement du mandat de membre du Conseil de surveillance ne doit pas être incompatible avec l’exercice éventuel par l’intéressé de certaines fonctions publiques ou professionnelles.
Aucun membre du Conseil de surveillance ne peut faire partie du Directoire. Si un membre du Conseil de surveillance est nommé au Directoire, son mandat au conseil prend fin dès son entrée en fonction.
Par ailleurs, nul ne peut être nommé membre du Conseil de surveillance – ou le demeurer – s’il se trouve sous l’effet d’une condamnation quelconque entraînant l’interdiction de gérer ou d’administrer toute entreprise ou société.
Une personne morale peut être nommée membre du Conseil de surveillance. Lors de sa nomination, la personne morale est tenue de désigner un représentant permanent.
Les représentants permanents sont soumis aux mêmes règles que les membres personnes physiques, notamment en ce qui concerne les interdictions et déchéances, la limite d’âge.
Lorsque la personne morale révoque le mandat de son représentant permanent, elle est tenue de pourvoir en même temps à son remplacement. Il en est de même en cas de décès ou de démission du représentant permanent. La personne morale est tenue de notifier sans délai à la Société par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, cette révocation, ce décès ou cette démission ainsi que l’identité du successeur.
Le mandat de membre du Conseil de surveillance d’un représentant des salariés est incompatible avec toute autre fonction élective ou désignative de représentation des intérêts du personnel à l’intérieur de la Société ou de ses filiales, notamment avec les fonctions de délégué syndical, de représentant syndical, de membre titulaire ou suppléant du comité social et économique. Le ou les mandats susvisés et la protection y afférente prennent fin à la date d’acquisition du nouveau mandat.
Le mandat de membre du Conseil de surveillance d’un représentant des salariés est également incompatible avec l’exercice des fonctions de permanent syndical. En cas d’élection au Conseil de surveillance d’un salarié exerçant des fonctions de permanent syndical auprès de La Poste, de la Société ou de ses filiales, il est mis fin à de telles fonctions et l’intéressé réintègre son emploi.
Les membres du Conseil de surveillance représentants des salariés disposent d’un crédit minimum de quinze heures par mois, pour l’exercice de leur mandat. La durée des séances du Conseil de surveillance n’est pas imputable sur ce crédit, ni le temps passé pour leur formation à la gestion des entreprises.
Le mandat des représentants des salariés prend fin de plein droit lorsqu’ils ne remplissent plus les conditions d’éligibilité énoncées à l’article 15 de la loi n° 83-675 du 26 juillet 1983 modifiée relative à la démocratisation du secteur public.
Les membres du Conseil de surveillance ne sont pas tenus de détenir un nombre minimum d’actions de la Société.
Les membres du conseil de surveillance sont nommés pour une durée de cinq ans.
Le mandat de membre du conseil de surveillance prend fin à l'issue de la réunion de l'assemblée générale ordinaire des actionnaires statuant sur les comptes de l'exercice écoulé et tenue dans l'année au cours de laquelle expire le mandat de ce membre.
Les mandats des membres du conseil de surveillance sont renouvelables.
Nulle personne physique ou représentant d’une personne morale, ayant dépassé l’âge de 70 ans, ne peut être nommée ou élue membre du conseil de surveillance ou renouvelée dans cette fonction. En outre, le nombre des membres du conseil de surveillance ayant atteint l'âge de soixante-dix ans ne peut être supérieur au tiers des membres du conseil de surveillance en fonction.
Si, du fait qu’un membre du conseil de surveillance en fonction vient à dépasser l’âge de 70 ans, la proportion du tiers est dépassée, le membre du conseil de surveillance le plus âgé est réputé démissionnaire d’office.
En cas de vacance par décès ou par démission d’un ou de plusieurs sièges de membres nommés par l'assemblée générale, le conseil de surveillance peut procéder à des nominations à titre provisoire. Leur nomination devra être ratifiée lors de la prochaine assemblée générale.
A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis par le conseil de surveillance, ou par ce membre pendant sa gestion, n'en resteraient pas moins valables.
Lorsqu'un siège est laissé vacant par un représentant des salariés, le candidat venant sur sa liste immédiatement après le dernier candidat élu, sous réserve, conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables, de l’éventuel impact des ratures exprimées, est appelé à le remplacer. Si la liste concernée ne suffit plus à pallier les vacances, les sièges non pourvus demeurent vacants jusqu’à l’élection suivante. Toutefois, si le nombre des vacances dépasse la moitié des sièges des représentants des salariés, une élection partielle est organisée, sauf dans les six derniers mois du mandat.
Le remplaçant n'exerce son mandat que pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur.
Si le nombre des membres du conseil de surveillance devient inférieur au minimum légal, le directoire doit convoquer immédiatement l’assemblée générale ordinaire en vue de compléter l’effectif du conseil.
Le Conseil de surveillance élit parmi ses membres personnes physiques un Président et un vice-Président. Le Président ou, le cas échéant, en l’absence du Président, le vice-Président, est chargé de convoquer le Conseil de surveillance et d’en diriger les débats. Le Président et, le cas échéant, le vice-Président exercent leurs fonctions pendant la durée de leur mandat de membre du Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance détermine, le cas échéant, leur rémunération.
Le Conseil de surveillance peut nommer un secrétaire qui peut être choisi en dehors des membres.
Le Conseil de surveillance se réunit, au Siège social ou en tout autre lieu indiqué dans l’avis de convocation, aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige et au moins une fois par trimestre pour l’examen du rapport du Directoire.
Le Conseil de surveillance examine toute question inscrite à l’ordre du jour par le Président ou le conseil statuant à la majorité simple.
L’ordre du jour peut n’être fixé qu’au moment de la réunion.
Le Conseil de surveillance est convoqué par le Président par tout moyen.
En cas d’absence du Président du Conseil de surveillance, le vice-Président peut convoquer le Conseil de surveillance par tout moyen.
La représentation du comité social et économique de la Société aux réunions du Conseil de surveillance a lieu conformément aux dispositions de l’article L. 2312-74 du Code du travail.
En outre, dans le cas prévu au cinquième alinéa de l’article 14 des présents statuts, le Président doit convoquer le Conseil de surveillance à la demande du Membre CDC.
Un membre du Conseil de surveillance peut donner, par lettre, courrier électronique ou fax, mandat à un autre membre du Conseil de surveillance de le représenter à une séance du Conseil de surveillance.
Chaque membre du Conseil de surveillance ne peut disposer au cours d’une même séance que d’un seul pouvoir.
Dans les conditions et sous les réserves prévues par la loi, les délibérations du Conseil de surveillance peuvent être prises, sauf pour la vérification et le contrôle des comptes annuels et consolidés, par voie de visioconférence ou en utilisant tous moyens de télécommunication ou de télétransmission permettant l’identification des membres dans les conditions fixées par la législation en vigueur.
Il est tenu un registre de présence qui est signé par les membres du Conseil de surveillance participant à la réunion. La présence effective de la moitié au moins des membres du Conseil de surveillance est nécessaire pour la validité des délibérations. Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les membres du Conseil de surveillance qui participent à la réunion du Conseil de surveillance par visioconférence, ou par tous moyens de télécommunication ou de télétransmission visés à l’alinéa précédent. Il sera fait mention dans le procès-verbal, des membres du Conseil de surveillance ayant participé à la réunion dudit conseil par visioconférence ou par tout autre moyen de télécommunication ou de télétransmission. Le registre de présence peut être tenu sous forme électronique dans les conditions légales et réglementaires.
Sous réserve de l’alinéa suivant, les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés, chaque membre présent ou représenté disposant d’une voix. La voix du Président de séance est prépondérante en cas de partage.
L’autorisation mentionnée au cinquième alinéa de l’article 14 est délivrée à la majorité des membres présents ou représentés incluant la voix du Membre CDC.
Les délibérations du Conseil de surveillance sont constatées par des procès-verbaux établis sur un registre spécial ou sur des feuilles mobiles numérotées. Ces feuilles ou registre sont tenus au Siège de la Société. Ils sont signés par le Président de séance et un des membres présents du Conseil de surveillance. En cas d’empêchement du Président de séance, ils sont signés par deux membres du Conseil de surveillance. Ils sont mis à la disposition de tous les membres du Conseil de surveillance. Ce registre spécial peut être tenu et les procès-verbaux établis sous forme électronique dans les conditions légales et réglementaires.
Conformément à l’article L. 225-82 du Code de commerce, le Conseil de surveillance peut prendre les décisions relevant de ses attributions propres prévues au second alinéa de l’article L. 225-65 et à l’article L. 225-78 par consultation écrite des membres du Conseil de surveillance.
Le Président du Conseil de surveillance doit adresser à ou mettre à disposition de chaque membre du Conseil de surveillance, le texte des délibérations proposées ainsi que les documents nécessaires à l’information des membres du Conseil de surveillance.
Les membres du Conseil de surveillance disposent d’un délai de 10 jours à compter de la réception ou de la mise à disposition des projets de délibérations pour émettre leur vote par écrit, sauf délai plus court demandé par le Président du conseil en cas d’urgence. Le vote est formulé pour chaque délibération par les mots « oui » ou « non » ou « abstention ». La réponse des membres du Conseil de surveillance doit être adressée à la Société à l’attention du Président du conseil et/ou du secrétaire du conseil.
Tout membre du Conseil de surveillance n’ayant pas répondu dans le délai mentionné à l’alinéa précédent est considéré comme s’étant abstenu. De même, en cas de défaut de vote sur une des délibérations proposées ou dans l’hypothèse où le sens du vote sur une des délibérations proposées n’a pas été clairement indiqué, le membre du Conseil de surveillance est considéré comme s’étant abstenu pour le vote de la délibération concernée.
Dans le délai de réponse, chaque membre du Conseil de surveillance peut demander toute explication complémentaire au Président.
Les conditions de majorité fixées pour les décisions prises conformément à l’article 24-1 des présents statuts s’appliquent à l’identique aux consultations écrites.
La consultation est mentionnée dans un procès-verbal, établi et signé par le Président. Ce procès-verbal indique les modalités de la consultation, les noms et prénoms des membres du Conseil de surveillance ayant participé au vote, les documents et informations soumis aux membres du Conseil de surveillance, le texte des délibérations mises aux voix et le résultat des votes. Un tableau récapitulant le sens des votes par délibération de chaque membre du Conseil de surveillance est annexé à ce procès-verbal. Ce procès-verbal sera soumis à l’approbation du Conseil de surveillance lors de l’une de ses séances suivantes.
Le Conseil de surveillance exerce le contrôle permanent de la gestion de la Société par le Directoire, et donne à ce dernier les autorisations préalables à la conclusion des opérations que celui-ci ne peut accomplir sans son autorisation conformément à l’article 14 des présents statuts.
Le Conseil de surveillance délibère préalablement aux décisions du Directoire, sur les grandes orientations stratégiques, économiques, financières ou technologiques de l’activité de l’entreprise, notamment, le cas échéant, le contrat de plan ou d’entreprise.
Le Conseil de surveillance assume les missions mises à la charge de l’organe de surveillance par l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d’investissement soumises au contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
En outre, le Conseil de surveillance autorise la cession d’actions de la Société à un tiers conformément aux dispositions de l’article 10 des présents statuts.
À toute époque de l’année, il opère les vérifications et les contrôles qu’il juge opportuns et peut se faire communiquer les documents qu’il estime nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Il autorise les conventions, conformément aux dispositions de l’article L. 225-86 du Code de commerce.
Il présente à l’Assemblée générale ordinaire annuelle ses observations sur le rapport du Directoire, ainsi que sur les comptes de l’exercice.
Il décide le déplacement du Siège social sur le territoire français sous réserve de ratification de cette décision par la prochaine Assemblée générale ordinaire.
Le Conseil de surveillance peut conférer à un ou plusieurs de ses membres tous mandats spéciaux pour un ou plusieurs objets déterminés.
Le Conseil de surveillance arrête un règlement intérieur précisant les modalités de son fonctionnement et celles des comités spécialisés qu’il aura créés.
Le Conseil de surveillance nomme et peut révoquer les membres du Directoire.
Le Conseil de surveillance propose à l’assemblée la nomination ou le renouvellement des Commissaires aux comptes.
L’Assemblée générale peut allouer aux membres du Conseil de surveillance, en rémunération de leur activité, une somme fixe annuelle, dont le montant est porté aux charges d’exploitation.
Le Conseil de surveillance répartit entre ses membres les rémunérations allouées conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
La rémunération du Président et du vice-Président est déterminée par le Conseil de surveillance, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Il peut être alloué par le Conseil de surveillance des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats spéciaux confiés à des membres de ce conseil. Ces rémunérations exceptionnelles sont soumises aux dispositions de l’article L. 225-86 du Code de commerce.
Les frais des membres du Conseil de surveillance exposés pour l’exercice de leur mandat sont remboursés par la Société sur justificatifs.
Le mandat des membres du Conseil de surveillance représentant les salariés est gratuit, sans préjudice du remboursement des frais mentionnés à l’alinéa précédent.
Les membres du Conseil de surveillance sont responsables des fautes personnelles commises dans l’exécution de leur mandat. Ils n’encourent aucune responsabilité en raison des actes de gestion et de leur résultat.
Ils peuvent être déclarés civilement responsables des délits commis par les membres du Directoire si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas révélés à l’Assemblée générale.
Les membres du Conseil de surveillance représentant des salariés, élus dans le cadre de l’ordonnance 2014-948 du 20 août 2014 (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de La Poste et à France Télécom modifié par la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019), ne peuvent en aucun cas être déclarés solidairement responsables avec les membres du Conseil de surveillance représentant les actionnaires. Leur responsabilité est appréciée en tenant compte de la gratuité de leur mandat.
Le Conseil de surveillance peut décider de la création, en son sein, de comités chargés de l’assister et dont il fixe la composition, les attributions, et la rémunération éventuelle des membres, qui exercent leur activité sous sa responsabilité. Le Président de chaque comité est nommé par le Conseil de surveillance.
Le Conseil de surveillance constitue notamment les comités prévus par les dispositions du Code de commerce et du Code monétaire et financier.
Le Conseil de surveillance peut procéder à la nomination d’un ou plusieurs censeurs qui ont pour mission d’assister le Conseil de surveillance dans l’exercice de sa mission de contrôle, et qui participent aux réunions du Conseil de surveillance sans voix délibérative.
Chaque censeur est nommé pour une période d’une année, renouvelable sans limitation.
Les censeurs peuvent ne pas avoir la qualité d’actionnaire et leur activité au bénéfice de la Société peut donner lieu à rémunération fixée par le Conseil de surveillance.
Les assemblées générales sont convoquées dans les conditions fixées par la loi, par le Directoire, ou, le cas échéant, par le Conseil de surveillance, les Commissaires aux comptes, ou un mandataire désigné par le Président du Tribunal de Commerce statuant en référé à la demande d’un ou plusieurs actionnaires représentant 5 % au moins du capital.
Les réunions ont lieu au Siège social ou dans un autre lieu en France, précisé dans l’avis de convocation.
L’Assemblée générale se réunit au moins une fois par an avant le 31 mai pour procéder à l’approbation des comptes annuels.
La convocation est adressée aux actionnaires quinze jours au moins avant la date de l’assemblée par lettre simple, lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou par courrier électronique conformément à l’article R. 225-63 du Code de commerce.
Lorsqu’une assemblée n’a pu régulièrement délibérer, faute de quorum requis, la deuxième assemblée et, le cas échéant, la deuxième assemblée prorogée, sont convoquées dans les mêmes formes que la première et l’avis de convocation rappelle la date de la première et reproduit son ordre du jour. La convocation est adressée dix jours au moins avant l’assemblée sur deuxième convocation.
Tout actionnaire peut participer personnellement ou par mandataire, aux assemblées sur justification de son identité et de la propriété de ses actions, sous la forme d’une inscription nominative à son nom dans les comptes de la société, deux jours au moins avant la réunion. Le Directoire peut supprimer ou abréger ce délai, mais uniquement au profit de tous les actionnaires.
Tout actionnaire peut également voter à distance selon les modalités légales et réglementaires.
Seront réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les actionnaires qui participent à l’assemblée par visioconférence ou par tout autre moyen permettant leur identification, dont la nature et les conditions sont déterminées par décret en Conseil d’État.
Un actionnaire ne peut se faire représenter que par son conjoint, le partenaire avec lequel il a conclu un pacte civil de solidarité ou par un autre actionnaire.
Les personnes morales actionnaires participent aux assemblées par leurs représentants légaux ou par toute personne désignée à cet effet par ces derniers.
Les assemblées sont présidées par le Président du Conseil de surveillance ou, en son absence, par le vice-Président spécialement délégué à cet effet par le Conseil de surveillance. À défaut, l’Assemblée générale désigne elle-même son Président.
En cas de convocation par un Commissaire aux comptes ou un mandataire nommé en justice, l’Assemblée générale est présidée par l’auteur de la convocation.
Le bureau ainsi constitué désigne un secrétaire qui peut être pris en dehors des membres de l’Assemblée générale.
Les fonctions de scrutateurs sont remplies par les deux membres de l’Assemblée générale présents et acceptant leur fonction qui disposent, tant pour eux-mêmes que comme mandataires, du plus grand nombre de voix.
Les délibérations des assemblées générales sont constatées par des procès-verbaux signés par les membres du bureau et établis sur un registre spécial conformément à la loi. Les copies et extraits de ces procès-verbaux sont valablement certifiés dans les conditions fixées par la loi. Le registre peut être tenu sous forme électronique dans les conditions légales et réglementaires.
Les assemblées générales ordinaires et extraordinaires statuant dans les conditions de quorum et de majorité prescrites par les dispositions qui les régissent respectivement, exercent les pouvoirs qui leur sont attribués par la loi.
Chaque exercice social a une durée de douze mois, qui commence le 1er janvier et finit le 31 décembre de chaque année.
Si un bénéfice distribuable tel que défini par la loi résulte des comptes de l’exercice, tels qu’ils sont approuvés par l’Assemblée générale, celle-ci peut décider de l’inscrire à un ou plusieurs postes de réserves dont elle règle l’affectation ou l’emploi, de le reporter à nouveau ou de le distribuer.
Après avoir constaté l’existence de réserves dont elle a la disposition, l’Assemblée générale peut décider la distribution de sommes prélevées sur ces réserves. Dans ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués.
Toutefois, les dividendes sont prélevés par priorité sur le bénéfice distribuable de l’exercice.
L’Assemblée générale a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution ou des acomptes sur dividende, une option entre le paiement du dividende ou des acomptes sur dividende en numéraire ou en actions.
Les modalités de mise en paiement des dividendes en numéraire sont fixées par l’Assemblée générale ou, à défaut, par le Directoire.
Toutefois, la mise en paiement des dividendes doit avoir lieu dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l’exercice, sauf prolongation de ce délai par autorisation de justice.
Lorsqu’un bilan établi au cours ou à la fin de l’exercice et certifié par un Commissaire aux comptes fait apparaître que la Société, depuis la clôture de l’exercice précédent, après constitution des amortissements et provisions nécessaires, déduction faite s’il y a lieu des pertes antérieures, ainsi que des sommes à porter en réserve en application de la loi ou des statuts et compte tenu du report bénéficiaire, a réalisé un bénéfice, il peut être distribué des acomptes sur dividendes avant l’approbation des comptes de l’exercice. Le montant de ces acomptes ne peut excéder le montant du bénéfice ainsi défini.
La Société ne peut exiger des actionnaires aucune répétition de dividende, sauf si la distribution a été effectuée en violation des dispositions légales et si la Société établit que les bénéficiaires avaient connaissance du caractère irrégulier de cette distribution au moment de celle-ci ou ne pouvaient l’ignorer compte tenu des circonstances.
L’action en répétition est prescrite trois ans après la mise en paiement de ces dividendes. Les dividendes non réclamés dans les cinq ans de leur mise en paiement sont prescrits.
Le contrôle de la Société est effectué par au moins deux Commissaires aux comptes remplissant les conditions légales d’éligibilité.
Chaque Commissaire aux comptes est nommé par l’Assemblée générale ordinaire dans le respect de la réglementation spéciale applicable en fonction de l’activité de la Société.
Un commissaire du gouvernement peut être nommé en application des dispositions de l’article 15 de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique (par renvoi de l’article 10-1 de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de La Poste et à France Télécom).
Conformément aux dispositions du 3° de l’article L2 10-10 du Code de commerce, il est établi un comité de mission, distinct des organes sociaux de la Société visés dans les présents statuts, dont la composition et les modalités de fonctionnement sont arrêtées par le règlement intérieur du comité de mission.
Le comité de mission est chargé exclusivement du suivi de l’exécution de la mission telle que déterminée à l’article 1.3 « objectifs sociaux et environnementaux » des présents statuts. Dans ce cadre, le comité de mission procède à toute vérification qu’il juge opportune et se fait communiquer tout document nécessaire au suivi de l’exécution de la mission. Il n’a aucun pouvoir de décision ou de représentation vis-à-vis des tiers.
Le comité de mission présente annuellement un rapport joint au rapport de gestion de l’Assemblée générale ordinaire.
À l’expiration de la Société ou en cas de dissolution anticipée, l’Assemblée générale règle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont elle détermine les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformément à la loi.
Le ou les liquidateurs représentent la Société. Après liquidation de l’actif et apurement du passif, le ou les liquidateurs repartissent le solde disponible.
L’actif net subsistant après remboursement du nominal des actions est partagé entre les actionnaires dans les mêmes proportions que leur participation au capital.
Toutes les contestations qui pourraient s’élever pendant la durée de la Société ou de sa liquidation, soit entre les actionnaires, les membres du conseil, ou les Commissaires aux comptes et la Société, soit entre les actionnaires eux-mêmes, relativement aux affaires sociales, seront jugées conformément à la loi et soumises à la juridiction des tribunaux compétents.
Tous les documents mis à la disposition du public dans les conditions légales peuvent être consultés au Siège de La Banque Postale, 115 rue de Sèvres, 75275 Paris cedex 06. Les Documents de référence et Documents d’enregistrement universel de La Banque Postale sont également disponibles sur le site internet www.labanquepostale.com.
Les statuts de la Société sont insérés dans le présent Document d’enregistrement universel. Tous rapports, courriers et autres documents, informations financières historiques, évaluations et déclarations établies par un expert à la demande de l’émetteur dont une partie est incluse ou visée dans le présent document, ainsi que toute information financière y compris des filiales, pour chacun des deux exercices précédant la publication du présent document peuvent être consultés sur le site internet du groupe La Banque Postale ou à défaut, en s’adressant par courrier au Siège social de La Banque Postale (à l’attention du Secrétariat des instances).
Aucun changement significatif de la performance financière ou commerciale du Groupe n’est survenu depuis la fin du dernier exercice pour lequel des États financiers vérifiés ont été publiés et en particulier depuis la signature du rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés en date du 16 mars 2023.
À la connaissance de La Banque Postale, il n’a pas été conclu de contrats significatifs autres que les contrats conclus dans le cadre normal des affaires ou en relation avec l’actionnaire (présentés dans le chapitre 1 du présent document, relatif à la présentation du Groupe).
Non applicable.
La Banque Postale, filiale de La Poste qui en détient l’intégralité du capital, est une société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance, agréée comme établissement de crédit par le Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI) en 2005 et inscrite comme intermédiaire d’assurance par l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (ORIAS) depuis mai 2007.
Sur le modèle de bancassurance, La Banque Postale s’adresse à l’ensemble des clientèles et décline une offre complète bancaire, financière, d’épargne et d’assurance :
La Banque Postale, en sa qualité d’agent de paiement, propose un service de transfert d’argent. L’activité des mandats postaux a été arrêtée en 2021.
Les opérations de banque, les opérations connexes aux opérations de banque, les services d’investissement et les services connexes aux services d’investissement et les produits d’épargne sont réglementés par le Code monétaire et financier.
Les produits d’assurance sont régis par le Code des assurances.
Concernant les contrats d’assurance-vie, ces produits relèvent de l’Autorité de contrôle prudentiel et de Résolution (ACPR). L’Autorité des marchés financiers (AMF) peut toutefois intervenir de manière indirecte lorsqu’elle agrée les OPC (organismes de placement collectif) qui peuvent servir de support à certains contrats d’assurance-vie.
Les contrats d’assurance-vie peuvent être souscrits sur des supports en euros et en unités de comptes. Depuis 2020, dans le contexte continu des taux d’intérêt bas, l’ACPR rappelle l’obligation de bonne présentation des offres relatives à des contrats d’assurance-vie impliquant des investissements sur des unités de compte et rappelle que leur souscription doit correspondre aux besoins exprimés par les épargnants.
De plus, la loi Eckert du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance-vie en déshérence prévoit la communication annuelle à l’ACPR d’un rapport précisant le nombre et l’encours des contrats d’assurance sur la vie et des bons et contrats de capitalisation répondant à des critères fixés par arrêté du ministre chargé de l’économie, dont les capitaux ou les rentes dus n’ont pas été versés aux bénéficiaires.
Ces dispositions codifiées, complétées par des dispositions légales et réglementaires non codifiées, régissent l’activité de La Banque Postale dans leurs domaines respectifs.
La Banque Postale est par ailleurs soumise au contrôle des autorités de supervision : d’une part, la Banque centrale européenne (BCE) et l’ACPR dans le cadre du Mécanisme de Supervision Unique (MSU) et d’autre part, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
CNP Assurances, filiale détenue par La Banque Postale, est placée dans le champ d’intervention de l’ACPR.
Suite à l’annonce, le 28 octobre 2021, par La Banque Postale de son projet d’acquérir les actions de CNP Assurances détenues par le Groupe BPCE (réalisé le 16 décembre 2021) et de déposer une offre publique d’achat simplifiée pour les actionnaires minoritaires de CNP Assurances, l ’AMF a confirmé le 07 juin 2022 la mise en œuvre du retrait obligatoire visant les actions CNP Assurances.
Le 20 juin 2022, le rachat obligatoire des actions CNP Assurances non encore détenues par La Banque Postale a été déclenché, entrainant de fait la sortie de cotation de l’action CNP Assurances.
CNP Assurances étant désormais détenue à 100% par La Banque Postale, l’action CNP Assurances n’est donc plus cotée sur le marché.
Le Mécanisme de Surveillance Unique (MSU) et le Mécanisme de Résolution Unique (MRU) sont les deux piliers de l’union bancaire européenne. Celle-ci, initiée suite à la crise financière de 2008, a pour objectif de rendre l’activité bancaire en Europe plus transparente, plus unifiée et plus sûre :
Le législateur a confié à La Poste une mission d’intérêt général d’accessibilité bancaire (1), aux termes de laquelle ses « missions de service public et d’intérêt général » sont notamment « l’accessibilité bancaire dans les conditions prévues par le Code monétaire et financier ». Le Code monétaire et financier dispose ainsi que « dans les domaines bancaire, financier et des assurances, La Poste propose des produits et services au plus grand nombre, notamment le Livret A »(2). La Poste assure cette mission via La Banque Postale, sa filiale établissement de crédit (3).
La mission d’accessibilité bancaire s’exerce au travers du Livret A, que La Banque Postale a l’obligation d’ouvrir « à toute personne […] qui en fait la demande »(4), selon un principe dit d’« universalité ». Les conditions de fonctionnement et de distribution du Livret A d’accessibilité bancaire sont fixées par deux conventions liant l’État à, respectivement, La Poste et La Banque Postale.
La loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008 a généralisé à toutes les banques, à compter du 1er janvier 2009, la distribution du Livret A que seuls les réseaux dits « historiques » (La Banque Postale, les Caisses d’Épargne et, dans des conditions particulières, le Crédit Mutuel) étaient jusqu’alors habilités à diffuser. Elle a toutefois fixé des obligations spécifiques pour La Banque Postale en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A au titre de sa mission d’accessibilité bancaire, obligations précisées dans le cadre des conventions précitées :
Cette mission est essentielle pour permettre l’insertion sociale d’un grand nombre de personnes qui, du fait de leurs usages, situation administrative, revenus limités ou handicaps, sont en marge de la bancarisation « traditionnelle ». Le nombre de clients bénéficiaires de la mission d’accessibilité bancaire est de 1,4 million à fin 2022. Fin 2022, pour la clientèle des particuliers, près de 50 % des Livrets A de La Banque Postale, soit environ 6,9 millions de comptes, avaient un encours inférieur ou égal à 150 euros. Ces livrets, qui représentent 0,2 % des encours, génèrent cependant un coût de gestion très important car ils comptent parmi les livrets les plus utilisés, totalisant 45,4 % des opérations effectuées sur le Livret A.
Au titre des obligations spécifiques qui lui incombent en matière de distribution et de fonctionnement du Livret A, La Banque Postale perçoit annuellement une « compensation proportionnée aux missions de service d’intérêt économique général qui [lui] sont confiées »(8). Cette compensation est fixée, pour la période 2021-2026, par un arrêté (9) du ministère de l’économie, des finances et de la relance pris en application de l’article R. 221-8-1 du Code monétaire et financier.
(en millions d’euros) | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant | 338 | 321 | 303 | 287 | 269 | 252 |
Le 26 juillet 2021, la Commission européenne a approuvé la compensation de service public accordée à La Banque Postale afin de garantir l’accessibilité bancaire via le Livret A. La Commission a ainsi estimé que le financement public accordé par la France à La Banque Postale de 2021 à 2026, destiné à améliorer l’accessibilité bancaire, est conforme aux règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État.
Les articles L. 312-19 et L. 312-20 du Code monétaire et financier issus de la loi n° 2014-617 du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs en déshérence, dite loi Eckert, entrée en vigueur le 1er janvier 2016, imposent aux établissements de crédit de publier annuellement des informations sur les comptes bancaires inactifs (10).
Le tableau ci-dessous indique, pour La Banque Postale SA et ses filiales (11) qui sont teneurs de comptes (Clients personnes physiques/personnes morales) :
Les comptes d'épargne, dont le Livret A, représentent la majeure partie des comptes bancaires inactifs pour La Banque Postale SA.
Comptes bancaires | Comptes bancaires | |
|---|---|---|
Nombre de comptes bancaires La Banque Postale SA et Filiales | 384 449 | 1 870 027 |
dont La Banque Postale SA | 384 148 | 1 812 045 |
dont EasyBourse | - | 342 |
dont La Banque Postale Épargne Salariale | 301 | 2 730 |
dont Ma French Bank | - | 54 910 |
Encours (en milliers d’euros) | ||
La Banque Postale SA et Filiales | 481 709 | 1 526 657 |
dont La Banque Postale SA | 158 447 | 1 513 354 |
dont EasyBourse | - | 9 234 |
dont La Banque Postale Épargne Salariale | 323 262 | 7 415 |
dont Ma French Bank | - | 4 069 |
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A l’assemblée générale de la société La Banque Postale S.A.,
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées. Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.225-58 du code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.225-58 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
En application de l'article L. 225-40 du code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l’exercice écoulé qui ont fait l'objet de l'autorisation préalable de votre conseil de surveillance.
Ce protocole prévoit la cession des participations dans AEW Europe et Ostrum détenues respectivement par La Banque Postale et La Banque Postale Asset Management Holding à Natixis Investment Managers et la prolongation des accords commerciaux entre les deux groupes en matière de gestion d’actifs.
Il a été autorisé par le conseil de surveillance du 27 avril 2022 et a été signé le 13 mai 2022.
Ce protocole cadre a été conclu dans le cadre de la réorganisation des participations actionnariales entre La Banque Postale et le Groupe BPCE. Il permet de renforcer les liens commerciaux entre les sociétés parties prenantes de l’accord. Il met fin au protocole Yellow mis en place deux ans auparavant dans le cadre de la restructuration du pôle de gestion d’actifs du groupe Banque Postale et du rapprochement de ses activités avec celles du groupe BPCE.
Chacune des deux participations a été cédée le 13 mai à un prix de 120 millions d’euros.
Philippe Heim, Président du directoire de La Banque Postale, Bertrand Cousin, membre du directoire de La Banque Postale et administrateur d’Ostrum, et La Banque Postale, représentée par Pierre de Burhen, administrateur d’AEW.
En application de l’article R.225-57 du code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
Votre Conseil de surveillance du 20 janvier 2015 a autorisé la conclusion d’un protocole d’accord cadre entre La Banque Postale Malakoff-Médéric (MM), La Mutuelle Générale (LMG) et La Banque Postale Assurance Santé (LBPAS) portant sur l’assurance santé.
Le Protocole d’Accord Cadre a été signé le 3 avril 2015, ainsi que l’Accord Assurance Santé conclu entre La Banque Postale, SF2, LMG, Malakoff Médéric Assurance (MMAss), Malakoff Médéric Santé (MMS) et LBPAS.
L’Accord Assurance Santé prévoit que LMG et MMAss détiennent ensemble 49 % du capital social et des droits de vote de LBPAS et que La Banque Postale en détienne 51 %.
Cet accord définit notamment (i) les objectifs et le périmètre du partenariat sur l’ensemble des activités assurance santé, (ii) le modèle opérationnel et commercial pour l’Offre Petites Assurances Collectives, (iii) les modalités de mise en œuvre des Opportunités Additionnelles, et (iv) les éléments financiers sur l’ensemble des activités assurance santé.
La durée de l’accord est de 15 ans renouvelable par période de 5 ans.
Selon les termes de cet accord, LBPAS a l’exclusivité de la fourniture des produits développés par le nouvel ensemble et La Banque Postale est le distributeur exclusif de LBPAS sur ses canaux de distribution, en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer, sans préjudice de la possibilité pour LBPAS de distribuer les produits exclusifs via d’autres canaux autorisés par La Banque Postale. Par ailleurs, LBPAS peut distribuer les produits exclusifs via les Plateformes à Distance Santé.
Les termes relatifs à la gouvernance de LBPAS et aux règles de transfert de titres LBPAS figurent dans un nouveau pacte d’actionnaires signé entre La Banque Postale, SF2, LMG, MMAss en présence de LBPAS (le « pacte LBPAS ») qui prendra effet et qui remplacera, à compter de la Date de Réalisation, le Pacte Initial qui prendra fin à ladite date.
Un avenant à ce protocole a été conclu le 17 janvier 2017 ; il a été autorisé par le Conseil de Surveillance du 13 décembre 2017. Il prévoit une exception aux engagements d’exclusivité définis par le Protocole d’accord cadre afin d’autoriser La Banque Postale à :
En application de ce protocole d’accord cadre et de son 1er avenant, La Banque Postale a perçu des commissions liées à la distribution des produits de ce nouvel ensemble représentant un montant de 9,8 millions d'euros au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2022.
Paris La Défense, le 16 mars 2023 KPMG S.A. | Courbevoie, le 16 mars 2023 Mazars | ||
|---|---|---|---|
Xavier de Coninck Associé | Pierre Planchon Associé | Charles De Boisriou Associée | Jean-Claude Pauly Associé |
Monsieur Philippe Heim
Président du Directoire
La Banque Postale
J’atteste, que les informations contenues dans le présent document d’enregistrement universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion (défini dans la table de concordance du présent document) présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation et qu’il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
Fait à Paris, le 22 mars 2023
Monsieur Philippe Heim
Président du Directoire
Afin de faciliter la lecture du Document d’enregistrement universel, la présente table de concordance reprend les rubriques prévues par le Règlement européen 2017/1129 (Annexe I), pris en application de la Directive dite « Prospectus 3 » et renvoie aux sections du présent Document d’enregistrement universel où sont mentionnées les informations relatives à chacune des rubriques.
Rubriques de l’Annexe I du règlement européen n° 2017/1129 | N° de section |
|---|---|
1. PERSONNES RESPONSABLES | |
1.1 Personne responsable du Document d’enregistrement universel | 8.2 |
1.2 Attestation de la personne responsable du Document d’enregistrement universel | 8.2 |
1.3 Attestation ou rapport attribué à une personne intervenant en qualité d’expert | N/A |
1.4 Informations provenant d’un tiers | N/A |
1.5 Approbation de l’autorité compétente | Introduction |
2. CONTRÔLEURS LÉGAUX DES COMPTES | 4.8 |
3. FACTEURS DE RISQUE | 6.1.3 |
4. INFORMATIONS CONCERNANT L’ÉMETTEUR | Introduction |
5. APERÇU DES ACTIVITÉS | |
5.1. Principales activités | 1.5 |
5.2. Principaux marchés | 1.5 |
5.3. Histoire et évolution de la Société | 1.2 |
5.4. Stratégie et objectifs | Introduction ; 1.5 |
5.5. Dépendance éventuelle | 7.5 |
5.6. Éléments fondateurs de toute déclaration de l’émetteur concernant sa position concurrentielle | 4.2; 4.3; 4.4 |
5.7. Investissements | 4.6.7 |
6. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE | |
6.1. Description sommaire du Groupe/Organigramme | 1.3.1 ; 1.3.2 |
6.2. Liste des filiales importantes | 1.3.1 |
7. EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DU RÉSULTAT | |
7.1. Situation financière | 4.2 - 4.5 ; 5.1 |
7.2. Résultat d’exploitation | 4.2 - 4.;5 ; 5.1 |
8. TRÉSORERIE ET CAPITAUX | |
8.1. Capitaux de l’émetteur | Introduction ; 1.1.3 ; 5.1 ; 5.2 (note 4.21) |
8.2. Source et montant des flux de trésorerie | 5.1 |
8.3. Besoins de financement et structure de financement | 4.3 ; 6.5.1.3 |
8.4. Information concernant toute restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé sensiblement ou pouvant influer sensiblement sur les opérations de l’émetteur | N/A |
8.5. Sources de financement attendues pour honorer les investissements | N/A |
9. ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE | 6.1.3.2 ; 6.3.1 ; 7.6 |
10. INFORMATION SUR LES TENDANCES | |
10.1. Principales tendances récentes | 4.1 ; 6.1.3.1 |
10.2. Tendances susceptibles d’influer sensiblement sur les perspectives de l’émetteur | 4.1 ; 6.1.3.1 |
11. PRÉVISIONS OU ESTIMATIONS DU BÉNÉFICE | |
11.1. Prévisions ou estimations du bénéfice publiées | N/A |
11.2. Déclaration énonçant les principales hypothèses de prévisions | N/A |
11.3. Déclaration de comparabilité avec les informations | N/A |
12. ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET DIRECTION GÉNÉRALE | |
12.1. Informations concernant les membres des organes d’administration et de direction | 3.1 |
12.2. Conflit d’intérêts au niveau des organes d’administration et de direction | 3.1.2.1.2 ; 3.1.2.2.1 |
13. RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES | |
13.1. Montant de la rémunération versée et avantages en nature | 3.2 ; 6.10 |
13.2. Montant total des sommes provisionnées ou constatées aux fins du versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages | 3.2 |
14. FONCTIONNEMENT DES ORGANES D’ADMINISTRATION ET DE DIRECTION | |
14.1. Date d’expiration des mandats actuels | 3.1.2.1.1 ; 3.1.2.2.1 |
14.2. Contrats de service liant les membres des organes d’administration | 8.1 |
14.3. Informations sur le Comité d’audit et le Comité des rémunérations | 3.1.2.1.1 |
14.4. Déclaration indiquant si l’émetteur se conforme à un régime de Gouvernement d’entreprise qui lui est applicable | 3.1.1 |
14.5. Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d’entreprise | 3.1.5 |
15. SALARIÉS | |
15.1. Nombre de salariés | 1.3.2 ; 2.5.2.1 |
15.2. Actionnariat et stock-options | N/A |
15.3. Accord prévoyant une participation des salariés au capital de l’émetteur | N/A |
16. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES | |
16.1. Actionnaires détenant plus de 5 % du capital social ou des droits de vote | 1.1.1 - 1.1.3 |
16.2. Existence de droits de vote différents des principaux actionnaires | N/A |
16.3. Contrôle de l’émetteur | 1.1.1 - 1.1.3 |
16.4. Accord connu de l’émetteur dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure entraîner un changement de son contrôle | 7.4 |
17. TRANSACTIONS AVEC LES PARTIES LIÉES | 5.2 (note 12) |
18. INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT L’ACTIF ET LE PASSIF, LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR | |
18.1. Informations financières historiques, y compris les états financiers | Introduction ; 4.2 . 4.5 ; 5.1- 5.2 . 5.4 |
18.2. Informations financières intermédiaires et autres | N/A |
18.3. Audit des informations financières annuelles historiques | 5.3 ; 5.5 |
18.4. Informations financières pro-forma | 5.2 (note 11.1) |
18.5. Politique de distribution des dividendes | 1.1.4 ; 4.6.5 ; 7.1.(Titre V) |
18.6. Procédures judiciaires et d’arbitrage | 4.6.10 ; 6.1.3.2 ; 6.9.1 |
18.7. Changement significatif de la situation financière de l’émetteur | 7.3 |
19. INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES | |
19.1. Capital social | Introduction ; 1.1.3 ; 5.1 ; 5.2 (note 4.21) |
19.2. Acte constitutif et statuts | 7.1 |
20. CONTRATS IMPORTANTS | 7.4 |
21. DOCUMENTS DISPONIBLES | 7.2 |
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier, dans le présent Document d’enregistrement universel, les informations qui constituent le rapport financier annuel devant être publié par les sociétés conformément aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du règlement général de l’AMF.
Rapport financier annuel | N° de section |
|---|---|
1. Comptes annuels | 5.4 |
2. Comptes consolidés | 5.1 ; 5.2 |
3. Rapport de gestion (informations minimales au sens de l’article 222-3 du règlement général de l’AMF) | Cf. table de concordance du rapport de gestion, section 8.3.2 |
4. Déclaration des personnes responsables du rapport financier annuel | 8.2 |
5. Rapports des contrôleurs légaux des comptes sur les comptes sociaux et les comptes consolidés | 5.5 ; 5.3 |
Afin de faciliter la lecture du présent document, la table de concordance ci-après permet d’identifier les informations devant figurer au sein du rapport de gestion, telles que requises par les dispositions légales et réglementaires.
Rapport de gestion | Textes de référence | N° de section |
|---|---|---|
1. Situation et activité du groupe | ||
1.1 Situation de la Société durant l’exercice écoulé et analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et du Groupe, notamment de sa situation d’endettement, au regard du volume et de la complexité des affaires | Articles L. 225-100-1, I., 1°, L. 232-1, II, L. 233-6 | 4.2 |
1.2 Indicateurs clefs de performance de nature financière | Article L. 225-100-1, I., 2° du Code de commerce | 4.2 |
1.3 Indicateurs clefs de performance de nature non financière ayant trait à l’activité spécifique de la Société et du Groupe, notamment les informations relatives aux questions d’environnement et de personnel | Article L. 225-100-1, I., 2° du Code de commerce | 2.5 |
1.4 Événements importants survenus entre la date de clôture de l’exercice et la date à laquelle le rapport de gestion est établi | Articles L. 232-1, II. et L. 233-26 du Code de commerce | 4.7 |
1.5 Identité des principaux actionnaires et détenteurs des droits de vote aux Assemblées générales, et modifications intervenues au cours de l’exercice | Article L. 233-13 du Code de commerce | 1.1 |
1.6 Succursales existantes | Article L. 232-1, II du Code de commerce | 1.3 ; 4.6.9 ; 5.2 (note 14) |
1.7 Prises de participation significatives dans des sociétés ayant leur Siège social sur le territoire français | Article L. 233-6 al. 1 du Code de commerce | 4.6.6 |
1.8 Aliénations de participations croisées | Articles L. 233-29, L. 233-30 | N/A |
1.9 Évolution prévisible de la situation de la Société et du Groupe et perspectives d’avenir | Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce | 1.6 |
1.10 Activités en matière de recherche et de développement | Articles L. 232-1, II et L. 233-26 du Code de commerce | 4.6.3 |
1.11 Tableau faisant apparaître les résultats de la Société au cours de chacun des cinq derniers exercices | Article R. 225-102 du Code de commerce | 5.4 (note 8) |
1.12 Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients | Article D. 441-4 du Code de commerce | 4.6.1 |
1.13 Montant des prêts interentreprises consentis et déclaration du commissaire aux comptes | Articles L. 511-6 et R. 511-2-1-3 | N/A |
2. Contrôle interne et gestion des risques | ||
2.1 Description des principaux risques et incertitudes auxquels la Société est confrontée | Article L. 225-100-1, I., 3° du Code de commerce | 6.1.3 |
2.2 Indications sur les risques financiers liés aux effets du changement climatique et la présentation des mesures que prend l’entreprise pour les réduire en mettant en œuvre une stratégie bas-carbone dans toutes les composantes de son activité | Article L. 22-10-35, 1° du Code de commerce | 6.8 |
2.3 Principales caractéristiques des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place, par la Société et par le Groupe, relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière | Article L. 22-10-35, 2° du Code de commerce | 4.6.8; 6.3 |
2.4 Indications sur les objectifs et la politique concernant la couverture de chaque catégorie principale de transactions et sur l’exposition aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie, ce qui inclut l’utilisation des instruments financiers | Article L. 225-100-1., 4° du Code de commerce | 6.5 |
2.5 Dispositif anti-corruption | Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « Sapin 2 » | 6.9.2.2 |
2.6 Plan de vigilance et compte-rendu de sa mise en œuvre effective | Article L. 225-102-4 du Code de commerce | 6.9.2.2 |
3. Rapport sur le gouvernement d’entreprise | ||
Informations sur les rémunérations | ||
3.1 Politique de rémunération des mandataires sociaux | Article L. 22-10-8, I., alinéa 2 du Code de commerce | 3.2.1 ; 6.10 |
3.2 Rémunérations et avantages de toute nature versés durant l’exercice ou attribués au titre de l’exercice à chaque mandataire social | Article L. 22-10-9, I., 1° du Code de commerce | 3.2.2 |
3.3 Proportion relative de la rémunération fixe et variable | Article L. 22-10-9, I., 2° du Code de commerce | 3.2.1 |
3.4 Utilisation de la possibilité de demander la restitution d’une rémunération variable | Article L. 22-10-9, I., 3° du Code de commerce | 3.2.1 |
3.5 Engagements de toute nature pris par la Société au bénéfice de ses mandataires sociaux, correspondant à des éléments de rémunération, des indemnités ou des avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la prise, de la cessation ou du changement de leurs fonctions ou postérieurement à l’exercice de celles-ci | Article L. 22-10-9, I., 4° du Code de commerce | 3.2.1 ; 3.2.2 |
3.6 Rémunération versée ou attribuée par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce | Article L. 22-10-9, I., 5° du Code de commerce | N/A |
3.7 Ratios entre le niveau de rémunération de chaque dirigeant mandataire social et les rémunérations moyenne et médiane des salariés de la Société | Article L. 22-10-9, I., 6° du Code de commerce | 2.5 |
3.8 Évolution annuelle de la rémunération, des performances de la Société, de la rémunération moyenne des salariés de la Société et des ratios susvisés au cours des cinq exercices les plus récents | Article L. 22-10-9, I., 7° du Code de commerce | N/A |
3.9 Explication de la manière dont la rémunération totale respecte la politique de rémunération adoptée, y compris dont elle contribue aux performances à long terme de la Société et de la manière dont les critères de performance ont été appliqués | Article L. 22-10-9, I., 8° du Code de commerce | 3.2.1 ; 3.2.2 |
3.10 Manière dont a été pris en compte le vote de la dernière Assemblée générale ordinaire prévu au I de l’article L. 22-10-34 du Code de commerce | Article L. 22-10-9, I., 9° du Code de commerce | N/A |
3.11 Écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération et toute dérogation | Article L. 22-10-9, I., 10° du Code de commerce | N/A |
3.12 Application des dispositions du second alinéa de l’article L. 225-45 du Code de commerce (suspension du versement de la rémunération des administrateurs en cas de non-respect de la mixité du Conseil d’administration) | Article L. 22-10-9, I., 11° du Code de commerce | N/A |
3.13 Attribution et conservation des options par les mandataires sociaux | Article L. 225-185 du Code de commerce Article L. 22-10-57 du code de commerce | N/A |
3.14 Attribution et conservation d’actions gratuites aux dirigeants mandataires sociaux | Articles L. 225-197-1 et L. 22-10-59 | N/A |
Informations sur la gouvernance | ||
3.15 Liste de l’ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chacun des mandataires durant l’exercice | Article L. 225-37-4, 1° du Code de commerce | 3.1.2 |
3.16 Conventions conclues entre un dirigeant ou un actionnaire significatif et une filiale | Article L. 225-37-4, 2° du Code de commerce | 8.1 |
3.17 Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l’Assemblée générale en matière d’augmentations de capital | Article L. 225-37-4, 3° du Code de commerce | 3.1.5 ; 4.6.4 |
3.18 Modalités d’exercice de la Direction générale | Article L. 225-37-4, 4° du Code de commerce | 3.1.2.2 ; 7.1 |
3.19 Composition, conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil | Article L. 22-10-10, 1° du Code de commerce | 3.1.2 |
3.20 Application du principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du conseil | Article L. 22-10-10, 2° du Code de commerce | 3.1.2.1.1 |
3.21 Éventuelles limitations que le Conseil apporte aux pouvoirs du Directeur général | Article L. 22-10-10, 3° du Code de commerce | N/A |
3.22 Référence à un Code de gouvernement d’entreprise et application du principe comply or explain | Article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce | 3.1.1 |
3.23 Modalités particulières de participation des actionnaires à l’Assemblée générale | Article L. 22-10-10, 5° du Code de commerce | 3.1.5 ; 4.6.4 |
3.24 Procédure d’évaluation des conventions courantes – Mise en œuvre | Article L. 22-10-10, 6° du Code de commerce | N/A |
3.25 Informations susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange | Article L. 22-10-11 du Code de commerce | N/A |
3.26 Pour les sociétés anonymes à Conseil de surveillance : Observations du Conseil de surveillance sur le rapport du Directoire et sur les comptes de l’exercice | Article L. 225-68, dernier alinéa, du Code de commerce | 3.1.2.2 |
4. Actionnariat et capital | ||
4.1 Structure, évolution du capital de la Société et franchissement des seuils | Article L. 233-13 du Code de commerce | 1.1.3 ; 4.6 |
4.2 Acquisition et cession par la Société de ses propres actions | Articles L. 225-211 du Code de commerce et R. 225-160 du code de commerce | N/A |
4.3 État de la participation des salariés au capital social au dernier jour de l’exercice (proportion du capital représentée) | Article L. 225-102, alinéa 1er du Code de commerce | N/A |
4.4 Mention des ajustements éventuels pour les titres donnant accès au capital en cas de rachats d’actions ou d’opérations financières | Articles R. 228-90 et R. 228-91 du Code de commerce | N/A |
4.5 Informations sur les opérations des dirigeants et personnes liées sur les titres de la Société | Article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier | N/A |
4.6 Montants des dividendes qui ont été mis en distribution au titre des trois exercices précédents | Article 243 bis du code général des impôts | 1.14 ; 4.6.5 |
5. Déclaration de performance extra-financière (DPEF) | ||
5. Déclaration de performance extra-financière (DPEF) | 2.7 | |
6. Autres informations | ||
6.1 Informations fiscales complémentaires | Articles 223 quater et 223 quinquies | 4.6.2 ; 5.2 (note 2.6.11) ; 6.9.1 |
6.2 Injonctions ou sanctions pécuniaires pour des pratiques anticoncurrentielles | Article L. 464-2 du Code de commerce | 6.1.3.2; 6.9.2 |
En outre, et en application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129, sont incorporés par référence dans le présent Document d'enregistrement universel :
- les comptes consolidés et les comptes sociaux de l'exercice 2021, accompagnés des rapports des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés et les comptes sociaux qui figurent respectivement en pages 232-237 et 369-371 du Document d’enregistrement universel enregistré le 22 mars 2022 auprès de l'AMF sous le n° D.22-0130 ;