une progression de 3,4 % sur un an au 3ème trimestre. De son côté, l’économie française a connu une hausse limitée de
l’activité avec une progression du PIB avoisinant 1 % en moyenne annuelle, malgré un effet positif transitoire des Jeux
Olympiques et Paralympiques au 3ème trimestre.
Du côté des ménages, la consommation est restée molle en France malgré le redressement du pouvoir d’achat du
revenu disponible dont la progression a doublé en 2024. Mais l’amélioration du revenu a surtout alimenté le taux
d’épargne, plus particulièrement le taux d’épargne financière. Des effets de composition du revenu ont pu jouer. La
contribution des revenus d’intérêts est restée importante alors que ce type de revenu est souvent moins immédiatement
consommé. Le contexte politique très incertain a aussi favorisé une épargne de précaution.
Du côté des entreprises, l’incertitude a aussi peser sur leurs investissements qui souffraient déjà de la faiblesse de la
demande interne mais aussi de la hausse des coûts de financement. Sur l’ensemble de l’année 2024, le nombre de
défaillances (65 760) a atteint en France un plus haut niveau depuis les années 90’. Pour partie, cela tient au rattrapage
partiel des défaillances évitées pendant la crise Covid grâce aux soutiens publics. Le rattrapage serait encore incomplet
pour les plus petites entreprises mais quasi achevé pour les PME et les ETI.
Marché immobilier
Des signes de stabilisation du marché immobilier sont apparus en cours d’année, sous l’effet d’un début du reflux des
taux des crédits (un peu plus de 80 points de base entre le point haut observé fin 2023 et le niveau de novembre 2024).
Cela a ranimé les transactions de logements anciens à mi-année sur fond d’un début de redressement des crédits
immobiliers à partir d’un très bas niveau. La construction de logements neufs est en revanche restée déprimée. La reprise
des ventes observée en cours d’année devrait permettre une stabilisation à terme de la construction.
Inflation
L’année 2024 a marqué un renforcement du processus de modération de l’inflation. C’est particulièrement vrai en France
où la hausse des prix à la consommation sur un an (mesure nationale) était en hausse de seulement 1,3 % en décembre
2024 contre 3,7 % un an auparavant. En zone euro, l’inflation a aussi nettement reflué (+2,4 % sur un an en décembre) mais
la hausse des prix des services est demeurée soutenue (+4 % sur un an).
Début de l’assouplissement monétaire dans un contexte de marchés financiers incertain
Politiques monétaires
Sur la seconde partie de l’année 2024, les grandes banques centrales (à l’exception de la Banque du Japon) ont amorcé
une baisse de leurs taux directeurs. La BCE a tiré la première, en diminuant de 25 points de base (pb) son taux directeur
dès la réunion de juin. Trois autres baisses ont suivi (septembre, octobre et décembre), ce qui a permis de ramener le taux
de la facilité de dépôt à 3 %. Ce dernier est cependant encore loin du niveau censé être neutre pour l’économie (ni être
restrictif, ni être stimulant), qui est estimé à 2 %. Outre-Atlantique, la résilience de l’économie et du marché du travail s’est
traduite par une certaine prudence de la Fed concernant l’orientation de sa politique monétaire. Elle a opté pour une
première baisse de 50 pb en septembre puis une seconde en décembre. Toutefois elle a infléchi son discours après la
victoire de D. Trump à l’élection présidentielle américaine. Les mesures annoncées pendant la campagne électorale
(hausse des droits de douane, renvoi massif de travailleurs illégaux, prolongement des allègements d’impôts) sont en
effet potentiellement inflationnistes.
Marchés financiers
Sur les marchés obligataires, le taux américain est resté directeur. Il a renoué avec une trajectoire graduellement
ascendante jusqu’à l’été, après un net recul fin 2023. Puis le renforcement des anticipations de baisse du taux directeur a
entrainé une assez nette détente avant qu’une nouvelle phase haussière ne débute mi-septembre suscitée par une
interrogation sur l’orientation de la politique de la Fed. Le taux à 10 ans américain a ainsi augmenté de presque 100 pb
jusqu’en fin d’année. Les taux européens ont globalement suivi le taux américain tout en connaissant des mouvements
plus atténués. Le rendement du Bund a ainsi terminé l’année à 2,36 % (contre 2,03 % fin 2023). Il avait touché un point
haut fin mai à 2,68 % et un point bas à 2,03 % début décembre. A noter que le taux swap 10 ans qui, ces dernières années
était plus élevé que le taux allemand, est revenu à hauteur de ce dernier en fin d’année. Cela illustre sans doute la fragilité
économique et politique de l’Allemagne qui atténue un peu son rôle de valeur refuge.
Le rendement de l’OAT 10 ans a été tiré à la hausse par l’incertitude sur la situation politique après la dissolution de
l’Assemblée nationale et les interrogations sur la trajectoire des finances publiques françaises. Il termine l’année à
3,19 % fin décembre (contre 3,11 % avant la dissolution et 2,56 % fin 2023). Le spread avec le Bund, qui atteignait 50 pb avant
la dissolution, dépassait 80 pb en fin d’année, devenant supérieur à celui du Portugal et de l’Espagne.
Les différences d’anticipation des politiques monétaires de la Fed et de la BCE ont progressivement affaibli l’euro qui s’est
rapproché de la parité contre le dollar en fin d’année (à 1,04 $/€ fin décembre contre 1,11 $/€ fin décembre 2023).
La trajectoire des indices boursiers a été très différenciée entre les Etats-Unis et l’Europe. Le S&P 500 a ainsi augmenté de
23,3 % sur l’année, tiré notamment par les valeurs technologiques (les « sept magnifiques »), même si cette progression
n’a pas été linéaire encours d’année. L’Euro Stoxx 50 a progressé de 8,3 %. Le CAC 40 a en revanche reculé de 2,2 %,
pénalisé par l’incertitude politique. Les financières françaises n’ont pas pu rebondir autant que les européennes en raison
d’un marché immobilier atone et de coûts de refinancement toujours élevés. Cette fois le luxe n’a pas sauvé l’indice
français en raison du ralentissement de l’économie chinoise.
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La Banque Postale Home Loan SFH | Rapport financier annuel au 31 décembre 2024
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